Le discours de Ségolène Royal à Dakar – L’intégralité du texte qui suscite une vive polémique en France

Posté par issopha le 7 avril 2009

Le discours de Ségolène Royal à Dakar - L’intégralité du texte qui suscite une vive polémique en France  dans ACTUS ET DEBATS FRANCE arton16571 

Le discours de Ségolène Royal à Dakar
L’intégralité du texte qui suscite une vive polémique en France


Ségolène Royal a demandé « pardon » aux Africains, dans le discours qu’elle a prononcé lundi, à Dakar, au Sénégal, pour les propos tenus par Nicolas Sarkozy dans le même lieu, le 26 juillet 2007. Ce pardon a provoqué, mardi, une avalanche de réactions hostiles dans la majorité, tandis que ses « amis » socialistes ont été contraints de faire bloc derrière elle. Voici l’intégralité du discours de l’ancienne candidate socialiste française à la présidentielle 2007.


mardi 7 avril 2009




Ségolène Royal a une fois de plus réussi à créer l’événement. Son spectaculaire « pardon » aux Africains pour le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar a provoqué mardi une avalanche de réactions hostiles dans la majorité, tandis que ses « amis » socialistes étaient contraints de faire bloc derrière elle.

Merci, chers amis de votre hospitalité, dont je sais qu’en wolof, elle se dit teranga. Un mot magnifique qui exprime une valeur que, de longue date, les civilisations africaines exaltent.

Dans cette salle qui porte son nom, je pense bien sûr à l’œuvre de Léopold Sedar Senghor, à ce qu’il voulut et fit pour pour son pays.

Je pense aussi, et votre université porte aujourd’hui son nom, à Cheikh Anta Diop.

Je pourrais vous dire que je suis une amie ancienne et fidèle du peuple Sénégalais : mais je vous dirai beaucoup plus : je suis une fille de l’Afrique et une sœur des hommes et des femmes d’ici.

C’est sur votre terre que je suis née, à Ouakam. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de deux ans. Je n’en ai pas beaucoup de souvenirs conscients. Mais tout s’est imprimé. Car on garde enfouis en soi les couleurs, les musiques, la chaleur, la lumière, les parfums engrangés dans les premiers jours de sa vie. De cette naissance j’ai toujours ressenti un profond sentiment de fierté. C’est une force d’être une citoyenne du monde et d’avoir toujours le réflexe de regarder ce qui se passe loin de nos frontières et plus loin encore dans l’hémisphère sud.

Avant de me lancer dans la campagne présidentielle, je suis revenue au Sénégal. J’avais besoin de retrouver mes racines et de renouer avec mes origines. A cette occasion, j’ai rencontré une femme à Thiaroye, avec une centaine d’autres. Elles avaient perdu leurs fils, noyés alors qu’ils tentaient de gagner l’Europe. Nous nous sommes longuement serrées dans nos bras. Cette femme, submergée par le chagrin, a décidé, avec d’autres, de le dépasser en s’investissant pour les jeunes de son village.

Nous nous sommes revus longuement hier. Que de progrès dans leurs actions dont j’avais vu les balbutiements en 2006 : activité de pêche, artisanat, alphabétisation des femmes. Avec quel courage toutes ces mères ont dépassé leurs souffrances pour prendre en main leur vie, leur subsistance, et donner à leurs enfants des raisons d’espérer et de vivre dignement de leur travail dans leur pays.

Ces femmes symbolisent la force des êtres humains quand ils utilisent leurs souffrances pour créer l’espoir. Quand ils agissent localement pour apaiser le monde dans sa globalité.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que je parle de l’Afrique. A Villepinte, dans le discours d’ouverture de la campagne présidentielle, ce continent était au cœur de mes préocupations (« De quoi souffre-t-elle l’Afrique ? D’une économie mondiale absolument débridée qui ne laisse aucune chance à des produits agricoles fragiles et incapables de rivaliser avec les politiques de pays bardés d’atouts financiers et technologiques ! »).

Elle était là aussi, l’Afrique, dans l’ouvrage coécrit avec Alain Touraine, Si la gauche veut des idées. J’y annonçais : « L’Afrique est notre avenir. Le développement de l’Afrique sera l’oeuvre des africains » et dans Femme debout, écrit avec Françoise Degois.

Dans chacune de mes responsabilités j’ai toujours pensé à l’Afrique. En 1992, ministre de l’Environnement, j’avais choisi le Mali comme pays partenaire d’actions communes environnementales. Devenue ministre de l’Enseignement scolaire, j’ai pris beaucoup de soin à intégrer le Sénégal dans des actions de développement commun de l’Education, comme la bibliothèque de Ouakam.

Je pourrais vous donner bien d’autres exemple de cette préoccupation au long cours et de ce lien indéfectible qui me ramène toujours vers l’Afrique tant est forte ma conviction que cette alliance entre le continent européen et le continent africain est une chance à saisir pour équilibrer un monde multipolaire qui doit construire la paix et la prospérité. C’est dire à quel point dans le contexte actuel de toutes les violences qui nous assaillent : crise économique brutale, dégâts environnementaux, désastres sanitaires, notre responsabilité est forte et notre capacité commune à oser les stratégies visionnaires qui nous donnent les clefs du monde d’après. L’Afrique, je ne l’ai jamais lâchée.

C’est une conviction très profonde. Ce n’est pas seulement une conviction d’ailleurs, c’est une raison d’agir. C’est pourquoi aujourd’hui, présidente d’une région française, j’ai choisi comme principale coopération décentralisée, une région du Sénégal, la région de Fatick. Et cette coopération est si efficace, si exemplaire (j’y reviendrai), qu’elle vient d’être retenue comme le premier modèle de réfèrence de coopération décentralisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement.

Voilà chers amis, la démonstration politique par la preuve qu’il y a un lien très étroit, pour l’avenir de l’humanité entre le local et le global, c’est à dire entre les actions concrètes de terrain qui bénéficient directement aux gens et les échelons financiers à l’échelle des Etats et des organisations internationales qui doivent les permettre.

Oui il y aura un avenir pour l’humanité avec une Afrique forte, debout et respectée, partenaire d’une Europe forte, debout et respectée.

Oui, je veux devant vous porter une parole de respect, de fraternité et de justice, celle qu’aurait dû porter le G20 en associant davantage l’Afrique dans son ensemble. Au delà des avancées positives qu’il faut saluer et qui viennent poser d’autres règles du jeu, pourquoi l’Afrique ne s’y trouve-t-elle pas ? Pourquoi avoir écarté un milliard d’habitants et 1/3 des ressources naturelles de la planète ? Ce n’est ni juste ni efficace. Tout comme n’est ni juste ni efficace l’absence de ce continent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ou encore sa sous-représentation dans les conseils du FMI et de la Banque mondiale. L’Afrique doit enfin avoir toute sa place dans les instances internationales car nous avons besoin d’elle, de sa vision, de ses talents, de sa faculté de don, de ses idées.

Chers amis,

Nous vivons une époque historique, avec une crise sans précédent faite de drames mais aussi d’opportunités. L’opportunité de nous en sortir en décidant des changements profonds et des valeurs nouvelles qui nous permettront d’inventer le monde d’après, un monde plus humain et plus juste.

L’aménagement à la marge du système actuel ne permettra pas la sortie de crise. Les peuples doivent exiger de leurs gouvernants et de leurs élites qui n’ont su ni anticiper, ni guérir, qu’ils changent de logique.

Partout les peuples se révoltent. Il n’y aura pas de paix sans justice. Et il n’y aura pas de justice sans respect. La finance doit impérativement être mise au service de l’économie réelle et l’économie réelle au service des hommes et des femmes.

Une crise écologique sans précédent menace notre survie. Depuis 2000, le nombre de personnes touchées par des catastrophes naturelles a triplé. D’ici 2040 un milliard de personnes seront contraintes à se déplacer, victimes de la sécheresse, de l’appauvrissement des sols, de la hausse du niveau de la mer. La plupart seront originaires des pays en développement et du continent africain en particulier. Les forêts denses de ce continent sont menacées par la surexploitation des sols et par une agriculture intensive destinée non pas à nourrir les peuples mais aux seules exportations. En 2025, 750 millions de personnes vivront dans des zones désertiques. Aujourd’hui déjà, seule la moitié de la population africaine a accès à l’eau potable.

Une crise financière et bancaire d’une ampleur inouïe provoque par ailleurs une crise économique et sociale mondiale. Cette crise, l’Afrique et les pays émergents n’en sont pas responsables et pourtant ils en sont les premières victimes. Pour la première fois depuis 50 ans, le commerce mondial s’est contracté de près de 10%. L’accès au financement pour des projets de développement a lui aussi été réduit de plusieurs milliards de dollars. L’Afrique, trop souvent oubliée de la mondialisation, est aussi l’oubliée des plans de relance. Les bailleurs du Fonds monétaire international et en particulier les Pays du Nord, devront impérativement consacrer le triplement des réserves décidées lors du G20 aux pays en développement, notamment à l’Afrique.

La boulimie financière, l’avidité de profit, la gloutonnerie d’argent ont conduit le monde au bord du précipice en inversant les valeurs, en prenant l’accessoire pour l’essentiel, en oubliant que le bonheur des êtres humains – éducation, santé, culture, alimentation, cadre de vie – doit impérativement passer avant tout le reste, oui je dis bien tout le reste.

En oubliant ce principe fondamental « Par le peuple, pour le peuple » qui est d’ailleurs aussi le principe de gouvernement de la République du Sénégal, nous voici tous entraînés collectivement vers le gouffre si nous subissons. Mais nous sommes nombreux à l’échelle planétaire à avoir les moyens et la volonté de réagir et à refuser de subir.

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons être à la hauteur du défi que le siècle nous pose. Les forces de vie doivent l’emporter sur les forces de l’argent.

Et d’abord, pour bâtir un monde commun, qui fait reculer la rupture intolérable qu’engendrent les inégalités dans la répartition des richesses. Selon l’ONU, 2% de la population mondiale possède 50% de la richesse mondiale quand la moitié de la population doit se contenter d’à peine 1% de cette richesse. La malnutrition est responsable de plus de la moitié de la mortalité infantile. 2/3 des séropositifs dans le monde se trouvent en Afrique. Rien qu’en 2007, un million de personnes sont mortes à cause de la pandémie. 40 millions d’enfants n’ont toujours pas accès à l’école et moins de la moitié des enfants en école primaire n’achèvent pas leur cursus alors même que, nous le savons tous, l’éducation est la condition absolue du développement.

Il existe un seuil de richesse, et un seuil de pauvreté, à partir desquels, ce qui est en cause, c’est l’unité même de l’espèce humaine.

Certes des progrès existent. Mais dans les pays pauvres, on le sait, la misère a doublé en 10 ans. L’aggravation de la pauvreté s’est traduite par les émeutes de la faim.

Je le dis avec la plus grande solennité : cette situation n’est pas tenable. C’est terminé le temps où certains pensaient pouvoir s’en sortir en fermant les yeux sur le péril.

Il est urgent que nous définissions ensemble à l’échelle planétaire d’autres façons de faire, d’autres formes de solidarité, d’autres transferts de richesse.

Il est urgent que les pays du Nord tiennent enfin leurs promesses et respectent leurs engagements internationaux. En aucun cas, la crise ne doit donner prétexte à baisser l’aide au développement.

De quelle aide publique parle-t-on ? Aujourd’hui elle se compose essentiellement des annulations de dettes et de prêts. La part des financements destinés à de nouveaux projets, elle, diminue. Ce qui a été donné d’un côté a été repris de l’autre.

Je veux pour mon pays, la France, et pour l’Europe le courage de ne pas se payer de mots. Et l’honnêteté de ne pas tromper ceux qu’on prétend aider. Le respect commence là.

Lorsque j’étais à Belém, j’ai entendu Lula dire qu’il en avait assez d’être convoqué dans les grandes capitales du Nord par de jeunes banquiers qui lui disent comment gérer son pays alors qu’ils n’y ont jamais mis les pieds et savent à peine où il se situe.

Sous la plume d’Aminata Traoré, j’ai lu que les Maliens en avaient assez que ceux qui n’ ont jamais vu une boule de coton, leur disent ce qu’ils devraient en faire.

Dans les textes d’artistes comme Tiken Jah Fakoly ou le rappeur Didier Awadi, j’ai entendu la colère que provoque l’injustice. De nombreux universitaires, et responsables politiques africains demandent que l’Europe tire la leçon d’accords de partenariats économiques qui ont échoué et qui sont perçus non comme une aide mais comme un rapport de force.

L’aide au développement ne doit plus être une version moderne de la charité, condescendante, assénant ses certitudes depuis Washington, Bruxelles ou Paris. Elle doit être construite avec, et non pas pour. Mais des progrès ont été faits, il faut le dire, et je voudrais vous rappeler comment nous nous en sommes inspirés.

Deux principes ont guidé la coopération décentralisée menée entre la Région de Fatick et la région Poitou-Charentes que je préside : ne jamais plaquer de solution toute faite mais chercher ensemble, en mutualisant nos expériences, les meilleures réponses ; appuyer les initiatives locales, fidèles à un esprit d’écoute qui conditionne le succès de tout programme.

Avec la région de Fatick, nous avons développé un programme de coopération qui comprend plusieurs volets : agricole, éco-énergétique, éco-touristique, économique, sanitaire et éducatif.

Notre coopération agricole a commencé à l’automne 2004. Nous avons déjà obtenu de très bons résultats en formation des éleveurs caprins, en amélioration des structures, en niveau de production, en respect de l’environnement.

Ces succès nous permettent aujourd’hui d’envisager de nouveaux partenariats, notamment avec Agronomes et Vétérinaires sans Frontières.

Nous avons développé l’énergie solaire pour l’accès à l’eau. Et nous pouvons maintenant, tout en économisant la consommation du bois, électrifier des chèvreries, des fromageries, des pompes à eau, des services publics, notamment des établissements scolaires et des unités sanitaires rurales. Je les visiterai demain et pendant trois jours avec les élus et les habitants de Fatick.

À terme, l’énergie solaire permettra d’électrifier les territoires isolés du réseau électrique conventionné, notamment les Îles du Saloum.

Et grâce à ces réalisations, la région de Fatick a été retenue par le Programme des Nations Unies pour le Développement comme région-pilote pour la lutte contre le changement climatique.

Voilà comment, en agissant localement, on transforme globalement.

Pour favoriser le développement de l’éco-tourisme, nous avons lancé des projets pilotes dans la zone du parc naturel du delta du Sine-Saloum et dans l’arrière-pays.

Bientôt, les habitants de ces régions pourront accueillir des visiteurs de tout le Sénégal, de toute l’Afrique de l’Ouest, et du monde entier, tout en respectant l’harmonie et les équilibres de la nature locale.

Voilà comment, en agissant localement, on transforme globalement.

Plus généralement, le Poitou-Charentes a soutenu la mise en place du microcrédit pour permettre aux éleveurs de financer les fourrages et les équipements dans les coopératives pour le lait.

La devise du microcrédit est la nôtre : agir localement, transformer globalement.

Ce programme dans son ensemble englobe de nombreux partenaires locaux et en particulier les Groupements de Promotion Féminine. Elles sont venues en Poitou Charentes. Elles m’ont raconté leur histoire. Elles m’ont dit tout leurs efforts en tant que mères, en tant qu’épouses, pour colmater les brèches du quotidien. Elles m’ont dit les trésors d’ingéniosité, d’opiniâtreté, de créativité qu’elles déploient.

Nous nous sommes appuyés sur cette ingéniosité et sur cette créativité pour imaginer des programmes de développement pionniers : microcrédit, foyers de cuisson améliorée, utilisation de l’énergie solaire pour les séchoirs et pour les fours. Les potentiels des savoir-faire locaux ont été valorisés. Des forgerons, des potières ont été formés, des centres de production d’inserts en céramique ont été construits, des villages ont été accompagnés dans leur démarche éco-touristique. Mais surtout nous avons beaucoup appris nous-mêmes par les missions d’échange et nos agriculteurs et nos techniciens en énergie solaire ont beaucoup appris en venant ici. C’est dans cet échange de réciprocité que nous sommes plus efficaces ensemble.

La qualité du partenariat a été reconnue par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a signé une lettre d’intention le 17 novembre 2008 avec les deux Régions.

Notre programme de coopération décentralisée va faire de Fatick la première région du Sud à devenir neutre en émission de gaz carbonique.

C’est à travers ce type d’action, conjuguée naturellement à l’action d’un Etat que l’on peut changer les règles de la planète. Partout se mettent en place ces actions qui changent concrètement la vie des gens, créent de la ressource, développement des régions. Ces petites rivières font de grands fleuves.

La coopération décentralisée, bien sûr, ne remplace pas des coopérations à l’échelle des Etats et des continents. Mais on pourrait faire tellement plus si on n’avait ne serait-ce que quelques miettes des milliards perdus par les établissements bancaires.

L’aide au développement n’est pas un luxe de pays riche. C’est précisément parce que nous sommes tous confrontés, ensemble, au même moment, à la plus grave crise économique que nous devons agir ensemble. Car nul ne s’en sortira seul et encore moins contre les autres, mais les uns avec les autres.

Chers amis,

Vous le voyez il existe des raisons profondes d’espérer. J’aime cette phrase de Martin Luther King : « Il n’y a que quand il fait suffisamment sombre que l’on peut voir les étoiles. »

Une de ces lueurs est apparue récemment, aux Etats-Unis d’Amérique avec l‘élection de Barack Obama. Au-delà du symbole de cet homme noir, jeune qui accède à la première puissance du monde et redonne une fierté à tous les hommes et femmes de couleur et plus largement, à ceux qui se sentent opprimés, au-delà de ce symbole créateur d’espoir, il y a la politique américaine qui change radicalement.

Son économie s’est effondrée comme une maison rongée par les termites depuis des années et qui s’écroule subitement. Une violence qui oblige l’Administration Obama à mener une révolution sur tous les fronts. Front intérieur avec la refonte du système financier, la loi sur les superbonus, l’investissement dans la croissance verte. Front extérieur avec un tournant dans les relations internationales, le dialogue. Cette stratégie de la main tendue portera ses fruits, j’en suis convaincue. Dialoguer même lorsqu’il n’y a plus de mots pour le faire. Construire des médiations là où le dialogue est rompu. Voilà ce que doit être la diplomatie du XXIè siècle.

Il y a ensuite le forum de Belém. L’altermondialisme n’a jamais autant mérité de porter son nom. Penser le monde différemment, faire le serment de dépasser tous les schémas, les lieux communs, les systèmes de pensée qui rapetissent, être créatif et réaliste à la fois. A Belem comme à Washington, j’ai ressenti la même pulsation : celle de l’énergie vitale des peuples qui prennent les fausses vérités à contre-pied, se rassemblent, joyeux, sentant que le monde d’après se soulève.

Oui, je crois à la force citoyenne, la force du peuple qui se dresse, comme s’est dressé le peuple des outremers, autour d’un leader qui a porté la soif de justice et de respect : Elie Domota. Aucune atteinte à la dignité, aucune arrogance ne peut résister à la force de conviction et à la détermination d’un peuple qui a soif de respect et d’actions justes.

L’écoute, la démocratie participative, la médiation font leurs preuves partout où elles s’appliquent. Là où l’écoute est défaillante, là où l’exaspération et la violence surgissent.

Plusieurs révolutions soufflent sur le monde et notamment une révolution des couleurs. Nous sentons bien que nous sommes à un tournant. Mais nous ne savons pas quel en sera le sens.

Si bien que la question qui se pose à nous aujourd’hui, Sénégalais et Français, Africains et Européens, est celle-ci : Que faire naître ensemble ? Et comment le faire naître ?

La réponse commune, nous la vivons ici dans cette salle, nous la vivrons encore à Fatick demain, avec tous les exemples de développement durable. C’est celle de la fraternité qui nous permet de bâtir ensemble des solutions respectueuses de la planète que nous partageons. Vous avez autant si ce n’est plus d’atouts que nous avec l’énergie solaire pour réussir la croissance verte. Alors vous imaginez comment nous pouvons être efficaces en unissant nos efforts et nos volontés.

Chers amis,

Pour le meilleur et parfois hélas le pire, nos destins ont été liés. Ils sont liés.

Le pire : ce fut l’esclavage, cette « déportation la plus massive et la plus longue de l’histoire des hommes », comme l’a écrit Christiane Taubira dans l’exposé des motifs de notre loi de 2001 qui reconnaît ce « crime orphelin » pour ce qu’il fut : un crime contre l’humanité.

Le pire : ce fut la colonisation dont une partie de la droite, dans un projet de loi, a essayé de nous faire croire, en 2005, qu’elle eut des « aspects positifs ».

Voici ce que je disais en 2005 au ministre de l’Intérieur à ce sujet :

« La vive réaction de nos compatriotes des Antilles vous a permis de mesurer l’offense faite à la République par la loi adoptée par votre majorité, qui promeut une lecture révisionniste de la colonisation et heurte, dans l’Hexagone comme outremer, celles et ceux pour qui l’adhésion à la France ne peut s’inspirer que des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, bafouées hier par le colonialisme et aujourd’hui par les discriminations.

L’honneur de la République, c’est la lucidité d’une histoire partagée dans une France accueillante à tous les siens. »

Permettez-moi d’être très claire. Qu’il y ait eu à cette époque des hommes et des femmes sincères de bonne volonté, cela est sûr. Mais on n’a rien dit quand on n’a dit que cela. Le problème est que la colonisation fut un système. Ce système doit être condamné pour ce qu’il fut : une entreprise systématique d’assujettissement et de spoliation. Ses séquelles doivent être combattues sans fléchir.

Les colonisés n’avaient pas le choix. Le travail forcé et le Code de l’Indigénat étaient la règle. Et le mépris. Et le racisme. Et la violence d’un système qui fit les uns ployés sous le joug des autres.

Je veux rendre honneur à ceux qui, dans toute l’Afrique, se sont battus et sont morts dans une combat qui était le combat des Africains, oui, et de toute l’humanité.

Et je suis fière qu’il y ait eu en France des consciences pour s’insurger et des militants pour se porter aux côtés de ceux qui luttaient pour leur indépendance. Ceux-là défendaient nos valeurs quand la colonisation en était la négation.

Je crois que nous avons le devoir de poser les mots justes sur ce qui fut. Car les mots font plus que nommer : ils construisent la réalité et le regard qu’on porte sur elle. Nos plaies d’histoire ne sont pas toutes cicatrisées. Le devoir de mémoire n’a pas besoin de permission. Chacun s’en acquitte avec la subjectivité et l’héritage qui est le sien. Ce dont, en revanche, nous sommes collectivement comptables et responsables, c’est du droit à l’histoire et du devoir de vérité.

Ce droit à l’histoire et ce devoir de vérité, c’est ce qui permet de regarder les faits en face et de partager un récit qui ne soit pas ressassement du passé mais moyen de le dépasser sans amnésie et de se projeter ensemble dans l’avenir.

Dans la dernière lettre qu’il a écrite à sa femme avant d’être assassiné, Patrice Lumumba a dit sa foi inébranlée dans l’établissement de la vérité historique : « L’Histoire dira un jour son mot. L’Afrique écrira sa propre histoire ».

Honneur aux maîtres de la parole qui conservèrent et transmirent. Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont rappelé au monde que non seulement l’Afrique était le berceau de l’humanité mais qu’elle était avec l’Asie mineure le berceau de la civilisation humaine.

Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont rappelé au monde l’existence des grands royaumes et des grands empires de l’Afrique. Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont retracé les mille et une relations nouées bien avant la conquête, en des temps où le Sahara, la Méditerranée et l’Océan Indien n’étaient pas des frontières mais des points de passage et de mise en contact.

Quelqu’un est venu ici vous dire que « l’Homme africain n’est pas entré dans l’Histoire ».

Pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas la France. Car vous aussi, vous avez fait l’histoire, vous l’avez faite bien avant la colonisation, vous l’avez faite pendant, et vous la faites depuis.

Et ce que Léopold Sedar Senghor et Aimé Césaire ont magistralement accompli avec le concept « négritude » , vous l’avez poursuivi avec le mot « Afrique », cet étendard d’une dignité reconquise.

C’est pour cela que les œuvres des historiens Cheikh Anta Diop du Sénégal et de Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso, constituent non seulement un sommet de la science, mais aussi un sommet de la lutte pour la liberté.

C’est pour cela qu’il était si important de démontrer comme ils l’ont fait que la Grèce ancienne devait tant à l’Egypte ancienne qui elle-même devait beaucoup à l’Afrique. Ils ont montré que les langues africaines permettent le même déploiement de la rationalité humaine que les langues européennes.

Il leur a souvent été reproché d’être partisans.

En insistant sur leur engagement indépendantiste et panafricain, on a voulu mettre en doute la rigueur scientifique de leurs recherches.

Mais aujourd’hui, chaque jour, les découvertes de l’égyptologie valident les thèses de Cheikh Anta Diop.

Une certaine histoire européenne de l’Afrique a voulu dénier aux Africains la fierté d’être Africains.

Et comme le pensait Lumumba, écrire c’est agir et agir c’est écrire.

Pour aujourd’hui, il est bon que se constituent autant que cela est possible des équipes mixtes de chercheurs africains et européens pour retracer le destin commun de l’Afrique et de l’Europe. Car c’est en élucidant ensemble les pages communes de nos histoires que nous pourrons écrire ensemble les pages communes de nos futurs.

Alors oui, il est temps que nous pratiquions davantage entre nous l’égalité vraie, loin des paternalismes, des misérabilismes, des ostracismes, loin des doubles langages qui masquent mal les doubles jeux.

Oui, la France doit honorer sa dette à l’égard de l’Afrique et que les Français doivent apprendre à l’école ce qu’ils ont reçu de l’Afrique.

Quand notre territoire national fut envahi, l’Afrique fut un refuge et une aide pour les forces de la France Libre.

Les soldats africains ont contribué, sur tous les champs de bataille, à inverser le cours de l’histoire.

Le 8 mai 1945, sans l’Afrique et les Africains, jamais la France n’aurait retrouvé sa liberté.

Alors comment oublier la sanglante répression menée au camp de Thiaroye contre des Tirailleurs qui réclamaient simplement le respect, leur dû et le droit de porter leurs galons car ils croyaient qu’à l’égalité du sang versé devait succéder l’égalité des droits. Ils avaient raison.

Il y a des mots que le peuple français doit au peuple sénégalais et à tous les peuples africains qui ont souffert pour nous et par nous, ce sont des mots simples mais puissants, trois mots que j’ai envie de dire ici en tant que citoyenne et élue de la République française :

Pardon. Merci pour le passé. Et s’il vous plaît, pour l’avenir, bâtissons ensemble.

Je veux que nous ayons la force de reconnaître enfin tout ce que nous vous devons et tout ce que nous pouvons ensemble.

Et c’est parce que j’aime la France, parce que je la crois suffisamment forte et généreuse, que je la veux capable de regarder son histoire en face. Je le veux capable d’assumer son devoir de vérité et son devoir de responsabilité.

Nous devons créer ensemble, à l’échelle de nos deux continents, une « Commission Vérité du passé et avenir commun » qui aurait accès à toutes les archives civiles et militaires, qui accueillerait tous les témoignages et qui aurait pour mission de dire le vrai, de pacifier les mémoires et de récueillir tous les témoignages.

La France républicaine mérite aussi que cesse ce qu’on appelle – et on sait ce que cela veut dire – la Françafrique et l’opacité de décisions prises dans le secret de quelques bureaux.

Chers amis,

Nos pays doivent inventer une relation fondée sur le respect et l’intérêt mutuel. Je veux une France du respect, dénuée d’arrogance, ouverte, mais exigeante sur la défense des libertés démocratiques partout où il le faut.

Il faut en finir avec cette idée fausse selon laquelle la démocratie et les droits fondamentaux n’auraient qu’un seul berceau, l’Occident. Dans une conférence donnée récemment par Stéphane Hessel sur l’histoire de la Déclaration universelle des droits de l’homme dont il fut l’un des rédacteurs, il avait donné la parole à Suleiman Bachir Diagne. Ce dernier rappelait que dans la Charte du Mandé du XIIIème siècle, ce « Serment des Chasseurs » qui se voulait aussi adresse au monde, on trouve une définition toujours actuelle des droits de la personne humaine.

Je veux rendre hommage au Sénégal, au Mali, au Ghana, au Bénin, au Liberia, à tous les pays du continent qui ont su s’ouvrir aux transitions démocratiques. Surtout, je veux rendre hommage à tous ceux qui, jeunes et moins jeunes, fidèles aux idéaux qui guidaient leurs aînés au moment des indépendances, se battent pour faire vivre leurs droits à la liberté, à l’égalité et à fraternité.

Pour nous, Français, cela veut dire que nous ne pouvons ni soutenir les dictatures, ni jamais abandonner les démocrates. Le refus absolu de l’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain ne signifie pas que l’on s’abstienne de lui demander des comptes toutes les fois que cela est nécessaire. C’est cela le dialogue entre égaux.

Chers amis, la démocratie est un droit ; elle est aussi une chance. Je crois qu’elle est un facteur fondamental de développement économique et social. Partout où les citoyens prennent part aux décisions qui les concernent, les inégalités diminuent, et l’efficacité économique augmente.

Nous devons favoriser toutes les initiatives pour faire de l’Afrique le continent du XXIe siècle.

Mesdames et messieurs, la crise que nous traversons est mondiale, et c’est parce qu’elle touche tous les recoins de la planète, toutes les activités humaines, que nous allons la surmonter ensemble. Le temps est venu de la citoyenneté planétaire.

Croyons pour cela aux forces de la vie. Ayons la certitude que le temps est venu de ne plus perdre un seul instant, de se consacrer corps et âme à jeter des ponts et non plus dresser des murs. Croyons aux hommes et aux femmes de bonne volonté, croyons à leur sincérité, leur créativité, leur courage, leur bon sens, leur espoir, leur aspiration à la paix : civile, économique, sociale, écologique, et à l’épanouissement personnel. Croyons à la défense des valeurs humaines comme arme politique à part entière. C’est la décision de placer coûte que coûte le progrès de l’être humain au cœur de toute action. D’en faire l’axe permanent et non plus la variable d’ajustement.

Le rôle de l’Afrique dans cette profonde mutation est majeur. Parce que l’Afrique a subi plus que tout autre endroit du monde, souffert plus que tout autre continent, elle peut imposer l’être humain au cœur du système et devenir un phare pour le monde. Qui mieux qu’elle peut saisir l’impasse de la déshumanisation, elle qui a subi à travers les siècles cette déshumanisation. C’est dans le feu qu’on forge les plus belles lames, c’est dans les larmes que l’on peut aussi forger les plus grandes joies. Alors imaginons ensemble, agissons ensemble, réussissons ensemble le nouveau monde qui vient.

Faisons notre cette jolie phrase que j’ai entendu de la bouche des jeunes de Thiaroye : soyons solidaires comme les grains de l’épi de maïs, forts comme le baobab, courageux comme le lion.

Ségolène Royal

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APPEL A REJETER L’ÉLARGISSEMENT DU SECRET DÉFENSE , Communiqué de Survie et de l’ARDHD (Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti), le 4 mars 2009

Posté par issopha le 20 mars 2009

Publié le mercredi 4 mars 2009

APPEL A REJETER L’ÉLARGISSEMENT DU SECRET DÉFENSE

Communiqué de Survie et de l’ARDHD (Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti), le 4 mars 2009

Invoquant la nécessité de protéger le secret-défense, le gouvernement français envisage de restreindre fortement l’accès des juges d’instruction à des lieux sensibles tels que la présidence de la République, des ministères, les services secrets ou de grandes sociétés. Cette disposition figure dans le projet de loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui doit être soumis dans les prochaines semaines au vote du Parlement.

Par opposition à la situation actuelle où la protection ne couvre que des documents classés, le projet de loi prévoit de généraliser la protection à des locaux « susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale » et des « locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense ».

Avant de perquisitionner dans ces lieux, le juge d’instruction devra prendre rendez-vous avec le président de la CCSDN qui l’accompagnera dans ses opérations. Le magistrat aura l’obligation d’indiquer par écrit les motifs de la perquisition et les documents recherchés. Sans l’effet de surprise propre aux perquisitions, on ne peut que craindre que les documents recherchés disparaissent …

Les deux principaux syndicats de magistrats français, Union Syndicale des Magistrats et Syndicat de la Magistrature, ont dénoncé, vendredi 27 février, la création, dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, de « bunkers » ou de « citadelles d’impunités » à l’abri des juges, du fait de l’extension du « secret-défense » : celui-ci concerne aujourd’hui les documents, demain il pourrait s’étendre à des lieux entiers.

Pour le Syndicat de la Magistrature, ce projet « a été conçu à la suite d’investigations qui ont semé l’émoi dans les milieux politiques et militaires : l’instruction de l’affaire des frégates de Taïwan, la perquisition entreprise à l’Elysée dans l’affaire Borrel et surtout celle effectuée dans l’affaire Clearstream au siège de la DGSE » (Direction générale de la sécurité extérieure).

Nos associations, ARDHD et SURVIE, s’indignent de cette nouvelle disposition qui, de fait, aurait empêché l’accès à des éléments essentiels dans la recherche de la vérité et la justice sur l’assassinat du juge Borrel.

Elles demandent instamment aux députés d’exclure cette disposition de la loi de programmation militaire pour 2009-2014, afin de permettre à la justice française de poursuivre les investigations nécessaires et de conserver son indépendance face au pouvoir politique.

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque – Chargée de communication de Survie 01 44 61 03 25 stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org

Jean-Loup Schaal – Président de l’ARDHD 01 46 34 70 70 jlschaal(a)ardhd.org

Pour consulter le site de l’ARDHD

 

 

 

Jeudi 9 avril – 19h

Discussion sur les complicités françaises dans le génocide des tutsis au Rwanda en 1994

Jeudi 9 avril 2009, par Régis (Survie Paris) // Agenda Survie Paris

A l’occasion de la commémoration du génocide des tutsis en 1994, Survie Paris Ile-de-France invite a une discussion en lien avec l’actualité franco-rwandaise.

En particulier sera évoqué le colloque, non ouvert, à l’Assemblée Nationale sur les thèmes de la vérité, de la justice, la réforme de la politique de la France en Afrique, et la démocratisation du fonctionnement des institutions, colloque organisé par le groupe ’Rwanda’ de Survie le mercredi 8 avril.

- Quelles sont les évolutions politiques entre la France et le Rwanda ?
- Quelles sont les actions en cours pour obtenir la vérité et la justice, les revendications actuelles ?

Nous ferons le point ensemble sur les évolutions possibles et les procès en cours.

à la Maison des Associations du 3e, 5 rue Perrée, M° République / Temple

 

Publié dans AFRIQUE de SARKOZY, FRANCE A FRIC EN AFRIQUE | Pas de Commentaire »

Réforme de la présence militaire en Afrique, un an après : Cap ou pas Cap ?

Posté par issopha le 12 mars 2009

Réforme de la présence militaire en Afrique, un an après : Cap ou pas Cap ?

Posté le 04 mars 2009

Il y a un an, à l’occasion d’un déplacement en Afrique du Sud, Nicolas Sarkozy annonçait la renégociation des accords de défense liant la France à huit pays africains et promettait un contrôle accru du Parlement français sur les opérations extérieures, quelques jours à peine après l’appui logistique fourni par l’armée française aux troupes tchadiennes confrontées à une rébellion.

Des promesses encourageantes mais insuffisantes, sans feuille de route précise avaient alors constaté les organisations de la Plate-forme citoyenne France-Afrique [1]. Celles-ci dressent aujourd’hui un bilan très mitigé de cette réforme qui malgré les timides aménagements apportés à l’article 35 de la Constitution, peine à entrer dans la phase opérationnelle.

Les inquiétudes et insatisfactions de la Plateforme citoyenne France-Afrique portent en particulier sur :

la promesse de révision et de publication des accords de défense
A ce jour, la « remise à plat annoncée » n’a toujours pas eu lieu. Le calendrier envisagé initialement par la diplomatie française (inférieur à un an) n’a pas été respecté et le rôle du Parlement dans ce processus reste largement flou (consultation ou simple information ?).

l’extension nécessaire de la renégociation aux autres accords de coopération militaire
Les accords de défense ne concernent que 8 pays africains [2] et rien ne semble envisagé pour les autres pays avec lesquels la France a tissé de nombreuses relations de coopération militaire, policière, de gendarmerie (etc.) qui nécessitent également un réexamen. Le Tchad, par exemple, où stationnent depuis 1986 les troupes de l’opération Epervier n’est pas lié à notre pays par un accord de défense.

le redéploiement de l’armée française en Afrique
Plus qu’une vraie volonté de mettre fin à un interventionnisme unilatéral, il s’agit pour la France de passer d’une logique de cantonnement à une logique de projection de forces et de réaliser des économies budgétaires substantielles. A ce jour, si certaines casernes sont amenées à être fermées (en Côte d’Ivoire et peut être au Sénégal ou au Gabon), le positionnement permanent de soldats dans des bases militaires françaises en Afrique n’est pas remis en cause. Il est pourtant aujourd’hui indispensable de concevoir la politique française de Défense dans un cadre multilatéral et de faire de l’Europe un partenaire majeur de l’Afrique en matière de paix et de sécurité. Nos organisations ont pris acte des engagements de la diplomatie française en ce sens mais réclament des processus de décision collective émancipés de l’influence excessive de certains Etats-membres ayant des intérêts géostratégiques à défendre.

le renforcement des capacités africaines de maintien de la paix
La volonté affichée de privilégier le renforcement des capacités africaines au détriment des interventions directes n’est pas une nouveauté et faisait partie des objectifs du redéploiement militaire français amorcé en 2005. L’absence de politique française de promotion des droits de l’Homme et de la démocratie dans un certain nombre de pays africains pose cependant clairement la question de l’opportunité de maintenir des relations militaires avec leurs régimes [3] , le soutien apporté à ces derniers, qualifié à tort de « doctrine de la stabilité », étant par ailleurs loin de constituer un élément de maintien de la paix.

le contrôle du parlement français sur les opérations militaires
Réclamé depuis longtemps tant par les parlementaires que par la société civile, il a fait l’objet d’un article de la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 et permet aux parlementaires de se prononcer sur le maintien d’une opération militaire d’une durée supérieure à 4 mois comme ce fut le cas le 28 janvier dernier ou d’être informé avant chaque nouvelle opération. Malheureusement, ce contrôle, opéré a posteriori, encadré par des modalités de débat très limitées ne fait pour l’instant du Parlement qu’une simple chambre d’enregistrement des décisions gouvernementales.

Nicolas Sarkozy, attendu sur le continent africain à la fin du mois de mars, sera-t-il politiquement capable de mettre réellement en œuvre les engagements pris au Cap et de prendre le contre-pied de la politique interventionniste et favorable aux régimes autoritaires poursuivie jusque là ? Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons véritablement entrer dans l’ère d’une politique de la France en Afrique responsable et transparente, souhait exprimé dans le Livre blanc [4] publié par nos organisations à la veille du discours du Cap, dont les préconisations en matière de droits de l’Homme, de démocratie, de transparence et de contrôle de la politique de la France en Afrique restent encore largement d’actualité.

Source : http://survie.org/Un-an-apres-le-discours-du-Cap-CP.html

 

FRANCE Appel à rejeter l’élargissement du secret défense

CP Survie-ARDHD 4mars2009

mercredi, 4 mars 2009

APPEL A REJETER L’ÉLARGISSEMENT DU SECRET DÉFENSE

Communiqué de Survie et de l’ARDHD (Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti), le 4 mars 2009

Invoquant la nécessité de protéger le secret-défense, le gouvernement français envisage de restreindre fortement l’accès des juges d’instruction à des lieux sensibles tels que la présidence de la République, des ministères, les services secrets ou de grandes sociétés. Cette disposition figure dans le projet de loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui doit être soumis dans les prochaines semaines au vote du Parlement.

Par opposition à la situation actuelle où la protection ne couvre que des documents classés, le projet de loi prévoit de généraliser la protection à des locaux « susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale » et des « locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense ».

Avant de perquisitionner dans ces lieux, le juge d’instruction devra prendre rendez-vous avec le président de la CCSDN qui l’accompagnera dans ses opérations. Le magistrat aura l’obligation d’indiquer par écrit les motifs de la perquisition et les documents recherchés. Sans l’effet de surprise propre aux perquisitions, on ne peut que craindre que les documents recherchés disparaissent …

Les deux principaux syndicats de magistrats français, Union Syndicale des Magistrats et Syndicat de la Magistrature, ont dénoncé, vendredi 27 février, la création, dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, de « bunkers » ou de « citadelles d’impunités » à l’abri des juges, du fait de l’extension du « secret-défense » : celui-ci concerne aujourd’hui les documents, demain il pourrait s’étendre à des lieux entiers.

Pour le Syndicat de la Magistrature, ce projet « a été conçu à la suite d’investigations qui ont semé l’émoi dans les milieux politiques et militaires : l’instruction de l’affaire des frégates de Taïwan, la perquisition entreprise à l’Elysée dans l’affaire Borrel et surtout celle effectuée dans l’affaire Clearstream au siège de la DGSE » (Direction générale de la sécurité extérieure).

Nos associations, ARDHD et SURVIE, s’indignent de cette nouvelle disposition qui, de fait, aurait empêché l’accès à des éléments essentiels dans la recherche de la vérité et la justice sur l’assassinat du juge Borrel.

Elles demandent instamment aux députés d’exclure cette disposition de la loi de programmation militaire pour 2009-2014, afin de permettre à la justice française de poursuivre les investigations nécessaires et de conserver son indépendance face au pouvoir politique.

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque – Chargée de communication de Survie 01 44 61 03 25 stephanie.duboisdeprisqu(a)survie.org

Jean-Loup Schaal – Président de l’ARDHD 01 46 34 70 70 jlschaal(a)ardhd.org

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 LE MONDE SELON K.

Sous couvert de « scoop » sur Bernard Kouchner, le nouveau livre de Pierre Péan constitue, en fait, la suite de la campagne négationniste au service de ceux qui craignent d’avoir à répondre un jour de complicité de génocide.

Alors que le livre Noirs fureurs, blancs menteurs, paru en 2005, n’avait touché qu’un public relativement restreint et avait valu à son auteur une volée de bois vert quasi-générale pour avoir défendu de manière caricaturale et haineuse « la synthèse de tous les négationnismes déjà publiés » (Le Soir, 26/11/05) sur le génocide des Tutsi du Rwanda, le dernier ouvrage de Pierre Péan, Le monde selon K., constitue une relance de la même campagne de propagande. Une campagne déguisée derrière un « scoop » retentissant et préparée par la publication des « bonnes feuilles » dans Marianne. La parution du livre a immédiatement fait l’objet d’une campagne de presse massive et a instantanément pris les allures d’une affaire d’Etat, obligeant Kouchner à s’expliquer devant les députés, et le président de la République à la mentionner lors d’une intervention télévisée. On ne sait si l’on doit s’étonner le plus de ce soudain emballement ou du mutisme qui l’a précédé dans les grands médias, car comme le reconnaît Péan lui-même, son livre ne contient en fait aucune révélations inédites sur la personnalité politique la plus appréciée des Français. On savait que, depuis la guerre du Biafra, l’image du French doctor était régulièrement utilisée au service de l’impérialisme français, pour ripoliner les politiques les plus criminelles. Son rapport visant à dédouaner Total des accusations de travail forcé en Birmanie, rédigé en 2003 à la demande de la multinationale et payé 25 000 euros, a été périodiquement rappelé dans certains journaux et ne laisse guère de doute sur le sens moral du personnage. Devenu ministre des Affaires étrangères, il cache d’ailleurs de moins en moins ses relations amicales avec quelques autocrates françafricains. Quant aux « expertises » sur les systèmes de santé qu’il est censé avoir réalisé pour certains d’entre eux, elles avaient été signalées à plusieurs reprises dans la Lettre du Continent. Péan révèle la très généreuse rémunération perçue pour ces travaux, et les efforts de Kouchner et de ses proches, placés à des postes officiels, pour récupérer les impayés.

Une lutte de clans

Sur la base des extraits publiés dans Marianne, la plupart des commentateurs s’en sont tenus à cette dernière affaire, qui n’occupe pourtant qu’une place très restreinte dans le livre de Péan. Paresse journalistique ou jubilation de voir enfin dégommer une icône en carton pâte, le reste a été ignoré, quitte à nourrir un contresens dans l’opinion [1] : celui d’un Péan pourfendeur de la françafrique. Un « concept » que ce dernier « déteste » pourtant et qu’il ne juge « plus d’actualité ». (Rue 89, 15 février). S’il la déteste, il la connaît pourtant de près, lui qui, entre autres, dit respecter la raison d’Etat, prend plaisir à discuter avec Omar Bongo et ne cache pas son amitié pour Bruno Delaye, ancien responsable de la cellule africaine de l’Elysée pendant le génocide des Tutsi. Depuis longtemps maintenant, Péan s’est fait le porte-drapeau de ceux sur qui pèse l’épée de Damoclès judiciaire de complicité de génocide, crime imprescriptible. En 2005, il expliquait avoir pris la plume pour ces militaires qu’il a « vu (…) pleurer devant [lui] tellement les attaques ont été violentes » et qui ne comprennent pas « pourquoi ils ne sont plus défendus » car depuis 1995 « personne ne sait ou ne veut gérer la communication » (AFP 25 novembre 2005). Péan s’est donc fait moins enquêteur que chargé de communication. Dans son dernier ouvrage, il souligne encore « la grogne des militaires » à l’encontre du pouvoir politique, accusé de n’avoir par répondu correctement à la publication du rapport Mucyo qui les mettait en cause (Billets d’Afrique n°172, septembre 2008). Il s’en s’indigne d’ailleurs : « les autorités françaises acceptaient ainsi une nouvelle fois de laisser Kagame salir la France  ». Le mois dernier encore, il n’a cessé de le répéter : ce ne sont pas les bonnes affaires françafricaines de Kouchner qui ont motivé la rédaction de son ouvrage, mais l’amorce de réconciliation diplomatique entre la France et le Rwanda dont le ministre des affaires étrangères fut l’un des protagonistes [2] . Il a aussi « trouvé insupportables  » les velléités d’extradition devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) de « prétendus génocidaires » vivant tranquellement en France (Le Monde selon K.). Une petite minorité de journalistes a tout de même relevé les obsessions rwandaises de Péan (parfois pour les justifier naïvement ( ?) comme Frédéric Bonnaud , Siné Hebdo du 18/02/07, au nom d’une continuité avec les articles que Stephen Smith publiait dans Le Monde en mars 2004…) mais il valait mieux lire la presse étrangère pour un décryptage sans langue de bois : « Il s’agit là d’une lutte de clans » (Le Soir, 04 février 09).

Du déni de la complicité française…

Lors du marathon médiatique qui lui fut offert, Péan a ainsi pu se répandre sans crainte d’être contredit, jusque dans certaines émissions qu’on a connues plus vigilantes sur le sujet, comme Là bas si j’y suis, de Daniel Mermet. Péan défend pourtant une thèse « très proche » de celle des services secrets français, lâchait Alexandre Adler en défense de Bernard Kouchner, lesquels n’ont « jamais encaissé » le virage du pouvoir politique à l’égard du Rwanda (France culture, 04 février 2009).
Pour récuser les accusations de complicité de génocide qui pèsent sur certains responsables politiques et militaires militaire, Péan et ses comparses ressassent indéfiniment le même sophisme qui sert également de ligne de défense aux génocidaires jugés à Arusha : c’est l’attentat contre l’avion du président Habyarimana qui a déclenché le génocide ; la responsabilité du génocide incombe donc principalement à ceux qui ont commandité cet attentat ; or « l’enquête » du juge Bruguière (ce même juge Bruguière dont Péan dénonçait il y a quelques années dans Manipulations Africaines « le côté barbouze » et les enquêtes « vides ou mal ficelées ».) a conclu à la culpabilité du Front patrioque rwandais (FPR) et de son chef Paul Kagame. Les responsables du génocide n’étant pas ceux que l’on croyait, les complicités françaises n’existent pas…
Dans l’émission de Daniel Mermet déjà citée, Xavier Monnier, directeur de publication de Bakchich.info, réagissant aux accusations de négationnisme contre Péan, déplorait : « ils sont tout un groupe à monter au créneau : dès qu’on parle du Rwanda, on est sûr de s’en prendre plein la gueule. » (5 février 2009). C’est malheureusement exactement l’inverse qui est vrai. La comparaison avec le génocide des Juïfs permet d’en prendre la mesure. Dans ce dernier cas, la distinction entre le débat légitime des historiens, soucieux d’approfondir les connaissances, et les tentatives de banalisation du génocide sous couvert de «  réviser l’histoire officielle » est communément admise. La seconde démarche est interprétée, à juste titre, non pas comme la simple expression d’une opinion, mais comme un acte antisémite, et ses promoteurs sont largement ostracisés. Concernant le génocide des Tutsi, l’ignorance et la confusion sont telles en France que la production historique semble n’avoir aucune valeur et qu’elle peut être mise sur le même plan que les propos de café du commerce ou que la propagande la plus grossière. Les différentes figures du négationnisme trouvent droit de cité dans les médias en toute décontraction. La rhétorique de Pierre Péan, qui bénéficie d’une audience de masse, en constitue le meilleur exemple.

…au négationnisme tout court.

Péan prétend réécrire l’« histoire officielle » du génocide des Tutsi, mais il se défend de faire partie des négationnistes (On ne sait pas s’il considère comme tels les personnes avec qui il participe si volontiers à des conférences sulfureuses, et sinon à qui d’autre ce qualificatif trouve à s’appliquer selon lui.). Comme la plupart de ces derniers, il ne va pas jusqu’à nier la qualification de génocide, mais il la dénature et la prive de sa signification historique. Il garde le mot sans son contenu. Ainsi il récuse d’abord l’idée d’une planification antérieure à l’exécution du génocide [3]. Le génocide ne serait ensuite qu’un dommage collatéral de la guerre civile, au cours de laquelle des massacres de même nature auraient été commis de part et d’autre. Représailles, crimes de guerre et génocide étant mis sur le même plan. Comme Mitterrand puis de Villepin, il défend ainsi, de manière plus ou moins explicite au gré de ses interventions, la thèse du double génocide. Enfin, il est prisonnier d’une vision ethniste de l’histoire à l’instar des officiers français avec lesquels il s’affiche en colloque. Il ne raisonne qu’en terme de responsabilité collective de « l’ethnie » tutsi ou de « l’ethnie » hutu. Si le FPR commet des crimes de guerre, c’est que « les victimes » deviennent à leur tour « les bourreaux », comme si les rescapés de la Shoah avaient dû collectivement porter, parce que Juifs, la responsabilité des exactions commises par l’armée israélienne. Dans sa logique de rééquilibrage des responsabilités, Pierre Péan développe d’ailleurs longuement, dans son dernier livre comme dans ses différentes interventions, un événement qu’il tient pour exemplaire : celui du massacre de Kibagabaga. Kouchner, qui a vu le charnier, aurait contribué à accréditer l’idée que la tuerie avait été commise par les génocidaires. Pierre Péan prétend au contraire démontrer qu’il doit être imputé au FPR, accusation reprise sans vérification par plusieurs quotidiens français. Sa « démonstrationn » repose sur les « témoignages » de la clique habituelle des négationnistes, qui d’un livre à l’autre se citent les uns les autres pour renforcer leurs falsifications. « Il est important de constater en premier lieu qu’il n’y a pas eu d’enquête sur ce massacre au TPIR », assure imprudemment Péan. « A fortiori, il n’y a pas eu de Rwandais condamnés pour celui-ci ». Sauf que le massacre des Tutsi de Kibagabaga a bel et bien été jugé par le TPIR et qu’il est mentionné et détaillé dans la sentence de génocide prononcée à l’encontre de Bagosora (Judgement and Sentence, Bagosora et al, ICTR-98-41-T, page 543 et 547). Un détail sans doute…

Une campagne de l’anti-France

Plus largement, Kouchner est présenté comme servant, depuis 1994, les intérêts de Kagamé, et parallèlement comme plus attaché à l’impérialisme anglo-saxon qu’à la Marseillaise. Prudemment, Nicolas Sarkozy qui n’a pas moins de « tropisme américain » et qui n’est pas moins otanien que son ministre, n’est pas mis en cause. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre l’utilisation par Péan d’un vocabulaire fortement connoté (« cosmopolitisme anglo-saxon », « droit-de-l’hommiste », etc.) qui lui a valu d’être soupçonné d’antisémitisme. La polémique a fait diversion au regard des véritables enjeux. Il s’agit en fait du corollaire de la propagande distillée depuis 1994 et périodiquement réactivée, visant à contrer les accusations de complicité de génocide. En effet, mue par le complexe de Fachoda , la France n’aurait cherché qu’à s’opposer à l’hégémonisme anglo-saxon en Afrique ; ce dernier est le réel déstabilisateur de la région ; et les accusations à l’encontre de « l’honneur de la France » relève d’une campagne orchestrée de l’extérieur et relayées à l’intérieur par des idiots utiles ou des mauvais citoyens qui complotent contre l’intérêt de leur pays.
Si le terme d’« anti-France » n’est jamais utilisé explicitement, c’est bien de cela dont il est question, chez Péan comme chez d’autres avant lui (Balladur s’y est par exemple essayé à plusieurs reprises). Appliquée à Kouchner, l’accusation occulte un peu rapidement son rôle véritable en 1994. Comme l’attestent les témoignages du général Dallaire et les notes des collaborateurs de l’Elysée, Kouchner, qui se vante d’ailleurs d’avoir « vendu » l’opération militaire Turquoise encensée par Péan, travaillait bien pour le compte de la diplomatie mitterrandienne.
Un dernier point : l’absence des témoignages de ceux qui furent à la fois victimes et témoins du génocide devrait suffire à discréditer les bouillies infâmes qui prétendent en reconstruire la réalité. Mais qu’importe la douleur des survivants et le respect des disparus : les assassins de la mémoire par intérêt finissent par épouser la vision du monde des assassins de la mémoire par conviction. Pour Péan, les rescapés sont sans doute par définition suspects, puisque la « race » tutsi, et la justice française a reconnu, pour l’instant, qu’il n’était pas raciste de l’écrire, se caractérise d’abord selon lui par sa « culture du mensonge ». Depuis trop longtemps maintenant, chaque année à l’approche des commémorations du génocide, c’est en France la saison des crachats.

Victor Sègre

Réforme de la présence militaire en Afrique, un an après : Cap ou pas Cap ? dans AFRIQUE DES PREDATEURS D'AILLEURS pixel_couleur1

[1] Le même contresens continue d’être fait au sujet d’Une jeunesse française, livre non pas de dénonciation, mais de réhabilitation de Mitterrand, écrit sur commande pour couper l’herbe sous le pied à des travaux plus accusateurs.

[2] Selon Leparisien.fr, le livre de Péan pourrait également constituer un avertissement d’Omar Bongo à l’Elysée dans le cadre des affaires dites des Biens mal acquis. L’un n’empêche pas l’autre.

[3] Contrairement à ce qu’affirme Péan, le TPIR ne nie pas la planification du génocide, mais, et c’est regrettable, il s’est révélé incapable de juger à qui incombait la responsabilité de cette planification. 

 

 

arton1402-2aa92 dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUELes sociétés minières et la Mafiafrique, le Canada, un paradis judiciaire

Alain Denault, auteur de

NOIR CANADA

Pillage, corruption et criminalité en Afrique

Publié le lundi 9 mars 2009

« [La] rigueur de l’enquête, livrée dans un style très soigné, démontre que la pauvreté entretenue du continent n’est que la conséquence d’un système où se mêlent diplomatie, politique, commerce et enjeux militaires. »

Vincent Munié – Le Monde diplomatique

Quel est l’impact des activités minières en Afrique ? Comment se fait-il que 60% des sociétés minières soient canadiennes ? Quel est le rôle des société minières dans la Mafiafrique ? Quel soutien reçoivent-elles du Canada ?

Après la Françafrique, Noir Canada nous éclaire sur un post-colonialisme peu connu…

Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique remet en question l’image factice répandue sur la scène internationale d’un Canada intrinsèquement bon, pacifiste et généreux. Le Canada appuie politiquement et financièrement des sociétés minières et pétrolières qui exploitent le sol africain, enregistrent des profits colossaux à la Bourse de Toronto, alors qu’on les accuse des pires abus en Afrique.

L’auteur recense avec soin et précision les nombreux cas (déjà rapportés ailleurs dans le monde par plusieurs ONG, journalistes, analystes ainsi qu’experts de l’ONU) dans lesquels les sociétés canadiennes sont accusées de corruption, d’exploitation abusive des ressources minières ou pétrolières des pays africains, et attisent ou maintiennent l’instabilité et les conflits pour obtenir de juteux contrats.

Alain Deneault décrit avec lucidité et ironie l’architecture du système politique et financier canadien qui soutient le pillage des ressources du continent africain. Dans la droite lignée des ouvrages de François-Xavier Verschave sur la Françafrique et de Jean Ziegler sur la criminalité financière, Alain Deneault montre que le Canada, pourtant vierge de tout passé colonialiste, maintient lui aussi l’Afrique dans un état de dépendance post-coloniale.

Un livre éloquent qui est en passe de devenir le plus cher du monde. En effet, deux géantes sociétés aurifères, Barrick Gold et Banro, poursuivent en diffamation la maison d’édition Écosociété et les auteurs de Noir Canada pour un total de 11 millions $.

Alain Deneault anime le collectif Ressources d’Afrique et enseigne la sociologie à l’Université du Québec à Montréal. Il est titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université de Paris-VIII sous la direction de Jacques Rancière. Ses recherches et publications autour de l’oeuvre de Georg Simmel portent sur les questions interdisciplinaires relatives à l’économie.Il écrit également sur les enjeux de développement en Afrique et sur la finance offshore du point de vue de la philosophie politique. Il est l’auteur de Paul Martin et compagnies, Soixante thèses sur l’alégalité des paradis fiscaux (VLB, 2004).

Mercredi 11 mars à 20 h à Paris Au FIAP, 30 rue Cabanis, 14e, Métro Glacière

Exposé:

Les traits generaux de criminalité en Afrique et de son évolution depuis les indépendances 

par Giberly MOUANDA-MOUANDA


Université de REIMS Champagne-Ardenne - Master 2 Administrateur Public et Privé en Afrique
Traductions: Original:
fr Source:

  

FACULTE DE DROIT ET SCIENCE POLITIQUE Master 2 :

Administrateur Public et Privé en Afrique 

Séminaire : Justice et Etat de Droit en Afrique Professeur Pierre WEISS Thème : Les traits généraux de la criminalité en Afrique et de son évolution depuis les indépendances. 

Intervenants: -Giberly MOUANDA-MOUANDA  -Guillaume YEBOUE -Mohamed KONE 

Introduction 

L’Afrique, continent composé de 53 Etats en incluant tous les archipels, est considérée depuis les temps les plus immémoriaux comme étant le lieu de l’être Humain et de la branche des Hominidés, c’est-à-dire le berceau de l’humanité. L’Afrique est le deuxième continent au monde de par sa population et le deuxième (ou le troisième si l’on considère l’Amérique comme formée de deux continents) par sa superficie, après l’Asie. D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique couvre 6,0 % de la surface terrestre, et 20,3 % de la surface des terres émergées[]. Avec une population de 944 000 000 habitants (mi 2007)[], les Africains représentent 14 % de la population mondiale. Le continent est bordé par la mer Méditerranée au nord, le canal de Suez et la mer Rouge au nord-est, l’ océan Indien au sud-est et l’ océan Atlantique à l’ouest. Depuis lors, les pays Africains oscillent entre guerres civiles et processus de démocratisation, dont les aléas sont souvent liés aux stratégies des firmes multinationales et la lutte d’influence que se livrent en Afrique, les Etats-Unis et
la France essentiellement. 
Par ailleurs, les aspirations nationales africaines menèrent aux indépendances ; celles-ci s’étalèrent de 1910 à 1975 suivant les pays. Les régimes qui s’installèrent ne furent pas démocratiques et peinèrent à développer leurs pays. L’Afrique fut jusqu’aux années 1990 instrumentalisées par les puissances de la guerre froide. 

Ainsi, le continent Africain est l’objet de convoitises multiples des puissances occidentales et le lieu de rivalités entre elles. Cependant, le problème de la criminalité en Afrique et de son évolution depuis les indépendances est d’une importance capitale et pose de récurrents débats. La criminalité se définie comme un ensemble d’actes criminels et délictueux commis dans un groupe donné à une époque donnée. Et, l’évolution ici est entendue comme un ensemble de changements subis au cours des temps. (cf. ; le Petit Larousse 2008). Tout au long de notre étude, il ne sera pas question de faire une analyse de la criminalité avant les indépendances, pour ne point parler de la traite négrière et de l’Apartheid en Afrique du Sud, ni de la criminalité pendant les indépendances qui était plus liée aux revendications politique avec la déportation de certains opposants politiques à l’instar de Médine Ben Bartas au Maroc, de Patrice Lumumba au Congo-Kinshasa, de Fily Dabo Cissoko au Mali de Diallo Théry en Guinée Conakry, et Félix Mouniè au Cameroun pour ne citer que ceux-là. Une telle conception du sujet, serait tout à fait erronée dans ce sens qu’elle ne nous aiderait pas à mieux appréhender notre travail. 

Pour exprimer cette idée, nous nous focaliserons sur l’évolution, les origines de la criminalité et, de ces conséquences au sein de la société. Car la criminalité est rarement un phénomène isolé. C’est l’un de toute une série de cofacteurs liés au sous-développement, tous présents en Afrique. Il va s’en dire, qu’un tel sujet revêt un intérêt pratique plutôt que théorique car les gouvernements Africains jusqu’à nos jours ne ménagent aucun effort pour un processus de démocratisation fiable. Pour rendre compte de la complexité de notre travail, nous passerons en revue les points les plus pertinents afin de mieux cerner notre sujet. Notre plan se définira autours de deux (2) grands axes majeurs. Nous partirons de la genèse c’est-à-dire le problème de la criminalité en Afrique et ses composantes (Chapitre I). Pour enfin dégager ces impacts sur le développement (Chapitre II). 

I- Le problème de la criminalité en Afrique et ses composantes. Comme précédemment annoncer, la criminalité en Afrique est le fruit d’une longue évolution historique. Ainsi, nous évoquerons les origines(A), les causes (B) et enfin ces composantes (C). A- Les Origines de la Criminalité en Afrique. L’Afrique a souffert d’une longue histoire d’exploitation marquée successivement par la traite d’esclaves, de la colonisation et plus récemment de la manipulation héritée de la guerre froide. 

L’augmentation du commerce et des transports internationaux a fait de l’Afrique en raison de sa faible capacité de maintenir l’ordre et de ses agents publics mal payés un endroit idéal pour l’extraction et le transit d’un certain nombre de produits illicites. Ainsi donc, l’Afrique sert de plus en plus un lieu de passage pour les drogues et les produits illicites destinés à d’autres marchés. Les minerais, le bois, le pétrole etc. font l’objet d’une extraction illégale sur le continent et les zones de conflits sont les destinations privilégiées d’armes à feu ; sans oublier le trafic des enfants, comme on n’a pu le constater récemment au Tchad avec la fameuse histoire de l’Arche de Zoé. Les enfants soldats en République Démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda. Ce fléau a eu des conséquences fâcheuses dans certains pays d’Afrique tel est le cas de la région des grands lacs,
la Sierra Leone etc. dont les causes seront énumérées en avale. 
B- Les causes de la criminalité Ce paragraphe touche les facteurs sociaux liés à la criminalité. Il s’agit entre autres : Les inégalités de revenus; une démographique jeune de la population ; l’urbanisation ; Un système judicaire défaillant ; la prolifération des armes a feu du aux nombreuses guerres civiles 

Les inégalités : L’Afrique est le continent le plus pauvre du monde. La totalité de son PIB est inférieur à celui de l’Espagne, alors qu’elle a une population 20 fois supérieure. Le PIB en Afrique subsaharienne est de 1,70 alors que la moyenne mondiale est de 7,804. En Afrique, l’on trouve les pays où il existe les plus grandes inégalités dans le monde. Ainsi donc, 10% de personnes les plus riches d’Afrique gagnent en moyenne 31 fois plus que les 10% les plus pauvres, alors que la moyenne mondiale est de 21 fois. Selon un rapport de
la Banque mondiale, une privation relative «crée des tensions sociales, les personnes défavorisées se sentent dépossédées lorsqu’elles se comparent aux plus riches», et donc «les Pauvres recherchent des compensations par tous les moyens, y compris en commettant des Crimes aussi bien contre les pauvres que contre les riches» 
Le Problème de la population jeune : L’Afrique a la population la plus jeune du monde, -43 % de la population du continent a moins de 15 ans. Une population jeune est un atout considérable mais peut aussi être une source de vulnérabilité sociale. Dans le monde entier, la plupart des crimes sont commis par des adolescents et de jeunes adultes de sexe masculin. De plus les taux concernant la fréquentation scolaire sont très faibles en Afrique Subsaharienne qui est de 44% alors qu’en comparaison les états Arabes est de 60% et en Amérique Latine et Caraïbes de 81%. Selon une étude de l’Agence canadienne pour le développement international, il apparait que c’est en Afrique que le taux de natalité continue de s’accroitre. Cette étude se vérifie car la mentalité africaine veut que l’on fasse beaucoup d’enfants, pour espérer voir survivre quelque uns et aussi pour voir un enfant réussir et les sortir de la misère. Tous ces faits nous poussent à croire que, cette jeunesse désoeuvrée risque de se trouver impliquée dans une activité criminelle. Urbanisation : L’urbanisation rapide, un facteur qui combine les éléments de la densité de la population, les chocs culturels et l’instabilité des populations, est également étroitement liée aux taux de la criminalité. L’Afrique s’urbanise à un rythme qui avoisine 4% chaque année, soit près de deux fois la moyenne mondiale. Partout dans le monde, la criminalité est plus importante dans les villes que dans les zones rurales, avec des taux qui augmentent généralement, en fonction de la taille de la ville. L’Afrique ne semble pas être une exception. Le problème des implantations informelles autour des villes se pose dans de nombreuses villes africaines, et sont un défi pour la sécurité. 

Les faibles moyens de la justice pénale : Comme l’on pourrait s’y attendre, il existe une corrélation significative entre le montant des ressources qu’un pays alloue à la justice pénale et son revenu national. Même si les états ne mettent pas la priorité sur les dépenses pour le maintien de l’ordre et la sécurité publique , il devrait y avoir un seuil au dessous duquel on ne peut s’attendre à ce que le système de justice pénale puisse efficacement décourager les futurs délinquants, mettre hors d’état de nuire les récidivistes ou réintégrer les anciens délinquants.  Par exemple, de grands débats encours sur l’importance des forces de police requises pour efficacement lutter contre la criminalité. Dans l’ensemble, le ratio police population en Afrique est sensiblement inférieur à celui de toutes les autres régions du monde, et, dans certains pays, le nombre des policiers est extrêmement faible. Lorsque la police est jugée corrompue, incompétente ou mal équipée, les populations prennent des mesures pour se protéger elles-mêmes. Pour les riches, cela signifie généralement, investir dans des services privés de sécurité. Pour les pauvres, cela peut signifier un retour à des formes traditionnelles de la justice ou des recours aux groupes d’auto défense, qui peuvent par la suite créer des dérives. 

La prolifération des armes à feu : L’Afrique a connu ces dernières décennies, plus de conflits que n’importe quelle autre région. Les conflits et la criminalité sont intimement liés. Les pays qui sortent d’un conflit peuvent s’attendre à une forte incidence de criminalité : Traumatisme psychologique ; catastrophes et déplacements ; persistance des comportements de guerre ; disparition de l’autorité etc. 

C- Les Composantes :  Il s’agira ici de voir les différentes composantes de la criminalité qui sont réparties au nombre de trois (3) : La criminalité organisée (trafic de drogue …) ; La corruption ; la criminalité conventionnelle (meurtres, vols …). 

La criminalité organisée : La criminalité organisée est un phénomène virulent qui exploite immédiatement les failles des mécanismes mondiaux d’applications des lois. L’Afrique paraît être particulièrement vulnérable du aux manques de ressources, le manque de moyens, de la corruption, du bas niveau de vie, de l’impunité qui sévit favorise l’émergence de la criminalité organisée. Voici une liste non exhaustive des crimes organisés qui sévissent sur le continent africain : Trafic de drogues ; traite des être humains ; le trafic à arme à feu ; la contrebande des ressources naturelles, braconnage et crime contre l’environnement ; le blanchiment d’argent. 

La corruption : L’expression « corruption » englobe des infractions extrêmement diverses allant du détournement de deniers publics à un échelon très élevé à la remise contre des pots-de-vin de documents ou de permis. La forme de corruption la plus communément rencontrée revêt la forme d’un paiement de pots-de-vin à des agents publics pour influencer leurs actes. La corruption apparaît comme particulièrement généralisée en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.  La criminalité conventionnelle : L’expression « criminalité » fait penser à une série de crimes, notamment les meurtres, le viol, le banditisme et le vol à main armée. On les qualifie de « crimes conventionnels » pour ne pas les confondre avec les crimes qui ont récemment émergés et pour lesquels des sanctions sont prévues aux termes d’une législation spéciale, comme les différentes formes de la criminalité organisée. En résumé, tous les indicateurs disponibles laissent supposer que l’Afrique souffre des niveaux très élevés de la violence criminelle. Le fait que toutes ces sources s’accordent sur la situation de la criminalité violente en Afrique devrait être pris au sérieux. 

II- L’Impact de la criminalité sur le développement en Afrique. Les conséquences de la criminalité sur l’épanouissement du continent Africain et qui favorisent le sous-développement sont multiples et de divers ordres. C’est ainsi que l’on constate les impacts dans le secteur social et humain (A), l’impact économique (B), et enfin l’impact lié à la bonne gouvernance (C). A- Impact social et Humain L’impact de la criminalité dans ce secteur nous laisse perplexe, car il est à noter que la criminalité peut avoir une incidence beaucoup plus forte sur la vie des citoyens dans les pays pauvres que dans les pays riches. Le commun des mortels en Afrique est plus que jamais exposé à des fortes violations, le plus souvent liées à un manque de conditions nécessaire pour son épanouissement. Et, cela freine la mise en oeuvre effective de certains droits (Les droits économiques, socioculturels, les droits civils et politique). Egalement, des blessures consécutives à des actes de violence peuvent avoir un effet catastrophique pour des gens qui gagnent leur vie en travaillant de leurs mains et n’ont qu’un accès limité aux soins. Le vol, en particulier lorsqu’il s’agit de biens productifs comme le bétail, peut priver des familles entières de leurs moyens de subsistance. La criminalité nuit à la qualité de vie et peut contribuer à l’émigration des travailleurs spécialisés. Donc, l’obligation la plus fondamentale de l’Etat consiste à assurer la sécurité de ces citoyens et favoriser un bon niveau de vie sociale. Et, lorsqu’il n’est pas à mesure de remplir cette obligation pire lorsqu’il assure la protection de certains groupes et pas d’autre, les populations réclament à juste titre le droit d’utilisé la force ou la violence. 

Par ailleurs, en entravant la liberté de mouvement, la criminalité réduit l’accès à l’emploi, le fonctionnement des petites et moyennes entreprises et des activités éducatives. Inévitablement, tout ceci cause un frein à l’activité économique.  B- L’Impact économique Nous pouvons dégager quatre (4) grands axes de l’impact de la criminalité sur l’économie. Il s’agira de : La peur des africains eux-mêmes d’investir ; la sécurité des personnes et des avoirs investis en Afrique ; la corruption  sans oublier le secteur du tourisme. La peur des africains a investir en Afrique : L’une des raisons qui explique que l’investissement direct étranger soit si important pour l’Afrique est que les Africains choisissent de placer leur richesse à l’étranger. C’est en Afrique que la fuite des capitaux est la plus forte, 40 % des portefeuilles privés étant détenus hors du continent: si l’Afrique parvenait à faire revenir cet élément de la richesse privée, le volume total du capital privé augmenterait des deux tiers environ. On estime que la fuite des capitaux réduit le PIB du continent de quelque 16 %. 

La sécurité des personnes et des avoirs investis en Afrique : La sécurité un réel sujet de préoccupation pour les hommes d’affaires étrangers. Plus de 29% des hommes d’affaires ont jugé que la criminalité était un obstacle majeur à l’investissement, soit une proportion de moitié supérieure à la moyenne mondiale. Entre 11 et 80% des personnes interrogées dans chaque pays ont indiqué qu’ils avaient subi des pertes directes en raison de la criminalité, et les coûts de ces pertes représentaient entre 2 et 12% du total des ventes. 


La Corruption : La corruption est certainement une source de préoccupation encore plus grande pour les investisseurs, et ses conséquences néfastes sur l’investissement ne sont plus à démontrer. Dans une étude de
la Banque mondiale portant sur huit pays d’Afrique subsaharienne, la corruption est classée en tête des obstacles à l’activité économique en Afrique, avant les impôts, les problèmes d’infrastructure et l’inflation. Les entreprises perdent l’équivalent de 2 % à 9 % de chiffre d’affaires en pots-de-vin. La corruption décourage donc l’investissement, mais peut-être pas autant qu’un autre formidable obstacle à l’activité économique en Afrique: les formalités administratives. Si la corrélation avec la corruption perçue n’est pas parfaite, il n’en reste pas moins que les pays qui sont généralement considérés comme les moins corrompus du continent sont ceux qui, soit prévoient le moins de démarches (Tunisie), soit imposent les délais d’attente les plus courts (Tunisie, Botswana), tandis que les pays considérés comme les plus corrompus (Nigeria, Tchad, République démocratique du Congo, Angola, Côte d’Ivoire, Cameroun) imposent de nombreuses démarches ou des délais très longs, voire les deux. Paradoxalement, les pays très pauvres ont parfois des administrations très lourdes. 

La criminalité freine le tourisme : Les agressions contre les touristes portent préjudice à l’industrie du tourisme. Les mises en garde contre la criminalité occupent une place importante dans les brochures touristiques de la plupart des pays africains et des conseils sur la sécurité sont régulièrement publiés par les Consulats pour éviter aux touristes de se rendre dans certaines destinations sur le continent. Malgré tous ces problèmes, le tourisme en Afrique continue de se développer, mais il se porterait sans doute beaucoup mieux, si le continent était perçu comme une destination sûre. 

C- L’Impact sur la gouvernance La gouvernance se définie au regard des principes suivants : La décentralisation de l’Etat ; La lutte contre la corruption ; l’impartialité du système judiciaire ; la démocratie participative. Il est à noter que dans certains pays Africains la décentration est en cours de processus. Les populations n’ont jusque là pas intégrer la notion de transfert de compétence. Au regard de tout ce qui précède la bonne gouvernance est mise en mal par l’absence d’une justice saine et équitable et la corruption généralisée. 

En Afrique, une frange de la population n’a pas confiance en la justice et la justice ne fait confiance qu’à l’argent, ce qui constitue sans doute un frein à la bonne gouvernance. Les populations n’ayant pas confiance aux gouvernants ne participent pas aux échéances électorales d’où l’échec de la démocratie participative. Conclusion En sommes, il ressort de ce travail que la criminalité à des effets néfastes sur la société. Il nous a permis de cibler les origines, les causes et l’impact de la criminalité sur le développement économique, et socioculturel du continent. 

Pour endiguer ce fléau, des efforts ont été préconisés et des recommandations faites au nombre desquelles, nous citerons : développer les connaissances dans un premier temps ; aider les gouvernements à garantir la sécurité efficacité et intégrité ; briser le lien entre la criminalité et les conflits ; prévoir des mesures de préventions de la criminalité dans l’intervention au niveau local, associer les entreprises privées à la solution. En effet, rien ne sert de prendre des mesures si elles ne sont pas appliquées avec rigueur. Il revient à dire, que la première recommandation peut être efficace, mais à une seule condition la communauté internationale devrait mettre une forte pression sur les Etats africains afin qu’ils prennent en compte les données de la criminalité et qu’ils les considèrent comme des indicateurs du développement. Ces pressions pourront être exercées lors de l’octroie des subventions. De plus, lorsque la criminalité est ciblée dans un pays Africain, il ne suffira d’envoyer les aides mais plutôt de renforcer la capacité des acteurs locaux et mettre en place une équipe dynamique pour le suivi régulier des opérations. S’agissant de l’aide aux gouvernements à garantir la sécurité efficacité et l’intégrité. Rappelons, qu’il convient tout d’abord à l’opinion internationale d’octroyer des aides aux dirigeants qui prônent la bonne gouvernance, car il n’est pas sans ignorer que la plupart des gouvernements africains sont corrompus et le fait que l’aide provienne de l’occident on croirait à une sorte d’encouragement de ces bailleurs de fonds qui savent autant bien que ces dirigeants ne participent pas à l’épanouissement de leur contient. Et, ces aides sont pour la plupart allouées aux prestations personnelles. Cela prouve une complicité de la communauté internationale à encourager ces Etats dans la marche vers la criminalité. 

En ce qui concerne, le fait de briser le lien entre la criminalité et les conflits, ici, mettant en place un gouvernement d’union nationale répondant aux aspirations de la population. Concernant des mesures de préventions de la criminalité dans l’intervention au niveau local, il s’agira de fournir des forces de sécurité en moyen Humain, matériel et logistique adéquats car les trafiquants profitent de la faiblesse des forces de sécurité au niveau des frontières pour acheminer des produits illicites où des armes à feu. Associer les entreprises privées à la solution. Il est question, tout d’abord de lutter efficacement contre la criminalité, et associer les entreprises privées à investir tout en garantissant la sécurité des biens en prenant l’Etat comme garant. Par ailleurs, s’agissant toujours de ce point, il serait souhaitable de réduire les coûts fiscaux pour les investisseurs étrangers en leur soumettant des travaux de développent en guise de compensation dans le but unique de contourner la corruption. Enfin, une dernière solution proposée lors de notre exposé oral, il faudrait mettre en place un organe de répression supra étatique qui se chargerait de contrôler les différentes actions. Et nous pouvons également ajouter, l’exploitation des ressources humaines internes qui sont à la disposition des états et qui sont très mal exploités. A noter, l’organisation de la société civile dans le processus d’appui ; la protection de la presse et des journalistes. A cet effet, il est important de mettre les moyens financiers et matériels pour que ces organes soient les plus indépendants possibles. 

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DU 11 MARS AU 15 AVRIL :LE MOIS CONTRE LA FRANCAFRIQUE – DE SURVIE PARIS ILE-DE-FRANCE

Posté par issopha le 11 mars 2009

PROGRAMME DE MARS

DE SURVIE PARIS ILE-DE-FRANCE

DU 15 MARS AU 15 AVRIL :

MOIS CONTRE LA FRANCAFRIQUE

www.survie-paris.org/agenda-survie-paris

DU 11 MARS AU 15 AVRIL :LE MOIS CONTRE LA FRANCAFRIQUE - DE SURVIE PARIS ILE-DE-FRANCE dans ACTIONS CITOYENNES


Bonjour,Survie vous invite à participer à la campagne contre le référendum de Mayotte le 29 mars. Pétition en ligne:
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=fr&ref_campagne=11

Survie Paris Ile-de-France vous signale la campagne internet pour la vérité dans l »affaire Bruno Ossébi au Congo-Brazzaville

Pour y participer, vous pouvez vous connecter sur la page web du groupe d’activistes:
http://www.facebook.com/group.php?gid=56294956990

Plus d’informations sur le site www.survie-paris.org
A très bientôt,
Le CA Survie Paris Ile-de-France
contact@survie-paris.org
PS: La citation du mois:  » Vous parlez enfin de soutien aux dictatures. Non ! Tous les pays que nous soutenons ne sont pas dans ce cas … »,

Bernard Kouchner, Assemblée nationale, 28 Janvier 2009,

Débat – Autorisation de prolongation de cinq interventions des forces armées à l’étranger.

* * *

Chaque lundi de 17h30 à 19h !


Survie Paris à la radio : « Paris Françafrique », sur FPP 106,3 FM
L’émission radio de Survie et des luttes contre la Françafrique.


http://www.survie-paris.org/agenda-survie-paris/article/paris-francafrique-l-emission


programme N°9: Lundi 9 mars – Artistes unis contre la Francafrique :Sams’k Le Jah (Burkina Faso) Apkass (Congo-K)


programme N°10: Lundi 16 mars – Paris Françafrique reçoit Denis Robert et Alain Deneault auteur Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique

A suivre… Angolagate avec Thierry Brugvin - Noir Canada
Sur 106.3 FM ou sur Internet :
www.rfpp.net


Retrouvez aussi l’émission en écoute sur Afriradio.net :
http://www.afriradio.net/

* * *AGENDA

Du 11 mars au 15 avril
Le Mois contre la Françafrique

Mercredi 11 mars, 19h45
Les sociétés minières dans la Mafiafrique. Le Canada comme paradis judiciaire.
 

avec Alain Deneault auteur de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique,

Vincent Munié, spécialiste des Grands Lacs à Survie, et

Eve Tessera de l’association de juristes Sherpa.

Au FIAP Jean Monnet, salle Bruxelles, 30 rue Cabanis, 14e, M° Glacière

Le Canada, comme ancienne colonie, a permis l’aménagement de structures économiques et juridiques permettant à de grandes sociétés d’exploiter massivement, sur son territoire, les ressources naturelles. Cette expertise coloniale, notamment dans le domaine minier, s’est affinée au point de faire du Canada le pôle de prédilection des sociétés minières mondiales. Le Canada permet ainsi, à la manière d’un paradis judiciaire, d’aménager un espace financier de choix au profit de sociétés minières et autres présentes en Afrique.

http://www.survie-paris.org/agenda-survie-paris/article/mercredi-11-mars-19h45-les

http://slapp.ecosociete.org/

Samedi 14 mars, 17h + 20h, (programme à confirmer)


Avec Duval MC, ouverture mois contre la françafrique de Survie Paris Ile-de-France
avec fanfare Vroum, au Rigoletto, 337 rue de Belleville, 19e, 1 euro minimum, table de presse Survie.

17h, projection débat sur la Francafrique et les résistances africaines (à confirmer)


Fratricide au Burkina, Thomas Sankara et la Françafrique Thuy-Tiên Ho (et Didier Mauro), docu, 52min, 2006, DVD ou Thomas Sankara, l’homme intègre Robin Shuffield, docu, 52min, 2006, DVD
Débat avec Sams’K le Jah et Bruno Jaffré (sous-réserve)

20h Concert Vroum + Duval MC

Du 12 au 15 Mars

Duval MC qui a participé à la compilation Survie ‘Décolonisons’ est en concert à Paris:

Jeudi 12 mars, 20h30, avec MAP (quasiment complet le 24.2), au Trois Baudets, 2 rue Coustou, 18e, 15euros avec table de presse Survie

Vendredi 13 mars, 19h, avec Nixon & the Jazzconrad Musicians (hip hop jazz), au Cithéa Nova, 114 rue Oberkampf, 11e, M° Parmentier ou Menilmontant, 5euros


Dimanche 15 mars, 18h, avec DJ Luke Sky, au Cannibale Café, 93 Rue Jean-Pierre Timbaud, 11e, gratuit

www.duvalmc.com.

Jeudi 19 mars, 19h

Vers la fin des paradis fiscaux ?
à la Maison des Associations du 3e, 5 rue Perrée, M° République / Temple

Avec Alain Deneault auteur de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique
Alors que les journaux titrent régulièrement ces jours-ci : « Les paradis fiscaux dans le collimateur du G20 et de l’Union européenne », une soirée pour faire le point sur l’actualité des Paradis Fiscaux : avec Alain Deneault, auteur de travaux sur les Paradis Fiscaux.

Samedi 21 mars, 16h-23h

Concert-débat ‘Sarkozy, Business et dictatures’
En françafrique décomplexée, les affaires continuent
avec

  • Samuel Foutoyet auteur de ‘Sarkozy et la françafrique décomplexée’,
  • Olivier Thimonier Sec. G.al Survie

  • Sams’K le Jah (reggae, Burkina Faso), Jam, Slam, Apkass, Slam et hip-hop-jazz-soul
    A l’Olympic Café, 20 rue Léon, M° Marcadet Poissonnière


  • 16h Slam et poésie avec Jam et Apkass


  • 16h45-18h45 Débat ‘Pétrole et dictatures, où est la rupture ?’


  • Le scandale des Biens Mal Acquis a mis en lumière la spoliation par les régimes dictatoriaux de la françafrique dont sont victimes les populations. Le vétéran dictateur au Gabon semble à bout de souffle, des élections périlleuses auront lieu en juillet au Congo-Brazzaville. Une partie du pétrole de Total provient toujours de ces pays au coeur de la Françafrique , alors le business se déplace aussi en Angola ou ailleurs. Quelle chance y-a-t-il d’arrêter le pillage des ressources naturelles et de voir naître la démocratie tant que l’opacité perdure sur les contrats pétroliers ? Où en sont les résistances africaines aujourd’hui ? avec

  • Olivier Thimonier, Secrétaire Général de Survie qui présentera la campagne Diplomatie Business et Dictature de Survie,

  • Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora , et

  • Michel Roy du Secours Catholique pour le collectif Publiez Ce Que Vous Payez. Survie et le Secours Catholique font partie de la Plateforme citoyenne France Afrique qui a publié le « Livre blanc. Pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente », Ed. L’Harmattan, 2007. « Publiez ce que vous payez » est une coalition de plus de 350 organisations de la société civile, qui lutte pour la publication par les compagnies extractives du montant des versements qu’elles font aux Etats. 18h45 Pause repas (Le café est restaurant)


  • 19h30 Concert Sams’K le jah, reggae, Burkina Faso (et sous réserve Sira Camara, chanson)


  • 20h30 Débat ‘Sarkozy et la françafrique décompléxée’ avec Samuel Foutoyet de Survie, auteur du livre ‘Sarkozy et la françafrique décompléxée’ (2009), intervention de Sams’K sur la situation au Burkina Faso.


  • 22h Concert Apkass, hip-hop, soul, jazz


  • Métaphore des indépendances confisquées, regard d’un jeune africain sur la terre qui l’a vue naître, odyssée musicale au confluent du hip-hop, de la soul, du jazz, et des sonorités africaines.
    http://www.apkass.com

 

Jeudi 26 mars

2e rencontre ‘Un nouveau cycle de luttes sociales et politiques en Afrique sub-saharienne: Assurer des élections transparentes

au CICP, 21 ter rue Voltaire, 11e, M° Nation / Rue des Boullets

Organisé par Survie Paris Ile-de-France, le Cedetim, le site Libération Afrique.
Suite à la première soirée organisée par le CEDETIM, une seconde soirée pour aborder plus en profondeur la question des solidarités à mettre en place vis à vis des résistances sur le continent africain… Que réserve cette année à l’Afrique avec neuf élections présidentielles en préparation ? Sud-Africains, Algériens, Angolais, Congolais de Brazzaville, Ivoiriens, Equato-guinéens, Mozambicains, Nigériens et Tunisiens iront aux urnes cette année pour élire leurs chefs d’Etat respectifs. Sans rien enlever à l’intérêt que représente une élection présidentielle dans chaque pays où elle a lieu, les cas de l’Afrique du Sud et de la Côte d’Ivoire sortent quand même du lot parmi les neuf scrutins attendus en 2009 sur le continent. Sont invitées à participer les associations de la diaspora, les assocaitions CADTM et “Publiez Ce Que Vous Payez” et les associations membres de la Plateforme Citoyenne France Afrique: Survie, Peuples Solidaires, CCFD, Secours Catholique, Oxfam, Foi et justice, et CRID.

Samedi 28 mars, 15h

Comores: journée carton rouge à la France, rassemblement au Trocadéro à la veille du référendum pour la départementalisation de Mayotte/Maoré.

Rassemblement organisé par le Collectif des Associations et Amis des Comores (CAAC Comores) avec le soutien de plusieurs associations dont Survie et Survie Paris Ile-de-France. Rendez-vous à confirmer sur www.survie-paris.org car le 28 mars tombe pendant le voyage de Sarkozy en Afrique et pourrait être aussi une date de manifestation de revendication en lien avec ce voyage (contre la Françafrique, entre autre).Autour du 7 avril

15e anniversaire du génocide des tutsis au Rwanda

Le 7, Rassemblement Trocadero, 15h et cérémonie du souvenir 19 à 23h, 62 rue Marcadet, 18e.


Programme à préciserJeudi 9 avril

Discussion sur les complicités françaises dans le génocide des tutsis au Rwanda en 1994

à la Maison des Associations du 3e, 5 rue Perrée, M° République / Temple


A l’occasion de la commémoration du génocide des tutsis en 1994, Survie Paris Ile-de-France invite a une discussion en lien avec l’actualité. En particulier sera évoqué le colloque, non ouvert, à l’Assemblée nationale sur les thèmes de la vérité, de la justice, la réforme de la politique de la France en Afrique, et la démocratisation du fonctionnement des institutions, colloque organisé par le groupe ‘Rwanda’ de Survie le mercredi 8 avril. Quelles sont les évolutions politiques entre la France et le Rwanda? Quelles sont les actions en cours pour obtenir la vérité et la justice, les revendications actuelles?
* * *

Zone Libre avec Casey et Hamé de la rumeur
Survie Paris tiendra une table de presse.
Samedi 7 avril, 20h, au Point Ephémère, 200, quai Valmy,
www.pointephemere.org, Tarif : 16.7€* * *

Plus d’informations sur le site www.survie-paris.org

 

 

 

t117 dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE Noir Canada
Pillage, corruption et criminalité en Afrique


Alain Deneault
(Avec Delphine Abadie et William Sacher)

Photo de la couverture : Presse canadienne

ISBN 978-2-923165-42-4  
352 pages  
34$


S’il ne s’agissait pas de faits scrupuleusement recensés et vérifiés, ce livre serait un roman noir, un thriller économique qui fait froid dans le dos. Les horreurs ici rassemblées provoquent des hauts le coeur. Malheureusement, ce Noir Canada existe bel et bien et cet ouvrage se donne pour mission et devoir d’informer les citoyenNEs canadienNEs sur les agissements hautement critiquables des sociétés minières et pétrolifères canadiennes en Afrique.*

En dénonçant de nombreux abus qualifiables de crimes commis par ces sociétés privées, Alain Deneault s’attaque à l’image factice répandue sur la scène internationale d’un Canada intrinsèquement pacifiste, bon et généreux. Il recense avec soin et précision les nombreux cas (déjà rapportés ailleurs dans le monde par plusieurs ONG, journalistes, analystes ainsi qu’experts de l’ONU) dans lesquels les sociétés canadiennes se rendent coupables de corruption, de pillage institutionnalisé des ressources minières ou pétrolières des pays africains, et attisent ou maintiennent l’instabilité et les conflits pour obtenir de juteux contrats. La liste est longue : ingérence politique et contrats outrancièrement avantageux dans la fragile République démocratique du Congo, partenariats avec les seigneurs de guerre, vendeurs d’armes et mercenaires de la région à feu et à sang des Grands Lacs, collusions mafieuses dans l’Ouganda voisin, mineurs enterrés vifs en Tanzanie, empoisonnement massif et « génocide involontaire » au Mali, expropriations brutales au Ghana, transformation des Ivoiriens en cobayes pharmaceutiques, barrages hydroélectriques dévastateurs au Sénégal, privatisation sauvage du transport ferroviaire en Afrique de l’Ouest…

Ces abus sont rendus possibles par un soutien sans faille du gouvernement canadien. L’auteur décrit avec lucidité et ironie toute l’architecture d’un système politique et financier honteux dans lequel le Canada joue le rôle d’un véritable « paradis judiciaire » pour de nombreuses compagnies. La Bourse de Toronto, extrêmement permissive, est taillée sur mesure pour les compagnies minières et pétrolifères mondiales accueillies à bras ouverts par un gouvernement qui leur offre une couverture juridique quant aux abus qu’elles commettent à l’étranger. Ce soutien économique ne va pas sans un soutien diplomatique et politique dont ont fait preuve d’ex-premiers ministres se targuant d’être « amis de l’Afrique », tel que Jean Chrétien. Pourtant vierge de tout passé colonialiste, le Canada, notamment avec l’aide de l’ACDI, maintient l’Afrique dans un état de dépendance post-coloniale.
Le public canadien doit être informé des abus qui sont commis en son nom et qu’il se trouve à financer parfois lui-même, via les placements de ses gouvernements, ses portefeuilles d’actions privés, ses REÉR ou ses cotisations à des fonds de retraite.

En Afrique, comme au Canada, les sociétés privées obéissent à une même logique : prendre possession des ressources d’un pays pour une bouchée de pain puis en tirer des profits financiers colossaux sur les places boursières, pour enfin inscrire les actifs dans des paradis fiscaux. Ce système se résume à un déni profond de la souveraineté politique des États de droit et cela, au final, ne profite ni aux Africains, ni aux Canadiens.

Alain Deneault anime le collectif Ressources d’Afrique. Il est titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université de Paris-VIII et mène aujourd’hui des recherches en sociologie à l’UQAM. Ses recherches et publications portent sur la fonction sociale, conceptuelle, psychique et esthétique de l’argent ; les notions relatives au développement en Afrique de même que les concepts fondamentaux de la philosophie politique jaugés au regard des réalités financières offshore. Alain Deneault a fait paraître des articles dans de nombreuses revues scientifiques (Global Crime, Mouvements, Le Coq héron…) de même que dans des publications politiques telles que Billets d’Afrique, À bâbord !, ou encore dans Le Devoir. Il est l’auteur de Paul Martin et compagnies, Soixante thèses sur l’alégalité des paradis fiscaux (VLB, 2004).

 

* Il s’entend que toutes les lignes de cet ouvrage restent, au sens juridique, des allégations. Celles-ci nous proviennent de sources crédibles et réputées, de Goma à Kinshasa, en passant par Berlin, Bruxelles, Londres, Paris, New York, Washington, Toronto, Ottawa ou Montréal. Il s’agit de données relevées dans des rapports d’organisations reconnues, articles d’organes de presse réputés, mémoires consignés par des autorités dans le cadre d’auditions d’experts, documentaires fouillés et témoignages circonstanciés. Le plus souvent, ces données se sont recoupées. Leur nombre est effarant.
En réalité, un tel rapport sur le rôle du Canada en Afrique existait déjà. Il suffisait d’en colliger les données et de les analyser.
Ces allégations, ceux qui voudront les réfuter en bloc n’éviteront pas de donner eux-mêmes dans une théorie du complot qu’ils feindront précisément de dénoncer. Mais l’idée que tous ces témoins, reporters, acteurs sociaux médiraient à l’unisson contre d’honnêtes Canadiens qui oeuvrent pour la croissance de l’Afrique, manquera tout simplement de sérieux.
Ces allégations dont nous faisons la synthèse, nous ne prétendons pas les fonder au-delà des travaux qui les ont avancées. Et nous avons cité la contrepartie de sociétés visées par ces documents tous déjà rendus publics du moment que celles-ci y avaient également réagi publiquement.
Il ne serait pas convenable d’exiger d’un collectif d’auteurs sans financement d’aller sur tous ces sujets au-delà de ceux qui les ont déjà péniblement mis au jour dans leurs efforts respectifs. C’est d’ailleurs en ce sens que se formule notre seule requête auprès des autorités publiques, si elles donnent encore quelques raisons d’espérer d’elles, soit d’instaurer une commission dont l’indépendance des membres serait au-dessus de tout soupçon pour faire le point sur les effets des investissements politiques, industriels et financiers en Afrique depuis une vingtaine d’années.

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Comment vont les entreprises françaises en Afrique ? L’Afrique reste très rentable pour les entrepreneurs

Posté par issopha le 8 février 2009

Comment vont les entreprises françaises en Afrique ?

L’Afrique reste très rentable pour les entrepreneurs

International Magazine – Linternationalmagazine.com – Emmanuel Tixier , publié le 23/04/2008

L'Afrique reste très rentable pour les entrepreneurs
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Pour son 19ème rapport, le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) souligne la richesse indiscutable du continent le plus pauvre au monde et l’opportunité d’y investir. Malgré des zones d’ombres persistantes, à commencer par la corruption…

Un continent qui séduit malgré ses « vieux démons »

36 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2006… Jamais on n’avait autant misé sur le continent le plus pauvre du monde ! En 2004, le montant des IDE en Afrique était moitié moins élevé.

La preuve que l’attrait pour le Continent noir se confirme et s’accélère ces dernières années. La raison ? L’intérêt pour les richesses naturelles généreuses du continent s’est considérablement accru, et le climat économico-politique s’y améliore.

Les chiffres (2007) de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) inaugurent le rapport 2008 du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) sur un air étonnamment positif. Mais ne pas s’y tromper : en réalité, pour sa 19ème édition, le document du CIAN, publié par Le Moci, se veut « sévère, mais juste ». Car après les bonnes nouvelles – un taux de croissance continental à 5,7 % en 2006 (soit plus du double de la croissance de la zone euro, à 2,7 %) et des Etats, notamment pétroliers, qui n’ont jamais été aussi riches – vient le temps de la nuance et de la leçon : l’Afrique va mieux, mais elle pourrait aller davantage si le climat des affaires s’y normalisait sérieusement. Si les chiffres de la Cnuced sont positifs, tous ces indicateurs « sont valables à un instant T », précise l’organisation patronale.

La particularité du rapport du CIAN est surtout de refléter le sentiment des entrepreneurs français installés sur le Continent, et de laisser présager de leur confiance, ou pas, dans la pérennité de leurs affaires. Or cette année, le baromètre CIAN, auquel ont participé près de 400 entrepreneurs affiliés, révèle « une image très moyenne et souvent médiocre de l’environnement qui accompagne les affaires en Afrique ». « L’osmose du développement n’est possible qu’avec un secteur privé dynamique et un Etat fort qui fait respecter le droit », souligne Anthony Bouthelier, vice-président du CIAN.

Ce sont donc les Etats « prédateurs » qui sont visés par le rapport. La carte des contrôles fiscaux, réalisée à partir des appréciations faites sur place par les entreprises, définie trois zones : le Maghreb et l’Afrique australe, où les contrôles fiscaux sont effectués sans « problème majeur » ; et entre ces deux régions, une zone où le fisc fait du zèle, voire agit de façon « complètement démentielle », à raison parfois de trois à quatre contrôles dans la même année, indique la carte. Des pays comme le Cameroun, le Mali, la Côte-d’Ivoire, la République centrafricaine ou encore la République démocratique du Congo (RDC) sont ainsi épinglés pour leur tendance au « harcèlement fiscal ».

Une Afrique toujours très plurielle

Outre les abus commis par ces autorités, se cache encore et toujours la corruption. « Finalement, le « harcèlement fiscal » est le résultat pernicieux des règles anti-corruption, qui sont de plus en plus strictes », analyse Stephen Decam, secrétaire général du CIAN. Afin de compenser leur manque à gagner, certaines administrations se montreraient plus subtiles dans l’exercice de leurs prérogatives de contrôle fiscal…

Dans le haut du tableau des pays où la corruption se fait le plus sentir : le Bénin, le Nigeria, le Tchad, la RDC, le Congo-Brazzaville, le Cameroun, le Kenya, la Côte-d’Ivoire, et même le Maroc, qui reçoit par ailleurs l’une des meilleurs notes pour son environnement propice aux affaires.

En terme d’infrastructures, le rapport observe que le réseau routier demeure faible en Afrique centrale, alors qu’il s’améliore au Maghreb. Quant aux chemins de fer, ils sont « satisfaisants » au Maghreb, mais insuffisants en Afrique de l’Ouest. Les infrastructures aéroportuaires et portuaires sont globalement convenables en Afrique de l’Ouest et au Maghreb, tout comme les télécommunications. Pour l’ensemble de l’Afrique, le rapport se satisfait de la bonne implantation du secteur bancaire.

Mais au final, le Maghreb donne la meilleure impression d’environnement favorable, suivi de l’Ouest, de l’Afrique australe, et enfin de l’Afrique centrale, qui cumulerait travail « informel », et un haut degré de corruption et de fraude.

Le paradoxe d’un continent qui séduit

Mais même dans les lieux où l’environnement économique et social semble peu propice, les entrepreneurs français font des affaires. En Côte-d’Ivoire, cinq ans après le début de la rébellion, la grande majorité des entreprises tricolores voient leurs chiffres d’affaires repartir.

Et l’intention d’investir dans ce pays a augmenté de 20 % entre 2006 et 2008. Car le contexte souvent difficile « n’empêche pas les opérateurs, moyennant de gros efforts de gestion, de poursuivre des activités prospères aux résultats plutôt satisfaisants », note le rapport, qui évoque une promesse africaine fondée sur les ressources naturelles, humaines, et le grand potentiel de croissance du continent. Ainsi, le Cameroun ou le Mali offrent « de bonnes perspectives aux entreprises ».

Selon la Cnuced, 400 milliards de dollars auraient été détournés du Continent noir, en l’espace de trente ans, soit le double de sa dette. De quoi « s’interroger sur l’impact de l’aide publique à l’Afrique », observe le président du CIAN, Gérard Pélisson.

Selon le Conseil français des investisseurs en Afrique, ce chiffre est l’occasion de réaffirmer combien le secteur privé contribue au développement. « Néanmoins, nous ne sommes pas des agences de développement, tient à rappeler Stephen Decam. Mais pour des investisseurs, l’environnement doit être attractif, et garantir la pérennité des activités. Cela passe par un développement qui doit être durable. »

Six mois d’enquête, à travers 49 pays

Pour son 19ème rapport, le CIAN a, comme chaque année, envoyé un questionnaire aux 1 000 établissements français présents en Afrique et affiliés à l’organisation patronale. 400 d’entre eux ont répondu aux 37 questions portant sur le climat des affaires, en notant de 0 à 5 l’état des infrastructures, des administrations ou encore le coût des facteurs de production. Chaque entreprise a également renseigné l’évolution de son chiffre d’affaires, de ses résultats et de ses investissements.

Profil d’Entrepreneur

Stephen Decam : « La présence chinoise a le mérite de secouer les Européens »

International Magazine – Linternationalmagazine.com – Propos recueillis par Emmanuel Tixier, publié le 19/04/2008

Stephen Decam est secrétaire général du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN).

« La présence chinoise a le mérite de secouer les Européens »
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L’Afrique va-t-elle bien ?

De par ses ressources naturelles, en pétrole, en bois ou en halieutique, l’Afrique est décidément riche. Néanmoins, il subsiste encore des freins à son développement, avec des infrastructures incomplètes, des problèmes de corruption, dont les lignes n’ont pas beaucoup changées. L’Afrique n’est certes pas le seul continent à être touché par ce fléau.

Mais la différence en Afrique est que cet argent n’y est pas réinvesti ! Pour la première fois, cette année, nous avons attribué une note aux Etats en fonction de l’importance de la corruption, telle qu’elle est ressentie par nos entreprises. Jusqu’à présent, on se l’était interdit, car on ne voulait pas en rajouter. Mais aujourd’hui, l’Afrique a une occasion inouïe de s’en sortir. Et elle ne doit pas rater cette chance.

Certains Etats africains ont d’ores et déjà signé des accords de partenariat économique avec l’Union européenne, d’autres refusent de le faire. Quelle est votre position sur les APE ?

Leur principal défaut est d’être conclus au niveau des pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), et non pas à l’échelon régional. Les problèmes du Vanuatu ne sont pourtant pas les mêmes que ceux du Burkina Faso ! Il convient donc, sur ce point, de revoir les APE.

Pour le reste, ces accords vont faire sauter un certains nombres de règles, ce qui perturbe certains opérateurs, spécialisés notamment dans les produits agricoles d’exportation et qui subiront la concurrence des produits d’Amérique du Sud. A court terme, c’est dramatique pour ces producteurs. Mais durablement, l’Afrique doit entrer dans le concert mondial des échanges… Elle ne pourra pas vivre éternellement derrière des barrières qui l’empêchent de se moderniser pour être compétitive.

Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique sont passés de trois milliards de dollars, en 1995, à 50 milliards, en 2006. L’arrivée de la Chine est-elle un atout pour le continent ?

Tout ce qui est bon pour l’Afrique me convient. Et l’arrivée de la Chine sur le continent a le mérite de remettre en cause l’omniprésence des Européens, qui considèrent, à tort, que rien ne peut leur arriver. Mais je me demande si la présence chinoise ne représente pas un intérêt seulement à court terme pour l’Afrique.

La Chine veut doubler sa croissance d’ici 2020, et elle a besoin des richesses africaines, notamment de ses matières premières. L’Afrique peut certes utiliser ses ressources comme elle l’entend. Mais cela doit profiter de manière durable à sa population et non pas à certains kleptocrates.

De même, l’Europe a remis la dette, alors que les Chinois sont en train de la rendetter. Par ailleurs, la Chine rafle tous les marchés de travaux publics sans employer la main-d’œuvre locale… Au final, je crains que l’Afrique ne se fasse « avoir ».

Et pour les entreprises françaises ?

Il ne faut pas avoir peur de la concurrence. Si les Chinois sont bons, tant mieux. Que le meilleur gagne ! Mais à condition que les règles du jeu soient les mêmes pour tous. Ce n’est pas à la loi du plus fort de régner.

(photo : ©James Keogh)

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Le dossier Economie : L’Afrique reste très rentable pour les entrepreneurs  

Comment vont les entreprises françaises en Afrique ? L’Afrique reste très rentable pour les entrepreneurs  dans AFRIQUE DES PREDATEURS D'AILLEURS puce_titre Dernières réactions

EKWE EMEN

02.07.08 à 17:57

Merci M.Stephen Decam, nous sommes surpris qu’un européen ait une telle connaissance de l’Afrique et des africains. Les chinois apportent les richesses en Afrique ! ces richesses profitent-elles à l’Afrique, aux africains ? Telle est la question. Les comptes sont ouverts aux îles caîmans, en australie, en suisse que faut-il citer ? M.Decam vous comprenez pourquoi votre projet studio 52 à reçu un tel echo dans les pays où il est experimenté. Studio 52 intègre les populations, le peuple comme ça se dit chez nous. C’est un bon projet pour nous. Merci de nous en faire béneficier à kribi, c’est une ville balnéaire au sud du Cameroun.

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Sarkozy persiste dans sa méprise sur l’histoire africaine + Benjamin Toungamani:«Nous voulons déstabiliser le régime de Sassou»

Posté par issopha le 8 février 2009

Sarkozy persiste dans sa méprise sur l’histoire africaine

 
Écrit par Krysis Kilokila-Kiampassi   
31-01-2009


 
Le président français vient de jeter un nouveau pavé dans la mare sur les relations franco-africaines. En effet, recevant les vœux du corps diplomatique à Paris, au titre de cette année 2009, Nicolas Sarkozy avait évoqué « la place, la question de l’avenir du Rwanda », pays « à la démographie dynamique et à la superficie petite » et « la question de la RDC, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières. » Aussi s’est-il prononcé pour ce qu’il a appelé une « nouvelle approche », pour régler « de façon globale » les problèmes d’instabilité dans la région des Grands Lacs. » Son approche s’oriente sur une nouvelle définition des frontières entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC) : « Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel : comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres. » Ces propos sont historiquement et politiquement lourds de conséquences. Que posent-ils, en réalité, comme problème ?

Le Kivu dans la RDC

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Historiquement, cette déclaration pose clairement le problème de la remise en cause des frontières héritées de l’époque coloniale, puisque le président français parle d’un partage de l’espace et des richesses. Lorsqu’il affirme que le Rwanda est un pays « à la démographie dynamique et à la superficie petite », ne veut-il pas laisser entendre qu’il faudra élargir l’espace géographique de ce pays « à la démographie dynamique » ? Comme le voisin immédiat, la RDC, est un pays « à la superficie immense », ne faudrait-il pas extraire une partie de cet immense territoire pour l’annexer au Rwanda ? Le Rwanda, « à la démographie dynamique », a besoin aussi des richesses pour nourrir sa population. Aussi le partage du territoire s’accompagnerait-t-il du partage des richesses, car la partie du territoire congolais à annexer au Rwanda, la province du Nord-Kivu plus précisément – qui est l’enjeu d’un conflit armé impliquant à la fois des rebelles congolais d’origine tutsi, des rebelles rwandais d’origine hutu, et l’armée congolaise -, regorge d’énormes richesses naturelles. Voilà comment Nicolas Sarkozy pose le problème du règlement du conflit armé qui sévit à l’Est de la RDC. Pour lui, c’est un problème de partage de terre et des richesses. En le posant ainsi, il remet en cause les frontières héritées de l’époque coloniale. Il veut alors redéfinir les frontières des pays africains. Il veut corriger une erreur de l’histoire coloniale, car les frontières actuelles qui séparent les différents pays africains entre eux ont été définies par la Conférence de Berlin (1884-1885), qui regroupa les grandes puissances de l’époque (Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal) qui se sont partagé l’Afrique. Sarkozy entend ainsi réécrire l’histoire de l’Afrique, en corrigeant les erreurs commises par ses devanciers européens sur le continent. On ne serait donc pas loin de penser que ces propos participent de ce qu’un collectif d’intellectuels africains appelle « le révisionnisme sournois qui réécrit l’histoire de la Traite négrière et de la colonisation. » (1) 

Au niveau politique, ces propos ont évidement soulevé un tollé général à Kinshasa, la capitale de la RDC. La presse kinoise a vu dans cette approche sarkozienne du règlement du conflit dans la région des Grands Lacs, un projet de « balkanisation » de la RDC. Et l’opposition congolaise lui a emboîté le pas, en opposant à M. Sarkozy le principe de « l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation et l’inaliénabilité du territoire congolais.» A cet effet, un groupe de parlementaires congolais, se situant à l’opposition, s’est même déclaré hostile à la visite du président français en RDC, une visite prévue en mars prochain. Car, pour ces parlementaires, les propos de Nicolas Sarokory sont inacceptables d’autant plus qu’ils menacent l’intégrité du territoire congolais. Comment, en effet, accueillir sur son sol, et cela au son de la trompette et de la danse – comme c’est la coutume dans ces pays africains à l’accueil chaleureux -, un chef d’Etat étranger dont les propos vont à l’encontre de la sauvegarde des intérêts du pays hôte ? C’est comme si l’on acclamait son propre bourreau dont on sait qu’il vient pour vous exécuter. L’attitude de l’opposition congolaise se comprend aisément pour peu qu’on aime sa partie. Car on peut se demander si Nicolas Sarkozy ne fait pas ce déplacement de Kinshasa pour aller faire boire aux Congolais, à domicile, cette potion amère de l’aliénation d’une partie de leur propre territoire et de leurs richesses, au profit d’un autre peuple. Nous ignorons, jusque-là, l’attitude du Gouvernement congolais et celle de la majorité parlementaire vis-à-vis de ces propos. Seraient-ils prêts à boire cette « ciguë » de la nouvelle politique française en Afrique, incarnée par le nouveau locataire de l’Elysée ? Ce qui serait un cas bien extrême, et qui mettrait en lumière une survivance des pratiques coloniales sur le continent africain, d’autant plus que l’acte de définition des frontières des pays africains par des étrangers participe bien de la politique des anciennes puissances coloniales occidentales qui se sont ruées sur les terres africaines.

Populations du Kivu

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Pour l’opposition congolaise, la motivation de cette approche sarkozienne semble trouver son explication dans le tumulte des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda. La France veut plaire au Rwanda en sacrifiant la RDC : « Les parlementaires, tout en reconnaissant au président français « le droit de plaire au Rwanda, lui dénient cependant le droit d’offrir la RDC en holocauste en vue de renouer les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda » (2).  En effet, on sait que le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec la France, depuis novembre 2006. Ceci à la suite de la publication, le 5 août 2006, du rapport de la « commission indépendante chargée par les autorités rwandaises de rassembler les preuves montrant l’implication de l’Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994. » Ce rapport, qui fut rendu public, lors d’une conférence de presse tenue par le ministre rwandais de la justice, pointe du doigt l’implication des responsables politiques et militaires français dans le génocide rwandais de 1994. Ce que la France avait catégoriquement rejeté, en affirmant s’en tenir uniquement à l’analyse et aux conclusions produites par sa propre commission. Car, a-t-elle rappelé, un travail d’investigations sur le rôle de la France au Rwanda pendant les années du génocide avait été réalisé en 1998, dans le cadre de la mission d’information parlementaire présidée par M. Paul Quilès.
 

Mais on sait que, malgré ce froid provoqué par des accusations mutuelles sur les responsabilités des deux Etats dans le génocide des Tutsis et autres Hutus modérés rwandais en 1994, accusations qui ont qui ont fini par geler leurs relations diplomatiques, la France et le Rwanda œuvrent toujours à leur réconciliation : « Notre détermination de construire une nouvelle relation avec le Rwanda, au-delà de ce passé difficile, reste intacte », peut-on entendre du côté français. Et cela se traduit par des gestes bien concrets. Ainsi « Le Président de la République a rencontré le Président rwandais Kagamé à Lisbonne le 8 décembre dernier. Il a exprimé avec force notre volonté de réconciliation et aussi notre souci de faire face aux faiblesses et aux erreurs de la communauté internationale, France comprise, face au génocide rwandais. Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, s’est rendu à Kigali en janvier dernier pour poser l’acte concret de la réconciliation franco-rwandaise. Un groupe de travail franco-rwandais s’est réuni trois fois depuis un an pour jeter les bases d’une nouvelle relation entre Kigali et Paris. Sur le plan judiciaire, la France a procédé depuis juin 2007 à l’arrestation sur son territoire, à la demande du Rwanda et du TPIR, de 6 ressortissants rwandais poursuivis pour participation au génocide. » (3)  Ce sont là des gestes d’apaisement qui témoignent d’une dynamique de rapprochement et de réconciliation entre les deux Etats. Alors, la France doit-elle sacrifier un autre pays africain pour enterrer sa hache de guerre contre le Rwanda ? Lorsqu’on sait que cette guéguerre entre la France et le Rwanda fut occasionnée par une responsabilité présumée de la France, à travers certains de ses « responsables politiques et militaires », dans le génocide de 1994, peut-on penser que la France s’active à étouffer ce dossier en procédant par l’harmonisation de ses relations avec un pays qui s’acharne à prouver son implication dans cette tragédie ? Faut-il voir dans cette approche sarkozienne une surenchère du Rwanda, qui aurait exigé à la France de lui obtenir l’annexion d’une partie du territoire congolais et de ses richesses, en échange d’un silence rwandais sur la responsabilité  présumée de la France dans ce génocide ?

Laurent Nkunda, un des chefs de guerre du Kivu

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Résultat d’un chantage rwandais à l’encontre de la France ou pas, cette nouvelle prise de position de Nicolas Sarkozy sur l’Afrique révèle une fois de plus la méprise de ce président français sur le contient. Ceci après avoir prononcé d’autres propos, aussi aberrants que condamnables, sur l’histoire de l’Afrique. Nous faisons allusion ici à son allocution prononcée le 26 juillet 2007, à l’Université de Dakar, au Sénégal, dans laquelle il niait aux peuples africains toute capacité d’évolution : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. » (4)  Son approche du règlement du conflit qui sévit dans la région des Grands Lacs constitue ainsi un nouveau faux pas de sa vision sur l’Afrique. Car ce qui transparaît dans cette posture de Nicolas Sarkozy, aussi bien dans son discours de Dakar que dans ses propos concernant le conflit dans les Grands Lacs, ce n’est ni plus ni moins une erreur d’appréciation de l’histoire précoloniale, coloniale et postcoloniale du continent africain. Si c’est cela la nouvelle politique française pour l’Afrique, on peut dire qu’elle est aussi dangereuse que la Françafrique à laquelle Nicolas Sarkozy avait promis de mettre fin.

Si le discours de Dakar a été vécu comme une humiliation pour tous les peuples africains aux Sud du Sahara, les propos tenus au sujet du règlement du conflit des Grands Lacs peuvent être vécus par les Congolais comme une vraie menace pour l’intégrité de leur territoire. Ils devraient donc faire réagir des intellectuels africains pour donner, une fois de plus, une leçon d’histoire et de géopolitique à Nicolas Sarkozy, qui semble assez maladroit dans l’approche des questions africaines.

Krysis Kilokila-Kiampassi
Auteur de Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville (L’Harmattan, 2005).

(1)   Cf. GASSAMA Makhily (dir.), L’Afrique répond à Sarkozy : Contre le discours de Dakar, Paris, Philippe Rey, 2009

(2)   Cf. « Des parlementaires congolais opposés à la visite de Sarkozy en RDC », in Congo-Site Portail

(3)   Cf. France Diplomatie :  (consulté le 29/01/2009).

(4)  Cf. « Allocution de M. Nicolas SARKOZY , Président de la République, prononcée à l’Université de Dakar »  (consulté le 18/06/2008)

Commentaires (15)Add Comment


Ecrit par nzingankoumvou, janvier 31, 2009

Ségolène Royal a bien raison, Sarkozy est un gamin qui joue au shérif avec un pistolet en plastique.
Le comportement de cet olibrius d’origine bulgare devrait nous faire réfléchir, et changer notre regard sur la France officielle qui nous prend pour des sous hommes et nous imposer les dictatures les plus sanguinaires.
Si avec nos différences,nous Africains, pouvons former un front uni, la France hautaine nous regarderait autrement; n(oublions pas que pendant plus d’un siècle, l’Afrique francophone a fait la richesse du colon français et nous continuons avec des psychopathes illettrés qui nous dirigent du genre le médiocrissime Sassou,le Mollah Omar Bongo,Biya,Ydriss Débris la liste est longue etc..
L’avenir du contient est entre nos mains, ce n’est la France qui nous conduira vers le développement, il ne faut pas rêver.

Sarkozy persiste dans sa méprise sur l’histoire africaine  + Benjamin Toungamani:«Nous voulons déstabiliser le régime de Sassou»  dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Géopolitique
Ecrit par LiaisonLampe, janvier 31, 2009

Sur ce, peut-être que la vérité est ailleurs !

Avec la poussée de la Chine en Afrique, membre du conseil de sécurité à l’ONU, cette Chine qui commence à caresser les africains, cette lecture donne à penser à la nouvelle géopolitique ; une façon implicite de rappeler qu’il y eut, qu’il y a, des « pré carrés » ! A ce propos l’on ne peut ignorer l’influence de la Françafrique !
Ils ne sa battent plus chez eux ! ils ont leur arène : l’ Afrique !
Ceux qui s’accrochent au pouvoir essayent de rendre jaloux tel ou tel autre ! un gros chantage sur les intérêts des uns et autres :

Rappelez vous !

Moscou et Pékin ont opposé leur veto à un projet de résolution, présenté au Conseil de sécurité des Nations unies, appelant à des sanctions contre le régime de Mugabe. L’Afrique du Sud s’est également opposée aux sanctions.

a Russie et la Chine ont opposé leur veto, vendredi 11 juillet, à un projet de résolution, présenté au Conseil de sécurité de l’ONU, appelant à des sanctions contre le Zimbabwe. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne voulaient notamment imposer un embargo sur les armes et des mesures punitives contre le président Robert Mugabe et ses principaux collaborateurs.

Au total, les puissances occidentales avaient recueilli neuf voix « pour », le minimum nécessaire pour obtenir le feu vert du Conseil de sécurité, qui compte 15 membres. Mais la résolution n’a pu être votée en raison de l’opposition de Moscou et de Pékin.
Dès samedi, la Chine a justifié son veto, expliquant qu’ »étant données les conditions actuelles, adopter une résolution imposant des sanctions au Zimbabwe n’aurait pas encouragé les différentes parties à engager un dialogue politique et des négociations afin de parvenir à des résultats », selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué. Cela aurait même « compliqué la situation au Zimbabwe ».
Pékin a aussi regretté que la communauté internationale ait ignoré son appel à accorder plus de temps à l’Union africaine, afin que celle-ci puisse mener une médiation.

 dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Notre vrai problème est notre MOLESSE !!
Ecrit par Nephew, janvier 31, 2009

Quel Congolais au pays accepterait qu’un voisin de quartier vienne l’insulter chez lui devant femme et enfants ? PERSONNE, à moins qu’il ne s’agisse d’un mou, d’un faiblard.

Notre problème véritable est que nous ne réagissons pas avec assez de RUDEUR face aux propos d’un urluberlu qui s’est permis un jour de dire que la France n’avait pas économiquement besoin de l’Afrique ! IL Y EN A MARRE, IL FAUT REAGIR BON SANG !! Parce que notre molesse est un message qui signifie « vas-y Sarkozy, tu peux continuer, nous n’allons rien faire, tu peux dépécer la RDC et même toute l’Afrique ! « , il faut réagir avec force, vraiment, ça ne peut plus continuer de cette façon là.

Il faut montrer que même si Sarkozy avait raison, ce n’est pas à lui de dire le changement et de le réaliser en Afrique, l’Afrique a déjà assez souffert de la cruauté et des bêtises de salauds qui venaient d’ailleurs, alors ç’est aujourd’hui aux Africains d’impulser les changements qui seront nécéssaires chez eux.

Evidemment avec des chefs d’Etat qui sont à la botte de la France, il ne faut pas s’étonner que la France impose ses décisions chez nous ! Et ça se complique en plus avec des citoyens qi soutiennent ces chefs d’Etat installés par la France et à la botte de l’étranger, je veux parler ici des compatriotes Geo, Democrate et autres, REVEILLEZ-VOUS BON SANG !

ERRATUM
Ecrit par Nephew, janvier 31, 2009

Nous ne réagissons pas avec assez de RUDESSE et non de rudeur !

POUR UN GOUVERNEMENT AFRICAIN DE GRE OU DE FORCE
Ecrit par MOTOROLA, février 01, 2009

et pendant ce temps, des gens refusent le gouvernement africain…

Ce gouvernement, il faudra le créer de gré ou de force.

Nous devons régler nos problèmes nous même.

Ce n’est pas sarkozy qui ira dire aux usa comment ils doivent régler les mouvements de populations à la frontière avec le Mexique.

Ce n’est pas sarkozy qui va dire aux chinois de laisser le Tibet cadeau.

Il n’y a qu’aux africains que la petite france de sarko se permet de dire ce genre de choses: « laissez vos terres à vos voisins gratis »

Il va falloir forcer un gouvernement africain, même avec khaddafi. au moins nous aurons un mégalomane qui ne se laissera pas marcher sur les pieds et ne baissera pas son pantalon comme les sauvages néo colonisés de sassou et bongo. démocratie ou pas, il faut commencer par être digne

A quand des africain qui tiennent leur continent dans leurs mains et le porte dans leur cœur.

Alors que l’occident est aux abois, il cherche à rechercher un champ de bataille sur le continent africain.

sarkozy peut compter sur sur le caporal sassou et le sergent bongo pour exécuter les basses œuvres

un regard de colon!
Ecrit par atadélé, février 01, 2009

le regard que je jette sarkozy sur notre continent, est un regard du colon, paternaliste et affairiste.après avoir vomi des inepties à dakar , le voilà en rdc en train de créer une autre conférence de berlin pour tracer de nouveau les frontières héritées de la colonisation!
bientot le centrafrique doit partager son sud forestier avec le tchad.
-le benin doit élargir ses frontières pour avoir le pétrole nigérian.
-la cote d’ivoire doit partager ses plantations de cacao avec le burkina et ainsi de suite.
la diplomatie internationale est une et indivisible; l’on ne doit pas avoir une diplomatie des africains, car il faut respecter l’intangibilité des frontières et la non-ingérence dans les affaires d’autrui.
sarkozy qui n’a que du mépris pour l’afrique doit se méfier de verser dans la provocation.
il n’a qu’à continuer de soutenir les dictateurs préfets de la france en afrique et laisser nous jouir de nos espaces géographiques reconnus depuis des lustres.

un excité!
Ecrit par la léfini! la nkéni!, février 01, 2009

il n’a pas des pieds sur terre ce monsieur!ceux qui ont la maitrise des dossiers africains doivent l’aider; où sont les roussin, hubert védrine, michel rocard, probst.


Ecrit par Sala, février 01, 2009

QU’est-ce qu’il y a d’étonnant dans cet homme, véritablement dictateur né! Il suffit de regarder ce qui se passe en France pour comprendre que l’homme n’est pas démocrate. Sarkozy fait tout ce que font nos dictateurs et il est en perpétuel contradiction avec lui même.

« …Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, qu’il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel: comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres… »

Pour montrer que il est bien portant lorsqu’il se défend par : « S’attaquer au problème de fond, aller aux sources du conflit qui a repris en octobre dernier…. », demandons tout simplement à Sakozy de commencer à régler le problème Palestinien avec l’Israël en appliquant sa proposition émise contre la RDC c’est à dire s’attaquer au problème de fond, aller aux sources du conflit qui dure depuis 61 ans déjà. Voilà comment il pourra devenir immortel, au lieu de courir derrière les richesses de la RDC qu’il voudrait faire gérer par ses amis…


Ecrit par Jacques A, février 01, 2009

Les africains défendent les frontières coloniales ce qui peut paraitre étonnant car ces frontières ont été établies sans l’accord des peuples africains mais sont le fait de la conquête et des accords entre puissances coloniales.

LAISSEZ TOMBER !!!
Ecrit par Soyouz, février 01, 2009

Sarko n´a encore rien fait pour la France et il a beaucoup a apprendre sur l´Afrique.Il doit mettre l´apprentissage au dessus de ses ambitions.Etre President de la republique Francaise ne lui donne pas encore la maitrse de tous les dossiers africains surtout concernant le partage des frontieres.C´EST UN IGNORANT AMBITIUEX.

SALA
Ecrit par mouanga, février 01, 2009

Si le président Sarkozy veut être crédible,sil veut passer pour un Grand homme et entrer dans l’Histoire, il doit aller au fond des choses avec les Corses, les Bretons, les Alsaciens, les Basques…
en leur rendant leur autonomie. on ne grandit pas la République à coup de talonette comme une nenette qui tapine dans le bois de boulogne. Les grands Hommes ne sont jamais sortis du tout à l’Ego !
Ce n’est pas en procédant de la sorte que la France pourra redorer son blazon au Rwanda. Le courage politique c’est de reconnaître les erreurs commises au Rwanda. Cet homme est en train de faire de l’armée républicaine française une véritable société de gardiennage au bénéfice des dictateurs contre le peuple. il est en train de liquider ce qui reste d’estime pour la France en Afrique. Il fait le lit de la Chine.

SALA
Ecrit par mouanga, février 01, 2009

S’il avait un brin de courage, il aurait reçu le Daïlalama au non des Droits de l’Homme qui font que le monde entier respecte la France.
Il est bien dommage que nous ayons un marchand d’illusion, un presdigitateur, un Garsimov sans talent !


Ecrit par NO, février 01, 2009

C’est une course à la montre et une façon d’occuper l’espace. Sarko a peur parce que Barack OBAMA lui fait de l’ombre. Il faut bien qu’elle s’agite, notre petite poupée vaudou, piquée de partout, même à l’endroit le plus essentiel qui fait de lui un homme. C’est Carla qui ne sera pas contente, surtout qu’en plus elle aime ça.

Au lieu de nous emmerder, qu’il aille un peu s’occuper de ces millions de travailleurs et lycéens Français qui sont dans la rue, suite à ses promesses virtuelles.

Là où OBAMA gèle les salaires de ses collaborateurs, lui il les augmente de 120% et vous voulez qu’il aille s’occuper de l’Afrique qu’il prend non pas pour un continent, mais pour un pays ? Mon oeil !


Ecrit par claude, février 02, 2009

on préfère que Sarkozy parle de communautés des états, c’est dire qu’en crée une nation comme pour que les rwandais eux de l’espace. Mais de telle union ne peut que se faire à travers la démocratie. Je me demande si le Rwanda respecte les règles de la démocratie. La démocratie est important pour préserver la la paix régional.

il veut s’inscrire dans l’histoire
Ecrit par master, février 02, 2009

Sarko c’est un type qui de façon mediocre s’inscrit dans une page historique triste de sa vie.Il a toujours ete mediocre.S il n a pu sauve son mariage, je ne vois pas comment il va reinventer les limites de nos frontieres.laissez ce minable et triste personnage vivauter dans ses illusions.vous me donnerez raison, d’ici à la fin de son mandat il aura déja oublie le rwada et la rdc.


Benjamin Toungamani:«Nous voulons déstabiliser le régime de Sassou»  
Écrit par Musi Kanda   
18-12-2008

Le porte-parole de l’association Plate-forme contre la corruption et l’impunité (PCCI), Benjamin Toungamani, qui s’est porté partie civile dans la plainte contre Bongo, Obiang et Sassou pour recel de détournement de fonds publics, s’est confié à  » Mwinda « . Dans ce long entretien, il nous fait part de ses motivations, mais aussi des réactions suscitées par cette plainte auprès des trois chefs d’Etat, furieux d’être à nouveau sous les feux de la rampe, une publicité mal venue par ces temps de crise.

Mwinda – Benjamin Toungamani, il y a eu en 2007, une première plainte en France contre Sassou, Bongo et Obiang. Plainte que le parquet a classée sans suite. Pourquoi une autre plainte aujourd’hui ?

Benjamin Toungamani –
Le motif de ce doublon est d’ordre judiciaire. Voici l’historique de ces plaintes :

- Le 27 mars 2007, Survie, Sherpa et la FCD déposent une première plainte simple.


- Le 19 juin 2007, une enquête préliminaire est ouverte, qui aboutit à un important rapport de police.

- En novembre 2007, la plainte est classée sans suite malgré l’existence de ce rapport.

- Le 9 juillet 2008, une deuxième plainte simple est ouverte, plainte à laquelle se joignent Transparence internationale et trois citoyens congolais et gabonais.

- Le 3 septembre, celle-ci est rejetée presque normalement.

- Le 2 décembre, Transparence International et un citoyen gabonais, profitant d’une nouvelle loi, déposent une plainte avec constitution de partie civile, espérant ainsi l’ouverture d’une information judiciaire.

Mwinda – Ok pour l’aspect purement juridique. Mais vous n’allez pas me dire que ces plaintes contre Sassou n’ont pas de caractère politique ?

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BT – La politique est présente depuis le départ. Pour mieux illustrer mon propos, je vais revenir en arrière, à la conférence nationale souveraine. Deux grandes commissions ont été le leitmotiv de la CNS : la commission des crimes et assassinats et la commission des biens mal acquis, présidées respectivement par Massema et Ndzoumanguelet. C’est par le biais des milliers de crimes de sang commis et des milliards de francs détournés que nous avions réussi à disqualifier la dictature de Sassou.

Mwinda – Qu’est ce que vos plaintes en France ont à voir avec la conférence nationale seize ans après ?

BT – Le problème des biens mal acquis n’a pas été résolu depuis. On se rend compte que la gestion des ressources nationales n’a pas changé. Près de 300 000 barils/jour (avec des pointes à 150 dollars/le baril) et un pays parmi les plus pauvres et les plus miséreux de la planète. Nous pensons donc que cette plainte a des vertus pédagogiques. La preuve, c’est que dès que nous avons touché là où ça fait mal, c’est-à-dire à l’argent, la dictature est aux abois.


Mwinda – De ce point de vue, vous considérez avoir atteint votre but ?

BT – Non. Nous n’avons pas vraiment atteint notre but pour une raison très simple. Toutes les forces politiques et citoyennes impliquées dans le changement ne se sont pas approprié cette affaire. Comme avec l’affaire des  » disparus du Beach « , nous cherchons à ce que tout le monde, toutes les populations se saisissent de cette affaire de biens mal acquis. Notre but, c’est de montrer que nous devons nous battre sur l’aspect financier combien sensible et important. Supposez que nous prenions le pouvoir aujourd’hui, les forces progressistes, il est sûr que nous verrions débarquer des milliers de créanciers léonins, fruit d’une dette qui n’est pas la nôtre, avec des justifications internationales issues des paradis fiscaux tant décriés. Des Bolloré et autres fonds vautours. Que ferions-nous alors ? Combien de temps tiendrait ce pouvoir démocratique avec autant de dettes fallacieuses ? Devrions-nous alors dénoncer cette dette comme ont voulu le faire le Mexique ou l’Argentine ? C’est donc en amont qu’il faut s’inquiéter des dettes fallacieuses de M. Sassou. Ce sont ses dettes, pas les nôtres.


Malheureusement, les Congolais se mobilisent peu autour de cette plainte. Sur une population de 3 millions d’habitants que compte notre pays, on pouvait espérer qu’il y en ait plus qui se sentent concernés.

Mwinda – Trois millions ? C’est un peu exagéré non ? Nous avons des compatriotes qui vivent dans des coins reculés qui ne sont pas au courant de cette histoire de biens mal acquis, ou qui ne comprennent tout simplement rien à l’objet de cette plainte contre Sassou.

BT – Oui, c’est une façon de parler. Mais j’en veux plus aux hommes politiques de l’opposition car eux comprennent les enjeux. Certes, il y a beaucoup de contribuables qui se manifestent aujourd’hui, mais c’est un peu tard. La Plate-forme contre la corruption et l’impunité (PCCI), notre association, ne pouvait pas ester en justice parce que nous n’étions pas présents sur la deuxième plainte. Ne pouvaient figurer sur la plainte actuelle réactualisée, que ceux qui figuraient déjà sur la deuxième plainte simple, donc Transparency et les 3 plaignants congolais. Notre plainte, c’est un moyen que nous proposons aux Congolais pour lutter contre Sassou dans les faits. Comme dans l’affaire du Beach, j’aimerais que l’opposition se lève pour soutenir les enfants massacrés. Qu’elle se lève pour soutenir tous ceux qui meurent par milliers à cause des détournements chroniques de Sassou et de son clan.

Mwinda – L’affaire du Beach n’est pas un très bon exemple car l’opposition politique n’a pas vraiment bougé. Pour l’affaire des biens mal acquis, elle ne bouge pas non plus. Pourquoi, à votre avis, ne bouge-t-elle pas pour vous soutenir si votre cause est juste ?

BT – C’est une bonne question. Je crois qu’il y a deux raisons. La première, c’est que même si Sassou est décrié aujourd’hui comme le voleur en chef, il y a beaucoup de gens parmi personnel politique actuel qui ne peuvent lui faire la leçon. Beaucoup ont travaillé avec lui et ont eu le temps de constater in vivo la gabegie. Pourquoi n’avaient-ils pas réagi à l’époque ?


Le changement, c’est aussi changer de mentalité, être plus exigeants avec la gestion de la chose publique. Je me rappelle que du temps de Massamba Debat, les fonctionnaires de retour de mission, reversaient au trésor l’argent non dépensé, à commencer par Debat lui-même, chose impensable aujourd’hui. Prenons par exemple le cas de Mathias Dzon. Beaucoup de gens lui reprochent de n’avoir rien dit ni rien fait sur la gabegie, quand il était ministre des Finances. Aujourd’hui, il se présente à la magistrature suprême, sans une véritable croisade contre les détournements de fonds, sans avoir déclaré sa fortune personnelle. Que devons-nous en penser ? La deuxième raison est que d’autres hésitent à attaquer Sassou  sur le front sensible de l’argent. Peur ou inconséquence ? Je n’en sais trop rien.

Mwinda – J’ai du mal à comprendre que vous poursuiviez Sassou en espérant un appui de l’opposition, alors que vous dites vous-mêmes qu’il y a dans cette même opposition des hommes pas clairs avec l’argent. Vous ne trouvez pas que c’est contradictoire ?

BT – Ce n’est pas contradictoire. Nous avons besoin d’une nouvelle classe politique.

Mwinda – Comment comptez-vous vous y prendre alors que tous ceux qui sont là s’accrochent ?

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BT – Je pense que nous attaquons le château du mauvais côté. Nous devons être les avocats des populations, des enfants qui meurent faute de soins. Nous devons travailler sur des dossiers avérés comme ceux que dénonce Xavier Harel dans son ouvrage. Ce n’est pas en faisant de la politique politicienne que nous y arriverons. Partout où il est possible, il faut créer des contre-pouvoirs, des actions de résistance civique ; refuser de payer les actes administratifs, les redevances multiples sur l’eau qui pourtant ne coule pas, sur l’électricité qui est fantomatique. Bref, il faut que les citoyens, par tous les moyens, protestent, rendent le pays ingouvernable tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.

Mwinda – Revenons sur la plainte, si vous voulez bien. Il est écrit dans l’article 45 ou 47 de la Constitution que les biens publics sont inaliénables. Pourquoi ne vous êtes-vous pas appuyés sur cet article de notre Constitution pour porter plainte contre Sassou au Congo même, devant les tribunaux congolais ?

BT – (Eclats de rire). Pour deux raisons. La première, ce sont des articles foulés au pied. Sassou ne respecte pas ce texte. Il est par exemple dit que les personnes, notamment les élus, nommés à une haute fonction publique sont tenues de déclarer leur patrimoine lors de leur prise de fonctions. Personne ne l’a jamais fait, à commencer par Sassou lui-même. Il y a pourtant une cour des comptes. Elle devrait être indépendante du pouvoir. Au Congo, elle n’a jamais travaillé ni rendu des rapports. Le prix du pétrole a connu une forte flambée, mais la cour des comptes ne pourra pas vous dire où est passé le pactole de cet or noir. Selon Global Witness, près de 200 milliards de francs disparaissent chaque année sans laisser des traces. Les tribunaux congolais, parlons-en ! Il n’est pas possible d’ester en justice au Congo et d’avoir raison contre le pouvoir ! Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé avec l’affaire du Beach avec ces généraux présents dans le box des accusés entourés de leurs gardes de corps. Personne n’a confiance en cette justice ! Tous les chefs d’entreprise qui ont pris l’argent des marchés publics sans réaliser les travaux ne sont jamais poursuivis. Humberto Brada qui a ruiné des milliers d’épargnants congolais avec la complicité des autorités court toujours, alors qu’il aurait dû être sous les verrous en lieu et place des jeunes de Pointe-Noire…

Mwinda – Il y a un an, sur TV Sud, Thierry Moungalla déclarait, je cite, «  il n’y a rien d’anormal qu’un homme d’Etat (Sassou) puisse disposer de deux biens après 40 d’activité. » Selon lui, Sassou « fait preuve en l’occurrence de beaucoup de modestie » avec seulement deux pied-à-terre à Paris. En d’autres termes, vous êtes de mauvais coucheurs car c’est avec ses économies que Sassou a acheté ses logements en France.

BT – Prenons la villa Suzette (du Vésinet). Les experts immobiliers l’estiment à 8 millions d’euros. Combien gagne-t-il pour construire à Oyo, à Mpila et acquérir des biens d’une telle valeur en France ? Et pourquoi cette villa est-elle au nom d’Ambendet ? Où travaillait-il? Qui, quel chef d’Etat, à part Sassou et Lissouba, a acquis des biens immobiliers en France ? Massamba Debat avait juste deux modestes maisons, l’une à Brazzaville et l’autre à Boko. Et Ngouabi, c’était pareil, une maison à Brazzaville et une autre à Owando, tout aussi modestes. Même Yhombi dont Sassou avait dénoncé le goût de luxe n’avait jamais acheté de maison en France.

Mwinda – Admettons. Mais est-ce que vous savez ce que gagne Sassou pour l’accuser de détournement d’argent public ?

BT – C’est ça le problème. Vous savez, vous, ce qu’il gagne ? Et puis, Il n y a pas que Sassou en cause ! Regardez cet apparatchik qui s’est fait voler 900 millions de francs sous son lit à Lékana. Comment s’appelle-t-il déjà ?

Mwinda – Il me semble que c’est Okombi Salissa…

BT – Okombi Salissa. Près d’un milliard de francs sous son lit, vous vous rendez compte ? Mais combien gagne-t-il pour avoir autant d’argent en espèces chez lui, même ministre ? Pierre Oba se serait fait voler 10 000 euros il y a quelques jours à Neuilly, il y a les 250 000 euros de Ngokana à Roissy et j’en passe. Il y a un gaspillage évident. C’est pourquoi le pouvoir a peur d’aller au procès. Le clan de Sassou est malin. Il a réussi une telle embrouille que l’on aura du mal à mettre la main sur toute sa fortune. Mais c’est la piste des compagnies bancaires, d’acquisitions officielles, du recyclage de l’argent sale dans les paradis fiscaux que nous exploitons. Vous savez, les transferts d’argent laissent toujours des traces. Nous savons par exemple à qui appartiennent réellement les trois grandes résidences à Neuilly au nom d’hommes d’affaires français proches du pouvoir. Sassou ne pourra jamais prouver que c’est avec l’argent de son traitement de président qu’il a acquis tous ses biens.

Mwinda – Akouala dit que le gouvernement congolais va porter plainte pour diffamation contre vous et vos parrains.

BT – Nous attendons. Il risque d’avoir la même mauvaise surprise qu’avec la plainte contre Verschave.

Mwinda – Vous avez des échos suscités par vos démarches judiciaires au Congo ?

BT – Oui, bien sûr. Le commun des mortels au Congo est content. Judiciairement, là-bas, ils ne peuvent pas faire grand-chose et ils comptent donc sur nous. C’est le moins que l’on puisse faire pour notre peuple. Au fond, il est de notre devoir, mais aussi notre droit de demander des comptes. Que Sassou nous explique ce qu’il fait de l’argent des contribuables congolais. Il y a un accueil formidable à cette plainte de la part de nos compatriotes congolais et africains. J’en profite pour lancer un appel aux citoyens de se porter partie civile. C’est anonyme, ils ne risquent rien. Ce que nous souhaitons, c’est que cette révolte fasse boule de neige et nous incite à prendre nos affaires en main. Nous n’allons pas rester les bras croisés et regarder les organisations françaises faire le travail à notre place ! Il faut harceler le pouvoir congolais de tous les côtés.

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Commentaires (93)Add Comment

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Anonyme ou pas,je suis motivée pour l’inscription mais,
Ecrit par Natacha, décembre 19, 2008

Où et comment peut-on s’inscrire comme partie civile?
Mes enfants français peuvent-ils s’inscrire? Et ma fille mineure? Merci BRUNO de nous éclairer à ce sujet car le temps presse.

Très intéressant
Ecrit par Moi, décembre 19, 2008

Très intéressant ce Toungamani.

J’ai du mal à comprendre que l’opposition congolaise soit incapable de le soutenir et que les contacts qu’il s’évertue à nouer avec les dirigeants des partis dits d’opposition restent infructueux.

C’est à se demander s’il veulent vraiment que Sassou parte. Si j’ai bien compris, même Marion Mandzimba Ehouango (n’est ce pas lui le n° 2 de Marien Ngouabi et Ethique?) n’a pas donné suite à l’appel de Toungamani? C’est curieux…

Bravo Monsieur Toungamani
Ecrit par Pseudo Anonyme, décembre 19, 2008

Du courage, de la constance, de la persévérance. A défaut d’être suivi par les hommes politiques congolais vous devriez au moins être soutenu. Votre combat contre les biens mal acquis en dérange plus d’un.

Merci à vous et aux bourgeois de Neuilly

contactez ….
Ecrit par bruno, décembre 19, 2008

Natacha .. nous l’avons déjà dit … il faut contacter
Maud PV \n
maud.perdriel-vaissiere@asso-sherpa.org Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

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Au suiiiiiiiiiiiivant
Ecrit par ngonga éléli, décembre 19, 2008

Au Suiiiiiiiiiiiivant ! a qui le tour après le colonel Bagosora (alias colonel de l’apocalypse ) ?

A cet instant certains dans brazzaville ont la peur dans le ventre !
Mais les mailles du filet de la justice sont tellement étroite que ces bourreaux du peuple Congolais a gros ventres ne pourront s’échapper.

Congo na Nga ,
Congo na Yo ,
Congo na bisso tout
Ngonga éléliéééééééééééééééééééééééé ééééééééééééééééééééé
Nzambé akumbama

Amen

reconnaissez votre defaite, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

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Ndéko kéba !
Ecrit par ngonga éléli, décembre 19, 2008

JE viens de démasquer ce PEPE , de quelle paix nous parle t il ?
mon frere , le Gabon est trop petit pour accueillir toute la population du nord , la centrafrique trop pauvre pour nourrir les réfugiers congolais , stp arrete de semer le tribalisme et surtout reconnais el mal qu’a fait le pouvoir actuel de sorte qu’on passe a autres chose et non de venir jouer les ignorants du mal national car si tout le monde raisonne de la sorte à mpila , les représailles des autres apres sassou risquent de ressembler a ce qui s’est passer au rwanda , nous sommes congolais Toungamani est un Congolais qui juge anormal ce qui se passe et à le droit de s’exprimer il faut l’encourager car sa victoire sera celle du peuple Congolais.
Je comprends tes réactions car tu protege ta petite part de fromage fait à base du lait des vaches de mpila , mais n’oublie pas qu’avec ses attitudes un trou se creusera dans ton parcours attention cher frere prends en conscience , dans l’armée je dirai que t’es une chair a canon.
Les bakongo qu’on traite de tout demain s’il s retrouvent en position de force ah ! n’oublie pas que les bembés aussi aiguisent leurs couteaux dans le coin sans oublier la rancune des catangais , et kouyou cher frere attention , cultivons la paix et non le tribalisme .

Pour info je suis issu d’un père du nord et d’une mère du sud !

Congo na Nga ,
Congo na Yo ,
Congo na bisso tout
Ngonga éléliéééééééééééééééééééééééé ééééééééééééééééééééé
Nzambé akumbama

Amen

le régime de SASSOU est une arnaque et SASSOU un malfrat.
Ecrit par vivienz, décembre 19, 2008

En tout cas lucide comme l’eau de source ces propos de Mr. TOUNGAMANI

Il n’y-a rien A ajouter ou A retirer…
La politique du ventre que SASSOU et ses sbires nous font vivre n’est que passagere, mais l’eternite de “L’HOMME EST DANS SES ACTES” oui je parle d’actes…Pas d’intimidations( Je vais te montrer qui JE suis…),de tortures,de rapport de forces .
Montrez Nous QUI vous “ETES”……Mr SASSOU
Construisez les ecoles,les routes,les hopitaux
Assurez nos emplois…
Payez les retraites..payez les bourses que l’on soit de votre bord ou pas….Augmentez les salaires des fonctionaires…
Toutes ces choses sont possibles.
Malheureusement 25 ans au pouvoir pour rien faire avec moins de 3 millions de CONGOLAIS et c’est incroyable. Nous representons un SQUATTER CAMP (quartier bidonville) de l’AFRIQUE DU SUD par notre faible population …….Alors si vous ne pouvez même pas gerer et satisfaire les besoins d’un quartier je n’ose pas imaginer le reste…..
C’est dans la crainte , la precarite et la honte que nous vivons. Mais il y-a un dicton qui stipule: « A chef incompétent, entourage incompétent ». Votre entourage, Mr SASSOU, est exactement ce que vous êtes, et ensemble, vous constituez un groupe de malfrats qui n’a ni sens de la moralité publique ni conscience de cette moralité.

Real change we NEED.

Le CONGO!!! est-ce un Royaume? Une province de France? Une dynastie?
Eclairez moi…
Les interets de la FRANCE au CONGO ne passe pas avant les interets du CONGO au CONGO.
C’est de sang neuf ,d’idees neuves et de reperes dont nous avons besoin Pas d’un scan de SASSOU.

super toungamani
Ecrit par abara moto, décembre 19, 2008

C’est sur ce chemin,celui de la justice et du civisme que nous arriverons à flechir/ mettre a genoux ce regime maffieux.

Pépé et ses attaques personnelles sur les apparences
Ecrit par Jean Jules, décembre 19, 2008

Benjamin Toungamani gagne honnêtement sa vie en France, en enseignant, ce que peu de personnes autour du président et dans sa famille pourrait faire de même.

Avant de critiquer ceux qui gagnent leur vie honnêtement et de plus s’investissent courageusement sur le plan social, Pépé il faudrait penser à ce moquer du Neveu, ex-steward d’Air Afrique,responsable des grands travaux qui visite ses rares vrais chantiers dans la même tenue que pour assister à un mariage. Ne parlons pas de l’autre Neveu responsable du Domaine présidentiel qui avoue à ses proches qu’il ne sait plus combien de milliards il a !

Je me moquerai bien de toi également mais il faudrait pour cela que tu mettes ta photo comme l’a fait Benjamin Toungamani, mais il est vrai alors qu’il ne te serait plus possible de faire des menaces voilées. Courageux va !!!!

Pauvre exilés, ils sont tous plein de rancoeur, surtout qu’ils ont été trahis par beaucoup d’opposants, et aujourd’hui, ils se font arnaquer par n’importe qui., Evaluation basse du commentaire [Montrer]

Pépé tu n’as pas compris la leçon !
Ecrit par Jean Jules, décembre 19, 2008

1) demande à Mwinda de publier ta photo pour que l’on voit de quoi tu as l’air !
2) Toungamani est un professeur dans un lycée alors que ton Sassou n’a que le niveau d’instituteur et, à voir l’état dans lequel il a mis le pays, il aurait mieux fait de ne pas quitter l’éducation nationale ou prendre des cours du soir !
3) Je dois aller bosser car je ne suis pas payé par Sassou pour insulter les honnêtes gens

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TOUGAMANI
Ecrit par Stéphano, décembre 19, 2008

moi je ne jette pas l’éponge. Il y aura toujours des BA DIA NTSEKE. Je vous assure croyez moi SASSOU va tomber. S’il se maintient encore au pouvoir c’est tout simplement parce qu’il a devant lui des gens qui pensent: » l’intervention divine les sortira du bourbier de l’homme de Mpila ». Les congolais croient que Dieu est pour telle ou telle autre personne; ils s’attendent donc à son intervention. J’ai lu Dieu ne fait point de favoritisme, il encourage le pus intelligent, le plus courageux. Pour ce qui est de votre terre d’asile. Il m’avait sembler que vous vous connaissiez en droit. Sachez seulement que les rapports de force sur toute la planète changent. Mais j’avoue aussi que votre démission est aussi une stratégie. Ce que je sais SASSOU entre en 2009 mais ne finira pas 2009 comme président. C’est pas parce que Dieu le frappera d’une maladie incurable, mais c’est parce qu’il suscitera plutôt un courage jamais connu dans l’histoire de ce pays et SASSOU sera obligé d’abandonné.
A toi Pépé qui a pris la décision de réagir maintenant, je crains que cela ne soit trop tard. Surtout ne montre pas ton visage comme te le demandent certains mwindanautes. Car la rage du courage risquera de frapper certains pour une simple intervention non réfléchie. Je te conseille de visualiser le document sur la prise du pouvoir par LAURENT DESIRE KABILA. Tu en tireras certainement des leçons. Chers compatriotes, seulement soyons un peu patients. Notre défaut est aussi que nous pensons que nos pensées sont des actions et doivent se réaliser à l’instant où nous les émettons. Un peu de patience et vous verrez. Je le certifie de nouveau. Non parce que j’ai reçu une révélation, comme l’a fait un certain pasteur sur ce site, parlant de MARION MANDZIMBA, mais plutôt parce que je lis le cours de l’histoire et du Congo et des autres peuples de la terre.

Le fruit est mûr, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

stephano
Ecrit par pépé, décembre 19, 2008

Si vous êtes aussi courageux, pourquoi se cachez derrière les pseudos. je te demande de garder le même pseudo après l’élection de 2009, car vous qui voulez du départ de sassou, vous serez decu, car il n’y aura ni guerre, ni ce que vous imaginez dans votre petit cerveau borné. Tu parles de prise de pouvoir de laurent desiré Kabila, où sont les similitudes entres les deux pays, c’est ce qui nous tuent en afrique, on comparent les pays, sans tenir compte de la singularité que chaque pays a. Et ne parlez pas de chers compatriotes, soyez patient, mais plutot, chers exilés Et des révelations,il faut toujours continuez à rêver, comme je l’ai dit plus haut. UN PEU DE PATIENCE ET VOUS SERZE DECU; ALORS LÁ CERTAINS D’ENTRE VOUS VERONT LES CHEVEUX BLANCS LEUR POUSSER DE PARTOUT SANS COMPRENDRE LES CAUSES. RENDEZ VOUS SUR E MEME SITE EN 2009, et je parie que vous changerez votre pseudo, car humilié, decu, ca sera la seule option. WAIT AND SEE.

A Pépé
Ecrit par Stéphano, décembre 19, 2008

Mon ou ma cher(e) Pépé, il me semble que tu as des problèmes d’éducation. Qui t’a parlé de guerre. comment ne peux tu pas comprendre que : » KINSHASA BRAZZA EZALI MBOKA moko, KAKA EBALE EKABOLA BISSO ». En plus ce n’est pas la seule histoire sur la terre. Mais comme tu dis WAIT AND SEE. Qui de nous deux changera son pseudo. Mais aussi dans ta certitude, j’aurai voulu que tu te demandes si Stéphano est un pseudo. Aussi,je ne raisonne pas en mystique ou que sais je en superstitieux. Suivant donc mon raisonnement, je ne pourrais avoir honte au cas où mes éventualités ne se produiraient pas. La science a des récurrences. Il est aussi du pouvoir de l’homme d’agir sur les éléments et les événements. Je te conseille déjà d’améliorer ta matière grise; car personne ne pourra plus être là pour plaider en ta faveur afin que tu occupes telle ou telle autre fonction si se ne sont les compétences requises. Retiens aussi que je ne suis pas exilé, je t’écris du Congo et je suis à Brazzaville. Certes de temps en temps je sors du pays pour aller chercher la connaissance; d’ailleurs même je vais jamais la chercher en France. Je pense que cette culture n’a rien apporter à mon pays. Laisse moi te le répéter: SASSOU ne terminera pas 2009 comme président du Congo. Mets sa dans ta tête, je sais pas si elle est petite ou grosse. La science a aussi cette vertu de prédire la vérité. Oh que c’est beau être un homme de science!

Nous avons…
Ecrit par Stéphano, décembre 19, 2008

.. besoin de patience. A nous lire chaque fois que l’on a le temps, il me semble que les réactions épidermiques se multiplient sur tous sujets. Cela ne peut nous permettre de bâtir une stratégie permettant de démettre l’homme de Mpila, qui pour les esprits avisés, est le couronnement de la malédiction que subie ce peuple. Parlant donc de stratégie, déjà celle d’acculer ce régime comme le fait BEN ne doit pas souffrir de continuité. Dans cette démarche, j’aimerai inviter tous ceux qui connaissent l’histoire du Congo, les historiens en particulier, de nous fournir les faits , aussi minimes soient ils, des événements ayant marqué ce pays. Je vous rassure dans cette démarche se trouve une bonne partie de la solution du problème qu’est le Congo avec son roi de Mpila. Si vous permettez, avec beaucoup d’efforts et de courage, j’ai parcouru  » le Manguier, le fleuve, la souris » de l’homme de Mplia. Il y a à lire entre les lignes pour non seulement savoir que l’homme était revenu pour ce venger mais aussi pour connaître sa « tactique » de reconquête et de conservation du pouvoir. Or selon la théorie chinoise du « GO » ou même la prédication de Jésus Christ: »…Car lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied….;…Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi,… »(Luc 14: 28-30)( il en a qui veront d’un mauvais oeil qu l’on cite le Christ) Et d’ailleurs même la « THÉORIE DES JEUX DE DÉCISIONS » va nous recommander cette démarche afin de déterminer nos chances et notre stratégie de gagner. L’homme de Mpila doit partir! on se posera même la question de savoir »faut il profiter des élections pour agir? ». Je pense que l’on ne devrait même pas attendre cette période. Les mêmes stratégies qu’il a utilisé pour reconquérir et se maintenir au pouvoir seront les mêmes a utilisé. Ceertes que la question financière se pose avec beaucoup d’acuité. J’ose croire que tous ce qui, par leur sueur ont gagné de l’argent doivent avoir maintenant le sens patriotique pour accompagner toute stratégie visant à débouter l’homme de Mpila.
Puisse la peur continuer de gagner MPiLA et Que vive le Congo.

NGONGA ÉLÉLI, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

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Ecrit par kibouende, décembre 19, 2008

Tara MOUANGA, ou est ton pote MUANA? A t-il abondonne le combat?


Ecrit par Tounga, décembre 19, 2008

Mon allié stephano

j’ai l’impression que tu ne m’a pas lu. Pourquoi s#en prendre a ceux qui ne sont pas de notre côté, ou tu es démocrate ou tu ne l’ai pas. Tu n’es pas Dieu pour dire que sasou ne terminera pas 2009. Nous qui voulons de sa chute, nous devons aussi croiser les doigts pour l’après élection, car si sassou reste, et c’est chose probable, nous ne seront plus en sécurité là où nous sommes.Nous serons denoncés par les autorités francaises et le pire est à craindre. Pas d’insultes.

Bon COURAGE
Ecrit par XOR, décembre 19, 2008

Merci Musi Kanda
Merci Ben Toungamani
Je parie que les réactions à cet article n’atteindront pas la centaine, tellement que les gens ont peur ! Il parait qu’en politique, les failles du gouvernement donnent de la voix aux opposants ! Mais le mutisme criard de ces vieux congolais, qui se disent opposants alors qu’ils n’y pensent plus, dépassent l’entendement ! TOUNGAMANI n’invente pas ! Il dit les faits ! ça devient très inquiétant que ses appels aux soutiens ne trouvent pas écho auprès de l’Association Marien Ngouabi et Ethique, et autres fameux opposants : «
Mwinda – A propos des jeunes, est-ce que vous avez des contacts avec  » Marien Ngouabi et Ethique  » pour amplifier votre action, puisque, comme vous, ils reprochent à Sassou d’être un prédateur ?
BT – Je l’ai fait. Ils n’ont pas répondu à notre appel. J’ai contacté leur numéro 2, mais pour l’instant, il n’y a pas de suite
Mwinda – Donc, si j’ai bien compris, aucun homme politique de l’opposition, même à titre individuel, n’a donné de réponse positive à vos appels en vue d’une action commune ?
BT – Aucun. Même au Congo, nous avons envoyé des émissaires qui devaient contacter l’opposition de Brazzaville, dont Me Ambroise Milonga et d’autres, mais pas de retour. »
On dirait que ça sent le soufre ! Mandzimba là … !
TOUNGAMANI a raison ! Il a tout dit ! Bravo ! On vous soutient, COURAGE !

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Bravo, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

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HA YA MOUANGA
Ecrit par Mfumu Nzo, décembre 19, 2008

vOUS SAVEZ UN HONNETE NE PEUX AS TRAVAILLER AVEC SASSOU A MOINS QU’IL EST FAIM, ALORS S’IL A FAIM ET ACCEPT DE TRAVAILLER AVEC SASSOU IL PERT SON HONNETETE

Rappel aux internautes, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

BT du courage
Ecrit par katulaluaza, décembre 20, 2008

mon brave BT juste pour te soutenir sur ton courage et autres imbéciles qui soutiennent des des personnes insensées arrête de vous divertir .Ici on travail et cherchant les voies de la libération du congo

Ce que je…
Ecrit par Stéphano, décembre 20, 2008

… dis je le répéte:Tous les dés jettés, pas magiques, mais probabilistes, l’homme de Mpila ne terminera pas 2009 comme président. Je ne me mets pas à la place de Dieu, je vous l’assure et je ne dis pas qu’il mourra, oui là seul Dieu a le dernier mot. Toute chose est soumise à un processus. Tenez par exemple, selon François Perou, parmi les étapes du dévellopement on a la constitution des gropuscules communautaires, des formes d’associations. Il est évident que quand les hommes veulent atteindre un objectifs, le premier pas c’est de s’organiser. Quant à la peur qui anime tous. Laissez moi vous faire cette illustration pour vous dire que la peur a des limites:  » Comme on dit deux coqs ne peuvent pas chanter dans un même poullayer. Alors dans mo village, il en avait deux. Le premier dominant quotidiennement sur le deuxième. Et quand le premier engageait les poursuites de triomphe, le second fuyait jusqu’à prcourir prtiquement 500m. Mais nous avions été surpris un jour; le second coq poursuis par le premier et fatigué fut obligé de s’arrêter et attaqua de façon surprise son adversaire qui ne puis résister aux et tourna le dos. »
SEULEMENT JE RESPECTE VOTRE STRATEGIE.
Ecoutez vous vous êtes interrogés sur la liberation sans condition des jeunes de POINTE NOIRE. L’homme de Mpila n’avait il pas évoqué la raison d’ETAT, quand les fameux sage du Kouilou étaient partis lui demander pardon? Non mais jusqu’à quand devra tant se moquer du peuple Congolais. En son temps le president YOULOU, j’étais pas encore né disait à un de ses traitres collaborateurs. Et il en a vu et lui sait qu’il est entrain de voir les dérniers événements. Attendant voir, pour qui le jeu sera favorable.

c’est un pas vers la chute de sassou!
Ecrit par nzoko akoué, décembre 20, 2008

sassou est sur une pente raide! il va tomber.tant pis aux gesticulations des courtisans.

Ma MOUANGA, tara MOUANGA
Ecrit par nzingankoumvou, décembre 20, 2008

Ma MOUANGA ou tara MOUANGA,
Je pose la même question que notre compatriote Kibouéndé, où est passé ton pote MUANA?, j’aimais bien certaines de ses réactions? il ne faut pas qu’il abandonne le combat.

Soutenons nos jeunes libérés à Ponton sur Mer et Merci Monsieur Toungamani
Ecrit par philippe, décembre 20, 2008

Tout en constatant que le gouvernement du Congo vient d’effectuer là un acte de civisme républicain en abondonnant des poursuites politiquement inopportunes contre ces jeunes de Pointe Noire, faisons également remarquer que la démarche de Toungamani devrait faire l’objet d’appropriation par tous ceux qui estiment que le régime actuel n’est pas seulement nocif à cause des conditions de son retour en 97, mais l’est aussi surtout en raison des dérives à l’enrichissement illicite impuni qui le caractérise. Pour cette raison, la judiciarisation comme répertoire d’action de lutte politique pour sauver notre pays est une démarche qui doit être au centre des discours de protestation, mais aussi des propositions de l’opposition qui entend, par ces futurs candidats aux présidentielles, assurer l’alternance dont je ne crois personnellement pas possible sans certains préalables.

Soutenons notre compatriote TOUNGAMANI qui a été depuis toujours au centre de plusieurs luttes de progrès, y compris dans l’affaire du beach dans le cadre de l’association la FCD.

Merci

non relu

avis à tous les humanistes attachés à la lampe tempête !, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

A MA MOUANGA
Ecrit par ELENGUY, décembre 20, 2008

Ton idée de venir en aide aux 35 ex détenus de PNR aussi humaine soit-elle, elle est faite sous le coup de l’émotion et donc non réfléchie.J’aurai voulu plutôt une aide de manière générale aux déhérités de la nation, Dieu sait combien il y’en a, car le Congo des années sassou est une prison à ciel ouvert dans la mesure où il manque de tout à ce petit pays sauf bien sûr pour le clan de mpila, d’ailleurs c’est pour cette raison, si le l’a pas encore fait de rejoindre de notre compatriote Benjamin Toungamani comme je l’ai fait. Dénoncer c’est bien, mais agir c’est encore mieux, le droit est notre seul salut, profitons-en.
Cordialement

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La justice contre les dictateurs est toujours une démarche politique de la part des juridictions qui prononcent les sentences.
Ecrit par philippe, décembre 20, 2008

Vaincre Sassou et sa dictature sur le terrain droit impliquerait que nous ayons les moyens de contrainte légitime servant à imposer aussi bien sa comparution que sa condamnation devant les juridctions compétentes. Or, depuis toujours, nous nous appercevons qu’en ce qui concerne le sort des hommes politique, le droit n’est contraignant que lorsqu’ils perdent leur statut avec tous les moyens de pressions qu’il le procure.

La judiciarisation du combat politique n’est qu’un répertoire complémentaire qui doit s’introduire dans une série d’action menées sur plusieurs fronts. Voilà pourquoi les hommes politiques, ceux qui ont le privilège de recontrer Sassou dans le cadre des échanges avec le pouvoir, doivent aussi s’emparer des enjeux du procès.

EN PLUS
Ecrit par philippe, décembre 20, 2008

Une fois que j’ai désigné les limites de la seule judiciarisation comme instrument d’action en vue de renverser un régime de dictature, posons nous la question de savoir à quoi sert-elle ? Comme je l’ai précédemment évoqué, elle doit être un des lieux dans lesquels les citoyens comme les organisations qui entendent défendre les intérêts de ces derniers (SHERPA), coalisent les mécontentement, en rendant davantage impérieuse l’idée du départ d’un Chef d’Etat qui appauvrit son peuple en faveur de ses loisirs personnels. Mais ce répertoire sert encore comme moyens de communication sur la scène internationale. En effet, dans la mesure où une telle plainte ne peut restée inconnues des agendas politiques des puissances qui ont un intérêts avec les pays concernés par ces spoliations, cette démarche aurait pour vertu d’influer les modalités de constitution des opinions publiques qui ont un impact dans la survie des régimes gouvernés par les Chefs d’Etat visés. Un Président d’un pays qui se bat pour obtenir le statut de PPTE, faisant l’objet de poursuite de la part de ses compatriotes crée normalement de gêne chez les intérêts officiels des puissances qui auraient plutôt intérêt à le protéger, d’où la colère des Dictateurs concernés. La plainte brouille leurs moyens de communication et diplomatique avec l’extérieur, en plus d’incommoder leurs soutiens extérieurs qui pourraient envisager d’autres solutions moins arrangeantes pour éradiquer définitivement le lien entre dictature et pauvreté dans des pays dont les immigrations posent aussi des difficultés avec leurs opinions publiques (les citoyens des démocraties concernées).

Non relu

Bon week end

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http://fr.youtube.com/watch?v=7gPRsDzaL9Q
Ecrit par david, décembre 20, 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=7gPRsDzaL9Q

POUR REPRENDRE LES TERMES DE NIMI MADIGNOU:

DANS LA RÉPUBLIQUE UNIE, COMMENT- EST CE QUE LE PARTI DE NTOUMI PEUT ÊTRE INTERDIT AU NORD MAIS PAS DANS LE POOL ?…NTOUMI LE MEMBRE DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LA RÉGION DU POOL ET CANDIDAT MALHEUREUX AU POSTE DE PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL DE LA RÉGION DU POOL, ENTITÉ ADMINISTRATIVE À PART ENTIÈRE DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO, EST INTERDIT D’ INSTALLER SON PARTI DANS UNE PARTIE DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO, DANS UNE AUTRE RÉGION OU ZONE DE CETTE RÉPUBLIQUE UNIE…OÙ ALLONS NOUS ?

Y’ A T-IL ENCORE UNE RÉPUBLIQUE AU CONGO ?

KIADI MINGI !!!

L’ARD de Dzon serait-il pour le dialogue ou pour l’élection directe?
Ecrit par yes we can, décembre 21, 2008

Lisez la conclusion de l’allocution lu par Me Ambroise-Hervé MALONGA à la conférence de presse de ce jeudi 18/12 à Paris.

« Chers compatriotes,
Je vais vous donner mon sentiment  profond. La situation qui prévaut dans notre pays le Congo Brazzaville, ne peut être résolue par la volonté d’un seul individu, fut-il président élu.
Je pense fermement qu’il faille rentrer dans une période de transition pour réhabiliter les valeurs démocratiques arrêtées par tous, consensuellement  à la Conférence  Nationale Souveraine. Le véritable changement est à ce prix.
Mesdames, Messieurs, Merci  pour votre bienveillante attention.
A.H. MALONGA
Porte parole de l’A.R.D »

Sur Ntoumi
Ecrit par yes we can, décembre 21, 2008

Pourquoi NTOUMI avale toujours sans contester les élections bidons auxquelles il participe et perd? Il est d’ailleurs le seul perdant à ne jamais se plaindre. Il a des équipes à Brazza qui dirigent son parti non? Dans des zones sous son contrôle Mvouba le domestique en chef de Sassou, a tricher au grand jour, il n’a rien dit.
Celui là aussi doit nous dire: IL EST A L’OPPOSITION OU AU POUVOIR?

Chers journalistes, au vrai travail – sans peur !!!
Ecrit par Koongoh, décembre 21, 2008

Bonjour a tous les journalistes!

Mais ou sont passés les journalistes de ce Congo? Pourquoi ne veulent-ils pas interviewer les leaders de l’opposition sur les faits les plus scandaleux de ce pouvoir? Sont-ils aussi cachés que ça (leaders de l’opposition)? Les journalistes ne comprennent-ils pas que tout le peuple en est intéressé afin qu’il fasse ses analyses concluantes?
Je vous en prie chers amis journalistes… je sais que vous etes capables. Je ne veux croire en un seul instant que vous ne pouvez pas etre les moteurs democratiques dans le vrai journalisme en ce qui concerne les droit et devoir ou l’obligation d’informer le réel au peuple congolais.
Comment se fait-il que devant des informations scandaleuses de la guerre du Pool lancées par Marion et l’actuelle histoire des biens mals acquis de Sassou et sa famille en France, vous n’avez jusqu’alors pas pu obtenir des interviews de Dzon, Poungui ou Kifouissa a propos? Trouvez-vous cela de normal dans le cadre informatif de votre travail? Comment ne pouvez-vous pas obtenir jusqu’alors la version de l’opposition face a ces nouvelles « degats » dont ailleurs dans le monde, toute vraie opposition democratique n’attend que pareille occasion pour demanteler le gouvernement?
Oui, meme Mwinda, la Semaine Africaine, et … je ne sais qui d’autres, ne peuvent susciter un franc-parler chez les leaders de l’opposition. Dommage!!!
Votre journalisme ne semble depuis que relater ce que l’on connait d’avance et cela d’un coté seulement (celui du pouvoir en place). Vous ne semblez pas comprendre que nous avons besoin de savoir les différentes positions des tenants ou leaders politiques officiels du Congo (surtout qu’ils tendent a la magistrature suprême de ce pays) sur chaque situation qui engage de loin ou de près la vie du peuple congolais. La position de Sassou par le biais d’Akouala on l’a connait déjà. Mais Dieu! celle de l’opposition on ne la connait pas. C’est a vous d’aller la chercher. Même s’ils (leaders de l’opposition) se cachent, vous devez les trouver… les demander leur réaction en rapport a toutes ces histoires choquantes afin que vous puissiez jouer pleinement votre role d’informateur du reel et par la suite que le peuple entende, comprenne et fasse la part des choses afin de savoir ce que valent veritablement nos hommes politiques pris un a un.
Je vous en prie, faites votre travail! Nous croyons en vous afin de mettre a notre disposition toutes les versions possibles de nos hommes politiques(en particulier ceux qui sont sur place au Congo); pas seulement du pouvoir!
Merci!

Lu pour vous, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

lu pour vous
Ecrit par nzingankoumvou, décembre 21, 2008

Le président mauritanien déposé a été libéré dimanche à Nouakchott et a commencé à recevoir des visiteurs dans sa villa familiale, a constaté l’Associated Press sur place. Sidi Ould Cheikh Abdallahi était assigné à résidence depuis son renversement par la junte militaire en août dernier.

Chers journalistes, au vrai travail – sans peur
Ecrit par bruno, décembre 21, 2008

Pourtant c’est gratuit et facile de pouvoir pour ces leaders s’exprimer tant dans mwinda ou la semaine africaine.
Il faut encore rappeler qu’a ma connaissance il n’y pas de journaliste dans mwinda. mais des hommes et des femmes qui souhaitent s’impliquer dans l’amélioration des conditions de vie et savourer le départ du Pst Sassou en 2009

voici l’évangile selon saint ngakala, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

Au secour ngala revient !, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

faisons entendre nos voix
Ecrit par sauvons le congo, décembre 21, 2008

chers compatriotes,
la seule manière de destabiliser le système de sassou qui consiste à appauvrir les congolais en achetant les maisons, voitures et autres en europe et de faire entendre nos voix au niveau de la communauté internationale et la france serait d’organiser un sitting par voie de consequence de grande marche devant les villas de sassou et sa famille à paris en presence des medias français.Alors ceux qui sont da’ccord avec moi, faisons tous entendre nos vois.on trouvera une date pour ça.
j’attnd vos reactions


Ecrit par pépé, décembre 21, 2008

Desespoir bapangui desespoir, botikali maboko papa. Le jour où vous passerez sur rfi, on vous applaudira. Mais dut que cette communauté internationale n’est pas aveugle pour accepter vos conneries de tribalisme, vous vieillirez devant vos ecrans et oublierez que vous aviez d’autres choses plus importantes à faire que de rendre un seul homme responsable des malheurs du pays. Les responsabilités sont partagées, mais vous etant ce que vous etes, vous ne pouvez pas triompher. Convainquez d’abord ce qui sont au pays, car de loin, bokokoka te


Ecrit par Nokya Mokya, décembre 21, 2008

Je loue le courage politique,au delà l’esprit d’initiative de Benjamin Tongamani qui n’en est à son premier essai.
On se souviendra que dans l’Affaire des Disparus du Beach,il ne recevra aucun soutient solennel de la classe politique congolaise.
Pourtant les fruits du succès sont savourés communement quand les Généraux Dabira,Ndégué… sont épinglés par la justice française,oubliant du coup que l’Affaire des Disparus du Beach c’est lui B.Toungamani.
A ceux qui veulent lui trouver un prétexte fallacieux juste pour donner un coup de pousse à un pouvoir monribond,en évoquant son affiliation parentale à un politique ou à un autre,je partage le point de vue de mon frère MOUANGA.
Pourqoi me reprocherait-on:être le frère ou le fils d’un politique,condition consanguine s’imposant à moi?
Avons nous le même idéal politique?

Si l’initiative de Toungamani est vivement louable,le silence de la classe politique congolaise est écoeurant.
J’ai déjà lancé un appel à Marion Madzimba et Benjamin Toungamani pour une politique complémentaire,l’un de la diaspora et l’autre évoluant sur le terain politique-Brazzaville.
Pourtant ces deux poliques ne seraient sans rappeler YOULOU ET OPANGAULT en 1960,DIWARA et IKOKO en 1972-73,NGOUABI et DEBAT en 1977.
Si Marion Mandzimba pouvait solennellement rallier la plainte dans laquelle Toungamani s’est constitué partie civile,il ferait preuve d’humilité et réalisme politique,en sortirait grandi.
N’est-il pas juriste?
Car fortuitement, nous avons besoin d’une géopolitique équilibrée,d’un dynamisme,d’une fougue et d’une certaine jeunesse que semblent incarner nos deux compatriotes pour débouter Sassou.
N’en déplaise à Mathias Ndzon,Bonaventure Mbaya,Clément Miérassa,Marcel Guitoukoulou s’étant retrouvés dans un même groupement politique en voulant tous être président de la République.
En définitive,je m’addresserai à Marcel Guitoukoulou dont les vas et viens entre la France et le Gabon affaibissent,sinon discrédite la diaspora dont il s’autoproclame Président.
La politique étant loin d’être un show Bizz.
Merci.


Ecrit par Nokya Mokya, décembre 21, 2008

lire:discréditent.


Ecrit par pépé, décembre 21, 2008

Même savimbi qui était jusqu’en chine étudier les technique de la guérilla, n’a pa pu gagner face à la morale. A VOUS DE REFLECHIR

« Nous voulons déstabiliser le régime de Sassou »
Ecrit par MOTOROLA, décembre 21, 2008

Maintenant que les jeunes de pointe-noire sont libres, les mouvement pourrons reprendre si nécessaire dans le kouilou.

Les « sages » ne représentent qu’eux mêmes.

Mr Toungamani a raison, il faut montrer que tout est aujourd’hui le fait du pouvoir sassou.

Lorsqu’ils tomberont, les vautours n’auront qu’à les traquer, eux.

C’est maintenant à une nouvelle génération de se mobiliser pour enterrer sassou et son régime.

Sassou est seul

SASSOU EST UN CADAVRE POLITIQUE

Affrontons ces criminels comme il se doit. Les menaces ne fonctionnent plus. On ira jusqu’au bout de notre volonté.

C’est une question de DIGNITE

Voic le vrai visage de tara sassou, Evaluation basse du commentaire [Montrer]


Ecrit par sauvons le congo, décembre 21, 2008

salut
l’avenir ou donnera raison

Voic le vra tara sassou, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

A vous de reflechir
Ecrit par pépé, décembre 21, 2008

A voir et reflechir

http://www.afriquechos.ch/spip.php?article845

Hier c’étaient john garang et savimbi. A QUI LE TOUR DEMAIN. LES REBELLES OU FAUTEURS DE TROUBLES RECOLTERONT CE QUE’ILS ONT SEMÉ

http://www.dailymotion.com/sea…pture_news
Ecrit par david, décembre 21, 2008

http://www.dailymotion.com/sea…pture_news

QUELS SONT CES INTÉRÊTS DE LA FRANCE QUE NE PEUT GARANTIR QUE LES DICTATEURS AFRICAINS ET PAS LES DÉMOCRATES AFRICAINS POUR LESQUELS L’ INNOCENCE DES HOMMES POLITIQUES FRANÇAIS EST VÉRIFIÉE COMME TOUJOURS PROCLAMÉE ?

l’opposition congolaise
Ecrit par pour le congo, décembre 22, 2008

comme mr Benjamin Toungaman vient de dire, l’opposition congolaise doit donné un petit pouce sur ces genres de situations pour gagner la confiance du peuple.Certains congolaises disent que ces opposant sont des affamés et quand sassou leur donne un chèque ils se calme.
La confiance se gagne sur des faits réel et non par insultes.
L’affaire du beach aucun opposant avait parlé de ça de peur qu’il se fait buté par lucky lucke .

à la rédaction de mwinda
Ecrit par pour le congo, décembre 22, 2008

juste savoir si ces opposants visitent ce site ainsi que les autres?
C’est comme si ils ne s’informe pas sur internet .C’est maintenant qu’ils doivent gagné la confiance des congolais sinon ils mourront comme ça en train de plaindre dans des petits coins de rues

Diffamation et Calomnie?
Ecrit par geo, décembre 22, 2008

La Diffamation consiste à repandre des vérités sur quelqu’un dans le dessein de le discéditer.

La Calomnie consiste à répandre des mensonges en vue de nuire.

A vous de juger.

Faisons-nous, la diffamation ou alors la calomnie?

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RCA Dialogue inclusif (ça marche !)
Ecrit par Jean Jules, décembre 22, 2008

« Il vous appartient, Monsieur le président, désormais de faire violence sur vous-même et avec vous tous les fils de la RCA, pour que la confiance chasse la méfiance, pour que l’unité et l’intégrité du pays soient préservés, que la réconciliation nationale soit totale et qu’elle s’installe dans tout le pays en y apportant évidemment une démocratie apaisée dans l’esprit. Je vous encourage donc fraternellement à tout mettre en œuvre pour une application effective de vos propres résolutions », a recommandé Omar Bongo Ondimba à son homologue centrafricain.

Ce dernier a indiqué que « les recommandations seront mises en œuvre progressivement pour celles qui nécessitent la mobilisation des ressources » avant de promettre de tout mettre en œuvre pour préserver la paix et la stabilité du pays. Le général Bozizé a par ailleurs annoncé pour le 23 la tenue d’une réunion qui va recueillir les propositions des différentes parties au Dialogue politique inclusif pour la constitution du comité de suivi et du gouvernement de large consensus.

« Prenons tous ensemble la résolution d’appliquer sans complaisance les différentes recommandations adoptées au nom du peuple centrafricain par toutes les délégations au DPI par consensus”, a notamment déclaré M. Patassé, qui a proposé la mise en place d’un mécanisme à deux niveaux pour le suivi de l’application des recommandations et comportant un conseil regroupant le président Bozizé et ses deux prédécesseurs, à savoir André Kolingba et Ange Félix Patassé.

Débuté le 9 décembre, le Dialogue politique inclusif a enregistré la participation des représentants de tous les groupes politico-militaires, y compris Abdoulaye Miskine arrivé de Tripoli la veille au soir. Il a été également riche en retrouvailles entre différents protagonistes de la crise centrafricain, notamment entre le président François Bozizé et son prédécesseur Ange Félix Patassé, rentré d’un exil au Togo le 7 décembre dernier.

Mais le pardon peut-il absoudre tous les crimes commis dans ce pays durant toutes ces années d’instabilité alors que les victimes réclament justice?

Publié le 22-12-2008

Dernière nouvelle
Ecrit par nzingankoumvou, décembre 22, 2008

Jacques Joachim Yhombi Opango ralierait la majorité présidentielle

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Yhombi, Sassou:culture politique similaire.
Ecrit par Nokya Mokya, décembre 22, 2008

Pensez vous qu’il y ait une différence entre Yhombi et Sassou?
Le matador de Kinfoussia en 72 partagerait le bilan Sassou Nguesso à hauteur de 60% au moins.
Mon ami Kinfoussia devrait le prendre avec des pincettes en tant qu’ allié politique.
Qu’elle est étrange la politique!

Pour ceux qui l’ont oublié
Ecrit par nzingankoumvou, décembre 22, 2008

La Congolaise
En ce jour, le soleil se lève
Et notre Congo resplendit
Une longue nuit s’achève
Un grand bonheur a surgi
Chantons tous avec ivresse
Le chant de la liberté.

Refrain

Congolais debout fièrement partout
Proclamons l’union de notre nation
Oublions ce qui nous divise
Soyons plus unis que jamais
[: Vivons pour notre devise
Unité, Travail, Progrès. :]

Des forêts jusqu’à la savane
Des savanes jusqu’à la mer
Un seul peuple une seule âme
Un seul cœur ardent et fier
Luttons tous tant que nous sommes
Pour notre vieux pays noir.

Refrain

Et s’il nous faut mourir en somme
Qu’importe puisque nos enfants
Partout pourront dire comme
On triomphe en combattant
Et dans le moindre village
Chantent sous nos trois couleurs.

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2009 ou retour de la démocratie au Congo de nos ancêtres, nos enfants et petit-enfants !
Ecrit par Dr LOUBELO, décembre 22, 2008

J’avais pensé et toujours dit que Yhombi n’était pas un opposant politique à Sassou. Aujourd’hui tout se confirme que le bruit du cousin de Marien N’Gouabi lors de son intervention sur le fameux coup d’état du 5 juin 1997 est un amusement de plus de ce triste personnage. Pauvre congo ! Que de victimes innocentes en 1972, 1992, 1993, 1997 et 1998 dans les mains surtout de Sassou, Yhombi, Kolelas enfin de Lissouba ! Pour combien de temps ,

Contribuables Congolais, pensez à vous inscrire sur la liste de plaignants de la plainte de Transparence et Sherpa si vous ne voulez pas la justice française classe de nouveau sans suite comme en 2007 le dossier sur les biens mal acquis (BMA) des présidents de l’Afrique centrale.

Libérons le Congo de la dictature en 2009 !

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Pas d’insulte MOUANGA
Ecrit par Noir, décembre 22, 2008

Si je comprends bien, qu’est ce que Mouanga a contre les centrafricains, pourtant il a vecu dans ce pays pendant au moins une dizaine d’années avec ses chémises qui lui arrivaient jusqu’aux genoux et ses westons. Maintenant qu’il vit aux USA il n’arrête pas cracher sur les gens qui l’ont hebergé chez Mr NGOMA Jean Jacques

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au suivant….
Ecrit par pépé, décembre 22, 2008

Et la fête commence. TOUS VOS FAMEUX OPPOSANTS ONT PRÉFERÉ CHOISIR LEUR VENTRE QU’AU BRUIT QUE VOUS FAITES A LONGUEUR DE JOURNÉE: LA LISTE NE FAIT QUE COMMENCER. A QUI LE TOUR DEMAIN DE JOINDRE EL SAS IBARA LABIRA.


Ecrit par Ancien Palin, décembre 23, 2008

Comme Yhombi vient de se rapprocher de Sassou (pour faire l’unité du nord et tribaliser ainsi le débat politque),une nouvelle candidature vient perturber cette stratégie. Le Bureau Exécutif de Marien Ngouabi & Ethique vient d’annoncer une candidature sous condition. cette intention de candidature du Professeur Marion Madzimba Ehouango sera officialisée quand les circonstances le permettront. des tractes circulent déjà à talangaï à ce propos.
ça s’annonce corsée !!!!Marion n’a pas perdu son temps à razzaville. Le Gaillard

Yhombi a changé de côté
Ecrit par ngonga éléli, décembre 23, 2008

Yhombi ndzala éléki na exil azongui mboka ko lia ngoki

Cher(e)s compatriotes franchement , pourquoi cette manipulation du peuple ?

ooooooooooooh Yhombi après le bain de sang que t’as provoqué en 1997 , aujourd’hui tu rejoins la mangeoire de ya Denges qu’il a tant critiqué , il manque de determination ce monsieur .

« Un ventre affamé n’a point de conscience et de dignité  »
yhombi azongi mboka é éé pona ndzala
bo péssa yé mbongo ééé azonga owando ko méla tsamou tsamou !!!! une chanson de yhombi dans les années 93

Congo na nga
congo na yo
congo na bisso

Ngonga éléliéééééééééééééééééééééééé éééééééé


Ecrit par nzingankoumvou, décembre 24, 2008

LA LETTRE DU CONTINENT – 24/12/2008
CONGO-B
SIMPLICE EBATA (Com-Service)
Originaire de la Cuvette (Nord Congo), Simplice Ebata a monté la société de services Com-Service (immobilier, renseignement, location de voitures de luxe, etc.). Proche de Pierre Oba, à l’époque tout-puissant ministre de la sécurité, Simplice Ebata avait réussi à subtiliser le matériel d’écoutes téléphoniques qu’utilisait la police de l’ancien président Pascal Lissouba. Un fait d’armes qui avait assis sa position dans le camp Sassou. (…) [69 mots] [GRATUIT]

……….C’est le pacte de pouvoir
Ecrit par ENYELLE, décembre 27, 2008

Qui avait dit que Yhombi c’etait opposé a Sassou?tous pratiquant la meme polique.un petit diable ne peut jamais trahir son confrere s’il son toujour ensemble,le jour ils peuvent se disputés et a minuit ils incomptent dans leur loge diabolique.

C’est se qu’ils sont.leur pacte de pouvoir c »est de gardé le pouvoir ou de le reconquerir par n’importe quel moyen.
souvenez vous de cette phrase  » nous pouvons tout perdre mais saufe le pouvoir,ngouabi doit partir… vaut mieux sacrifier un pigmès que de perdre le pouvoir ».

C’est pour dir que mm si un nordist qui a été avec le clan sassou peut se permetre de le Critiqué sur tout a l’etranger,il ne fait que divertire les plus egarés.

hier c’etait kolela aujord’hui Yhombi.. qui nous dit pas que demain lisouba ne viendra pas au mangeoir? 2009 c’est dans une semaine.


Ecrit par KOUEBE Matryr, janvier 11, 2009

J’ai suivi des debats inutiles engagés suite aux observations de Monsieur Toungamani.Moi qui vous écrit, je suis congolais du nord, ce ne pas parce que je sois de cette contrée et que je sois obligé d’encourager des betises qu’occasionnes les proches du pouvoir actuel de Brazzaville.Ecoutez, ça ne sert pas de contredire des gens pour rien.Personne en ce moment au Congo peut encourager Sassou dans la façon dont qu’il est entrain de rouiner ce pays.Bref, j’avance l’idée que Sassou ne finira pas 2009 comme Président du Congo.

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Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

Posté par issopha le 22 décembre 2008

 

Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

Afrique - pillages, massacres et misère : Stop Françafrique. dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE Francafrique-b4d55

Les coulisses de la misère


Vous avez sans doute entendu parler du génocide sur les Tutsis au Rwanda, de guerres atroces (enfants-soldats au Libéria, congo, ex-Zaïre…) et des dictatures qui secouent le continent africain.

Pourquoi le gouvernement français a-t-il en connaissance de cause, continué de financer les auteurs du généocide du Rwanda ? Comment les responsables politiques français, qui se réclament des droits de l’ Homme, peuvent-ils en arriver à mettre en place ou financer des régimes aussi abominables – Tchad, Congo-Brazzaville, Cameroun, Mauritanie… ?

A qui profite le crime ?

La Françafrique, c’ est une infime minorité de Français qui, aidés au plus haut niveau de l’ état, pillent les richesses des ex-colonies françaises en Afrique, en utilisant l’ argent public et ce au mépris de millions de vies humaines.

C’ est le plus long scandale de la République française.

De nombreux politiciens et partis politiques, des hauts cadres et actionnaires de multinationales françaises ( Elf-TotalFina, Bolloré, Bouygues…) certains militaires, les dictateurs et leur entourage, les marchands d’ armes : en bref, ce sont des réseaux bien organisés qui disposent de nombreux relais dans les médias. Des centaines de milliars détournés en 47 ans.

Découvrez en cliquant sur chaques pays, ce mécanisme synonyme de misère et de mort.

Découvrez comment quelques centaines de personnes s’ enrichissent sur le dos d’ un continent en soutenant un génocide, des guerres, tortures, en organisant le détournement de l’ aide publique au développement.
www.stop-francafrique.com

Ces informations sont en majorité tirées des ouvrages de François-Xavier Verschave : La françafrique, Noir silence, Noir Chirac www.survie-france.org

Revendications du Sommet citoyen France – Afrique pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente.

Survie, communiqué, le 13 février 2007.


A l’occasion du 24ème Sommet des Chefs d’État d’Afrique et de France à Cannes les 15 et 16 février 2007, un grand nombre de dictateurs viendront, dans la tradition des sommets franco-africains, s’assurer du soutien de la diplomatie française.

Convaincues que les relations franco-africaines constituent un sujet qui ne saurait se limiter à un rendez-vous diplomatique de ce genre, des organisations françaises organisent un Sommet citoyen France-Afrique du 11 au 16 février, avec notamment un colloque international de deux jours à Paris (12 – 13 fév).

Des sujets souvent occultés mais ô combien cruciaux ont été abordés lors de ce colloque : le soutien de la France aux dictatures, le pillage des ressources naturelles du continent, l’aide au développement dévoyée, les causes politiques et économiques de l’immigration, etc.

Durant ce Colloque, auquel ont participé des personnalités importantes de la société civile africaine, des revendications concrètes ont été élaborées dans le but d’interpeller les partis politiques et les candidats aux élections présidentielle et législatives de 2007 en France. En attendant la publication des actes du colloque, les organisations françaises et africaines du Sommet citoyen France-Afrique demandent d’ores et déjà aux candidats de s’engager, entre autres, à :

- Reconnaître les aspects négatifs de la colonisation française en Afrique et l’échec des politiques françaises de coopération depuis les indépendances.

- Rendre transparente la politique de la France en Afrique :

Par l’instauration d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique française en Afrique ;

Par l’instauration d’un vote à l’Assemblée nationale pour toute signature d’accords de défense et toute intervention militaire de la France en Afrique ;

Par la publication des accords militaires et de défense liant la France et certains pays africains ;

Par la suppression de la cellule Afrique de l’Elysée, qui agit en toute opacité et en dehors de tout contrôle démocratique, afin de mettre un terme à la politique du « domaine réservé ».

Cesser l’ingérence de la France en Afrique et à promouvoir la démocratie :

Par la suppression des bases militaires françaises sur le continent africain ;

Par la suspension des interventions militaires bilatérales de la France en Afrique sans mandat de l’ONU ;

En conditionnant la coopération française au respect de l’État de droit et du principe de la gouvernance démocratique par les États africains ;

En favorisant la supervision des processus électoraux en Afrique par l’ONU ;

En impliquant les organisations des sociétés civiles africaine et française dans l’élaboration de la politique française de coopération.


Instaurer des règles internationales commerciales et économiques transparentes et bénéficiant à toutes les populations africaines :

En demandant à l’Union européenne la suspension des négociations sur les accords de partenariat économique (APE) ;

En obligeant les entreprises françaises opérant en Afrique à respecter les normes environnementales et sociales et à publier ce qu’elles versent aux États africains ;

En améliorant les dispositifs juridiques pour permettre une justiciabilité effective des entreprises françaises pour des actes commis dans les pays où elles opèrent ;


Favoriser les flux financiers en faveur du développement effectif des populations africaines notamment :

Par l’audit et l’annulation de la dette publique des États africains ;

Par la saisie et la restitution des biens mal-acquis et des avoirs détournés par certains dirigeants africains ;

Par une réorientation massive de l’aide publique au développement en faveur d’un accès universel aux services de base et d’un soutien fort aux sociétés civiles dans la construction des Etats de droit.


Mettre un terme aux politiques répressives et sélectives de l’immigration :

Par la remise en cause des visas de court séjour ;

Par la ratification par la France de la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille ;

Par la dépénalisation du séjour irrégulier des migrants. Les organisations présentes au Sommet Citoyen tiennent à manifester leur soutien à la société civile guinéenne qui lutte tragiquement pour sa dignité, le respect de ses droits et l’instauration d’un régime véritablement démocratique.

- Source : Survie France www.survie-france.org

Matières premières : les États-Unis à nouveau très intéressés par l’Afrique, par Tony Busselen.

 

 

REACTIONS D’INTERNAUTES

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

10/03/2007 à 11:36, par pilou

J’ai parcouru la fiche consacrée au Gabon, pays où j’ai vécu, et certains affirmations sont fausses, principalement sur la bio d’Albert Bernard Bongo. Il n’a jamais été policier. Il était dans l’armée de l’air. Et je ne crois pas qu’il ait été membre d’un quelconque service de renseignements.

Pour être crédible, il ne faut pas donner de fausses informations !

Ce qui ne m’empêchera pas de continuer de lire les articles de votre site.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 01:16

Mais mon cher Pilou, vous ne vous étes pas encore apperçu que la majorité des affirmations de Verschave et des membres de Survie relèvent de la manipulation la plus mensongère !

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 04:43, par Cyril

Ces deux commentaires relèvent soit d’une innocence coupable, soit, et je pencherai plutôt pour cette hypothèse, d’une banale tentative de décrédibilisation d’un mouvement qui appuie où ça fait mal. Survie est une association qui à l’origine est un mouvement pour allouer un certain pourcentage de l’aide publique au développement à la lutte contre la famine. Initié par quelques prix nobel, il a débouché, après avoir mobilisé de nombreux maires (une maire de 9000 maires sur Paris a eu lieu), les stars du football et d’autres personnalités, sur une proposition de loi signée par plus de 400 députés de tous bords. Mais ce texte n’a étrangement jamais été inscrit à l’ordre du jour. C’est en essayant de comprendre pourquoi que le combat mené par Survie est né, combat ayant pris une autre ampleur suite au génocide des Tutsi au Rwanda.

Survie a alors mis au jour au fil d’un travail rigoureux d’investigation ce vaste système qu’on appelle la Françafrique, expression, qui faut-il le rappeler, revient à Omar Bongo qui définissait ainsi ce système néocolonial clientéliste : « L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique ; c’est une voiture sans carburant ». La vérité, c’est que L’accès à l’ « indépendance » de l’Afrique francophone n’a pas marqué, loin s’en faut, la décolonisation des esprits au pouvoir. Pour ces derniers, il était inconcevable de lâcher les rênes du pouvoir et de rendre aux peuples africains les ressources dont leurs sols et sous-sols regorgeaient. Alors, sous la pression des mouvements indépendantistes, la « solution » fut de feindre une retraite bienveillante en coupant le cordon officiel tandis qu’à l’ombre de la cellule africaine de l’Elysée, Jacques Foccart assurait la continuité en déléguant le maintien de l’ordre colonial à des potentats adoubés, ces collaborateurs d’un genre nouveau qui plus tard, sous l’œil attentif du trio Elysée / Etat Major / Elf, sèmeraient la terreur, réprimeraient dans le sang et élimineraient les figures de l’espoir pour verrouiller le pillage des ressources. Aujourd’hui les avatars de cette politique continuent de nuire tandis que le prêt à penser se limite à l’image d’une France en perte de vitesse dans son précarré. Pour ne pas être dupe, il faut s’informer correctement et, dès lors, accepter cette réalité implacable :

 au Togo, nous portons soutenons une dictature héréditaire de 50 ans ; nous avons d’ailleurs été bien seul à valider l’intronisation du fiston Eyadéma lors de la mascarade électorale d’avril 2005 ;

 au Tchad et en Centrafrique, nos forces armées interviennent dans l’ombre pour nos obligés tortionnaires ;

 à Djibouti, nous couvrons une dictature coupable des pires exactions et très probablement de l’assassinat du juge français Bernard Borrel, affaire dans laquelle on peut à tout le moins s’interroger sur l’attitude de magistrats français n’ayant instruit que la seule thèse du suicide, et ce contre toute évidence ; mais heureusement, la raison d’Etat n’a pas entamé la détermination de la famille du défunt dans sa quête de vérité : plus de 11 ans après les faits, l’instruction du dossier se poursuit et la thèse du suicide est définitivement écartée ;

 au Rwanda, les sommets de l’horreur ont été atteint par notre soutien sans faille au gouvernement génocidaire ; un très grand nombre de preuves et de témoignages issus de sources très diversifiées dresse un constat accablant des complicités de l’Etat français avant, pendant et après le génocide des Tutsi : formation militaire, appui logistique, fourniture d’armes violant l’embargo de l’ONU intervenu en mai 1994, participation aux contrôles « ethniques » aux barrages (arrestation des Tutsi remis directement sur place aux miliciens Interhamwe), exfiltration turquoise des génocidaires vers l’ex-Zaïre, etc. L’examen, constitutionnellement prévu et précipité par quelques révélations, de la responsabilité du gouvernement devant le Parlement fut un exercice périlleux où il fallut esquiver la constitution d’une commission d’enquête (instrument trop efficace), s’est trouvée contrainte de refouler les véritables questions en annexe et de ne pas

Je n’entrerai pas plus dans les détails ici, le bilan est très lourd. On pourrait évoquer le Cameroun, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, la Centrafrique, le Biafra… Je laisse le soin aux citoyens de s’informer eux-mêmes par les chemins non balisés…

On peut tout de même ajouter aux ouvrages cités le livre « Noir Procès » qui correspond aux minutes du procès intenté par les 3 dictateurs Omar Bongo (Gabon), Idriss Déby (Tchad) et Denis Sassou N’Guesso (Congo Brazzaville) à l’auteur et à son éditeur pour « offense à chef d’Etat étranger », un chef d’inculpation datant du 19ème siècle. Et bien ce procès s’est retourné contre eux puisqu’il fut l’occasion de faire témoigner une multitude de personnes (malgré les risques encourus pour certains Africains) étayant les thèses de l’ouvrage. Verdict : le juge a reconnu le sérieux des investigations et relaxé les 2 prévenus. Des députés comme Noel Mamère était venu leur apporter leur soutien. Les intouchables se sont biensûr gardés d’attaquer ces ouvrages. Toutefois Charles Pasqua a attaqué Noir Silence car FXV lui attribuait le rapprochement et le réchauffement des relations avec le régime tortionnaire soudanais contre la livraison du terroriste Carlos (ce qui lui permettait de revenir dans le jeu de la communauté internationale). Et bien il reçut 1 Fr de dommages et intérêts car il ressortait des faits qu’ils devaient être attribués au gouvernement français dans son ensemble.

Bref, je ne renchérirai pas sur ces arguments ridiculement insignifiants de patriotes béats ou d’intéressés cyniques. Je concède toutefois que les médias n’aident pas trop à y voir clair dans le précarré français…

Et pour finir, je n’apprécie pas le Grand Soir sur ce coup qui d’abord m’accorde de publier mes envois (voir article sur les matières premières et les Etats-Unis d’il y a qq jours) et qui choisit finalement de publier mon un morceau pioché on ne sait où. Entre un article d’Odile Tobner , admirablement écrit, sur l’intervention récente de l’armée française en Centrafrique et un article on ne peut plus général et truffé de fautes d’orthographe, le choix s’est porté sur le second. Un fait étrange qui ressemble à une perche tendue…

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 19:59

- Le « morceau pioché on ne sait où » vient d’ ici www.stop-francafrique.com ( introduction, sur la droite)

- Avant de publier l’article d’Odile Tobner ils nous a semblé utile d’ abord, de commencer par le commencement : introduire la Françafrique. Tout les lecteurs du Grand Soir ne sont pas forcément au courant.

- Et pour la « perche tendue… », libre à vous de penser ce que vous voulez…

Rédaction LGS

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

12/03/2007 à 10:53

Je m’excuse, il n’était sûrement pas dans vos intentions de participer à la décrédibilisation de Survie. Mais le paragraphe choisi pour résumer la Françafrique, à mon avis un peu trop réducteur (il n’est pas facile de résumer un système de façon si courte), peut facilement apparaître caricatural pour certains. Alors les 2 commentares qui ont suivi m’ont un peu énervé… J’ajoute que le site stop-françafrique est le site personnel d’un adhérent de Survie qui peut comme tout le monde (pour répondre aux détracteurs) se tromper (quoi que je n’ai pas vérifié les soi disantes erreurs).

Cyril

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

08/04/2007 à 16:37, par Pilou

Mais mon brave monsieur, il me semble que j’ai écrit que je connaissais le Gabon tout simplement parce que j’y ai vécu une quarantaine d’années !

Je sais donc pertinemment que c’est loin d’être une démocratie. Que le chef d’état est sur le trône depuis 1968 et qu’il a en partie pillé le pays, partageant avec d’autres. Mais à la différence avec d’autres pays, il a eu « l’intelligence » de partager avec des représentants d’autres ethnies pour garder l’unité du pays.

Ma critique portait, non sur le texte proprement dit, mais sur l’infographie par pays. Et je maintiens que pour avoir une certaine crédibilité, il faut éviter les erreurs.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

18/05/2007 à 15:04, par Ketchateng

C’est un mensonge de prétendre que Bongo au Gabon (comme Biya au Cameroun) a eu l’intelligence de maintenir l’unité nationale en partageant les richesses du pays entre les ethnies.

C’est bien entre élites que les richesses-miettes (puisque l’esentiel est emporté par les multinationales françaises notamment) sont réparties au Gabon, au Cameroun, en Rca, au Congo Brazza et ailleurs en terre maudite françafricaine. C’est également une marque de racisme de penser que les ethnies sont un problème principal chez les Africains. Elles coexistaient bien avant la colonisation et les nouveaux Etats.

C’est l’opposition organisée des ethnies, par des régimes fantoches et corrompus, qui crée des problèmes. Ce serait pareil en France si on se mettait à recruter des alsaciens pour mater les terroristes corses.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

10/08/2007 à 22:16, par pilou

J’ai écrit « des représentants de chaque ethnie. »

Ce qui signifie que Bongo a associé à son pouvoir des membres de chaque ethnie (Fang, Myene, Pounou, Kota, Teke, Djabi, …)

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

09/09/2007 à 19:12, par Ketchateng

Combien faut-il de membres associés de mon ethnie au pouvoir, pour que j’aie droit, comme tous les citoyens du monde, à l’éducation, aux soins de santé, au travail sain et justement rémunéré ? Assurément, la question ethnique n’est qu’un cache-sexe pour les bandits qui pillent les peuples africains.

Bongo aurait-il associé chacune des ethnies gabonaises à « Son pouvoir », que cela n’aurait rien changé. Une fois associé, le supposé représentant du village, se remplit la panse, même au détriment des projets de développement de sa région.

Une fois de plus, cessez de poser le problème ethnique qui empêcherait le progrès démocratique. C’est l’instrumentalisation des ethnies et non l’existence des ethnies elle-même qui est le problème. Ps : Je vous invite à visiter la région natale de Paul Biya au Cameroun. Vous me direz si elle est mieux lotie que le pays bamiléké dont je suis originaire et qui est réputé (faussement) être victime de l’ostracisme du pouvoir.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

15/03/2008 à 21:54, par THEOPHILE OBAKER

Très surpris de savoir que l’oeuvre du très regreté François-Xavier V. laisse encore jusqu’à nos jours certaines personnes indifférentes à la lutte d’émancipation,de prise de conscience des peuples opprimés par l’autre sous un falaçieux prétexte de Civilisation.C’est en quelque sorte nier que le nez est situé au dessus de la bouche.Il n’y a pas de demagogie ni même de manipulation comme ç’a été pretendu,c’est la pure verité.Il faut s’en accommoder,c’est une question d’humulité intellectuelle.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

13/03/2007 à 16:35, par claude

Ce n’est pas ce que disent les Africains qui venaient écouter les conférences de F.X. Verschave mais c’est tellement plus confortable de nier tout la politique néfaste que nous avons eu et continuons d’avoir en Afrique. Si nous n’avions pas agi ainsi ce continent ne serait pas dans les difficultés terribles actuelles.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

03/07/2007 à 19:08, par THEOPHILE OBAKER

Il est indéniable que l’association Survie nous a permis de prendre conscience de tous les méfaits des rélations francoafricaines.Une inadéquation entre les rapports officiels carricaturés par la courtoisie avec un langage diplomatique soutenu dont les réalités conséquentes sont infines face au desastre causé par les rapports contractuels officieux qui élitisent une classe par rapport à une communauté. -La LIBERTE d’aliéner toute un population pauvre,asservie,inoffensive. -La FRATERNITE de consentir à la dechéance d’une foule de desoeuvrés. -L’EGALITE de tous par l’incorporation ségrégative des élites africaines dans l’esotérisme métropolitain,fidélisant ainsi leur sulbaternisation. VOILA LA FRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC L’AFRIQUE.Le pays des DROITS DE L’HOMME.

J’ai du respect pour les rapports communautaires entre société favorisant ainsi la mise en valeur de ce que l’homme à de plus fort en lui:le respect de l’autre et la survie de l’espèce humaine.Voilà ce que la citoyennété nous oblige dans cette mondialisation qui fait de notre planète un VILLAGE.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

07/07/2007 à 10:14, par zilikana

La france devait arreter la philosophie des humans tutsi,plan nilotique qui n’est autre que de se considerer comme une élite de classe crée pour réigner sur les Bantouts ,éhtinie majoritairement autoctonne de l’afrique centrale , ;Monsieur Théophile ,Imaginer vous le pouvoir à Kampala : Museveni ;un Tutsi, ;KIgali : Kagame ,un tutsi ; Kinshasa :Kabarebe un Tutsi ;Burundi:un presiden Tutsi ; Cameroon ,Tchad,Cote d’Ivoire ,Angola Namibie ; et le combat continue ,Les Tutsi Rwandais sont encandrés et guidés par le pays fort que tu n’ose pas citer !Après tout le Rwande ne fabrique pas les armes et pour mener la victoire il utulise les satelitte pour guider les militaires les muits et repeler les adversaires et cela par un grand pays ! Le plobleme pour la France c’est ils sont tellement peuréux ils étaientle seul pays de dire à leur ami pays d’occident d’arreter mais ils ne veulent pas se meuler !

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

28/10/2007 à 18:44, par THEOPHILE OBAKER

Mon cher ZILIKANA,je n’est pas peur de citer la FRANCE qui a fait beaucoup de degats en AFRIQUE.Si je prend le cas du CAMEROUN,elle s’est arrangée à se reserver la main mise sur les filiaires de pointe telles que la cotonnerie,l’eau,la chocolaterie,le transport etc…Ne pas citer la FRANCE comme tel s’est manquer du respect à sa propre intélligence,au bon sens et surtout avoir une myopie intellectuelle ;ce qui n’est pas utile à l’AFRIQUEd’aujourd’hui.

#19673 

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

16/03/2007 à 12:09, par Aram

Il est totalement faux d’attribuer l’assassinat des intellectuels et autres journalistes algériens au groupuscule de généraux qui ont fait main basse sur le pays depuis des lustres. Certes, la rumeur publique, amplifiée par certaines déclarations d’anciens officiers et corroborée par le laisser-faire qui a toujours accompagné le massacre de populations entières, accrédite la thèse incriminant l’armée dans ce massacre crapuleux, mais on ne saurait en tirer une généralité. Le plus grand nombre d’attentats commis contre les populations ou les individus reste bien le fait des terroristes islamistes, dont chacun sait, en Algérie, la volonté de sacrifier, au besoin, la moitié du peuple pour parvenir à leurs objectifs.

#19984 

cè triste la misère en afrique

01/10/2008 à 20:44, par yohanna

je suis une négresse,martinikaise et kan je vois des enfants africain maigrent ça me fait mal,ça ne me fait pas rire comme certaines personnes ki se moquent,franchement ça me rend triste.Il y a des kestions ke je me pose : Pourkoi les Européens ne les aident pas ? Est-ce-ke ça les touche pas le coeur de voir un enfant dans la misère ? Moi,personnellement si j’étais Présidente de la république,j’aurai aimé aider les africains pour k’ils vivent bien.

 

 

 

Afrique

Matières premières : les États-Unis à nouveau très intéressés par l’Afrique, par Tony Busselen.

Mehdi_Sadeghi_Iran-a15c5 dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Solidaire, 28 février 2007.


Pour fin septembre 2008, les États-Unis rassembleront leurs activités militaires en Afrique (sauf en Égypte) sous un seul commandement. Leur objectif : le contrôle complet des matières premières africaines.


La décision a été dévoilée au début de ce mois et montre bien l’importance stratégique de l’Afrique pour les États-Unis. C’est la première réorganisation de la structure de commandement de l’armée américaine sur le plan mondial depuis 1946. La nouvelle structure a été baptisée African Command et reprend une partie des tâches de l’EUCOM, le commandement installé à Stuttgart.

Au cours de la dernière période de préparation, la part des opérations dirigées en Afrique par l’EUCOM est passée de presque rien en 2003 à 70% en 2006 [7]. La majeure partie de ces activités se déroule en Afrique occidentale et plus précisément dans le golfe de Guinée, entre la Côte d’Ivoire et l’Angola, une région riche en pétrole. Le gouvernement américain s’attend à ce que 25 % des importations américaines en pétrole viendront de cette région, vers 2015 (19 % aujourd’hui). Entre 1995 et 2005, les grandes compagnies pétrolières américaines ont investi plus de 40 milliards de dollars, dans cette région. Entre 2005 et 2010, 30 autres milliards sont encore prévus [8]. Le pétrole est une première raison importante de l’accroissement de l’intérêt stratégique de l’Afrique.


La Chine inquiète les USA.

Une seconde raison, c’est la présence accrue de la Chine en Afrique, comme le disent les experts américains du Council on Foreign Relations : « La Chine a modifié la situation stratégique de l’Afrique. Sur tout le continent, elle est en quête de richesses naturelles, elle dame le pion aux entreprises occidentales dans les grands travaux d’infrastructure, elle fournit des prêts avantageux [9]. » Actuellement, plus de 25 % des importations chinoises en pétrole viennent déjà d’Afrique. Ces dernières années, le commerce entre la Chine et l’Afrique a triplé, passant à 37 milliards de dollars, faisant de la Chine le troisième partenaire commercial de l’Afrique après les États-Unis et la France [10].

L’African Command doit aborder de façon plus centralisée et plus efficace la présence militaire en Afrique, de façon à multiplier et faciliter désormais des expéditions militaires comme celle qui a eu lieu en Somalie, voici quelques semaines, lorsque des avions américains ont mitraillé des centaines de paysans somaliens dans le vain espoir d’éliminer trois (3 !) membres d’al-Qaïda.

Mais, avec la mise en place de l’African Command, les dirigeants américains ont encore de plus grandes ambitions. Une étude de l’armée américaine sur ce même African Command constate : « Ce qui manque aujourd’hui, en Afrique, c’est un mécanisme continental de stabilisation. Plusieurs tentatives ont bien été faites pour mettre sur pied des organisations régionales, comme la Communauté économique des États ouest-africains (ECOWAS) ou l’Union africaine. Mais ces organisations ont été marginalisées vu l’absence d’un soutien solide de la part des pays développés. Les Nations unies essaient sans y parvenir d’unir le monde pour aborder les grands problèmes de sorte que l’Afrique puisse aller au devant d’un avenir pacifique. » L’étude conclut : « La meilleure façon de montrer au monde que les États-Unis sont vraiment en phase avec l’Afrique consiste à installer un Commandement africain comme seule structure de commandement pour l’ensemble du continent africain [11]. »

Le général Jones, qui a préparé la mise en place de l’African Command, a constitué un groupe d’étude à Stuttgart. Quinze agences et services du gouvernement américains, de même que la chambre de commerce américaine pour l’Afrique, y ont participé. « Le combat du 21e siècle en Afrique consistera à coordonner tous les éléments pouvant avoir une influence nationale. » Autrement dit, l’African Command de l’armée américaine devient non seulement le chaînon central du contrôle militaire de l’Afrique, mais aussi celui du contrôle politique et économique du continent.

Nigeria : Résistance croissante à la domination américaine.


Avec ses 137 millions d’habitants, le Nigeria compte à lui seul un cinquième de toute la population africaine. L’espérance de vie y est de 44 ans, soit 2 ans en dessous de la moyenne africaine. D’après la Banque mondiale, la part des familles dans la consommation nationale a baissé, passant de 73 % en 1985 à 40 % à peine en 2005.


Le Nigeria est le principal producteur de pétrole en Afrique. Les compagnies pétrolières y font d’énormes bénéfices, mais la pauvreté du pays s’accroît sans cesse [12] .

Le Nigeria prend à son compte 40 % du total des exportations pétrolières africaines aux États-Unis. Le pays compte plus de 300 champs pétrolifères, 5284 sites de pompage, 7000 km de pipelines et 10 terminaux pour l’exportation. La croissance de ce secteur pétrolier a commencé dès 1970, après une guerre civile meurtrière. On s’attendrait donc à ce que le pays connaisse une prospérité croissante. Mais c’est tout le contraire : seuls ont grimpé les chiffres des bénéfices des grandes sociétés pétrolières et de leurs complices locaux. 85 % des revenus du pétrole au Nigeria vont dans les poches de 1 % de la population. Les 99 autres s’enfoncent dans une misère croissante.

Entre 1970 et 2000, le nombre de Nigérians vivant avec moins de 1 dollar par jour est passé de 19 à 90 millions. Dans les « riches » régions pétrolières du pays, il y a 1 médecin pour… 150.000 habitants.

La résistance de la population des zones d’exploitation pétrolière du Nigeria gagne en ténacité et en violence. Entre 1998 et 2003, il y a eu 400 actions contre les installations pétrolières. Cela va de manifestations, blocages, occupations et grèves, à des attentats et des actes de sabotage. Les compagnies pétrolières y perdaient annuellement un milliard de dollars. Fin 2005, les représentants politiques de la population ont quitté les négociations sur la répartition et l’utilisation des rentrées de l’exploitation pétrolière. Depuis le début 2006, un groupe militant, le Movement for the Emancipation of the Niger Delta (MEND), organise des enlèvements systématiques d’employés étrangers de compagnies pétrolières. Début 2006, la production de 630.000 barils par jour était menacée. Depuis 2003 déjà, l’armée américaine assure un programme d’entraînement très complet des troupes nigérianes. Il y a un accord de collaboration pour la protection des installations pétrolières. Et, dans le cadre de cette collaboration, les États-Unis ont également acheminé des navires patrouilleurs dans les régions productrices de pétrole.

Le journaliste Michael Watts conclut : « La perspective de la militarisation américaine du sud afin de protéger les champs pétrolifères et du nord pour contrôler la terreur islamique est la recette idéale pour une violence politique massive. Le Nigeria pourrait très bien être le prochain Irak. »

Tony Busselen

 

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Nouvelle mise en demeure de Barrick Gold

Posté par issopha le 28 octobre 2008

Nouvelle mise en demeure de Barrick Gold  dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Bulletin d’information

Nouvelle mise en demeure de Barrick Gold



Montréal, 27 octobre 2008

Les Éditions Écosociété et les trois auteurs de Noir Canada – Alain Deneault, William Sacher et Delphine Abadie – ont reçu le 19 septembre dernier une nouvelle mise en demeure de Barrick Gold les enjoignant de cesser, « dans le cadre de la campagne de financement ou de solidarité, de lobbying politique, d’événements promotionnels, d’entrevues médiatiques ou sur des sites Internet », de qualifier de « poursuite-bâillon » la poursuite qu’elle leur intente.
 
La lettre d’avocat avise les auteurs et l’éditeur de Noir Canada qu’ils s’exposent ce faisant à « davantage de dommages punitifs » et que leur « comportement rendra d’éventuelles rétractations, excuses publiques, ou actions réparatrices encore plus difficiles et embarrassantes ».

Rappelons que Barrick Gold, plus importante société aurifère du monde, intentait en mai dernier une poursuite en diffamation de 6 millions de $ à l’endroit des Éditions Écosociété et des auteurs de Noir Canada. Quelques semaines plus tard, une autre géante de l’extraction de l’or, Banro Corporation, venait à sa rescousse en déposant contre l’éditeur et les auteurs une seconde poursuite pour 5 millions de $.

Noir Canada : un simple cas de libelle diffamatoire?

Persistant à présenter les références bibliographiques de Noir Canada comme des « fausses affirmations », Barrick et Banro voudraient bien traiter Noir Canada comme un simple cas de libelle diffamatoire. Pourtant, les sources citées dans l’ouvrage, rapportant des écarts de conduite, des abus, voire des crimes de la part de compagnies canadiennes en Afrique, sont suffisamment nombreuses et crédibles pour justifier la tenue d’un débat public sur la question et la création d’une commission indépendante d’enquête. On ne saurait exiger d’auteurs et d’éditeurs qu’ils se substituent à la justice ou à l’appareil d’État et qu’ils administrent eux-mêmes des preuves in fine.

Une poursuite-bâillon a pour effet d’entraver le débat public et de restreindre la liberté d’expression, en contraignant les défendeurs à mobiliser toutes leurs ressources financières et humaines pour assurer leur défense. Aujourd’hui, Barrick voudrait nous interdire l’usage du terme « poursuite-bâillon », ce qui aurait pour effet de nuire à notre défense et de rendre difficile, voire impossible, notre campagne de solidarité et de financement. Cela risquerait en effet de nous priver des seules ressources nous permettant d’assumer les frais que supposent pareilles poursuites. Il s’agit d’une méta-Slapp, d’une Slapp au carré!
 
Écosociété et ses auteurs ne comptent pas reculer devant ce qu’ils ressentent comme des menaces. Ils poursuivent leur travail d’éditeur et d’auteurs engagés et continuent de dénoncer les poursuites-bâillons qui ont pour effet d’empêcher le libre accès de tous, et dans ce cas précis de chercheurs universitaires, au débat public.

Des universitaires appuient les auteurs de Noir Canada


Un collectif d’universitaires de l’Université de Montréal et de l’UQAM a publié dans Le Devoir le 29 septembre dernier une lettre d’opinion intitulée « Le discours orwellien de Barrick Gold », dans laquelle ils soutiennent que « la poursuite de Barrick Gold est une attaque directe contre la liberté de recherche universitaire et la quête de vérité, essentielles à toute société démocratique ». Pour lire cet article dans son intégralité, consultez notre revue de presse à l’adresse suivante : http://slapp.ecosociete.org/fr/revue_de_presse.

Pierre Noreau, président de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), en appelle pour sa part à « l’élaboration des conditions d’un véritable débat public », parmi lesquelles « la reconnaissance de l’immunité dont doit être revêtu le monde de la recherche » et « la liberté de parole qui doit être reconnue au chercheur et au penseur dans notre société ». L’Acfas vous invite d’ailleurs à participer à la campagne de signatures de la lettre «Savoir et se taire? De la nécessité des chercheurs dans l’espace public » parue dans Le Devoir le 21 août 2008 et disponible sur notre site en cliquant ici: http://slapp.ecosociete.org/fr/node/9174.

Chronique juridique

Par Alain Deneault, auteur de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique.
 
Une poursuite judiciaire suppose pour des auteurs  et un éditeur de se découvrir soudainement dans la position sociale de  « défendeurs », de devoir de ce fait même mobiliser énormément de temps et d’énergie pour constituer des dossiers et répondre obligatoirement à des interrogatoires hors cour qui peuvent s’étendre sur plusieurs journées. Une  poursuite contraint aussi les « défendeurs » à engager des frais judiciaires  considérables, qui sont de nature à les ruiner avant même que leur procès n’ait commencé, sitôt que la partie qui poursuit exige beaucoup de temps et de documents de leur part. Les « défendeurs » découvrent alors l’ampleur des droits qu’a soudainement sur eux la partie qui poursuit.

L’argent devient donc un élément fondamental de la lutte. On n’a accès à la justice que si on a les moyens de se payer les services d’un  avocat. Car un avocat ne défend pas un citoyen, mais nommément un « client ». La notion de « client » n’est dans son fondement ni juridique, ni civique, mais économique. Elle implique la possession de capitaux financiers. Or, on n’a vraiment accès à la justice que par le biais d’un avocat et un avocat défend en principe des clients, c’est-à-dire ceux qui ont les moyens de réclamer ses services. Les auteurs et l’éditeur de Noir Canada font aujourd’hui difficilement exception. Ils arrivent tout de même aujourd’hui à tenir tête aux deux sociétés qui les poursuivent pour un total de 11 millions $, essentiellement grâce au soutien que la population leur manifeste dans le cadre de leur campagne de financement ainsi qu’à la générosité proverbiale de leur avocat québécois et du service juridique ontarien Ecojustice . Ils seraient sinon déjà ruinés, avant même qu’un juge se soit concrètement saisi de leur dossier. Cela présage du pire : tout livre qui déplaît à une « personne morale » dont les fonds sont colossaux peut aujourd’hui entraîner à leur perte éditeurs et auteurs, même si le livre en question est fait en adéquation avec les méthodes de recherche qui prévalent dans l’institution universitaire et le milieu de l’édition. Cet état de fait dans notre administration du droit est de nature à faire craindre le pire, et donc à mobiliser le monde universitaire ainsi que  tous les citoyens qui ont à c¦ur la possibilité même du débat public.
 

Écosociété réclame l’adoption rapide du projet 99


Le 13 juin dernier, prenant acte du vaste consensus existant au Québec pour protéger la liberté d’expression, le ministre de la Justice du Québec, M. Jacques Dupuis, déposait le projet de loi 99 intitulé « Loi modifiant le Code de procédure civile pour prévenir l’utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d’expression et la participation des citoyens aux débats publics ».
 
Les Éditions Écosociété saluent cette initiative visant à garantir la liberté d’expression et à favoriser l’accès équitable à la justice pour l’ensemble des citoyens. Cependant, nous souhaitons voir le projet de loi 99 bonifié, notamment pour s’assurer qu’une poursuite puisse être déclarée abusive dès lors qu’elle a pour effet de nuire au débat public. Nous souhaitons, il va s’en dire, voir ce projet de loi amélioré et adopté le plus rapidement possible.

Pour connaître les revendications communes des Éditions Écosociété, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), du Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) et de la Ligue des droits et libertés, consultez notre site à l’adresse suivante : http://slapp.ecosociete.org/fr/node/10633.

Nous soutenir


Les Éditions Écosociété sollicitent à nouveau votre aide dans cette lutte pour la libre participation au débat public. Bien que nous bénéficiions d’un vaste réseau d’appuis et d’une équipe juridique bénévole, votre soutien financier est important afin de défrayer les coûts inhérents à ce type de poursuites.
 
Vous pouvez faire un don aux Éditions Écosociété via notre site Internet
http://slapp.ecosociete.org/fr/node/32 ou en envoyant un chèque à l’adresse suivante :

Les Éditions Écosociété
C.P. 32052, Comptoir Saint-André
Montréal (Québec) H2L 4Y5

Vous pouvez également :

1. Diffuser largement ce bulletin d’information en le transmettant à tous vos contacts et en les invitant à signer la pétition d’appui: http://slapp.ecosociete.org/fr/node/add/signature.

2. Acheter le livre Noir Canada: http://www.ecosociete.org/outrouverlivres.php.

3. Inviter un représentant d’Écosociété et/ou les auteurs de Noir Canada dans le cadre de vos activités/évènements pour présenter le livre Noir Canada, pour aborder la problématique du pillage de l’Afrique par les compagnies canadiennes, pour traiter de la question des poursuites-bâillons ou simplement pour tenir une table de vente et d’information.

4. Les Éditions Écosociété sont toujours à la recherche de traducteurs bénévoles pour assurer la traduction (du français vers l’anglais) de communiqués, bulletins d’information et courts textes apparaissant sur le site internet. Écrivez-nous!
 
LES ÉDITIONS ÉCOSOCIÉTÉ VOUS REMERCIENT DE VOTRE SOUTIEN !
L’équipe des Éditions Écosociété
C.P. 32052, Comptoir Saint-André
Montréal (Québec) H2L 4Y5
Téléphone: (514) 521-0913
Télécopieur: (514) 521-1283
Courriel:
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 dans MENSONGES D'ETAT    


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Justice : ouverture du procès de l’«Angolagate»

Posté par issopha le 10 octobre 2008

Justice : ouverture du procès de l’«Angolagate»
06/10/2008
 
Justice : ouverture du procès de l’«Angolagate» dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE transparent
Le procès des ventes illégales d’armes à l’Angola, s’ouvre ce lundi à la 117ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, dix ans après son instruction. Pas moins de 42 personnalités françaises sont appelés à comparaître dans cette affaire.
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Par Rachel Kesseng

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transparent transparent Pierre Falcone, Arcady Gaydamak, Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand (lire de gauche à droite et de haut en bas) transparent transparent  
transparent transparent Pierre Falcone, Arcady Gaydamak, Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand (lire de gauche à droite et de haut en bas)
© AFP
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Parmi les personnalités françaises appelées à se présenter devant la cour, l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président de la République. Il demeure toutefois incertain que les deux principaux accusés, Pierre Falcone et Arcady Gaydamak, soient présents.
Le milliardaire franco-brésilien, âgé de 54 ans et l’Israélien d’origine russe 56 ans, sont accusés d’avoir organisé depuis paris, et par le biais de la société Brenco, une vente illicite, d’armes avec l’Angola, sans autorisations préalables nécessaires au gouvernement français. On leur reproche aussi d’avoir versé des pots-de-vin à des personnalités françaises et angolaises pour faciliter les contrats.

Ce procès devrait durer 5 mois au regard de la complexité des faits. Les accusés risquent cinq ou dix ans de prison selon les cas, pour « commerce illicite d’armes, trafic d’influence et abus de biens sociaux ». Malgré l’ouverture des audiences ce lundi, il n’est pas évident que Arcady Gaydamak fasse une pause dans sa carrière politique des milieux d’extrême droite israéliens pour venir être jugé à Paris. Quand à pierre Falcone, actuellement à Pékin où il dirige un bureau d’études spécialisé dans les projets sino-africains, sa présence n’est pas plus sûre.
Dans cette affaire les noms du président José Eduardo dos Santos et de l’ancien ambassadeur à Paris, Elisio de Figueiredo, ainsi que d’anciens ministres et militaires, sont souvent évoqués, mais il faut noter qu’aucun angolais n’est cité à comparaitre.

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Le scandale de l’automne 2000
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transparent transparent Philippe Courroye, le juge a signé le 5 avril une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris des 42 personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'affaire «Angolagate». transparent transparent  
transparent transparent Philippe Courroye, le juge a signé le 5 avril une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris des 42 personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’affaire «Angolagate».
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Les principaux faits remontent en 1993. Le président angolais se sent obligé de se procurer de l’armement pour venir à bout de la rébellion de l’Unita menée par Jonas Savimbi. Edouard Balladur premier ministre Français de l’époque, qui cohabite avec le président Mitterrand, choisit l’option d’un règlement pacifique et négocié du conflit, plutôt que celle des armes. L’Angola va néanmoins se ravitailler en armements, mais par d’autres intermédiaires. Luanda se procure ainsi 420 chars, 150 000 obus, 170 000 mines, 12 hélicoptères et six navires de guerre entre autres fournitures.

Pierre Falcone et Arcady Gaydamak, se serait procurés l’armement ; du vieux matériel soviétique, grâce à la société ZTS Ozos, située à Bratislava, pour ensuite le revendre au gouvernement angolais. Un marché évalué à 790 millions de dollars et qui aurait permit aux deux associés de toucher des bénéfices très importants. Des sociétés écran à Paris, Genève, Tel-Aviv, Jersey, Iles Vierges et Monaco ont également été utilisées selon l’accusation.

Le pot aux roses est découvert l’automne 2000. Le 29 novembre de cette année-là, Pierre Falcone passe une année en détention provisoire à la prison de la Santé où il a été écroué pour trafic d’armes. D’autres seront également emprisonnés ; Jean-Christophe Mitterrand, libéré près de trois semaines après avoir été écroué et versé une caution d’environ 700 000 euros. En 2001 et 2002, d’autres suspects, sont mis en examen à l’instar de Charles Pasqua

Au banc des accusés…
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transparent transparent Tribunal correctionnel de Paris
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Jean-Christophe Mitterrand, 61 ans, fils ainé de l’ancien président français, aurait touché 2,6 millions de dollars pour servir d’intermédiaire entre les vendeurs d’armes et les autorités angolaises. Jean-Bernard Curial 69 ans, spécialiste des questions africaines du PS, également prévenu dans cette affaire.

Charles Pasqua, âgé de 81 ans, ancien ministre de l’Intérieur de 1986 à 1988 puis de 1993 à 1995. Il doit répondre des accusations de « recel d’abus de biens sociaux » et « trafic d’influence ». Son conseiller Jean-Charles Marchiani, 65, ancien préfet, et lui-même auraient perçu des fonds des sociétés de Pierre Falcone, pour financer ses activités politiques, en échange de son lobbying. Tous les deux risquent également 10 ans de prison, mais Charles Pasqua jouit d’une immunité en tant que sénateur.

Jacques Attali, 64 ans, économiste et ancien conseiller du président François Mitterrand, aurait quant à lui reçu 160 000 dollars, de 1997 à 1999, pour user de son influence auprès des ministères des Finances et des Affaires étrangères, en faveur de Falcone et Gaydamak, étant donné que leur société ZTS Ozos faisait face à des problèmes fiscaux. L’économiste est aussi soupçonné, aussi, de trafic d’influence, tout comme l’écrivain Paul-Loup Sulitzer, 62 ans, et de nombreux employés de la société Brenco, dont la sœur de Falcone, Josée Lyne. Le magistrat Georges Fenech, 62 ans, et l’ancien journaliste Jean-Noël Tassez, ex-président de Radio Monte-Carlo, 52 ans, sont aussi appelés à comparaitre.

Ce procès devrait susciter de l’intérêt également chez les autorités angolaises. L’instruction, ouverte il y a dix ans, a causé des tensions dans les relations diplomatiques entre l’Angola, et la France. En visite à Luanda en mai dernier, Nicolas Sarkozy avait proposé à José Eduardo dos Santos une « nouvelle ère » dans les relations en les deux Etats.Le procès s’annonce délicat.

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Angolagate :Les pressions politiques exercées au nom des intérêts économiques français ne doivent pas entraver la justice

Posté par issopha le 6 octobre 2008

Angolagate


 

Les pressions politiques exercées au nom des intérêts économiques

 français ne doivent pas entraver la justice

 

Communiqué de Survie, le 6 octobre 2008

A l’heure où s’ouvre le procès dit de l’Angolagate, Survie dénonce les manœuvres politiques qui n’ont d’autre rôle que d’amener la justice à enterrer ce dossier. Pour Survie, la justice et le droit doivent primer sur les ambitions économiques de quelques entreprises françaises en Angola.

L’Angolagate, affaire des ventes d’armes présumées à l’Angola entre 1993 et 2000, est un des plus gros scandales de « trafic » d’armes de ces dernières années. Ses protagonistes, notamment les hommes d’affaires français Pierre Falcone et israélo-franco-russe Arcady Gaydamak, sont soupçonnés d’avoir organisé la livraison de chars, d’hélicoptères, de navires de guerre et de munitions au régime du président José Eduardo Dos Santos pour un montant de 790 millions de dollars, sans l’autorisation des autorités françaises, afin d’alimenter une guerre civile qui, de 1975 à 2002, a fait plus de 500.000 morts. Pierre Falcone et Arcady Gaydamak auraient perçu la moitié des 790 millions de dollars rapportés par ces ventes, avant d’en redistribuer une partie pour asseoir leur influence en France. Une quarantaine de personnes, dont Charles Pasqua, Bernard Guillet, Jean-Christophe Mitterrand, Jacques Attali, Jean-Charles Marchiani ou l’ex député UMP Georges Fenech, impliquées dans cette affaire, sont également soupçonnées d’avoir bénéficié de juteuses rétro-commissions. Du côté angolais, les noms de plusieurs personnalités – non poursuivies – sont apparus, dont l’actuel président José Eduardo Dos Santos.

Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la France cherche coûte que coûte à lever l’hypothèque de l’Angolagate qui empoisonne les relations entre les deux pays. Attirée par le nouveau statut de l’Angola devenu 1er producteur de pétrole en Afrique (sans oublier le juteux marché de la reconstruction d’un pays dévasté par vingt-sept ans de guerre civile), la France aimerait tirer un trait sur cette affaire. En déplacement à Luanda le 23 mai dernier, Nicolas Sarkozy a donné le ton : « Nous avons décidé de tourner la page des malentendus du passé » en promettant, par ailleurs, au président angolais que ce procès ne déboucherait pas sur de nouvelles mises en cause de personnalités angolaises. Le 11 juillet, dans une lettre adressée à l’avocat de Pierre Falcone, le ministre de la Défense Hervé Morin affirmait que le trafic d’armes n’était pas constitué puisque celles-ci n’ont pas transité par le territoire français. Ce n’était pas l’avis de son homologue Alain Richard (du gouvernement Jospin) à l’origine de la plainte en 2001, plainte jugée tout à fait valable puisque la signature des contrats d’armements a bien eu lieu en France. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait d’ailleurs validé la quasi-totalité de l’enquête menée par les juges Courroye et Prévost-Desprez. Enfin le 23 juillet 2008, à quelques semaines de l’ouverture du procès, la Chancellerie annonçait également la réintégration dans la magistrature de l’ex-député UMP Georges Fenech, l’un des prévenus.

Le solde du contentieux de l’Angolagate aurait bien des avantages économiques. Il permettrait d’ouvrir de meilleures perspectives pour les firmes françaises en Angola. Total y a d’importants intérêts et son directeur général, Christophe de Margerie, était de la délégation présidentielle lors du voyage de Nicolas Sarkozy en mai dernier. Areva s’intéresse quant à elle aux gisements d’uranium, tandis que le groupe Thalès s’apprête à fournir un système de communications sécurisées au gouvernement angolais.

Dans ce contexte, l’association Survie s’inquiète fortement des manœuvres et pressions politiques dans un dossier aussi grave où il est question de trafic d’armes, de trafic d’influence, de corruption et de financement illicite d’une guerre civile avec son cortège d’atrocités et ses milliers de morts. Non seulement le politique ne doit pas entraver la justice et s’immiscer dans le prétoire, mais les réseaux de la Françafrique à l’œuvre dans l’Angolagate doivent être jugés. C’est tout le sens de la rupture qu’avait proposée Nicolas Sarkozy en 2007.
En outre, il nous paraît dangereux que la France, en faisant primer ses intérêts économiques et géopolitiques sur le droit et la justice, poursuive cette politique qui tend à défendre les oppresseurs, les criminels et les trafiquants. Une bien sombre image de notre pays en Afrique et dans le monde.

Pour plus d’informations sur cette affaire, télécharger la fiche Angolagate. Quand la politique entre dans le prétoire, la justice en sort, téléchargeable (lundi 6 octobre à 9h30) sur :
http://survie.org/spip.php?action=redirect&id_article=1253

Afin d’interpeller l’opinion sur la « diplomatie business » de la France en Afrique et ses graves conséquences en terme de soutien aux dictatures et de pillage des ressources naturelles, Survie publie un dossier intitulé Diplomatie, Business et Dictatures. L’Afrique prise au piège françafricain, téléchargeable (lundi 6 octobre à 9h30) sur :
http://survie.org/spip.php?action=redirect&id_article=1254

Contact presse : Oliver Thimonier olivier.thimonier@survie.org Tél. : 01 44 61 03 25

--  Olivier Thimonier Secrétaire général olivier.thimonier@survie.org  Association Survie 210, rue St Martin 75003 Paris Tél. : 01 44 61 03 25 Fax. : 01 44 61 03 20 http://survie.org

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