Du 7 avril au 13 mai 2008. « Moi(s) contre la Françafrique » !
Posté par Isso le 16 avril 2008
Du 7 avril au 13 mai 2008.
« Moi(s) contre la Françafrique » !
Pour plus d’infos , cliquer sur le lien suivant :
http://www.lesjeudisafricains.net
13 05 2008
Nicolas Sarkozy avait promis, durant sa campagne présidentielle, une rupture avec les régimes corrompus et autoritaires. Et annoncé, lors de son discours d’investiture, une politique de la France au service des droits de l’homme dans le monde. Ces espoirs ont été vite déçus.
Un an après les élections présidentielle et législatives, Survie organise un Moi(s) contre la Françafrique pour relancer le débat en France sur les liens que notre pays continue d’entretenir avec la plupart de ses anciennes colonies africaines : aide au développement dévoyée, interventions militaires, soutien à des dictatures, pillage des ressources, etc.
Peu transparente et de plus en plus critiquée (au Tchad, au Gabon, au Congo, en Côte d’Ivoire…), la politique de la France en Afrique doit faire l’objet d’une véritable réforme : instauration d’un contrôle parlementaire, fin de l’ingérence et respect des aspirations démocratiques des populations africaines.
Afin de donner une audience plus large à ces revendications, Survie organise du 7 avril au 13 mai un mois de mobilisations partout en France : interpellation des élus et sensibilisation du grand public avec des conférences, des projections débats, des tables de presse, des concerts, des manifestations…
50 ans de République Françafricaine
Cette année, le « Moi(s) contre la Françafrique » se déroulera du 7 avril (date du début du génocide au Rwanda en 1994) au 13 mai (le 13 mai 1958 étant considéré dans l’histoire officielle comme l’avènement de la Vème République et le retour au pouvoir du général de Gaulle).
En 1958, l’instauration de la Vème République par le général de Gaulle (rappelé au pouvoir en pleine guerre d’Algérie) coïncide avec la mise en place de la Françafrique, devenue en quelque sorte consubstantielle d’une République qui s’attachera, jusqu’aujourd’hui encore, à garder une haute main sur les pays africains et leurs ressources naturelles.
La stigmatisation des 50 ans de cette politique, non démocratique, est pour nous l’occasion d’appeler à un changement réel et à une véritable rupture dans ces pratiques par un assainissement des relations franco-africaines.
Premières dates du Moi(s) à Paris (calendrier régulièrement mis à jour)
Mercredi , 16 avril 2008:
« Du racisme français »,
avec Odile Tobner
Présidente de l’association SURVIE
www.survie-france.org
Mercredi 16 avril – 20h à la librairie Jonas,
14 rue de la maison blanche 13ème,
M° Tolbiac,
Entrée : 2€
Avec Odile Tobner, présidente de Survie,
auteur du livre « Du racisme français »
Soirée débat conviviale avec Sangria
En écoute sur le web : Conférence et interview sur la françafrique – Emission « Françafrique » n°8 avec Odile Tobner
http://www.afriradio.net/audio80.html
Jeudi 17 avril – 18h à 21h –
Soirée autour de la situation au Niger
avec Moussa Tchangari
du Groupe Alternative Niger
17 04 2008
Université Censier (Salle 336 – 3e etage) – 13 rue Santeuil – M° Censier-Daubenton
Attention horaire spéciale exceptionnellement…
Dans le cadre du Mois contre la Françafrique

Moussa Tchangari, porte parole du mouvement démocratique au Niger, directeur du groupe Alternative Niger
Moussa Tchangari, animateur d’Alternative Niger, participant aux Forum Sociaux régionaux et mondiaux, et notamment au dernier Forum Social Mondial de Porto Alegre, est une figure de cette exigence démocratique qui s’exprime, à partir des organisations de la société civile, en Afrique comme ailleurs dans le monde. Il a été arrêté en 2005 parce qu’il portait la voix des 70 000 nigériens qui sont descendus pacifiquement dans la rue le 15 mars 2005 pour protester contre une loi de finance aux effets catastrophique pour la grande majorité de la population.
Il nous parlera de la situation actuelle au Niger.
Avec la participation du collectif « Areva ne fera pas la loi au Niger » à travers quelques témoignages de la situation, dont ceux de :
- Aghali Mahiya, de la région d’Agadez
- Alain Joseph, hydrogéologue
- Anne Roussel et Samira Clady, à l’initiative du collectif
(voir aussi mardi 29 avril)
Soirée organisée en collaboration avec l’UFR Autogéré de Paris 3, et avec la participation de la CNT Paris 3
Jeudi 24 avril – 19h –
Asso. Sciences-Po Pour l’Afrique -
Politique Africaine de Sarkozy :
la Rupture?
24 04 2008
Sciences-po – 27 rue saint guillaume, Amphithéatre Jacques Chapsal

Soirée organisée par l’ASPA, Association Sciences-po Pour l’Afrique, avec la participation de Survie, dans le cadre du « moi(s) contre la Françafrique »
de 19H15 à 21H15
Seront présents:
Rama Yade (sous réserve)
Rémi Maréchaux
Thomas Mélonio, responsable Afrique du PS
Fabrice Tarrit, ancien SG de Survie
Elikia Mbokolo
Achille Mbembe (sous réserve)
MARDI 29 AVRIL à 20h –
Soirée Noir Canada
avec William Sacher
du collectif Ressources d’Afrique, à Montréal, Québec – Canada
29 04 2008
FIAP Jean Monnet – 30 rue Cabanis (Salle Berlin) -Métro Glacière
William Sacher est co-auteur du livre « NOIR CANADA, Pillage, criminalité et corruption en Afrique » (Écosociété, avril 2008).
Dans le cadre de la sortie du livre en France et du mois contre la Françafrique.
Dernière minute : (12 avril 08) Une mise en demeure de Barrick Gold force le report du lancement de NOIR CANADA
- Avec la participation de Xavier Harel, journaliste à La Tribune, auteur de « Afrique pillage à huis clos » – et un autre invité surprise à préciser
« Le Canada dans la Mafiafrique »
Les mines de diamants, de cobalt, d’or et de cuivre, les gisements pétroliers, les barrages éléphantesques, ou encore les sociétés de chemin de fer constituent la part substantielle du gâteau africain que s’est arrogé le Canada.
Mais à l’aune de leurs profits astronomiques, ce sont ses sociétés minières qui se taillent la part du lion. Elles peuvent compter sur le soutien diplomatique et politique d’Ottawa, ainsi que sur la présence de personnalités influentes issues de la politique ou des affaires dans leur entourage. Elles s’appuient également sur la Bourse de Toronto qui, en accueillant des sociétés enregistrées partout dans le monde, s’impose comme paradis judiciaire mondial des sociétés minières. Certaines de ces sociétés sont au coeur du conflit qui perdure de façon larvée dans les Grands Lacs africains. Si l’on ajoute les positions idéologiques du Canada à l’ONU et ailleurs, et le rôle de la coopération canadienne, on comprend globalement que le Canada a usurpé sa réputation de « bon gars » à l’échelle internationale.
- Plus d’informations sur le site du Collectif Ressources d’Afrique (Canada)
- Avec aussi la probable participation du collectif « Areva ne fera pas la loi au Niger » (voir aussi jeudi précédent 17 avril)
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