Sofremi : 18 mois ferme requis contre Pierre Pasqua

Posté par issopha le 22 mars 2009

JUSTICE

Sofremi : 18 mois ferme requis contre Pierre Pasqua

NOUVELOBS.COM | 20.03.2009 | 16:56

Réagissez à l'article 5 réactions

Accompagnée de 18 mois de sursis, la peine requise contre le fils de l’ancien ministre de l’Intérieur, accusé d’avoir reçu illégalement 1,5 millions d’euros, a été alourdie en appel.

Pierre Pasqua aurait détourné 1,5 millions d'euros (Sipa)

Pierre Pasqua aurait détourné 1,5 millions d’euros (Sipa)

Dix-huit mois de prison ferme ont été requis vendredi 20 mars à la cour d’appel de Paris contre Pierre Pasqua, dans le procès de la Sofremi, société para-publique qui lui aurait versé indûment quelque 1,5 million d’euros.
En outre, une peine d’un an ferme a été réclamée contre l’homme d’affaires Pierre Falcone, également accusé d’avoir détourné des fonds au préjudice de la Sofremi, société vendant du matériel de sécurité à l’étranger, placée sous la tutelle de Charles Pasqua dans les années 1993-95.

400.000 euros d’amende

Si la peine réclamée pour Pierre Falcone, assortie d’un an de sursis, est identique à celle infligée en première instance, l’avocat général Denys Millet a demandé un alourdissement de celle de Pierre Pasqua, le fils unique de l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua.
En effet, la peine requise contre lui, passe de 18 mois de prison ferme et 6 mois de sursis en première instance, à 18 mois ferme et 18 mois de sursis. De même, l’amende requise est de 400.000 euros, soit 100.000 de plus que la sentence du 11 décembre 2007.

Charles Pasqua mis en examen

Pour l’accusation, la Sofremi a versé indûment des commissions d’un total de quelque 36 millions de francs (5,4 millions d’euros), lors de quatre marchés : au Koweït, en Colombie, en Argentine et au Brésil. L’argent, versé en échange de l’obtention de ces contrats, transitait principalement par Pierre Falcone ou Etienne Leandri, un proche de Charles Pasqua décédé en 1995, via des sociétés écrans dans des paradis fiscaux.
Cet argent « était redistribué à des fins personnelles et politiques », a déclaré Denys Millet, rappelant qu’une partie avait servi au financement du Quotidien du Maire.
« Sur la demande de qui ? c’est une autre histoire », a-t-il ajouté, sans mentionner le nom de Charles Pasqua, qui ne fait pas partie des prévenus de ce procès puisqu’il est actuellement mis en examen dans ce même dossier devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à enquêter et à se prononcer sur des faits délictueux commis par un ministre en exercice.
Lors de l’audience, Pierre Falcone a assuré n’avoir « jamais en aucune façon détourné quelque centime que ce soit », tandis que Pierre Pasqua expliquait avoir « choisi très tôt de ne pas faire de politique », allant jusqu’à « éviter » dans ses affaires le département des Hauts-de-Seine, fief de son père.
La peine la plus lourde, quatre ans dont deux avec sursis, a été réclamée contre l’un des dirigeants de la Sofremi, Bernard Poussier.

 REACTIONS D’INTERNAUTES

BADABOOM
Papa va pas être content !
Enfin, les juges s’affranchissent de cette mafiat politico-financière … mais leurs peines restent en-dessous de leurs actes (cf. génocide africain … angolagate!
La pancarte rappelant les bons et loyaux services de papa du temps de DE GAULLE est du SAC ne protège plus tous ces malfrats de gauche (soi-disant avec le fils Mitterrand) comme de droite … cf. leruisseau
21.03 à 16h06
Alerter
Catégorie »C »
Et voilà…
Et voilà encore un pauvre bougre, victime d’une « persécution judiciaire ».
Il est vraiment temps de dépénaliser, les Codes du Travail, Commerce, Marchés Publics et aussi…. le Code « Pénal ».
Fermer les Tribunaux, mettre aux pas les Procureurs Généraux, supprimer les Juges d’instruction bien trop « fouineur » et surtout le plus important……que les Juges ne se laissent plus impressionner par des réquisitions de « prison ferme », cessons cette horreur de mettre des « innocents » en détention.
Ce qui m’attriste le plus c’est ce manque de réactions de nos éminents ou imminents « juristes de gauche » à la « casse » de notre système judiciaire par Mme DATI qui garde les Sceaux, celle qui a fait fuir 22 de ses conseillers qui étaient eux des juristes de qualité.(record d’Europe pour un Ministre de la Justice).
Mais n’y aurait t-il pas des intérêts convergents avec certains hommes politiques de « gauche »?
21.03 à 13h46
Alerter
Bépé
Expatriation
Et voilà, à cause de nos juges gauchistes et revanchards, nos chers (!) riches vont plus encore penser à s’expatrier. Décidément, la France est un pays ringard où on ne peut pas s’enrichir en paix.
20.03 à 22h11
Alerter
couillon
la gavade
ca vaut le coup 1.5million ? pour 18 mois ferme ca donne envie d escroquer
20.03 à 20h34
Alerter
rififi
BAGATELLES CINEMA
Et bientôt grâce à la dépénalisation du droit des affaires, LES AMIS DE SARKOZY LES pasqua et compagnie ne seront plus inquiétés
20.03 à 17h55
Alerter

Publié dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY, POLITIQUE ET BUSINESS | Pas de Commentaire »

LE CONTENU DE LA PLAINTE DEPOSEE PAR L’ASSOCIATION ANTICOR CONTRE FRANCOIS PEROL

Posté par issopha le 19 mars 2009

LE CONTENU DE  LA PLAINTE DEPOSEE PAR L’ASSOCIATION ANTICOR CONTRE FRANCOIS PEROL

IMPOSE AU FORCEPS PAR L’ELYSEE A LA TETE DU GROUPE CAISSE D’EPARGNE – BANQUE POPULAIRE

 

images.jpg 

 

La Varenne Saint Hilaire, le 17 mars 2009

Monsieur le procureur de la République,

Je soussignée Jean-Pierre Roux, en qualité de président de l’association Anticor, ai l’honneur de porter plainte entre vos mains contre M. François Pérol, président du directoire de la Caisse nationale des caisses d’épargne et de Banque fédérale des banques populaires, pour prise illégale d’intérêt.

L’association Anticor a pour objet statutaire de mener des actions en vue de réhabiliter la démocratie représentative, de promouvoir l’éthique en politique, de lutter contre la corruption et plus particulièrement celle afférente aux milieux politiques et aux élus de la nation ainsi que de produire et de communiquer de l’information sur ces thématiques.

Les éléments constitutifs du délit de prise illégal d’intérêt nous semblent, réunis en l’espèce.

La qualité de l’auteur

Relèvent de l’article 432-13 l’ensemble des agents d’une administration publique, à quelque degré qu’ils se trouvent dans la hiérarchie administrative, qu’ils soient de rang modestes ou, au contraire, situés au plus haut niveau de cette hiérarchie.

M. Pérol exerçait, avant sa nomination, la fonction de secrétaire général adjoint au cabinet du Président de la République, où il était en charge des affaires financières et industrielles.

Le membre d’un cabinet est agent public. En particulier, les membres des cabinets ministériels sont visés explicitement par l’article 87 de la loi du 29 janvier 1993, qui leur impose la saisine de la commission de déontologie, qui a notamment pour but de prévenir la commission de l’infraction précitée. L’article 432-13 vise de façon extensive les agents d’une administration publique. Ses dispositions sont même applicables aux agents des établissements publics, des entreprises publiques, des sociétés d’économie mixte dans lesquelles l’Etat ou les collectivités publiques détiennent directement ou indirectement plus de 50 % du capital. Il s’applique donc, à l’évidence, aux membres du cabinet de la présidence de la République.

La surveillance

Le délit de prise illégale d’intérêts est consommé dès que le prévenu a pris directement ou indirectement un intérêt dans une entreprise ou dans une opération dont il avait, au moment de l’acte, la surveillance ou l’administration, celles-ci se réduiraient-elles au simple pouvoir d’émettre un avis en vue de décisions prises par d’autres (Crim, 9 mars 2005, Bull. N° 81).

Le délit de prise illégale d’intérêts est consommé dès que le prévenu a pris, reçu ou conservé, directement ou indirectement, un intérêt dans une affaire dont il avait l’administration ou la surveillance, celles-ci se réduiraient-elles à de simples pouvoirs de préparation ou de proposition de décisions prises par d’autres (Crim, 14 décembre 2005, Bull. N°333).

La nouvelle rédaction de l’article 432-13 du code pénal, issu de la loi n°2007-148 du 2 février 2007 vise le fait, dans le cadre de fonctions effectivement exercées, d’exercer une surveillance.

Cette surveillance a été largement caractérisée, notamment par la presse.

Ainsi, notamment, le quotidien La Tribune a-t-il, dans son édition du 6 mars 2009, publié un article sous le titre « Caisse d’épargne-Banque populaire : comment l’Elysée a pris le pouvoir ». Il y a divulgué de nombreux éléments sur le rôle exercé par M. Pérol, en tant que « pilote » du projet de fusion entre les deux groupes:

Le 26 janvier : (…) François Pérol convoque vers 19 heures les deux présidents [des caisses d’épargne et des banques populaires] dans son bureau de l’Elysée. Il a invité pour la circonstance Xavier Musca, directeur du Trésor, Christian. Noyer, gouverneur de la Banque de France, et Danièle Nouy, secrétaire générale de la Commission bancaire. Les deux présidents présentent un projet de fusion aux antipodes du projet d’origine. (…) Surpris, François Pérol exprime d’abord sa colère. Il pose un ultimatum à ces deux dirigeants : le projet devra être annoncé dans un mois jour pour jour, le 26 février, date de publication des résultats annuels. François Pérol veut que la fusion aille « vite et bien » (…)

Le 12 février : (…)François Pérol annonce à Bernard Comolet et à Philippe Dupont que le patron du futur groupe ne sera ni un « rouge », ni un « bleu », mais un « violet », c’est-à-dire une personnalité extérieure .(…)

Le 19 février (…) : Le leadership du groupe futur se joue désormais entre François Pérol et Stéphane Richard (…).

De même, dans le Point du 26 février 2009 : Depuis son arrivée à l’Elysée, en mai 2007, aucune grande affaire financière ou industrielle dans laquelle l’Etat s’est commis ne lui a échappé. François Pérol est l’homme des grands Meccano. Et à ce titre il a participé de très près, quand il ne l’a pas poussé, au rapprochement entre les deux mastodontes de la banque mutualiste que sont les Caisses d’épargne et les Banques populaires.

En résumé, selon Médiapart du 2 mars 2009, François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Elysée a donné des instructions aux services de l’Etat pour qu’un gigantesque chèque de 5 milliards d’euros soit fait en faveur des deux banques, en vue de leur renflouement; un gigantesque chèque dont le premier bénéficiaire va être François Pérol, lui-même, nouveau président des deux banques.

La prise d’intérêt.


L’article 432-13 a une portée plus générale et ses termes très compréhensifs permettent de regarder comme contraire à la loi pénale la situation d’un fonctionnaire qui serait détaché, par une décision administrative, auprès d’une entreprise privée sur laquelle il assurait précédemment une fonction de contrôle ou de surveillance

L’intérêt pris dans une opération peut être aussi bien matériel que moral ( Cass. crim. 5 novembre 1998- Bull. no 289; 29 septembre 1999- B. no202; 21 juin 2000-Bull.no 239; 3 mai 2001-B. no 106), direct qu’indirect (Cass. crim. 27 mai 2002-Bull.no 213). Il n’importe que l’auteur n’en ait tiré nul profit et qu’il n’y ait eu de préjudice.

Le délit de prise illégale d’intérêts est consommé dès que le prévenu a pris directement ou indirectement un intérêt dans une entreprise ou dans une opération dont il avait, au moment de l’acte, la surveillance ou l’administration, celles-ci se réduiraient-elles au simple pouvoir d’émettre un avis en vue de décisions prises par d’autres (Crim, 9 mars 2005, Bull. n° 81).

De même, le délit de prise illégale d’intérêts est consommé dès que le prévenu a pris, reçu ou conservé, directement ou indirectement, un intérêt dans une affaire dont il avait l’administration ou la surveillance, celles-ci se réduiraient-elles à de simples pouvoirs de préparation ou de proposition de décisions prises par d’autres (Crim, 14 Décembre 2005, Bull. N°333).

L’article 432-13, qui vise le fait de prendre ou de recevoir une participation par travail, conseil ou capitaux s’applique en l’espèce.

En effet, M. Pérol a été nommé, le 26 février 2009, à la présidence du nouvel organe central, commun aux réseaux des banques populaires et des caisses d’épargne et de prévoyance, et détenu à parité entre les deux groupes, comprenant leurs principales filiales dans le domaine de la banque de détail et leurs structures de production (Natixis, Société Marseillaise de Crédit, SIBP (hors VBI), Financière Océor, GCE Assurances, BCP France, BCP Luxembourg, DV Holding et la participation indirecte de 17,7% dans la CNP).

L’élément moral.

Il n’est pas nécessaire d’établir que le prévenu a agi frauduleusement, au détriment de l’État ou de la collectivité publique. La simple conscience qu’il a de commettre le délit prévu par la loi le met en état d’infraction. Bien entendu, l’autorisation de l’administration qu’il quitte ne le justifierait nullement.

L’élément intentionnel est caractérisé par le seul fait de l’accomplissement conscient de l’acte (Cass. crim. 14 juin 2000-Bull. No 221).

Autrement dit, un fonctionnaire coupable d’ingérence n’est pas un fonctionnaire coupable de corruption, c’est un fonctionnaire coupable de s’être exposé à la médisance.

L’ensemble des ces éléments caractérisent le fait de prise illégale d’intérêt, prévu et réprimé l’article 432-13 du code pénal : Est puni de deux ans d’emprisonnement et de 3 000 Euros d’amende le fait, par une personne ayant été chargée, en tant que fonctionnaire ou agent d’une administration publique, dans le cadre des fonctions qu’elle a effectivement exercées, soit d’assurer la surveillance ou le contrôle d’une entreprise privée, soit de conclure des contrats de toute nature avec une entreprise privée ou de formuler un avis sur de tels contrats, soit de proposer directement à l’autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par une entreprise privée ou de formuler un avis sur de telles décisions, de prendre ou de recevoir une participation par travail, conseil ou capitaux dans l’une de ces entreprises avant l’expiration d’un délai de trois ans suivant la cessation de ces fonctions.

Est punie des mêmes peines toute participation par travail, conseil ou capitaux dans une entreprise privée qui possède au moins 30 % de capital commun ou a conclu un contrat comportant une exclusivité de droit ou de fait avec l’une des entreprises mentionnées au premier alinéa.

Pour l’application des deux premiers alinéas, est assimilée à une entreprise privée toute entreprise publique exerçant son activité dans un secteur concurrentiel et conformément aux règles du droit privé.

Ces dispositions sont applicables aux agents des établissements publics, des entreprises publiques, des sociétés d’économie mixte dans lesquelles l’Etat ou les collectivités publiques détiennent directement ou indirectement plus de 50 % du capital et des exploitants publics prévus par la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de la poste et à France Télécom.

L’infraction n’est pas constituée par la seule participation au capital de sociétés cotées en bourse ou lorsque les capitaux sont reçus par dévolution successorale.

C’est pourquoi je vous demande de bien vouloir donner à cette affaire la suite légale qu’elle comporte.

Je vous prie de croire, M. Le procureur de la République, en l’assurance de toute ma considération.

Jean-Pierre Roux
Président d’Anticor

 

 

 

François Pérol: « Les conditions de ma nomination sont régulières »

Par LEXPRESS.fr, publié le 01/03/2009 10:38 - mis à jour le 01/03/2009 10:50

Nommé à la tête du nouvel ensemble Caisse d’Epargne-Banque populaire, François Pérol assure, dans une interview accordée au Journal du dimanche, que tout a été fait dans les règles. Il y explique qu’il souhaite saisir la commission de déontologie de la fonction publique.

François Pérol (d), Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, et Claude Guéant (c) le 7 octobre 2004 à Paris

AFP/Archives/Pascal Pavani

François Pérol (d), Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, et Claude Guéant (c) le 7 octobre 2004 à Paris

François Pérol a qualifié de « régulières » les conditions de sa nomination à la tête du futur groupe Caisse d’Epargne-Banque populaire qui suscite une polémique, soulignant qu’il n’était « pas demandeur » de ce poste, dans une interview au Journal du Dimanche.

« Ne soyons pas naïfs, c’est d’abord une polémique politique, elle vise plus haut que moi! Mais les conditions de ma nomination sont régulières« , a indiqué dans une interview le secrétaire général adjoint de l’Elysée.

M. Pérol a expliqué que « pour s’assurer du bien-fondé de sa nomination » il a sollicité l’avis du secrétariat général du gouvernement et celui d’un avocat, qui ont tous les deux considéré que ses nouvelles fonctions ne le « mettaient pas en infraction avec la loi« .

Saisine de la commission de déontologie de la fonction publique

Il a également demandé à pouvoir saisir la commission de déontologie de la fonction publique. Cette dernière doit être saisie dans un délai maximum d’un mois avant l’entrée en fonction.

L’annonce de la nomination de M. Pérol a suscité une vive polémique au sein de la classe politique, certains pointant du doigt son rôle dans la fusion entre les Caisses d’Epargne et la Banque Populaire. Selon ses détracteurs, il a géré ce dossier en tant que secrétaire adjoint de l’Elysée, ce qui crée un conflit d’intérêt.

Nonobstant les critiques, la Caisse d’Epargne et Banque Populaire ont chacune nommé M. Pérol à leur tête cette semaine. Cependant, il n’accèdera à la présidence du nouvel ensemble qu’une fois la législation modifiée, d’ici cet été.

« Les conditions de ma nomination sont régulières. Maintenant, qu’on me laisse travailler!« , a insisté M. Pérol.

« C’est un projet enthousiasmant, un projet formidable pour les deux groupes et pour le pays« , a souligné M. Pérol au sujet de la fusion qui devrait donner naissance au deuxième groupe bancaire français.

« La mission m’attire. Alors, quand le président de la République m’a demandé au milieu de l’autre semaine si j’étais prêt à prendre le job, en cas d’accord des deux banques, j’ai dit oui« , a-t-il raconté.

« Je n’étais pas demandeur. De même que je n’étais pas demandeur quand le 5 mai 2007, il m’a demandé de le rejoindre à l’Elysée alors que j’avais un travail prenant et matériellement confortable chez Rothschild« , a ajouté M. Pérol.

Il a expliqué que lorsque les deux groupes fusionneront, les « deux réseaux, complémentaires, seront maintenus avec leur identité et leur marque« .

Publié dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY | Pas de Commentaire »

Exclusif: l’étrange diplomatie africaine de Bernard Kouchner + Plusieurs députés demandent à Kouchner de « s’expliquer »

Posté par issopha le 3 février 2009

Amis lecteurs bonjour , je m’appelle Issopha.

1000219.jpg 

Bienvenus à tous en République « françafricaine ».

 Oui , ainsi donc va le monde de la politique « françafricaine ».

« LE MONDE SELON K. »  de Pierre PEAN.

Comme beaucoup , j’ai parcouru avec intérêt  , puis rage , les bons billets de l’hebdo Marianne , ces quelques extraits du livre  à paraître de Pierre PEAN. Déjà un succès !

Et la lecture de ces  lignes m’ont inspiré une réflexion plus globales sur les survivances  des pratiques que l’on croyait d’un autre temps et sur les travers de cette Hydre de lerne  ici et là-bas que François-Xavier Verschave , à la suite de Félix Houphouet-Boigny  , premier président de Côte d’Ivoire ( mais dans un tout autre contexte , plus élogieux celui-là ) , avait appelé la Françafrique.

Image de prévisualisation YouTube

UN PARFUM DE DEJA VU

L’Affaire K…voici une affaire emblématique de cette nébuleuse hors du commun dans l’histoire des  relations coloniales et post-coloniales de la nation française  et des ex-colonies  africaines ; une affaire symptomatique de ce que nous , ressortissants d’Afrique  » francophone » , nous échinons à faire entendre et comprendre à l’opinion publique française, souvent peu avisée sur ces sujets. 

Image de prévisualisation YouTube

De Gauche ou de Droite , la politique africaine de la France est restée le domaine réservé de l’Elysée ,  incarnée par le président actuel et portée allègrement par ses plus proches ouailles  et acolytes africains ( Bongo , Biya , Sassou , Séby , Compaoré  , Gnassingbé, etc.) ; une politique de prédation des richesses nationales et de répression de la contestation citoyenne. Une logique diplomatique  qui s’inscrit dans le continuum des systèmes de réseaux inaugurés par Foccart  au lendemain de la Libération et poursuivis par  ses épigones ( Pasqua , Marchianni , Madelin , Mitterrand , etc).

De cette enquête  à paraître de Pierre PEAN , et des vives réactions , doutes et convictions qu’elle suscitera  et suscite déjà dans l’opinion française , je puis sans barguigner vous attester  de la réalité , chers lecteurs , de ces pratiques de mélanges de genres , de patrimonialisme , de clientélisme  , de népotisme  et  de synchrétisme  entre politique autoritaire et demie-portion de démocratie à tout va dont les « émissaires  officiels et officieux de la France »   et leurs  partenaires africains se sont fait experts.

« Emissaires d’un autre temps » , selon une exprssion d’un certain NS… ,  qui continuent de sévir dans les capitales de l’ancien pré carré colonial français , arpentant allègrement les couloirs des palais présidentiels , de Lomé à Yaoundé , de Brazzaville à Libreville , de Ouagadougou à Ndjamena ,  de Bangui à Lusaka ( même si cette dernière se situe hors de son champ traditionnel d’influence ).

Image de prévisualisation YouTube

UNE POLITIQUE AFRICAINE AU SERVICE AVANT TOUT DES INDUSTRIELS

Les enquêtes minutieuses et ô combien sérieuses  de feu le président de l’Association SURVIE France , www.survie-france.org , François-Xavier VERSCHAVE , avaient déjà mis à jour les mécanismes de maintien et de perpétuation de cet ordre colonial   , dont les dividendes en termes d’espèces sonnantes , trébuchantes ou froufroutantes , ou encore de puissance  , d’accès aux matières premières stratégiques , de main mise sur les pôles sensibles des économies locales dans le cadre de privatisations à tour de bras ; dividendes  donc  qui profitent essentiellement aux  » Amis du Président » : Ils sont nommément connus , et les pratiques  malhonnêtes d’adjudication des marchés publics au Cameroun ou au Gabon par exemple , sont devenus monnaie courante et l’illustrent à suffisance. Une énormité au regard du droit devenu norme ,plus de 40 ans après les indépendances.

Image de prévisualisation YouTube

Ce sont souvent les groupes industriels qui donnent en France une image noble d’elles-mêmes et qui financent bien généreusement les camapgnes présidentielles en France , pour lesquelles elles sont grassement rémunérées en retour, puisque l’Elysée leur facilite un accès privilégié aux affaires les plus rentables des économies africaines , contraintes à se laisser privatiser , ajustement structurel oblige. De ces groupes industruels ,  il y en a même qui se servent des organes d’expression comme Direct Matin ou Direct Soir  , TF1 et Cie , pour soigner leur image de marque ici et là-bas  et pour célébrer les bonns actions politiques de leurs partenaires d’affaires en Afrique  via des éditoraux fort complaisants , c’était déjà le cas il ya quelques mois , en 2007, lors d’une visite officielle du président Biya à son homologue de l’Elysée.

Ces industriels sont secrets de polichinelle :

  • Bolloré ( chemins de fer et port du Cameroun , un peu d’huile de palme par-ci par-là pour mariner tout cela… ) ,
  • le groupe Rougier et Sesam en d’autres temps  (le bois du Cameroun ) ,
  • Bouygues  ( mines et minerais )  ,
  • Areva ( uranium et autres énergies stratégiques)  ,
  • lafarge ( le ciment au Cameroun ),
  • Africa Security ( de Franck Turpin  , emblème de la privatistion de la force de maintien de l’ordre en Afrique , façon Balckwater aux USA ) , 
  • Le PMUC ( Pari Mutuel urbain camerounais par les réseaux corsa-africains  , emmenés par le pape du 9-2 , parrain à Neuilly d’un certain NS…) ,
  • TotalFinaElf ou ex-ELF  (Tout notre pétrole, quoi !), etc.

Arrêtons-nous un moment sur le cas  TotalfinaElf. 

Image de prévisualisation YouTube

 

LE CAS TOTALFINA OU L’AUTRE DIPLOMATIE FRANCAISE

Le président actuel du Cameroun , Paul Biya , lui doit sa prise de pouvoir après un coup d’état médical  perpétré contre le premier président  du Cameroun en 1982  , lui-même imposé par Jacques Foccart à partir de 1958 comme  premier ministre du cameroun autonome : Ahmadou Ahidjo . Il fut  donc contraint, suite à ce putsch médical , de passer le témoin à son dauphin Paul Biya , alors son premier ministre  , depuis lors  au pouvoir (6 novembre 1982) , amenant  avec lui un slogan ronflant et creux du type :  « Rigueur et moralisation »  , j’avais alors 5 ans à ce moment-là , oui,  5 ans ,  et voici  27 ans  que ça dure , 27 ans que l’espérance de vie est passée à 55 ans en moyenne  et un taux moyen de  mortalité qui a presque doublé ; 27 ans que les Camerounais , gens de bonne volonté  élaborent des stratégies de contestation , de contournement du système monopolistique du pouvoir   , des stratégies de  survie toutes aussi nobles que  criminelles ( les Fey-men ); 27 ans  que ces braves gens  s’étouffent de Biyaisme de mauvais ton !  Et que dire du voisin gabonais ! 41 ans !

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Quant aux présidents Bongo et Sassou, TotalFina leur assure avec la complicité des armées françaises et des services secrets toutes  impunité et protections , et Sassou a d’ailleurs bénéficié  de l’ex-ELf , du financement de la guerre qui a opposé ses milices les Cobras aux Ninjas de Pascal Lissouba, alors chef d’etat du Congo-Brazza démocratiquement élu. Une guerre qui s’est soldée par un bilan lourd : des centaines de milliers de morts congolais et autant de déplacés , une destruction des infrastructures économiques et équipements dont le Congo peine encore aujourd’hui à se relever, malgré toutes les aides et subventions dont il bénéficie de la part de son protégé français.

Image de prévisualisation YouTube 

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

A  la fin de la décennie 90 , comme épilogue à  cette guerre fratricide nourrie et soutenue par les ambitons démésurées du groupe Total , avec , faut-il le préciser , la bénédiction de l’Elysée , l’on a assisté au  retour triomphal et jamais condamné  par la France de Denis Sassous Nguessou au pouvoir , après avoir été débarqué 7 ans plus tôt  par le vent des conférences nationales qui soufflaient alors sur l’Afrique francophone à ce moment-là , au plus fort de la dynamique des démocratisations. 

Image de prévisualisation YouTube

La liste  des  faits criminels de ce système « françafricain » pourrait s’allooooooonger à l’infini.

Image de prévisualisation YouTube

J’invite pour cela le lecteur soucieux d’appréhender  les logiques qui président à ces pratiques corruptrices et illégales  , cette criminalisation politique et économique galopante  , en accélération constante et bientôt vieille de plus de cent ans en Afrique francophone , je les invite à consulter la bibliographie de VERSCHAVE ,  Notamment  et par ordre de pertinence par rapport au présent article :

La Françafrique : le plus long scandale de la République , publié chez Stock,  en 1998 et 1999.

Le triste épisode de l’histoire de la démocratie en Afrique  , illustrée par la guerre du Congo ans les années 90 , est parfaitement relatée dans l’ouvrage majeur ci-dessous , avec forces témoignages des protagonistes, témoins directs , journalistes , memebres de la société civile congolaise : 

Noir Procès: Offense à chefs d’Etat , 2001, co-signé avec Laurent Beccaria , Editeur du livre aux Arènes

Et puis , the last but not the least

Noir Silence : Qui arrêtera la Françafrique ?  , les Arènes , 2000.

Ce livre est , à mon sens ,  le plus emblématique de sa bibliographie , tant elle démontre avec rigueur  et beaucoup de recherches et même d’intuition , les permanences actuelles de l’ordre supposément ancien de la colonisation française en Afrique.

Le lecteur y comprendra notamment pourquoi , en dépit du vent des démocraties qui a soufflé en Afrique dès le début de la décennie 90 , les pays sus-cités  et bien d’autres encores du giron francophone , sont restés empêtrés dans l’ornière des « démocratures » , ces objets politiques non-identifiés ( OPNI)  à mi-chemin entre une apparence trompeuse de démocratie puisque , se convainquent nos chefs d’Etat corrompus jamais en mal de justifications , existent une prétendue presse libre et des centaines de partis politiques sans âme qui nourrissent un multipartisme monolithique tout à fait spécial d’une part ; et d’autre part , la tenue d’élections  dites « libres », où nos régimes monarchiques  donnent pourtant  la pleine mesure de leurs imaginations politiques machiavéliennes : tribalisation des contestations politiques comme au bon vieux des temps colonies ( massacre en pays bamilékés au plus fort de la lutte contre l’Union des populations camerounaises de 1955 à 1971 ) , bourrage des urnes , manipulation des opinions publiques , trucages en tous genres avec l’appui  »technique » des coopérants français , tous aux ordres  , non du Quai d’Orsay , mais de l’Elysée…Et ça dure depuis plus de 40 ans !

A cela  , il faut ajouter la répression sanglante des oppositions politiques ou de la société civile , celle qui pense le changement  en vue d’un mieux-être ou d’un mieux-avoir.

Image de prévisualisation YouTube

DESINFORMATION FRANCAFRICAINE OU LE ROLE DES INTELLECTUELS ORGANIQUES

Face à ces solutions alternatives inexistantes , pour pallier aux solutions politiques qui sont toutes restées lettre morte en rason d’une interprétation  bien personnelle des règles de la démocatie par ces chefs d’Etat , sous les conseils et bienveillances de leurs hiérarchies françaises ( Pour Chirac , la démocratie en Afrique est lontemps resté un « luxe » pour les africains ) ; face à cette vacuité de solutions de rechange , il n y a donc plus qu’à attendre que Les Lions meurent un soir (comme CONTé , le Lansana) , et que les populations,  otages de leurs Chefs aux Grandes ambitions , psalmodient tous ensemble , Awimboéééé Awimboééé Awimboééé…Vive la Liberté…

…Jusqu’à l’avènement d’une nouvelle dictature , militaro-civile ( Faure Gnassingbé au Togo , le nouveau régime Mauritanien , le capitaine Camara en Guinée , etc ), selon que les preneurs de pouvoir , sans le consentement populaire , auront le soutien de l’une ou l’autre des chancelleries européennes. Mais , statistiquement , il est observé que le nouveau venu par les armes est presque toujours  adoubé par l’Elysée , du moment  où les intérêts stratégiques des « Amis du Président » ne volent pas en éclats ,et surtout pas ceux du célèbre prêteur de Yacht au Président en vacances.

Je ne demande  d’ailleurs qu’à être contredit  par des faits de la récente et mouvementée histoire politique de l’Afrique francophone. Tellement j’ai entendu souvent des inepties à la télévision , déblatérées par de pseudo-spécialistes de l’Afrique , minimisant encore aujourd’hui l’influence des « émissaires officieux » de la France dans son ancien pré carré. C’est pourtant terriblement flagrant.

Tenez :

  • même dans le domaine de l’édition des livres scolaires , le groupe Hachette a un monopole historique incontesté au Cameroun , avec pour conséquence majeure :  l’élaboration de programmes scolaires sous contrôle  , qui passent donc sous silence des pans entiers de l’histoire de la colonisation  telle que enseignée dans nos écoles primaires. Le GénéralDe Gaulle y est donc forcément le héros qui offre généreusement aux pays Africains leur indépendance . »Ca y est, ils sont adultes maintenant! » pourrait-on résumer . Ce système, je l’ai connu écolier , ce système  éducatif  aujourd’hui encore perdure.

 

  • Et que dire du contrôle et de l’identification des citoyens…Nos cartes d’identité nationales  sont conçues  avec le concours bienveillant  de l’ancien maître colonial , qui peut donc aisément contrôler des citoyens d’un pays indépendant depuis le 1er janvier 1960 , consacrant une sorte de NSA  pour pays tropicaux à la française , sans que cela  ne choque personne ! Nom de nom !

 

  • Et le Franc CFA alors…le symbole par excellence du maintien des anciens colonies dans le giron français. Arme d’endettement massif qui rend délétère nos économieset nos politiques publiques. Et plus ça change , plus c’est la même chose. Le capitaine Thomas SANKARA  , président du Burkina-Faso , de 1983 à 1987 , lors de son célèbre discours  au sommet de l’OUA  au siège à Addis-Abeba ( Ethiopie ) le 27 juillet 1987 , osa s’élever contre tout règlement de quelque dette que ce soit , estimant au contraire que c’est l’Europe,  et partant la France , qui étaient redevables à l’Afrique de plusieurs siècles de razzias de ses richesses , matérielles  , immatérielles et même…humaines. Deux semaines plus tard , le 15 octobre 1987 , il était assassiné par son « fidèle » compagnon de lutte  et adjoint d’alors , ponte de la Françafrique actuellement au pouvoir, le sieur Blaise Compaoré. Ainsi va la Françafrique sous Mitterand et Guy Penne !!!

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Cette parenthèse faite  , revenons à nos intellectuels et journalistes du pouvoir. Une telle cécité intellectuelle mérite un update  au niveau des infos .D’audacieux journalistes et membres des sociétés civiles africaines et occidentales travaillent  , parfois au péril de leurs vies , à faire diffuser l’information. L’association Survie est de ceux-là , le CADTM , l’association des Congolais de la Diaspora , le CRID , le réseau RITIMO , etc.

 Nous , Africains , vivons ces situations criminelles  , nous le savons et le dénonçons pour peu qu’un espace de liberté d’expression est ouvert. Alors on ose…sans diffamation ni mensonge aucuns.

Alors Monsieur Antoine Glaser  de la Lettre du Continent  , avec tout le respect que je vous dois à vous et à votre compère Stephen Smith , autre  » grand connaisseur de la science françafricaine » , sachez la mettre en veilleuse de temps en temps. Je vous ai regardé et entendu dans une émission:   »ça vous regarde »( je l’ai enregistrée ) sur  La Chaîne Parlementaire , il y a presque 2 mois ,  lors d’un débat autour de  la rupture manquée de Sarkozy avec les partiques anciennes d’ »émissaires officieux » de la Françafrique ,  vous exposiez vos arguments en minimisant le rôle de la France dans les maux qui minent l’Afrique , au prétexte que les Africains en sont les premiers responsables.

Image de prévisualisation YouTube

Eh bien Soit! mais quels Africains ? Nous, Africains du continent ou de la Diaspora ,  les avons-nous élus , choisis , mandatés pour brader nos biens aux K…, S…et autres hommes publics  mandatés par les peuple français , en totale méconnaissance de leurs noirs desseins françafricains ? Que non ! Ils se sont emparés du pouvoir  , ces mauvais Africains , au mépris de la volonté du peuple , et n’ont jamais consentis à redistribuer les richesses  nationales aux populations à l’agonie.  

Image de prévisualisation YouTube

Et puis d’ailleurs , quelle France n’est pas responsable ?

Sarkozy en campagne présidentielle tonnait , toujours fier d’être français ( ça ne vous rappelle pas un conteur d’histoires ? ) , que les enfants (français) n’avaient pas à payer pour les fautes de leurs parents ( colons) …

Eh bien si ! Si , si Monsieur Sarkozy. Et pour cause , les enfants ( Amis du Président entre autres ) continuent de jouir sans vergogne  et satiété de l’héritage et des milles trésors entachés de sang des fouets et travaux forcés  , arrachés à nos terres par leurs ascendants. Je ne réclame pas la répentance , rien à braire !

Je réclame :

 

  • Respect  en souvenir des sacrifices douloureux arrachés aux Africains et domiens (citoyens français ressortissants des départements d’outre-mer ) souvent trahis et réduits à la portion congrue en leurs propres domaines.

 

  •  Respect , Monsieur le Président et affidés , des enfants immigrés , d’immigrés ou nés en France de ces parents dépouillés , dépossédés , souvent esclavagisés , humiliés , martyrisés , mais toujours debout , dans les HLM d’Aubervilliers , entassés devant les mairies de communes et d’arrondissements , dans les églises et autres gymnases , dans de miteux hôtels ( l’auteur de ces lignes  y a vécu ) et autres centres de rétention administrative , faute de logement décent. Ecrasés par la main invisible  mais tellement là de la DISCRIMINATION NEGATIVE, osons le pléonasme.

Mais le Président  Sarkozy , le 17 décembre 2008 , a opté pour une politique de discrimination positive sur un critère sociale , répugnant à intégrer une dimension ethnique de sa politique de lutte contre les inégalités , alors même que les discriminations subies , tout au moins par les populations immigrées le sont principalement sur des critères ethniques , qui entraînenet leru corpus de conséquences socio-économiques ( emploi , logement principalement ). Naaan ! surtout ne pas parler de  discrimination positive « ethnique » , mesure corrective et de justice sociale dont ont bénéficié des citoyens américains qui n’ont pas toujours joui des mêmes droits que la majorité blanche , jusqu’en 1968 !!! Et parmi ces bénéficiaires , le premier président noir des Etats-Unis , Barack OBAMA ,pour lequel le Président français voue , assure-t-il , une admiration sans borne…A pouffer de rire !!!  Ils diront que la France n’est pas l’Amérique. Que c’est triste , en effet ! Elle devrait peut-être songer à y prendre exemple dans le domaine de la gestion de la diversité , seul domaine de la vie publique où la France répugne à s’inspirer des politiques d’intégration souvent réussies de ses voisins.

Sarko fait croire  , et  l’infect Zemmour  à l’humour décalé avec , que les citoyens français qui l’ont élu ont dit non à la discrimination positive « ethnique »  , au prétexte des valeurs d’égalité des chances, qui s’appliquerait à tous  , sans exclusive. Voilà une belle invention qui témoigne  au moins d’une prise de conscience que la société française , dite d’égalité  , est en fait foncièrement inégalitaire. C’est déjà ça ! Mais quelle belle supercherie ! J’y vois un parrallèle avec  la politique de la diversité , un alibi politique et électoral sarkozyen qui lui a valu un sacré capital de sympathie , de la part des médias ronronnants de consensus. Aujourd’hui l’heure est à la liquidation de ces oripeaux de la politique d’équilibre ethnique. Victimes collatérales : Rachida Dati sur le départ , Rama Yade dans l’inconfort de l’incertitude. Je l’avais déjà préfiguré dans un de mes récents articles ( Voir  sur la page d’accueil  » Circulez, Sans-papiers ! »), ça ne durerait que le temps d’une fleur , comme d’ailleurs sa politique d’ouverture aux caciques de la Gauche dont on voit bien que le Président n’est pas si bon Responsable des Ressousrces Humaines que ça , contrairement à ce qu’il  prétendait devant le parterre des patrons du Medef début 2008. Et pour cause  , une petite enquête de moralité l’eût prévénu que K… , son homme des affaires étrangères , n’était pas homme à l’honnêteté légendaire que l’on a toujours cru.  En vérité  , je vousle dis , LIRE LE SOCIOLOGUE PIERRE BOURDIEU EST UN IMPERATIF CATEGORIQUE dans la France actuelle de Sarko. Les thèses bourdieusiennes sur la théorie des champs et la fameuse reproduction des élites reprennent une telle vigueur d’actualité…n’en déplaise à ses détracteurs !

Image de prévisualisation YouTube

Revenons à nos croûtons , reprenons-nous ! Je l’ai précisé , la France responsable est celle des  » faux émissaires » . Et parmi ceux-ci , hélas , il y en a qui dispose d’un mandat électif de quelques citoyens français capables de discernement .Et en ce sens , ils engagent la responsabilité de la France puisque dans leurs menées françafricaines , ils se prévalent des titres , mandats et positions dont ils sont dépositaires au regard de la…République Française. Vous me suivez ?

Et c’est précisément ce que Pierre PEAN dénonce dans son livre à paraître concernant le mélange de genres dont il accable Monsieur K…Mélange qui peut prêter à confusion et confondre la France dans des affaires mafieuses qui ne devraient aucunement l’engager. Nous sommes dans un système mafiafricain dont beaucoup se repaissent aujourd’hui en France , ou en Afrique pour ceux qui ont fait le choix de la continuité des relations néo-coloniales.

L’affaire des zozos de  l’Arche de Zoé l’avait suffisamment démontrée pourtant.

Et si cette Affaire K…était avérée au regard de l’opinion publique française , car pour moi , il n y a aucun doute là-dessus , ce serait là le signe même que nous , militants africains pour un changement des pratiques  actuelles de la politique  et de l’ économie en Afrique , ne nous racontons pas des contes de ma mère l’oie !

LORSQUE LA MAUDITE SOIF DE L’OR TUE

Chez nos amis les anglophones , l’Histoire est en marche ( Ghana , Liberia , Afrique du Sud , Zambie…hormis quelques mauvais élèves), une nouvelle génération d’hommes…et de femmes politiques accèdent au pouvoir , avec du sang neuf , de nouveaux programmes , une vision originale de la gestion de la Cité en vue du bien commun , de nouvelles pratiques , plus en phase avec le monde de la bonne gouvernance, mieux , de la gouvernance globale , celle qui associe tous à l’oeuvre commune : la démocratie , en un mot. Rupture progressive avec les pratiques d’un autre temps, le temps de la Reine Victoria ou d’Elisabeth 2.

Il n y a encore guère que chez les rejetons de Foccart, dont Bongo est le symbole le plus fort, que l’Histoire begaie. Mais comme a dit un chanteur à succès de mon si Petit Pays , « même les Chefs d’Etat meurent… » Avis aux morpions du pouvoir éternel ! Le réveil ne sera pas brutal , puisqu’il se fera six pieds sous terre !

Mais revenons un moment à l’affaire qui nous intéresse : K…

L’ambition excessive tue ! Au propre  comme au figuré. Remarquez !

La voilà l’Europe  , à s’étonner (et à s’émouvoir aussi, rendons lui justice ) , à travers des images télévisées  , des scènes de luttes enragées pour la survie , euphémistiquement appelées ici  » émeutes de la faim » par nos journalistes  de l’Hexagone , peu soucieux de l’analyse profonde, pris  qu’ils sont dans le vertige de l’instantanéité et pressés par l’aiguillon terrible de la primeur de l’info et de l’audimat. Résultat : une lecture étriquée et sans consistance des événements. A l’exception de quelques uns.

Image de prévisualisation YouTube

Soulèvements contre l’arbitraire quotidien et  prédations en tous genres qui affament donc et  qui ont valu au Cameroun en février 2008 son triste record de morts : environ 300 ( et encore…). Voilà la réponse qu’a choisi de donner le régime usé mais toujours vampirisant de Biya à la jeunesse cadavérique partie crier famine , suite à la démission des formations politiques et syndicales classiques. Des armes et des balles contre des cris d’enfants et d’adolescents en guenilles , réclamant juste un peu , un petit peu, un tout petit peu  seulement de pain , d’eau potable , d’antibiotiques , de  lumière d’AES Sonel (Electricité du Cameroun  privatisée par un opérateur américain , ouf ça change des français pour une fois ! ) pour apprendre à lire , à écrire, à lier le bois au bois comme qui dirait; à  étudier , pour changer  et relever demain peut-être ce pays à l’agonie. Dans l’Est du Pays donc  , les balles ont aussi fauché de jeunes et innocentes vies en quête de mieux, un léger mieux de rien du tout , vu les immenses richesses bradées à l’Etranger par la Bande à BAader , euh pardon  , à Biya , terroriste de son propre peuple. 

Police , Gendarmerie , Justice , toutes corrompues…Appareils répressifs d’Etat  en ordre de marche et de mort contre rêves adolescents et populaires d’une vie décente. Et pourtant  , juste ce qu’il faut , pour exister…subsister ,crénom de nom !

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Et voilà la jeunesse en baguy ou jupons courts , partie sur les sentiers des mers ,  océans et détroits , bravant l’adversité pour accoster les rives de l’illusoire eldorado européen. Et pour la génération perdue restée qui  au pays par trop de misère , l’heure est à la conquête de la toile et des sites de rencontre. «  Je cherche mon blanc non ?! » ;  ou encore   » Gars , je cherche une vieille veuve-là quelque part en province , je l’épouse et j’ai  les kaolos  » ( kaolos=papiers )…

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Ce sont là quelques discours qui illustrent la mort de nobles désirs d’avenir…Immigration choisie, vous avez dit ? Pas un mur de raz-de-marées n’arrêterait une horde de bouches affamées. Le Sud vient  au Nord récupérer quelques rogatons de son dû, comme le Nord a été et va encore au Sud , avec les complicités de quelques potentats locaux , pour nous vider de ce qui nous reste quand on n’a plus rien : l’espoir. Elevez des barrières sans réguler les injustices sociales , toujours ils reprendront le même chemin conscient du danger. Oui , car  »ventre affamée n’a point d’oreille »…

Image de prévisualisation YouTube

Oui , l’ambition excessive  tue , celle d’industriels et hommes politiques ou administrateurs français  encore en activité , successeurs d’anciens parrains et animateurs de réseaux d’influence françafricains , possesseurs de business lucratifs en Afrique . Oui cette ambition tue comme tue l’entêtement de nos « Pères de la Nation » à ne pas vouloir  lâcher un peu…juste pour voir…

POLITIQUE ET BUSINESS EN AFRIQUE :QUID DE L’HISTOIRE DE FRANCE  ?

Ce sont, du camp africain comme du camp français ,  des  « émissaires officieux de la France » . Sarkozy nous les a présentés comme tels pendant la campagne  présidentielle , mais la RealPolitik est passée par là entretemps , et d’ailleurs ,  la politique africaine de la France , domaine réservé de l’Elysée  , a toujours été orientée RealPolitik (le pouvoir pour le pognon avant tout ) depuis que France a foulé les sols et flairé les sous-sols  riches de nos patries banania , loin des grands principes droitdelhommistes. Elle a de tout temps , la France , trahi ses valeurs de liberté  , d’égalité et de fraternité , d’humanisme et d’universalisme. Toute l’histoire coloniale suinte , nauséabonde , de ces paradoxes menteries tout à fait contemporaines. Pas étonnant que l’Histoire nationale de France soit obstinément dissociée dans l’imaginaire collectif des gouvernants français successifs de  l’Histoire de sa périphérie , l’histoire de ses colonies, disons , des barbares, ces « grands enfants ».

Image de prévisualisation YouTube

Nos faux émissaires  en tout cas agissent sous l’étendard de la France , avec ses sceaux , ses décrets , ses lettres de mission , ses impôts , ses légitimités méritées ou usurpées , émissaires  tels K… et Cie ( je suis absolument certain des thèses de Péan  de ce point de vue ).

Et bien avant eux , Jacques Foccart , Guy Penne , Robert Bourgi ( pour qui Bongo est papa ) , Charles Pasqua  et aujourd’hui quelques envoyés discrets des  » Amis du Président » , souvenez-vous , nos industriels français qui font (ou défont ) l’opinion  ou l’énergie en France , et qui n’agissent qu’en leurs noms propres et pour leurs profits personnels , engageant par là même la responsabilité de tous les français , hélas , qui comprennent pas toujours grand chose à ce qui se passent sous les tropiques.

Image de prévisualisation YouTube

L’Afrique du 20h de France 2 , de TF1, de France 24, d’Euronews…c’est trop loin , c’est trop chétif , c’est trop chaud , c’est trop maladif , c’est trop clandestin , c’est trop sauvage ,c’est trop pauvre , c’est trop peu… c’est trop rien…c’est trop…l’Afrique quoi !

Image de prévisualisation YouTube

Entre paludisme et moustiques , tourisme sexuel et décimation du sida , entre SDF de Cachan et clandestins ouest et est-africains de Lampedusa , Marseille , Gibraltar et Sahara ; désinformés , sous-informés ou malinformés , vous voilà donc  , Français , et en cela par les médias de ceux-là mêmes qui tirent de juteux bénéfices de leur opaque et corruptrice  politique africaine.

Tenez, Direct 8 , ah Direct 8 , propriété de Bolloré , « Roi d’Afrique » , cette chaîne de télé , la voix officielle en France des dictateurs africains , dont conseillers et autres portes paroles sont reçus en grandes pompes par d’éminents journalistes , tel Philippe L… et  un ancien ministre à la coopération , confondu dans une affaire  du type K… , j’ai nommé Michel R… ; eh bien cette chaîne , pendant télévisuel de Direct Matin et Soir , ne vous dira rien de ce qui s’y passe, dans ces Afriques-là. Quid de la cellule africaine de l’Elysée ?   Quel PEAN nous la découvrira au grand jour cette officine sécrète où se jardinent à tout va les destinées des peuples d’Afrique francophone  ?  Ce ne sont pas des sujets vendeurs , disent-ils au pays de Zola où  pourtant de moins en moins est  belle la vie , puisse France 3 m’en pardonner !!!

 

Ah si les hommes d’affaires français pouvaient être autant dégoûtés , tout au moins désintéressés de cette Afrique (néocolonisée depuis les décolonisations) , comme le sont beaucoup de citoyens français  !  S’ils pouvaient s’en détourner  et le régime sarkozyen avec ,  et donc les armées françaises postées sur le continent prêtes à ! Si  et si seulement si c’était possible et  accessible , nous , société civile et citoyens de ce monde fou, nous débarrasserions sans peine de ces croûtons de chefs d’Etat arrimés à leur privilèges  et bien protégés par les armées nationales formées et équipées  par vos bases armées   à vous , contribuables Français , entretenues à vos  frais. Ils appellent cela au Quai d’Orsay la géostratégie. Elles sont bien là , ces bases armées françaises , témoins des misères des populations locales , postées au Tchad , au Gabon , au Sénégal , à Djibouti , au prétexte d’iniques accords de défense et assistance militaire jamais rediscutés (malgré les envolées lyriques de Sarko à Durban en Afrique du Sud il y a peu ), mais qui arrangent beaucoup , notamment l’aile conservatrice au pouvoir en Afrique et à Paris. Il faut bien que Dassault mange ! Oui , elles sont bien là à veiller au grain , faisant le guet et prêtes à porter secours aux voleurs de légitimité politique qui nous gouvernent…Dieu merci ,il paraît qu’on dégraisse  en ce moment le mammouth militaire français de Côte d’ivoire. Comme s’il pouvait en être autrement , les Ivoiriens ont dit non à la protection française. Il y a toujours eu et il y aura gtoujours un au-delà de la France et donc de la souffrance. Espérons que ce ne soit plus seulement un nouvel effet d’annonce bien sarkozyen.

Quand je me rappelle que le premier des français actuels  , alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2007, jurait , se tapant la poitrine en bon coq français , fier comme Artaban , que « la France n’a pas besoin économiquement de L’Afrique » , c’était à Lomé ( Togo ) en 2006.

 Alors , pour en revenir à l’affaire K… , se servir de ses positions privilégiés au sein d’un gouvernement français, qu’il fut de gauche ( et elle n’a pas été un modèle dans sa politique africaine )  ou de droite ;  se prévaloir de relations privilégiées avec le Prince ( NS ou JC ) ou de ses missions temporaires ( ESTHER avalisé par J-P R… ) pour siphonner 4,6 millions d’Euros et donc autant de milliards de FCFA à 2 pays africains ( Congo-Brazza et Gabon ) dont les populations , loin des fastes et excès   »Bongogiaques » ou « Sassousiens » , vivent avec moins d’1 euro par jour ( la moyenne c’est 50 centimes d’euros !!! ); franchement , pardonez-moi la trivialité de mon propos , c’est DEGUEULASSE !

Et d’autant plus regrettable que ces menées sont à mettre au compte d’un homme pour lequel j’ai toujours eu  , de par sa fibre humanitaire et certainement pas humaniste , on le voit bien ,  un respect sans borne.

Ma désillusion n’est tout compte fait que partielle , et pour cause : les socialistes au pouvoir de 1981 jusqu’à l’avènement Chirac enj 1995 , emmenés par François Mitterand, n’avaient pas fait mieux en matière de politique africaine. Je dirais même mieux , ils ont fait pire , en nous délestant , le 15 octobre 1987 ,  de l’un des plus grands espoirs d’une Afrique politique réinventée , Thomas SANKARA , (et pas seulement , que d’opposants à cette politique ravageuse ont perdu la vie !).Une afrique plus en phase avec ses réalités perverties par 100 ans de colonisation désatreuse , n’en déplaise aux chantres  français de la Réhabilitation de l’oeuvre coloniale outre-mer ( ils étaient presque toujours de droite  , ces gens-là, mais de plus en plus de gauche ) . Oui , une oeuvre coloniale que j’invite tout français à venir constater sur place , désastreuse à tous points de vue , même  des infrastructures : routes , ponts , écoles , hôpitaux …dont nos réhabilitateurs se sont particulièrement vantés. Une telle méconnaissance de l’Histoire , des réalités locales africaines  et du dévoiement de l’action coloniale est à blâmer. Je m’en expliquerai ultérieurement.

Tenez par exemple , au Cameroun , la société française SESAM , fin des années 90 , a  siphonné le bois camerounais  avec une voracité sans pareille , mais ne fut jamais  foutue de contribuer  à la réfection des ponts  et à  la réhabilitation d’anciennes routes coloniales construites pour permettre  et intensifier le transport de billes de bois  de nos si chères forêts sur de grands grumiers qui , à force , abîment l’asphalte à chaque passage. En 1998, un député d’une des  localités  où se coupe ce bois dans le sud du pays , René Bomokou Nkono (paix à son âme !) , dénonça ce fait en bloquant le passage de 15 de ces grumiers. La suite, c’est François-Xavier Verschave qui vous la conte en page 182 de son livre Noir Silence : Qui arrêtera la Françafrique ? :   « Il ( le député Nkono ) est mort subitement huit jours plus tard , le 27 mai 1998. Les grumiers ont pu repartir , sur les pistes défonçées. La Caisse française de Développement s’est ouverte à SESAM d’un prêt de 12,6 millions de francs… »

Image de prévisualisation YouTube

Qui n’ a pas vécu cette Afrique-là ne comprendrait pas. Les médias français dans leur ensemble n’en diront rien. Et pourtant c’est monnaie courante. Depuis quelques années en France , je m’étonne du peu d’intérêt de la majorité des Français ( est-ce forcément leur faute  ?) de cette histoire , qui est aussi leur histoire , qui se joue dans les frontières africaines. Histoire nationale n’est pas  , que dis-je , n’est plus à dissocier de l’Histoire coloniale , néo-coloniale ou post-coloniale , comme elle l’a été jusqu’ici , qu’elle se jouat là-bas ou ici. Clin d’oeil à l’association des Chercheurs sur l’Histoire de l’Afrique Contemporaine ( ACHAC , co-présidée par les historiens Pascal BLANCHARD et Nicolas BANCEL) , qui le tambourine suffisamment depuis quelques années en France.

Et même si la horde baveuse d’ intellectuels révisionnistes  sarkozystes ,  emmenée par MAX le mégalo (fan de notre restaurateur de l’esclavage , Napoléon) , tend à taire cette Histoire Globale , car transcontinentale ( et c’est  pourtant la mode en ce moment dans le monde anglo-saxon  mais la France toujours à la traîne) , les enfants d’Africa dont les parents sont morts de ces excès du pouvoir autocratique soutenu par quelques « faux émissaires » de l’anciene Lutèce , eh bien ces enfants raconteront encore et encore , fut-ce sans écriture , ne fut-ce qu’avec la tradition orale et ses chants de griots , oui , ils la raconteront  cette histoire coloniale et post-coloniale  , cette histoire de Crimes et Châtiments. infligés par les colons et leurs « Blancs de remplacement » ( nos autocrates )…Crimes et Châtiments  toujours en train de se faire dans nos capitales africaines , « anciennement » françaises.

Ah j’oubliais…toujours  au sujet de cette affaire K…Il y a dans certains de ses aspects vaiment de quoi étonner…Je m’explique :

  • Lorsque les cabinets de conseil IMEDA et DANOMEX  (co-gérés , d’après PEAN , par les « amis » de K…alors président d’ESTHER , organisme public créé sous la primature de Jean-Pierre Raffarin pour apporter expertise et aide aux pays du Sud dans le domaine de la santé et de la lutte contre le SIDA) ,  encaissent des milliards de francs FCFA  de contibuables gabonais et congolais  ,  débloqués  par les trésoriers payeurs généraux sous les ordres de Bongo et Sassous , en toute bonne ou mauvaise foi  , sans même avoir consigné une seule ligne de ces audits , commandés en vue d’améliorer les systèmes de santé de ces pays , il y a là de quoi étonner !
  • De plus , un ambassadeur spécial de France en poste à Monaco nommé par Kouchner puis évincé par le Prince  , ^pour s’être livré à des pratiques pour le moins douteuses : M Eric D… donnait ordre par fax à un Trésorier payeur général d’un Etat indépendant , le Gabon , pour que lui soit viré les 816.000 € restants d’une facture globale d’environ 2,8 Millions d’€ , arguant avoir eu le soutien de Bongo ( cf. Péan ). En vérité je vous le dis , il y a de quoi étonner !
  • Le site web d’une société de conseil encore en activité ,  IMEDA , qui disparait du web comme par enchantement , fin 2008 , après le passage de l’enquêteur Pierre PEAN , il y a de quoi étonner !
  • Un Ministre de la Coopération , Jean-Marie Bockel (le pauvre !)  qui se jure en toute bonne foi ,  juillet 2007 ,  de signer l’acte de décès de la Françafrique  et de ses réseaux d’influence souterrains , mais qui est débarqué quelques mois plus tard ,  courant mars 2008  , et renvoyé aux Anciens Combattants , après moult pressions d’un trio de chefs d’Etat africains infatués d’eux-mêmes ,  sur l’Elyséen Sarko. Ce sont : Bongo , Sassou et Biya , choqués que ne leur aient  pas été ,  au contraire ,  rendus gloire pour tout le bien et  « loyaux » services rendus aux « faux émissaires » de Dame France…il y a , oooh oui , de quoi étonner !

Mais quel monde immonde !

Dieu ! quel monde !

Je suis ressortissant d’un de ces pays d’Afrique et je me meurs de tant de POURRITURES !!!

Issopha.

Paris , 04.02.2009.

 

 

 

GOUVERNEMENT

Exclusif: l’étrange diplomatie africaine de Bernard Kouchner

 

 

Pierre Péan se prépare à publier dans les semaines qui viennent un livre-portrait sans complaisance sur Bernard Kouchner. L’enquête, dont Marianne2 a pu avoir accès à certains extraits en avant-première, met en cause le désintéressement du «French doctor»: peu avant de devenir ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner aurait facturé, via une société créée par deux proches collaborateurs, plusieurs rapports à certains États, dont le Gabon.

Bernard Kouchner au Forum de Davos en 2008. (photo : World Economic Forum - Flickr - cc)

Bernard Kouchner au Forum de Davos en 2008. (photo : World Economic Forum – Flickr – cc)

Le paradoxe est énorme : l’homme qui incarne, auprès de millions de Français, la générosité, l’altruisme, la paix et le partage, l’homme qui truste tous les prix de popularité dans les machines à sondages, l’homme qui fait figure, depuis des années, de fils spirituel de l’abbé Pierre, cet homme-là se prêterait en réalité à des activités d’affairiste qui utiliserait son impact médiatique et surtout sa position de responsable public dans le cadre d’un commerce très privé. Telle est la démonstration que se prépare à publier, documents à l’appui, Pierre Péan dans un livre qui donne un éclairage cru à la carrière du french doctor.
On savait que Bernard Kouchner était resté gérant de la société BK Consultants, créée en 2004. Ce que l’on ignorait, c’est qu’il aurait ensuite fait passer ses prestations de conseil et d’audit sous l’égide de trois autres sociétés (IMEDA, Africa Steps et Danomex) créées par deux de ses proches collaborateurs, Éric Danon et Jacques Baudouin. Une fois devenu ministre des Affaires étrangères, en mai 2007, Bernard Kouchner fait nommer le premier ambassadeur extraordinaire à Monaco, le 8 août 2007. Quant au second, il lui avait confié dès sa nomination la direction de la Communication du Quai d’Orsay.Pierre Péan établit, preuves à l’appui, que Bernard Kouchner, bien avant ces deux nominations officielles, se serait fait le VRP de la société IMEDA auprès du Gabon d’Omar Bongo, alors qu’il occupe, avant même de redevenir ministre, une haute fonction à caractère public, puisque, nommé par Jean-Pierre Raffarin, il est à la tête d’un réseau international (ESTHER
) œuvrant pour l’amélioration des services de santé dans les pays du Sud.

Une facture de 2,65 millions d’euros!
« Au Gabon, précise Péan, le montant des contrats passés par IMEDA et Africa Steps est de 1 735 916 870 Francs CFA, soit 2 646 388 euros. Le premier versement, de 500 millions CFA, soit 762 245 euros, à IMEDA, a été effectué le 19 janvier 2004 ; le second, à Africa Steps, de 700 millions CFA, soit 1 067 143 euros. Fin 2006, le gouvernement gabonais devait encore 817 000 euros aux deux sociétés pour honorer complètement les contrats signés… » Le tout pour des prestations réalisées sous l’égide de l’actuel ministre des Affaires étrangères. Ce qui fait qu’au moment où Bernard Kouchner s’installe au Quai d’Orsay, l’État gabonais doit toujours le reliquat de 817 000 euros aux deux sociétés des collaborateurs du ministre. Qu’à cela ne tienne ! Il est vraisemblable que le ministre a demandé le règlement de facture lors d’un entretien officiel, comme l’écrit Péan :
« Le nouveau ministre des Affaires étrangères a eu l’occasion de remettre la question sur le tapis, le 25 mai 2007, lors de la première visite d’Omar Bongo au président Sarkozy, à Paris. C’est donc bien un ministre français en exercice qui peut suggérer au Président gabonais de régler une facture en souffrance qui le concerne directement ou indirectement. La preuve ? Le 3 août, soit cinq jours avant l’officialisation de sa nomination au Journal Officiel, Éric Danon, confortablement installé dans sa résidence du domaine Saint-Basile, à Mougins, envoie un fax à Blaise Loembe, Trésorier Payeur Général du Gabon, pour lui rappeler qu’ils (selon toute vraisemblance, il s’agit du ministre des Affaires étrangères et lui-même) ont obtenu toutes les assurances d’Omar Bongo concernant le règlement de cette facture. Il lui demande en conséquence de « bien vouloir (en) effectuer le paiement avec la plus grande diligence », précisant même : « Nous avons reçu le mois dernier de Son Excellence le chef de l’État l’assurance que notre dernière facture serait rapidement honorée. »

Sarkozy ignorait les activités africaines de Kouchner
Le cas du Gabon n’est pas, semble-t-il, isolé et Pierre Péan cite et détaille d’autres prestations facturées selon le même modèle pour d’autres États africains avec lesquels la France entretient des relations de grande proximité.Le livre de Pierre Péan précise que le président Sarkozy ignorait, au moment de la nomination de Bernard Kouchner, l’existence de telles prestations et de telles factures en souffrance.Bernard Kouchner pourra arguer qu’un homme politique a bien le droit de gagner sa vie lorsqu’il n’est plus en responsabilité, et qu’il n’est pas illogique qu’il le fasse dans les domaines de compétence qui sont les siens. A la fin des années 1990, Dominique Strauss-Kahn avait été mis en cause pour la facturation de ses honoraires d’avocat au groupe Vivendi. En droit, cette facture ne posait pas de problème, correspondant à un travail dûment effectué. Mais elle constituait néanmoins une pratique discutable en regard de la déontologie politique.

Plus récemment, le cumul, par Jean-François Copé de ses mandats politiques et de son activité d’avocat n’a pas suscité beaucoup de réprobation, alors qu’il aurait été impensable voici quelques années. Pourtant, conduire une activité d’avocat pourrait très bien le mettre, un jour ou l’autre, en position de conflit d’intérêt si la défense de son client a un rapport avec des dossiers qu’il gère en tant qu’élu du peuple. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Nicolas Sarkozy lui-même a fini, à la suite d’enquêtes publiées dans la presse (notamment par Marianne et le Canard Enchaîné) par renoncer, peu avant l’élection présidentielle, à son intéressement aux bénéfices réalisés par le cabinet qu’il a cofondé.Les prestations de Bernard Kouchner, telles que décrites par l’enquête de Pierre Péan, semblent bien poser un problème d’une autre ampleur puisqu’il était en charge du groupement ESTHER au moment de la signature des contrats et que ses « clients », hommes d’états africains, pouvaient espérer, en lui commandant des rapports, bénéficier de l’appui de la France pour l’octroi de subventions internationales. La réaction du gouvernement à ce qui pourrait peut-être devenir « le dossier Kouchner » ne manquera donc pas d’intérêt.

Lundi 12 Janvier 2009 – 01:00

Philippe Cohen

Lu 33601 fois

« LE MONDE SELON K. »

Les principales accusations de Pierre Péan

NOUVELOBS.COM | 03.02.2009 | 17:38

Alors que le ministre des affaires étrangères est en pleine polémique avec la publication mercredi 4 février du livre à charge « Le monde selon K. » (Editions Fayard) de Pierre Péan, en voici quelques extraits :

La principale accusation concerne de lucratives activités de consultant menées dans le secteur de la santé en Afrique, entre 2002 et 2007, après la défaite électorale du PS auquel il appartenait et avant sa nomination au gouvernement de Nicolas Sarkozy. Selon Pierre Péan, Bernard Kouchner a mené ces activités pour deux sociétés privées, Africa Steps et Iméda, dirigées par deux de ses proches, alors qu’il présidait en même temps un groupement d’intérêt public, Esther, consacré à la coopération internationale hospitalière.

Mélange des genres

« Le ministre Kouchner n’est pas directement actionnaire de la société Imeda qui a facturé ses prestation aux Etats gabonais et congolais (et sans doute à d’autres Etats). Il a cepedant lui-même favorisé ces contrats et exécuté certaines des prestations; surtout il a recruté au ministère dont il a la charge les deux fondateurs de la société en question.

Activités lucratives

« Au Gabon, le montant des contrats passés par Imeda et Africa Steps est de 1.735.916.870 francs CFA, soit 2.646.388 euros. Le premier versement, de 500 millions de francs CFA, soit 762.245 euros, à Imeda a été effectué le 19 janvier 2004; le second à Africa Steps, de 700 millions de francs CFA, soit 1.067.143 euros. Fin 2006, le gouvernement gabonais devait encore 817.000 euros aux deux sociétés pour honorer complètement les contrats signés.

Double casquette

« Bernard Kouchner, responsable d’un organisme public, nommé par le premier ministre, peut-il opportunément rendre visite à un ministre d’un pays étranger à la fois sous sa casquette officielle et sous celle de consultant privé ? Peut-il effectuer des prestations privées pour des pays avec lesquels son gouvernement entretient des relations de grand proximité ? »

Le goût du pouvoir

« Kouchner n’a pas renoncé à revenir au pouvoir, alors même que les sondages donnent Nicolas Sarkozy gagnant à la prochaine élection présidentielle. Dès le mois de décembre 2006, alors qu’il soutient Ségolène Royal, il annonce qu’il n’hésiterait pas à participer à un gouvernement d’union nationale si Sarkozy était élu président ! Bernard Kouchner, début avril 2007, espérait donc être ministre, quel que soit le vainqueur de l’élection… »

Télescopage entre activités privées et diplomatie française

Le secrétaire d’Etat français à la Coopération Jean-Marie Bockel, placé l’autorité de Bernard Kouchner, disait le 15 janvier 2008 vouloir signer l’acte de décès de la « Françafrique » :
« A eux d’eux, le Gabon et le Congo ont commandé pour près de 4,6 millions d’euros de rapports à Imeda et Africa Steps ! Ils en veulent beaucoup à Kouchner d’avoir laissé son secrétaire d’Etat tenir des propos qu’ils considèrent comme désobligeants. […] Bockel est débarqué le 19 mars 2008 et se retrouve au secrétariat d’Etat des anciens combattants ».

LIVRE DE PIERRE PEAN

Bernard Kouchner répond dans l’Obs

NOUVELOBS.COM | 03.02.2009 | 18:14

Bernard Kouchner répondra jeudi dans Le Nouvel Observateur aux accusations portées dans le livre de Pierre Péan. Dans un long entretien accordé aux journalistes du Nouvel Obs, le ministre des affaires étrangères revient sur les principaux points à charge contenus dans cet ouvrage.

A côté d’accusations concrètes portant sur le « mélange des genres » pratiqué par l’ex french doctor, le livre retient aussi l’attention par son inspiration nationaliste. Pierre Péan n’hésite pas à accuser Bernard Kouchner de détester la France et de se comporter en « américanolâtre » cosmopolite … Son caractère de règlement de comptes personnel est également souvent gênant. Tout en revenant dans la majeure partie du livre sur le passé de Bernard Kouchner sur lequel il porte une appréciation systématiquement négative, « Le monde selon K » qui paraît mercredi, aborde deux dossiers « financiers » potentiellement compromettants pour le ministre des affaires étrangères.
Il rappelle qu’après avoir dénoncé la « narco-dictature » en Birmanie, Bernard Kouchner a, en 2003, rédigé, pour 25.000 euros, un rapport justifiant la présence de Total dans ce pays (comme l’avait révélé alors le Nouvel Observateur).
Il rappelle aussi que le fondateur de MSF a travaillé comme consultant pour le potentat du Gabon, Omar Bongo ainsi que pour le chef d’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, accusé, devant la justice, de « crimes contre l’humanité ». Pierre Péan souligne qu’il y aurait confusion des genres entre son rôle à la tête d’organismes d’assistance médicale non lucratifs et ses missions de consultant privé et rétribué. Il accuse également Bernard Kouchner d’avoir utilisé sa position de ministre pour faire payer les factures africaines en souffrance.
Il revient enfin sur une autre affaire embarrassante : la nomination de la femme du ministre des Affaires étrangères à la tête de l’audiovisuel extérieur. En plein conflit d’intérêts, Christine Ockrent aurait, selon lui, licencié plusieurs journalistes qui auraient critiqué son mari.
Ce livre à charge déstabilisera-t-il le ministre ? Jusqu’à quel point ?
Tout dépendra de l’ampleur que les médias donneront à « l’affaire Kouchner » – et de la suite que lui apportera Nicolas Sarkozy. D’après nos informations, des proches de l’Elysée ont, eux-mêmes, fourni un certain nombre des documents à charge, notamment des factures, qui compromettent Bernard Kouchner.
L’ont-ils fait sur ordre de certains conseillers du président de la République qui voudraient se débarrasser du ministre des Affaires étrangères ? Ou ont-ils agi dans le cadre d’un de ces sombres règlements de compte dont la « Françafrique » a le secret ?

René Backman, Jean Baptiste Naudet, Vincent Jauvert  

« LE MONDE SELON K. »

Les réactions au livre sur Bernard Kouchner

NOUVELOBS.COM | 03.02.2009 | 16:38

Réagissez à l'article 1 réaction

Voici les principales réactions sur le livre à paraître mercredi 4 février « Le monde selon K » de Pierre Péan (Editions Fayard), dans lequel Bernard Kouchner est accusé de mélange des genres entre activités publiques et privées : A DROITE

Claude Goasguen, député UMP : « On ne s’attendait pas quand même à ce genre de révélations sur Kouchner ». « Il faut d’abord que lui s’explique et après il faut voir s’il y a des poursuites ou s’il n’y en a pas. Cela étant, on est tombé des nues quand même. Moi je n’ai pas accès au dossier, j’espère que lui aura accès au dossier et que ce sera simplement une fausse analyse ou de faux bruits ». « C’est une mauvaise surprise ». (Déclaration, mardi 3 février)

A GAUCHE :

Martine Aubry, Premier secrétaire du PS : « Je crois que Bernard Kouchner est un homme honnête. Je pense qu’il aime un peu trop le pouvoir, c’est peut-être pour cela qu’il est là où il est ». « Je ne dirai pas un mot de désagréable sur lui sur cette affaire, dont je ne connais rien, et que je préfère ne pas croire, parce que je ne la crois pas ». « Vous n’entendrez pas un mot de ma part sur ce livre ».
Martine Aubry s’est dit « parfois étonnée des positions de Bernard Kouchner, lorsqu’il dit qu’on n’a plus besoin d’un secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme dans notre pays. Je me dis, pauvre Bernard, tu as bien changé ! ». (Déclaration à la presse, mardi 3 février)

Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire : « Les importantes révélations relatives aux multiples conflits d’intérêt et aux affaires d’argent dans lesquels se débat le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, constituent pour le moins de graves infractions à la morale publique ».
« Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s’expliquer sérieusement devant l’opinion publique ». Le député relève que la Constitution « prohibe toute conservation d’intérêt quel qu’il soit, surtout d’ordre financier, pour un ministre en exercice, en relation avec les affaires publiques dont il a la charge ». (Communiqué, mardi 3 février)

Yves Cochet, député Vert : « Je crois qu’il doit être interrogé par la commission des Affaires étrangères, longuement, lors d’une audition ». « Kouchner, qui est un homme courageux et pas trop langue de bois (…), doit s’expliquer publiquement, avant même quelque procès que ce soit ». « Plus loin en arrière, M. Kouchner a fait quelquefois des opérations qui étaient douteuses entre l’argent et l’éthique. Par ailleurs c’est un homme très courageux qui a fait beaucoup de choses dans les années 60 juqu’aux années 80. Après, l’ivresse du pouvoir a dévié un petit peu son parcours militant ». (Déclaration, mardi 3 février)

Plusieurs députés demandent à Kouchner de « s’expliquer »

LEMONDE.FR | 03.02.09 | 18h29  •  Mis à jour le 03.02.09 | 18h44

 

Le livre de Pierre Péan sur Bernard Kouchner n’est pas encore dans les rayons de librairie qu’il déclenche déjà de vives réactions parmi les députés. Dans Le Monde selon K. (Fayard), qui doit paraître mercredi 4 février, l’écrivain et enquêteur critique lourdement le ministre des affaires étrangères pour avoir bénéficié de contrats avec le Gabon et le Congo, en tant que consultant pour deux sociétés privées entre 2002 et 2007. Selon Pierre Péan, ces sociétés auraient continué à toucher des sommes issues de ces deux pays après l’entrée en fonction au Quai d’Orsay de Bernard Kouchner, au risque d’un conflit d’intérêt.

 

Le Parti socialiste a annoncé qu’il envisageait de poser une question au gouvernement sur ce sujet. « Quand on aura vraiment lu le livre, on posera une question de façon vraiment pertinente », a déclaré le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault. « On ne laissera pas passer cette affaire. N’attendez pas de nous la complaisance ou le silence. Si Bernard Kouchner pense cela il se trompe. » Martine Aubry, première secrétaire, a toutefois affirmé que Bernard Kouchner était « un homme honnête ». « Je ne dirai pas un mot de désagréable sur lui sur cette affaire, dont je ne connais rien, et que je préfère ne pas croire, parce que je ne la crois pas, a insisté la maire de Lille, lors de la visite d’un centre de planning familial à Paris. Vous n’entendrez pas un mot de ma part sur ce livre. »

De son côté, Claude Goasguen, député UMP de Paris, a déclaré être « tombé des nues » en découvrant le contenu du livre, estimant que le ministre des affaires étrangères devait « s’expliquer » sur les accusations de conflit d’intérêt portées à son encontre. « On ne s’attendait pas quand même à ce genre de révélations », a déclaré le député de Paris dans les couloirs de l’Assemblée.

Les Verts, par la voix du député Yves Cochet, ont démandé que Bernard Kouchner s’explique devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. « Kouchner, qui est un homme courageux et pas trop langue de bois (…), doit s’expliquer publiquement, avant même quelque procès que ce soit », a-t-il estimé.

Pour en savoir plus :

Les bonnes feuilles du livre de Pierre Péan (Marianne2.fr).

La réponse de Bernard Kouchner, sur le site du ministère des affaires étrangères.

Le Monde.fr avec AFP

CONFLIT D’INTERET

Bernard Kouchner est sommé de s’expliquer

NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 | 09:20

Les réactions politiques se multiplient, alors que sort ce mercredi « Le monde selon K. », du journaliste Pierre Péan, qui accuse le ministre des Affaires étrangères de conflit d’intérêt entre activités publiques et privées.

Bernard Kouchner

Bernard Kouchner

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a été sommé mardi 3 février par des responsables politiques de s’expliquer sur des accusations de conflit d’intérêt entre activités publiques et privées.
« Le monde selon K. » (Editions Fayard), du journaliste Pierre Péan, constitue l’attaque la plus violente jamais portée contre l’ancien « French doctor », personnalité politique la plus populaire en France.
Le livre contient ces accusations, mais aussi une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l’écrivain, en particulier sur le génocide rwandais.

Après l’entrée en fonctions au quai d’Orsay

La principale allégation concerne de lucratives activités de consultant dans le secteur de la santé en Afrique, entre 2002 et 2007, après la défaite électorale de la gauche à laquelle il appartenait et avant sa nomination dans un gouvernement de droite.
Selon le journaliste, Bernard Kouchner a mené ces activités pour deux sociétés privées, Africa Steps et Iméda, gérées par deux proches, alors qu’il présidait en même temps un groupement d’intérêt public, Esther, consacré à la coopération internationale hospitalière.
Ces sociétés ont vendu pour près de 4,6 millions d’euros de contrats de conseil sur la réforme des systèmes de santé au Gabon du président Omar Bongo Odimba et au Congo de Denis Sassou Nguesso. Pierre Péan affirme qu’une partie de ces sommes n’a été recouvrée par les sociétés qu’après l’entrée en fonctions de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay, le 18 mai 2007.
L’écrivain assure que l’un des proches du ministre, Eric Danon, gérant d’Iméda et alors ambassadeur auprès de Monaco, a démarché les autorités gabonaises pour obtenir des règlements jusqu’en septembre 2007. Mais il ne fournit pas la preuve d’interventions du ministre après sa prise de fonctions.
Dès le 12 janvier, Bernard Kouchner avait dénoncé « certaines allégations inexactes » du livre et affirmé se « réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires ». Il s’est refusé mardi à tout commentaire.

« On ne s’attendait pas à ce genre de révélations »

L’opposition socialiste, son ancien camp, a indiqué qu’elle envisageait d’interpeller le gouvernement à l’Assemblée nationale. « Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s’expliquer sérieusement », a dit le député PS Arnaud Montebourg. Mais pour la chef du parti, Martine Aubry, c’est un « homme honnête ».
Le député de la majorité Claude Goasguen (UMP) a confié qu’il était « tombé des nues ». « On ne s’attendait pas à ce genre de révélations sur Kouchner ».
Pierre Péan affirme que les activités de Bernard Kouchner au Congo et au Gabon se sont téléscopées avec le fonctionnement de la diplomatie française.
Au moment où, selon lui, ces deux pays payaient leurs dettes aux deux sociétés, le secrétaire d’Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel disait le 15 janvier 2008 vouloir signer l’acte de décès de la « Françafrique », la relation privilégiée mais opaque entre la France et ses ex-colonies.
« A eux deux, le Gabon et le Congo ont commandé pour près de 4,6 millions d’euros de rapports à Iméda et Africa Steps! Ils en veulent beaucoup à Kouchner d’avoir laissé son secrétaire d’Etat tenir des propos qu’ils considèrent comme désobligeants », écrit Pierre Péan.
Jean-Marie Bockel sera remplacé en mars 2008.

« LE MONDE SELON K. »

L’UMP prend la défense de Bernard Kouchner

NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 | 09:42

« Des socialistes ont décidé de régler leurs comptes avec Bernard Kouchner ». « Il y a chez eux beaucoup d’esprit de revanche », estime Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP.

Bernard Kouchner (Reuters).

Bernard Kouchner (Reuters).

Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand a défendu mercredi 4 février Bernard Kouchner, estimant qu’ »il y a beaucoup d’esprit de revanche » de la part des socialistes contre le ministre accusé dans un livre de conflit d’intérêt entre activités publiques et privées en Afrique. « Je n’ai pas lu ce livre » mais « ce que j’en retiens, ce que je sais, c’est que c’est un livre à charge, très critique », a affirmé Xavier Bertrand sur LCI.
« Ce que je vois surtout, c’est que des socialistes ont décidé de régler leurs comptes avec Bernard Kouchner », ministre d’ouverture, et qu’ »il y a chez eux beaucoup d’esprit de revanche à l’égard de Bernard Kouchner, le socialiste le plus populaire », a-t-il expliqué.

« Attaques personnelles »

Sur le fond de l’affaire, le secrétaire général de l’UMP juge que pour les accusations portées contre le ministre par Pierre Péan, « les réponses ont été apportées » par Bernard Kouchner et son avocat. « On est avec un livre à charge avec des attaques, des affirmations » qui, selon le leader de l’UMP, ne sont pas étayées. « Est-ce que les choses sont dites précisément dans ce livre, visiblement ce n’est pas le cas ».
Xavier Bertrand estime qu’ »il y a la volonté de pouvoir attaquer personnellement Bernard Kouchner et ces attaques personnelles sont déplacées de la part des socialistes ».
Selon le livre du journaliste Pierre Péan, « Le monde selon K. », le ministre des Affaires étrangères aurait exercé de lucratives activités de consultant dans le secteur de la santé en Afrique, entre 2002 et 2007.  « Ca commence à bien faire la chasse à l’homme politique, de gauche comme de droite », a également affirmé le leader de l’UMP citant le député socialiste de l’Essonne Julien Dray, visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour abus de confiance.

REVUE DE PRESSE

Bernard Kouchner

NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 | 09:06

Les commentaires de la presse, mercredi 4 février, sur les accusations portées contre Bernard Kouchner dans le livre de Pierre Péan, « Le monde selon K. » :

SUD OUEST
Patrick Venries

« (…)L’ex-French Doctor ne manquera pas d’arguments, jusqu’à la personnalité contestée de Pierre Péan, pour se défendre. Mais, au delà de l’interview que publiera demain Le Nouvel Observateur dans laquelle figurera en bonne place le rappel de son engagement de tous les instants en faveur des droits de l’homme, l’ancienne personnalité préférée des Français choisira-t-elle d’attaquer Pierre Péan en justice ? Au risque d’affronter un procès qui mettra forcément à jour des éléments très embarrassants pour la morale politique d’un ministre dont beaucoup, à droite comme à gauche, attendent la chute. À commencer par une question dont chacun est en droit d’attendre la réponse : que faisait Bernard Kouchner et la société BK Conseil, entre 2002 et 2007, auprès d’aussi sinistres dictateurs que Sassou Nguesso et Omar Bongo qui se soucient de leurs peuples comme d’une guigne? Difficile d’admettre que l’actuel ministre des Affaires étrangères y était bien à sa place. »

LE COURRIER PICARD
Francis Lachat

« (…)Jouissant d’une grande popularité en France, plébiscité par les sondages de notoriété, il avait été appelé par Nicolas Sarkozy au poste de ministre des Affaires étrangères et européennes, qu’il occupe toujours, et pour lequel il continue de faire inlassablement le tour du monde. Désormais rejeté par ses anciens amis de la gauche, et en particulier du parti socialiste, le voilà maintenant dans une tourmente qu’il n’a sans doute jamais connue, car les accusations dont il est victime mettent le doigt, cette fois, sur de graves erreurs, et même sur des jeux d’influence douteux. S’il veut reprendre la main, et rétablir la vérité qui est la sienne, il lui faut réagir sans délai et apporter des données tangibles de sa bonne foi. Faute de quoi, il pourrait bien sombrer dans une disgrâce médiatique catastrophique, qui pourrait remettre en cause non seulement son poste de ministre, mais aussi toute la politique d’ouverture du président de la République. »

LE REPUBLICAIN LORRAIN
Philippe Waucampt

« (…)Le livre de Pierre Péan explore un aspect moins reluisant du personnage qui, à en croire son enquête, ne se serait pas gêné de pratiquer le mélange des genres au profit de nourritures bien terrestres. Notre diplomatie s’en serait trouvée embarrassée. Au point de provoquer l’éviction d’un secrétaire d’Etat et d’empêcher la liquidation des derniers vestiges de la Françafrique. Si elle se confirmait, l’image serait désastreuse au regard d’une opinion publique qui, pourtant, n’entretenait déjà pas beaucoup d’illusions sur la classe politico-médiatique. Alors que l’avalanche des plans sociaux resserre quotidiennement l’étau de la crise sur chacun de nous, la tache sur l’honneur d’une des dernières effigies du désintéressement et de la générosité, en confirmant l’opportunisme traduit par son ralliement à Nicolas Sarkozy, offrirait un angle d’attaque idéal aux démagogues que les temps difficiles qui s’annoncent ne manqueront pas de faire surgir. Un travail d’explication s’impose. Pour le moins. »

LE PROGRES
Francis Brochet

« Il doit se sentir bien seul, Bernard Kouchner. L’homme de tous les honneurs, les plus mérités comme les plus dérisoires, fait aujourd’hui face au soupçon. Le pire imaginable pour l’éternel French Doctor, l’infatigable moraliste: le soupçon d’affairisme au détriment des plus faibles, au service des plus forts. Il cherche ses amis, quand ses ennemis flairent le sang. ‘S’il a encore un honneur, il doit s’expliquer’, mord le socialiste Montebourg. Le Vert Cochet fait dans le compliment empoisonné, loue son courage mais rappelle des ‘opérations douteuses entre l’argent et l’éthique’. Aubry joue la copine sermonneuse, plaignant ce ‘pauvre Bernard’ qui ‘aime un peu trop le pouvoir’. Et la majorité ? Un député UMP, un seul, a déclaré ‘tomber des nues’ – cela doit sans doute s’entendre comme un soutien… Et le gouvernement ? Rien. Pas un mot. Pauvre Bernard, qui aimait tant le pouvoir. »

LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE OUEST
Hervé Cannet

« (…) La France n’en aura donc jamais fini avec l’Afrique. C’est encore ce tissu de relations privilégiées peut-être, mais pourries, viciées de l’intérieur par l’argent, qui pourrait, pour le moins, déstabiliser le très populaire ministre des Affaires étrangères. Pourrait. Car le livre-brulôt de Pierre Péan est aussi mâtiné de règlements de compte personnels. Il n’empêche que les accusations de ‘mélange des genres’ sont particulièrement graves et qu’il faudra bien que Bernard Kouchner s’en explique. Il y a, c’est une évidence, une lourde dissonance entre le rôle d’un médecin, qu’il soit du monde ou sans frontières, et celui d’un consultant grassement payé par des tyrans africains accusés de ‘crimes contre l’humanité’. Les grands personnages publics ont la fâcheuse manie de porter souvent plusieurs casquettes. Il y a ici manifestement un casque colonial de trop. Si c’est vrai, c’est fâcheux ! Si c’est vrai, c’est odieux! »

LE MIDI LIBRE
Philippe Palat

« (…) Le monde selon K., un livre signé Pierre Péan. On sait les dégâts que les écrits de cet auteur redouté peuvent provoquer. Et ne jamais réparer. Pire : avant même parution de l’ouvrage assassin, la victime expiatoire est déjà clouée au pilori. A commencer par certains de ses ex-amis socialistes qui, après l’avoir accusé de haute trahison le jour où il entra au gouvernement, lui reprochent à demi-mot son absence d’honneur. Profitant de l’aubaine, et parce que jaloux de la surexposition médiatique du transfuge, ses nouveaux ‘amis’ politiques ricanent, eux aussi, sous le manteau. Mais l’icône populaire à la mèche bien rangée et au sourire ravageur a l’estomac bien accroché. D’autant que le bouquin qui veut lui faire la peau tricote un procès sur la base de positions politiques, certes parfois anachroniques, mais qui ne justifient pas qu’on fasse de Kouchner un bandit de grand chemin. Il y a des cas K. parfois douloureux… »

LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE
Patrice Chabanet

« (…)A droite également, l’arrivée des Besson et Kouchner n’a pas fait que des heureux, et cela d’autant plus que leur changement de camp n’a pas entraîné de mouvements de fond dans l’électorat. Bref, des deux côtés de l’arc politique, les adversaires de Bernard Kouchner ne lâcheront pas leur proie. Quoi qu’il en soit, le ministre des Affaires étrangères a intérêt à blinder son système de défense. Les accusations qui sont portées contre lui mettent à mal tout son discours, souvent grandiloquent, sur la morale. Oui, Bernard Kouchner joue très gros dans cette affaire, surtout dans une période cruciale où Nicolas Sarkozy a d’autres chats à fouetter. Si des parlementaires ont déjà sommé le locataire du Quai d’Orsay de s’expliquer, on imagine aisément que la même requête a été présentée par l’Elysée. »

LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus

« (…)Au nom des bonnes causes qu’il défendait, on lui pardonnait son goût pour l’exposition médiatique et ‘l’humanitaire spectacle’. On répugne ensuite à rallier le camp de ceux qui, à gauche, tiennent leur revanche sur le ‘traître’ au PS et rêvent de l’achever. Pour tout cela donc, on éprouve de la gêne. Et pourtant, on redoute que Bernard Kouchner ne se trouve dans un très mauvais pas, en étant plus la victime de lui-même que des autres. En mal de cette reconnaissance que lui dispensait si chichement le PS, il n’a pas résisté aux sirènes sarkozystes, au prix de quelques tonitruants renoncements sur les principes. Rama Yade, secrétaire d’État si maltraitée aux droits de l’Homme, ne dira pas le contraire. Alors, il se peut que le Kouchner que les Français appréciaient ait changé, par goût du pouvoir autant que de l’argent. Du coup, il se pourrait bien aussi que Nicolas Sarkozy refuse d’entretenir le mythe. »

LE TELEGRAMME
Hubert Coudurier

« (…)Soyons justes : en déclarant qu’elle le considérait comme un homme honnête, Martine Aubry a désamorcé les attaques que son camp pouvait fourbir contre le ministre des Affaires étrangères. Ceux qui le connaissent savent que Kouchner, fondamentalement généreux, n’est pas un homme d’argent. ll reste néanmoins le sentiment d’un piètre politique dont la maladresse est parfois coupable au risque d’écorner sa popularité. Quand il donne le coup de pied de l’âne à Rama Yade en semblant abjurer ce combat pour les droits de l’Homme qui fut toute sa vie. Quand il s’en prend au journaliste Ulysse Gosset dont l’interview sur France 24, certes un peu critique, n’avait rien de choquante. Quand il fait mine de s’étonner que l’on puisse contester la nomination malsaine de Christine Ockrent à la tête de l’audiovisuel extérieur. Ou même quand Kouchner semble trépigner à l’idée que le président de la République décide en politique étrangère, une règle d’airain sous la Ve. Au fond, ce cabotin légèrement colérique ne serait-il pas un peu naïf? »

Publié dans AFRIQUE DES PREDATEURS D'AILLEURS, COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, POLITIQUE ET BUSINESS | Pas de Commentaire »

Les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons dans la Grande Loge nationale française (GLNF)

Posté par issopha le 21 mai 2008

Les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons dans la Grande Loge nationale française (GLNF)


(Infosplusgabon 29/04/2008)

LIBREVILLE, (Infosplusgabon) – La plupart des chefs d’Etat africains sont initiés dans la Grande Loge nationale française. A l’heure des indépendances, les loges Africaines s’émancipèrent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du Grand Orient (GO) et de la GLNF.
La Franc-Maçonnerie est un legs colonial. Dédiée à « Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés « , la première loge en terre Africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal.

Il s’agira longtemps d’une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires.

Plusieurs maçons célèbres ont plaidé en faveur de l’abolition de l’esclavage, notamment l’Abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor SCHOELCHER.

D’autres ont œuvré à l’expansion de l’empire Français, tels Pierre SAVORGNAN de BRAZZA et Jules FERRY, désireux « d’apporter les Lumières aux races inférieures « .

Les frères au grand jour sont : Omar BONGO ONDIMBA (Gabon), Denis SASSOU NGUESSO (Congo-Brazzaville), Idriss DEBY ITNO (Tchad). François BOZIZE (République Centrafricaine).

A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d’une Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l’automne 2007 la bénédiction du pape BENOIT XVI.

Les frères de l’ombre qui s’abstiennent de confirmer, voire démentent sont : Abdoulaye WADE (Sénégal). Il a semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D’autant qu’il doit tenir compte de l’hostilité de l’islam confrérique envers la franc-maçonnerie.

Blaise COMPAORE (Burkina Faso). Il a été parrainé par son ministre des Affaires étrangères, DJIBRIL BASSOLE. Et puis viennent Amadou TOUMANI TOURE (Mali). Mamadou TANDJA (Niger). Thomas YAYI BONI (Bénin). Paul BIYA (Cameroun). Il aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères : Ils ont été approchés et envisagent de rallier la  » tribu « . Faure GNASSINGBE (Togo). Joseph KABILA (République démocratique du Congo).

L’émir Algérien ABD EL-KADER a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au XXè siècle.

Citons le Sénégalais Blaise DIAGNE, nommé commissaire de la République en 1918 par CLEMENCEAU, puis sous-secrétaire d’Etat aux Colonies sous Paul DOUMER, ou le Guyanais Félix EBOUE, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l’Afrique Centrale à la France Libre.

FIN/IPG/LKG/2008 28 avril

Par Appolinaire Noël KOULAMA

© Copyright Infosplusgabon

Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?

(06/10/2005) Les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons dans la Grande Loge nationale française (GLNF) dans AGORA SUR L'AFRIQUE pixel_blue

Bongo, Biya, Sassou Nguesso, Idriss Deby, et tout récemment Bozizé sont de notoriété publique de ces présidents africains qui en nombre croissant sont affiliés à une loge maçonnique française… pixel_blue dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR

Bien que la question soit rarement évoquée par les élites africaines comme il se devrait de toutes tendances sociales ou politiques lourdes questionnant l’existence collective, et pour cause, les populations africaines ont enregistré le pli maçonnique des hautes sphères et en débattent à mots plus ou mois couverts. Une presse minoritaire, quelques fora de discussions, des petites gens et citoyens en dehors du microcosme lumineux assimilent désormais à une mafia internationale cette fraternité qui représente, sur son expérience africaine un crime et une forme de protection criminelle au bénéfice des agents pathogènes des sociétés africaines contemporaines. Ce sentiment collectif monte dans les couches sociales intermédiaires, en alimentant la propension à la corruption « puisque ça ne marche que comme cela » et les fantasmes politiques jusqu’à une hostilité avouée à « la secte maçonnique ».

L’initiation récente du président Bozizé par son frère aîné Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville a alimenté quelques pages de journaux en Centrafrique et dans l’espace francophone, et désormais même les profanes pourraient avoir les détails de cette « affaire », c’est dire le degré de publicité des recrutements, adhésions et de la présence maçonnique en Afrique noire francophone.

Une concurrence vive aurait d’ailleurs à cet égard opposé les voisins et frères maçons Bongo et Sassou Nguesso pour l’affiliation à leurs loges respectives. Le président gabonais, initié à l’origine au Grand Orient de France [GO] serait passé à la GLN, avant de créer sa propre loge en 1975, le Grand Rite Equatorial récemment baptisé Grand Rite Symbolique. Quant au président Sassou, lui aussi issu de la GLN, il a également créé sa propre obédience comme son homologue et beau-fils gabonais. La création d’une loge nationale requiert le parrainage d’une loge à l’étranger, dans le cas des pays d’Afrique noire ex colonies francophones, la tutelle est généralement française… Françafricaine.

En effet la franc-maçonnerie française s’installe en Afrique en 1781 à Saint Louis, elle recrute essentiellement dans les milieux de colons, militaires, fonctionnaires, administrateurs blancs. Impliquée dans le processus de décolonisation, elle va essaimer dans le reste de l’Afrique jusqu’à prendre dans les année 90 une stature quasi officielle de passage obligé pour tous les hommes politiques et élites économiques, sociales, médias des pays d’Afrique noire. L’Afrique centrale en est une illustration parfaite, une espèce de colonie maçonnique.

Le Cameroun, malgré semble t-il la discrétion de son président, cité régulièrement comme franc-maçon est du point de vue de l’élite une Grande loge en lui-même, comptant environ une cinq centaine de frères. « Dans le gouvernement, je ne vois pas un seul ministre RDPC qui ne soit pas maçon », confiait un homme politique camerounais au journal français l’express [12/04/2004]. La tendance à l’initiation des hautes personnalités qui confine à l’embrigadement à intérêts réciproques est tout aussi patente au Congo Brazzaville ou Gabon où on évalue à peu près à 800 le nombre de maçons pour 1 millions d’habitants ! L’existence de loges nationales dirigées par des présidents de république, par ailleurs adeptes de plusieurs cultes traditionnels, renforce le processus de sélection des élites par le tamis maçonnique et le maillage resserré des sociétés.

La question posée par ces réseaux maçonniques offrant des protections internationales et démultipliant le potentiel d’accumulation [détournements astronomiques] individuel des élites africaines est cruciale. Et même si aucune personnalité ni structure citoyenne n’ose l’aborder, elle ne pourra pas indéfiniment être exclue du débat politique. Les affaires ELF, les cotisations faramineuses payées par les dignitaires africains sur deniers publics, la structure réseautique de cette fraternité est un appareil, un système huilé et redoutable de prédation africaine. Il n’y a pas de secteurs stratégiques, privatisation des grandes entreprises d’état, gestion des hydrocarbures, déterritorialisation des capitaux et gestion des fortunes des ploutocraties africaines, nominations, crimes françafricains, trucages des élections… qui échappent à l’influence de la franc-maçonnerie. Ce nom aujourd’hui évoque davantage les obscurantismes et prévarications africaines qu’autre chose, après avoir évoqué le colonialisme dont les avocats féroces, de « l’abolitionniste » Victor Schoelcher à Jules Ferry étaient des maçons convaincus !

Le réseau des réseaux, en connectant les présidences africaines, les élites africaines assujetties à leurs rituels, à leurs hiérarchies, à leur domination symbolique et spirituelle, crée des autoroutes de la prédation et du pillage de l’Afrique. Toujours sous les vernis défraîchis des Lumières, de l’élitisme, de la fraternité, de la tolérance, de l’universel, termes piégés que les moutons des démocratures gobent avec fierté et annônent machinalement, se passant se faisant pour cultivés… En mettant en relation des systèmes et réseaux internationaux où se retrouvent des experts en prédation, avocats et cadres juristes pour tripatouiller des constitutions, légaliser les pillages des ressources, consultants en communication pour éconduire les masses ou au moins faire circuler entre des mains choisies de colossales commissions et honoraires, la franc-maçonnerie, tout au moins cette partie de la franc-maçonnerie au cœur de la françafrique pose un problème démocratique, un problème de survie économique, un problème fondamental. Des questions similaires sont posées en France sur sa dimension exclusivement affairiste, sur la fin de son rôle idéologique historique, sur ses dérives mafieuses, sur sa culture du secret, meilleur abri pour les criminels en cols blancs.

Au nom de quelle raison supérieure les élites africaines seraient t-elles sélectionnées sur la base de leur appartenance à la franc-maçonnerie ? A partir du moment où la présence de frères dans les sphères du pouvoir est aussi prégnante que révélée au Cameroun, au Gabon, au Congo par exemple, le Tchad, le Togo, le Niger, le Burkina Faso sont tout aussi concernés, elle devient de fait une question publique sur laquelle un minimum de transparence est nécessaire.

La Franc-Maçonnerie contemporaine confirmera probablement le mépris racial que les humanistes européens ont toujours eu pour les Noirs et Africains, qu’il s’agisse de Voltaire plaidant l’inégalité des races, Renan leur hiérarchie, Hegel ne voyant en Afrique qu’un continent en dehors de mouvement historique incapable même de comprendre l’idée de Dieu, qu’il s’agisse de Ferry pontifiant sur le fait que les droits de l’homme n’avaient pas été inventé pour les nègres d’Afrique, et que dire encore de Hugo… Un tel mépris ne gêne pas les hautes sphères africaines qui s’accommodent volontiers de leur humiliation permanente, cela les grandit probablement en indice de fortunes privées indues. Qu’en est-il de la masse des peuples ?
Source : Afrikara

La Franc-maçonnerie et l’Afrique

Nous vous livrons une série d’articles sur l’influence de la franc-maçonnerie continentale en Afrique noire.
Présenté par Eglisedemaison

Ndrl: Nous vous livrons une série d’articles sur l’influence de la franc-maçonnerie continentale en Afrique noire. Notre but est de faire comprendre aux grands nombres d’africains qui pensent que les malheurs d’Afrique viendraient de la malédiction que Dieu aurait jetée sur le continent noire, alors qu’il n’en était ainsi. Les dirigeants africains sont acteurs obscurs dans des sociétés secrètes dans le monde entre autre la puissante Franc-maçonnerie.

Pendant la lecture, nous tirons votre attention sur nos commentaires en gras, car quelques auteurs de ces articles récoltés par nous sur internet, ne connaissant pas ou peu la vraie face de la Franc-maçonnerie, penseraient qu’il y aurait une alternative au sein même de la Franc-maçonnerie pour le bien de l’Afrique. Chose que nous réfutons énergiquement, car la Franc-maçonnerie est une fraternité diabolique, et le diable ne fait que détruire, égorgé et tué. La seule solution vient du Christ. Aux francs-maçons qui nous liront, nous le recommandons de se tourner vers le Christ qui sauve, car le diable et tous les maîtres vénérables les trompent pour leur enfer.

=======================================

La frénésie d’initiation des présidents et élites africaines éminentes à la franc-maçonnerie et ses obédiences et ramifications, ce depuis les deux dernières décennies surtout, est devenu un secret de polichinelle, revenant dans les chroniques journalistiques, et plus récemment dans des publications de spécialistes*, eux-mêmes maçons pour certains.

Alors que des dirigeants africains ne font plus mystère de leur appartenance à cette confrérie, à l’instar de l’actuel président gabonais, et que vraisemblablement les sphères politiques africaines les plus décisives paraissent au moins fréquenter des cercles maçonniques, aucun débat citoyen de fond n’est engagé ni même entrevu sur cette maçonnisation de l’espace politique africain ; comme si il allait de soi que la domination d’une association initiatique européenne, considérée sectaire par nombre d’Africains, était neutre sur le destin africain, la gestion des ressources matérielles et culturelles du continent.

Que les présidents Omar Bongo Ondimba et Sassou Nguesso -invités d’honneur-, ainsi que le Premier ministre nigérien assistent en grande pompe au 90ème anniversaire de la Grande Loge Nationale de France [GLNF, 1913-2003], en frères, au vu et au su de tous, pourrait presque paraître sans relief excessif. Ce, si il n’était avéré par les enquêtes minutieuses des analystes des mieux informés sur l’Afrique maçonnique, notamment les François-Xavier Vershave et Claude Vauthier**, qu’il s’agit davantage d’une frange presque entière des dirigeants africains locuteurs de la langue française -pas exclusivement- qui est captée par l’expansion boulimique de la franc-maçonnerie, ses diverses obédiences, y compris des représentations locales africaines.

L’Afrique centrale est considérée comme la chasse gardée par excellence de la GLNF, tous les présidents de cette zone pétro-francophone y seraient initiés, les présidents tchadien, camerounais -après semble t-il un passage par l’ordre mystique Rose-Croix-, congolais, gabonais, et de notoriété publique, le président centrafricain Bozizé, dit-on nouvel initié en fraternité blanche.

L’Afrique dite de l’Ouest ne serait pas en reste de l’offensive de la GLNF, mais le Grand Orient de France [GODF] y est également anciennement implanté, la première loge maçonnique africaine datant du 18ème siècle, créée en 1781 à Saint-Louis au Sénégal [GODF], loge coloniale fermée aux autochtones.

Aujourd’hui les présidents du Togo et du Burkina Faso sont cités parmi les chefs d’Etat de la françafrique affiliés à la GLNF, une concentration de maçons est rapportée dans les sphères du pouvoir au Mali également, au Sénégal naturellement -historicité oblige-, avec semble t-il une forte résistance anti-maçonnique tenue par une partie de l’élite musulmane. La Côte d’Ivoire ne paraît pas en marge de cette maçonnisation du pouvoir africain, des présidents et des élites, feu le général puis président Gueï aurait été initié, comme le sont bien des très hauts cadres familiers des palais présidentiels et lieux de décision.

Sur fond de concurrence entre loges maçonniques françaises, le GODF, obédience à laquelle appartiendrait l’ancien président congolais Pascal Lissouba et première obédience du président gabonais avant son changement de loge, serait le principal perdant de cette partie de jeu d’échecs, faisant les frais du recrutement fulgurant de la GLNF.

Laquelle GNLF est considérée politiquement à droite voire à l’extrême droite et par ailleurs inféodée à la franc-maçonnerie américaine en suivant Vershave entre autres, et on pourrait se demander si c’est ce positionnement confrérique déficient en francophilie qui justifie la soudaine prolixité débridée des politologues français au sujet de la maçonnisation en Afrique…

Il demeure que les présidents africains ne jouiraient pas en l’occurrence du privilège exclusif de l’initiation à cette confrérie dite universelle bien que née et contrôlée par l’Europe, on compte en nombre croissant Premiers ministres, ministres, élus et personnalités diverses disposant de pouvoir et de notoriété, grands sportifs, archevêques, personnalités des médias…

Certes le recrutement de la franc-maçonnerie passe pour universaliste, ouvert aux Européens, Américains, Africains plus ou moins indépendamment des religions selon les obédiences. Le défunt roi du Maroc Hassan II, musulman, était un initié, et bien des initiés africains sont vaudou ou pratiquant des religions et cultes endogènes.

Il semble que malgré une participation historique à la colonisation -Jules Ferry grand avocat de la colonisation était maçon-, après avoir pratiqué la traite négrière et le racisme sous toutes ses formes à l’instar de toute la civilisation européenne, la franc-maçonnerie se soit convertie à la diversité des races et ethnies.

Pour autant, quoiqu’à priori l’argument de la liberté d’association, de se mouvoir, de fréquenter des cercles choisis par l’individu, politique ou non, pour peu que le respect de la loi n’y connaisse pas d’entorse systématique soit opposable, il ne peut être argué d’aucune opinion recevable justifiant si ce n’est par obstruction, l’absence de débat sur la maçonnisation du pouvoir et des élites africaines.

D’une part qu’une société initiatique non africaine, européenne d’origine en l’occurrence, enrôle dans ses cercles des présidents et des élites éminentes en nombre importants et croissants, au point que dans certains pays la rumeur publique et la presse établissent que nul ne peut être ministre s’il n’est maçon, ne peut pas être neutre dans la gestion indépendante des affaires africaines et dans les trajectoires politiques continentales. La concentration et l’interc****xion d’Africains au pouvoir avec des frères occidentaux porte le soupçon légitime d’un dévoiement de l’Etat comme chose commune, publique, échoué en captivité maçonnique.

En effet la franc-maçonnerie est secrète, les décisions et plans appliqués aux pays africains ne risquent ce disant pas de transiter par le minimum de démocratie, de consultation ou d’information du peuple nécessaires à la marche de la nation. L’institution du secret structure un codage du politique africain quand la fraternité met en relation de privauté des frères du monde entier aux affaires dans plusieurs pays et secteurs stratégiques dans la survie des peuples : hydrocarbures, ventes d’armes, élections, communauté internationale… Le pouvoir et la chose publique délégués aux politiques deviennent illisibles aux peuples, mandants ultimes.

Le cryptage du fonctionnement de l’Etat se rajoute à des dérives de personnalisation des processus décisionnels, avec une prise en otage de l’espace public où le collectif devrait intervenir en puissance. Des corruptions françafricaines ont licence pour s’épanouir, avec toutes sortes de prévarications traitées en réseaux, les affaires de ventes d’armes en Angola, Angolagate, ont montré l’implication stratégique de maçons facilitant ces activités criminelles.

Il devient légitime, urgent que les sociétés africaines exigent et obtiennent de connaître les fins réelles et objectives de cette organisation, afin éventuellement de la disculper après examen des scandales financiers, des détournements, des crimes économiques, des vassalisations de l’Afrique. La criminalisation croissante des institutions africaines aurait-elle à voir avec la maçonnisation du pouvoir africain, ne fusse que dans un lien au minimum tenu ?

En effet les précautions relatives au caractère corruptogène de l’implantation maçonnique dans les palais présidentiels africains tiendraient donc en partie des affaires de corruptions françafricaines dans lesquelles des maçons ont été mis à l’index avec condamnation, M.M Tarallo et Sirven pour Elf et ses captations pétrolières, étant des cas forts parlants.

On pourrait se demander si un système de rançon via les transactions et cotisations des élites africaines, ne justifie pas partiellement les besoins insatiables de bon nombre de dirigeants de détourner cleptocratiquement des sommes astronomiques. Transactions patrimoniales dans lesquelles les élites africaines échangeraient des pans de richesses nationales contre des protections politiques, diplomatiques, juridiques.

Sur un terrain plus politique, l’intervention de maçons en intermédiation lors de la guerre du Congo-Brazzaville n’a rien arrangé malgré la présence de deux factions dirigées par des maçons [d’obédiences différentes], et des intérêts pétroliers français eux-mêmes gérés par nombre de …maçons. Inefficacité maçonnique ou neutralité de la confrérie devant la guerre et ses dizaines de milliers de victimes ?

Ce mélange des genres, ces opacités introduisent de facto une présomption sombre sur les fins de cette fraternité trop liée aux captations matérielles par les élites africaines et les hiérarques occidentaux, sans que ne soient évités par ailleurs, crimes contre l’humanité, famines, paupérisation. A se demander si l’objectif universel des frères des Lumières d’éclairer le monde dont se targuent les maçons, est bien le même sur les terres d’Afrique, où c’est bien connu, rien n’est comme ailleurs…

Quand bien l’initiation des présidents et hiérarques africains ne prêterait pas le flanc à des criminelles et afrocides confusions patrimoniales, il demeurerait des interrogations sur les liens de subordination et leurs effets collectifs induits, générés par l’appartenance de personnalités au pouvoir en Afrique -groupes de référence- à des cercles européens dans lesquels ils sont en position hiérarchique inférieure.

Cette position de dominés des élites africaines dans les loges tendrait à faire perdurer l’asymétrie des rapports politiques et géostratégiques entre l’Afrique et l’Europe, l’Occident. La connaissance par l’opinion de ces sujétions confrériques ne provoquerait-elle pas des attitudes et investissements collectifs mortifères, comme la réimplantation des complexes d’infériorité ou leur assimilation sur des bases nouvelles, la recherche pathologique et systématique d’un accès à la prospérité non point par la valeur sociale apportée mais par l’inscription à toutes sortes de réseaux, maçonneries et sectes, toutes obédiences et cercles portant promesse explicite ou non d’une abondance sociale instantanée garantie ?

Si ainsi que le certifie Vershave, le président français a été initié à la loge suisse Alpina, marraine du GLNF, il est à craindre que derrière les entrelacs des rapports formalisés entre pays africains et pays occidentaux, un méta-système clientéliste hiérarchisé organise de façon invisible l’essentiel des rapports de la France et de ses ex-colonies, et plus généralement de l’Afrique avec le reste du monde.

Ces architectures relationnelles informelles substituent des relations confrériques à des règles impersonnelles qui devraient régir, dans l’intérêt du plus grand nombre, les rapports impliquant les Etats et administrations, transitant par une forme appropriée de représentation ou de consensus national.

Pis, rien ne garanti que les tribulations politiques et passions collectives qui animent ou enveniment les pays, provoquant des déchaînements de violences, de haine, d’alliances et retournements, simulant des enjeux idéologiques nationaux, ne sont pas en réalité des confrontations intra-maçonniques ou des luttes de confréries concurrentes, qui prennent le sol et les peuples africains instrumentalisés pour terrain de bataille.

Le pouvoir des confréries a de ce fait un impact usurpé de mobilisation, démobilisation, manipulation sociétales dont les cartes souterraines échappent aux citoyens, et pour des visées inconnues du public.

Enfin la légitimité d’idéologies maçonniques véhiculées par des hiérarques africains, quelles que puissent être leurs valeurs, rentrent en contradiction avec le principe d’une production endogène de modes de pensée, d’agir, de pâtir, de bâtir. Il ne semble pas que l’africanisation des loges, les syncrétismes d’Afrique centrale, hors les velléités d’autonomie rituelle et de fonctionnement, relèvent d’une dynamique et d’une inspiration africaines génératrices d’un projet fédérateur autochtone et centré sur les besoins, l’imaginaire, le rêve politique créateur continental.

* Lire : L’Afrique des présidents francs-maçons, Amady Aly DIENG Wal Fadjri (Dakar) 24 août 2003, Franc-maçonnerie : Les présidents franc-maçons d’Afrique en vedette à Cannes, Wal Fadjri / Allafrica.com, 10-12-2003, La Franc-Maçonnerie en Afrique noire, Joseph Badila, Detrad, 2004, 326 pages

** Lire : Noir silence, François-Xavier Verschave, Les Arènes, Paris, 2001. Ouvrage qui a valu à son auteur un procès à Paris qu’il a gagné, intenté par les présidents Idriss Déby, du Tchad, Omar Bongo, du Gabon, et Denis Sassou Nguesso, du Congo-Brazzaville. Le procès n’attaquait pas l’appartenance des présidents africains à la franc-maçonnerie.

Noir Chirac, François-Xavier Verschave, Les Arènes, Paris, 2002.

« L’essor de la franc-maçonnerie africaine », Claude Vauthier, GEOPOLITIQUE AFRICAINE n° 10 Printemps, avril 2003

Le Tableau Noir d’un continent dévasté. Duplicité d’une politique africaine, Claude Vauthier, Le Monde diplomatique, Janvier 2003

Agni Blé – Afrikara

Rappel : La Franc-Maçonnerie

La Franc-maçonnerie est une secte politico- religieuse qui s’organisa surtout en Europe, vers 1725, elle professa une doctrine « humanitaire » internationale et se superposa aux autres religions.

La Volonté de la Franc-Maçonnerie Européenne est d’assurer la suprématie de la race blanche sur les richesses matérielle, économique, politique, spirituelles… de la planète.

Dans les pays développés la Franc-Maçonnerie passe pour être une société secrète.

( secret de Polichinelle…les loges maçon*****s sont organisées en bande de mafieux! )

Elle obtient de ses adeptes une allégeance inconditionnelle, une diminution de l’esprit critique, une rupture avec les références communément admises (éthiques, scientifiques, civique, éducatives).

En Afrique, nous avons affaire à une version bien plus médiocre de la Franc-Maçonnerie, on peut véritablement l’appeler : une sous Franc-Maçonnerie ou Franc-Maçonnerie à l’usage des nuls.

Le niveau des valeurs morales étant suffisamment très bas En Afrique, nous trouvons logiquement Des présidents DICTATEURS au Sommet de la pyramide maçon*****.

Les adeptes de cette secte vénèrent un être qu’ils appellent  » Le Grand Architecte de LEUR UNIVERS « .

Inutile de vous redire avec plus de détails que « LEUR UNIVERS » est la prison de tous les cauchemars des Africains.

—-Fin du Rappel ——-—-

LA FRANC MACONNERIE SE DEVELOPPE EN ALGERIE

On forme sur l’eau à Rotary – Annaba
Depuis jeudi, les jeunes rotariens étaient en appel au séminaire organisé par le Rotary Club de Annaba. La manifestation coïncidait avec la célébration de la Journée mondiale de l’eau.

Y participaient des jeunes âgés de plus de 18 ans membres des rotarys clubs d’Algérie, Maroc, Mauritanie, Egypte et Tunisie. Ces jeunes ont pu prendre connaissance de plusieurs problèmes liés à la gestion, à l’utilisation, à la préservation, à la pollution de l’eau, des nappes phréatiques et aux transferts des particules dans un milieu aquifère.

http://actualite.el-annabi.com/breve.php3?id_breve=118

Voila le cheval de Troie en Algérie, et dans toute l’Afrique: le Rotary et le Lyons Club Succursale de la Franc Maçonnerie. Viennent sous prétexte d’aide au développement recrute des intello désoeuvré moyennant support logistique et financier. Ils sont reçu par les autorités avec tous les honneurs

Leur but est de parrainer des éléments dociles et malléables qu’ils vont initier pour ensuite les propulser aux ^postes clés;

Tout le système fonctionne comme cela non seulement en Afrique mais dans tous le tiers monde. Ils se fabriquent des futurs collabos au nez et à la barbe de ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Partout ou les Juifs n’ont pas pu s’implanter directement…tout doucement le sionisme fait son nid .

Ils finissent par être trés organiser, en Inde ils ont une logistique uniquement réservé à leurs adeptes,Clinique, écoles etc…

Quel est l’ignorant qui va refuser un tel pactole dans un pays désoeuvré

les évangélistes emploie le même système

 

 

 

 

Les Magiciens Noirs

magie noire

Les sociétés secrètes, contrôlées par les Illuminatis, ont des grades secret d’initiations — Une structure pyramidale où les gens sur un niveau de la pyramide ne savent pas ce qui se passent aux niveaux au dessus d’eux. En Franc-Maçonnerie, vous ne pouvez pas juste devenir un membre; vous devez être recommandé par au moins deux personnes qui sont déjà membres, et le candidat doit être examiné sur son passé avant qu’il ne soit capable de joindre. Si seulement deux personnes dans le conseil disent non à l’adhésion, le candidat ne sera pas initié. Chaque personne est prudemment examinée pour déterminer si la Fraternité peut avoir besoin d’elle ou pas. Cela ne veut pas dire qu’ils choisissent seulement les “mauvaises” personnes; c’est plutôt le contraire:

Officiellement, la plupart des sociétés sont des institutions caritatives. Ceci, et la propagande que ses organisations, comme: les Franc-Maçons sont des chrétiens, est souvent la raison pourquoi les gens y deviennent membres. Ses organisations sont en fait extrêmement ésotérique avec des grades secrets d’initiations, où chaque membre jure loyauté en présence de la fraternité. Cela veut dire que cette personne a une position spécifique dans la société (comme être Président par exemple), sa première loyauté est pour la confrérie, et la deuxième pour son poste en tant que Président. Donc il a en fait une double loyauté. Un Frère qui est en bon état devra toujours être protégé et se sentir soucié, aussi longtemps qu’il est utile pour l’organisation et qu’il suit les règles. S’il ne réussit pas ou qu’il ne garde pas les secrets, il sera fait un exemple horrible (des fois même tué). C’est extrêmement important que les secrets soient gardés. Sinon, la Confrérie perd son pouvoir sur les gens et toute la pyramide s’écroule. Les Illuminatis sont terrifiés à l’idée d’être montrés au grand public; ils ont peur que le public s’occupe d’eux en une furie furieuse s’il réalise à propos de tous leurs crimes.

Beaucoup de Francs-Maçons dans les bas degrés sont actuellement très heureux d’être membres. C’est une forte “sentation-d’appartenir à quelque chose” et ils apprendront quelques secrets de cet univers, qui ne sont pas apprit à l’école, et ils sont souvent enthousiastes et fascinés. Un Franc-Maçon a dit: “A part ma femme, la franc-maçonnerie est la chose la plus importante de ma vie …” Sa femme, au fait, ne doit jamais rien savoir sur ce que son mari fait dans la société, car cela est supposé être un secret, et le plus souvent les femmes ne sont pas acceptées dans les sociétés (cependant, il EXISTE quelques sociétés spécialement pour femmes, comme l’ordre Franc-maçonnique “Eastern Star“). Une personne peut alors spéculer sur comment les femmes sont traitées et sont beaucoup moins évaluées que les hommes dans la société, avec des salaires plus bas pour le même travail etc. C’est un monde d’homme — C’est le monde de l’homme et sa domination avec les Sociétés Secrètes.

Dans le but de créer un front positif, la fraternité est très avide dans le recrutage de bonnes personnes (célébrités et autres où ils sont en positions d’admiration par la population en général sont extrêmement valable à recruter) pour bien parler du culte et le défendre quand nécessaire. Et le moins ces personnes savent à propos du vrai agenda, le plus vrai ces vont résonner lors de la défense de l’organisation. Cela va aussi pour n’importe quels cultes religieux, eux aussi sont connectés au réseau des sociétés secrète d’une manière ou d’une autre.

altar

Avec le temps, certains membres (mais loin des autres) vont entrer dans les plus hauts degrés à l’intérieur de la société secrète, jusqu’à ce qu’ils atteignent le plus haut, niveau significatif. Mais là haut, une sélection très méticuleuse a lieu. Avant d’entrer les plus hauts grades du culte, un Frère d’un niveau supérieur demande à l’apprenti de cracher sur la croix chrétienne. Si la personne refuse à cause de ses croyances chrétiennes, le Frère le plus haut initié lui dit qu’il a très bien fait et qu’il a montré sa loyauté envers sa religion. Mais cette personne ne sera jamais admise dans les grades les plus hauts. Il sera toujours rencontré avec des excuses du conseil sur pourquoi il ne peut pas continuer. De l’autre côté, si la personne crache sur la croix, il montre sa loyauté pour la fraternité en premier, et est considéré suffisamment fiable pour être admis à monter en degrés. Il va maintenant avoir accès aux “bibliothèques secrètes”, où la sagesse depuis plusieurs âges est réunis, et il est autorisé d’y prendre part et aux rituels magiques. Il sera de plus en plus impliqué dans la Magie Noire et le Satanisme, et préparé pour les “Gros Secrets”, qui sont:

1/ La société secrète est en communication avec des formes de vie extra-terrestres, qui sont le vrai pouvoir derrière la société. Cela peut-être des créatures d’une autre dimension, ou Satan et ses démons — peut-être que les deux sont pareils.

2/ Le but final de la société est de créer un Seul Gouvernement Mondial avec eux en chargent de l’humanité, mais au dessus d’eux dans la hiérarchie est cette force “Alien” Luciférienne.

3/ La manière de contrôler les masses est à travers le contrôle de l’esprit et les forces occultes, utilisés dans le seul but de manipuler. Cela veut aussi dire que l’idée occulte de la réalité sera plantée dans la société avec l’aide des Médias, de la Musique, Hollywood et autre (ce qui est une réalité pour nous de tous les jours).

4/ La récompense sera le pouvoir et l’argent, en échange de vendre votre âme aux forces ci-dessus. Les démons vont procéder le praticien et l’aider à accomplir ses buts, mais le marché est que le Démon possède son âme après la mort physique (un gros prix à payer pour un “succès”).

En 1922 la “Lucifer’s Trust” a été créée à Londres, mais changea plus tard son nom pour Luci’s Trust, comme le premier nom été évident. La société est non-gouvernementale et officiellement reconnue par les Nations Unies. Elle a aussi une extension dans la Société Théosophique (Theosophical Society), une autre société secrète qui a influencé Adolf Hitler à développer sa doctrine à propos de la Super Race Aryennes. Luci’s Trust a été sponsorisée parmi les sponsors on trouve Robert MacNamara, ancien ministre de la Défense des USA, président de la Banque Mondiale, membre de la Fondation Rockefeller, et Thomas Watson (IMB, ancien ambassadeur à Moscou). Les sponsors de Luci’s Trust, parmis eux, sont les organisations suivantes: Les Nations Unies, Greenpeace Int. Greenpeace USA, Amnesty Int., UNICEF. Luci’s Trust a sa chapelle “religieuse”, le Temple de la Compréhenssion, ou le Satanisme est pratiqué, dans les quartiers généraux de l’ONU à New York. (Source: Police High school Library, Satanism, A 205 Basic Course II police High school autumn 1991; auteurs: Ingela Göransson et Lena Martinsson, Suède.) Ce qui est intéressant, c’est le fait que Luci’s Trust déclare qu’un groupe secret de remarquables Illuminés New Age sont entrain de diriger la planète dans l’arrière de la scène.

manly p hallalbert pike
Manly P. Hall & Albert Pike

Ci-dessous est une preuve provenant directement de la bouche des chevaux que la Franc-Maçonnerie n’est pas une organisation chrétienne, malgré ce que les membres ayants des degrés plus bas pensent, et ceux ayants des degrés plus hauts racontent. Ces citations viennent des travaux de Manly P. Hall, un fameux Franc-maçon 33ème degrés, et raconte spécialement sur les hauts échelons de la Franc-Maçonnerie; Albert Pike, l’icone de la Franc-Maçonnerie, aussi un 33ème, qui a écrit le livre “Morals and Dogma”; et d’autres sources significatives:

Manly P. Hall:

“L’homme est un dieu dans ce qu’il fait. Et comme les anciens mythes mystiques Egyptiens, sur la roue du potier, il est entrain de se former. Quand sa lumière brille et préserve toutes choses, il reçoit la triple couronne de déitisme.” (Manly P. Hall, The Lost Keys of Freemasonry, p. 92)

“Le Mysticisme Européen n’était pas mort au temps où les Etats Unis d’Amérique a été fondé. La main des mystères a contrôler l’établissement du nouveau gouvernement car la signature de tous les mystères peut-être encore vue sur le grand Sceau des Etats Unis d’Amerique. Une analyse du Sceau de plus près révèle une masse de symboles Maçonniques occultes parmi eux, le soi-disant Aigle Américain. … L’aigle Américain sur le Grand Sceau et une conventionalisation du Phoenix…”

“Non seulement il y avait plusieurs Maçons fondateurs du gouvernement des Etats Unis, mais ils ont reçu de l’aide d’un corps secret et auguste existant en Europe qui les aida à établir ce pays pour UN BUT SPECIFIQUE ET PARTICULIER seulement connu à ceux qui y sont initiés.(Manly P. Hall, The Secret Teachings of All Ages, pp. XC and XCI)

– — –

“La Maçonnerie ne professe pas la Christianité… mais elle regarde à travers le temps, quand la labeur de nos anciens frères fut symbolisée par l’érection d’un temple spirituel.. dans lequel il devait y avoir un seul autel et une seule vénération; un autel commun de la Maçonnerie sur lequel le Veda, Shatra, Sade, Zeda-Avesta, Coran et la Sainte Bible, à qui va dans le sanctuaire, les Hindous, les Perses, les Assyriens, les Chaldéens, les Egyptiens, les Chinois, les Mohamétistes, les Juifs et les Chrétiens doivent s’agenouiller.”
(“The Kentucky Monitor” Fellowcraft Degree p. 95)

“… Le sens littéral (de la Bible) est pour le vulgaire seulement.”
(Albert Pike “Digest of Morals and Dogma,” p. 166)

“Ce qui est vrai pour le philosophe, ne serait pas la vérité, ou n’aurait pas l’effet de vérité, pour un paysan. La religion de plusieurs doit nécessairement être incorrecte que celle de ceux qui sont peu et raffinés et réfléchis.. La vraie religion serait en plusieurs points, non comprise de la part des ignorants.. Les doctrines de la Bible ne sont pas souvent habillées dans le langage stricte de la vérité, mais laquelle était parfaite pour communiquer aux personnes violentes et ignorantes.. la doctrine.”
(Albert Pike “Morals and Dogma,” 14th Degree, p. 224)

“Le vrai nom de Satan, les Kabbalistes disent, et celui de Yahvé renversé; car Satan n’est pas un dieu noir.. pour les initiés ce n’est pas une personne, mais une force, créée pour le bien, mais qui sert pour le malin. C’est un instrument de liberté et de gestes libres.”
(Albert Pike “Morals and Dogma,” Master Mason / 3rd Degree p. 102)

“La Maçonnerie est la recherche pour la lumière. La lumière. Que la recherche nous ramène toujours, comme vous le voyez, à la Kabbale. Dans cet ancien et petit livre est comprit que l’infini dirigera la source à plusieurs doctrines; et peut en temps arriver à comprendre les philosophes hermétiques, les alchimistes, les Antipapes du moyen-âge, et Emanuel Swedenborg.”
(Albert Pike “Morals and Dogma,” 28th Degree p. 741)

“Toutes les vrais religions dogmatiques ont été issu depuis la Kabbale et y retourne; tout ce qui est scientifique et grand dans les rêves religieux des Illuminatis, Jakob Böhme, Swedenborg, Saint Martin, et autres sont empruntés de la Kabbale; toutes les associations Maçonniques y possèdent leurs secrets et leurs symboles.”
(Albert Pike “Morals and Dogma,” 28th Degree p. 747)

“Bien que la Maçonnerie soit identique aux Mystères anciens, c’est comme ça seulement dans le sens qualifié: qu’elle représente en fait une image imparfaite de leurs brillances, les ruines de leurs grandeurs…”
(Albert Pike “Morals and Dogma Fellowcraft Degree p.22)

“Maçonnerie, successeur des Mystères (Babel, Mythras, Tummuz, Whicka,etc.) suit toujours l’ancien manoir de l’enseignement.”
(Albert Pike “Morals and Dogma Fellowcraft Degree p.22)

“Ces deux divinités (Soleil et Lune, Osiris et Isis, etc) furent communément symbolisées par les partis génératives de l’homme et de la femme; alors que dans les âges anciens aucune indécence y était attachée; le Phallus (pénis) et le Cteis (vagin), emblèmes de génération et production, comme ils apparaissent dans les Mystères (je crois que la Maçonnerie est le renouveau de ceux-ci). L’indien Lingam était l’union des deux, tout comme furent le bateau et le gland et le point à l’intérieur d’un cercle.” (Clé Symboles Maçonnique)
(Albert Pike “Morals and Dogma,” 24th Degree, p. 401)

“Si l’enfant de votre femme, ou un ami vous demande n’importe quoi de votre invitation — comme par exemple, si vous vêtements étaient enlevés, si vous étiez les yeux bandés, si vous aviez une corde attachée autour du cou, etc, vous devez dissimuler.. donc bien sur vous devez délibérément mentir à propos. C’est une part de votre obligation…”
(Ibid p. 74)

Question: “Qu’est ce qui fait de vous un Franc-Maçon ? Réponse: Mon obligation.”
(question et réponse pour les Apprentis du Premier Degré)

“.. je me lis sous aucune autre punition que d’avoir ma gorge coupée d’oreille à oreille, ma langue arrachée à partir de sa base, et mon corps enterré dans le sable dur de la mer, à une longueur de câble de la rive ou la marée..”
(depuis le serment d’obligation d’Apprenti/Premier Degré)

“.. je me lis sous aucune autre punition que d’avoir ma poitrine gauche ouverte déchirée, mon cœur détaché, et donné aux animaux du champ et les volailles de l’air comme proie.”
(depuis le serment d’obligation d’Apprenti/Second Degré)

“.. je me lis sous aucune autre punition que d’avoir mon corp tranché en deux, mes entrailles enlevées et brulées jusqu’à la cendre, et éparpillée aux quatre vents du paradis..”
(depuis le serment d’obligation d’Apprenti/Troisième Degré)

” .. en violation de sa propre volonté de quoi j’encourage la punition terrifiante d’avoir mes yeux percés jusqu’au centre avec une lame à trois côtés, mes pieds écorchés et forcés de marcher les sables chauds des côtes stérile de la mer rouge jusqu’à ce que la flamme du soleil doit frapper d’un fléau fulminant, et mon Allah le dieu des Arabes, Musulmans et Mohamétistes, le dieu de nos pères, ne me supportent jusqu’à un tel complet pareil accomplissement.”
(depuis le serment d’obligation, l’Ancien Ordre Arabique des Nobles du Mystic Shrine) “Shriners

“Vous devez dissimuler tout les crimes de vos frères Maçons… et devez être mobilisé comme témoin contre un frère Maçon soyez sur de toujours le protéger.. Il peut-être parjure de faire cela, il est vrai, mais gardez vos obligations.”
(Ronayne, “Handbook of Masonry” p. 183)

“Nous devons déchainer les Nihilistes et athéistes, et nous devons provoquer un formidable cataclysme social qui dans toute son horreur montrera aux nations l’effet de l’athéisme absolu, l’origine de la sauvagerie et la tourmente la plus sanglante. Puis partout, les citoyens, obligés de se défendre eux-mêmes contre la minorité mondiale de révolutionnaires, vont exterminer ces destructeurs de la civilisation, et la multitude, déçu de la Christianité, dont l’esprit déiste va être à ce moment sans aucun compas (direction), anxieux pour un idéal, mais sans savoir où rendre son adoration, recevra la lumière pure à travers la manifestation universelle de la pure doctrine de Lucifer, finalement montrée aux yeux du public, une manifestation qui résultera du mouvement de réaction général qui amènera à la destruction du Christianisme et de l’Athéisme, les deux conquis et exterminés au même moment.”
-Albert Pike, sur un plan de conquête du monde. Ecrit dans une lettre adressé à Mazzini datée du 15 Aout 1871

“..Franc-Maçon de Trente-Troisième degrés Albert Pike (1809-1891), l’homme destiné à développer la Doctrine Luciférienne pour la hiérarchie Maçonnique, ne pouvait pas accepter que Lucifer et Satan fussent la même personnalité. Tout en apprenant ces croyances au petit groupe du Conseil Suprême, Pike devint le Maçon le plus puissant du monde. Bien qu’il fût un général obscur de l’Armée confédérée durant la Guerre Civile Américaine, il était lourdement discret dans la franc-maçonnerie. Depuis 1859 jusqu’à sa mort en 1891. Pike occupa simultanément les positions de Grand Maitre du Centre Directoire à Washington, D.C., Grand Commandant du Conseil Suprême à Charleston, S.C. et Souverain Pontife Universel de la Franc-Maçonnerie. Il était un membre honoraire de presque tout les Conseils Suprême dans le monde, recevant personnellement 130 degrés Maçonnique. Pike était aussi un des individus les plus répulsifs physiquement et moralement de l’histoire Américaine. Pensant presque 140 kilos, sa propension sexuel était de s’assoir nu à cheval sur un trône en phallique taillé dans le bois, accompagné d’une bande de prostitués. A ces orgies il apportait un ou deux wagons chargés de nourriture et de liqueur, lesquels il consommerait en l’espace d’une période de deux jours jusqu’à ce qu’il passe dans une stupeur. Dans son Etat adopté d’Arkansas, Pike fut célèbre en tant que pratiquant du Satanisme, des Portraits de ses années postérieur le montre portant un symbole de Baphomet autour de son cou.”
-Scarlet and the Beast, John Daniel, vol 1

“La Maçonnerie donne aux coquins et caractères mal attentionnés une opportunité de rendre visite à leur victime dévouée, tout les pouvoirs de malades combinés, utilisés pour accomplir la destruction. Elle travaille sans être vue, à des heures silencieuses, et à des places et endroits secret; et, comme la mort contractant sa maladie, bondit sur son sujet dévoué, et l’allonge prostré dans la poussière. Comme le grand ennemie de l’homme, elle a montré son pied fendu, et abusa du public par ses gardes contre des machinations secrète.”
-CAPT. WM. MORGAN’S ILLUSTRATIONS OF MASONRY, 1827.

“L’adhésion de sociétés secrète comme la franc-maçonnerie peut lever des suspicions d’un manque de sérénité et d’objectivité. C’est donc important pour le public de savoir les faits. Je pense que c’est le cas que les francs-maçons disent qu’ils ne sont pas une société secrète mais une société avec des secrets. Je pense qu’il est largement accepté qu’un secret qu’il ne devrait pas garder est qui sont ses membres dans le Système de Justice Criminel.”
- Home Secretary Jack Straw, 1997 Home Affairs Committee England

“Il est généralement accepté que la plus grosse influence dans l’expansion moderne de rituel magique, et de l’explosion occulte en général, dans le monde de l’Ouest, était le “Golden Dawn”. Cette fraternité magique, fondée par les Francs-Maçons à la fin du 19ème siècle, développa un système ritualistique complexe de dix degrés d’initiation en rapport au Sephiroth Kabbalistique.” (Sorcières connues dans le monde, Janet et Stewart Farrar, auteurs de La Bible Complète des Sorcières)
- Janet and Stewart Farrar, The Life and Times of A Modern Witch, Phoenix Publishing Company, p. 121

loge bleue

La raison pourquoi des personnes bien intentionnées restent à l’intérieur de telles organisations destructives est à cause de leurs structures non-démocratiques et de ses chaines de commandes. Le frère de degrés plus bas n’a pas le droit de savoir ce qui se passe aux niveaux supérieurs et la curiosité le conduit dans le mysticisme. Aussi, la discipline et le secret est très stricte et les punitions peuvent être sévères si un membre vient à manquer à les respecter. De cette manière, le peu de gens mauvais au dessus peuvent contrôler ceux qui sont innocents en dessous de la pyramide. C’est probablement aussi simple que ça, et bien sur une forme de contrôle d’esprit basique. N’importe quels cultes religieux fonctionnent de la même manière et a une structure similaire.

Ce fut Socrate (un illuminatus) qui arriva avec l’idée de Démocratie. Personnellement je ne suis pas sur si la démocratie est la meilleur option pour une société. Elle a toujours montrée l’échec, puisque qu’elle a besoin d’une implication politique de la part du public, qui est supposé être le vrai pouvoir. Des groupes de gens ont montré être facile à manipuler et contrôlé à travers l’histoire et forcé de croire qu’ils vivent dans une démocratie quand en fait le vrai pouvoir a changé en couverture à la faveur des politiciens (ou plutôt ceux qui tirent les ficelles des politiciens). La vrai définition de démocratie est quand les politiciens sont élus et employés par le peuple afin d’achever les besoins et buts de chaque hommes et femmes. Le vrai sens de Démocratie a l’air d’avoir été enterré et oublié.

Les Nations Unies est rien d’autre que la Police Mondiale des Illuminatis, fondées afin d’être capable de rentrer et prendre le contrôle militaire d’un pays, ou d’une région qui est importante pour l’agenda. Ne pensez pas que c’est une coïncidence que le “Temple de la Compréhension” est positionné aux quartiers généraux de l’ONU.

Le socialisme est un système politique que l’Ordre Noir utilise pour rendre à l’état d’esclave les habitants de la Terre. La bannière rouge est le symbole privée de leurs plus gros sponsors — Les Rothschild — et est actuellement la bannière-familiale. Vous pouvez voir la bannière rouge flotter au dessus de leur manoir. La famille a depuis le 18ème siècle travaillé à propos d’apporter le socialisme. Le banquier Meyer Amschel Rothschild (1743-1812) était le premier membre de la famille qui a travaillé pour, et qui l’a financé. Aujourd’hui les Rothschild possèdent la Banque Centrales F-U, mais peu de personnes savent que les Banques Européennes ont été fondé et possédé par les Rothschild. Les banques centrale sont des thèses basiques pour la mise en place du socialisme.

Les Rothschild ont investi plein d’argent dans le Mouvement Environnemental afin de contrer l’industrie de centrale nucléaire, qui voulait construire sa propre source d’énergie libre à travers les centrales nucléaires. L’indépendance nationale et la souveraineté sont des choses les Illuminatis sont contre. Et quand les ressources pétrolières viennent à s’écouler, les centrales nucléaires pendront le relai, par ailleurs les Rothschild ont acheté 80% de la ressource mondiale d’Uranium. De cette façon ils auront le contrôle mondial de l’énergie, ce qui veut dire que ce ne sera jamais gratuit…

 

 

 

 

Rassemblement international de francs-maçons à Washington

Dimanche, mai 18th, 2008

Rassemblement international de francs-maçons à Washington

© Cyberpresse.ca

Quelque 700 franc-maçons représentant plus de 100 pays se sont retrouvés jeudi à Washington pour la 9ème Conférence mondiale des grandes loges régulières prévue pour durer jusqu’à samedi.

«C’est le rassemblement le plus important de leaders maçonniques à Washington depuis 1793», a affirmé à l’AFP Akram Elias, Grand maître de la grande loge de Washington, faisant référence au 18 septembre 1793 où le président George Washington, un franc-maçon, avait posé la pierre angulaire du Capitole lors d’une cérémonie maçonnique.

Des délégations d’Afrique, de nombreux pays d’Europe de l’Est, d’Israël, et même de l’Iran en exil participent à cette réunion, a précisé Robert Heyat, président de la conférence.

Les loges dites «régulières» appartiennent à la branche traditionnelle de la franc-maçonnerie qui requiert que les membres croient en Dieu ou dans le «grand architecte» et évitent les discussions politiques et religieuses.

La maçonnerie libérale ou adogmatique, dont relève le Grand Orient de France, accepte les athées et se penche sur des sujets sociaux et politiques.

À Washington, les franc-maçons de France, représentés par la Grande Loge Nationale Française (GLNF), se sont félicités de la progression du nombre de leurs membres qui croît de 7% par an.

«Cette progression est due au fait que nous sommes dans un siècle qui s’ouvre à la spiritualité. Le temps de l’anti-cléricarisme appartient au passé», a estimé Jean-Claude Tardivat, député Grand Maître de la GLNF qui revendique quelque 40 000 membres en France.

«Nous espérons atteindre les 50 000 membres pour notre 100ème anniversaire», a indiqué Claude Charbonniaux, ancien Grand Maître de la GLNF qui a été créée en 1917. En France, on compte quelque 120 000 maçons toutes obédiences confondues.

La Conférence mondiale des grandes loges régulières, qui se tient tous les 18 mois, s’est déroulée à Paris en 2006. Sa prochaine édition pourrait se tenir pour la première fois en Afrique, au Gabon, a indiqué M. Elias.

“Ordo Ab Chao”

Dimanche, mai 18th, 2008

Du Chaos l’ordre peut naître”

© Nice Premium

Définition de Ordo Ab Chao:

… Pour boucler la boucle, la scène finale nous ramène au royaume des fées. Et les chaises précédemment empilées sont à nouveau alignées et rangées comme « au théâtre », rappelant si besoin était que, « ordo ab chao », du chaos l’ordre peut naître. …

 

 

 

ATT est-il un franc-maçon?

Dimanche, mai 18th, 2008

ATT est-il un franc-maçon?

© LeMali.fr

L’hebdomadaire français, L’Express dans sa livraison du 17 avril dernier a consacré une enquête sur les chefs d’Etat africains convertis à la franc-maçonnerie. Sur la douzaine concernée, quatre seraient des « frères au grand jour », deux des « demi-frères », c’est-à-dire ceux qui auraient été approchés et envisagent de franchir le pas et les six derniers des « frères de l’ombre » qui ne confirment pas, sinon nient toute appartenance à une quelconque obédience. Le président malien ferait partie de cette dernière catégorie et à en croire certaines sources généralement bien informées, l’homme aurait été sensibilisé par un pasteur malien bien introduit dans la classe politique française et les milieux d’affaires des palais africains, notamment au Congo Brazzaville et en République centrafricaine dont les dirigeants, Denis Sassou-Nguesso et François Bozizé ne cachent point leur obédience.

Novembre 2007, le Grand Orient de France, dans le prolongement logique de sa vaste campagne de communication pour sortir de la crise, identitaire et intellectuelle, dans laquelle elle est plongée depuis un certain temps, organisait une conférence de presse sur le thème « Que peut faire le GODF pour l’Afrique ». En début d’année, l’obédience qualifiée de « frères de lumière », pour avoir connu et être animée par de grands intellectuels français, recevait lors d’un petit déjeuner de presse des journalistes africains à Paris. Cette grande première, a eu lieu au siège de la confrérie maçonnique. Le Grand Maître en chair du Grand Orient de France, Jean Philippe QUILLARDET voulait entretenir les journalistes du continent sur le thème des “Echanges entre le Grand Orient de France et l’Afrique”.

att

De nombreuses loges de cette mouvance maçonnique existent en Afrique. Au Sénégal où la toute première loge a été créée à Saint-Louis depuis… 1781, au Togo, en Côte d’ivoire, au Cameroun…, ces « frères » travaillent dans l’ombre des pouvoirs. Et leur chef Jean Philippe QUILLARDET s’en félicite en s’applaudissant presque. « Si la maçonnerie, s’insère à être instrumentalisée pour des raisons politiques de conservation, de conquête de ou maintien d’un pouvoir, qui lui ne serait pas dans le cadre des valeurs que nous défendons, alors la maçonnerie ne serait pas la maçonnerie. » Le grand Maître en chair confesse ne s’approcher cependant que de régimes respectueux des Droits imprescriptibles de l’Homme, de la démocratie et tout le tralala.

On sait aujourd’hui qu’au moins 2 à 3 ministres de la coopération des différents gouvernements français étaient francs-maçons ou affiliés à une des trois loges qui existent en France. Le socialiste Christian Nucci, du GO, et le gaulliste Jacques Godfrain, de la GLNF ainsi que Michel Roussin, ministre de la coopération du gouvernement Balladur, qui aurait un « profil franc-maçon ». La franc-maçonnerie est un réseau gigantesque de relations et d’entraide entre les frères membres qui doivent se soutenir mutuellement. Cet esprit de fraternité, poussé à l’extrême sur le continent africain dérive souvent sur des prises de position inconséquentes et dramatiques.

O. Bakel

Kunnafoni n°28 du mois de mai 2008

Une première : l’annulation de subventions à la franc-maçonnerie

Dimanche, mai 18th, 2008

Une première : l’annulation de subventions à la franc-maçonnerie

© Spcm.org

Le tribunal administratif, donnant raison à l’Association des contribuables de l’Hérault (ACH) et à Martine Petitout, conseillère municipale de Montpellier, vient d’annuler quatre subventions d’un total de 500.000 euros attribuées par la ville de Montpellier et la région Languedoc-Roussillon au soi-disant « Centre culturel montpelliérain », qui regroupe dix associations maçonniques.

Selon Martine Petitout, « c’est la première fois qu’un jugement est rendu sur des subventions à des associations maçonniques. Cela fera jurisprudence. Les deux collectivités ont deux mois pour faire appel, mais le jugement est exécutoire. »

Le tribunal a considéré que le « Centre culturel montpelliérain » est un regroupement d’associations « dont les conditions d’entrée ont un caractère restrictif » et que le bâtiment « n’est pas ouvert à la population ». En conséquence, les subventions municipales ne peuvent pas se justifier par un intérêt local, et les subventions de la région sont « dépourvues d’intérêt régional ». Elles contreviennent donc au Code général des collectivités territoriales.

Yves Daoudal

 

 

 

 

Alain Bauer, le “frère” du président

Vendredi, mars 14th, 2008

Alain Bauer, le “frère” du président

© Lexpress.fr

alain bauer

«Bauer est né vieux.» Ce propos acide de son ami publicitaire Stéphane Fouks lui va comme un gant. Ce surdoué a tout fait trop jeune: socialiste à 15 ans, franc-maçon à 18 ans, vice-président de l’université Paris I à 19 ans, conseiller du Premier ministre Michel Rocard à 26 ans, PDG de sa société à 32 ans, alors qu’il claque la porte du PS, et grand maître du Grand Orient à 38 ans, pour un triennat.

Quelques mois avant l’élection présidentielle de 2002, Nicolas Sarkozy invite le grand maître à déjeuner: «Je pense être Premier ministre si Jacques Chirac est réélu et les questions de sécurité m’intéressent», lui annonce-t-il. Six mois plus tard, Sarkozy s’installe non pas à Matignon mais Place Beauvau et convie de nouveau Bauer. «Il m’a dit précisément ce qu’il retenait de mes suggestions et m’a proposé une rencontre au moins mensuelle pour évaluer sa politique. A l’exception de Michel Rocard, c’était pour moi inédit chez un homme politique.» De là naît leur complicité.

Nommé président de l’Observatoire national de la délinquance, Bauer jongle avec les chiffres de l’insécurité. Ce grand mètre 84, comme aurait pu dire le frère Pierre Dac, circule comme chez lui au ministère de l’Intérieur, paradis des frangins! En 2004, c’est lui qui aurait indiqué à Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa la présence de son nom sur les fameux listings Clearstream – Bauer ne dément ni ne confirme être l’informateur du ministre. Fin 2006, ce dernier lui remet les insignes d’officier de l’Ordre national du mérite, avec cette phrase flatteuse qu’il n’oublie pas: «Rien au ministère ne se fait sans les conseils, l’impulsion, les idées d’Alain Bauer!»

Pendant la campagne présidentielle de 2007, il aide son ami Nicolas, qui lui a imposé le tutoiement, à préparer ses grandes émissions de télévision, sur les questions de délinquance, de sécurité, de banlieues, de justice. Pour lui, Bauer, fumeur de gros cigares, organise un dîner avec 1 000 francs-maçons dans un grand hôtel parisien. Beaucoup de ses amis glosent sur son ambition d’être ministre.

«Alain Bauer entretient la peur qu’il suscite, car il aime ça»

Avant l’élection de Sarkozy, le joueur d’échecs était formel: «Il n’en est pas question. Ça a cessé de m’intéresser en 1994.» Aujourd’hui, il est moins catégorique. Et de souligner qu’il a déjà plus d’influence qu’un sous-secrétaire d’Etat. Mais le gastronome, dont la loge s’appelle justement le Banquet, redoute de perdre sa liberté de parole avec le «mari de Carla», plaisante-t-il: «On s’est déjà foutus sur la gueule au sujet de la nomination d’un préfet musulman!» Plus récemment, le toujours copain de Rocard lui a confié son désaccord au sujet de la supériorité supposée des curés et des pasteurs sur les instituteurs.

«Beaucoup le craignent, notamment au gouvernement, disent de lui plusieurs anciens grands maîtres du GO. Il entretient la peur qu’il suscite, car il aime ça.» Ses fréquentes interviews dans la presse agacent dans les loges. «Etre intelligent et brillant ne lui interdit pas de répondre aux médias», ironise son ami Claude Vaillant, grand orateur du GO (chargé du respect du règlement). Bauer invite les francs-maçons à assumer avec fierté leur appartenance, notamment ceux qui ont des responsabilités dans la société. Mais il est peu suivi. Du coup, il se ferme comme une huître si l’on évoque ses relations avec un frère du GO. Comme Thierry Vinson, devenu secrétaire général-adjoint de son groupe de travail sur les institutions publiques chargées de sécurité et de stratégie. Ou Stéphane Juvigny, au cabinet de «MAM». Ou encore Xavier Bertrand.

Xavier Bertrand: “Je suis franc-maçon”

Samedi, mars 8th, 2008

Xavier Bertrand: “Je suis franc-maçon”

© LePost.fr


Xavier Bertrand fait son coming out maçonnique
envoyé par mereduchesne

C’est la révélation du ministre du Travail.
C’est quoi cette histoire ?

xavier bertrand

Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, explique sur L’Express.fr qu’il est franc-maçon. “J’ai effectivement adhéré, en 1995, attiré par le travail sur soi et sur les idées des autres que permet la franc-maçonnerie. Cela a développé en moi le sens de l’écoute, j’en avais bien besoin, et on en a toujours besoin!”, affirme le ministre.

Est-il le seul au gouvernement ?
Xavier Bertrand affirme qu’il n’en “sait rien” et qu’il “ne veut pas le savoir”. Interrogé ce matin sur RMC, Jean-Michel Quillardet, le “grand maître” du Grand Orient de France, la loge de Xavier Bertrand, a expliqué quant à lui que “ce n’est pas la première fois qu’un ministre d’un gouvernement est franc-maçon”. En revanche, selon lui, aucun président “depuis la IIIème République” n’appartient à la franc-maçonnerie.

Et qu’est-ce que ça change ?
C’est la première fois qu’un ministre en exercice avoue qu’il est franc-maçon. Ce que justifie Xavier Bertrand: “Rien n’interdit de parler. En tout cas, cela ne m’a pas effleuré un instant l’esprit. Un ministre ne doit pas mentir. Sinon, son action publique perd toute crédibilité.”

A lire aussi :
- Dis Papa, c’est quoi la franc-maçonnerie ? – Désinformation

La franc-maçonnerie baptisée « l’Eglise de la République »

Samedi, mars 8th, 2008

La vision des chrétiens sur la maçonnerie

© JournalChretien, par Bernard Antony

La France est dominée par la franc-maçonnerie, une secte qui dicte la doctrine de la République. Le zèle de ce mouvement nécessite que les vrais chrétiens (des personnes réellement nées de nouveau au sens biblique) se réveillent, prient et proclament le puissant message du salut en Jésus-Christ. « La franc-maçonnerie, c’est en quelque sorte l’Eglise de la République », dit Alain Bauer. Pour être un bon républicain, il faut donc être franc-maçon. Quel blasphème !!! Et on nous parle de lutte contre les sectes, une façon rusée de faire taire les évangéliques dont la foi est fondée dans la Parole de Dieu et l’action du Saint-Esprit.

L’indispensable Salon Beige nous apprend que dans l’émission « Ce soir ou jamais » du 19 février consacrée à la franc-maçonnerie, l’ancien grand maître du Grand Orient, Alain Bauer, avait dit « La franc-maçonnerie, c’est en quelque sorte l’Eglise de la République ».

A vrai dire c’est là encore une phrase sans cesse rappelée par les francs-maçons. Mais une des originalités de cette Eglise c’est que tout le monde ne peut assister à ses offices. Il faut pour cela être initié ! Si la maçonnerie est l’Eglise de la République cela ne signifie-t-il pas que pour être vraiment un bon républicain il faut être maçon ? Or moi je ne suis ni croyant ni pratiquant de l’église maçonnique.

J’en conclus que je ne suis donc sans doute pas un bon républicain de cette république-là ! Et ma foi, c’est vrai. Voilà pourquoi je pourrais peut-être être un bon républicain dans une république séparée de son Eglise maçonnique avec ses liturgies grimaces de la liturgie catholique, ses hiérarchies aux titres grotesquement grandiloquents, ses « fraternelles » qui constituent autant d’insupportables hiérarchies parallèles, c’est-à-dire des pouvoirs manipulateurs illégitimes, non visibles, et irresponsables.

Au-delà de ses philosophies de pacotille, là réside la perniciosité maçonnique. Car un système de manipulation est attentatoire à la liberté.

Dis Papa, c’est quoi la franc-maçonnerie ?

Samedi, mars 8th, 2008

Dis Papa, c’est quoi la franc-maçonnerie ?

© LePost.fr

franc-maconnerie vite fait

Dis Papa, c’est quoi la franc-maçonnerie ?
C’est un regroupement de “sociétés secrètes” dont l’objectif est “l’amélioration de l’humanité”.
La maçonnerie ne se considère pas comme une religion mais plutôt comme un courant philosophique.

Dis Papa, combien y a-t-il de francs-maçons ?
On ne sait pas bien puisque c’est un peu secret. En 2005, on parlait de 4 millions de membres à travers le monde (Selon Wikipédia).

Dis Papa, comment devient-on franc-maçon ?
Il faut être majeur, prêt à se remettre en question et avoir un casier judiciaire vierge. Pour rentrer, il faut soit qu’un membre de l’organisation qui est déjà franc-maçon propose ton nom, soit que tu te proposes toi-même de façon spontanée.

Dis Papa, ça sert à quoi la franc-maçonnerie ?
Ce sont des groupes de réflexion qui travaillent sur l’amélioration de l’individu et de la société. Pour certains, ils ont influencé la Révolution française, la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la légalisation de l’avortement en France. D’autres les accusent de pressions et de piston.

Dis Papa, ça vient d’où cette organisation ?
Ça date du 17ème siècle. Cette organisation s’inspire depuis toujours de l’art de bâtir et de la maçonnerie, au sens propre. C’est pour ça que les symboles sont l’équerre et le compas.

Dis Papa, comment c’est organisé la franc-maçonnerie ?
En obédiences et loges. Une obédience (Grand Orient de France, Grande Loge de France, Grande Loge féminine de France…) fédère plusieurs loges. Et une loge regroupe quelques dizaines de membres.
Des réunions ont lieu dans des “temples” pour discuter entre “frères”, c’est le nom qu’on se donne entre francs-maçons. Il y a des rites initiatiques, des habits spéciaux, qu’on appelle les “décors”… Les femmes peuvent ou non rejoindre l’organisation selon les obédiences.

Dis Papa, on connaît qui comme franc-maçon ?
C’est secret mais certains, comme Xavier Bertrand, l’ont avoué publiquement.

 

 

 

 

 

La Franc-Maçonnerie s’en prend à des blogs

Mercredi, février 6th, 2008

QU’EST-CE QUI MET DANS UNE TELLE RAGE LA FRANC-MAçONNERIE ?

Telle sera la question du site, Michelle d’Astier,

QUELLE AUTRE ORGANISATION A LES MOYENS INTERNATIONAUX, ET SURTOUT DES MOYENS DE CONTRÔLE ASSEZ PUISSANTS POUR LANCER DES ATTAQUES DEPUIS DE MULTIPLES PAYS, contre le blog d’une malheureuse femme seule, parce qu’elle ose mettre en lumière ce qu’ils camouflent si bien !

Utilisez le lien ci-dessus et lisez l’article complet. Le site hiram.be expose des sites qui sont considérés comme anti-maçonnique, certains d’entre eux le sont, mais pas tous, comme par exemple cet article sur Michelle d’Astier, ou l’article sur notre site, Benhamou ne s’est pas fait un ami. Si vous parlez de la franc-maçonnerie… Attention malheureux! Vous pourriez être étiqueté anti-maçon!, encore un bout de texte prit sur michelledastier.org,

Et si je suis assassinée, on saura d’où cela vient ! Ce n’est pas de la paranoïa : La Franc-Maçonnerie, du moins ses dirigeants à haut degrés, les mieux cachés, n’hésitent pas à assassiner ceux qui dérangent leur plan ! J’ai déjà failli en être victime il y a exactement tente-quatre ans: un accident providentiel (!) qui m’est survenu en Suisse et m’a contrainte de rester sur place plusieurs mois dans un hôpital, m’a fait échapper. Mais l’objet de leur vindicte: une entreprise que j’avais pu monter dans les années 70, en association avec des banques mutualistes et des organismes de 1% patronal, et qui permettait d’offrir des prêts immobiliers à 7 % alors que les grandes banques proposaient des prêts à 14 %, avait été entièrement détruit. Nos associés, menacés dans leur situation, dans leurs biens et dans leur vie, épouvantés, avaient renoncé à poursuivre ! Sans le savoir, nous avions mis en péril le trésor de guerre des Francs Maçons ! (je raconte ceci dans mon premier livre: “Le Tourment et la grâce” )

Ne vous méprenez pas

Vendredi, janvier 25th, 2008

Ce site n’est pas anti-maçon!

11 sept penis

La franc-maçonnerie, c’est un monde arcane/occulte/ésotérique remplit de mystères et de secrets qui ne sont jamais divulgués aux communs des mortels. Et nous n’avons rien contre, nous avons simplement un problème avec ceux qui utilisent ces informations à des fins très douteuse, en gros nous avons un problème avec les faux frères de la franc-maçonnerie. Nous ne disons pas que TOUTE la franc-maçonnerie est occulte et que ses membres sont des sataniques qui cherchent à conquérir le monde, non, nous disons qu’il existe un groupe de gens DANGEREUX dans/au dessus de la franc-maçonnerie qui conspirent contre les valeurs de la république et de chaque citoyens et chaque francs-maçons. Je trouve qu’il est extrêment dur de parler de la FM car c’est dangereux. Si la franc-maçonnerie n’a rien à cacher, pourquoi je sent du danger? Pourquoi ne suis-je pas à l’aise de dire ces choses dans un pays qui se bat pour les droits de l’homme, donc la liberté d’expression? Pourquoi, et pourquoi tous ceux qui n’adhèrent pas aux principes maçonniques sont considérés comme des fous qui devraient aller se faire interner dans un asile psychiatrique? C’est franchement la sensation que j’ai à l’instant même où j’écris ces quelques mots…

D’après mes recherches, les groupes qui conspirent contre l’humanité ont toujours utilisé la franc-maçonnerie, d’ailleurs les francs-maçons vous diront qu’il n’y a pas de chefs dans cette organisation, mais vous ne m’enlèverez pas l’idée que si tous les maçons s’accordent sur ce point il y a un problème, il y a forcément un chef ou des chefs, et j’ai la conviction qu’il y a un groupe de gens, que certains diront que ce sont les Illuminatis, d’autres diront que c’est skull and bones, ou le Bilderberg group, ou Propaganda Due, qui contrôlent la franc-maçonnerie sans même que les francs-maçons ne soient au courant. C’est l’idée de la poupée russe dans la poupée russe et etc… Je n’ais jamais rencontré un franc-maçon que je n’ais jamais aimé, chaque compagnons, francs-maçons avec qui j’ai parlé m’ont toujours aidé et donné quelque chose, mais je dois avouer qu’ils ne savent pas grand chose sur qui contrôle la FM. Et je ne dis pas que j’ai la réponse, je dis juste que c’est LOUCHE que personne ne contrôle une organisation si bien implantée partout dans le monde et ayant des traces jusque dans l’antiquité.

Les francs-maçons ont des valeurs que peu de gens ont, ils ont la fraternité, c’est une des trois valeurs de la république et dans la société d’aujourd’hui les gens sont égoïstes, mais la franc-maçonnerie ne l’est pas. Je ne cherche pas à faire le fayot, mais n’empêche que c’est le droit de chacun de supposer sur tout et n’importe quoi, c’est même pour cela que nous vivons. Faut pas se limiter sous prétexte que “quelqu’un de plus puissant/imposant/magnétique que soi” nous ait dit que y a pas ceci ou cela dans la vie sinon on gobe tout ce qu’on nous raconte, la vérité n’est pas quelque chose que l’on donne, ça se mérite et c’est un travail personnel intense.

Voila les vrais exemples d’anti maçonnerie dans l’histoire.

 

 

 

Publié dans AGORA SUR L'AFRIQUE, COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LES SOCIETES SECRETES | 1 Commentaire »

Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?

Posté par issopha le 21 mai 2008


 

  #2  

Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?

(06/10/2005) Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?  dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR pixel_blue

Bongo, Biya, Sassou Nguesso, Idriss Deby, et tout récemment Bozizé sont de notoriété publique de ces présidents africains qui en nombre croissant sont affiliés à une loge maçonnique française… pixel_blue dans LES SOCIETES SECRETES

Bien que la question soit rarement évoquée par les élites africaines comme il se devrait de toutes tendances sociales ou politiques lourdes questionnant l’existence collective, et pour cause, les populations africaines ont enregistré le pli maçonnique des hautes sphères et en débattent à mots plus ou mois couverts. Une presse minoritaire, quelques fora de discussions, des petites gens et citoyens en dehors du microcosme lumineux assimilent désormais à une mafia internationale cette fraternité qui représente, sur son expérience africaine un crime et une forme de protection criminelle au bénéfice des agents pathogènes des sociétés africaines contemporaines. Ce sentiment collectif monte dans les couches sociales intermédiaires, en alimentant la propension à la corruption « puisque ça ne marche que comme cela » et les fantasmes politiques jusqu’à une hostilité avouée à « la secte maçonnique ».

L’initiation récente du président Bozizé par son frère aîné Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville a alimenté quelques pages de journaux en Centrafrique et dans l’espace francophone, et désormais même les profanes pourraient avoir les détails de cette « affaire », c’est dire le degré de publicité des recrutements, adhésions et de la présence maçonnique en Afrique noire francophone.

Une concurrence vive aurait d’ailleurs à cet égard opposé les voisins et frères maçons Bongo et Sassou Nguesso pour l’affiliation à leurs loges respectives. Le président gabonais, initié à l’origine au Grand Orient de France [GO] serait passé à la GLN, avant de créer sa propre loge en 1975, le Grand Rite Equatorial récemment baptisé Grand Rite Symbolique. Quant au président Sassou, lui aussi issu de la GLN, il a également créé sa propre obédience comme son homologue et beau-fils gabonais. La création d’une loge nationale requiert le parrainage d’une loge à l’étranger, dans le cas des pays d’Afrique noire ex colonies francophones, la tutelle est généralement française… Françafricaine.

En effet la franc-maçonnerie française s’installe en Afrique en 1781 à Saint Louis, elle recrute essentiellement dans les milieux de colons, militaires, fonctionnaires, administrateurs blancs. Impliquée dans le processus de décolonisation, elle va essaimer dans le reste de l’Afrique jusqu’à prendre dans les année 90 une stature quasi officielle de passage obligé pour tous les hommes politiques et élites économiques, sociales, médias des pays d’Afrique noire. L’Afrique centrale en est une illustration parfaite, une espèce de colonie maçonnique.

Le Cameroun, malgré semble t-il la discrétion de son président, cité régulièrement comme franc-maçon est du point de vue de l’élite une Grande loge en lui-même, comptant environ une cinq centaine de frères. « Dans le gouvernement, je ne vois pas un seul ministre RDPC qui ne soit pas maçon », confiait un homme politique camerounais au journal français l’express [12/04/2004]. La tendance à l’initiation des hautes personnalités qui confine à l’embrigadement à intérêts réciproques est tout aussi patente au Congo Brazzaville ou Gabon où on évalue à peu près à 800 le nombre de maçons pour 1 millions d’habitants ! L’existence de loges nationales dirigées par des présidents de république, par ailleurs adeptes de plusieurs cultes traditionnels, renforce le processus de sélection des élites par le tamis maçonnique et le maillage resserré des sociétés.

La question posée par ces réseaux maçonniques offrant des protections internationales et démultipliant le potentiel d’accumulation [détournements astronomiques] individuel des élites africaines est cruciale. Et même si aucune personnalité ni structure citoyenne n’ose l’aborder, elle ne pourra pas indéfiniment être exclue du débat politique. Les affaires ELF, les cotisations faramineuses payées par les dignitaires africains sur deniers publics, la structure réseautique de cette fraternité est un appareil, un système huilé et redoutable de prédation africaine. Il n’y a pas de secteurs stratégiques, privatisation des grandes entreprises d’état, gestion des hydrocarbures, déterritorialisation des capitaux et gestion des fortunes des ploutocraties africaines, nominations, crimes françafricains, trucages des élections… qui échappent à l’influence de la franc-maçonnerie. Ce nom aujourd’hui évoque davantage les obscurantismes et prévarications africaines qu’autre chose, après avoir évoqué le colonialisme dont les avocats féroces, de « l’abolitionniste » Victor Schoelcher à Jules Ferry étaient des maçons convaincus !

Le réseau des réseaux, en connectant les présidences africaines, les élites africaines assujetties à leurs rituels, à leurs hiérarchies, à leur domination symbolique et spirituelle, crée des autoroutes de la prédation et du pillage de l’Afrique. Toujours sous les vernis défraîchis des Lumières, de l’élitisme, de la fraternité, de la tolérance, de l’universel, termes piégés que les moutons des démocratures gobent avec fierté et annônent machinalement, se passant se faisant pour cultivés… En mettant en relation des systèmes et réseaux internationaux où se retrouvent des experts en prédation, avocats et cadres juristes pour tripatouiller des constitutions, légaliser les pillages des ressources, consultants en communication pour éconduire les masses ou au moins faire circuler entre des mains choisies de colossales commissions et honoraires, la franc-maçonnerie, tout au moins cette partie de la franc-maçonnerie au cœur de la françafrique pose un problème démocratique, un problème de survie économique, un problème fondamental. Des questions similaires sont posées en France sur sa dimension exclusivement affairiste, sur la fin de son rôle idéologique historique, sur ses dérives mafieuses, sur sa culture du secret, meilleur abri pour les criminels en cols blancs.

Au nom de quelle raison supérieure les élites africaines seraient t-elles sélectionnées sur la base de leur appartenance à la franc-maçonnerie ? A partir du moment où la présence de frères dans les sphères du pouvoir est aussi prégnante que révélée au Cameroun, au Gabon, au Congo par exemple, le Tchad, le Togo, le Niger, le Burkina Faso sont tout aussi concernés, elle devient de fait une question publique sur laquelle un minimum de transparence est nécessaire.

La Franc-Maçonnerie contemporaine confirmera probablement le mépris racial que les humanistes européens ont toujours eu pour les Noirs et Africains, qu’il s’agisse de Voltaire plaidant l’inégalité des races, Renan leur hiérarchie, Hegel ne voyant en Afrique qu’un continent en dehors de mouvement historique incapable même de comprendre l’idée de Dieu, qu’il s’agisse de Ferry pontifiant sur le fait que les droits de l’homme n’avaient pas été inventé pour les nègres d’Afrique, et que dire encore de Hugo… Un tel mépris ne gêne pas les hautes sphères africaines qui s’accommodent volontiers de leur humiliation permanente, cela les grandit probablement en indice de fortunes privées indues. Qu’en est-il de la masse des peuples ?
Source : Afrikara

__________________
Shaykh al Islam ibnou Taymiyyah رحمه الله a dit sur les causes de l’égarement :
(..) L égarement de celui qui s’est égaré a comme origine le fait que cette personne a fait prévaloir son propre raisonnement sur le texte révèlé par Allah . Et le fait d avoir choisi de suivre les passions au lieu de ce qu’ Allah lui a ordonné.

 

  #3  

 08/05/2008, 07h45

PASDKADO  vbmenu_register(« postmenu_3132360″, true);

Enregistré

 

Date d’inscription: avril 2002

Homme

Âge: 46

Âge: 46
-->Messages: 107

Pays: 



La Franc-maçonnerie et l’Afrique

[b]Nous vous livrons une série d’articles sur l’influence de la franc-maçonnerie continentale en Afrique noire.
Présenté par Eglisedemaison

Ndrl: Nous vous livrons une série d’articles sur l’influence de la franc-maçonnerie continentale en Afrique noire. Notre but est de faire comprendre aux grands nombres d’africains qui pensent que les malheurs d’Afrique viendraient de la malédiction que Dieu aurait jetée sur le continent noire, alors qu’il n’en était ainsi. Les dirigeants africains sont acteurs obscurs dans des sociétés secrètes dans le monde entre autre la puissante Franc-maçonnerie.

Pendant la lecture, nous tirons votre attention sur nos commentaires en gras, car quelques auteurs de ces articles récoltés par nous sur internet, ne connaissant pas ou peu la vraie face de la Franc-maçonnerie, penseraient qu’il y aurait une alternative au sein même de la Franc-maçonnerie pour le bien de l’Afrique. Chose que nous réfutons énergiquement, car la Franc-maçonnerie est une fraternité diabolique, et le diable ne fait que détruire, égorgé et tué. La seule solution vient du Christ. Aux francs-maçons qui nous liront, nous le recommandons de se tourner vers le Christ qui sauve, car le diable et tous les maîtres vénérables les trompent pour leur enfer.

=======================================

La frénésie d’initiation des présidents et élites africaines éminentes à la franc-maçonnerie et ses obédiences et ramifications, ce depuis les deux dernières décennies surtout, est devenu un secret de polichinelle, revenant dans les chroniques journalistiques, et plus récemment dans des publications de spécialistes*, eux-mêmes maçons pour certains.

Alors que des dirigeants africains ne font plus mystère de leur appartenance à cette confrérie, à l’instar de l’actuel président gabonais, et que vraisemblablement les sphères politiques africaines les plus décisives paraissent au moins fréquenter des cercles maçonniques, aucun débat citoyen de fond n’est engagé ni même entrevu sur cette maçonnisation de l’espace politique africain ; comme si il allait de soi que la domination d’une association initiatique européenne, considérée sectaire par nombre d’Africains, était neutre sur le destin africain, la gestion des ressources matérielles et culturelles du continent.

Que les présidents Omar Bongo Ondimba et Sassou Nguesso -invités d’honneur-, ainsi que le Premier ministre nigérien assistent en grande pompe au 90ème anniversaire de la Grande Loge Nationale de France [GLNF, 1913-2003], en frères, au vu et au su de tous, pourrait presque paraître sans relief excessif. Ce, si il n’était avéré par les enquêtes minutieuses des analystes des mieux informés sur l’Afrique maçonnique, notamment les François-Xavier Vershave et Claude Vauthier**, qu’il s’agit davantage d’une frange presque entière des dirigeants africains locuteurs de la langue française -pas exclusivement- qui est captée par l’expansion boulimique de la franc-maçonnerie, ses diverses obédiences, y compris des représentations locales africaines.

L’Afrique centrale est considérée comme la chasse gardée par excellence de la GLNF, tous les présidents de cette zone pétro-francophone y seraient initiés, les présidents tchadien, camerounais -après semble t-il un passage par l’ordre mystique Rose-Croix-, congolais, gabonais, et de notoriété publique, le président centrafricain Bozizé, dit-on nouvel initié en fraternité blanche.

L’Afrique dite de l’Ouest ne serait pas en reste de l’offensive de la GLNF, mais le Grand Orient de France [GODF] y est également anciennement implanté, la première loge maçonnique africaine datant du 18ème siècle, créée en 1781 à Saint-Louis au Sénégal [GODF], loge coloniale fermée aux autochtones.

Aujourd’hui les présidents du Togo et du Burkina Faso sont cités parmi les chefs d’Etat de la françafrique affiliés à la GLNF, une concentration de maçons est rapportée dans les sphères du pouvoir au Mali également, au Sénégal naturellement -historicité oblige-, avec semble t-il une forte résistance anti-maçonnique tenue par une partie de l’élite musulmane. La Côte d’Ivoire ne paraît pas en marge de cette maçonnisation du pouvoir africain, des présidents et des élites, feu le général puis président Gueï aurait été initié, comme le sont bien des très hauts cadres familiers des palais présidentiels et lieux de décision.

Sur fond de concurrence entre loges maçonniques françaises, le GODF, obédience à laquelle appartiendrait l’ancien président congolais Pascal Lissouba et première obédience du président gabonais avant son changement de loge, serait le principal perdant de cette partie de jeu d’échecs, faisant les frais du recrutement fulgurant de la GLNF.

Laquelle GNLF est considérée politiquement à droite voire à l’extrême droite et par ailleurs inféodée à la franc-maçonnerie américaine en suivant Vershave entre autres, et on pourrait se demander si c’est ce positionnement confrérique déficient en francophilie qui justifie la soudaine prolixité débridée des politologues français au sujet de la maçonnisation en Afrique…

Il demeure que les présidents africains ne jouiraient pas en l’occurrence du privilège exclusif de l’initiation à cette confrérie dite universelle bien que née et contrôlée par l’Europe, on compte en nombre croissant Premiers ministres, ministres, élus et personnalités diverses disposant de pouvoir et de notoriété, grands sportifs, archevêques, personnalités des médias…

Certes le recrutement de la franc-maçonnerie passe pour universaliste, ouvert aux Européens, Américains, Africains plus ou moins indépendamment des religions selon les obédiences. Le défunt roi du Maroc Hassan II, musulman, était un initié, et bien des initiés africains sont vaudou ou pratiquant des religions et cultes endogènes.

Il semble que malgré une participation historique à la colonisation -Jules Ferry grand avocat de la colonisation était maçon-, après avoir pratiqué la traite négrière et le racisme sous toutes ses formes à l’instar de toute la civilisation européenne, la franc-maçonnerie se soit convertie à la diversité des races et ethnies.

Pour autant, quoiqu’à priori l’argument de la liberté d’association, de se mouvoir, de fréquenter des cercles choisis par l’individu, politique ou non, pour peu que le respect de la loi n’y connaisse pas d’entorse systématique soit opposable, il ne peut être argué d’aucune opinion recevable justifiant si ce n’est par obstruction, l’absence de débat sur la maçonnisation du pouvoir et des élites africaines.

D’une part qu’une société initiatique non africaine, européenne d’origine en l’occurrence, enrôle dans ses cercles des présidents et des élites éminentes en nombre importants et croissants, au point que dans certains pays la rumeur publique et la presse établissent que nul ne peut être ministre s’il n’est maçon, ne peut pas être neutre dans la gestion indépendante des affaires africaines et dans les trajectoires politiques continentales. La concentration et l’interc****xion d’Africains au pouvoir avec des frères occidentaux porte le soupçon légitime d’un dévoiement de l’Etat comme chose commune, publique, échoué en captivité maçonnique.

En effet la franc-maçonnerie est secrète, les décisions et plans appliqués aux pays africains ne risquent ce disant pas de transiter par le minimum de démocratie, de consultation ou d’information du peuple nécessaires à la marche de la nation. L’institution du secret structure un codage du politique africain quand la fraternité met en relation de privauté des frères du monde entier aux affaires dans plusieurs pays et secteurs stratégiques dans la survie des peuples : hydrocarbures, ventes d’armes, élections, communauté internationale… Le pouvoir et la chose publique délégués aux politiques deviennent illisibles aux peuples, mandants ultimes.

Le cryptage du fonctionnement de l’Etat se rajoute à des dérives de personnalisation des processus décisionnels, avec une prise en otage de l’espace public où le collectif devrait intervenir en puissance. Des corruptions françafricaines ont licence pour s’épanouir, avec toutes sortes de prévarications traitées en réseaux, les affaires de ventes d’armes en Angola, Angolagate, ont montré l’implication stratégique de maçons facilitant ces activités criminelles.

Il devient légitime, urgent que les sociétés africaines exigent et obtiennent de connaître les fins réelles et objectives de cette organisation, afin éventuellement de la disculper après examen des scandales financiers, des détournements, des crimes économiques, des vassalisations de l’Afrique. La criminalisation croissante des institutions africaines aurait-elle à voir avec la maçonnisation du pouvoir africain, ne fusse que dans un lien au minimum tenu ?

En effet les précautions relatives au caractère corruptogène de l’implantation maçonnique dans les palais présidentiels africains tiendraient donc en partie des affaires de corruptions françafricaines dans lesquelles des maçons ont été mis à l’index avec condamnation, M.M Tarallo et Sirven pour Elf et ses captations pétrolières, étant des cas forts parlants.

On pourrait se demander si un système de rançon via les transactions et cotisations des élites africaines, ne justifie pas partiellement les besoins insatiables de bon nombre de dirigeants de détourner cleptocratiquement des sommes astronomiques. Transactions patrimoniales dans lesquelles les élites africaines échangeraient des pans de richesses nationales contre des protections politiques, diplomatiques, juridiques.

Sur un terrain plus politique, l’intervention de maçons en intermédiation lors de la guerre du Congo-Brazzaville n’a rien arrangé malgré la présence de deux factions dirigées par des maçons [d’obédiences différentes], et des intérêts pétroliers français eux-mêmes gérés par nombre de …maçons. Inefficacité maçonnique ou neutralité de la confrérie devant la guerre et ses dizaines de milliers de victimes ?

Ce mélange des genres, ces opacités introduisent de facto une présomption sombre sur les fins de cette fraternité trop liée aux captations matérielles par les élites africaines et les hiérarques occidentaux, sans que ne soient évités par ailleurs, crimes contre l’humanité, famines, paupérisation. A se demander si l’objectif universel des frères des Lumières d’éclairer le monde dont se targuent les maçons, est bien le même sur les terres d’Afrique, où c’est bien connu, rien n’est comme ailleurs…

Quand bien l’initiation des présidents et hiérarques africains ne prêterait pas le flanc à des criminelles et afrocides confusions patrimoniales, il demeurerait des interrogations sur les liens de subordination et leurs effets collectifs induits, générés par l’appartenance de personnalités au pouvoir en Afrique -groupes de référence- à des cercles européens dans lesquels ils sont en position hiérarchique inférieure.

Cette position de dominés des élites africaines dans les loges tendrait à faire perdurer l’asymétrie des rapports politiques et géostratégiques entre l’Afrique et l’Europe, l’Occident. La connaissance par l’opinion de ces sujétions confrériques ne provoquerait-elle pas des attitudes et investissements collectifs mortifères, comme la réimplantation des complexes d’infériorité ou leur assimilation sur des bases nouvelles, la recherche pathologique et systématique d’un accès à la prospérité non point par la valeur sociale apportée mais par l’inscription à toutes sortes de réseaux, maçonneries et sectes, toutes obédiences et cercles portant promesse explicite ou non d’une abondance sociale instantanée garantie ?

Si ainsi que le certifie Vershave, le président français a été initié à la loge suisse Alpina, marraine du GLNF, il est à craindre que derrière les entrelacs des rapports formalisés entre pays africains et pays occidentaux, un méta-système clientéliste hiérarchisé organise de façon invisible l’essentiel des rapports de la France et de ses ex-colonies, et plus généralement de l’Afrique avec le reste du monde.

Ces architectures relationnelles informelles substituent des relations confrériques à des règles impersonnelles qui devraient régir, dans l’intérêt du plus grand nombre, les rapports impliquant les Etats et administrations, transitant par une forme appropriée de représentation ou de consensus national.

Pis, rien ne garanti que les tribulations politiques et passions collectives qui animent ou enveniment les pays, provoquant des déchaînements de violences, de haine, d’alliances et retournements, simulant des enjeux idéologiques nationaux, ne sont pas en réalité des confrontations intra-maçonniques ou des luttes de confréries concurrentes, qui prennent le sol et les peuples africains instrumentalisés pour terrain de bataille.

Le pouvoir des confréries a de ce fait un impact usurpé de mobilisation, démobilisation, manipulation sociétales dont les cartes souterraines échappent aux citoyens, et pour des visées inconnues du public.

Enfin la légitimité d’idéologies maçonniques véhiculées par des hiérarques africains, quelles que puissent être leurs valeurs, rentrent en contradiction avec le principe d’une production endogène de modes de pensée, d’agir, de pâtir, de bâtir. Il ne semble pas que l’africanisation des loges, les syncrétismes d’Afrique centrale, hors les velléités d’autonomie rituelle et de fonctionnement, relèvent d’une dynamique et d’une inspiration africaines génératrices d’un projet fédérateur autochtone et centré sur les besoins, l’imaginaire, le rêve politique créateur continental.

* Lire : L’Afrique des présidents francs-maçons, Amady Aly DIENG Wal Fadjri (Dakar) 24 août 2003, Franc-maçonnerie : Les présidents franc-maçons d’Afrique en vedette à Cannes, Wal Fadjri / Allafrica.com, 10-12-2003, La Franc-Maçonnerie en Afrique noire, Joseph Badila, Detrad, 2004, 326 pages

** Lire : Noir silence, François-Xavier Verschave, Les Arènes, Paris, 2001. Ouvrage qui a valu à son auteur un procès à Paris qu’il a gagné, intenté par les présidents Idriss Déby, du Tchad, Omar Bongo, du Gabon, et Denis Sassou Nguesso, du Congo-Brazzaville. Le procès n’attaquait pas l’appartenance des présidents africains à la franc-maçonnerie.

Noir Chirac, François-Xavier Verschave, Les Arènes, Paris, 2002.

« L’essor de la franc-maçonnerie africaine », Claude Vauthier, GEOPOLITIQUE AFRICAINE n° 10 Printemps, avril 2003

Le Tableau Noir d’un continent dévasté. Duplicité d’une politique africaine, Claude Vauthier, Le Monde diplomatique, Janvier 2003

Agni Blé – Afrikara

Rappel : La Franc-Maçonnerie

La Franc-maçonnerie est une secte politico- religieuse qui s’organisa surtout en Europe, vers 1725, elle professa une doctrine « humanitaire » internationale et se superposa aux autres religions.

La Volonté de la Franc-Maçonnerie Européenne est d’assurer la suprématie de la race blanche sur les richesses matérielle, économique, politique, spirituelles… de la planète.

Dans les pays développés la Franc-Maçonnerie passe pour être une société secrète.

( secret de Polichinelle…les loges maçon*****s sont organisées en bande de mafieux! )

Elle obtient de ses adeptes une allégeance inconditionnelle, une diminution de l’esprit critique, une rupture avec les références communément admises (éthiques, scientifiques, civique, éducatives).

En Afrique, nous avons affaire à une version bien plus médiocre de la Franc-Maçonnerie, on peut véritablement l’appeler : une sous Franc-Maçonnerie ou Franc-Maçonnerie à l’usage des nuls.

Le niveau des valeurs morales étant suffisamment très bas En Afrique, nous trouvons logiquement Des présidents DICTATEURS au Sommet de la pyramide maçon*****.

Les adeptes de cette secte vénèrent un être qu’ils appellent  » Le Grand Architecte de LEUR UNIVERS « .

Inutile de vous redire avec plus de détails que « LEUR UNIVERS » est la prison de tous les cauchemars des Africains.

—-Fin du Rappel ——-—-

__________________
Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Matthieu 5/17-20 :

 

  #4  

 08/05/2008, 09h01

Oummah  vbmenu_register(« postmenu_3132443″, true);

Enregistré ++

 

Date d’inscription: janvier 2008

Homme

Messages: 540

Pays: 

Re : Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?



Citation:

Posté par PASDKADO 

La Franc-maçonnerie et l’Afrique

[b]Nous vous livrons une série d’articles sur l’influence de la franc-maçonnerie continentale en Afrique noire.
Présenté par Eglisedemaison

Ndrl: Nous vous livrons une série d’articles sur l’influence de la franc-maçonnerie continentale en Afrique noire. Notre but est de faire comprendre aux grands nombres d’africains qui pensent que les malheurs d’Afrique viendraient de la malédiction que Dieu aurait jetée sur le continent noire, alors qu’il n’en était ainsi. Les dirigeants africains sont acteurs obscurs dans des sociétés secrètes dans le monde entre autre la puissante Franc-maçonnerie.

Pendant la lecture, nous tirons votre attention sur nos commentaires en gras, car quelques auteurs de ces articles récoltés par nous sur internet, ne connaissant pas ou peu la vraie face de la Franc-maçonnerie, penseraient qu’il y aurait une alternative au sein même de la Franc-maçonnerie pour le bien de l’Afrique. Chose que nous réfutons énergiquement, car la Franc-maçonnerie est une fraternité diabolique, et le diable ne fait que détruire, égorgé et tué. La seule solution vient du Christ. Aux francs-maçons qui nous liront, nous le recommandons de se tourner vers le Christ qui sauve, car le diable et tous les maîtres vénérables les trompent pour leur enfer.

=======================================

La frénésie d’initiation des présidents et élites africaines éminentes à la franc-maçonnerie et ses obédiences et ramifications, ce depuis les deux dernières décennies surtout, est devenu un secret de polichinelle, revenant dans les chroniques journalistiques, et plus récemment dans des publications de spécialistes*, eux-mêmes maçons pour certains.

Alors que des dirigeants africains ne font plus mystère de leur appartenance à cette confrérie, à l’instar de l’actuel président gabonais, et que vraisemblablement les sphères politiques africaines les plus décisives paraissent au moins fréquenter des cercles maçonniques, aucun débat citoyen de fond n’est engagé ni même entrevu sur cette maçonnisation de l’espace politique africain ; comme si il allait de soi que la domination d’une association initiatique européenne, considérée sectaire par nombre d’Africains, était neutre sur le destin africain, la gestion des ressources matérielles et culturelles du continent.

Que les présidents Omar Bongo Ondimba et Sassou Nguesso -invités d’honneur-, ainsi que le Premier ministre nigérien assistent en grande pompe au 90ème anniversaire de la Grande Loge Nationale de France [GLNF, 1913-2003], en frères, au vu et au su de tous, pourrait presque paraître sans relief excessif. Ce, si il n’était avéré par les enquêtes minutieuses des analystes des mieux informés sur l’Afrique maçonnique, notamment les François-Xavier Vershave et Claude Vauthier**, qu’il s’agit davantage d’une frange presque entière des dirigeants africains locuteurs de la langue française -pas exclusivement- qui est captée par l’expansion boulimique de la franc-maçonnerie, ses diverses obédiences, y compris des représentations locales africaines.

L’Afrique centrale est considérée comme la chasse gardée par excellence de la GLNF, tous les présidents de cette zone pétro-francophone y seraient initiés, les présidents tchadien, camerounais -après semble t-il un passage par l’ordre mystique Rose-Croix-, congolais, gabonais, et de notoriété publique, le président centrafricain Bozizé, dit-on nouvel initié en fraternité blanche.

L’Afrique dite de l’Ouest ne serait pas en reste de l’offensive de la GLNF, mais le Grand Orient de France [GODF] y est également anciennement implanté, la première loge maçonnique africaine datant du 18ème siècle, créée en 1781 à Saint-Louis au Sénégal [GODF], loge coloniale fermée aux autochtones.

Aujourd’hui les présidents du Togo et du Burkina Faso sont cités parmi les chefs d’Etat de la françafrique affiliés à la GLNF, une concentration de maçons est rapportée dans les sphères du pouvoir au Mali également, au Sénégal naturellement -historicité oblige-, avec semble t-il une forte résistance anti-maçonnique tenue par une partie de l’élite musulmane. La Côte d’Ivoire ne paraît pas en marge de cette maçonnisation du pouvoir africain, des présidents et des élites, feu le général puis président Gueï aurait été initié, comme le sont bien des très hauts cadres familiers des palais présidentiels et lieux de décision.

Sur fond de concurrence entre loges maçonniques françaises, le GODF, obédience à laquelle appartiendrait l’ancien président congolais Pascal Lissouba et première obédience du président gabonais avant son changement de loge, serait le principal perdant de cette partie de jeu d’échecs, faisant les frais du recrutement fulgurant de la GLNF.

Laquelle GNLF est considérée politiquement à droite voire à l’extrême droite et par ailleurs inféodée à la franc-maçonnerie américaine en suivant Vershave entre autres, et on pourrait se demander si c’est ce positionnement confrérique déficient en francophilie qui justifie la soudaine prolixité débridée des politologues français au sujet de la maçonnisation en Afrique…

Il demeure que les présidents africains ne jouiraient pas en l’occurrence du privilège exclusif de l’initiation à cette confrérie dite universelle bien que née et contrôlée par l’Europe, on compte en nombre croissant Premiers ministres, ministres, élus et personnalités diverses disposant de pouvoir et de notoriété, grands sportifs, archevêques, personnalités des médias…

Certes le recrutement de la franc-maçonnerie passe pour universaliste, ouvert aux Européens, Américains, Africains plus ou moins indépendamment des religions selon les obédiences. Le défunt roi du Maroc Hassan II, musulman, était un initié, et bien des initiés africains sont vaudou ou pratiquant des religions et cultes endogènes.

Il semble que malgré une participation historique à la colonisation -Jules Ferry grand avocat de la colonisation était maçon-, après avoir pratiqué la traite négrière et le racisme sous toutes ses formes à l’instar de toute la civilisation européenne, la franc-maçonnerie se soit convertie à la diversité des races et ethnies.

Pour autant, quoiqu’à priori l’argument de la liberté d’association, de se mouvoir, de fréquenter des cercles choisis par l’individu, politique ou non, pour peu que le respect de la loi n’y connaisse pas d’entorse systématique soit opposable, il ne peut être argué d’aucune opinion recevable justifiant si ce n’est par obstruction, l’absence de débat sur la maçonnisation du pouvoir et des élites africaines.

D’une part qu’une société initiatique non africaine, européenne d’origine en l’occurrence, enrôle dans ses cercles des présidents et des élites éminentes en nombre importants et croissants, au point que dans certains pays la rumeur publique et la presse établissent que nul ne peut être ministre s’il n’est maçon, ne peut pas être neutre dans la gestion indépendante des affaires africaines et dans les trajectoires politiques continentales. La concentration et l’interc****xion d’Africains au pouvoir avec des frères occidentaux porte le soupçon légitime d’un dévoiement de l’Etat comme chose commune, publique, échoué en captivité maçonnique.

En effet la franc-maçonnerie est secrète, les décisions et plans appliqués aux pays africains ne risquent ce disant pas de transiter par le minimum de démocratie, de consultation ou d’information du peuple nécessaires à la marche de la nation. L’institution du secret structure un codage du politique africain quand la fraternité met en relation de privauté des frères du monde entier aux affaires dans plusieurs pays et secteurs stratégiques dans la survie des peuples : hydrocarbures, ventes d’armes, élections, communauté internationale… Le pouvoir et la chose publique délégués aux politiques deviennent illisibles aux peuples, mandants ultimes.

Le cryptage du fonctionnement de l’Etat se rajoute à des dérives de personnalisation des processus décisionnels, avec une prise en otage de l’espace public où le collectif devrait intervenir en puissance. Des corruptions françafricaines ont licence pour s’épanouir, avec toutes sortes de prévarications traitées en réseaux, les affaires de ventes d’armes en Angola, Angolagate, ont montré l’implication stratégique de maçons facilitant ces activités criminelles.

Il devient légitime, urgent que les sociétés africaines exigent et obtiennent de connaître les fins réelles et objectives de cette organisation, afin éventuellement de la disculper après examen des scandales financiers, des détournements, des crimes économiques, des vassalisations de l’Afrique. La criminalisation croissante des institutions africaines aurait-elle à voir avec la maçonnisation du pouvoir africain, ne fusse que dans un lien au minimum tenu ?

En effet les précautions relatives au caractère corruptogène de l’implantation maçonnique dans les palais présidentiels africains tiendraient donc en partie des affaires de corruptions françafricaines dans lesquelles des maçons ont été mis à l’index avec condamnation, M.M Tarallo et Sirven pour Elf et ses captations pétrolières, étant des cas forts parlants.

On pourrait se demander si un système de rançon via les transactions et cotisations des élites africaines, ne justifie pas partiellement les besoins insatiables de bon nombre de dirigeants de détourner cleptocratiquement des sommes astronomiques. Transactions patrimoniales dans lesquelles les élites africaines échangeraient des pans de richesses nationales contre des protections politiques, diplomatiques, juridiques.

Sur un terrain plus politique, l’intervention de maçons en intermédiation lors de la guerre du Congo-Brazzaville n’a rien arrangé malgré la présence de deux factions dirigées par des maçons [d’obédiences différentes], et des intérêts pétroliers français eux-mêmes gérés par nombre de …maçons. Inefficacité maçonnique ou neutralité de la confrérie devant la guerre et ses dizaines de milliers de victimes ?

Ce mélange des genres, ces opacités introduisent de facto une présomption sombre sur les fins de cette fraternité trop liée aux captations matérielles par les élites africaines et les hiérarques occidentaux, sans que ne soient évités par ailleurs, crimes contre l’humanité, famines, paupérisation. A se demander si l’objectif universel des frères des Lumières d’éclairer le monde dont se targuent les maçons, est bien le même sur les terres d’Afrique, où c’est bien connu, rien n’est comme ailleurs…

Quand bien l’initiation des présidents et hiérarques africains ne prêterait pas le flanc à des criminelles et afrocides confusions patrimoniales, il demeurerait des interrogations sur les liens de subordination et leurs effets collectifs induits, générés par l’appartenance de personnalités au pouvoir en Afrique -groupes de référence- à des cercles européens dans lesquels ils sont en position hiérarchique inférieure.

Cette position de dominés des élites africaines dans les loges tendrait à faire perdurer l’asymétrie des rapports politiques et géostratégiques entre l’Afrique et l’Europe, l’Occident. La connaissance par l’opinion de ces sujétions confrériques ne provoquerait-elle pas des attitudes et investissements collectifs mortifères, comme la réimplantation des complexes d’infériorité ou leur assimilation sur des bases nouvelles, la recherche pathologique et systématique d’un accès à la prospérité non point par la valeur sociale apportée mais par l’inscription à toutes sortes de réseaux, maçonneries et sectes, toutes obédiences et cercles portant promesse explicite ou non d’une abondance sociale instantanée garantie ?

Si ainsi que le certifie Vershave, le président français a été initié à la loge suisse Alpina, marraine du GLNF, il est à craindre que derrière les entrelacs des rapports formalisés entre pays africains et pays occidentaux, un méta-système clientéliste hiérarchisé organise de façon invisible l’essentiel des rapports de la France et de ses ex-colonies, et plus généralement de l’Afrique avec le reste du monde.

Ces architectures relationnelles informelles substituent des relations confrériques à des règles impersonnelles qui devraient régir, dans l’intérêt du plus grand nombre, les rapports impliquant les Etats et administrations, transitant par une forme appropriée de représentation ou de consensus national.

Pis, rien ne garanti que les tribulations politiques et passions collectives qui animent ou enveniment les pays, provoquant des déchaînements de violences, de haine, d’alliances et retournements, simulant des enjeux idéologiques nationaux, ne sont pas en réalité des confrontations intra-maçonniques ou des luttes de confréries concurrentes, qui prennent le sol et les peuples africains instrumentalisés pour terrain de bataille.

Le pouvoir des confréries a de ce fait un impact usurpé de mobilisation, démobilisation, manipulation sociétales dont les cartes souterraines échappent aux citoyens, et pour des visées inconnues du public.

Enfin la légitimité d’idéologies maçonniques véhiculées par des hiérarques africains, quelles que puissent être leurs valeurs, rentrent en contradiction avec le principe d’une production endogène de modes de pensée, d’agir, de pâtir, de bâtir. Il ne semble pas que l’africanisation des loges, les syncrétismes d’Afrique centrale, hors les velléités d’autonomie rituelle et de fonctionnement, relèvent d’une dynamique et d’une inspiration africaines génératrices d’un projet fédérateur autochtone et centré sur les besoins, l’imaginaire, le rêve politique créateur continental.

* Lire : L’Afrique des présidents francs-maçons, Amady Aly DIENG Wal Fadjri (Dakar) 24 août 2003, Franc-maçonnerie : Les présidents franc-maçons d’Afrique en vedette à Cannes, Wal Fadjri / Allafrica.com, 10-12-2003, La Franc-Maçonnerie en Afrique noire, Joseph Badila, Detrad, 2004, 326 pages

** Lire : Noir silence, François-Xavier Verschave, Les Arènes, Paris, 2001. Ouvrage qui a valu à son auteur un procès à Paris qu’il a gagné, intenté par les présidents Idriss Déby, du Tchad, Omar Bongo, du Gabon, et Denis Sassou Nguesso, du Congo-Brazzaville. Le procès n’attaquait pas l’appartenance des présidents africains à la franc-maçonnerie.

Noir Chirac, François-Xavier Verschave, Les Arènes, Paris, 2002.

« L’essor de la franc-maçonnerie africaine », Claude Vauthier, GEOPOLITIQUE AFRICAINE n° 10 Printemps, avril 2003

Le Tableau Noir d’un continent dévasté. Duplicité d’une politique africaine, Claude Vauthier, Le Monde diplomatique, Janvier 2003

Agni Blé – Afrikara

Rappel : La Franc-Maçonnerie

La Franc-maçonnerie est une secte politico- religieuse qui s’organisa surtout en Europe, vers 1725, elle professa une doctrine « humanitaire » internationale et se superposa aux autres religions.

La Volonté de la Franc-Maçonnerie Européenne est d’assurer la suprématie de la race blanche sur les richesses matérielle, économique, politique, spirituelles… de la planète.

Dans les pays développés la Franc-Maçonnerie passe pour être une société secrète.

( secret de Polichinelle…les loges maçon*****s sont organisées en bande de mafieux! )

Elle obtient de ses adeptes une allégeance inconditionnelle, une diminution de l’esprit critique, une rupture avec les références communément admises (éthiques, scientifiques, civique, éducatives).

En Afrique, nous avons affaire à une version bien plus médiocre de la Franc-Maçonnerie, on peut véritablement l’appeler : une sous Franc-Maçonnerie ou Franc-Maçonnerie à l’usage des nuls.

Le niveau des valeurs morales étant suffisamment très bas En Afrique, nous trouvons logiquement Des présidents DICTATEURS au Sommet de la pyramide maçon*****.

Les adeptes de cette secte vénèrent un être qu’ils appellent  » Le Grand Architecte de LEUR UNIVERS « .

Inutile de vous redire avec plus de détails que « LEUR UNIVERS » est la prison de tous les cauchemars des Africains.

—-Fin du Rappel ——-—-

wa

salam,

Merci de ces précisions et que Dieu jjh épargne les humains et les peuples du monde le danger de cette secte satanique.

__________________
Shaykh al Islam ibnou Taymiyyah رحمه الله a dit sur les causes de l’égarement :
(..) L égarement de celui qui s’est égaré a comme origine le fait que cette personne a fait prévaloir son propre raisonnement sur le texte révèlé par Allah . Et le fait d avoir choisi de suivre les passions au lieu de ce qu’ Allah lui a ordonné.

Réponse avec citation

Oummah
Voir le profil public
Trouver tous les messages de Oummah

  #5  

 08/05/2008, 09h36

negmawon  vbmenu_register(« postmenu_3132502″, true);

Enregistré ++

 

Date d’inscription: août 2007

Homme

Messages: 610

Pays: 

Re : Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?



triste réalité

__________________
tu ne peux courir et te gratter les pieds en même temps .
 » islam-la sè sêl médikaman nou ni  »
(l’islam est notre seul médicament, contrairement à l’idée du groupe kassav qui empoisonnait tout une génération de gens avec un refrain bien transmis quasi religieusement : « le zouk est notre seul médicament » )

 

  #6  

 08/05/2008, 09h53

Re : Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?



C’est fou ce que les gens connaissent mal la franc-maçonnerie.
Secte satanique.

__________________
Ma sélection de phrases prise sur Mejliss:

« Mai 68 fut la pire catastrophe du 20 eme siècle »

Cela relativise tout de suite 2 guerres mondiales, les problèmes des palestiniens, etc.

 

bosk1
Voir le profil public
Trouver tous les messages de bosk1

  #7  

 09/05/2008, 15h48

Defender  vbmenu_register(« postmenu_3135649″, true);

Enregistré ++

 

Date d’inscription: avril 2006

Homme

Messages: 627

Pays: 

Re : Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?



Déjà poster pour la christianisation de l’Algérie

LA FRANC MACONNERIE SE DEVELOPPE EN ALGERIE

On forme sur l’eau à Rotary – Annaba
Depuis jeudi, les jeunes rotariens étaient en appel au séminaire organisé par le Rotary Club de Annaba. La manifestation coïncidait avec la célébration de la Journée mondiale de l’eau.

Y participaient des jeunes âgés de plus de 18 ans membres des rotarys clubs d’Algérie, Maroc, Mauritanie, Egypte et Tunisie. Ces jeunes ont pu prendre connaissance de plusieurs problèmes liés à la gestion, à l’utilisation, à la préservation, à la pollution de l’eau, des nappes phréatiques et aux transferts des particules dans un milieu aquifère.

http://actualite.el-annabi.com/breve.php3?id_breve=118

Voila le cheval de Troie en Algérie, et dans toute l’Afrique: le Rotary et le Lyons Club Succursale de la Franc Maçonnerie. Viennent sous prétexte d’aide au développement recrute des intello désoeuvré moyennant support logistique et financier. Ils sont reçu par les autorités avec tous les honneurs

Leur but est de parrainer des éléments dociles et malléables qu’ils vont initier pour ensuite les propulser aux ^postes clés;

Tout le système fonctionne comme cela non seulement en Afrique mais dans tous le tiers monde. Ils se fabriquent des futurs collabos au nez et à la barbe de ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Partout ou les Juifs n’ont pas pu s’implanter directement…tout doucement le sionisme fait son nid .

Ils finissent par être trés organiser, en Inde ils ont une logistique uniquement réservé à leurs adeptes,Clinique, écoles etc…

Quel est l’ignorant qui va refuser un tel pactole dans un pays désoeuvré

les évangélistes emploie le même système

__________________
Defender: Chrétien-musulman, fidèle à Dieu et à la Bénédiction d’Abraham sur sa descendance donc Chiite.

Al Hamdulillah

Le wahabime est à l’islam ce que le sionisme est au judaïsme

 

  #8  

 10/05/2008, 12h13

avrol  vbmenu_register(« postmenu_3137731″, true);

Enregistré ++

 

Date d’inscription: août 2005

Homme

Âge: 67

Âge: 67
-->Messages: 3 826

Pays: 

Re : Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?



Salut !

Citation:

Posté par bosk1 

C’est fou ce que les gens connaissent mal la franc-maçonnerie.

Les attaques contre la franc-maçonnerie assimilée au sionisme (!!!?) cachent des attaques contre la république et la démocratie. Ces malades ne sont probablement même pas musulmans et cherchent le soutien des Wahabites, comme si ces derniers n’étaient pas complices des USA et d’Israël…

Publié dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LES SOCIETES SECRETES | Pas de Commentaire »

Les syndicats sont-ils vendus ? « L’argent noir des syndicats », Roger Lenglet, Jean-Luc Touly, Christophe Mongermont (Fayard) sortie le 17 mai, 302 pages, 19 euros

Posté par issopha le 17 mai 2008

 

Les syndicats sont-ils vendus ?

 

Livre / jeudi 15 mai par Vincent Nouzille 

©  Vincent Nouzille / Bakchich -  

 

Si les petits arrangements financiers de l’UIMM ont été (en partie) mis au jour, ceux des syndicats censés défendre les salariés restent à ce jour encore tabous. Dans un livre, « L’argent noir des syndicats » (Fayard), le philosophe et journaliste Roger Lenglet, et deux syndicalistes, Jean-Luc Touly et Christophe Mongermont, révèlent, preuves à l’appui, les magouilles des syndicats, qui dépendent notamment un peu trop… du patronat.

C’est une enquête stupéfiante, qui devrait faire du bruit. Pour la première fois, le voile se lève sur un sujet tabou, « l’argent noir des syndicats ».

Les syndicats sont-ils vendus ?  « L’argent noir des syndicats », Roger Lenglet, Jean-Luc Touly, Christophe Mongermont (Fayard) sortie le 17 mai, 302 pages, 19 euros dans CARNETS d'IMPOSTURES jpg_argent-noir-des-syndicats-fb52f

Depuis le début de l’affaire des fonds secrets patronaux de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), le doute se propage.

Qui a été arrosé par l’UIMM, notamment avec les 20 millions d’euros en espèces destinés à « fluidifier les relations sociales », selon l’expression imagée de Denis Gautier-Sauvagnac, le puissant boss de l’organisation patronale, éjecté de son poste ? Les syndicats de salariés, mal à l’aise, ont tous protesté de leur bonne foi et DGS a promis de ne rien dire.

Le livre du journaliste Roger Lenglet, et des syndicalistes Jean-Luc Touly et Christophe Mongermont n’apporte pas de révélations majeures sur ce scandale entre les mains de la justice. En revanche, l’affaire de l’UIMM n’est visiblement qu’un révélateur de pratiques plus générales entre patronat et syndicats, qui vont de la subvention déguisée à la corruption pure et simple… Dans une absence totale de transparence. Il est vrai que la loi Waldeck-Rousseau de 1884 sur les syndicats leur permet de se dispenser de toute justification sur l’origine de leurs fonds et sur l’identité de leurs adhérents. Ils ont même le droit de détruire chaque année leur comptabilité afin de ne pas laisser de trace ! Un comble. Censé protéger les syndiqués de toutes représailles ciblées, ce système légal est aujourd’hui totalement archaïque.

Pratiques assez troubles entre patronat et syndicats

La réalité, telle que la narrent les auteurs, est bien plus accablante qu’on ne le croit. Les syndicats ont besoin d’argent. Or, ils ont de moins en moins d’adhérents, puisque les cotisations couvrent probablement moins de la moitié de leurs dépenses. La désyndicalisation et la bureaucratisation de syndicats émiettés vont de pair. Résultat : le système D règne. Et les dérives se multiplient.

L’UIMM, par exemple, reste muette sur les subsides qu’elle verse discrètement aux syndicats depuis des années. Or elles existent bel et bien, selon les auteurs. (Bakchich, dès demain, en révélera d’ailleurs quelques exemples très concrets) !

Téléphones, voitures, primes, embauches amicales…

D’autres PDG anonymes, cités dans le livre, évoquent des pratiques plus tangentes, des petits cadeaux qui entretiennent l’amitié… et permettent d’assurer un climat social très calme dans l’entreprise : « Je reçois moi-même, lors de chaque élection professionnelle de délégués du personnel, les salariés élus pour leur proposer des petits cadeaux, un véhicule de fonction et un téléphone portable. En contrepartie, ce que je demande, c’est qu’ils me préviennent afin de régler en amont et en petit comité tout litige qui pourrait déraper. » Pis : les permanents de certains syndicats viennent demander quelques services, en échange de leur promesse de calmer les revendications.

Daniel Guerrier, délégué CGT jusqu’en 2000, témoigne, lui, à visage découvert : « j’ai souvent vu des délégués du personnel prendre leurs ordres auprès de la direction pendant des repas régulièrement offerts par les cadres dirigeants, au cours desquels on se tutoie et on baisse un peu la voix en abordant certains sujets comme le renouvellement du portable ou de la voiture, en passant par les primes spéciales et les horaires allégés, l’embauche de parents ou amis. »

Ces pratiques seraient, selon les auteurs, très répandues, par exemple, dans le secteur de la construction ou du nettoyage. Là, les employeurs désigneraient carrément eux-mêmes certains syndicalistes de manière à éviter les soucis. Moyennant quelques avantages salariaux et appartements attribués aux heureux délégués. Même la CGT a du mal à discipliner ses troupes dans le monde atomisé du nettoyage…

Des pages de pub qui posent question

Mais les surprises ne s’arrêtent pas là. Les syndicats sont aussi gentiment arrosés par des pages de pub dans leurs revues internes. Pages qui peuvent êtres payées jusqu’à 100 000 euros « sans que personne ne puisse expliquer leur intérêt commercial ». Les auteurs notent que la presse CGT a un « penchant prononcé » pour les pubs venant notamment des assureurs Satec, Macif, Axa, MMM, Assurance Sport et Tourisme, les groupes Dassault, EDF, SNCF, Air France, Suez, Veolia, France Télécom, l’alcoolier Pernod-Ricard, le Patis 51 et le champagne Henri-Guiraud…

Fonds pour la formation ou les handicapés détournés

Par ailleurs, les collectivités locales, les caisses de retraite complémentaires et l’argent de la formation professionnelle (voir l’encadré) contribuent, eux aussi, à irriguer les syndicats, de manière directe ou indirecte, comme plusieurs rapports de l’Inspection des affaires sociales et de la cour des comptes l’ont déjà dénoncé, sans véritable suites. Pire : les 400 millions d’euros de subventions destinées à l’insertion professionnelles des personnes handicapées seraient en partie détournées vers d’obscurs « conseillers techniques ». Sans que personne ne s’en émeuve vraiment !

Des centres de formation très dépendants

« Chaque branche professionnelle (agro-alimentaire, chimie, commerce, métallurgie, etc) possède son organisme agréé collecteur de taxes : Agefos PME, Fongecif, Opcareg… On en compte une centaine, lesquels sont gérés de façon paritaire par les syndicats patronaux et les syndicats de salariés.

Cette gestion paritaire favorise-t-elle le contrôle mutuel de l’emploi de cet argent par les partenaires sociaux ? En principe, oui. D’ailleurs, on s’attendrait à entendre de temps en temps quelque cri marquant des désaccords,… Mais non, aussi étonnant que cela puisse paraître, les partenaires sociaux semblent aspirer à la concorde et ne souffrir d’aucun conflit. Chacun d’eux choisit ses centres formateurs en fonction de sa sensibilité et décide de l’orientation des formations, de leur contenu, du nombre réel de stagiaires… L’existence de ces centres est organiquement lié au syndicat qui fait appel à leur service, dès leur création. Et l’allégeance est complète.

« Pour récupérer en partie l’argent de la formation professionnelle, on s’arrange avec les centres formateurs qui surfacturent leurs prestations – ou facturent carrément des formations fictives – et l’on reverse ensuite discrètement aux syndicats une partie des bénéfices indus » nous explique un témoin direct (…)

Dans un rapport remis en 2007, la Cour des comptes montrait plus d’assurance : « rares sont les organisations professionnelles qui présentent de véritables justificatifs même plus ou moins détaillés, correspondant à des services effectivement rendus ». »

© « L’argent noir des syndicats », Fayard 2008

A l’arrivée, le constat du livre est accablant, que ce soit dans les entreprises privées comme dans le cas des entreprises publiques, tels qu’EDF ou la SNCF, où les abus – narrés en détail – sont légion. Le système de financement des syndicats – patronaux et de salariés – est bancal, opaque, perméable à la corruption, sans règles ni contrôles. Il serait grand temps de le réformer, au moins pour lui donner plus de transparence. Et éviter de désespérer ceux qui continuent de militer en toute bonne foi.

« L’argent noir des syndicats », Roger Lenglet, Jean-Luc Touly, Christophe Mongermont (Fayard) sortie le 17 mai, 302 pages, 19 euros

A lire aussi dans Bakchich

Un syndicaliste CFTC : « Nous touchons de l’argent de l’UIMM, et alors ? »

L’UIMM finance-t-elle toujours les syndicats ? A cette question toujours tabou, « Bakchich » apporte aujourd’hui une réponse claire. « Oui, nous recevons de l’argent de l’UIMM » nous confie Joseph Crespo, le président de la CFTC Métallurgie, qui a (…)

Et à découvrir à partir de ce week-end dans Bakchich

Les débuts du blog de Roger Lenglet, l’un des auteurs du livre « L’argent noir des syndicats » (Fayard)

clear dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR


Forum

  • Les syndicats sont-ils vendus ?

    le samedi 17 mai à 13:35, zadiglevizir a dit :

    allez Roger Le loire un p’tit peu d’éfficacité tout ce beau monde à la santé en calèche…. mais attention sans les avantages sécu cela va de soit… le même règime que pour le pôvre Jérôme Kerviel …. chiche…

    Répondre poliment et sans gros mots

  • Les syndicats sont-ils vendus ?

    le vendredi 16 mai à 19:57, Chris a dit :

    C’est évident ! Certains syndicalistes sont prêts à trahir leurs collègues en signant des accords défavorables aux salariés…C’est connu !

    Par contre, ce qui l’est moins, c’est le financement des syndicats par le paritarisme….Exemple, les mutuelles, les caisses de retraite, les fédérations patronales…Qui louent à prix d’or des espaces publicitaires dans les journaux syndicaux, ou encore des stands lors des congrès des fédérations syndicales…Tout ça pue ! Parce qu’il est évident qu’en finançant un syndicat le bailleur de fonds attend une contre partie…

    C’est tout le système qui est pourri, et il ne faut pas incriminer uniquement les syndicats…Les politiques, et le patronat sont complices, l’un pour sa passivité et l’autre par intérêt…Ne rêvons pas, cela ne changera jamais ! Le pouvoir économique a pris le pli depuis bien longtemps sur le pouvoir politique,le pouvoir administratif et peut être judiciaire !

    Répondre poliment et sans gros mots

  • Les syndicats sont-ils vendus ?

    le vendredi 16 mai à 11:27, georges a dit :

    Roger Lenglet, Jean-Luc Touly et Christophe Mongermont , ont ils été « remercié » par le locataire de l’Elysée ???

    Répondre poliment et sans gros mots

  • Les syndicats sont-ils vendus ?

    le vendredi 16 mai à 09:56, Lilith a dit :

    A present je comprends mieux pourquoi les manifs meme tres importantes ne servent a rien ! A present je comprends mieux pourquoi les Darcos, Sarkozi et autres se la jouent tres surs d’eux. C’est tres tres grave ! Moui qui trouvait que les syndicats etaient plus que mous sur des sujets plus que graves, a present je comprends pourquoi cette mollesse face a la destruction organisee de la solidarite nationale. Quand on voit les humiliations qui sont faites a la CAF, a l’ANPE sur des etres humains qui n’ont commis aucun crime et qu’on pousse dans la misere pour les punir et que les syndicats ne ruent pas dans les brancards, je me demande vraiment comment les gens peuvent encore croire aux syndicats !? les syndicats en france ne servent a rien, nada et ce livre nous le confirme malheureusement. Comme le PS ne sert a rien non plus car il ne s’indigne pas plus que les syndicats, remarquez bien.

    Répondre poliment et sans gros mots

    • Les syndicats sont-ils vendus ?

      le vendredi 16 mai à 14:19, un acheté a dit :

      Bonjour,

      Pourquoi vous ne vous syndiquez pas ?

      Quant à la référence à Darcos, elle concerne les syndicats de l’Education Nationale. Dans la Fonction Publique il y a plus de syndiqués en proportion que dans le privé, parce que les pressions et représailles sont moindres (ce qui n’empêche pas la lâcheté d’un grand nombre de fonctionnaires). Des luttes sociales ont été obtenues grace au syndicalisme, leur faiblesse aujourd’hui c’est bien que les travailleurs ne pensent plus de manière collective mais individuelle.

      Cela facilite les dérives et la corruption effectivement. Mais le bouquin est écrit par des syndicalistes notamment et son objectif, je pense, n’est pas de jeter le syndicalisme et son histoire au feu.

      Je réitère donc ma question, Lilith, pourquoi ne vous syndiquez pas et ainsi vous tenterez modestement à votre niveau de pallier à ces dysfonctionnements, qui ne sont pas généralisés.

      cordialement,

      Répondre poliment et sans gros mots

    • Les syndicats sont-ils vendus ?

      le samedi 17 mai à 07:49, Didier DELANIS a dit :

      Je lis des commentaires affirmant que les syndicats ne serviraient à rien…..

      Les augmentations obtenues dans le cadres des Négociations annuelles obligatoires seraient elles consenties naturellement par les employeurs ???

      L’avis favorable de la CFDT sur la réforme des retraites en 2003 et qui a permit à plus de 500 000 salariés de partir avec un, deux ou trois d’avance à la retraitre lorsque qu un salarié avait commencé à travailler à partir de 14, 15, ou 16 ans est il une absurdité ??

      Les prud’hommes sont ils inutiles ?? Ne sont ils pas essentiels pour une prise en compte des intérêts des salariés….et ne sont ce pas des élus syndicaux qui siègent pour parti sur leur temps personnel ??

      La plupart des représentants syndicaux voient leur carrière stoppée net dés leur prise de fonction, qu’ils soient issus du public ou du privé…Est ce de la corruption ??

      Avez vous une idée du nombre de militants syndicaux qui subissent du harcèlement syndical ?? Qui voient leur vie bouleversée par ce qu’ils subissent…

      Aors, certes, il doit bien exister des systèmes critiquables, des individus corrompus, des brebis galeuses….mais pas plus que dans le reste de la société…

      La majorité de ceux qui s’engagent n’ont pas la vie rose.. Allez voir du coté des représentants syndicaux dans la grande distribution, notamment chez les caissières, allez voir du coté des représentants syndicaux chez les garagistes, venez faire un tour dans les structures de proximité des syndicats et vous verrez comme les organisations syndicales sont logées…..

      Avez vous déjà vu un syndicaliste s’enrichir ????avez vous constaté, comme on le voit plus souvent chez les politiques, une amélioration des conditions de vie des syndicalistes ???

      Et puis ce livre à sensation qui ne livre finalement pas grand chose est un bon coup pour celui qui l’écrit…En voilà un qui va gagner un maximum en jetant l’opprobre sur les syndicats..

      Et puis réfléchissons….Qui bénéficiera de telles accusations contre les organisations syndicales ?? A qui profite le « crime »…. ????

      Didier DELANIS

Un syndicaliste CFTC : « Nous touchons de l’argent de l’UIMM, et alors ? »

©  Marion Gay, Vincent Nouzille / Bakchich -

Joseph Crespo est en colère. Président de la fédération CFTC Métallurgie, il fulmine contre les soupçons de corruption qui empoisonnent le climat syndical depuis le début de l’affaire des « caisses noires » de son homologue patronal, l’UIMM, l’union des industries métallurgiques et minières, en septembre dernier. « On en a marre d’être traités de voyous ou de corrompus par plein de gens, alors que nous n’avons rien à nous reprocher » confie-t-il à Bakchich . Il est vrai que les principaux bénéficiaires des 21 millions d’euros de cash distribués par l’UIMM via son délégué général Denis Gautier-Sauvagnac (DGS) demeurent mystérieux (voir encadré). Et que la gestion discrétionnaire par l’UIMM de sa cagnotte secrète – 600 millions d’euros !- suscite bien des questions.

De l’argent versé par l’’UIMM aux syndicats

Mais, depuis le début de l’enquête judiciaire sur ces versements occultes, tout le monde évite de parler des relations financières, qu’elles soient licites ou pas, entre l’UIMM et les syndicats. Sujet tabou et silence radio. Jacques Voisin, le président de la CFTC a déclaré qu’il n’y avait pas de « système organisé » entre l’UIMM et son organisation. Dans un livre qui sort le 17 mai « l’argent noir des syndicats »  [ 1 ], l’UIMM se réfugie derrière l’enquête judiciaire en cours pour botter en touche sur le sujet. Mais Joseph Crespo évoque, lui, l’existence de subventions légales « qui posent en effet un problème d’indépendance » , sans donner plus de précisions.

Bakchich a voulu en savoir plus. Et Joseph Crespo a accepté de nous fournir des explications chiffrées, qui confirment l’existence de versements réguliers de l’UIMM à tous les syndicats (voir la vidéo ci-dessus).

270 000 euros par an pour la CFTC Métallurgie

De quoi s’agit-il ? De fonds versés – appelés dans le jargon syndical un « préciput » c’est-à-dire un prélèvement,- dans le cadre d’un accord sur la formation des syndicalistes signé entre l’UIMM et les syndicats de la branche, destinés officiellement à payer des stages. Le montant touché par la CFTC Métallos ? Un chèque signé par l’UIMM de 270 000 euros par an, ce qui représente 18% des ressources de la CFTC Métallos (1,4 million d’euros par an). « Nous recevons la même somme que les autres syndicats, plaide Joseph Crespo. C’est un accord signé, le versement est parfaitement légal et transparent dans notre unique compte bancaire localisé à la Bred » .

Et à quoi sert cet argent, dont l’UIMM ne contrôle pas l’usage final ? En vérité, les syndicats en font ce qu’ils veulent. « Nous organisons vraiment des stages de formation à la négociation pour nos militants » assure le président de la Fédé des Métallos. Plusieurs centaines de syndicalistes seraient concernés chaque année. « C’est nous qui faisons entièrement le programme, l’UIMM ne s’en occupe pas » tient à préciser Joseph Crespo. Il ajoute que la formation mobilise environ 80% des fonds versés par l’UIMM.  « Le reste permet de financer partiellement les 6 salariés de notre fédération » . Une manière de reconnaître que l’argent de l’UIMM sert aussi à faire vivre sa fédération de manière permanente…

Un quart des recettes viennent des adhérents

Joseph Crespo nous donne également d’autres précisions. Car l’UIMM n’est pas la seule à verser son obole. La fédération des services de l’automobile (concessionnaires, etc) finance également, à hauteur de 250 000 euros par an, la CFTC Métallurgie (comme tous les autres syndicats), dans le cadre d’un accord sur le paritarisme. Et six entreprises du secteur (dont EADS, Thalès, Safran, Renault) ont signé des accords de « droit syndical » avec la CFTC Métallurgie qui les conduit à verser chaque année 40 000 euros chacune à cette fédé. Soit 240 000 euros de rentrées supplémentaires. Sans compter des recettes annexes de publicité provenant de sociétés de prévoyance (Ionic, AG2R, etc) dans les revues syndicales.

Au total, les cotisations des 16 000 adhérents ne représentent que 25% des recettes de la fédé, qui totalisent 1,4 millions d’euros par an. « Le système est comme cela. C’est dommage, mais cela ne fait pas de nous des vendus » estime Joseph Crespo. Le président de la fédé CFTC Métallurgie, qui est, par ailleurs, candidat au poste de secrétaire général de la CFTC au congrès d’octobre prochain, est partisan d’une transparence totale et d’une réforme de la loi sur le financement des syndicats, en faveur d’un système de chèque syndical donné à chaque salarié. « Ce serait plus sain » admet-il.

« Pas de corruption de syndicalistes » a écrit DGS

Depuis qu’il a pris les rênes en 2000 de la fédération CFTC des Métallos, qui revendique 16 000 adhérents, Joseph Crespo, venu d’Eurocopter à Marignane, assure n’avoir rien vu d’anormal en provenance de l’UIMM, bien qu’il ait souvent rencontré Denis Gautier-Sauvagnac « Je suis tombé de l’armoire quand j’ai appris ces histoires de valises de l’UIMM , dit-il. Cela nous a choqués. Nous avons déploré l’absence d’explications claires sur la destination de l’argent, qui laisse planer des doutes sur les syndicats. » .

Le comité national de la fédération avait décidé, en novembre, de ne plus participer à aucune réunion de l’UIMM si DGS devait y participer. En réponse, DGS a affirmé par écrit, le 4 décembre 2007, à Joseph Crespo, qu’il « n’y a jamais eu à l’UIMM dans les années écoulées de corruption ou d’achat de signatures syndicales. La sincérité des accords passés dans la branche ne saurait donc être entachée » .

L’enquête judiciaire en cours permettra, peut-être, de confirmer, ou d’infirmer, cette assertion.

Lire ou relire dans Bakchich  :

jpg_argent-noir-des-syndicats-8213c-7e434 dans PARFUMS DE SCANDALES

Les syndicats sont-ils vendus ?

Si les petits arrangements financiers de l’UIMM ont été (en partie) mis au jour, ceux des syndicats censés défendre les salariés – comme la CGT – restent à ce jour encore tabous. Dans un livre, « L’argent noir des syndicats » (Fayard), un journaliste, (…)

© Marion Gay, Vincent Nouzille / Bakchich : Un syndicaliste CFTC : « Nous touchons de l’argent de l’UIMM, et alors ? »

Publié dans CARNETS d'IMPOSTURES, COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, PARFUMS DE SCANDALES, ROGER LENGLET | Pas de Commentaire »

Le patrimoine des chefs d’Etat africains en France

Posté par issopha le 31 janvier 2008

Le patrimoine des chefs d’Etat africains en France

LE MONDE | 31.01.08 | 13h28  •  Mis à jour le 31.01.08 | 13h34 C‘est un monde enchanté où l’on vogue d’une villa de 9 pièces avec piscine à Nice à un hôtel particulier de l’Ouest parisien. Un univers surréaliste peuplé de Bugatti payées cash plus de 1 million d’euros. Un microcosme constellé d’une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes? Rois du pétrole saoudiens? Stars d’Hollywood ? Non : chefs d’Etat africains producteurs de pétrole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la planète. 

Le fait que des dirigeants du continent noir investissent dans l’immobilier en France, qu’ils séjournent à Paris dans un luxe inouï, que leurs familles bénéficient de largesses financées dans la plus grande opacité n’est pas une révélation. Mais, cette fois, l’inventaire de ce patrimoine vertigineux n’est pas dressé par des militants tiers-mondistes en lutte contre la « Françafrique ». Il se lit dans les 34 procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 par les policiers de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).  Cette enquête policière, dont Le Monde a pu prendre connaissance, a été ouverte par le parquet de Paris en juin 2007. Elle faisait suite à une plainte pour « recel de détournement d’argent public » déposée en mars par trois associations françaises, visant cinq chefs d’Etat : le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Burkinabé Blaise Compaoré, l’Angolais Eduardo Dos Santos, et le Guinéen Teodoro Obiang. Au fil des centaines de pages du dossier se dessine une singulière carte du Paris africain, sorte de Monopoly où les présidents auraient jeté leur dévolu sur les artères les plus huppées.

Foisonnant et cossu, le patrimoine immobilier est surtout localisé « dans des quartiers à forte valeur marchande, soulignent les policiers.

Paris 16e, 8e et 7e arrondissements pour Omar Bongo et son épouse,

Paris 16e et Neuilly-sur-Seine pour Jeff Bongo [un des fils d'Omar Bongo],

Le Vésinet pour le frère de Denis Sassou Nguesso,

Courbevoie pour Wilfrid Nguesso [neveu du président du Congo] ou

Paris 16e pour Chantal Compaoré [épouse du président burkinabé] »

La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Elysées et la plaine Monceau, dans le 8earrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d’euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans. Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou à sa famille, et 18 autres dont le président congolais et ses proches sont propriétaires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M.Bongo lui-même. Son nom est associé à pas moins de 17 propriétés immobilières, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement.

A Nice,

une propriété « est constituée de deux appartements (170 m2 et 100 m2),

trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d’une piscine », précise le procès-verbal.

« Un chef d’Etat, en fonctions depuis quarante ans dans un pays pétrolier

et qui a des revenus officiels  importants,

peut économiser suffisamment d’argent pour acheter plusieurs appartements à Paris,

explique Me François Meyer, avocat d’Omar Bongo et de sa famille.

Surtout avec les prix très bas de l’immobilier pratiqués il y a vingt ou trente ans. »  Selon les policiers, le président Bongo dispose de quatre adresses distinctes à Paris. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7earrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant – souvent – par le 16e arrondissement parisien,

 l’enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d’Omar Bongo et actuel ministre des affaires étrangères,

 et d’autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que de filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita. En comparaison de ce petit empire immobilier, les autres chefs d’Etat visés apparaissent comme de petits propriétaires.

Discret, le président congolais Denis Sassou Nguesso ne fait qu’« utiliser », selon les policiers,
la Villa Suzette du Vésinet (Yvelines). Cette coquette demeure de 485 m2 était juridiquement la propriété de
son frère Valentin, jusqu’à ce que, quelques semaines avant le décès de ce dernier à la fin 2004, elle soit cédée à une société de droit luxembourgeois aux actionnaires anonymes. 

Les enquêteurs ont également répertorié un appartement de 9 pièces acheté à Paris (17e) en 2007 pour

2470000 euros par l’épouse du président congolais Antoinette Sassou Nguesso.

Ils mentionnent aussi le logement de 10 pièces à 1 600 000 euros acquis en 2005 à Paris par leur fils Denis Christel, ainsi que l’hôtel particulier de 7 pièces avec piscine intérieure à Neuilly-sur-Seine acheté 3,15 millions d’euros en 2006 par Julienne, leur fille cadette. Les mêmes policiers n’ont découvert aucun bien immobilier appartenant au président angolais Dos Santos ni au Burkinabé Blaise Compaoré. Seule la déclaration d’impôt sur la fortune de Chantal, l’épouse de ce dernier, a montré qu’elle possède deux biens immobiliers à titre personnel dans le 16e arrondissement.

Dans le même quartier, le président guinéen Teodoro Obiang est propriétaire d’un appartement. Epluchant les fichiers fiscaux et bancaires, les enquêteurs de l’OCRGDF ont non seulement dressé la liste des biens immobiliers, mais aussi des comptes bancaires accueillant en France les avoirs de dirigeants africains et de leur famille.  Ainsi, Edgar Nguesso ne possède pas moins de 12 comptes dont 7 courants. Mais aucun n’apparaît au nom de son oncle, le président du Congo. Son homologue gabonais, lui, est titulaire de 11 comptes ouverts à Paris, Nice ou Créteil dont 6 comptes courants. Dans leur élan, visiblement ébahis par leurs découvertes, les policiers ont étendu leurs investigations au domaine des voitures de luxe, qui n’était pas explicitement visé par la plainte. Chez les concessionnaires Mercedes, Bugatti ou Aston Martin, ils ont retrouvé ce qu’ils n’avaient pas obtenu pour les appartements : les chèques et les virements ayant servi aux paiements. « Le financement de certains véhicules apparaît pour le moins atypique », notent les enquêteurs, maniant l’euphémisme à propos de « ce parc automobile conséquent ». Les deux Ferrari acquises pour près de 400 000 euros par Ali Bongo,
la Maybach à 424 477 euros d’Edith Bongo, les trois Bugatti à 1 million d’euros pièce fabriquées spécialement pour Teodoro Nguema Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, ont été payés au moyen de chèques tirés par des sociétés au profil opaque. 

De même, notent les policiers, Wilfrid Nguesso, neveu du président congolais, « règle le solde d’achat d’un véhicule Aston Martin type DB9 par un virement émis par Matsip Consulting », une société de droit luxembourgeois aux associés inconnus qui apparaît également comme propriétaire de
la Villa Suzette du Vésinet. 
Le fils du président de la Guinée équatoriale a, lui, acheté au total en France « une quinzaine de véhicules pour un montant estimé de plus de 5,7 millions d’euros », acquittés là encore par des virements de sociétés intermédiaires. Son nom, Teodoro Nguema Obiang, a été cité en 2004 dans un rapport du Sénat américain sur les transactions suspectes couvertes par la Riggs Bank qui, à Washington, gérait alors plus de 60comptes au nom des responsables de ce petit Etat pétrolier et de leur famille. 

En fait de « financement atypique », les enquêteurs français se sont vivement intéressés au chèque de 390 795 euros tiré en février 2004 par la « paierie du Gabon en France » pour régler la « Maybach 57″ (une marque allemande concurrente de Rolls-Royce) de couleur « bleu Côte d’Azur » destinée à « Madame
la Présidente Edith-Lucie Bongo-Ondimba »
. A en croire ce chèque, dont la copie figure au dossier, l’argent public gabonais financerait le véhicule de grand luxe de la première dame du pays, qui n’a pourtant aucune fonction officielle. 
Le même compte de la « paierie du Gabon » ouvert à la Banque de France et utilisé pour régler les frais de fonctionnement de l’ambassade à Paris a servi à financer la moitié d’une Mercedes à 75858 euros dotée d’un « toit ouvrant panoramique » achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président, qui est aussi sa directrice de cabinet.

Curieusement, le reliquat de 41 370 euros a été acquitté par un chèque signé de Me François Meyer, avocat

du président Bongo.

« Cela peut étonner, admet Me Meyer.

Mais je peux faire des cadeaux à la fille du président Bongo, que je connais depuis vingt ans. »

D’où vient l’argent? Au vu de ce somptueux état des patrimoines, la question de l’origine des fonds s’impose. L’apparente disproportion entre la richesse immobilière accumulée et les revenus publics des propriétaires aurait pu suggérer de poursuivre des investigations dans les comptes bancaires ayant permis pareilles transactions. 

Le salaire mensuel officiellement versé par l’Etat gabonais au président Bongo ne se limite-t-il pas à 14 940 euros, selon l’hebdomadaire Jeune Afrique? Celui du président Sassou Nguesso n’est-il pas de 30 000 euros, comme l’indiquent d’autres sources? Quant à Teodoro Obiang, ministre de l’agriculture et des forêts de son père, ne perçoit-il pas officiellement 5 000 dollars (3 400euros) par mois, d’après des sources américaines? Des investigations plus approfondies auraient dépassé le cadre de l’enquête préliminaire de police. Elles supposeraient l’ouverture d’une information judiciaire et la désignation d’un juge d’instruction. Une telle perspective a été écartée par la décision de classement, notifiée le 15 novembre par le parquet de Paris. Mais le dossier pourrait être rouvert si les associations parvenaient à déposer une nouvelle plainte, assortie cette fois d’une constitution de partie civile, comme elles en nourrissent le projet. Cette formule conduit automatiquement à la désignation d’un juge d’instruction, à condition que les plaignants prouvent leur « intérêt à agir » Même si un juge d’instruction était désigné, de sérieux obstacles surgiraient immédiatement sur sa route. Outre l’immunité dont peuvent se prévaloir des chefs d’Etat en exercice – mais pas leurs familles –, la difficulté résiderait dans la mise au jour des opérations à l’origine d’éventuels détournements. Il faudrait enquêter en Afrique, où des infractions auraient été commises, notamment dans les comptes publics. « La preuve que l’argent public a financé des dépenses privées se trouve dans le pays que contrôle précisément… le bénéficiaire », résume un spécialiste du dossier. Trois des cinq régimes concernés bénéficient du soutien indéfectible de Paris. Cet appui, renouvelé récemment par Nicolas Sarkozy, ne devrait pas fondamentalement être remis en cause par la récente sortie de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la coopération, contre le « gaspillage des fonds publics » par certains Etats africains. Or une enquête destinée à faire la lumière sur d’éventuels « biens mal acquis » déborde rapidement les normes policières ou judiciaires. Elle suppose une véritable mise à nu de la relation franco-africaine. 

Philippe Bernard

La victoire de l’ »Afrique de Papa » sur le droit

  

LE MONDE | 31.01.08 | 13h38  •  Mis à jour le 31.01.08 | 14h05 

À l’origine de l’enquête de police inédite sur les biens acquis par cinq chefs d’Etat africains en France, se trouve une plainte pour « recel de détournement d’argent public ». Celle-ci a été déposée en mars 2007 à Paris par trois associations : Survie, spécialisée dans la dénonciation des turpitudes de la « Françafrique », Sherpa, groupement de juristes spécialisés dans la défense des droits de l’homme, et
la Fédération des Congolais de la diaspora, qui dénonce l’opacité financière du régime de Brazzaville. Leur objectif commun consiste à dénoncer la dilapidation des ressources de pays africains par des régimes soutenus ouvertement –pour trois d’entre eux – par
la France depuis des décennies. 
Ces trois plaignants ont puisé l’essentiel de leurs arguments dans un rapport intitulé « Biens mal acquis… profitent trop souvent », réalisé voici un an par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD). Ce document plaidait en faveur d’une « mobilisation des sociétés civiles en faveur de la restitution des biens mal acquis ». Il synthétisait une multitude de rapports officiels, de travaux d’ONG et d’enquêtes journalistiques décrivant la fortune accumulée en France par les familles de dirigeants africains et tendant à démontrer les origines douteuses de ces fonds. En écho, la plainte déposée à Paris estimait qu’un tel financement « n’[avait] pu intervenir du seul fait des rémunérations versées aux dirigeants des pays concernés » et avait pour conséquence « la réduction des ressources publiques en Afrique ». Les associations réclamaient l’application de la convention des Nations unies de 2003 contre la corruption. Signé par
la France, ce texte érige la restitution des biens détournés en principe du droit international. 

La plainte visant les « biens mal acquis », conçue comme un outil de propagande, a connu une destinée dépassant les espérances de ses promoteurs. A la mi-juin 2007, le parquet de Paris, au lieu de la classer discrètement, a ouvert une enquête préliminaire, confiée à l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Cette décision, intervenue quelques jours après l’élection de Nicolas Sarkozy, a été analysée par nombre d’observateurs africains comme le premier signe de la « rupture » avec la « Françafrique » promise par le candidat de l’UMP. L’éditorialiste du journal burkinabé Le Pays croit alors voir poindre « une nouvelle ère (…) pour
la France, qui veut manifestement que soit tournée la page des rapines pratiquées sur le continent par ses propres dirigeants »
. « La dialectique du pilleur-réparateur pourrait s’enclencher », s’enthousiasme un quotidien de Kinshasa, tandis que le Times de Londres insiste sur le caractère « sans précédent » de l’enquête. 
La douche froide viendra cinq mois plus tard, avec le classement sans suite notifié le 15 novembre 2007 pour « infraction insuffisamment caractérisée »Entre-temps, les chefs d’Etat visés ont signifié leur colère à Nicolas Sarkozy. Omar Bongo a protesté, a affirmé avoir empêché des manifestations antifrançaises « spontanées » à Libreville. Le 5 juillet, sur le perron de l’Elysée, après une visite au président français, Denis Sassou Nguesso a fustigé les « relents de néocolonialisme et de racisme » qu’évoque pour lui la plainte. « Tous les dirigeants du monde ont des châteaux ou des palais, qu’ils soient du Golfe, d’Europe ou d’Afrique », se défendait-il. Comme pour appuyer ces protestations, M. Sarkozy a multiplié les gestes montrant la continuité des bonnes relations entre
la France et les pays concernés. Lors de son premier voyage officiel en Afrique, en juillet, il a choisi de faire étape au Gabon, dirigé depuis quarante ans par Omar Bongo, et s’est montré plus généreux que le Trésor ne le proposait pour annuler la dette de ce pays. Reçu à l’Elysée, M. Sassou Nguesso a bénéficié, lui aussi, d’une aide française accrue pour le Congo. 
Pour les associations plaignantes, le doute n’est pas permis : le classement de la plainte résulte d’une consigne donnée au parquet par le pouvoir politique. A lire leur réaction, la décision judiciaire traduirait la victoire de « l’Afrique de Papa sur le droit ». « Par cette décision, estiment-elles,
la France envoie un signal désastreux à la population africaine »
, privant celle-ci de « ce qu’elle ne peut pas obtenir sur son sol, c’est-à-dire l’identification de ceux qui, par les détournements massifs d’argent public opérés, contribuent à son appauvrissement »
Philippe Bernard 

 

Publié dans AFRIQUE PARADOXES, CAMEROUN : laideurs et décadence, COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LE DROIT DE SAVOIR, PARFUMS DE SCANDALES, POLITIQUE ET BUSINESS | Pas de Commentaire »

Le Lobby ( Pro-israélien )

Posté par issopha le 16 novembre 2007

ALTER INFO

 Le Lobby ( Pro-israélien )


 

Par Paul Craig Roberts, le 13 novembre 2007

​​​​Les experts en Occident et les gens ordinaires en terres arabes ont compris depuis de nombreuses années que les États-Unis n’ont pas de politique indépendante envers le Moyen-Orient. Le président Jimmy Carter, un homme de bonne volonté, a essayé d’utiliser l’influence des USA pour régler le conflit israélo-palestinien, une dangereuse source d’instabilité au Moyen-Orient. Pourtant, Israël a réussi à bloquer la tentative de Carter tout en rejetant la faute sur Yasser Arafat. Le plan de Carter aurait donné naissance à un État palestinien. Israël ne veulent pas d’un tel État pour la raison évidente que l’agression militaire est nécessaire pour voler le territoire d’un État aux frontières définies. Il est beaucoup plus facile de voler des terres non étatiques.

​​​​En empêchant l’avènement d’un État palestinien, Israël a été en mesure de poursuivre son vol de la Cisjordanie. Les Palestiniens qui n’ont pas été expulsés ont été forcés dans des ghettos, coupés des écoles, des hôpitaux, de l’eau, de leurs oliveraies et de leurs terres agricoles. Dans un livre récent, le président Carter appelait « apartheid » la situation actuelle. Carter fut diabolisé par le lobby d’Israël pour avoir utilisé ce mot, mais certains experts considèrent que le choix des mots de Carter est un euphémisme pour la continuation de ce que I. Pappe et NG Finkelstein appellent « le nettoyage ethnique de la Palestine. »

​​​​Le fait que la grande majorité des Étasuniens ne sache rien de tout ça témoigne de la puissance du lobby israélien.

​​​​Un certain nombre d’auteurs ont exposé l’inconduite d’Israël et la puissance du lobby, mais jusqu’à présent, celui-ci a réussi à marginaliser ses détracteurs en les traitant d’« antisémites, » de « nazis » et d’« ennemis des Juifs. » Dans un nouveau livre, John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt ont brisé le pouvoir du lobby israélien à étouffer la vérité en diabolisant et en intimidant tous ceux qui critiquent Israël.

​​​​Mearsheimer et Walt sont de distingués savants tenant des positions importantes à l’Université de Chicago et à l’Université de Harvard, deux des plus éminentes universités des USA. Leur ouvrage, The Israël Lobby and US Foreign Policy (Le lobby d’Israël et la politique étrangère US), publié par l’éditeur étasunien réputé, Farrar, Straus et Giroux , est un chef-d’œuvre d’érudition et de documentation. Les notes prennent 23 pour cent des pages du livre.

​​​​Mearsheimer et Walt réussissent facilement à construire leurs arguments qui démontrent que le soutien des USA à Israël ne peut s’expliquer par des raisons ni stratégiques ni morales. Seul le pouvoir du lobby d’Israël peut expliquer l’amenuisement des causes morales et stratégiques qui ne cesse de s’amplifier avec le soutien d’Israël par les États-Unis, même au détriment de leurs intérêts stratégiques et nationaux. En fait, le pouvoir exécutif et législatif sont si totalement compromis par le lobby, que les différents éléments de la politique US sur le Moyen-Orient « ont été conçus entièrement ou en partie au profit d’Israël, contre ses divers rivaux. »

​​​​Chapitre après chapitre, Mearsheimer et Walt démontrent les effets délétères que le lobby a eu sur les relations avec les Palestiniens, l’Irak, la Syrie, l’Iran et le Liban. Les deux chercheurs concluent :

L’influence du lobby a aidé à amener les États-Unis dans une guerre désastreuse en Irak et a paralysé les efforts pour négocier avec la Syrie et l’Iran. Elle a aussi encouragé les États-Unis à avaliser l’attaque mal conçue d’Israël contre le Liban, une campagne qui a renforcé le rapprochement du Hezbollah avec la Syrie et l’Iran, et a encore terni l’image mondiale des USA. Le lobby porte la responsabilité considérable, mais pas complète, de tous ces développements, et aucun d’entre eux n’était bon pour les États-Unis. Il est difficile d’échapper aux problèmes, même si les difficultés US dans la région du Moyen-Orient ne disparaissaient pas si le lobby était moins influent, les dirigeants US trouveraient plus facile d’explorer d’autres approches, et seraient plus enclins à adopter une politique plus conforme aux intérêts US.

​​​​Il n’y a rien d’antisémite à propos de ce livre. Mearsheimer et Walt ne remettent pas en cause le droit d’Israël à exister ou la légitimité de l’État israélien. Ils estiment que les États-Unis doivent défendre Israël contre les menaces à sa survie. Ils ont même de la considération pour l’AIPAC, l’American Israel Public Affairs Committee, à titre de lobby US légitime et non pas en tant qu’agent d’un État étranger.

​​​​Les mobiles de ces deux savants, mis à part le respect de la vérité et l’obligation de parler, sont de servir les intérêts légitimes d’Israël et des USA. Mearsheimer et Walt, en accord avec de nombreux historiens et commentateurs israéliens sur le fait que la politique israélienne envers la Palestine et les Arabes, de concert avec la répression des critiques du lobby, ont été « directement nuisibles pour Israël. » La rigidité qu’Israël a imposé à la politique étrangère des USA a enlisé ces derniers dans des guerres, vieilles maintenant d’une demi décennie ou plus, en Irak et en Afghanistan. Alors même que les Musulmans en colère menacent de submerger la marionnettes des USA au Pakistan, le vice-président Dick Cheney, Israël et ses alliés néo-conservateurs s’efforcer d’amorcer la guerre avec l’Iran.

​​​​C’est un prix élevé à payer pour l’expansion territoriale d’Israël même si la politique de guerre et de coercition US-israélienne réussit. Si l’agression militaire ne parvient pas à placer le Moyen-Orient sous l’hégémonie des USA et d’Israël, les dangers qui pèseront sur les flux d’énergie et l’existence d’Israël pourraient aboutir à l’utilisation d’armes nucléaires. Il est littéralement fou pour les États-Unis d’exposer le monde à de tels risques pour les intérêts de la politique malavisée d’Israël envers la Palestine.

​​​​D’autres chercheurs, surtout ceux dont le sens de justice est blessé par l’oppression cruelle dont souffrent les Palestiniens aux mains d’Israël, sont plus critiques que Mearsheimer et Walt. Ces derniers font d’Israël et du lobby une question de bons offices en définissant le problème comme l’un des intérêts nationaux légitimes des États-Unis et d’Israël plutôt qu’une affaire de crimes, d’inhumanité et d’injustice.

​​​​Plutôt que les intérêts nationaux légitimes, James Petras, professeur émérite de sociologie à l’Université de Binghamton à New York, voit « un niveau de crimes parallèle à celui des nazis durant la Seconde Guerre Mondiale » (The Power of Israel in the United States (Le pouvoir d’Israël aux Etats-Unis), 2006). Petras écrit que « les architectes de la guerre d’Iraq ont planifié une série de guerres de conquêtes agressives, basées sur le principe de la domination par la violence, de la torture, du châtiment collectif, de la guerre totale contre les populations civiles, leurs maisons, leurs hôpitaux, leur patrimoine culturel, leurs églises et leurs mosquées, leurs moyens d’existence et leurs institutions éducatives. Ce sont les plus grands crimes contre l’humanité. »

​​​​« Les pires crimes, » écrit Petras, « sont commis par ceux qui prétendent être un peuple élu divinement, un peuple avec la revendication justifiée de victime suprême. »

​​​​Il reste à voir combien plus de sang et de trésors de fanatisme les Sionistes vont tirer des Étasuniens. Mais une chose est certaine : le lobby israélien est beaucoup trop puissant pour les gens estimables des USA et d’Israël.

​​​​Il y a quarante ans, le lobby était assez puissant pour forcer le président Lyndon Johnson à dissimuler l’attaque israélienne intentionnelle contre l’USS Liberty, qui faisait 34 Étasuniens morts et 174 blessés. L’amiral Thomas Moorer, chef des opérations navales et président de l’état-major déclarait : « Nul président étasunien ne peut tenir tête à Israël. »

​​​​Quarante ans plus tard, le lobby d’Israël est en mesure de suborner les universités catholiques et d’annuler les décisions de titularisation. Le savant courageux Norman Finkelstein s’est vu refuser une fonction à l’Université DePaul de Chicago dans l’Illinois, pour avoir effectivement critiqué la politique israélienne.

​​​​En Amérique aujourd’hui, les universitaires et les intellectuels qui omettent de s’aligner sur le lobby ont peu de chances de recevoir le soutien des institutions conservatrices ou libérales. Même l’article de Mearsheimer et de Walt, The Israel Lobby, commandé par Atlantic Monthly et duquel a été développé leur livre, a dû être publié à l’étranger par The London Review of Books lorsque l’éditeur d’Atlantic Monthly n’en a pas eu le courage.

​​​​Les Étasuniens patriotes qui se glorifient de la position de leur pays comme « unique superpuissance » ont beaucoup à apprendre sur la soumission de leur politique extérieure à un petit pays de cinq millions d’habitants.

​​​​Pour commencer à apprendre, il n’y a pas meilleur chose que The Israel Lobby de Mearsheimer et de Walt.

​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est l’auteur de Supply-Side Revolution : An Insider’s Account of Policymaking in Washington ; Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l’entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d’inconduite des procureurs.

Original : http://www.informationclearinghouse.info/article18714.htm
Traduction au mieux de Pétrus Lombard pour Alter Info


Vendredi 16 Novembre 2007

Paul Craig Roberts

Publié dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LES LOBBIES et L'INDUSTRIE DU MENSONGE, Vous avez dit THEORIE du COMPLOT ? | Pas de Commentaire »

ARCHE DE ZOE :Ce que ne vous dira pas la presse !

Posté par issopha le 9 novembre 2007

 

crim0189.jpg

 Bonjour Ami(e)s Lecteurs et lectrices.

Je reprends ci-dessous , inquisiteur ,  l’intégralité d’une lettre ouverte adressée  le 07 novembre 2007 au Président de la République française par le député tchadien  Ngarlejy YORONGAR  , et qui apporte à l’affaire ARCHE DE ZOE une approche et une lecture que vous n’entendrez sans doute pas dans les médias. Réagissant aux propos ressentis comme méprisants et irrespectueux de Nicolas Sarkozy , s’engageant a ramener ( coûte que vaille ) les  » zozos  » de l’Arche en France ,  » quoi qu’ils aient fait «  , cette  correspondance se veut audacieuse , en rupture d’avec  ce que l’on a entendu ça et là  jusqu’ici au sujet de  cette mini-crise diplomatique. Un document riche de révélations ( avérées ? ) qui a en tout cas le mérite de nous éclairer sur les possibles imbrications de l’affaire d’exfiltration d’enfants tchadiens vers la’Europe d’avec les milieux pharmaceutiques et des affaires , et au plus haut niveau du pouvoir , en gros.

Au menu : Réseaux et trafic d’influence politico-affairistes , lobbying , manipulations , infractions…tout y est.

Nul doute que cette lecture alternative de l’affaire ARCHE DE ZOE fera grand bruit , du moins nous l’espérons. Il y a besoin d’un débat clair , précis,  franc  , sans faux-fuyant ni langue de bois , sur les rapports ambigus et informels qu’entretiennent la France et l’Afrique , au-delà de ses « émissaires officiels  » et à rebours du paravent de l’ingérence humanitaire. Autant cuire une pierre ou remplir un tonneau sans fin , me direz-vous.

 Je laisse le lecteur libre de se faire lui-même son opinion.

Issopha

Administrateur du blog.

Fédération, Action pour la République

(Far/Parti Fédération)

BP 4197 N’Djaména

Tchad

N°030/FAR/CEF/2007

Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy

Président de la République

Objet : Votre déclaration du 6 novembre 2007

Excellence Monsieur,«J’irai chercher ceux qui restent quoi qu’ils aient fait» dites-vous. «Quoi qu’ils aient fait», en insistant pour être clair et bien compris. Vous narguez les Tchadiens qui sont à vos yeux moins que vos chiens, qui demeurent toujours des esclaves et qui ne méritent ni dignité ni respect comme les traitaient vos ancêtres.

Venez les chercher, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, puisqu’ils ont accompli des actes qui méritent la médaille d’honneur. Puisqu’ils n’ont enlevé et séquestré que des enfants nègres, bons pour les réseaux notamment des pédophiles, des voleurs d’organes humains, des proxénètes et des laboratoires d’expérimentation.

Nous savons ce qui vous fait présentement courir.

Vous paniquez depuis le jour où vos compatriotes dignes de la médaille d’honneur à leur décernée ont été arrêtés à Abéché. Mieux, après que vous ayez réussi à les kidnapper avec la complicité de M. Idriss Déby pour les ramener en France, alors qu’ils ont à peine été entendus par le Doyen des Juges d’instruction chargé de la procédure.

N’est-ce pas, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, vous voulez étouffer cette affaire dans l’œuf pour éviter le déballage de vos protégés?

En voici quelques raisons:

Nous soumettons à votre sagacité, le dossier que nous a fait parvenir un de vos compatriotes:

Rappelez- vous de ce rapport sur l’ »Aide humanitaire, trafic d’enfants et terrorisme international » à l’OIPC-INTERPOL en 2004 publié depuis trois ans déjà sur l’Internet ! Voir également « Rapt international d’enfants »entre autres!
Votre frère cadet, François Sarkozy en plein dans le «merdier» !

C’est ce qui vous fait perdre la tête ces jours-ci.

«J’irai chercher ceux qui restent qoi qu’ils aient fait » clamez-vous hier, 6 novembre 2007, à qui veut vous entendre. On ne peut que s’en féliciter.

Maintenant à quoi la précipitation de notre Napoléon du Troisième Millénaire est-elle due ?

Dr François Sarkozy, votre frère cadet est-il lié, aux Pieds nickelés de l’humanitaire pour que vous soyez aux toutes premières loges des dessous de la « lamentable équipée » de l’Arche de Zoé.

En effet, on en croit à la bonne presse, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, n’est autre que la très respectable Stéphanie LEFEBVRE, une vielle connaissance du M. Eric BRETEAU, initiateur de l’opération foireuse «Children Rescue» au Tchad. Les deux protagonistes se connaissent, dit-on, depuis 15 ans.

Or, Mme Stéphanie LEFEBVRE est la directrice adjointe de Paris Biotech Santé comme vient de le révéler le Journal chrétien. Et François Sarkozy, votre frère cadet, figure, avec Stéphanie LEFEBVRE, parmi les membres du Comité d’évaluation de ce prestigieux organisme voué à la recherche biomédicale et à la santé. On est émerveillé.

En effet, le parcours de votre frère est éloquent: M. François Sarkozy a été nommé vice-président du conseil de surveillance de «Bio Alliance Pharma» en janvier 2006.

Cet organisme dit Bio Alliance Pharma est une «société biopharmaceutique d’innovation, spécialisée dans le développement et la commercialisation de nouveaux produits thérapeutiques focalisés sur le cancer, les infections graves (VIH)… » peut-on lire en ligne.

C’est là un domaine que connaissaient bien les infirmières bulgares en Libye.

En parallèle, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, 47 ans, occupe depuis 2001 un poste d‘associé au sein d‘AEC Partners.

Qu’y fait-il ? Votre frère cadet y est très actif. La preuve, tout l’intéresse: le développement de stratégies marketing et médicales au niveau international, le management de projets et ressources, la prospection et la négociation de produits, la commercialisation de nouveaux produits et le management de la transition lors de fusions et réorganisations.

Pédiatre de formation, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, est un bourreau de boulot ! Encore bravo. Avant cela, pendant la période 1990-2000, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, fut successivement directeur médical France pour Aventis Pharma et directeur médical et pharmaceutique France pour Hoechst Marion Roussel.
Et, pendant trois ans, votre frère cadet, Dr François Sarkozy est, dans ses hautes fonctions pharmaceutiques, posté aux Etats-Unis.
Félicitations! Bravo !
Sachant qu’auparavant, Dr François Sarkozy est, chez Roussel-Uclaf, directeur du développement international, responsable du développement clinique international et chef de produit au niveau mondial pour les antibiotiques.

De 1983 à 1990, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, a occupé un poste d‘assistant au sein du département de physiologie respiratoire à l‘AP-HP. Un partenaire attitré de Paris Biotech Santé (et de l’Arche de Zoé?). C‘est également au sein de l‘AP-HP que François Sarkozy a réalisé son internat en pédiatrie (Interne des Hôpitaux de Paris). Le Dr Sarkozy possède aussi un MBA obtenu auprès de l‘INSEAD, si l’on en croit Bio Alliance Presse le 5 janvier 2006 dans un communiqué de presse.
Que fait exactement Bio Alliance Pharma où siège votre frère cadet Dr François Sarkozy ?
La compagnie a développé des médicaments comme le Doxorubicin Transdrug® pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-est et dans l’Afrique sub-saharienne, si l’on prête foi à Boursorama.

D’autre part, pour développer ces remèdes, la société a fait appel à des expérimentations sur des patients, comme, par exemple, pour le Loramyc, 540 patients sur 40 sites répartis entre les Etats-Unis, le Canada et l’Afrique du Sud, peut-on lire sur Smartbrief.

Coïncidence, Eric BRETEAU, ses coauteurs et complices de l’Arche de Zoé voulaient «évacuer» 10.000 orphelins du Darfour vers
la France, le Canada et les Etats-Unis.

Quant à AEC Partners où siège votre frère cadet, Dr François Sarkozy, son plus riche client est le géant américain Pfizer, leader mondial de l’industrie pharmaceutique, spécialiste entre autre du traitement de la maladie d’Alzheimer, «Grande Cause nationale » de
la République française en 2007.

ll n’y a bien entendu aucun rapport entre le fait que votre frère cadet, Dr François Sarkozy ait pour plus riche client le géantisme Pfizer et le fait que la maladie d’Alzheimer devienne grande cause nationale de
la France après votre brillante élection à la tête de
la France, ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit !

Au printemps, un petit pays africain géographiquement proche du Tchad, attaque devant la justice internationale le fameux Pfizer qui aurait «effectué en 1996 de façon illégale l’essai clinique d’un médicament appelé Trovan Floxacine sur 200 enfants atteints de méningite à méningocoque», selon de multiples sources au dessus de tout soupçon.

Selon Afrik.com, le géant américain aurait donc en 1996 «secrètement utilisé des enfants comme cobayes dans les tests d’un médicament ». 2,75 milliards de dollars d’indemnités sont réclamés à l’inventeur du Viagra, car « 11 enfants sont morts (5 ont pris le premier produit, 6 le second) et de nombreux autres ont subi des séquelles: surdité, paralysie, lésions cérébrales ou cécité», si l’on en croit Afrik.Com du 21 mai 2007, alors que c’est le très américain The Washington Post qui a déterré l’affaire.

Pour reprendre les termes du Journal chrétien, Parisbiotech, où bossent dur Stéphanie LEFEBVRE, secrétaire générale de L’Arche de Zoé et votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, «n’est pas une histoire d’amateurs; ils sont très professionnellement organisés et ne manquent pas de fonds et de soutiens en tout genre. Ils n’avaient donc aucun mal pour organiser et financer l’opération « d’évacuation» menée par l’Arche de Zoé au Tchad ».

Gilbert Léonard de constater dans les colonnes de l’organe de presse en question: La «petite» association «Arche de Zoé» semble avoir préparé cette opération avec beaucoup de relations d’influence et de moyens techniques et financiers. Fin de citation.
Voilà, pour éclairer vos lanternes, l’extrait d’un dossier que m’a envoyé un de vos compatriotes pour me permettre de comprendre le pourquoi de votre agitation.
Libre à vous de donner ordre à votre armée qui est séparée de la nouvelle prison que juste par une rue.

Permettez-moi, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy,de vous rappeler que vous passez complètement à côté de la convention entre
la République du Tchad et
la République Françoise. Vous avez une lecture erronée des dispositions de cette convention.

En effet, l’article 45 de cette convention relatif à l’extradition dispose sur les sujets à extrader que :

«1)- Les individus qui sont poursuivis pour crimes ou délits punis par les lois des Parties contractantes d’une peine d’au moins un an d’emprisonnement.L’extradition peut être refusée «si les infractions ont été commises en tout ou partie sur le territoire de l’Etat» (article 49, alinéa c).. Pour le cas d’espèce c’est un crime contre l’humanité de ces enfants. Donc, impossible de les extrader, M. Nicolas Sarkozy.Pour vous, des Français bon teint comme les Breteau ne doivent pas être emprisonnés et jugés par des juges « nègres juges tchadiens».

Veuillez agréer, M. le Président, l’assurance de la fierté de M. Idriss Déby d’avoir un ami comme vous.

N’Djaména, le 7 novembre 2007


Le député Ngarlejy YORONGAR

Publié dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY, Vous avez dit THEORIE du COMPLOT ? | Pas de Commentaire »

Finance et silence

Posté par issopha le 7 novembre 2007

Finance et silence

 

 

LA libéralisation des mouvements de capitaux constitue une arme fabuleuse contre le contrat social. Elle peut être très efficacement utilisée pour saper tout effort de la puissance publique visant à promouvoir des mesures progressistes. Par exemple, si un pays cherche à stimuler son économie ou à accroître ses dépenses de santé, cet écart de conduite peut être immédiatement puni par une fuite des capitaux.

Cette mobilité de la finance a fait naître ce que certains économistes ont appelé un « Sénat virtuel » de dirigeants qui, simplement en transférant des fonds, se trouvent en mesure de décider des politiques sociales et économiques. Or le volume des transactions sur les marchés financiers a considérablement augmenté, pour atteindre quelque 1 800 à 2 000 milliards de dollars par jour, et il a changé de nature : alors que, il y a trente ans, près de 90 % des échanges étaient liés à l’économie réelle (commerce et investissement à long terme), il s’agit désormais surtout de flux spéculatifs à très court terme (très souvent moins d’une journée) sur les monnaies et les taux d’intérêt. Les marchés sont devenus de plus en plus volatils, de moins en moins prévisibles ; et les crises financières plus fréquentes.

La taxation des transactions sur les marchés des changes a été proposée, au début des années 70, par le Prix Nobel d’économie James Tobin pour mettre des « grains de sable » dans l’engrenage des flux spéculatifs et favoriser les investissements productifs à long terme (1). Ce type d’idée était alors courant : jusqu’aux années 80, la plupart des pays riches exerçaient un certain contrôle sur les flux de capitaux. Quelques Etats le font toujours, le Chili, par exemple.

La taxe Tobin est à l’ordre du jour depuis près d’un quart de siècle, mais les grandes institutions financières ne veulent absolument pas en entendre parler. Et pour cause : elles profitent énormément de la situation actuelle, même si c’est au prix d’un ralentissement de l’économie réelle et de crises importantes. Les secteurs manufacturiers et industriels, pourtant bénéficiaires potentiels d’une telle mesure, s’y sont, eux aussi, généralement opposés. Sans doute ne leur déplaît-il pas que la libéralisation financière contrecarre les politiques sociales et exerce une forte pression sur le coût du travail. On ne s’étonnera pas qu’un ouvrage majeur sur la taxe Tobin, publié il y a deux ans (2), ait été boycotté par la presse, sous la pression des organismes internationaux et des milieux financiers, notamment américains.

La dissimulation des solutions de rechange à la politique actuelle est d’autant plus nécessaire que l’opinion est souvent fermement opposée aux politiques de libre-échange et de libéralisation financière. Ainsi, l’administration Clinton a dû renoncer, en 1998, à obtenir l’accord du Congrès pour l’utilisation de la procédure dite fast track (voie express) pour négocier une zone de libre-échange des Amériques (3). Les élus avaient subi de telles pressions populaires – notamment syndicales – que le président constata qu’il lui était impossible de réunir une majorité.

CE qui était en jeu à l’époque, c’était également de préparer le terrain à l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI), qui se négociait en catimini depuis mai 1995 au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La mobilisation des mouvements de citoyens, notamment au Canada et en France, a finalement fait capoter le projet, le gouvernement de M. Lionel Jospin, sensible à leur pression, s’étant retiré de la négociation le 10 octobre dernier.

Mais le dossier n’est pas clos : les négociations vont reprendre d’une manière ou d’une autre, en premier lieu au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et autant que possible très discrètement. Une idée avancée par les promoteurs de la libéralisation financière serait de demander au Fonds monétaire international (FMI) d’imposer, dans les faits, les règles contenues dans le projet d’AMI aux différents Etats qu’il « aide ». L’« avantage » d’une telle solution, c’est que le FMI fonctionne à l’abri des regards et ne rend de comptes à personne.

(Propos recueillis par Normand Baillargeon.)

Noam Chomsky.

Noam Chomsky

Professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), Boston, Etats-Unis. Auteur, après bien d’autres ouvrages, de Pirates et empereurs. Le terrorisme dans le monde contemporain, Fayard, Paris, 2003. La plupart des textes de Noam Chomsky sont disponibles sur son site Internet.

(1) Lire Howard M. Wachtel, « Trois taxes globales pour maîtriser le capital », Manière de voir, no 42, « Anatomie de la crise financière », novembre-décembre 1998.

(2) Mahbub Ul Haq, Inge Kaul, Isabelle Grunberg, The Tobin Tax : Coping with Financial Volatility, Oxford University Press, 1996. Sur le sujet, lire Ibrahim Warde, « La taxe Tobin, bête noire des spéculateurs, cible des censeurs », Le Monde diplomatique, février 1997.

(3) Doté de cette prérogative, le président peut signer des accords commerciaux auxquels les élus ne peuvent ensuite apporter aucun amendement. Ils doivent ratifier ou rejeter les textes tels quels.

Publié dans CARNETS d'IMPOSTURES, COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LE DROIT DE SAVOIR, LES NOUVEAUX MAITRES DU MONDE, POLITIQUE ET BUSINESS, Vous avez dit THEORIE du COMPLOT ? | Pas de Commentaire »

1234
 

Kabylie News |
Ensemble, Préservons Rognac... |
Elections 2008 Municipales ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Transferring the UNITED NAT...
| l'Algérie au quotidien
| Yüzyıla Ağıt