DROIT DE L’IMMIGRATION EN FRANCE en quelques MOTS-Lexique ( CIMADE )

Posté par issopha le 20 mars 2009

 

Lexique

« Les chaînes de l’humanité torturée sont faites de paperasse » (Kafka)

DROIT DE L'IMMIGRATION EN FRANCE en quelques MOTS-Lexique ( CIMADE ) dans ACTIONS CITOYENNES Arbre_Noel-PP La Machine à Expulser « POUR LES NULS »

Trop souvent employés de façon lapidaire, quelques acronymes qui ne doivent pas décourager ceux qui veulent signer les pétitions du RESF, se joindre aux actions, ou qui débarquent dans les collectifs du RESF

AARAJAPRFAPSATCRACRECSTDublin IIIQTITFJLDOFPRAOQTFPAFRaflesTATGIVPFZA


AAR : Assigné(e) A Résidence

AJ : Aide Juridictionnelle

APRF comme dans « demander l’annulation de l’APRF et la sortie de rétention pour Madame Mafdaoui Fatima »
Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière. 7 jours pour faire appel (à partir de la date d’envoi). 48h seulement si remis en main propre (au commissariat au cours d’une arrestation par exemple) ! Se faire absolument aider juridiquement (Cimade, Gisti, Ldh…)
- http://sos-net.eu.org/etrangers/rec…
- http://www.gisti.org/pratique/model…

Information pratique lors de la remise d’un APRF en GAV : l’heure exacte à laquelle celle ci est notifiée à l’issue de la GAV est très importante : elle conditionne l’heure limite de réception de la requête en annulation auprès du greffe du TA ( exactement 48 h, à la minute près).
Exemple : notification aprf jeudi 4 oct à 16 h 18 —> le greffe du TA doit recevoir la requête en nullité avant samedi 6 oct à 16 h18 (17 de préférence !)
Le dépôt de la requête se fait à l’heurodateur du greffe du TA, ou par FAX, à condition de garder copie du récépissé de fax .
Mais attention, comme la Cimade n’est pas en CRA le samedi , en pratique il faut que la requête soit rédigée et envoyée le vendredi !

C’est pire pour les personnes arrêtées les jeudi, dont les notifications d’aprf sont données le vendredi soir , car personne de la CIMADE n’est en CRA ni le samedi , ni le dimanche : dans ce cas soit la personne prend un avocat, soit elle demande ( c’est possible mais pas évident) que soit demandé au bureau pénal de lui envoyer en CRA l’avocat de permanence à qui elle remet sa requête en nullité ( si elle sait la rédiger elle même… et la signer ! ) .

Penser aussi aux 24 h maximum de délai pour faire appel de la décision du 1er JLD qui souvent a lieu très rapidement après la fin de la GAV.
- ATTENTION Voir nouveau dispositif 2007 : l’OQTF
2130482988.08._SCMZZZZZZZ_ dans ERIC ZEMMOUR


APS : Autorisation Provisoire de Séjour

AT : Autorisation de Travail

CRA comme dans « quatre sans-papiers sont transférés au CRA du département »
ou RÉTENTION comme dans « Évreux : un père et son fils en rétention »
Centre de Rétention Administrative
cimade dans FRANCE IMMIGRATION
- http://www.cimade.org/publications/…
- voir le Rapport de la Cimade 2005
rochambeauguyane200 dans LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY
- Photos de la famille Raba au centre de rétention de Lyon Saint Exupéry
- l’article sur Wikipedia
- les CRA sur Dailymotion

CRE comme dans « Chaque soir, devant les CRE, c’est le même rituel. Un des sans-papiers distribue des numéros, avant de se coucher sur le trottoir »
Centre de Réception des Étrangers
- http://www.gisti.org/doc/actions/20…
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0014

CST comme dans « le non renouvellement des CST 1 an augmenterait le nombre de clandestins de façon importante. »
Carte de Séjour Temporaire
pistes : le Guide de l’entrée et du séjour des étrangers en France

Dublin 2 ou Dublin II comme dans « Le ministre n’a fait « qu’appliquer strictement » la convention de Dublin en ordonnant l’arrestation »
Les familles entrées par un autre pays européen sont renvoyées dans le pays où elles ont débarqué.
- http://www.ofpra.gouv.fr/index.html…


IQT comme dans « Vous devez faire appel de l’IQT dans les deux mois et cet appel n’est pas suspensif »
Invitation à Quitter le Territoire. Deux mois pour faire appel. (« invitation », c’est sympa,non ?)
- http://pajol.eu.org/article24.html
- ATTENTION Voir nouveau dispositif 2007 : l’OQTF
L'expulsion d'un immigré illégal vers Yaoundé, au Cameroun

L’expulsion d’un immigré illégal vers Yaoundé, au Cameroun



ITF comme dans « Le CSP 59 vous annonce que Khamkhi vient de voir son ITF levée, c’est la preuve que l’assignation est utile »
Interdiction de Territoire Français
- http://www.gisti.org/pratique/model…


JLD comme dans« Un maintien pour quinze jours, confirmé par le JLD malgré différents problèmes sur la procédure d’interpellation. »
Juge des Libertés et de la Détention
Le JLD est spécialement compétent pour ordonner, pendant la phase d’instruction d’une affaire pénale, le placement en détention provisoire d’une personne mise en examen ou la prolongation de la détention provisoire, et d’examiner les demandes de mise en liberté. Il est saisi par une ordonnance motivée du juge d’instruction
http://fr.wikipedia.org/wiki/Juge_d…
témoignage de S. Portelli
« black list » de JLD à Bobigny

OFPRA comme dans « Après un premier refus de l’OFPRA, la commission de recours a donné un avis négatif »
Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides
C’est un établissement public sous tutelle des affaires étrangères, qui est le seul habilité à déterminer la qualité de réfugié.
- http://pajol.eu.org/article895.html
0023
- « Droit d’asile au NON de quoi ? » de Clémence Armand
- L’Express : « Je ne veux plus trier les réfugiés »

OQTF
Obligation à Quitter le Territoire Français
Décret pris le 29.12.2006
Pour résumer, l’obligation à quitter le territoire français(OQTF) est la nouvelle mesure unique prise par la préfecture qui contient à la fois, le refus de délivrance du titre de séjour et la reconduite à la frontière (APRF)
Voir note explicative et Que faire après une OQTF ?

PAF comme dans « Nous vous avions fait part de l’émotion et de la colère provoquées le 26 octobre dernier par l’intervention de la PAF »
paF_pho1_275642 Police Aux Frontières
également appelée Police de l’Air et des Frontières.
« Dans le cadre de la police de proximité, la Police aux Frontières (PAF) assure au plan judiciaire ainsi qu’au plan administratif toute la procédure des infractions sur les étrangers en situation irrégulière sur le territoire national. La lutte contre le travail illégal, comme la lutte contre la façon et l’usage de moyens illicites d’entrée et de séjour sur le territoire (faux documents administratifs) participent à la lutte contre les réseaux d’immigration irrégulière.
La Police aux Frontières assure l’éloignement des étrangers frappés d’un arrêté de reconduite à la frontière, ou expulsés, ou interdits du territoire par jugement. » (http://www.bouches-du-rhone.pref.go…)
Anafé : liste des ZA gérées par la PAF (Juin 06)
SanspapRennes : Les méthodes de la PAF en Ille-et- Vilaine

RAFLES
rafle_120 Définition du Petit Larousse 1995
Rafle : Opération policière exécutée à l’improviste dans un lieu suspect ; arrestation massive de personnes. Être pris dans une rafle
Définition du Petit Robert 1992
Rafle : Arrestation massive opérée à l’improviste par la police dans un quartier ou un établissement suspect.
Voir le communiqué de la Cimade : « Arrestations de sans papiers : le retour de la rafle ? »
Voir http://www.phototheque.org/329.html
Voir l’article A propos des rafles, arrestations « ciblées », délation, dénonciation (Témoignages à déposer ici)

TA comme dans « Le TA a annulé l’arrêté après un véritable réquisitoire contre la préfecture »
Tribunal Administratif
Attention : vous avez 48 heures ou 7 jours, selon les cas, pour demander au tribunal administratif d’annuler l’APRF
rassemblement

TGI comme dans « Aujourd’hui, le TGI de Paris a prolongé de 15 jours la rétention de Jeff »
Tribunal de Grande Instance
Un étranger peut être maintenu en zone d’attente pendant 4 jours sur décision de l’administration. Au-delà de ce délai, l’administration doit saisir le tribunal de grande instance (TGI) pour demander la prolongation du maintien en zone d’attente pour une durée maximale de 8 jours. Exceptionnellement, le TGI peut prononcer une deuxième prolongation de 8 jours.

VPF comme dans « les cartes VPF sont indépendantes au résultat d’examens ou à la poursuite d’un cursus. »
Vie Privée et Familiale
L’ordonnance du 2 novembre 1945, modifiée par la loi Réséda du 11 mai 1998, relative à l’entrée et au séjour des étrangers en France et au droit d’asile, prévoit, dans son article 12 bis 7°, de délivrer la carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » de plein droit à l’étranger « dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d’autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus »
pistes : http://www.gisti.org/pratique/model…

ZA comme dans « Un étranger peut être maintenu en zone d’attente pendant le temps nécessaire à son départ, si l’entrée en France lui a été refusée »
Zone d’Attente
http://www.anafe.org/rapports.html
aeroport_immigration

À suivre
…avec votre aide

REPERTOIRE DES ABREVIATIONS_________________________________________ 

 

article 3 : article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme stipulant que « nul ne peut être soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants«  

article 8 : article 8 de la convention européenne des droits de l’Homme protégeant la vie privée et familiale 

AGDREF : se rapporte au fichier national des étrangers 

AJ : aide juridictionnelle 

AME : aide médicale de l’Etat 

ANAEM : agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations. Remplace l’OMI. 

ANAFE : association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers 

APRF : arrêté préfectoral de reconduite à la frontière 

APS : autorisation provisoire de séjour 

ASE : aide sociale à l’enfance 

CAA : cour administrative d’appel 

CADA : centre d’accueil pour demandeurs d’asile 

Ou : commission d’accès aux documents administratifs 

CAF : caisse d’allocations familiales 

CAFDA : coordination d’accueil des familles demandeuses d’asile 

CATRED : collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits 

CASP : centre d’action sociale protestant 

CCAS : centre communal d’action sociale 

CCFD : comité catholique contre la faim et pour le développement 

CE : Conseil d’Etat 

CEDH : convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme 

            : cour européenne des droits de l’Homme (chargée de l’application de la convention) 

CESEDA : code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile 

CFDA : coordination française sur le droit d’asile 

CIMADE : à l’origine, comité inter mouvements auprès des évacués. Aujourd’hui n’est plus un acronyme. 

CMU : couverture maladie universelle 

CNAV : caisse nationale d’assurance vieillesse 

CNCDH : commission nationale consultative des droits de l’Homme 

COMEDE : comité médical pour les exilés et les déplacés 

COMEX : commission d’expulsion 

CPAM : caisse primaire d’assurance maladie 

CPH : centre provisoire d’hébergement 

CRA : centre de rétention administrative 

CRE : centre de réception des étrangers (à Paris) 

CRR : commission des recours des réfugiés 

CST : carte de séjour temporaire 

DASES : direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé (Mairie de Paris) 

DASS (ou DDASS) : direction départementale des affaires sanitaires et sociales 

DDTEFP : direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle 

DER : défense des étrangers reconduits (service de la Cimade) 

DLPAJ : direction des libertés publiques et des affaires juridiques (ministère de l’Intérieur) 

DPM : direction de la population et des migrations (ministère des affaires sociales) 

EURODAC : fichier européen des empreintes digitales 

FAS ou FASILD : fonds d’action sociale, devenu fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations 

FNE : fichier national des étrangers 

FTDA : France terre d’asile 

GISTI : groupe d’information et de soutien des immigrés 

HCR : haut commissariat auprès des réfugiés 

IQF : invitation à quitter la France 

ITF : interdiction du territoire français 

JO : journal officiel 

LDH : ligue des droits de l’Homme 

MAE : ministère des Affaires Etrangères 

MISP : médecin inspecteur de la santé publique 

MRAP : mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples 

ODSE : observatoire du droit à la santé des étrangers 

OFPRA : office français de protection des réfugiés et des apatrides 

OMI : office des migrations internationales. A été remplacé par l’ANAEM. 

PACS : pacte civil de solidarité 

SIS : système d’information Schengen 

SSAE : service social d’aide aux émigrés. A fusionné avec l’OMI pour créer l’ANAEM. 

TA : tribunal administratif 

TGI : tribunal de grande instance 

TI : tribunal d’instance 

ZA : zone d’attente 


LEXIQUE__________________________________________________________________ 

 


Documents d’entrée, de séjour ou de voyage______________________________________ 

 


Autorisation Provisoire de Séjour (APS): 

L’autorisation de séjour est remise aux étrangers à qui l’administration reconnaît un droit au séjour sans pour autant leur délivrer une carte de séjour. 

Elle concerne notamment les étrangers malades récemment arrivés en France ou nécessitant des soins médicaux pour une courte période, les personnes assignées à résidence et les demandeurs d’asile qui ne possèdent pas encore de récépissé. 

La loi du 24 juillet 2006 a créé trois nouvelles catégories de bénéficiaires d’une APS : pour faciliter la recherche d’emploi des étrangers ayant achevé leurs études en France ; pour les missions de volontariat et pour l’un des parents d’un enfant malade. 

L’APS place l’étranger qui en est titulaire en situation régulière mais n’ouvre pas les mêmes droits que la carte de séjour temporaire ou la carte de résident. 

Généralement elle n’emporte pas droit au travail mais l’étranger peut se voir remettre une autorisation de travail sur présentation d’une promesse d’embauche. 

Elle peut être valable un mois, trois mois mais plus généralement six mois.

 

Carte de résident : 

La carte de résident est valable dix ans et est renouvelable automatiquement. 

Elle se présente sous la forme d’une carte plastifiée, indépendante du passeport de l’étranger.

 

Carte de séjour temporaire : 

Délivrée par l’autorité préfectorale, la carte de séjour temporaire matérialise le droit au séjour des étrangers. L’étranger se trouve donc en situation régulière sur le territoire français pendant la durée de validité de sa carte. Celle-ci ne peut pas excéder une année, mais sa durée de validité peut être inférieure. Elle se présente généralement sous la forme d’une vignette apposée dans le passeport de l’étranger, mais peut aussi être indépendante du passeport.

 

Document de circulation pour étranger mineur : 

Le document de circulation est délivré par la préfecture compétente et permet au jeune de sortir de France et d’y entrer sans avoir à solliciter de visa. Ce document est attribué dans les hypothèses où le mineur aura droit, à l’âge de dix-huit ans, à un titre de séjour. 

 

Laissez-passer : 

Pour reconduire un étranger à la frontière, l’administration doit produire le document de voyage de l’étranger qu’elle souhaite expulser. Il s’agit le plus souvent du passeport de l’intéressé mais lorsque celui-ci n’est pas en mesure de le présenter, l’administration doit se procurer un laissez-passer, délivré par l’ambassade ou le consulat du pays d’origine présumé de l’étranger. Il prend la forme d’une attestation écrite qui reconnaît l’identité de la personne et autorise son entrée dans le pays de renvoi.

 

Récépissé constatant le dépôt d’une demande de reconnaissance de statut de réfugié : 

Il s’agit d’un document ayant valeur d’autorisation provisoire de séjour, délivré par la préfecture lorsque le dossier de demande de statut de réfugié a été enregistré par l’OFPRA. Il est valable 3 mois et renouvelé jusqu’à la décision finale de l’office ou, le cas échéant, de la Commission des recours des réfugiés.

 

Récépissé de demande de titre de séjour : 

Il est délivré à l’étranger admis à souscrire une première demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour. Il apporte la preuve du dépôt de la demande et place l’étranger en situation régulière le temps de l’instruction de son dossier. Il permet parfois à son titulaire d’exercer une activité professionnelle. Il est valable au moins un mois (en général trois mois) et est renouvelable. 

En pratique, le récépissé est rarement délivré au moment du dépôt de la demande de titre de séjour, mais bien plus souvent au moment où l’administration a déjà pris la décision de régulariser l’étranger. Le récépissé est alors attribué le temps de l’édition de la carte de séjour.

 

Sauf-conduit : 

Le sauf conduit est un visa de régularisation délivré à la frontière. Il régularise donc l’entrée sur le territoire comme le ferait un visa établi par un consulat français.

 

Titre d’identité républicaine : 

En attendant d’obtenir la nationalité française, les enfants nés en France de parents étrangers peuvent obtenir un titre d’identité républicain qui atteste de leur résidence en France. 

Il est délivré aux enfants mineurs nés en France de parents étrangers qui résident régulièrement en France. Il permet au jeune de sortir de France et d’y entrer sans avoir à solliciter de visa. De plus, il permet de faciliter les démarches des enfants qui ont vocation à devenir français en leur permettant de justifier de leur identité.

 

Titre de séjour : 

Terme générique qui recouvre les autorisations provisoires de séjour, les cartes de séjour et les cartes de résident.

 

  

Visa de court séjour : 

Egalement appelé visa touristique, visa de voyage ou visa C (du nom de la lettre aposée sur la vignette), il permet d’entrer en France régulièrement (visa = entrée régulière) et d’y séjourner régulièrement pour une durée inférieure à trois mois (visa en cours de validité = séjour régulier). 

La détention d’un visa est obligatoire pour entrer en France, sauf pour certains ressortissants. 

 

 Visa de long séjour: 

Appelé aussi visa d’installation ou visa D (du nom de la lettre apposée sur la vignette), il permet d’entrer en France et permet de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois. 

La détention d’un visa de long séjour peut être obligatoire pour l’obtention de certaines cartes de séjour (conjoints de Français, bénéficiaires du regroupement familial, « étudiant », « visiteur », « salarié », « scientifique », « profession artistique et culturelle », etc…). Dans ce cas, il porte la mention « carte de séjour à solliciter dès l’arrivée en France ». 

En revanche lorsque le requérant souhaite rester plus de trois mois en France mais ne souhaite pas s’établir durablement sur le territoire (c’est-à-dire pour une période inférieure à six mois), un visa dit de « long séjour temporaire » est délivré : la mention apposée sur la vignette est alors « dispense temporaire de carte de séjour ». 

 

 

 

 

 

Juridictions________________________________________________________________ 

 


Commission d’expulsion (COMEX) : 

Elle doit être consultée lorsqu’une mesure d’expulsion est envisagée à l’égard d’un étranger (sauf si l’administration considère que l’expulsion constitue une urgence absolue et, éventuellement, une nécessité impérieuse pour la sûreté de l’Etat ou la sécurité publique). L’avis de la commission ne lie pas l’administration mais doit éclairer l’autorité compétente dans sa prise de décision.

 

Commission des recours contre les refus de délivrance des visas : 

En cas de recours contentieux suite à un refus de délivrance de visa, la commission doit obligatoirement être saisie préalablement à la saisine du Conseil d’Etat.

 

Commission des recours des réfugiés : 

La Commission des recours des réfugiés est une juridiction administrative spécialisée. Elle est compétente uniquement pour examiner les recours exercés contre les décisions de l’OFPRA en matière de demande de statut de réfugié. Elle ne se contente pas de juger la légalité de la décision de l’OFPRA, mais est en charge d’évaluer l’ensemble des éléments qui lui sont soumis à la date à laquelle elle statue (le jour de l’audience) pour apprécier le bien fondé de la demande de statut de réfugié. 

Contrairement aux juridictions administratives classiques, la commission doit être saisie dans le délai de un mois (au lieu de deux).

 

Commission du titre de séjour : 

Elle doit être saisie par le préfet lorsque celui-ci envisage de refuser la délivrance ou le renouvellement d’un titre de séjour qui doit être délivré de plein droit. Le préfet peut se dispenser de saisir cette commission lorsque les conditions de fond de délivrance du titre de séjour sollicité ne sont pas remplies. En pratique, la commission n’est pratiquement jamais saisie car les préfets estiment la plupart du temps que la demande de titre de séjour présentée par l’étranger n’est pas fondée.

 

 De plus, le préfet peut saisir la commission pour toute question relative à l’application du CESEDA. 

Enfin, le préfet doit la saisir des dossiers d’étrangers qui justifient par tous moyens leur résidence en France depuis plus de dix ans.

 

Conseil d’Etat : 

Il exerce une double fonction : d’une part, il conseille le gouvernement dans l’élaboration de ses textes législatifs. D’autre part, il doit juger des actes de l’administration, lorsque des citoyens s’en plaignent. 

Il traite en appel (donc sur le fond du dossier), certaines affaires déjà examinées par les cours administratives d’appel (ex : recours contre un APRF). 

Il est également juge de cassation des décisions prises par les cours administratives d’appel (ex : recours contre un refus de séjour) 

C’est la plus haute juridiction administrative puisqu’il examine les décisions prises par toutes les instances administratives de premier ou de second degré, soit par la voie de l’appel, soit par la voie de la cassation.

 

Cour administrative d’appel : 

Au nombre de 5, elles sont compétentes pour juger en deuxième instance le contentieux administratif ordinaire. Elles sont saisies après que le tribunal administratif ait rendu sa décision.

 

Cour européenne des Droits de l’Homme : 

Elle peut être saisie par un Etat mais aussi directement par une personne physique qui se prétend victime d’une violation d’un droit reconnu par la Convention européenne des droits de l’Homme, lorsque cette violation est le fait d’un Etat contractant. 

L’intéressé doit au préalable avoir épuisé toutes les voies de recours internes.

 

Tribunal administratif (TA) : 

Au nombre de 33, ils sont compétents pour juger en première instance les litiges entre l’administration et les citoyens.

 

Tribunal de Grande Instance (TGI) : 

Ils sont au nombre de 181. 

Ils peuvent statuer au civil et au pénal. 

Ils tranchent toutes les affaires dont l’enjeu financier est supérieur à 4615 euros mais aussi toutes celles qui relèvent de son activité propre : famille (divorce, succession…), détermination de la nationalité, droit de propriété des immeubles, expropriation… Ils tranchent également des affaires d’injure, de droit à l’image, d’atteinte à la vie privée…

 

Tribunal d’Instance (TI) : 

Ils sont au nombre de 473. 

Ils examinent une partie des affaires civiles de droit commun, comme la tutelle des mineurs ou les différends portant sur les loyers, ainsi que toutes celles dont l’enjeu financier n’est pas supérieur à 4615 euros.

 

Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA) : 

L’Ofpra est une autorité administrative indépendante placé sous la tutelle du Ministère des affaires étrangères. L’office assure la protection des réfugiés notamment par la délivrance de tous les documents d’état civil en substitution des autorités du pays d’origine. Mais avant tout, l’Ofpra est chargé de déterminer la qualité de réfugié. Pour ce faire, les 4 divisions géographiques évaluent la crédibilité des éléments écrits – et le cas échéants oraux – transmis par les candidats au statut de réfugié. Les agents chargés de travail s’appellent des officiers de protection. 


Procédure :________________________________________________________________ 

 


 

Aide juridictionnelle (aide judiciaire) : 

Elle est conçue pour permettre aux personnes dont les ressources sont insuffisantes de faire valoir leurs droits en justice. Les frais de défense sont pris en charge par l’Etat, soit intégralement soit partiellement, selon les ressources du demandeur. 

L’octroi de l’aide juridictionnelle est en principe subordonné à la régularité du séjour en France du demandeur mais une exception est faite pour les procédures de refus de séjour dans lesquelles l’étranger en situation irrégulière pourra bénéficier de l’aide juridictionnelle. 

Il existe d’autres dérogations à la condition de régularité du séjour, qui concernent le passage devant la commission du titre de séjour, la reconduite à la frontière, l’expulsion, la prolongation de la rétention et le maintien en zone d’attente. 

Les demandeurs d’asile peuvent également bénéficier de l’aide juridictionnelle dans le cadre du recours devant la commission de recours des réfugiés, à la condition qu’ils justifient d’une entrée régulière : visa ou d’un sauf-conduit. 

Pour toutes les autres procédures (divorce, autorité parentale, etc…) l’aide juridictionnelle peut être accordée de manière exceptionnelle à des Sans Papier si leur demande est jugée particulièrement digne d’intérêt.

 

Assignation à résidence : 

Lorsqu’un étranger faisant l’objet d’un arrêté d’expulsion, d’une interdiction du territoire français ou d’une mesure de reconduite à la frontière, est dans l’impossibilité de quitter le territoire, du fait notamment de risques en cas de retour, il peut faire l’objet d’une assignation à résidence prononcée par la préfecture ou le ministère de l’Intérieur. 

Il reçoit alors une autorisation provisoire de séjour, est astreint à résider dans une ville ou un département, et doit régulièrement pointer dans un commissariat. 

Cette assignation à résidence ne doit pas être confondue avec l’assignation à résidence judiciaire, prononcée par le juge des libertés et de la détention à l’occasion de la rétention administrative. Dans ce second cas, l’assignation à résidence est prononcée pour permettre à l’étranger d’organiser librement son départ.

 

Avocat commis d’office : 

La commission d’office est la mesure par laquelle un avocat est désigné d’autorité pour assurer gratuitement la défense d’une personne. Le bénéfice d’un avocat commis d’office peut par exemple être demandé dans le cadre d’un recours contre un arrêté de reconduite à la frontière.

 

Changement de statut : 

Le changement de statut est sollicité par un étranger vivant en France sous couvert d’une carte de séjour et dont la situation a évolué. Cette évolution lui permet de prétendre à une carte de séjour différente de celle obtenue précédemment. 

Un cas très fréquent de changement de statut concerne l’étranger titulaire d’une carte de séjour mention « étudiant ». Une fois ses études terminées, l’étranger qui souhaite rester en France devra obtenir un changement de statut, c’est-à-dire une carte de séjour à un autre titre que celui des études. Si les conditions sont remplies il pourra solliciter une carte de séjour mention « salarié » ou « vie privée et familiale ». 

Le passage d’une carte de séjour temporaire à une carte de résident constitue également un changement de statut.

 

Demande d’abrogation : 

Demande d’annulation d’une mesure auprès de l’autorité dont elle émane, lorsque les délais de recours sont dépassés. 

Il est possible de demander l’abrogation d’un arrêté ministériel d’expulsion auprès du ministère de l’Intérieur. De même, une demande d’abrogation d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière peut être adressée à la préfecture. Cette abrogation d’un arrêté de reconduite à la frontière peut également se faire sans intervention particulière de l’intéressé : lorsqu’une préfecture va délivrer un titre de séjour à une personne sous arrêté de reconduite à la frontière, elle abroge d’elle-même la mesure.

 

Exequatur : 

Il s’agit d’un jugement autorisant l’exécution en France de certains actes dressés à l’étranger. Le juge valide l’acte étranger en vérifiant si les conditions dans lesquelles il a été pris sont conformes à la législation française. L’exequatur concerne les actes « d’exécution sur les biens ou de coercition sur les personnes », tels que les jugements relatifs à une garde d’enfant, au versement d’une pension alimentaire, une adoption plénière ou un divorce. 

Les jugements rendus « en matière d’état des personnes » produisent leurs effets en France sans procédure d’exequatur : une transcription sur les registres d’état civil français est suffisante.

 

Recours contentieux : 

Recours devant les juridictions administratives : tribunaux administratifs, cours administratives d’appel, Conseil d’Etat…

 

Recours pour excès de pouvoir (requête introductive d’instance) : 

Il s’agit d’un recours contentieux dont le but est l’annulation d’une décision jugée illégale. 

Le recours effectué devant un tribunal administratif pour contester un refus de délivrance de titre de séjour en fait partie.

 

Recours gracieux : 

Le recours gracieux, comme le recours hiérarchique, est un recours administratif porté devant l’administration elle-même dans le but de faire annuler l’acte présumé illégal. 

La procédure gracieuse consiste à contester une décision auprès de l’autorité dont elle émane. Dans le cas d’un refus de délivrance d’un titre de séjour, le recours gracieux s’exerce devant l’administration qui a notifié le refus, à savoir la préfecture.

 

Recours hiérarchique : 

Contestation d’une décision devant le supérieur hiérarchique de l’autorité qui a pris la décision attaquée. 

Dans le cas d’un refus de séjour, le recours hiérarchique s’exerce devant le supérieur de la préfecture, à savoir le ministère de l’Intérieur.

 

Recours en grâce : 

La grâce est une mesure de clémence décidée par le chef de l’Etat qui permet à un condamné d’être relevé de tout ou partie de sa peine ou d’exécuter une peine plus douce. 

Le recours en grâce est utilisé pour demander l’annulation d’une interdiction du territoire français quand celle-ci est prononcée comme peine principale. En effet elle n’est pas susceptible de faire l’objet d’une requête en relèvement, contrairement à l’interdiction du territoire prononcée à titre complémentaire d’une peine de prison.

 

Recours en référé : 

Procédure d’urgence qui permet d’obtenir très rapidement (environ 48 à 72 heures) une audience devant un tribunal administratif.

 

Regroupement familial : 

Procédure par laquelle le conjoint et les enfants mineurs d’un étranger titulaire d’une carte de séjour sont autorisés à le rejoindre en France. Les trois conditions principales concernent les ressources du demandeur, son logement, et la résidence hors de France des membres de famille qui sollicitent le regroupement familial. Quand le regroupement est autorisé, un titre de séjour est délivré immédiatement au conjoint, tandis que les enfants mineurs doivent attendre leur majorité.

 

Regroupement familial « sur place » : 

Procédure qui consiste à demander le regroupement familial pour des membres de famille déjà présents en France. En pratique cette procédure n’aboutit que de façon extrêmement rare car elle est dérogatoire.

 

Regroupement familial partiel : 

La règle est que la demande de regroupement familial doit être faite pour tous les membres de famille susceptibles d’en bénéficier (le conjoint d’un étranger en situation régulière en France ainsi que tous ses enfants mineurs). 

Le regroupement familial partiel est le fait de solliciter le regroupement pour une partie seulement de la famille. Il est en principe interdit mais des dérogations sont théoriquement possibles (très rares dans les faits).

 

Requête en relèvement : 

Pour qu’une interdiction du territoire français soit supprimée, il faut en demander le relèvement au tribunal ou à la cour d’appel qui a prononcé la mesure. Lorsqu’une personne est frappée par plusieurs interdictions du territoire, elle doit demander le relèvement de toutes les mesures à la juridiction qui a prononcé la dernière.

 

Transcription d’un acte d’état civil : 

La transcription concerne des actes d’état civil rendus par des autorités étrangères pour des Français ou des étrangers qui sont devenus français. Il s’agit notamment des actes de mariage entre un Français et un étranger, acte de naissance, de reconnaissance, de décès, divorce, adoption, décision de rectification d’état civil… 

La transcription consiste pour l’officier d’état civil à recopier sur les registres français un acte étranger en vérifiant sa conformité avec la législation. 


Nationalité_________________________________________________________________ 

 


Acquisition de la nationalité : 

Mécanisme qui permet à un individu qui possède un droit à acquérir la nationalité d’exercer une démarche volontaire pour la réclamer.

 

Apatride : 

Individu qui n’a aucune nationalité. Cette situation peut résulter de l’absence d’attribution d’une nationalité à la naissance ou de la perte de la nationalité d’origine sans acquisition d’une nouvelle nationalité.

 

Attribution de la nationalité française : 

Dévolution de plein droit de la nationalité française à un individu dès sa naissance.

 

Certificat de nationalité française : 

Document officiel délivré par le greffier en chef du tribunal d’instance compétent en matière de nationalité. Ce document constitue la seule preuve légale de la nationalité française.

 

Déclaration : 

Manifestation solennelle de volonté exprimée devant une autorité destinée à acquérir ou perdre la nationalité française.

 

Droit du sang ou « jus sanguinis » : 

Mode de détermination de la nationalité d’un individu en raison de sa filiation.

 

Droit du sol ou « jus soli » : 

Mode de détermination de la nationalité d’un individu en raison de son lieu de naissance.

 

Effet collectif : 

Mécanisme qui permet aux enfants mineurs d’acquérir la nationalité française en même temps que leur père ou mère. L’effet collectif suppose que trois conditions soient réunies : l’enfant doit être mineur au moment où son parent devient français, l’enfant doit vivre au même domicile que son parent, l’enfant doit être inscrit sur le décret de naturalisation de son parent.

 

Nationalité : 

Lien juridique qui rattache un individu à un Etat et confère des droits et des devoirs.

 

Naturalisation : 

Octroi à la discrétion de l’autorité publique de la nationalité à un ressortissant étranger qui la demande. Elle est prononcée par un décret.

 

Réintégration : 

Possibilité pour les personnes qui ont perdu la nationalité française, par exemple suite à l’acquisition d’une nationalité étrangère ou à l’accession à l’indépendance d’un Etat, de redevenir français sous réserve des conditions prévues par la loi.

 

Répudiation : 

Faculté accordée sous certaines conditions à un jeune bénéficiant de deux nationalités de demander à renoncer à la nationalité française pour adopter une nationalité étrangère. Cette démarche doit se faire entre l’âge de dix-sept ans et demi et dix-neuf ans. 

 

 

 

 


Eloignement :______________________________________________________________ 

 


 

Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) : 

La décision écrite, prise par une préfecture, de reconduire à la frontière un étranger irrégulier est appelée arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Celui-ci peut être pris à l’encontre d’un étranger démuni de titre de séjour, ayant subi un refus de délivrance, de renouvellement ou un retrait de titre, à tout moment après l’expiration du délai d’un mois d’invitation à quitter le territoire. 

Cette décision peut être notifiée lors d’une interpellation et doit être contestée devant le tribunal administratif dans un délai de 48 heures. 

La loi du 24 juillet 2006 a supprimé les APRF notifiés par voie postale et les a remplacé par des obligations à quitter le territoire français (OQTF) 

Certaines catégories d’étrangers sont protégés contre cette mesure d’éloignement.

 

Arrêté ministériel ou préfectoral d’expulsion : 

Certains étrangers, du fait de leurs condamnations pénales, peuvent faire l’objet d’un arrêté d’expulsion (AE). Celui-ci peut être pris par une préfecture, lorsque celle-ci estime que la présence de l’étranger en France constitue « une menace pour l’ordre public ». Préalablement à la prise de cet arrêté la préfecture doit convoquer une commission d’expulsion (Comex) qui entend l’étranger et rend un avis sur l’opportunité de l’AE. Cet avis n’est que consultatif. Lorsque l’expulsion constitue « une nécessité impérieuse pour la sûreté de l’Etat ou la sécurité publique » et/ou une « urgence absolue », cette mesure peut être prise par le Ministère de l’Intérieur (arrêté ministériel d’expulsion, AME). Dans ce cas, la Comex n’est pas forcément saisie. 

Il n’existe pas de définition de la « menace » ou de la « nécessité impérieuse ». Selon la jurisprudence, celle-ci s’interprète au regard de la gravité des condamnations, de leur aggravation et leur répétition dans le temps. 

L’arrêté d’expulsion n’a pas de durée de validité, c’est à dire qu’il est applicable jusqu’au jour où l’administration décide de l’abroger. 

Six catégories d’étrangers bénéficient d’une protection absolue contre l’expulsion (sauf en cas d’atteinte aux intérêts fondamentaux de l’Etat, activités terroristes, provocation à la discrimination, la haine ou violence) : 

- l’étranger qui réside en France depuis l’âge de 13 ans 

- l’étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de 20 ans 

- l’étranger marié avec un ressortissant Français depuis plus de 4 ans et résidant en France depuis plus de 10 ans 

- l’étranger père ou mère d’un enfant français et résidant en France depuis plus de 10 ans 

- l’étranger gravement malade qui ne peut pas disposer de soins dans son pays 

- l’étranger mineur.

 

Catégories protégées : 

Certains étrangers, de par leurs attaches personnelles ou familiales en France (conjoint, enfants, long séjour, maladie, etc..), sont protégés de l’éloignement du territoire français. Ces situations sont recensées aux articles L.521-1 et L.521-2, qui définissent les catégories d’étrangers concernés par ces protections et l’étendue de celles-ci. 

On distingue les étrangers protégés contre un arrêté de reconduite à la frontière et ceux protégés contre un arrêté d’expulsion ou une interdiction du territoire français.

 

Centre de rétention : 

Tout étranger interpellé faisant l’objet d’une mesure d’éloignement peut être placé en rétention administrative, le temps nécessaire à l’organisation par la préfecture de son éloignement. Le délai maximal de placement en rétention est fixé à 32 jours. A l’origine simplement définis comme des « lieux ne dépendant pas de l’administration pénitentiaire », les centres de rétention sont, depuis un décret de 2001, désignés par arrêté ministériel. On en dénombre à ce jour 21 en France (dont 7 en région parisienne). Le mode de fonctionnement, les conditions matérielles et les droits des personnes retenues dans ces centres sont fixés par un règlement intérieur et 2 décrets d’application. Des membres de la Cimade sont présents dans chacun de ces centres de rétention.

 

Local de Rétention : 

Deux niveaux de rétention ont été créés par la législation : les centres de rétention et les locaux de rétention (LRA). Les LRA sont désignés par simple arrêté préfectoral (on en dénombre à ce jour plus d’une centaine) et ils permettent à la préfecture de maintenir un étranger en rétention dans des locaux de police ou de gendarmerie, pendant une première période ne pouvant dépasser quelques jours. S’il existe dans le ressort de la même cour d’appel ou du même tribunal administratif un centre de rétention, l’étranger doit être transféré dans ce centre dans un délai maximum de 48 heures. Si ce n’est pas le cas, il peut être gardé en LRA jusqu’à la fin des recours qu’il a engagé. Les conditions matérielles et les droits des étrangers en LRA ne sont pas définis par la loi (à l’exception du droit de téléphoner et de recevoir des visites). La Cimade est pour l’instant présente dans 19 LRA, dont 3 en Ile de France.

 

Double peine : 

La double peine a au moins deux acceptations : l’une vise le principe général qui permet selon la législation d’ajouter, pour les étrangers, une seconde peine d’interdiction du territoire français ou d’arrêté d’expulsion à une peine d’emprisonnement. Condamné pour le même délit, un Français et un étranger n’encourent donc pas les mêmes sanctions. 

La seconde acceptation, mise en avant par la campagne inter-associative contre la double peine, vise spécifiquement les étrangers disposant de toutes leurs attaches personnelles et familiales en France et frappés d’une mesure d’ITF ou d’un arrêté d’expulsion. Depuis la loi du 26 novembre 2003, certaines catégories très précises d’étrangers, ayant des attaches très fortes en France, sont presque totalement protégés contre une mesure d’éloignement.

 

Interdiction du Territoire Français : 

A la différence d’un arrêté d’expulsion ou de reconduite à la frontière, l’interdiction du territoire français (ITF) est une décision judiciaire, c’est à dire qu’elle est prononcée par un tribunal. Spécifique aux étrangers, elle peut être donnée en complément d’une peine d’emprisonnement (peine complémentaire), ou en remplacement de celle-ci (peine principale) et sa durée varie, selon le délit, d’une année à une interdiction définitive du territoire français (IDTF). 

En dehors des recours judiciaires « classiques » (appel, cassation), seule une requête en relèvement (ou un recours en grâce pour les ITF prononcées en peine principale) peut permettre d’enlever une interdiction du territoire. 

Jusqu’à la loi sur l’immigration du 26 novembre 2003, il n’existait pas de protection absolue contre une ITF. Le tribunal avait pour simple obligation de motiver spécialement sa décision lorsqu’il envisageait de prendre une telle mesure contre un étranger normalement « protégé ».

 

Zone d’attente : 

Créées par une loi de 1992, les zones d’attente sont des lieux de détention administratifs situés aux frontières aéroportuaires, ferroviaires ou terrestres afin de contrôler les arrivées d’étrangers démunis de visas. Le délai de maintien maximum est de 20 jours pendant lesquels la police aux frontières (PAF) et l’administration peuvent refouler un étranger sur la dernière ville d’escale ou d’embarquement. Pendant ces 20 jours, les demandeurs d’asile peuvent également faire l’objet d’une procédure rapide visant à déterminer si leur demande est fondée. Si tel est pas le cas, ils seront autorisés à entrer sur le territoire afin de déposer un dossier à l’OFPRA. 


Textes_____________________________________________________________________ 

 

 


Code de l’entrée, du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) : 

Le CESEDA a pour but de rassembler tous les textes relatifs à l’entrée, au séjour, à l’éloignement des étrangers en France et au droit d’asile. Pour l’instant le CESEDA contient principalement l’ordonnance de 1945 modifiée et la loi du 25 juillet 1952, qui ne sont plus applicables depuis mars 2005.

 

Ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée : 

Ancien texte de référence relatif à l’entrée, le séjour et l’éloignement des étrangers en France. Elle possédait la même valeur qu’une loi, fixait les règles de droit commun et s’appliquait sous réserve d’accords bilatéraux (comme l’accord franco-algérien). 

Depuis sa signature en 1945, elle a été modifiée à de très nombreuses reprises (loi « Pasqua » de 1986, « Joxe » de 1989, « Marchand » de 1992, « Quilès » de 1993, « Pasqua » de 1993, « Debré » de 1997, « Chevènement » de 1998 (pour ne citer que les plus récentes). La dernière modification a été introduite par la loi du 26 novembre 2003, dite loi « Sarkozy ». 

Depuis mars 2005, l’ordonnance de 1945 n’est plus utilisée puisqu’elle a été abrogée et remplacée par le CESEDA.

 

Convention de Genève : 

C’est une convention internationale, signé le 28 juillet 1951, qui définit les droits et devoirs que doivent garantir les Etats qui accueillent des réfugiés sur leur territoire. Son article 1er définit les critères d’obtention, de retrait ou d’exclusion du statut de réfugié. Les 40 autres articles définissent essentiellement les droits sociaux, économiques, juridiques, civils etc… accordés aux réfugiés.

 

Accord de Schengen : 

Cet accord européen instaure le principe de liberté de circulation pour les ressortissants des pays signataires et de suppression des contrôles frontaliers. Il comporte surtout de nombreux articles sur le renforcement de la coopération policière ou sur l’instauration du premier fichier européen, le SIS (système d’information Schengen), qui recense de nombreux étrangers.

 

Convention Européenne des Droits de l’Homme : 

La Convention européenne des droits de l’homme a été signée le 4 novembre 1950, et est entrée en vigueur le 3 septembre 1954. Elle a été ratifiée par tous les Etats membres du Conseil de l’Europe, et a été promulguée en France en 1974. 

Elle protège notamment les droits civils et politiques.

 

Loi : 

Règle écrite, générale et permanente, élaborée par le parlement. La loi possède une valeur inférieure à la Constitution et aux traités internationaux, et une valeur supérieure aux règlements et décrets.

 

Circulaire : 

Instruction écrite adressée par une autorité supérieure (ministère) à des agents subordonnés (préfets) en vertu de son pouvoir hiérarchique. Les circulaires sont juridiquement dépourvues de force obligatoire.

 

Décret : 

Signé par le Président de la République ou le Premier Ministre, un décret est destiné à assurer l’exécution d’une loi. Il est donc généralement beaucoup plus précis et concret qu’une loi, et fixe notamment la liste des justificatifs à fournir dans le cadre des différentes procédures.

 

Loi du 25 juillet 1952 : 

C’est la loi portant création de l’OFPRA et permettant à la France de mettre en application la Convention de Genève. Elle définissait les missions de l’OFPRA et de la Commission des recours des réfugiés ainsi que la procédure d’examen des demandes d’asile. Elle a été intégrée dans le CESEDA.

 

Jurisprudence : 

La jurisprudence est constituée par l’ensemble des décisions (ou arrêts) des juridictions de droit commun. 

Elle contribue à la formation d’un droit que l’on appelle coutumier et qui définit au travers d’un ensemble de décisions juridiques concordantes l’interprétation que les juridictions donnent aux textes (lois, règlements). 

Ce droit coutumier est donc évolutif, et reflète la volonté des juridictions de faire évoluer ou non la loi, en fonction des problèmes juridiques qui leur sont soumis. En effet la loi ayant une portée générale, elle ne peut prévoir toutes les situations découlant de son appréciation ni toutes les solutions. Le rôle de la jurisprudence est donc important car elle pallie les défaillances de la loi. 

La jurisprudence n’a pas de valeur juridique réelle ou obligatoire mais plusieurs décisions allant dans le même sens finissent par avoir force de loi.

 

Accord Franco-Algérien : 

En raison des liens historiques entre la France et l’Algérie et de la primauté des accords bilatéraux sur les lois internes, la circulation, le séjour et l’emploi des ressortissants algériens ne sont pas régis par l’ordonnance du 2 novembre 1945 mais par l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Cet accord a été plusieurs fois modifié : le troisième avenant a été signé le 10 juillet 2001 et est entré en vigueur le 1er janvier 2003.

 

Les pouvoirs de l’administration____

 

Plein droit : 

La notion de délivrance de plein droit d’un titre de séjour signifie que l’administration doit délivrer le titre d’office lorsque l’étranger remplit les conditions. En théorie, le pouvoir d’appréciation de l’administration ne devrait donc pas intervenir dans tous les cas où la loi prévoit cette délivrance de plein droit. La seule marge de manoeuvre de l’administration devrait consister à vérifier que les pièces produites permettent d’établir que les conditions sont remplies. 

A l’inverse le préfet peut refuser de délivrer un titre de séjour quand bien même l’étranger remplirait les conditions, dès lors que la délivrance de ce titre n’est pas de plein droit.

 

Compétence liée : 

Lorsque l’on dit d’une autorité qu’elle a compétence liée pour prendre un acte, cela signifie qu’elle est obligée de l’exécuter lorsque les conditions légales sont réunies. Elle n’a donc pas de pouvoir d’appréciation.

 

Pouvoir discrétionnaire : 

Une autorité a un pouvoir discrétionnaire lorsqu’elle est libre de prendre la décision d’accepter ou de refuser (ex : une demande de grâce faite au président de la République est laissée à sa discrétion). 


La résidence en France____________

 

Stage : 

Condition d’ancienneté de séjour, pour une durée déterminée.

 

Séjour régulier : 

Un étranger remplit la condition de séjour régulier lorsqu’il est titulaire d’un visa en cours de validité, d’une carte de séjour ou d’une autorisation provisoire de séjour. L’étranger est également en situation régulière le temps de l’examen de sa demande de titre de séjour, lorsqu’il est couvert par un récépissé de demande ou de renouvellement de titre de séjour, par une attestation de dépôt de dossier ou même par une convocation à la préfecture. 

Enfin, un mineur n’étant jamais en situation irrégulière, son séjour est réputé régulier (même si son entrée en France ne l’est pas).

 

Entrée régulière : 

Un étranger remplit la condition d’entrée régulière lorsqu’il est entré en France avec un visa (s’il est ressortissant d’un pays soumis à l’obligation de visa d’entrée), même si celui-ci n’est plus valable.

 

Résidence habituelle : 

La résidence habituelle d’une personne doit être entendue comme le lieu où elle se trouve le plus souvent de manière stable, réelle et durable. 

L’étranger peut prouver sa résidence en France par tous moyens, en apportant au moins deux justificatifs de sa présence en France par an. 

Des absences courtes du territoire ne remettent pas en cause le caractère habituel de la résidence.

 

Résidence continue : 

La résidence continue en France implique que l’étranger puisse prouver sa présence en France mois par mois. Seules les absences pendant les vacances scolaires sont tolérées. 

 

 

 

 

Couverture Maladie__________________ 

 

Aide médicale de l’Etat (AME) :

 

 Cette prestation d’aide sociale permet un accès aux soins gratuit aux personnes qui ne peuvent pas être affiliées au régime général, ni sur critère socio-professionnel (Sécurité Sociale) ni sur critère de résidence stable et régulière (Couverture Maladie Universelle de base). 

Elle concerne principalement les personnes qui se trouvent en situation irrégulière en France. 

Les principales conditions sont la résidence en France depuis plus de trois mois (mais pas de condition de régularité du séjour) et le montant des ressources (le plafond dépend du nombre de personnes qui composent le foyer).

 

Ayants-droits : 

Ce sont les personnes qui bénéficient des prestations de l’assurance maladie du fait de l’affiliation de l’assuré. Elles doivent être à la charge de l’assuré ou de son conjoint et vivre sous son toit.

 

Couverture Maladie Universelle (CMU) : 

La Couverture Maladie Universelle se compose de deux volets, la CMU de base et la CMU complémentaire. 

La CMU de base est un mode d’affiliation au régime général d’assurance maladie (Sécurité Sociale), fondé sur un critère de résidence stable et régulière en France. Elle est destinée aux personnes en situation de précarité, et plus particulièrement à tous ceux qui n’ont pas accès au régime obligatoire de droit commun à partir des critères traditionnels d’affiliation (critères socio-professionnels), que ce soit en qualité d’assuré ou d’ayants droit. Les principales conditions pour en bénéficier sont une résidence stable en France (résidence habituelle en France depuis plus de trois mois) et une situation régulière (même sous couvert d’un titre de séjour précaire, un récépissé, une convocation à la préfecture). 

La CMU complémentaire est une sorte de mutuelle réservée à une population précaire déjà affiliée à la Sécurité Sociale (que ce soit sur critère socio-professionnel ou au titre de la CMU de base). Les conditions principales sont la résidence stable et régulière en France (comme pour la CMU de base) et le montant des ressources (le plafond dépend du nombre de personnes qui composent le foyer). 


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Vous avez dit complot ?

Posté par issopha le 11 mars 2009

Vous avez dit complot ?

 

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Le siècle dernier, l’histoire du terrorisme a démontré qu’il s’agit toujours, pour une faction politique, de manipuler des groupes terroristes en vue de provoquer un revirement avantageux de l’opinion publique dont le but peut être de renforcer des dispositifs policiers pour contrer une agitation sociale, présente ou prévisible, ou de déclancher une opération militaire offensive, et son cortège d’intérêts économiques, à laquelle s’oppose la majorité de la nation (voir la note 1 en fin de page).

Tout individu notoirement ennemi de l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se déclarer dans cette catégorie est connu de plusieurs services de renseignements. De tels groupes sont constamment sous surveillance. Leurs communications internes et externes sont connues. Ils sont rapidement infiltrés par un ou plusieurs agents, parfois au plus haut niveau de décision, et dans ce cas aisément manipulable. Cette sorte de surveillance implique que n’importe quel attentat terroriste ait été pour le moins permis par les services chargés de la surveillance du groupe qui le revendique, parfois encore facilité ou aidé techniquement lorsque son exécution exige des moyens hors d’atteinte des terroristes, ou même franchement décidé et organisé par ces services eux-mêmes. Une telle complaisance est ici tout à fait logique, eu égard aux effets politiques et aux réactions prévisibles de ces attentats criminels.

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L’exaltation idéologique peut conduire à toutes sortes de crimes, et l’héroïsme individuel comme les assassinats en série appartiennent à toutes les sociétés humaines. Ces sortes de passions ont contribué depuis toujours à construire l’histoire de l’humanité à travers ses guerres, ses révolutions, ses contre-révolutions. On ne peut donc être surpris qu’un mitrailleur, un kamikaze ou un martyre commettent des actes dont les résultats politiques seront exactement opposés à ceux qu’ils prétendent rechercher, car ces individus ne sont pas ceux qui négocient sur le marché des armes, organisent des complots, effectuent minutieusement des opérations secrètes sans se faire connaître ni appréhendés avant l’heure du crime.

Mais il n’y a rien de nouveau à tout cela. Thucydide écrivait déjà, 400 ans avant Jésus-Christ, dans “La guerre du Péloponnèse” : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole étaient du complot et les discours qu’ils prononçaient avaient été soumis au préalable à l’examen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, qu’effrayait le nombre des conjurés. Lorsque que quelqu’un essayait malgré tout des les contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode des les faire mourir. Les meurtriers n’étaient pas recherchés et aucune poursuite n’était engagée contre ceux qu’on soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés qu’ils s’estimaient heureux, même en restant muet, d’échapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux qu’ils n’étaient, ils avaient le sentiment d’une impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour qu’il leur fût possible de découvrir ce qu’il en était vraiment. Dans ces conditions, si indigné qu’on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il eût fallut pour cela s’adresser soit à un inconnu, soit à une personne de connaissance en qui on n’avait pas confiance. Dans le parti démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance, et l’on se demandait toujours si celui auquel on avait à faire n’était pas de connivence avec les conjuré ».

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Quoiqu’elle veuille s’en donner l’allure, l’action terroriste ne choisit pas au hasard ses périodes d’activités, ni selon son bon plaisir ses victimes. On constate inévitablement une strate périphérique de petits terroristes, dont il est toujours aisé de manipuler la foi ou le désir de vengeance, et qui est, momentanément, tolérée comme un vivier dans lequel on peut toujours pécher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau : mais la « force de frappe » déterminante des interventions centrales ne peut-être composée que de professionnels ; ce que confirme chaque détails de leur style.

L’incompétence proclamée de la police et des services de renseignements, leurs mea-culpa récurrent, les raisons invoquées de leurs échecs, fondées sur l’insuffisance dramatique de crédits ou de coordination, ne devraient convaincre personne : la tâche la première et la plus évidente d’un service de renseignements est de faire savoir qu’il n’existe pas ou, du moins, qu’il est très incompétent, et qu’il n’y a pas lieu de tenir compte de son existence tout à fait secondaire. Pourtant, ces services sont mieux équipés techniquement aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été.

Aujourd’hui, les manipulations générales en faveur de l’ordre établi sont devenues si denses qu’elles s’étalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent qu’être assez difficilement soupçonnée, presque jamais comprises.

Notre monde démocratique qui, jusqu’il y a peu, allait de succès en succès, n’est aujourd’hui plus que l’arme idéologique d’une mécanique de domination, dont l’aboutissement du mensonge mondialiste pourrait devenir notre pire cauchemar.

Alors que nous sommes pris dans une réalité aussi mouvante que violement destructrice, nous ne devons pas perdre de vue que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreint, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables…

Le temps est venu d’organiser la résistance !

Mecanopolis

redaction [at] mecanopolis.org

We Are Change Paris

AlterInfo

Faouzi Elmir

Un complot préparé de longue date

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Les OGRES Québecs

Dissonance

La Paille et la Poutre

La Voix des opprimés

Al-Mourabitoune

Altermedia.info


Note 1 :

Allemagne 1933 : Hitler

Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier d’Allemagne et chef du pouvoir exécutif. Pourtant, deux adversaire potentiels sont encore devant lui : le Reichstag, qui vote les lois, arrête le budget et décide la guerre, ainsi que le parti communiste allemand, qui, dans le marasme économique de l’époque, pouvait se relever inopinément et constituer un dangereux concurrent. Le 22 février, Goering, alors président du Reichstag attribue aux SD (Sicherheitsdienst : Service de renseignements de sûreté) des fonctions de police auxiliaire. Le 23, la police perquisitionne au siège du parti communiste et y « découvre » un plan d’insurrection armée avec prises d’otages, multiples attentats et empoisonnements collectifs. Le 27 février, un militant gauchiste s’introduit sans difficultés dans le Reichstag et, avec quelques allumettes, y provoque un incendie. Le feu s’étend si rapidement que le bâtiment est détruit. Tous les experts, techniciens et pompiers, ont témoigné qu’un tel incendie ne pouvait être l’œuvre d’un seul homme. Bien après la guerre, d’anciens nazis confirmeront le rôle des SD dans cet attentat. Dès le lendemain de l’incendie, plusieurs milliers d’élu et de militants communistes sont arrêtés, l’état d’urgence décrété, le parti communiste interdit. Quinze jours plus tard les nazis remportent les élections au Reichstag, Hitler obtient les pleins pouvoirs et, dès juillet 1933, interdit tous les autres partis.

Italie 1970 : les Brigades rouge

Au cours des années septante, l’Italie était au bord d’une révolution sociale. Grèves, occupations d’usines, sabotage de la production, remise en question de l’organisation sociale et de l’Etat lui-même ne semblaient plus pouvoir être jugulé par les méthodes habituelle de la propagande et de la force policière. C’est alors que des attentats terroristes, destinés à provoquer de nombreuses victimes, et attribués à un groupe « révolutionnaire », les Brigades Rouges, sont venu bouleverser l’opinion publique italienne. L’émotion populaire permit au gouvernement de prendre diverses mesures législatives et policières : des libertés furent supprimées sans résistance, et de nombreuses personnes, parmi les plus actives du mouvement révolutionnaire, furent arrêtées : l’agitation sociale était enfin maîtrisée. Aujourd’hui, les tribunaux eux-mêmes reconnaissent que la CIA était impliquée, de même que les services secrets italiens, et que l’Etat était derrière ces actes terroristes.

USA 1995 : Timothy Mc Veigh

Le 19 avril 1995, un vétéran de la première guerre du Golfe, Timothy Mc Veigh, lance contre un bâtiment du FBI, à Oklahoma City, un camion chargé d’engrais et d’essence. Le bâtiment s’effondre et fait cent soixante-huit victimes. Au cours de l’instruction, Mc Veigh a déclaré avoir été scandalisé par l’assaut donné par le FBI, deux ans plus tôt, à une secte d’adventiste à Wacco, dans le Texas. Assaut au cours duquel périrent plus de quatre-vingt membres de la secte, dont vingt-sept enfants. Révolté par ce crime, Mc Veigh était donc parti en guerre, seul, contre le FBI. Et au terme de son procès, largement médiatisé, il a été exécuté, seul, par une injection mortelle, devant les caméras américaines.
Après l’attentat, 58 % des Américains se sont trouvés d’accord pour renoncer à certaine de leur liberté afin de faire barrage au terrorisme. Et dans l’effervescence populaire entretenue par les médias, le président Clinton du signer le consternant antiterrorism Act autorisant la police à commettre de multiples infractions à la constitution américaine.
Au vu des ravages causés par l’attentat, Samuel Cohen, le père de la bombe à neutrons, avait affirmé : « Il est absolument impossible, et contre les lois de la physique, qu’un simple camion remplis d’engrais et d’essence fassent s’effondrer ce bâtiment. » Deux experts du Pentagone étaient même venu préciser que cette destruction avait été « provoquée par cinq bombes distinctes », et avaient conclu que le rôle de Mc Veigh dans cet attentat était celui de « l’idiot de service ».

Au cours de son procès, Mc Veigh a reconnu avoir été approché par des membres d’un « groupe de force spéciales impliquées dans des activités criminelles ». Le FBI ne les a ni retrouvé, ni recherchés. Mais dans cette affaire, la police fédérale a dissimulé tant d’information à la justice qu’au cours de l’enquête, l’ancien sénateur Danforth a menacé le directeur du FBI d’un mandat de perquisition, mandat qu’il n’a pu malheureusement obtenir. L’écrivain Gore Vidal affirme, dans son livre La fin de la liberté : vers un nouveau totalitarisme, sans hésiter : « Il existe des preuves accablantes qu’il y a eu un complot impliquant des milices et des agents infiltrés du gouvernement afin de faire signer à Clinton l’antiterrorism Act ».

USA : 11/9

La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle en croissance constante. Les immenses réserve des pays arabes, et la possibilité des se les approprier, d’acheminer cette énergie à travers des zones contrôlées, font désormais l’objet de conflits entre les USA, décidés à asseoir leur hégémonie, et les autres pays d’Europe et d’Asie. S’emparer de telles réserves aux dépends du reste du monde exige une suprématie militaire absolue et d’abord une augmentation considérable du budget de la défense. Mesures que la population américaine n’était, il y a quelques années encore, aucunement disposée à entériner. Le 11 janvier 2001, la commission Rumsfeld évoquait qu’un « nouveau Pearl Harbour constituera l’évènement qui tirera la nation de sa léthargie et poussera le gouvernement américain à l’action.»

Les services de renseignements américains, qui prétendaient tout ignorer de l’attentat du 11 septembre, étaient si bien averti dans les heures qui ont suivi, qu’ils pouvaient nommer les responsables, diffuser des comptes rendus de communications téléphonique, des numéros de carte de crédit, et même retrouver inopinément le passeport intact d’un des pilotes terroristes dans les ruines fumantes des deux tours, permettant ainsi de l’identifier ainsi que ses présumés complices. La version des autorités américaines, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’a pas été un seul instant croyable. Son intention n’était d’ailleurs pas d’être crue, mais d’être la seule en vitrine.

Le pouvoir est devenu si mystérieux qu’après cet attentat, on a pu se demander qui commandait vraiment aux Etats-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique. Et donc, par extension, on peut se demander également qui peut bien commander le monde démocratique ?


Le fascisme, le stalinisme et X
par Jean Bricmont, prof de physique à l’UCL

Un des thèmes privilégiés du discours politique contemporain est la révulsion provoquée par ces grandes horreurs du 20ème siècle que

sont le fascisme et le stalinisme, mises en pratique d’idéologies totalitaires.

En marge du quarantième anniversaire de l’indépendance du Congo, je voudrais faire quelques remarques sur ce qui me semble être un grand absent dans ce débat, et que, pour cette raison, j’appellerai X.

X est un système d’oppression politique qui s’est étendu à presque toute la planète, durant ici des siècles, là des décennies, et faisant, au total, plus de victimes que le stalinisme et le fascisme mis ensemble. X a déporté des populations entières, annihilé des cultures, utilisé l’esclavage, les camps et le travail forcé. X s’est justifié au moyen d’une idéologie fanatique, le racisme, qui a une grande parenté avec le nazisme ; mais cette parenté, contrairement à celle entre nazisme et stalinisme, est rarement soulignée. X a utilisé, là où il dominait, un obscurantisme imposé par des moyens totalitaires.

 Les séquelles de X affectent la vie de bien plus de gens que les séquelles du stalinisme ou du fascisme. Il est impossible de comprendre le monde contemporain, qu’il s’agisse de la dette du Tiers Monde, de la politique du FMI, des migrations, du racisme, des problèmes écologiques, ou les événements du Congo, du Zimbabwe, du Liban, ou même des Balkans, sans remonter à X. Des millions de gens dans le monde meurent chaque année, victimes des conséquences de X.

Pourtant, parler de X n’est pas simple ; l’histoire de X, telle que je l’ai apprise à l’école, était purement et simplement négationniste.

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Afrique: L’inculpation de Omar el Bachir :un non évènement + les canulars de l’antisémitisme

Posté par issopha le 11 mars 2009

Afrique: L’inculpation de Omar el Bachir :un non évènement
Monde

L’inculpation de Omar el Bachir :un non évènement


Prof. Chems Eddine Chitour

« Vous ne verrez jamais des pilotes de l’OTAN devant un tribunal de l’ONU. L’OTAN est l’accusateur, le procureur, le juge et l’exécuteur car c’est l’OTAN qui paie les factures. L’OTAN ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international. »
Lester Munson, parlementaire US 1999

Le président Soudanais menacé par la CPI.

La Cour pénale internationale a émis mercredi 4 mars un mandat d’arrêt contre le président soudanais pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » au Darfour. Le Darfour grand comme la France s’est signalé à la face du monde quand ses richesses minières devinrent une réalité .« Pour moi, écrit Marc Lavergne tout le monde est noir dans cette histoire. La notion de racisme n’a pas sa place. Les milices tribales Janjawid sont des mercenaires qui ne se revendiquent pas du tout « arabes ». Ils ne sont pas le vrai problème. En exagérant, on pourrait dire que ce sont là des pauvres qui se battent contre des pauvres. Elles se sont formées, il y a une quinzaine d’années, mais elles n’intéressaient pas du tout la communauté internationale. Car les gens opprimés ne se révoltaient pas.
Des massacres se déroulaient pourtant déjà. Mais les victimes n’avaient que leurs yeux pour pleurer. J’étais au Darfour, lors de la famine de 1985. C’était quelque chose d’absolument effrayant ». Pourtant la terre du Darfour est pauvre, désertique sur une partie de son territoire. Pour le sous-sol, c’est une autre histoire. La découverte de pétrole ajoute une difficulté supplémentaire avec l’attrait des gisements pour les grandes puissances. Ce n’est pas les massacres des populations qui les intéressent, c’est le sol et surtout le sous-sol sur lequel ces damnés de la terre vivent. La Somalie, l’Ethiopie et l’Erythrée sont déjà invitées à s’entretuer pour garantir aux pays occidentaux le contrôle de ces richesses et, à travers elles, de l’économie des pays émergents.(1)
Qu’est au juste la cour pénale internationale ?
La Cour Pénale Internationale est « en théorie » une organisation internationale indépendante. Qu’en est il de ses réels degrés de liberté. On sait que le Président des Etats-Unis Bill Clinton a signé le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) le 31 décembre 2000 mais le Président George W. Bush a, dès le 6 mai 2002, annulé la signature faite par M. Clinton. Le gouvernement de M. Bush a cherché à conclure avec d’autres Etats des Accords Bilatéraux d’Immunité, prétendument fondés sur l’article 98 du Statut de Rome, en vue de soustraire les citoyens et le personnel militaire américains de la juridiction de la Cour. Une autre facette de la croisade américaine contre la Cour est l’adoption de deux lois intitulées « Loi de protection des ressortissants américains » (American Servicemembers’ Protection Act) et « Amendement Nethercutt ». La Loi de protection des ressortissants américains (ASPA), adoptée par le Congrès en août 2002, contient des dispositions restreignant la coopération des Etats-Unis avec la CPI. Le 15 juillet 2004, l’ amendement, apporté par le représentant George Nethercutt retire l’aide du Fonds Economique de Soutien à tous les pays ayant ratifié le Traité CPI mais n’ayant pas signé d’Accord Bilatéral d’Immunité avec les Etats-Unis il fut promulgué par le Président Bush le 8 décembre 2004.
Allant dans le même sens Momar Dieng du Quotidien de Dakar avait fait le parallèle avec les autres potentats africains  » non inquiétés » . « Il est évident écrit-il que le Soudan a une grande part de responsabilité dans ce qui se passe sur son territoire. Il va de soi que, s’il existe des autorités liées au pouvoir central à Khartoum justement convaincues de crimes et d’atrocités sur des populations darfouries, elles doivent en payer le prix. Le problème est que la Cour pénale internationale (CPI) ne s’attaque jamais à des chefs d’Etat protégés par des puissances politiques ou financières. Depuis plusieurs années, le Congolais Denis Sassou-Nguesso est l’objet de dizaines de plaintes de ses compatriotes pour des crimes de masse. Mais parce qu’il est un grand ami de la France, un protégé de la multinationale française TotalFinaElf, qui exploite le pétrole congolais, personne, parmi ces messieurs de la CPI, n’ose déclencher de procédure à son encontre. Il y a un génocide au Darfour ? Mais alors, dans quel registre faut-il classer les mille hommes, femmes et enfants massacrés dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila à Beyrouth sous la conduite de l’Israélien Ariel Sharon, en septembre 1982 ? L’expédition de Sharon est restée impunie. C’est la volonté concrète de la Belgique de restreindre le champ d’interprétation de la compétence universelle après que de fortes pressions israélo-américaines ont empêché la comparution de Sharon devant une juridiction pénale. Tristement, les juges belges ont encore capitulé face aux charges américaines, lorsque des plaintes diverses et circonstanciées ont réclamé l’inculpation de Donald Rumsfeld et de George Tenet, ancien patron de la CIA, pour pratiques de tortures sur des prisonniers d’Abou Ghraib en Irak, mais également pour les méthodes d’interrogatoire inhumaines exercées sur les prisonniers de ¬Guantanamo. ¬L’ex-ministre de la Défense américain n’a rien fait de moins que menacer la Belgique de retirer le siège de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) de Bruxelles. Plus de cinq ans après l’invasion de l’Irak par la coalition anglo-¬américaine, quel juge téméraire ose toucher à la tranquillité du président George Walker Bush, après qu’il a été dit et établi que les raisons des bombardements ayant scrupuleusement cassé un pays entier sont ailleurs que dans la découverte d’armes de destruction en Irak ? (…) Le Soudan, allié de la Chine et de la Russie, est depuis longtemps dans le collimateur euro-américain. Il y a beaucoup de pétrole, les Chinois y sont très bien servis ».(2)

« La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, écrit Allain Jules avec le courage et l’hardiesse qu’on lui connaît, a délivré un mandat d’arrêt international, contre le président soudanais, Omar el-Béchir. Le décor est planté. le devoir de vérité étant un processus juste et moralement légitime, à quand un procès pour la guerre en Irak ? A quand un procès pour la guerre en Tchétchénie ? A quand un procès pour crime contre l’humanité, contre la France lors de la guerre d’indépendance au Cameroun, avec notamment, l’assassinat de Ruben Um Nyombé et la répression sanglante en pays Bamiléké entre 1960 et 1970, avec 156 villages rayés, et plus de 40 000 personnes massacrées ? Et que dire de Madagascar, avec le 29 mars 1947, la massacre de 100 000 personnes pour la pacification de l’île ? Et le massacre de Sétif et Guelma en Algérie, le 8 mai 1945, plus de 20 000 morts ? Chut, pas de repentance ! (…) Irène Khan, Secrétaire générale d’Amnesty International, est ravie. Elle a déclaré : « Le droit est clair. Le président Omar al-Bachir doit se présenter devant la CPI afin d’assurer sa défense. S’il refuse, les autorités soudanaises doivent se charger de l’arrêter et de le remettre immédiatement à la CPI ». Comme c’est mignon. On ne l’a pas entendu lors de l’offensive israélienne à Gaza. On ne l’a pas entendu non plus, après la fin du règne de George Walker Bush ou de Tony Blair, ces acteurs actifs de l’invasion mensongère d’Irak, vrai crime contre l’humanité. (…) Si la communauté internationale veut réellement protéger les soudanais, ce n’est pas en prenant une décision aussi grave, qui peut se retourner in fine, contre ce peuple éprouvé. Défendre les droits de l’homme c’est bien. En abuser c’est mal. Enfin, la petite corporation des dictateurs africains va comprendre disent les Occidentaux, qui éludent bien sûr le fait que, ces derniers, sont aussi les plus gros investisseurs dans les sociétés occidentales ».(3)
« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir… Pour le gabonais Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine (UA), qui n’est pas allé avec le dos de la cuillère, le mandat d’arrêt de la CPI « menace la paix au Soudan ». « Nous constatons que la justice internationale ne semble appliquer les règles de la lutte contre l’impunité qu’en Afrique comme si rien ne se passait ailleurs, en Irak, à Gaza, en Colombie ou dans le Caucase ». C’est quoi ce droit qui ne s’applique qu’aux faibles ? C’est quoi ce droit à géométrie variable ? »(3)

Le Soudan avec tous les atouts géopolitiques dont il est loti, ne peut demeurer en dehors des comptes des stratégies qui se dessinent pour partager le monde. C’est un pays disposant du plus vaste territoire d’Afrique et du monde arabe avec d’inépuisables ressources hydraulique et un sous-sol aussi riche en pétrole et métaux précieux, soit autant de qualités qui, en ces temps de crise de l’énergie et des matières premières, ne laissent pas indifférent. L’Union africaine, la Ligue arabe, la Chine et la Russie ont tous dénoncé la démarche interventionniste de la cours de la Haye et déploré le mépris affiché par la juridiction envers la souveraineté, la stabilité, la sécurité et l’intégrité territorial des Etats. (4)

« Ce mandat d’arrêt délivré poursuit Allain Jules contre le président soudanais cache aussi, par ailleurs, une forte odeur de pétrole. Son tort ? Celui d’avoir concédé des concessions ad vitam aeternam semble-t-il, à la Chine. Ainsi, cet Occident qui semble aller au chevet des pauvres africains qui meurent de faim, a armé le Tchad et les rebelles du sud-Soudan de feu, John Garant, pour tenter de s’opposer à la percée chinoise dans la région, et faire main basse sur les produits miniers et pétrolifères du Darfour. Oui, le Soudan est à l’origine du déplacement de milliers de personnes, dans les zones pétrolières. Mais, le Soudan fournit à la Chine, plus de 7% de ses importations de brut. Il y a aujourd’hui, installées au Soudan, pas moins de 14 sociétés chinoises d’importances. Parmi ces dernières, la China National Petroleum Corporation qui a investi des milliards de dollars dans le champ pétrolier de Muglad, qui produit, plus de 500 000 barils par jour, une raffinerie d’une capacité de 2,5 millions de tonnes par an. En plus, la Chine a mis sur pied, un oléoduc long de 1 500 kilomètres pour l’exportation de brut à partir d’un terminal sur la Mer Rouge ». (3)

Pour l’ancien président du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie Antonio Cassese. Le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar El-Béchir est moralement justifié. (…) Mais, au-delà, quel peut être son impact dans la pratique ? Ce mandat ne peut être exécuté qu’au Soudan, et uniquement si le président soudanais lui-même autorise ses forces de l’ordre à l’arrêter. Mais s’il s’agit du chef d’un Etat qui n’a pas ratifié les statuts, comme le Soudan, cette immunité peut être invoquée. Toutefois, lorsque – comme c’est le cas pour le Darfour – c’est le Conseil de sécurité de l’ONU qui demande à la CPI de juger les crimes commis par les organes d’un Etat qui n’a pas ratifié les statuts, le Conseil peut décider que tous les autres Etats membres de l’ONU doivent lever l’immunité dont bénéficient les responsables, comme Omar El-Béchir, de l’Etat incriminé. Dans le cas du Darfour néanmoins, le Conseil s’est bien gardé de faire ce pas, et il s’est limité à imposer au Soudan de « coopérer avec la Cour ». On revient dont à la case départ : le mandat d’arrêt ne peut être exécuté que si ce sont les forces de l’ordre soudanaises qui arrêtent El-Béchir et qui le remettent à La Haye. Ce mandat est donc un coup d’épée dans l’eau ». (5)

« Pour M. Saadoune La situation est inédite. Comment un gouvernement, si tant est qu’il en ait l’intention, pourrait arrêter le chef de l’État en exercice et le livrer à la cour internationale. M.Moreno fait mine de ne dire que le droit, mais la mise en application, par un gouvernement soudanais de ce mandat, signifie techniquement et politiquement, un putsch ou un coup d’État. C’est apparemment une hypothèse sur laquelle travaillent les occidentaux. L’organisation Crisis Group, think tank occidental, à dominante anglo-saxonne, y appelle ouvertement. (…) On peut s’attendre à des tractations pour faire recours à l’article 16 des statuts de la CPI qui prévoit que le Conseil de sécurité peut voter une résolution qui permet de différer de douze mois renouvelables toute enquête ou poursuites initiées par la CPI. (…) «Même les présidents n’ont plus les mains libres pour commettre des crimes horribles» a affirmé Human Rights Watch. Apparemment, l’ONG ne pense pas aux mains de Bush, d’Olmert. Les crimes contre l’humanité commis à Ghaza et en Irak ne sont pas passibles de poursuites. Le Conseil de sécurité ne le permettra pas ».(6)

« Quelle est la leçon que l’on peut en tirer conclut Antonio Cassese ? Premièrement, que lorsque l’on n’a pas le pouvoir de faire appliquer ses ordres, il vaudrait mieux agir avec prudence. Au lieu d’un mandat d’arrêt, le procureur aurait pu demander un ordre de comparution . Deuxièmement, on n’administre pas la justice avec des fanfares. La justice internationale ne devrait pas faire obstacle aux solutions politiques des crises internationales complexes dans le cadre desquelles de très graves crimes sont commis ».(5)

Pour l’histoire, il nous nous faut avoir à l’esprit que l’immense majorité des PVD devenus indépendants ont gardé avec l’ancienne puissance coloniale des liens ombilicaux, appelés selon, l’empire, le Commonwealth ou la Françafrique. Ils sont d’autant plus vulnérables si le sol et le sous sol de leur pays regorge de richesses. Ce qui se passe actuellement nous montre à quel point la justice est à géométrie variable son que vous êtes du bon ou du mauvais côté des puissants. Saddam Hussein dont le pays est le 3e en richesse pétrolière ne l’a pas compris, on sait comment il a fini. Kadhafi lui, au pouvoir depuis quarante ans l’a compris. Ce fut une reddition sans gloire en rase compagne permettant aux compagnies américaines d’avoir plus de facilités qu’avant les nationalisations de 1970-71. Omar el Bachir pensait avoir misé sur le bon cheval  » La Chine » faut croire que pour le moment, ce n’est pas le bon cheval. Mais qui sait ? Imaginons que le Soudan ait ouvert son sous-sol aux compagnies américaines, on peut prendre le pari qu’il ne se passera rien. Omar el Bachir continuera à « pacifier » – un terme que l’on connait bien – sous le regard bienveillant des grands de ce monde.

On l’aura compris, la CPI est une arme de detruction massive des pays rétifs àl’ »odre occidental » qui se veut être le seul détenteur de sens. On comprend mieux pourquoi certains pays ne sont pas inquiétés bien qu’ils ne soient pas des modèles de démocrates prônant l’alternance. L’exemple le plus frappant est celui de « Misr Oum Eddounia  » splendeur nassérienne qui a vécu et qui a enfanté des porteurs d’eau chargés sur commande d’offrir leurs bons offices et entretenir l’illusion auprès d’eux même -leur peuple n’est pas dupe-S’agissant du conflit palestien on a peine à croire que l’Egypte de Nasser doit demander la permission à Israel si elle peut permettre à des convois humanitaires de pénetrer par le point de passae « egyptien » de Rafa. Dans cet ordre et s’agissant de la CPI, Amr Moussa deuxième ministre des Affaires étrangères egyptien s’entend au nom de la ligue arabe coordonne avec l’autre ministre egyptien des affaires etrangères pour porter uen reqête au Conseil des Nations Unies pour suspendre le couperet ou l’épée de Democles de la CPI pendant un an ; ils se font forts de raisonner le président El Bachir , en clair ils l’aideront à faire sa rédittion sans gloire au magister occidental comme ils savent si bien le faire.

1. C.E. Chitour Que se passe t-il au Darfour ? www.tchadactuel.com/documents.php?2006/09/07

2. M. Dieng : Une justice internationale à géométrie variable. Le Quotidien de Dakar 24 7 2008

3.Allain Jules Ah, la CPI condamne Omar Al-Bachir et oublie Bush ! Agoravox 6 mars 2009

4. Bachir sous le coup de l’injustice internationale! http://french.irib.ir 06 Mars 2009

5. Antonio Cassese Un mandat d’arrêt aussi spectaculaire qu’inutile La Repubblica 5 mars 2009

6.M.Saâdoune Mandat d’arrêt contre le Président soudanais Omar Al Bachir . Le Quotidien d’Oran 5 mars 2009

 

 

fév 21 2009

« Antisémite ? », par Pierre Péan

Afrique: L’inculpation de Omar el Bachir :un non évènement + les canulars de l'antisémitisme dans AU-DELA DES IDEES RECUES email Print This Post

«Ça ne vous rappelle rien ?» En relevant le mot «cosmopolite» et en oubliant soigneusement l’adjectif «anglo-saxon» qui l’accompagnait, Bernard Kouchner a voulu suggérer, devant la représentation nationale, que j’employais ce terme dans l’acception des antisémites des années 30.

kouchner
C’est à propos de la haine du gaullisme et de la philosophie politique qu’elle sous-tend que j’utilise, à l’égard de BHL et, par extension, de Bernard Kouchner, l’expression «cosmopolitisme anglo-saxon». J’ai écrit que Bernard-Henri Lévy honnit l’indépendance nationale «au nom d’un cosmopolitisme anglo-saxon, (du) droit-de-l’hommisme et (du) néolibéralisme, fondements de l’idéologie néoconservatrice que nos “nouveaux philosophes” ont fini par rallier». Le «cosmopolitisme anglo-saxon» souligne la façon dont les deux Bernard se sont mis à la remorque de l’Empire américain. Ma thèse est politique : Bernard Kouchner a voulu «effacer cinquante ans de politique étrangère indépendante de la France». Elle rejoint souvent celle de Hubert Védrine qui s’est récemment demandé si Bernard Kouchner n’était pas un des «derniers néoconservateurs du système».

Les monstrueuses accusations d’antisémitisme portées contre moi, qui serais «nostalgique des années 30», ne reposent évidemment sur rien et déshonorent ceux qui les profèrent. A l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que j’avais évoqué ses «origines douteuses», expression que je n’ai jamais employée ni dans ce livre, ni dans aucun autre. Dans la foulée de ce propos calomnieux, certains journalistes ont trouvé intelligent de mentionner que j’ai employé l’expression hautement significative de «double judéité», qui n’a évidemment aucune connotation antisémite. Horreur : j’avais osé écrire le mot «judéité», a fortiori «double» ! Or je n’ai pas inventé cette réalité, qui appartient à Bernard Kouchner lui-même qui a déclaré qu’«être à moitié juif, c’est être deux fois juif (1)», comme s’il voulait indiquer qu’il fallait chercher là un des moteurs importants de ses engagements. Kouchner a ainsi confié qu’il était «hanté par la même question : pourquoi les Juifs se sont-ils laissés faire ? (2)» Ces propos reviennent fréquemment : «J’étais un adolescent hanté par les Juifs, la mort des Juifs, les miens. Comment avaient-ils pu se laisser faire ainsi ? Et je pensais : il ne faudra plus jamais se laisser faire. (3)» Après déjà vingt ans d’engagement dans l’humanitaire, cette obsession permet, selon lui, de comprendre ce qu’il a manifesté avec force et constance auprès des minorités et des victimes au nom d’un «Plus jamais ça». Et il dit alors des boat people : «Pourquoi quittent-ils leur pays sans résister, pourquoi cet exode, pourquoi se laisser faire ? »
Y a-t-il là, dans ces quelques citations de l’intéressé – qui ne font pas une page, et précèdent d’autres «explications» motivant son engagement par son admiration pour Rimbaud et Malraux -, le moindre soupçon d’antisémitisme ? Où sont les propos «nauséabonds» ? Dans ce qu’il en dit lui-même ?

Il en va de même concernant le mot cosmopolitisme, désormais totalement proscrit, si l’on devait écouter certains. Ce terme, qui n’est pas né dans les années 30 ni 40, je ne l’emploie pas à propos de Bernard Kouchner, mais de son ami et soutien Bernard-Henri Lévy. C’est Bernard-Henri Lévy lui-même qui semble apprécier le mot puisque, loin de sonner à son tympan comme une infamie, il se l’attribue dans l’éditorial du premier numéro de Globe (1985) – qu’il cosigna avec Pierre Bergé et Georges-Marc Benamou : «Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, “franchouillard” ou cocardier, nous est étranger, voire odieux.» Que veut-il dire, lui qui n’ignore rien du vocabulaire de la philosophie politique ? Il aurait pu préférer les termes d’«universalisme» ou d’«internationalisme», mais la connotation n’est pas la même, il est vrai. En tout cas, il ne s’agissait pas là d’une étourderie, puisque le philosophe a récidivé récemment dans un numéro du Nouvel observateur de 2007 : «Je suis un cosmopolite résolu. J’aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à la Marseillaise. J’espère que le cadre national sera un jour dépassé.»

La vraie question, pour mes contempteurs, hélas si nombreux dans les médias, serait donc la suivante : le mot cosmopolite n’a, selon eux, pas le même sens selon celui qui l’emploie. Dans la bouche de Bernard-Henri Lévy, il relèverait du divin ; sous la plume de Péan, du purin. Pourquoi ? Nous ne parlons pas la même langue ? Mais si, néanmoins, dans l’esprit de certains, le mot restait tabou, je serais désolé que plus personne ne veuille entendre son sens classique. L’expression «anti-France» m’est reprochée. Je ne l’ai à aucun moment utilisé dans mon livre, mais je ne résiste pas à l’envie de donner du grain à moudre à ceux qui m’attaquent bassement à ce sujet. Eh bien oui, j’aime la France, une France évidemment ouverte aux autres, enrichie par leur apport, fière de ce qu’elle peut leur apporter ; j’aime sa magnifique devise, «Liberté Egalité Fraternité», j’ai le drapeau tricolore au cœur et vibre quand retentit la Marseillaise… Cela suffit-il à me faire condamner à l’échafaud par les nouveaux procureurs de la «pensée correcte» ligués pour l’occasion, comme si souvent.


Pierre Péan

(1)     Repris dans un article de David Bronner publié par Guysen News (2) Entretien avec Jean-François Duval, le Temps stratégique, n°25, 1988. (3) In Anne Vallaeys, Médecins sans frontières, la biographie, Fayard, 2004.

 

Analyses: Les canulars de l’antisémitisme
Monde

Les canulars de l’antisémitisme

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Henry Ryssen

Les persécutions auxquelles a eu à faire face la communauté juive sont parfois bien réelles, mais aussi parfois plus douteuses. Il s’avère en effet que les canulars médiatiques sont assez fréquents sur ce sujet. Une étude publiée aux Etats-Unis et traduite en français en 2003 par la revue Tabou recense plusieurs dizaines d’actes prétendument antisémites, aux États-Unis et à l’étranger, qui se sont avérés finalement avoir été commis par des juifs “à l’esprit dérangé”. Cette étude recense également des dizaines d’accusations d’antisémitisme contre des individus que l’on tente de discréditer (comme nous l’avons vu récemment avec les odieuses accusations de Bernard Kouchner à l’encontre de Pierre Péan). L’affaire, qui fait toujours grand bruit au départ, est ensuite étouffée avec soin, après la découverte de la supercherie.

Voici quelques-uns de ces canulars :

En août 1979, un dentiste juif de l’État de New York, le docteur Sheldon Jacobson, découvrit une grande croix gammée enflammée sur la pelouse de sa maison. Quelques jours plus tard, la police tenait son coupable : Douglas Kahn, un adolescent juif en colère, parce que le chien de Jacobson avait fait ses besoins dans son jardin. (New York daily News du 29 août 1979).

En août 1983 eut lieu une série d’incendies criminels qui terrorisèrent la communauté juive de West Hartford, dans le Connecticut. Les incendies touchèrent deux synagogues et le domicile d’un rabbin local. L’ensemble des médiats démarrèrent au quart de tour pour dénoncer l’antisémitisme. La télévision diffusa les images d’une vieille dame en sanglots qui se remémorait les horreurs de la shoah : ” Je n’aurais jamais cru que cela recommencerait “, déclara-t-elle, épouvantée. La police mit sur l’enquête trente-trois inspecteurs, et le maire promit une importante récompense. Très vite, pourtant, les soupçons se portèrent sur un étudiant juif de 17 ans, Barry Dov Schuss, qui avoua les quatre incendies volontaire. Jack Schuss, le père de l’adolescent, déclara que Barry avait quelques problème d’ordre psychiatrique et qu’il avait déjà été suivi. A son procès, en janvier 1984, Schuss déclara qu’il avait “avait agit pour entretenir la conscience du danger de l’antisémitisme.” Là où n’importe quel goy aurait pris quinze ans de prison ferme, Barry Dov Schuss ne fut condamné qu’à une peine avec sursis assortie de cinq ans de mise à l’épreuve. (Chicago Tribune du 1er septembre 1983, Hartford Courant du 15 et du 17 décembre 1983 et du 24 janvier 1984).

En mars 1984, les habitants de Co-Op City, un complexe de logement du Bronx, à New York, trouvèrent des croix gammées et des graffitis antisémites barbouillés sur 51 portes et murs d’appartements. Ce fut “l’émoi dans la communauté”. L’incident fut là encore très médiatisé, jusqu’à ce que l’on mette la main sur deux adolescents juifs de 14 et 15 ans. Le silence se fit brusquement sur cette pénible affaire. (Jewish Sentinel du 31 mars 1984).

Le 24 novembre 1985, un communiqué de l’Associated Press de New York révélait que des vandales avaient brisé les vitrines de huit magasins tenus par des juifs à Brooklyn. Horreur ! Les journalistes de tout le pays hurlèrent leur indignation, rappelant l’épisode de la Nuit de Cristal en 1938. Le maire, Edward Koch offrait 10.000 dollars de récompense à qui donnerait des informations à la police pour retrouver les coupables. Les appels à la vigilance antifascistes se multiplièrent. Le 9 décembre, on put néanmoins lire dans la presse : “Un juif de 38 ans souffrant de troubles psychologiques a été arrêté…” Gary Dworkin ne s’en prenait en fait qu’aux israéliens et aux juifs hassidiques. (New York daily News du 10 décembre 1985).

En décembre 1985, le gardien de la synagogue de Milwaukee fut aspergé d’une substance caustique. La victime, Buzz Cody, un ancien catholique converti au judaïsme, indiqua que les hommes avaient la peau sombre et parlaient avec un accent arabe. Au mois de juillet, déjà, neuf croix gammées rouges avaient été peintes sur le centre communautaire ainsi que dans l’appartement de Cody qui avait été cambriolé. Des graffitis antisémites et des coups de téléphones anonymes d’une mystérieuse “Palestinian Defense League” lui rendaient la vie impossible. L’enquête ne tarda pas à aboutir, et en mai 1986, Cody fut inculpé. Il se suicida quelques heures plus tard. (Milwaukee Journal du 20 décembre 1985 et du 17 mai 1986).

Le 15 juillet 1987, une femme juive de Rockville dans le Maryland, fut réveillée dans la nuit par l’incendie d’une croix gammée enflammée dans son jardin. Le coupable était en fait un juif de 19 ans, Gary Stein (Washington jewish week du 6 août 1987).

En janvier 1988, Laurie A. Recht, secrétaire juridique de 35 ans, prétendit recevoir des menaces de mort du fait de son engagement antiraciste. Immédiatement, les médiats firent d’elle une héroïne et soulignèrent son courage et sa détermination. En mai, le collège de New Rochelle lui décerna le titre honorifique de docteur ès lettres, en reconnaissance des épreuves subies. Au mois de novembre, elle prétendit avoir à nouveau reçu des menaces de mort : “L’amoureuse des nègres, la juive. Nous ne t’avons pas oubliée. C’est avec ton cadavre que nous révélerons notre cause au monde. Une balle t’attend.” Le FBI installa alors une caméra à l’extérieur de son appartement et brancha un système d’écoutes téléphonique pour mettre le main sur les coupables. Il s’avéra alors que Laurie Recht n’avait reçu aucune menace par téléphone. En revanche, la caméra la filma en train d’écrire elle-même l’inscription raciste sur le mur contigu à son appartement. Au tribunal, la jeune femme a admis les faits. Elle encourait cinq ans d’emprisonnement et une amende de 250 000 dollars, mais elle ne fut condamnée qu’à une peine avec sursis, assortie de cinq années de mise à l’épreuve. (New York Daily News du 28 novembre 1988 ; Agence télégraphique juive du 1er décembre 1988).

Le journal Newsweek du 8 mai 1989 rapportait qu’un riche personnage, Morton Downey, avait été agressé par des skinheads dans les toilettes pour hommes de l’aéroport de San Francisco. Ceux-ci l’auraient immobilisé dans des toilettes, lui aurait tracé une croix gammée sur le visage, découpé un lambeau de cuir chevelu puis l’auraient salué d’un “Sieg heil !”. Il s’avéra par la suite que les inspecteurs de police de l’aéroport ne constatèrent que quelques coupures au visage, et non pas la croix gammée tout entière qu’il avait exhibée devant la presse. D’ailleurs, personne n’avait rien vu de l’agression. Plus tard, Downey reconnut que l’incident “était un coup de pub préparé à l’avance.”

Le 25 mars 1990, à Yorba Linda, en Californie, plusieurs centaines de personnes découvrirent un tract prétendument diffusé par “l’Amicale méthodiste“, les exhortant à “tuer les juifs”. Un journal local rapportait : “Sur une face est représenté Jésus ; on cite un extrait de l’Evangile selon Saint Luc et on lit cette phrase : “Tuez tous les juifs.” L’autre côté énumère les raisons de ne pas faire confiance aux juifs.” Le révérend Kenneth Criswell, pasteur de l’Eglise unitaire méthodiste locale, adressa immédiatement une lettre à sa communauté pour assurer que ces tracts avaient été “faussement et frauduleusement” attribués à l’Eglise méthodiste.

Fin 1991, Nathan Kobrin, un juif de Concord en Californie, avait subi les préjudices de deux incendies volontaires, et prétendit être victime de lettres anonymes et de menaces de mort au téléphone. Des journaux californiens saluèrent son courage dans la lutte contre l’antisémitisme et il reçut de nombreux soutiens. Un enquêteur qui surveillait l’appartement découvrit la supercherie. Le 31 janvier 1992, Nathan Kobrin, 36 ans, avouait finalement devant la Cour de Contra Santa qu’il était bien à l’origine de deux incendies volontaires et de six faux en écritures. Il fut aussi inculpé pour faux témoignages et condamné à un an d’emprisonnement. (Oakland Tribune du 12 septembre 1991, Northern californian Jewish Bulletin du 20 septembre 1991 et 17 juillet 1992).

En avril 1993, un couple de jeunes juifs, Jerome et Jamie Brown Roedel, porta plainte après le cambriolage de leur maison de Cooper City, en Floride. L’affaire fut très médiatisée du fait que les murs avaient été couverts de graffitis antisémites. Ce fut une fois encore l’indignation et “l’émoi dans la communauté”. Huit mois d’enquête furent nécessaires pour aboutir à cette conclusion : fraude aux assurances. En effet, quelques mois auparavant, Jamie Roedel avait fait l’acquisition d’objets d’art coûteux. Elle s’entendit avec diverses personnes pour organiser un faux cambriolages et réclama 47 000 dollars à sa compagnie d’assurance. Elle empocha finalement 30 000 dollars, quitta son mari et commença une vie de luxe avec son amant. En décembre 1993, elle fut inculpée de fraude. (Chicago Tribune du 2 janvier 1994).

En 1994, des tracts ouvertement racistes et antisémites furent diffusés à New York. On apprit un peu plus tard que le coupable n’était autre qu’un membre de la commission nationale de l’Anti Deafamation League, la principale ligue ” antiraciste ” américaine (New York Times du 27 février 1994). Après son arrestation, Donald Mintz expliqua qu’il avait voulu susciter un mouvement de sympathie autour de sa candidature et recueillir des fonds. Il perdit l’élection à la suite de ce scandale.

Laird Wilcox, Crying wolfes, hate crime hoaxes in America, Editorial researche service, Kansas, 1994, in Tabou, volume 4 ; Éditions Akribeia, 2003, pp. 64-120.

Cette étude, qui s’arrête en 1994, ne permet pas de connaître les affaires qui ont eu lieu par la suite. Mais chacun aura pu se faire une idée de la fréquence de ces drames qui défraient régulièrement l’actualité, aux États-Unis mais aussi à l’étranger.

Rappelons encore qu’en 2004 eut lieu aussi aux USA un autre acte de barbarie : des croix gammées avaient été peintes sur une vingtaine de boutiques appartenant à des juifs dans les quartiers new-yorkais de Brooklyn et du Queens, ainsi que sur des synagogues. L’indignation était générale. Une prime de 5000 dollars était offerte par un rabbin pour tout renseignement. Le 18 octobre 2004, la police arrêta enfin le coupable. Il s’agissait d’Olga Abramovich, 49 ans, qui expliqua qu’elle voulait ainsi se venger de son mari de 78 ans, Jack Greenberg, qui venait de divorcer pour se remarier avec une femme plus jeune qu’elle. La presse et les organisations juives étouffèrent alors toute l’affaire. Par chance, une fois devant son téléviseur, le public oublie vite.

En France, l’actualité récente présente aussi fréquemment des canulars qui donnent lieu à des “boursouflures médiatiques”. La profanation du cimetière de Carpentras en est le meilleur exemple, mais bien d’autres affaires ont eu lieu plus récemment.

En mars 1990, Louisa Zemour, militante de SOS-Racisme à Grenoble était blessée par un “nervi du Front national” qui avait dissimulé son visage derrière un foulard “bleu-blanc-rouge”. Il s’avéra par la suite qu’en réalité, elle s’était blessé en tentant de rentrer par la fenêtre de sa maison par ce que son mari refusait de lui ouvrir la porte à la suite d’une scène de ménage. (Rivarol du 15 juin 1990).

En 1992, durant la nuit de la Saint-Sylvestre, un cocktail Molotov provoquait un incendie dans la synagogue de Villepinte, en Seine-Saint-Denis. L’attentat fut revendiqué par un mystérieux groupuscule baptisé “France”. Ce fut “l’émoi dans la communauté”. Le 10 janvier 1993, plusieurs ministres participaient à la manifestation organisée par le grand rabbin Joseph Sitruk pour protester contre cet acte barbare, mais il s’avéra par la suite que l’auteur était en fait un certain Michel Zoubiri, juif algérien, qui voulait imputer l’attentat à Patrick E. un rival amoureux, membre du Front national (Rivarol du 15 janvier 1993).

En octobre 2000, la deuxième Intifada palestinienne provoquait une flambée de violence chez les jeunes immigrés musulmans. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) recensait alors 350 attentats antisémites de septembre 2000 à septembre 2001. L’Union des étudiants juifs de France rappelait aussi que 322 actes antisémites avaient été commis en France entre le 1er janvier et le 1er octobre 2004, (mais on ne sait si les graffitis sur les tables d’écolier et les boîtes aux lettres étaient comptabilisés). C’était l’émoi dans la communauté.

Pourtant, s’il faut déplorer les manifestations d’antisémitisme, il faut aussi noter que certains faits d’actualité ont pu bénéficier d’une couverture médiatique disproportionnée et probablement trop hâtive. Ainsi, en janvier 2003, l’agression au couteau contre le rabbin Gabriel Farhi avait été démesurément médiatisée et politisée, avant d’être enterrée : il n’y avait eu en fait aucune agression. Le rapport d’expertise médicale évoquait une “plaie hésitante”, n’ayant pas provoqué de lésion abdominale. Par ailleurs, la lacération des vêtements sur une largeur de dix centimètres était “incompatible avec le scénario d’une agression”. Faute de témoins, tout reposait sur les déclarations de la victime, qui avait signalé un “homme casqué”, qui aurait crié “Allah Akbar” avec “un accent français”. En réalité, le rabbin Farhi s’était poignardé lui-même.

L’incendie d’un centre social juif à Paris, le 22 août 2004 avait aussi fait grand bruit dans tous les médiats. Les coupables avaient laissé des inscriptions antisémites, des slogans islamistes et des croix gammées à l’envers, agrémentés de fautes d’orthographes grossières. Le maire de Paris et le premier ministre s’étaient succédés sur les lieux de l’incendie pour dire leur indignation. L’attentat avait déterminé le maire à débloquer 300 000 euros supplémentaires pour la sécurisation des lieux fréquentés par la communauté juive à Paris, mais l’enquête avait finalement abouti à un homme âgé de 52 ans, issu de la communauté juive. Il y travaillait au titre de bénévole et bénéficiait des repas qui y étaient servis pour les plus démunis. “Fragile psychologiquement”, il n’avait pas supporté la perte annoncée de son appartement que lui louait le centre.

Le 7 mai 2004, un jugement de la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris condamnait un certain Alex Moïse à une amende de 750 euros. L’intéressé avait en effet porté plainte pour des menaces et injures antisémites envoyées à son domicile, mais l’enquête avait cependant démontré qu’il se les était envoyées lui-même. Alex Moïse, secrétaire général de la Fédération sioniste de France (membre à part entière du Crif) et ancien porte-parole du Likoud de France, était aussi à l’origine de l’interdiction de nombre des spectacles du comique noir antisioniste Dieudonné. L’homme avait également été président dans les années 90 du Comité de coordination du Sentier, la milice d’autodéfense locale. Naturellement, aucun médiat français n’avait répercuté sa condamnation.

Dans un livre paru en 2005, Pierre Birenbaum constatait lui aussi que la situation était alarmante : “Les plus hautes autorités de l’État en conviennent, écrit-il : l’antisémitisme se répand dangereusement dans la société française contemporaine.” Pourtant, il rappellait que le gouvernement français était ferme sur ce point : “En décembre 2001, à l’occasion du dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Lionel Jospin, alors Premier ministre, estime, devant le gouvernement presque tout entier assemblé, que “pas plus que nous ne tolérerons des actes de racisme, nous ne tolérerons des actes d’antisémitisme.” Et il souligne “la détermination des pouvoirs publics à lutter contre toute forme d’antisémitisme.” » (Pierre Birenbaum, Prier pour l’Etat, les Juifs, l’alliance royale et la démocratie, Calmann-Lévy, 2005, p. 137).

Que le gouvernement “presque tout entier” soit réunis chaque année dans les locaux du CRIF, voilà qui devrait pourtant rassurer les responsables de la communauté juive. Mais l’inquiétude et l’angoisse n’en demeurent pas moins. Elles sont d’ailleurs consubstantielles au judaïsme, puisque l’on retrouve le même type de témoignages à toutes les époques. Il est d’ailleurs frappant de constater que les synagogues sont les seuls lieux “de culte” où l’on se barricade derrière des grillages, des barrières métalliques, des vitres et des portes blindées. N’importe quel observateur étranger, n’importe quel “Candide” peut ici légitimement se dire : “Tiens, nous avons ici affaire à des gens qui semblent ne pas être très appréciés.” Peut-être ont-ils des choses à se reprocher ?

Hervé RYSSEN

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Politique: Khamenei: La Palestine demeurera la cause première de tous les Musulmans
Jihad en Palestine

Khamenei: la Palestine demeurera la cause première de tous les Musulmans

Leila Mazboudi – AlManar.com.lb

fb61357a-cda7-45f0-bfe8-1820e9649934_top dans PROJETS DES MAITRES DU MONDE04/03/2009   Le guide suprême de la révolution islamique l’Imam Ali Khamenei a assuré que la Palestine demeure la cause première de tous les Musulmans.
 
S’exprimant lors de la tenue de la quatrième conférence de soutien à la Palestine à Téhéran, intitulée  » La Palestine: symbole de la résistance, Gaza victime des crimes », il a estimé que les derniers évènements ont permis de mettre plus au clair l’avenir de la cause palestinienne, et de mettre la lumière sur la responsabilité des Musulmans à son égard.

Selon Sayed Khamenei,  » ce n’est pas en le quémandant aux nations Unies, aux grandes puissances ou à l’entité spoliatrice, (en allusion à Israël) qu’on peut secourir la Palestine, mais en suivant les chemins de la résistance et de la persévérance, et en unissant les Palestiniens ».
 
D’après le guide suprême de la révolution, « la base de la résistance est constituée des groupes combattants palestiniens, ainsi que des fils pieux et résistants du peuple palestinien à l’intérieur comme à l’extérieur d’une part, en plus de gouvernements et des peuples musulmans de par le monde, notamment les hommes de religion, les élites politiques et universitaires de l’autre »:  » Si ces deux bases se cramponnent à leur position, toutes les consciences vivantes, et toutes les forces raisonnables qui ne sont pas manipulées par la propagande de l’empire médiatique des puissances arrogantes et sionistes vont accourir pour soutenir les opprimés où qu’ils soient » a conclu le numéro un iranien.
 
Evoquant  » la défaite militaire et politique d’Israël devant la résistance islamique durant sa guerre de 33 jours contre le Liban en 2006, et l’échec cuisant dans sa guerre meurtrière de 22 jours contre le peuple palestinien et le gouvernement légitime à Gaza » le guide suprême, a souligné que « cette entité qui s’est vantée pendant des décennies d’être une puissance invincible, grâce à son armée, à ses armements et à l’appui américain politique et militaire, a du subir deux défaites devant des forces résistantes qui combattent en comptant sur Dieu et sur le peuple »:  » cette entité a révélé la réalité de son effondrement et sa écroulement vers l’abime et sa  défaillance face au courant  de l’éveil islamique « a-t-il jugé.
Le numéro un iranien a critiqué l’erreur de certains et selon lesquels il faut coexister et se réconcilier avec l’état d’Israël qui constitue une réalité qui perdure depuis  60 ans »:  »

Pourquoi ne prennent-ils pas en compte les autres réalités qui se présentent devant leurs yeux, ceux des états du Balkan, du Caucase, de l’Asie du sud-ouest qui ont regagné leur identité originale après 80 années d’usurpation, après la décomposition de l’Union soviétique? Pourquoi la Palestine -qui est une partie du corps islamique- ne peut elle pas restituer son identité arabe et islamique une nouvelle fois? Pourquoi les jeunes palestiniens qui sont les plus intelligents et les plus résistants de la nation arabe ne peuvent ils pas faire vaincre leur volonté sur cette réalité oppressive? » s’est demandé le guide suprême.
 
Et d’estimer que « le fait de dire que le seul moyen de sauver le peuple palestinien est d’effectuer des négociations avec l’entité sioniste est une grande faute car cette entité ne croit en aucun principe, excepté celui de la force ». L’Imam Khamenei s’est demandé  quels étaient les acquis de ceux qui ont cru à ce leurre, signalant que le comportement des sionistes avec les responsables de l’autorité palestinienne que ce soit Arafat ou autre est comme s’ils étaient les chefs de leurs centres de police qu’il faut pourchasser, séquestrer et assiéger de point de vue sécuritaire, ce qui a causé l’animosité entre les factions de résistance palestiniennes et les a incités les uns contre les autres », a-t-il estimé.
 
Evoquant  la reconstruction de la Bande de Gaza, le guide suprême a estimé que c’est la question la plus cruciale par rapport aux Palestiniens pour le moment. Signalant que  » le gouvernement du Hamas qui a été élu par la majorité des Palestiniens et dont la résistance qui a vaincu les plans de l’entité sioniste constitue le point le plus illuminant dans les cent ans de l’histoire de la Palestine, doit être la base et le centre de toutes les activités ayant trait à l’opération de reconstruction ».
 
S’adressant aux Egyptiens, il leur a demandé d’ouvrir le chemin des aides et des dons pour de permettre aux états et aux peuples musulmans de faire leur devoir.

En réponse aux déclarations du président américain Barak Obama dans lesquelles il réitère  son engagement inconditionnel de protéger Israël, l’Imam Khamenei l’a qualifié « de défense du terrorisme, de l’oppression et des massacres qui ont coûté la vie à des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants palestiniens en 22 jours », ce qui constitue selon lui le même chemin erroné de celui de son prédécesseur Georges W. Bush.

 

 

Jihad en Palestine

Durban II »: la France prête à se retirer si « Israël » est « stigmatisé »

72e80879-6606-48c5-a3f8-4c12f820201d_top03/03/2009 Le Premier ministre François Fillon a déclaré lundi que la France n’accepterait pas qu’ »Israël » soit « stigmatisé » lors de la conférence de l’ONU dite « Durban II » contre le racisme, qui se tient en avril à Genève, et que si cela se produisait, elle n’hésiterait pas à s’en retirer.
 
Fillon s’exprimait à Paris lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
 
« Je sais que l’événement vous inspire des inquiétudes légitimes », a déclaré Fillon aux responsables du Crif à propos de « Durban II ».
 
« Je veux vous assurer que si la France participe à ces préparatifs, elle le fait aussi dans l’esprit le plus exigeant. Notre détermination à combattre l’antisémitisme en France se double d’une extrême vigilance vis-à-vis de ses manifestations à l’étranger », a dit le Premier ministre.

« Si la lutte contre le racisme est impérative, elle ne saurait être le prétexte aux mêmes amalgames et aux mêmes hypocrisies qu’en 2001″, a-t-il déclaré, dans une allusion à la première conférence de ce type à Durban (Afrique du Sud), qui avait donné lieu à des positions contre les pratiques israéliennes.
 
« Nous n’accepterons pas qu’ »Israël » soit stigmatisé, que sa politique soit calomniée, ni que la communauté juive, dans son ensemble, soit flétrie », a poursuivi le chef du gouvernement français.
 
Intervenant avant lui, Richard Prasquier, président du Crif, a souhaité que la France ne participe pas à cette conférence.
 
La conférence « Durban II » doit se dérouler du 20 au 24 avril au Palais des Nations à Genève.
 
Les Etats-Unis ont annoncé qu’ils ne participeront pas à la conférence en raison de désaccords de fond avec le projet de déclaration, et ce, après avoir participé aux discussions préparatoires de « Durban II » pendant une semaine en février.  Selon Washington, ce document « focalise la critique sur Israël ».
 
« Israël » et le Canada ont également annoncé qu’ils boycotteront la conférence de Genève.

 

 

 

Réfléxion-Débat: Le raisonnement judiciaire à l’épreuve de la sionisation des esprits
Monde

Le raisonnement judiciaire à l’épreuve de la sionisation des esprits

Le raisonnement judiciaire à l'épreuve de la sionisation des espritsPar Faouzi ELMIR, pour Mecanopolis

Au moment où nous terminons la rédaction de ce texte, le Tribunal Pénal International(TPI) vient de lancer un mandat d’arrêt contre le président soudanais, OMAR EL-BACHIR, pour génocide, crimes de guerre et génocide contre l’humanité au Darfour. Cet événement exceptionnel montre l’ampleur de la sionisation des esprits qui n’engendre pas seulement la politique du deux poids et deux mesures dans les relations internationales mais atteint également la justice nationale et internationale. Le TPI reproche au président soudanais d’avoir commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre les populations du Darfour mais ce même TPI n’a pas cru d’enquêter sur tous les crimes de guerre et crimes contre l’humanité des perpétrés par les Etats impérialistes depuis la Seconde Guerre mondiale pour ne pas parler de toutes les guerres coloniales depuis la fin du XIXe siècle. En lançant l’équivalent des cinq bombes d’Hiroschima sur l’Irak, entraînant la mort d’un million et demi d’irakiens sans compter la destruction totale d tout un pays, le TPI n’a pas cru utile de demander à Georges Bush et de Tony Blair de rendre compte de leurs crimes de guerre et de leurs crimes contre l’humanité en Irak.

L’entité sioniste en Palestine qui a massacré des centaines de milliers de palestiniens et de libanais depuis plus de quarante ans avec l’utilisation des armes biologiques et chimiques prohibées par les conventions internationales et qui n’a jamais respecté une seule décision de la « communauté internationale », le TPI n’a pas cru là aussi utile de demander aux dirigeants sionistes militaires et politiques de rendre compte de leurs crimes de guerre et de leurs crimes de l’humanité. Nous n’avons jamais vu ni le Conseil de sécurité de l’Onu, ni le TPI ni les pays Occidentaux s’activer pour demander justice pour les victimes irakiennes et palestiniennes. Le mandat d’arrêt du TPI contre le président soudanais illustre une fois de plus l’instrumentalisation de la justice au service des intérêts américano-sionistes dans la région du Darfour qui est, rappelons-le, une région riche en pétrole et qui se trouve en ligne de mire des Etats-Unis et d’Israël.

Dans un article publié sur le site Mecanopolis, Alain Benjam fait la critique d’une décision rendue par le Conseil d’Etat qui reconnaît la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette reconnaissance juridique entraîne par voie de conséquence des indemnisations substantielles octroyés à des déportés juifs et qui se chiffrent par des millions d’euros. Alain Benjam explique cette décision du Conseil d’Etat d’une part par la pression exercée par Arnaud Klarsfeld et ses amis sionistes pour qui « la Shoah devrait rester un tabou sans taches ni contestation possible » et d’autre part, par l’écroulement des idées et des valeurs républicaines en France. Pour découvrir les arguments d’Alain Benjam, nous invitions le lecteur à se reporter directement à l’article L’Etat français reconnu responsable dans la déportation des Juifs.

Pour nous, le problème n’est pas seulement une question de personnes, d’idées ou de valeurs mais il est un phénomène pathologique de la sionisation des esprits en France et dans tout l’Occident et qui influe sur l’état d’esprit des juges et sur le raisonnement judiciaire. Cette sionisation des esprits qui sape les fondements et les principes du raisonnement judiciaire représente un véritable danger pour nos libertés publiques notamment sur la liberté d’expression garantie par la Constitution. En réalité, ce sont les règles de raisonnement judiciaire qui nous protègent, nous citoyens, de l’arbitraire d’un juge ou des caprices d’un procureur. La reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale montre que les membres du Conseil d’Etat ont fait peu de cas du raisonnement judiciaire. Autrement dit, les membres du Conseil d’Etat sont parvenus à leur conclusion non pas par la voie du raisonnement logique et des inférences logiques mais par la voie des inférences psychologiques induites elles-mêmes par la sionisation des esprits qui empêche le monde judiciaire de raisonner correctement, c’est-à-dire de tirer des conclusions logiques à partir des prémisses logiques. D’ailleurs, cette décision du Conseil d’Etat n’est guère un cas isolé mais elle vient s’ajouter à une longue liste d’affaires où des intellectuels, des artistes, des journalistes, des écrivains sont condamnés par la justice pour antisémitisme alors qu’ils ne font en réalité qu’exercer une des libertés publiques garanties par la constitution, la liberté d’expression. Le dernier exemple en date est l’affaire Kouchner-Péan. Pour dissimuler ses magouilles financières et ses « faiblesses » notoires pour le bushisme et les thèses des néo conservateurs américains, Kouchner et le lobby juif en France n’ont pas hésité à asséner leurs poncifs habituels et à dégainer leur arme favorite, l’antisémitisme dont a été accusé Pierre Péan, l’auteur du « Monde selon K » (lire la réponse de Pierre Péan à cette accusation d’antisémitisme).

PRINCIPES DU RAISONNEMENT JUDICIAIRE

Que personne n’en doute, la justice n’est pas de notre monde. Cependant, pour déterminer ce qui est juste et équitable et pour combattre les interférences et les influences psychologiques, physiologiques, sociales et culturelles dans les jugements et les décisions judiciaires, les hommes ont inventé des règles de raisonnements logiques, analytiques et dialectiques. Qu’est-ce qu’un raisonnement judiciaire ? On définit le raisonnement comme un processus cognitif fondé sur l’inférence et l’enchaînements de propositions découlant les unes des autres. Pour qu’il y ait un véritable raisonnement et non pas un pseudo-raisonnement, il faut que la proposition initiale ait une valeur logique et qu’elle conduise elle-même à une ou plusieurs nouvelles propositions ayant une même valeur logique que la première. Ainsi un raisonnement est-il considéré comme valide quand il est vrai par la forme, indépendamment de son contenu. Tout raisonnement obéit à des règles strictes qui sont de nature à prévenir les errements de la pensée et les jugements de valeur. Le raisonnement judiciaire relève de la logique formelle ou de la logique de la contrainte intellectuelle mais aucun cas de la logique des jugements de valeur. C’est pourquoi, dans les écritures judiciaires, la construction des moyens ne peut être entreprise sans les règles de raisonnement judiciaires, c’est-à-dire sans le secours des inférences, lesquelles, par définition, permettent de passer d’une vérité à une autre. Dans le prétoire, la logique judiciaire et le raisonnement judiciaire sont les deux armes essentielles de la persuasion et de la conviction. Ces mouvements de va et vient d’une vérité à une autre aboutissant à une conclusion constituent ce que l’on appelle le syllogisme. Construire un syllogisme, c’est la manière d’aller du général au particulier, en partant du principe qui est la majeure en passant par le fait qui est le mineur pour en tirer la déduction qui s’impose. ce schéma tripartite ou triangulaire se trouve à l’origine du raisonnement judiciaire.

C’est la théorie, mais en pratique, c’est-à-dire s’agissant des cas d’espèce, les choses ne sont pas si simples qu’elles ne paraissent. D’abord, dans une seule et même affaire, il n’y a pas un seul syllogisme mais plusieurs syllogismes et il faudrait dans ce cas là séparer les syllogismes essentiels de ceux qui ne le sont pas. Ce qui n’est pas évident. Il y a aussi le risque de déraillement provoqué par des fausses inférences(exemple les coureurs éthiopiens courent vite, les lapins courent vite, les éthiopiens sont des lapins). Ce déraillement dans les inférences est dû à une mauvaise application de la majeure du syllogisme. Mais le grand danger qui menace et qui fausse le raisonnement judiciaire reste incontestablement la confusion entre l’inférence logique et l’inférence psychologique. Ce qui conduit irrémédiablement à des raisonnements judiciaires défectueux. Si les juges emploient aujourd’hui des raisonnements judiciaires défectueux, c’est parce qu’ils baignent dans un monde intellectuel qui altère leurs facultés de juger. Quand l’esprit public en France est contaminé par la propagande sioniste, juger et croire deviennent ainsi une seule et même chose et le juge sera amené à faire non pas des inférences logiques mais des inférences psychologiques. C’est ce qui a motivé la décision du Conseil d’Etat en reconnaissant la responsabilité de l’Etat Français dans la déportation des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale.

ANALYSE ET CRITIQUE DE LA DÉCISION DU CONSEIL D’ÉTAT

LES FAITS :

Saisi par le tribunal administratif de Paris au sujet d’un déporté juif, le Conseil d’Etat a rendu un avis dans lequel il estime engagée la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs sous le régime de Vichy. Cet avis du Conseil d’Etat, s’il était suivi et confirmé par le Tribunal administratif, obligerait l’Etat français actuel, c’est-à-dire, les contribuables français, à indemniser les déportés juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Rappelons que l’Etat français actuel a déjà versé et continue à verser des millions d’euros tous les ans à des associations de déportés et à des fondations diverses. Selon Arno Klarsfeld, la fondation pour la mémoire de la Shoah a reçu l’année 2008, la somme de 393 millions d’euros qui viennent s’ajouter aux 500 millions d’euros distribués par la Commission des spoliations aux orphelins juifs.

Pour motiver sa décision, le Conseil d’Etat invoque les « arrestations, internements et convoiements pendant la Seconde Guerre mondiale, des juifs vers des camps de transit et vers d’autres camps dans lesquels la plupart d’entre eux ont été exterminés ». Le Conseil d’Etat considère que la responsabilité de l’Etat français se trouve engagée à cause de ses agissements qui, « ne résultant pas d’une contrainte directe de l’occupant », ont permis ou facilité la déportation de juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Il justifie sa décision d’indemniser les déportés juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale par référence à la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et aux décisions prises par d’autres Etats européens.

ANALYSE ET DISCUSSION DE LA DÉCISION

1) Le Conseil d’Etat, une instance politique

Si l’on essaie de comprendre ce qui a motivé le Conseil d’Etat à statuer ainsi en rendant responsable l’Etat français de la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, il y a d’abord une volonté politique. On peut dire sans se contredire que la motivation première du Conseil d’Etat est politique et non juridique. Au-delà de sa fonction technique et consultative, le Conseil d’Etat est d’abord et avant tout une instance politique. Rappelons que le Conseil d’Etat a été créé conformément aux instructions et au bon vouloir de Bonaparte, par l’article 52 de la Constitution du 22 frimaire An VIII(13 décembre l799). Depuis, le Conseil d’Etat suit et subit les contrecoups des changements politiques et constitutionnels de l’Etat. Ce qui lui ôte toute liberté de jugement et d’appréciation juste et équitable des affaires qui lui sont déférées. Juridiquement, le Conseil d’Etat est présidé par le Premier ministre, mais en pratique, celui-ci délègue sa compétence au garde des Sceaux, lequel ne préside d’ailleurs que la séance solennelle annuelle. La présidence effective est assurée par le vice-président du Conseil d’Etat, nommé par décret en Conseil des ministres. Le Conseil d’Etat est donc avant tout une institution politique qui suit et obéit à l’exécutif.

2) Un Etat sous occupation étrangère ne peut être un Etat libre de ses actes et de ses décisions.

Le Conseil d’Etat estime que l’Etat français a engagé sa responsabilité par les « agissements qui, ne résultant pas d’une contrainte directe de l’occupant, ont permis ou facilité la déportation à partir de la France de personnes victimes de persécutions antisémites ». Les membres du conseil d’Etat se trompent lourdement en estimant que le gouvernement de Vichy agissait librement et était le maître de ses actes et de ses décisions. Un Etat occupé ne peut en aucun cas être un Etat libre de ses actes et de décisions, car il est obligé d’obéir au diktat et à la volonté de l’occupant. Par voie de conséquence, l’Etat français de Vichy n’était nullement le maître de ses actes et de ses décisions et il n’était pas en mesure de s’opposer ou de résister à la volonté et à la politique de l’occupant nazi s’agissant de la déportation de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

3) La République et l’Etat français actuel ne sont pas responsable des actes et des agissements de l’Etat français de Vichy

Ce qui met à mal le raisonnement judiciaire, c’est de rendre tous les citoyens d’une République responsables des actes et des agissements de leurs responsables politiques à un moment donnée de l’histoire. C’est ce qui a voulu démontrer Alain Benjam dans son analyse de la décision du Conseil d’Etat quand il fait remarquer à juste titre que la République française n’est guère réductible à l’Etat français. La République Française est une entité sociologique, politique et géographique, délimitée et parfaitement descriptible avec un territoire et des frontières reconnus par le droit international et issus de traités historiques. La République française a une constitution, des lois et des institutions(parlement, senat, présidence de la République). En tant que personne morale, la République Française peut être incriminée et condamnée par des instances judiciaires européennes et internationales.

L’Etat Français est chargé d’administrer la République Française avec l’aide des fonctionnaires. Mais tous les habitants de la République Française ne sont pas des fonctionnaires car du fait qu’ils ne font pas partie de l’Etat français. Sur les documents officiels, la carte d’identité, il n’est pas mentionné Etat français mais République française. Comment alors est-il possible de rendre responsables tous les citoyens de la République française d’abord des agissements et des actes des fonctionnaires de l’Etat français sous l’occupation allemande mais aussi des actes et des agissements des hommes politiques et des fonctionnaires de « l’Etat français » de Vichy ? Et Alain Benjam d’ajouter, il a bien existé un « Etat français » qui a déporté des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, mais cet « Etat français » issu de l’occupation allemande en 1940 n’exprimait en aucun cas la volonté du peuple français qui était représenté par des organisations de résistance fédérées au sein du Conseil National de la Résistance puis par des gouvernements provisoires avant le rétablissement de la République Française en 1944. En outre, les responsables et les complices de « l’Etat français » ont été poursuivis, jugés et condamnés pour déportation de juifs et d’holocauste à l’instar de Maurice Papon. L’affaire de la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale aurait dû s’arrêter avec la condamnation de ceux qui étaient à l’origine de leur déportation dans les camps de concentration. L’indemnisation des victimes du nazisme aurait dû être faite par solidarité et non pas sous la contrainte de la voie judiciaire.

4) Violation des règles et des conditions de la motivation par le Conseil d’Etat.

Dans sa démarche, le juge est amené à appliquer ce que l’on appelle le principe du syllogisme juridique, en faisant appel, selon les cas, soit à la logique déductive soit à la logique inductive. L’obligation de motiver constitue sans conteste une norme fondamentale du droit processuel et un élément caractéristique de l’acte juridictionnel. Cette obligation de motiver comprend l’obligation d’exposer succinctement les moyens et les prétentions des parties. L’obligation pour le juge de motiver ses jugements consiste en la nécessité de répondre aux moyens développés par les parties à l’appui de leurs prétentions et d’exposer les raisons qui l’ont conduit à prendre sa décision. L’obligation de motiver les décisions remonte à la loi des 16-24 août 1790 qui avait prévu que les jugements comprendront quatre parties distinctes : les noms et qualités des parties, les questions de fait et de droit constituant la matière du procès, le résultat des faits reconnus ou constatés par l’instruction et les motifs qui auront déterminé le jugement et enfin le dispositif du jugement. Pour qu’une décision soit valablement motivée, il faut que la motivation soit à la fois intrinsèque au jugement, précise et pertinente.

En reconnaissant la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs, le Conseil d’Etat viole un principe fondamental qu’est l’obligation de motiver. Ce n’est pas parce que le Conseil d’Etat n’a pas motivé sa décision mais il l’a mal motivée ou il n’a pas respecté les principes qui fondent toute motivation. Autrement dit, la motivation de la décision du Conseil d’Etat paraît plus une motivation alléguée qu’une motivation utile et pertinente. D’abord le Conseil d’Etat utilise des motifs creux, erronés ou inopérants en invoquant les agissements de l’Etat français sous l’occupation allemande. Ensuite, le Conseil d’Etat viole le principe de la chose jugée, car les responsables et les complices de la déportation des Juifs ont été jugés et condamnées après la libération. Selon le principe de la chose jugée, on ne peut pas juger deux fois la même affaire et condamner une personne morale ou une personne physique deux fois pour les mêmes faits.

Le Conseil d’Etat viole un autre principe de motivation, le principe d’une motivation intrinsèque au cas d’espèce en se fondant sur des décisions prises par d’autres Etats européens dans la même situation. En invoquant des décisions similaires prises par d’autres Etats européens relatives aux indemnisations des juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondial, le Conseil d’Etat viole le principe de la motivation intrinsèque, car, pour justifier sa décision, il recourt à des éléments importés d’ailleurs et à des références extérieurs. Que l’Allemagne post nazie ait accepté d’indemniser les déportés juifs, sa décision peut être concevable par le fait c’est le régime nazi allemand qui était à l’origine de la déportation des Juifs. Mais il n’y a aucune raison pour trois que la République Française fasse de même pour trois raisons principales : la République française n’avait aucun plan préétabli pour déporter des juifs ; elle était elle-même sous l’occupation allemande ; si des juifs avaient été déportés pendant l’occupation allemande, c’était le fait d’un régime d’exception, « Etat français », émanation de l’occupation nazie et non pas par la volonté du peuple français.

CONCLUSION

Par cette décision du Conseil d’Etat, l’Etat français actuel reconnaît sa responsabilité dans la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et cela au nom du respect des droits garantis par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ». En 1961, Maurice Papon avait donné l’ordre à la police française de réprimer une manifestation d’algériens à Paris au cours de laquelle 200 Algériens sont morts noyés dans la Seine. L’Etat français avait cherché désespérément à faire juger et condamner Maurice Papon pour la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et il a accepté de payer des millions voire des milliards d’euros aux déportés juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Si l’Etat français était si soucieux du « respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales », pourquoi ne reconnaîtrait-il pas sa responsabilité dans la mort des 200 algériens poussés par la police française dans les eaux de la Seine en 1961 ? l’Etat qui a causé la mort de ces 200 algériens n’était pas un Etat occupé mais un Etat souverain, libre et responsable de ses décisions et de ses agissements. Pourtant, aucune décision n’a été prise par le Conseil d’Etat reconnaissant la responsabilité de l’Etat français dans la mort des 200 algériens en 1961 et aucune indemnisation n’a été accordée aux familles des victimes algériens. Si l’Etat français n’a pas reconnu sa responsabilité dans la mort des 200 algériens en 1961 et il n’a pas indemnisé, ne serait-ce que par solidarité, les familles des victimes, c’est pour deux raisons : 1), parce que les algériens massacrés ne sont pas des hommes pour être protégés par la Convention européenne des droits de l’homme et du citoyen; 2), parce que les victimes en question ne sont pas des juifs mais des algériens.

Faouzi ELMIR, pour Mecanopolis

 

 

Réfléxion-Débat: QUI EST DERRIERE LES ATTENTATS TERRORISTES
Monde

POURQUOI LES ENQUETES SONT ELLES TOUJOURS ETOUFFE ?

Méfiez vous des vacances offertes, des billets d’avions gagnés. Les extremistes du mossad utilisent toutes sortes de subterfuges pour accuser les musulmans ou les arabes. Rappelez vous des jeunes musulmans anglais qui devaient partir pour un voyage et qui ont été assassinés dans un attentat a la bombe de grande envergure.

Certains hauts responsables du renseignement militaire américain pensent que le Mossad (service israélien du renseignement extérieur) est particulièrement « impitoyable et retors ». Pour eux, il s’agit d’un « fauve échappé de sa cage, capable de viser des forces américaines, en faisant tout pour que cela ait l’air d’un acte commis par des Palestiniens ou des Arabes ».

Cette affirmation, qui devrait (nous) ouvrir les yeux, au sujet du plus proche allié supposé des Etats-Unis, figure en première page du Washington Times, un certain 10 septembre 2001 – c’est-à-dire : juste à la veille des attentats perpétrés aux Etats-Unis, qui ont été attribués à des « Arabes ».Le Washington Times indique que cette accusation très sérieuse portée par des officiers américains contre Israël figure dans un rapport de soixante-huit pages, remis par soixante officiers à l’Ecole de l’Armée américaine pour les Etudes Militaires Avancées (une grande école formant de futurs officiers).

Puis, quelques heures après les attentats du 11 septembre, un analyste pro-israélien très connu, George Friedman, a affirmé qu’Israël était le premier bénéficiaire de ces attentats :

« Le grand gagnant, aujourd’hui – que cela soit intentionnel ou non – c’est l’Etat d’Israël », écrivit alors Friedman. Du même, sur son site ouèbe, http://www.statfor.com, ces propos : « Il n’y a aucun doute : les dirigeants israéliens sont soulagés ». Et cela, au lendemain des attentats aux Etats-Unis. Explication : les bénéfices qu’Israël allait en retirer.

Les interrogations soupçonneuses de l’armée américaine sur de possibles provocations israéliennes, couplées à la suggestion de notre analyste renommé disant qu’Israël était le « grand gagnant » du 11 septembre, donnent un nouveau relief à un article de The Village Voice, du 3 août 1993, affirmant que le Mossad pouvait être impliqué (ou, au minimum, en avait connaissance au préalable) dans l’attaque « terroriste arabe » contre le World Trade Center.

Les événements du 11 septembre doivent être examinés avec la plus extrême prudence, compte tenu du fait qu’Israël a un long « état de sévices », s’étant fait une spécialité de planter des « leurres » – assassinats orchestrés et actes de terreur – à ses propres fins, tout en accusant des pays tiers innocents de ces (et de ses…) crimes.

La plus connue des occurrences où Israël a eu recours à un « leurre » pour dissimuler ses propres traces est, sans aucun doute, l’ignominieuse affaire Lavon. En 1954, plusieurs attentats terroristes furent orchestrés par Israël, contre des cibles britanniques en Egypte. La responsabilité fut dirigée sur le mouvement des Frères Musulmans, opposé au régime du président égyptien Gamal Abdul-Nasser. Toutefois, la vérité sur ce déferlement de terreur fut retrouvée dans un télégramme – demeuré un certain temps secret – du colonel Benjamin Givli, chef du service de l’intelligence militaire israélien, qui soulignait l’objectif visé par cette vague d’attentats :

« Nous devons briser la confiance que l’Occident peut placer dans le régime égyptien actuel. Ces actions devraient provoquer des arrestations, des manifestations et des désirs de revanche. Leur origine israélienne doit être strictement dissimulée, tandis que l’attention doit être détournée le plus possible vers tout autre piste plau/pos-sible. Le but est d’empêcher que l’Egypte reçoive une quelconque aide économique – a fortiori, militaire – de l’Occident ».

Finalement, la vérité au sujet de l’implication israélienne fut révélée au public, et Israël fut fortement secoué, au plan international, dans les mois qui suivirent ce scandale. Des éléments politiques rivaux, à l’intérieur d’Israël, utilisèrent ce scandale comme une patate chaude, qu’ils se renvoyaient mutuellement. Mais la vérité sur l’utilisation par Israël, d’un « leurre », d’une victime expiatoire, attira l’attention du monde entier, démontrant à quel point Israël était prêt à sacrifier des vies innocentes à sa stratégie générale d’expansion de son influence au Moyen-Orient.

Tant qu’à faire, on accuse des « extrémistes de droite »

Un obscur mouvement d’ « extrême droite », Action Directe, fut accusé d’un attentat contre le restaurant Goldenberg, à Paris, le 9 août 1982. Six personnes furent tuées, et 22 furent blessées. Le chef d’Action Directe était Jean-Marc Rouillan. Il opérait auparavant dans la région méditerranéenne sous le pseudo de « Sebas », et il était connu pour ses liens avec le Mossad. Toute référence de la collaboration de Rouillan avec le Mossad fut occultée des rapports officiels publiés à l’époque.

Toutefois, l’Agence d’information nationale algérienne, qui entretient des liens avec les services français du renseignement, a accusé le Mossad d’avoir utilisé Rouillan à ses fins terroristes. Ce sont des officiers du renseignement français mécontents qui ont été soupçonnés d’avoir transmis cette information. Plusieurs hauts responsables des services français de renseignement ont démissionné, en protestation contre l’occultation de la complicité du Mossad dans les crimes exécutés (sur ses ordres) par Rouillan. Toutefois, il ne s’agit pas là de la seule opération de diversion opérée par le Mossad sur le territoire français.

Faux indices

Le 3 octobre 1980, la synagogue de la Rue Copernic, à Paris (16ème ardt) fut la cible d’un attentat à la bombe. On déplora quatre morts et neuf blessés. La frénésie qui s’empara des médias français à la suite de cet attentat se répandit dans le monde entier. Certains rapports tenaient « des extrémistes de droite » responsables de cet attentat. Néanmoins, aucun des « extrémistes de droite » interrogés par la police ne fut arrêté : tous furent innocentés. Aux plus hauts échelons du renseignement français, toutefois, un index de suspicion fut pointé sur le Mossad.

D’après un de ces rapports, « Le 6 avril 1979, la même unité terroriste du Mossad, aujourd’hui soupçonnée d’avoir perpétré le carnage de la rue Copernic, a fait sauter l’usine – très étroitement gardiennée – de la CNIM, à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, dans le sud de la France, usine dans laquelle un consortium d’entreprises françaises construisait un réacteur nucléaire destiné à l’Irak.

Le Mossad persilla le site de l’usine CNIM, détruite par l’explosion, d’ « indices », accompagnés d’appels téléphoniques anonymes à la police suggérant que le sabotage aurait été l’œuvre d’un « groupe écologiste »… « Des gens qui n’auraient pas fait de mal à une mouche », commenta une des sources.

On repasse le plat

Le 28 juin 1978, des agents israéliens ont fait sauter une bombe sous une voiture particulière rue Sainte-Anne, à Paris, tuant Muhammad Boudia, militant de l’OLP. Immédiatement après, la police parisienne reçut un appel téléphonique anonyme accusant Boudia d’implication dans un trafic de drogues et attribuant son assassinat à la mafia corse. Une enquête permit d’établir, plusieurs mois après, que des agents des opérations spéciales du Mossad avaient perpétré cet assassinat terroriste.

En octobre 1976, cette même unité du Mossad avait kidnappé deux étudiants d’Allemagne de l’Ouest, Brigette Schulz et Thomas Reuter, dans leur hôtel parisien. Des « indices » judicieusement placés et des appels téléphoniques anonymes firent croire un moment qu’une organisation « néonazie » avait exécuté cet enlèvement. Le renseignement français établit que les deux jeunes Allemands avaient été secrètement « expédiés » par avion en Israël, où ils avaient été drogués, torturés, et contraints à « avouer leur complicité » dans des activités de l’OLP. Après quoi ils avaient été mis au secret dans l’un des tristement célèbres pénitenciers politiques israéliens.

En février 1977, un citoyen américain d’origine allemande, William Jahnke, vint à Paris pour quelque réunion confidentielle, pour affaires. Il ne tarda pas à disparaître, ne laissant aucune trace. La police parisienne fut anonymement avisée que Jahnke avait été impliqué dans une affaire de pots-de-vin dans les hautes sphères de la Corée du Sud, et qu’il avait été « éliminé » après que l’affaire eut mal tourné. Une équipe spéciale d’enquêteurs du SDECE, principal service français du renseignement, finit par découvrir que Jahnke avait été « terminé » par le Mossad, qui le soupçonnait de vendre des informations secrètes à la Libye. Entre autres détails, sur cette affaire sordide, le SDECE découvrit que Jahnke avait été « désigné » au Mossad par son propre ancien employeur : la CIA !

On charge les Libyens

L’une des opérations, utilisant un « dindon de la farce », et réalisées par Israël, fut une vaste histoire de propagande, visant à discréditer le dirigeant libyen Muammar Qaddhafi. Au cours des premiers mois du mandat du président Ronald Reagan, les médias américains propagèrent un roman-feuilleton, selon lequel une « unité de tueurs libyens » se trouvait aux Etats-Unis, afin d’assassiner le président. Cela eut le don d’enflammer l’opinion publique contre la Libye.

Du jour au lendemain, toutefois, cette histoire d’ « unité de tueurs libyens à gage » disparut des gazettes. On venait de découvrir que la source de ce bobard était un certain Manucher Ghorbanifar, un ancien agent de la Savak (police secrète iranienne dont les liens étroits avec le Mossad étaient de notoriété publique). Même le libéral Washington Post reconnut que la CIA elle-même savait que Ghorbanifar était un menteur, qui « avait inventé cette histoire de tueurs libyens, afin de causer des problèmes à l’un des ennemis d’Israël ».

Le Los Angeles Times avait, déjà auparavant, vendu la mèche en relatant les histoires d’horreur d’Israël. « Ce sont les services de renseignement israéliens, et non les responsables de l’administration Reagan », écrivait le Times, « qui ont diffusé certains rapports extrêmement alarmants au sujet d’une soi-disant équipe de tueurs libyens, envoyés aux Etats-Unis afin d’y assassiner le président Reagan et d’autres hauts responsables de l’Etat… Israël, dont des sources informées disent qu’il « voulait un prétexte qui aurait entraîné une mise au ban de la Libye pour très longtemps », cherche vraisemblablement à monter l’opinion publique américaine contre la Libye, afin d’obtenir son soutien à une frappe militaire contre Qaddhafi. »

Autrement dit, Israël avait réussi à faire passer l’ex-agent de la Savak Ghorbanifar, pour une source fiable aux yeux de Washington. En réalité, Ghorbanifar n’était qu’un « faux drapeau » de désinformation, agité par le Mossad. Il s’agissait d’une énième opération de tromperie d’Israël, visant à faire accuser la Libye de ses propres méfaits, en utilisant un « faux drapeau » (la Savak iranienne), afin de faire retomber la faute sur un autre « faux drapeau », la Libye…

Il est quasi certain que le Mossad est responsable de l’attentat à la bombe contre la discothèque La Belle, à Berlin Ouest, le 5 avril 1986. Néanmoins, des objurgations sur des preuves « irréfutables » de la responsabilité libyenne furent entendues. Un militaire américain fut tué. Le président Ronald Reagan répliqua par un bombardement en Libye.

Toutefois, des sources internes aux services de renseignement ont indiqué être persuadés que le Mossad avait concocté une fausse « preuve » de la responsabilité libyenne. Le chef de la police de Berlin Ouest, Manfred Ganschow, chargé de l’enquête, a innocenté les Libyens, déclarant : « Il s’agit d’une affaire éminemment politique. Certaines des preuves mentionnées à Washington n’en sont peut-être pas du tout. Il ne s’agit que de présomptions politiques, avancées pour des raisons politiques. »

Au tour des Syriens…

Le 18 avril 1986, Nezar Hindawy, un Jordanien âgé de trente-deux ans, fut arrêté à Londres après que des agents de sécurité eurent découvert que l’un des passagers d’un avion de ligne israélien en partance pour Tel Aviv, Ann Murphy, transportait une plaque de plastic (explosif puissant et malléable) dans un double-fond de son bagage à main.

Mademoiselle Murphy dit aux hommes de la sécurité que le détonateur (camouflé en calculette) lui avait été remis par son fiancé, Hindawi. Celui-ci fut accusé de tentative de sabotage et de tentative de crime.

On fit courir le bruit qu’Hindawi aurait avoué. Ses services auraient été loués par le général Mohammad Al-Khouli, directeur des services de renseignement de l’aviation (militaire) syrienne. D’autres personnes furent citées, dont l’ambassadeur de Syrie à Londres. Les autorités françaises avertirent le Premier ministre britannique qu’il y avait anguille sous roche : en l’occurrence, l’instigation israélienne. Cela fut confirmé, ultérieurement, par la presse occidentale.

Mince : on a failli oublier l’OLP !

En 1970, le roi Hussein de Jordanie reçut des renseignements mettant gravement en cause l’OLP, accusée de fomenter son assassinat et un coup d’état. Furieux, Hussein mobilisa ses forces armées, en préparation de la purge de l’OLP, connue sous le nom de « Septembre Noir ». Des milliers de Palestiniens vivant en Jordanie furent raflés, certains dirigeants palestiniens furent torturés et cela se termina par des milliers de réfugiés chassés de Jordanie vers un nouvel exil au Liban.

De nouvelles informations, venues au jour après l’assassinat de deux agents éminents du Mossad à Larnaka (Chypre), suggèrent que toute l’opération avait été montée par le Mossad, sous la direction de l’une de ses principales dirigeantes, Sylvia Roxburgh. Après avoir fait tomber dans les rets de son irrésistible séduction le roi Hussein, cette femme fatale fut l’héroïne d’un coup majeur du Mossad, destiné à déstabiliser l’ensemble du camp arabe.

En 1982, juste après que l’OLP ait décidé de ne plus recourir au terrorisme, le Mossad répandit sa désinformation au sujet d’ « attaques terroristes » contre des colonies israéliennes proches de la frontière nord, prétexte à une invasion à grande échelle du Liban. Des années après, même des porte-parole israéliens éminents, tel l’ancien ministre des Affaires étrangères Abba Eban, admirent que les informations au sujet du « terrorisme de l’OLP » étaient sorties de l’imagination des agents du Mossad.

Il convient aussi de noter que l’assassinat manqué, à Londres, de l’ambassadeur israélien Shlomo Argov, fut, dans un premier temps, attribué à l’OLP. Cette tentative d’assassinat a été citée par Israël au nombre des prétextes pour son invasion du Liban, en 1982. En réalité, ce diplomate faisait partie des « colombes » israéliennes, et il penchait pour un règlement à l’amiable du conflit entre Israël et l’OLP. Il était donc une cible des plus improbable pour la colère de ce mouvement.

Il semble bien que cette tentative d’assassinat ait été effectuée par le Mossad – là encore, en guise de « leurre » – afin de faire, d’une balle, deux coups : a) éliminer un « pacifiste » domestique beaucoup trop amical à l’égard des Palestiniens et ; b) attribuer, ce faisant, un énième crime (le mensonge de trop ?) à l’OLP…

Source : American Free Press

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LA LIBERTE NE SE DONNE PAS , ELLE SE CONQUIERT ( Frantz FANON )

Posté par issopha le 11 mars 2009

Monde

La liberté ne se donne pas, elle se conquiert

LA LIBERTE NE SE DONNE PAS , ELLE SE CONQUIERT ( Frantz FANON ) dans ACTIONS CITOYENNES fanonrond

« Au point de vue barbare, liberté est synonyme d’isolement : celui-là est le plus libre dont l’action est la moins limitée par les autres ; l’existence d’un seul individu sur toute la face du globe donnerait ainsi l’idée de la plus haute liberté possible. Au point de vue social, liberté et solidarité sont termes identiques : la liberté de chacun rencontrant dans la liberté d’autrui, non plus une limite (…) mais un auxiliaire, l’homme le plus libre est celui qui a le plus de relations avec ses semblables.

Ces deux manières de concevoir la liberté s’excluant l’une l’autre, il en résulte que la liberté du sauvage ne peut pas être rationnellement et justement revendiquée par l’homme vivant en société : il faut choisir.» Proudhon

La liberté ne se donne pas, elle se conquiertElie Wiesel disait : « Un être humain n’est jamais illégal, même si son action peut éventuellement l’être.»

Des actions peuvent être illégales et des pratiques légales peuvent être inhumaines.

C’est ce que nous, militants de gauche, crions à tue-tête. Mais notre état ressemble à un état de panique, de perdition et nos cris produisent une cacophonie.

Nous sommes d’accord sur le fait que l’organisation des intérêts individuels avides de puissance produits des maux qui déstabilisent les sociétés et mettent en souffrance une majorité des populations.

Si nous décidons de parler, de nous lever, notre message doit-être porté haut et fort.

La bataille est rude, une multitude de problèmes et d’injustices se posent. Plutôt que de s’éparpiller, c’est la logique qui sous-tend ces déséquilibres et engendrent ces injustices qu’il faut refuser. Cette logique, appelons là capitalisme, égoïsme, individualisme, impérialisme, colonialisme, totalitarisme, esclavagisme…, peu importe puisqu’il s’agit du même processus fondé sur l’idée d’inégalité des êtres humains et le maintien de ces inégalités au profit de certains, sur le dos des autres.

Nous avons beaucoup à apprendre de la façon dont le LKP a mené ses négociations, avec détermination, fermeté et dignité, nous avons beaucoup à apprendre des Etats-Unis et de leur victoire avec Obama.

Ils ont su fédérer leur force dans un sens commun, dans un rêve commun.

Nous savons que c’est possible.

Pendant que les militants de la gauche française continuent à se perdre dans les méandres d’une contestation stérile, dans des démasquages successifs et ininterrompus de faux-amis, dans le doute de ses positions, dans la recherche d’un chef …, pendant ce temps, le monde continue d’avancer et les damnés continuent d’être piétinés.

Faire des histoires et faire l’histoire ce n’est pas la même chose.

Nous n’avons pas les moyens de régler tous les problèmes collectifs et individuels qui se posent. Mais ensemble, nous pouvons décider d’avancer, d’unir nos forces et nos moyens dans la réalisation d’un mieux-vivre. Ce que nous avons à faire, en commençant par balayer devant sa porte, est énorme, de l’éducation à la santé, en passant par l’agriculture et l’armement.

Arrêtons les bavardages, nous n’avons plus à justifier ou à convaincre des raisons pour lesquelles nous pensons que le vieux système européen capitaliste et libéral, qui s’impose dans le monde, fait plus de mal que de bien, arrêtons de compter les injustices. Beaucoup, depuis Marx, depuis 1840, ont analysé et écrit et nous sommes très suffisamment informés. De nombreux pays, populations et hommes depuis les colonies se sont déjà levés pour refuser cette main-mise. Certains ont pu expérimenter qu’il est possible de vivre autrement, faire avec ses moyens et trouver les moyens d’avancer, dans les années 80 avec Thomas Sankara, au Burkina-Faso (qui signifie pays des hommes intègres), pour ne citer que lui.

C’est dans le sens d’une organisation sociale souple et forte dont l’objet est de faire que les individus soient vivants et conscients que nous devons tendre, pour cela il nous faut déjà nous libérer de nos chaînes et arrêter de les regarder.

« (…) Une personne ne peut acquérir la maturité requise pour la liberté sans l’avoir déjà acquise ; il faut être libre pour apprendre à se servir de ses capacités librement et utilement. Les premières tentatives seront certainement brutales et mèneront à une situation plus pénible et plus périlleuse que la situation antérieure, qui était sous la domination mais également sous la protection d’une autorité extérieure. » Noam Chomsky

Si nous acceptons de subir ce que nous refusons, nous sommes dans les chaînes.

A force de crier, nous nous s’essoufflons et ne sommes plus crédibles.

Si nous refusons jusqu’à la pratique des partis politiques de gauche, refusons et avançons. Nous savons ce que nous avons à faire, nous n’allons pas les attendre, organisons nous et s’ils le veulent ils suivront.

C’est à nous maintenant de travailler dans le sens nos valeurs, individuellement et collectivement, pour le monde dans lequel nous voulons vivre et que nous n’aurons pas honte de laisser à nos enfants.

La liberté ne se donne pas, elle se conquiert.


Yaël Frydman

Collectif des Damnés de la Terre

__________________________________

Collectif des Damnés de la Terre
contact@damnesdelaterre.com
www.damnesdelaterre.com

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DU 11 MARS AU 15 AVRIL :LE MOIS CONTRE LA FRANCAFRIQUE – DE SURVIE PARIS ILE-DE-FRANCE

Posté par issopha le 11 mars 2009

PROGRAMME DE MARS

DE SURVIE PARIS ILE-DE-FRANCE

DU 15 MARS AU 15 AVRIL :

MOIS CONTRE LA FRANCAFRIQUE

www.survie-paris.org/agenda-survie-paris

DU 11 MARS AU 15 AVRIL :LE MOIS CONTRE LA FRANCAFRIQUE - DE SURVIE PARIS ILE-DE-FRANCE dans ACTIONS CITOYENNES


Bonjour,Survie vous invite à participer à la campagne contre le référendum de Mayotte le 29 mars. Pétition en ligne:
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=fr&ref_campagne=11

Survie Paris Ile-de-France vous signale la campagne internet pour la vérité dans l »affaire Bruno Ossébi au Congo-Brazzaville

Pour y participer, vous pouvez vous connecter sur la page web du groupe d’activistes:
http://www.facebook.com/group.php?gid=56294956990

Plus d’informations sur le site www.survie-paris.org
A très bientôt,
Le CA Survie Paris Ile-de-France
contact@survie-paris.org
PS: La citation du mois:  » Vous parlez enfin de soutien aux dictatures. Non ! Tous les pays que nous soutenons ne sont pas dans ce cas … »,

Bernard Kouchner, Assemblée nationale, 28 Janvier 2009,

Débat – Autorisation de prolongation de cinq interventions des forces armées à l’étranger.

* * *

Chaque lundi de 17h30 à 19h !


Survie Paris à la radio : « Paris Françafrique », sur FPP 106,3 FM
L’émission radio de Survie et des luttes contre la Françafrique.


http://www.survie-paris.org/agenda-survie-paris/article/paris-francafrique-l-emission


programme N°9: Lundi 9 mars – Artistes unis contre la Francafrique :Sams’k Le Jah (Burkina Faso) Apkass (Congo-K)


programme N°10: Lundi 16 mars – Paris Françafrique reçoit Denis Robert et Alain Deneault auteur Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique

A suivre… Angolagate avec Thierry Brugvin - Noir Canada
Sur 106.3 FM ou sur Internet :
www.rfpp.net


Retrouvez aussi l’émission en écoute sur Afriradio.net :
http://www.afriradio.net/

* * *AGENDA

Du 11 mars au 15 avril
Le Mois contre la Françafrique

Mercredi 11 mars, 19h45
Les sociétés minières dans la Mafiafrique. Le Canada comme paradis judiciaire.
 

avec Alain Deneault auteur de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique,

Vincent Munié, spécialiste des Grands Lacs à Survie, et

Eve Tessera de l’association de juristes Sherpa.

Au FIAP Jean Monnet, salle Bruxelles, 30 rue Cabanis, 14e, M° Glacière

Le Canada, comme ancienne colonie, a permis l’aménagement de structures économiques et juridiques permettant à de grandes sociétés d’exploiter massivement, sur son territoire, les ressources naturelles. Cette expertise coloniale, notamment dans le domaine minier, s’est affinée au point de faire du Canada le pôle de prédilection des sociétés minières mondiales. Le Canada permet ainsi, à la manière d’un paradis judiciaire, d’aménager un espace financier de choix au profit de sociétés minières et autres présentes en Afrique.

http://www.survie-paris.org/agenda-survie-paris/article/mercredi-11-mars-19h45-les

http://slapp.ecosociete.org/

Samedi 14 mars, 17h + 20h, (programme à confirmer)


Avec Duval MC, ouverture mois contre la françafrique de Survie Paris Ile-de-France
avec fanfare Vroum, au Rigoletto, 337 rue de Belleville, 19e, 1 euro minimum, table de presse Survie.

17h, projection débat sur la Francafrique et les résistances africaines (à confirmer)


Fratricide au Burkina, Thomas Sankara et la Françafrique Thuy-Tiên Ho (et Didier Mauro), docu, 52min, 2006, DVD ou Thomas Sankara, l’homme intègre Robin Shuffield, docu, 52min, 2006, DVD
Débat avec Sams’K le Jah et Bruno Jaffré (sous-réserve)

20h Concert Vroum + Duval MC

Du 12 au 15 Mars

Duval MC qui a participé à la compilation Survie ‘Décolonisons’ est en concert à Paris:

Jeudi 12 mars, 20h30, avec MAP (quasiment complet le 24.2), au Trois Baudets, 2 rue Coustou, 18e, 15euros avec table de presse Survie

Vendredi 13 mars, 19h, avec Nixon & the Jazzconrad Musicians (hip hop jazz), au Cithéa Nova, 114 rue Oberkampf, 11e, M° Parmentier ou Menilmontant, 5euros


Dimanche 15 mars, 18h, avec DJ Luke Sky, au Cannibale Café, 93 Rue Jean-Pierre Timbaud, 11e, gratuit

www.duvalmc.com.

Jeudi 19 mars, 19h

Vers la fin des paradis fiscaux ?
à la Maison des Associations du 3e, 5 rue Perrée, M° République / Temple

Avec Alain Deneault auteur de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique
Alors que les journaux titrent régulièrement ces jours-ci : « Les paradis fiscaux dans le collimateur du G20 et de l’Union européenne », une soirée pour faire le point sur l’actualité des Paradis Fiscaux : avec Alain Deneault, auteur de travaux sur les Paradis Fiscaux.

Samedi 21 mars, 16h-23h

Concert-débat ‘Sarkozy, Business et dictatures’
En françafrique décomplexée, les affaires continuent
avec

  • Samuel Foutoyet auteur de ‘Sarkozy et la françafrique décomplexée’,
  • Olivier Thimonier Sec. G.al Survie

  • Sams’K le Jah (reggae, Burkina Faso), Jam, Slam, Apkass, Slam et hip-hop-jazz-soul
    A l’Olympic Café, 20 rue Léon, M° Marcadet Poissonnière


  • 16h Slam et poésie avec Jam et Apkass


  • 16h45-18h45 Débat ‘Pétrole et dictatures, où est la rupture ?’


  • Le scandale des Biens Mal Acquis a mis en lumière la spoliation par les régimes dictatoriaux de la françafrique dont sont victimes les populations. Le vétéran dictateur au Gabon semble à bout de souffle, des élections périlleuses auront lieu en juillet au Congo-Brazzaville. Une partie du pétrole de Total provient toujours de ces pays au coeur de la Françafrique , alors le business se déplace aussi en Angola ou ailleurs. Quelle chance y-a-t-il d’arrêter le pillage des ressources naturelles et de voir naître la démocratie tant que l’opacité perdure sur les contrats pétroliers ? Où en sont les résistances africaines aujourd’hui ? avec

  • Olivier Thimonier, Secrétaire Général de Survie qui présentera la campagne Diplomatie Business et Dictature de Survie,

  • Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora , et

  • Michel Roy du Secours Catholique pour le collectif Publiez Ce Que Vous Payez. Survie et le Secours Catholique font partie de la Plateforme citoyenne France Afrique qui a publié le « Livre blanc. Pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente », Ed. L’Harmattan, 2007. « Publiez ce que vous payez » est une coalition de plus de 350 organisations de la société civile, qui lutte pour la publication par les compagnies extractives du montant des versements qu’elles font aux Etats. 18h45 Pause repas (Le café est restaurant)


  • 19h30 Concert Sams’K le jah, reggae, Burkina Faso (et sous réserve Sira Camara, chanson)


  • 20h30 Débat ‘Sarkozy et la françafrique décompléxée’ avec Samuel Foutoyet de Survie, auteur du livre ‘Sarkozy et la françafrique décompléxée’ (2009), intervention de Sams’K sur la situation au Burkina Faso.


  • 22h Concert Apkass, hip-hop, soul, jazz


  • Métaphore des indépendances confisquées, regard d’un jeune africain sur la terre qui l’a vue naître, odyssée musicale au confluent du hip-hop, de la soul, du jazz, et des sonorités africaines.
    http://www.apkass.com

 

Jeudi 26 mars

2e rencontre ‘Un nouveau cycle de luttes sociales et politiques en Afrique sub-saharienne: Assurer des élections transparentes

au CICP, 21 ter rue Voltaire, 11e, M° Nation / Rue des Boullets

Organisé par Survie Paris Ile-de-France, le Cedetim, le site Libération Afrique.
Suite à la première soirée organisée par le CEDETIM, une seconde soirée pour aborder plus en profondeur la question des solidarités à mettre en place vis à vis des résistances sur le continent africain… Que réserve cette année à l’Afrique avec neuf élections présidentielles en préparation ? Sud-Africains, Algériens, Angolais, Congolais de Brazzaville, Ivoiriens, Equato-guinéens, Mozambicains, Nigériens et Tunisiens iront aux urnes cette année pour élire leurs chefs d’Etat respectifs. Sans rien enlever à l’intérêt que représente une élection présidentielle dans chaque pays où elle a lieu, les cas de l’Afrique du Sud et de la Côte d’Ivoire sortent quand même du lot parmi les neuf scrutins attendus en 2009 sur le continent. Sont invitées à participer les associations de la diaspora, les assocaitions CADTM et “Publiez Ce Que Vous Payez” et les associations membres de la Plateforme Citoyenne France Afrique: Survie, Peuples Solidaires, CCFD, Secours Catholique, Oxfam, Foi et justice, et CRID.

Samedi 28 mars, 15h

Comores: journée carton rouge à la France, rassemblement au Trocadéro à la veille du référendum pour la départementalisation de Mayotte/Maoré.

Rassemblement organisé par le Collectif des Associations et Amis des Comores (CAAC Comores) avec le soutien de plusieurs associations dont Survie et Survie Paris Ile-de-France. Rendez-vous à confirmer sur www.survie-paris.org car le 28 mars tombe pendant le voyage de Sarkozy en Afrique et pourrait être aussi une date de manifestation de revendication en lien avec ce voyage (contre la Françafrique, entre autre).Autour du 7 avril

15e anniversaire du génocide des tutsis au Rwanda

Le 7, Rassemblement Trocadero, 15h et cérémonie du souvenir 19 à 23h, 62 rue Marcadet, 18e.


Programme à préciserJeudi 9 avril

Discussion sur les complicités françaises dans le génocide des tutsis au Rwanda en 1994

à la Maison des Associations du 3e, 5 rue Perrée, M° République / Temple


A l’occasion de la commémoration du génocide des tutsis en 1994, Survie Paris Ile-de-France invite a une discussion en lien avec l’actualité. En particulier sera évoqué le colloque, non ouvert, à l’Assemblée nationale sur les thèmes de la vérité, de la justice, la réforme de la politique de la France en Afrique, et la démocratisation du fonctionnement des institutions, colloque organisé par le groupe ‘Rwanda’ de Survie le mercredi 8 avril. Quelles sont les évolutions politiques entre la France et le Rwanda? Quelles sont les actions en cours pour obtenir la vérité et la justice, les revendications actuelles?
* * *

Zone Libre avec Casey et Hamé de la rumeur
Survie Paris tiendra une table de presse.
Samedi 7 avril, 20h, au Point Ephémère, 200, quai Valmy,
www.pointephemere.org, Tarif : 16.7€* * *

Plus d’informations sur le site www.survie-paris.org

 

 

 

t117 dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE Noir Canada
Pillage, corruption et criminalité en Afrique


Alain Deneault
(Avec Delphine Abadie et William Sacher)

Photo de la couverture : Presse canadienne

ISBN 978-2-923165-42-4  
352 pages  
34$


S’il ne s’agissait pas de faits scrupuleusement recensés et vérifiés, ce livre serait un roman noir, un thriller économique qui fait froid dans le dos. Les horreurs ici rassemblées provoquent des hauts le coeur. Malheureusement, ce Noir Canada existe bel et bien et cet ouvrage se donne pour mission et devoir d’informer les citoyenNEs canadienNEs sur les agissements hautement critiquables des sociétés minières et pétrolifères canadiennes en Afrique.*

En dénonçant de nombreux abus qualifiables de crimes commis par ces sociétés privées, Alain Deneault s’attaque à l’image factice répandue sur la scène internationale d’un Canada intrinsèquement pacifiste, bon et généreux. Il recense avec soin et précision les nombreux cas (déjà rapportés ailleurs dans le monde par plusieurs ONG, journalistes, analystes ainsi qu’experts de l’ONU) dans lesquels les sociétés canadiennes se rendent coupables de corruption, de pillage institutionnalisé des ressources minières ou pétrolières des pays africains, et attisent ou maintiennent l’instabilité et les conflits pour obtenir de juteux contrats. La liste est longue : ingérence politique et contrats outrancièrement avantageux dans la fragile République démocratique du Congo, partenariats avec les seigneurs de guerre, vendeurs d’armes et mercenaires de la région à feu et à sang des Grands Lacs, collusions mafieuses dans l’Ouganda voisin, mineurs enterrés vifs en Tanzanie, empoisonnement massif et « génocide involontaire » au Mali, expropriations brutales au Ghana, transformation des Ivoiriens en cobayes pharmaceutiques, barrages hydroélectriques dévastateurs au Sénégal, privatisation sauvage du transport ferroviaire en Afrique de l’Ouest…

Ces abus sont rendus possibles par un soutien sans faille du gouvernement canadien. L’auteur décrit avec lucidité et ironie toute l’architecture d’un système politique et financier honteux dans lequel le Canada joue le rôle d’un véritable « paradis judiciaire » pour de nombreuses compagnies. La Bourse de Toronto, extrêmement permissive, est taillée sur mesure pour les compagnies minières et pétrolifères mondiales accueillies à bras ouverts par un gouvernement qui leur offre une couverture juridique quant aux abus qu’elles commettent à l’étranger. Ce soutien économique ne va pas sans un soutien diplomatique et politique dont ont fait preuve d’ex-premiers ministres se targuant d’être « amis de l’Afrique », tel que Jean Chrétien. Pourtant vierge de tout passé colonialiste, le Canada, notamment avec l’aide de l’ACDI, maintient l’Afrique dans un état de dépendance post-coloniale.
Le public canadien doit être informé des abus qui sont commis en son nom et qu’il se trouve à financer parfois lui-même, via les placements de ses gouvernements, ses portefeuilles d’actions privés, ses REÉR ou ses cotisations à des fonds de retraite.

En Afrique, comme au Canada, les sociétés privées obéissent à une même logique : prendre possession des ressources d’un pays pour une bouchée de pain puis en tirer des profits financiers colossaux sur les places boursières, pour enfin inscrire les actifs dans des paradis fiscaux. Ce système se résume à un déni profond de la souveraineté politique des États de droit et cela, au final, ne profite ni aux Africains, ni aux Canadiens.

Alain Deneault anime le collectif Ressources d’Afrique. Il est titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université de Paris-VIII et mène aujourd’hui des recherches en sociologie à l’UQAM. Ses recherches et publications portent sur la fonction sociale, conceptuelle, psychique et esthétique de l’argent ; les notions relatives au développement en Afrique de même que les concepts fondamentaux de la philosophie politique jaugés au regard des réalités financières offshore. Alain Deneault a fait paraître des articles dans de nombreuses revues scientifiques (Global Crime, Mouvements, Le Coq héron…) de même que dans des publications politiques telles que Billets d’Afrique, À bâbord !, ou encore dans Le Devoir. Il est l’auteur de Paul Martin et compagnies, Soixante thèses sur l’alégalité des paradis fiscaux (VLB, 2004).

 

* Il s’entend que toutes les lignes de cet ouvrage restent, au sens juridique, des allégations. Celles-ci nous proviennent de sources crédibles et réputées, de Goma à Kinshasa, en passant par Berlin, Bruxelles, Londres, Paris, New York, Washington, Toronto, Ottawa ou Montréal. Il s’agit de données relevées dans des rapports d’organisations reconnues, articles d’organes de presse réputés, mémoires consignés par des autorités dans le cadre d’auditions d’experts, documentaires fouillés et témoignages circonstanciés. Le plus souvent, ces données se sont recoupées. Leur nombre est effarant.
En réalité, un tel rapport sur le rôle du Canada en Afrique existait déjà. Il suffisait d’en colliger les données et de les analyser.
Ces allégations, ceux qui voudront les réfuter en bloc n’éviteront pas de donner eux-mêmes dans une théorie du complot qu’ils feindront précisément de dénoncer. Mais l’idée que tous ces témoins, reporters, acteurs sociaux médiraient à l’unisson contre d’honnêtes Canadiens qui oeuvrent pour la croissance de l’Afrique, manquera tout simplement de sérieux.
Ces allégations dont nous faisons la synthèse, nous ne prétendons pas les fonder au-delà des travaux qui les ont avancées. Et nous avons cité la contrepartie de sociétés visées par ces documents tous déjà rendus publics du moment que celles-ci y avaient également réagi publiquement.
Il ne serait pas convenable d’exiger d’un collectif d’auteurs sans financement d’aller sur tous ces sujets au-delà de ceux qui les ont déjà péniblement mis au jour dans leurs efforts respectifs. C’est d’ailleurs en ce sens que se formule notre seule requête auprès des autorités publiques, si elles donnent encore quelques raisons d’espérer d’elles, soit d’instaurer une commission dont l’indépendance des membres serait au-dessus de tout soupçon pour faire le point sur les effets des investissements politiques, industriels et financiers en Afrique depuis une vingtaine d’années.

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Peuples du monde : Kate Winslet et Penelope Cruz appelées à boycotter les bijoux Graff , par SURVIVAL FRANCE

Posté par issopha le 3 mars 2009

Kate Winslet et Penelope Cruz appelées à boycotter les bijoux Graff

17 Février 2009

Manifestation de Survival devant la boutique du joaillier Graff à Londres
Manifestation de Survival devant la boutique du joaillier Graff à Londres
© Survival

Survival International a lancé aujourd’hui un appel aux actrices Kate Winslet et Penelope Cruz, toutes deux nominées aux Oscars, leur demandant de ne pas porter de diamants Graff lors de la cérémonie qui a lieu cette semaine. Le joaillier détient 9% des parts de Gem Diamonds, une compagnie impliquée dans un projet controversé d’exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen dans la réserve du Kalahari au Botswana.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a declaré aujourd’hui : “Tant que Graff détiendra des parts de Gem Diamonds sa réputation sera inévitablement entâchée par la situation qui est faite aux Bushmen et qui constitue l’un des plus grands scandales actuels du Botswana. Envisager d’exploiter le territoire d’un peuple indigène sans son consentement préalable est illégal dans beaucoup de pays et devrait l’être partout. Cette exploitation détruira les Bushmen et Graff doit en accepter sa part de responsabilité.”

Survival a également écrit à des actrices, dont Victoria Beckham, Naomi Campbell et Elizabeth Hurley, pour les dissuader de porter des diamants Graff. Une manifestation organisée devant la boutique du joaillier la semaine dernière à Londres a fait l’objet d’une couverture médiatique internationale.

Lorsqu’en 2002 le gouvernement botswanais a expulsé les Bushmen, il était plus que probable que son intention était de faire place nette à la future exploitation des gisements de diamants que recèle leur territoire. La Haute Cour du Botswana a confirmé en 2006 le droit des Bushmen de vivre sur leurs terres, mais les autorités ont tenté de les en empêcher en leur supprimant l’accès à l’eau et leurs droits de chasse. Dans l’impossibilité de retourner chez eux, de nombreux Bushmen ont été parqués dans de sinistres camps de relocalisation.

Les Bushmen subissent de sévères restrictions d’eau et un homme est déjà mort de soif depuis que le gouvernement les a privés de leur unique puits. Le gouvernement botswanais est sur le point d’accepter le projet d’exploitation minière de Gem à condition que la compagnie ne fournisse pas d’eau aux Bushmen.

Gem Diamonds prétend que les Bushmen sont favorables à l’exploitation de cette mine, or ceux-ci n’ont jamais été informés de manière indépendante sur l’impact probable qu’elle aura sur eux et leur environnement.

Pour plus d’informations
Sophie Baillon 00 33 (0)1 42 41 44 10
sb@survivalfrance.org

 

 

Pygmées

Peuples du monde : Kate Winslet et Penelope Cruz appelées à boycotter les bijoux Graff , par SURVIVAL FRANCE dans DROITS DE L'HOMME ET ACTION HUMANITAIRE 35_map

Dans beaucoup d’endroits ils sont reconnus comme les premiers habitants
de la région. Il y a beaucoup de groupes pygmées différents, par
exemple les Bambuti, les Batwa, les Bayaka et les Bagyeli (‘Ba’
signifie ‘les gens’ dans les langues bantoues) qui vivent disséminés
dans une vaste région de l’Afrique centrale et occidentale, en
République démocratique du Congo (RDC), au Congo, au Cameroun, au
Gabon, en République centrafricaine, au Rwanda, au Burundi et en
Ouganda.  Les différents groupes pygmées parlent des langues
distinctes, la plupart apparentées à celles de leurs voisins non
Pygmées. Quelques mots communs à des langues pygmées séparées par de
grandes distances suggèrent qu’ils possédaient un langage commun dans
le passé; par exemple, l’un de ces mots est le nom de l’esprit de la
forêt, Jengi.

Comment vivent-ils ? Ils sont chasseurs d’antilopes, de porcs
sauvages et de singes, ils pêchent, récoltent le miel, les ignames
sauvages, les baies et d’autres végétaux. Pour eux la forêt est un dieu
personnel bienfaisant qui leur donne ce dont ils ont besoin. Tous les
groupes pygmées ont des liens étroits avec les agriculteurs villageois
voisins et travaillent pour eux : en échange des produits de la forêt
ils reçoivent des plantes cultivées et d’autres marchandises. Dans le
meilleur des cas, c’est un échange équilibré mais il peut tourner à
l’exploitation des Pygmées quand ceux-ci ont perdu le contrôle de la
forêt et de ses ressources.

A quels problèmes sont-ils confrontés ? Les Pygmées voient leur
forêt tropicale humide menacée par les coupes de bois, eux-mêmes sont
chassés par les colons. En certains endroits ils ont été expulsés et
leur terre a été déclarée parc national. Ils sont continuellement
privés de leurs droits par le gouvernement qui ne considère pas ces
habitants de la forêt comme des citoyens égaux. Au Cameroun, la vie des
Bagyeli est bouleversée par la construction, à travers leur territoire,
d’un oléoduc financé par la Banque mondiale. Les Batwa de l’est de la
RDC, du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda ont vu presque toutes leurs
forêts détruites et survivent difficilement comme ouvriers agricoles ou
mendiants.

La campagne de Survival Survival fait pression sur les
gouvernements de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda et du Cameroun pour
qu’ils reconnaissent les droits des Pygmées. Elle s’oppose
vigoureusement à la construction de l’oléoduc Tchad-Cameroun,
intervenant auprès des gouvernements, des compagnies pétrolières et de
la Banque mondiale. Cette dernière a répondu aux inquiétudes des
Bagyeli en promettant qu’un observatoire des questions sociales et
environnementales serait institué. Survival continue à surveiller la
réalisation de cette promesse et la construction de l’oléoduc.

 

Des journaux britanniques bannissent l’usage des termes ‘primitif’ et ‘âge de pierre’

27 Février 2009

Hommes yali, Papouasie
Hommes yali, Papouasie
© William Milliken/Survival

The Guardian et The Observer ont banni de leur vocabulaire les termes ‘primitif’ et ‘âge de pierre’ en référence aux peuples indigènes à la suite de la campagne antiraciste ‘Stamp it Out’ de Survival.

La ‘ligne éditoriale’ de ces deux journaux déconseille désormais l’usage de ces deux termes pour qualifier les peuples indigènes : ‘Il n’y a pas si longtemps, en 2006, nous avons employé à la une l’expression ‘tribu de l’âge de pierre’ pour décrire les habitants des îles Andaman. L’organisation Survival estime que : « Les termes de ‘primitif’ et ‘âge de pierre’ ont été utilisés depuis l’ère coloniale pour décrire les peuples indigènes, renforçant le préjugé que n’ayant pas évolué à travers les siècles, ils sont restés attardés. Cette vision est non seulement fausse mais extrêmement dangereuse : fausse parce que toutes les sociétés s’adaptent et évoluent ; et dangereuse parce que ces expressions sont souvent employées pour justifier les persécutions dont sont victimes les peuples indigènes et le développement forcé qu’on leur impose. »

La décision du Guardian et de l’Observer représentent une victoire majeure pour la campagne ‘Stamp it Out’ qui compte de plus en plus de soutiens dans la presse anglo-saxonne.

Michael Buerk, ex-présentateur de la BBC a déclenché un scandale après avoir traité les Papous de ‘primitifs’ et prétendu que ‘lorsqu’ils rencontraient un étranger, ils le tuaient’. Elsham, la principale organisation de droits de l’homme de Papouasie a répondu en accusant Buerk de ‘régurgiter de vieux clichés racistes’ et de ‘renforcer l’idée que d’être opprimé et colonisé sous occupation indonésienne est ce qui convient aux Papous’.

Le quotidien britannique The Independant a publié aujourd’hui un article de Stephen Corry, directeur de Survival International en réponse aux remarques de Michael Buerk.

LES BUSHMEN ( Botswana)

Les Bushmen représentent une population d’environ 100 000 personnes dispersées dans plusieurs Etats africains : le Botswana, la Namibie, l’Afrique du Sud et l’Angola où ils vivent depuis des dizaines de milliers d’années.

Carte du territoire des Bushmen, Botswana

La Réserve naturelle de gibier du Kalahari central est située au cœur du Botswana, elle avait été créée pour protéger le territoire ancestral des 5 000 Bushmen gana, gwi et tsila et de leurs voisins, les Bakgalagadi, ainsi que les animaux sauvages dont ils dépendent.

Au début des années 1980, on découvrit d’importants gisements de diamants dans la réserve. Peu de temps après, des représentants du gouvernement se rendirent dans la réserve et annoncèrent aux Bushmen qu’ils devaient partir en raison de la présence de ces gisements sur leur territoire.

Trois vagues d’expulsion eurent lieu en 1997, en 2002 et en 2005 au cours desquelles la plupart des Bushmen furent chassés de la réserve. Leurs huttes furent démantelées, leur école et leur poste de santé furent fermés, leurs sources d’eau détruites.

Ils vivent actuellement dans des camps de relocalisation situés en dehors de la réserve. Rarement autorisés à chasser, ils sont arrêtés et battus lorsqu’ils sont pris sur le fait et sont devenus dépendants des rations alimentaires distribuées par le gouvernement. Beaucoup d’entre eux sont confrontés à l’alcoolisme, l’ennui, la dépression et à des maladies telles que la tuberculose ou le SIDA.

S’ils ne retournent pas sur leurs terres ancestrales, leur culture et leur mode de vie uniques seront détruits et ils disparaîtront.

Ne faisant aucun cas du verdict de la Haute Cour rendu en 2006 qui leur permettait de retourner dans la réserve, le gouvernement s’efforce par tous les moyens de rendre leur retour difficile. Il a ainsi :

condamné leur unique source d’eau ;
refusé de leur délivrer des permis de chasse (malgré le verdict de la Haute Cour du Botswana qui avait jugé ce refus illégal) ;
arrêté plus de 50 Bushmen pour avoir chassé afin de nourrir leurs familles,
interdit aux Bushmen de rapatrier leurs troupeaux de chèvres dans la réserve.

Cette politique vise à intimider et terroriser les Bushmen afin qu’ils ne quittent pas les camps de relocalisation et à rendre la vie impossible à ceux qui ont choisi de retourner sur leur territoire ancestral.

Le bilan des victimes indigènes ne cesse d’augmenter

26 Février 2009

Les massacres perpétrés dans une région reculée d’Amazonie colombienne font de plus en plus de victimes parmi les Indiens awá.

Selon les rapports sur ces massacres publiés au début du mois par des leaders awá de l’ONIC, l’organisation indigène nationale de Colombie, le nombre des victimes s’élèverait à 27.

La guérilla colombienne des FARC a reconnu la responsabilité de 8 meurtres commis le 6 février dernier. La population locale soutient que ce chiffre ne correspond pas à la réalité, les FARC étant selon eux responsables de plusieurs autres meurtres d’Awá. Les corps de certaines victimes n’ont toujours pas été retrouvés.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme, la plus grande instance latino-américaine en matière de droits de l’homme, vient de publier un communiqué condamnant ces assassinats.

Des experts dénoncent l’aspect ‘mensonger’ et ‘diffamatoire’ de l’accusation de cannibalisme portée sur des indiens d’Amazonie

19 Février 2009

Des anthropologues spécialistes de la tribu amazonienne récemment accusée d’avoir tué et mangé un colon blanc jettent le doute sur l’authenticité de ces faits. L’affaire a été largement rapportée par les médias du monde entier.

Donald Pollock, directeur du département d’anthropologie de la State University of New York à Buffalo, a affirmé : « Les Kulina n’ont jamais eu aucune expérience ou tradition de cannibalisme, et ont souvent exprimé du dégoût face à cette pratique. Je suis persuadé que l’enquête établira que cette accusation n’a aucun fondement. »

Des membres de la tribu kulina (ou culina) ont été accusés d’avoir tué un homme qui, selon les sources, serait soit un étudiant handicapé soit un éleveur de bétail, et d’avoir mangé son cœur et ses cuisses lors d’un « rituel cannibale ». Les Kulina vivent dans une région isolée de la forêt amazonienne, au Brésil et au Pérou.

Domingos Silva, anthropologue à l’Université fédérale de Santa Catarina au Brésil, a pour sa part déclaré : « Durant toutes ces années où j’ai travaillé et vécu avec les Kulina, ils n’ont jamais montré aucun signe de cannibalisme. »

Daniel Everett, directeur du département des langues, littératures et cultures à l’Illinois State University et auteur du best-seller Don’t sleep, there are snakes (Ne dormez pas, il y a des serpents), a confirmé les allégations de ses collègues : « J’ai travaillé avec tous les groupes de la famille arawan, à laquelle appartiennent les Kulina. Je n’ai jamais entendu parler de cannibalisme chez les Kulina ou chez d’autres groupes arawan. »

Il s’avère que les sources d’information de ce prétendu acte de cannibalisme sont limitées à celle du maire du village proche qui a déclaré à la police avoir été informé par un membre de la tribu que le « rituel » avait eu lieu.

Ivar Busatto, coordinateur de l’ONG OPAN, qui a travaillé avec les Kulina pendant des années, a déclaré : « Ces actes ont été attribués aux Indiens sans enquête préalable. Ils sont victimes d’un jugement arbitraire dans le cadre d’une vaste campagne de calomnie dont les raisons sont obscures. »

La FUNAI, département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, a publié un communiqué indiquant que « la pratique de l’anthropophagie n’existe pas chez les Indiens brésiliens contemporains. »

Pour plus d’informations
Sophie Baillon  00 33 (0)1 42 41 44 10
sb@survivalfrance.org

 

 

 

Un ex-présentateur de la BBC critiqué pour ses propos diffamants

25 Février 2009

Un homme dani, Papouasie.
Un homme dani, Papouasie.
© Adrian Arbib/Survival

Michael Buerk, ex-présentateur de la BBC a subi de sévères critiques de la part des Papous après les avoir traités de ‘primitifs’ et prétendu qu’ils tuaient les étrangers.

Un porte-parole de Elsham, la principale organisation de droits de l’homme de Papouasie a déclaré : ‘Je suis surpris qu’un journaliste aussi expérimenté que Michael Buerk puisse avancer des paroles aussi offensantes et totalement fausses. Les gens qui sont habituellement tués en Papouasie sont les Papous et c’est la police et l’armée indonésiennes qui s’en chargent. 100 000 Papous au moins ont déjà été assassinés. Il serait bon que les journalistes parlent de cela plutôt que de régurgiter de vieux clichés racistes.’

Au cours d’un programme radiophonique de la BBC, Buerk a déclaré : ‘Les seules véritables sociétés primitives survivant à l’âge moderne sont les tribus des régions reculées de la Nouvelle Guinée, et lorsqu’elles rencontrent un étranger, elles le tuent.’

Ces propos calomnieux surviennent peu après qu’une ignoble accusation de cannibalisme portée contre une tribu amazonienne eut fait la une des médias du monde entier. Les Indiens de la tribu kulina du Brésil et du Pérou ont été accusés d’avoir tué et mangé un colon blanc. Des spécialistes internationaux de cette tribu ont dénoncé ces accusations les qualifiant de ‘mensongères’ et ‘diffamantes’.

‘Les commentaires de Buerk renforceront l’opinion publique que les peuples indigènes de Papouasie sont incapables de prendre leurs propres décisions en ce qui concerne leurs terres, leurs ressources naturelles et leurs forêts et que de ce fait, ils ne devraient pas jouir des droits de l’homme comme tout être humain’ poursuit l’organisation Elsham dans son communiqué. ‘Cela renforce l’idée que d’être opprimé et colonisé sous occupation indonésienne est ce qu’il nous faut. Buerk et sa radio devraient plutôt essayer de convaincre le gouvernement britannique de faire pression sur les autorités indonésiennes pour qu’elles ouvrent la Papouasie au monde extérieur. Ce qui signifie autoriser la visite de journalistes. Buerk pourrait alors venir en Papouasie rencontrer des Papous et se faire sa propre opinion de la situation.’

La vision de Buerk des peuples indigènes diffère de celle de nombre de ses collègues britanniques tels que John Simpson, George Monbiot, Sandy Gall, Tim Butcher, John Vidal ou Christine Lamb. Tous ces journalistes soutiennent la campagne ‘Stamp it Out’ de Survival visant à bannir l’usage de termes tels que ‘primitif’ et ‘âge de pierre’ pour qualifier les peuples indigènes.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : Michael Buerk fait tout simplement fausse route. Les peuples isolés ou en contacts sporadiques ont de très bonnes raisons de craindre les étrangers qui apportent dans leur sillage la mort et la destruction. La plupart des peuples indigènes savent cela de nos jours, ils l’ont appris de leurs expériences passées et de celles de leurs voisins. Ce qui explique l’hostilité et la crainte qui caractérisent les nouveaux contacts et qui n’ont rien à voir avec le fait d’être ‘primitif’. Il y a bien plus de peuples indigènes tués par des étrangers que le contraire’.

Pour plus d’informations
Sophie Baillon 00 33 (0)1 42 41 44 10
sb@survivalfrance.org

Une compagnie pétrolière française en difficulté en Amazonie

16 Janvier 2009

Femme nahua, Pérou
Femme nahua, Pérou
© Shinai

La compagnie franco-britannique Perenco est confrontée à de sérieuses difficultés dans une région reculée de l’Amazonie suite à une décision de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et aux préoccupations que suscite la situation des Indiens isolés dans l’un des territoires où elle opère.

Quelques jours après que la compagnie ait annoncé son intention d’exploiter le territoire d’Indiens isolés du Pérou, le gouvernement équatorien a suspendu ses activités sur son territoire pour se conformer à la décision de l’OPEP.

Les gisements exploités par Perenco sont considérés comme la plus grande découverte pétrolière depuis ces trente dernières années au Pérou. Ce programme, qui viole les droits fondamentaux des Indiens isolés et menace leur survie, a suscité une protestation massive de la part des organisations indigènes locales ainsi qu’un recours auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

Perenco, qui prétend que ces Indiens n’existent pas, a l’intention d’investir une somme plus importante – 350 millions de dollars – que toutes les autres compagnies qui opèrent au Pérou en une année.

Les activités de Perenco en Equateur ont été suspendues en réponse aux restrictions imposées par l’OPEP dans l’attente de stabiliser le prix mondial du pétrole brut. La présence de la compagnie avait mobilisé des milliers de manifestants qui avaient paralysé un de ses sites pétroliers et un aéroport et avait provoqué de violents conflits au cours desquels deux manifestants au moins avaient été blessés par des tirs de fusil à balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « L’OPEP et les Indiens isolés forment un duo improbable, mais quoi qu’il en soit, les temps sont durs pour Perenco. Ses activités ont été suspendues en Equateur et la pression augmente pour qu’elles le soient également au Pérou. La compagnie devrait admettre que propulser des centaines d’ouvriers pétroliers sur le territoire des Indiens isolés du Pérou est une entreprise plus qu’hasardeuse« .

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Sophie Baillon  00 33 (0)1 42 41 44 10
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Le projet d’une compagnie pétrolière franco-britannique en Amazonie voué à un échec probable

26 Janvier 2009

Indiens isolés au Brésil photographiés par avion, mai 2008
Indiens isolés au Brésil photographiés par avion, mai 2008
© Gleison Miranda/FUNAI

La compagnie franco-britannique Perenco qui se préparait à exploiter le pétrole dans le territoire d’Indiens isolés en Amazonie péruvienne pourrait se voir contrainte d’y renoncer suite à l’intention du gouvernement de supprimer ses investissements.

Le projet pétrolier repose sur la construction d’un oléoduc d’un coût d’un milliard de dollars destiné à transporter le pétrole depuis l’Amazonie jusqu’à la côte péruvienne. La compagnie pétrolière nationale Perupetro est actuellement en train de « réévaluer » son implication dans le projet après la récente chute des prix du baril de pétrole brut.

« Tout paraît indiquer que (le projet d’oléoduc) doit être réévalué », a déclaré le ministre de l’Energie, Pedro Sanchez, lors d’une conférence de presse.

La forêt dans laquelle Perenco compte exploiter le pétrole est le territoire ancestral d’au moins deux groupes d’Indiens isolés. Le projet de la compagnie a été condamné par les organisations indigènes locales et a déjà fait l’objet d’un procès et d’un recours auprès de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, exigeant son interdiction.

Les gisements en question sont considérés comme la plus grande découverte pétrolière de ces trente dernières années au Pérou. Le président Garcia, qui prétendait que les Indiens isolés n’étaient qu’une « invention » des écologistes opposés à l’exploitation pétrolière, avait exprimé son désir de transformer le Pérou en pays exportateur de pétrole.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « Nous avons fait pression sur Perenco pour qu’elle abandonne son projet et la toute récente déclaration du gouvernement péruvien devrait également aller dans ce sens. Si Perenco exploite cette région, plus de la moitié des Indiens isolés disparaîtront. »

Pour plus d’informations
Sophie Baillon  00 33 (0)1 42 41 44 10
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24 violations des droits de l’homme en France

Posté par issopha le 8 février 2009

24 violations des droits de l’homme en France

NOUVELOBS.COM | 02.02.2009 | 17:17

Seize cas étaient notamment en rapport avec la justice (procès non équitable ou durée de procédure), et trois arrêts ont constaté une atteinte à la liberté d’expression.

(Reuters).

La France a fait l’objet en 2008 de 34 arrêts devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), dont 24 ont constaté une violation de la Convention européenne des droits de l’Homme, selon un bilan présenté jeudi 29 janvier à Strasbourg. 
Dans 16 cas, il s’agissait de violations en rapport avec la justice (procès non équitable et, dans un cas, durée de procédure).
Trois arrêts ont constaté une atteinte à la liberté d’expression, et trois autres ont concerné respectivement un traitement dégradant, une discrimination et une atteinte au droit à la vie privée.
Le nombre d’affaires pendantes concernant la France a enregistré cette année une hausse de 2,5%.

32.043 requêtes jugées

Cette augmentation grimpe à 23% pour l’ensemble du contient, soit 97.300 affaires pour 2008.
Plus de la moitié des requêtes proviennent de quatre pays : la Russie (28%), la Turquie (11,4%), la Roumanie (9,1%) et l’Ukraine (8,5%).
Suivent l’Italie (4,3), la Pologne (3,6) la Slovénie (3,3) l’Allemagne (2,6) et la France (2,5).
Parmi ces affaires, beaucoup ne sont pas allées à leur terme puisque seules 49.850 ont été attribuées pour traitement, a indiqué le magistrat français Jean-Paul Costa, qui préside la CEDH.
Finalement 32.043 requêtes (+11%) ont été jugées. Dans 1.881 affaires (+8%) des arrêts ont été rendus alors que plus de 30.000 ont été déclarées irrecevables.

Turquie en tête des condamnations

La Turquie reste en tête pour le nombre de condamnation avec 257, dont sept pour torture et 63 pour traitements inhumains.
Avec 233 violations (175 en 2007), la Russie conserve la seconde place, devant la Roumanie (189), la Pologne (129) et l’Ukraine (110).
63 arrêts ont condamné Moscou pour traitements inhumains (25 en 2007) et 37 (13) pour violation du droit à la vie dans des affaires concernant surtout la Tchétchénie. Sept autres avaient trait à la torture.
Plus de la moitié de ces arrêts sur la Russie, soit 159 des condamnations, ont concerné des procès jugés « non équitables » et vingt des durées de procédure.
La Cour, qui célèbre cette année un demi-siècle d’activité, peut être saisie par les 800 millions de justiciables des 47 pays du Conseil de l’Europe après épuisement ou défaillance des voies de recours nationales.

REACTIONS D’INTERNAUTES

rnardoo
Attaques enrègle !
Après s’être attaqué à la Constitution, puis aux règles fondamentales du travail, SARKO est bien capable de s’attaquer à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, sous prétexte de « réformes » !
05.02 à 16h55 - 
Alerter
riton444
droits de l’homme?
vous pouvez en parler ici si on s’exprime sur un sujet qui fache on est sencuré(si on ne peut pas debattre le nouobs n’ a qu’a pas aborder ces sujets)ensuite oborder ces sujets en public c’est risquer d’etre poursuivi en « justice »pourtant le droit de s’exprimer fait parti des droits de l’homme?
04.02 à 13h33 - 
Alerter
zaichonok
@sebiseb
relis l’article… 
tu vas y arriver.
02.02 à 23h40 - 
Alerter
cassandre
savoir lire et compter
Sur 24 « violations » *présumées*, 
seize cas étaient « en rapport avec la justice (procès non équitable ou durée de procédure) ».

A votre avis, sur ces seize cas, combien ne concernaient en fait que des retards de procédure? 

Avec les délais administratifs que nous subissons tous régulièrement, et dans tous les domaines (près d’un an par exemple pour être avisé d’une perte de points sur son permis), chaque citoyen pourrait légitimement porter plainte pour violation de ses « droits humains ».

Franchement, cela n’a pas beaucoup de sens.
02.02 à 18h47 - 
Alerter

sebiseb
Certes..
Cet en effet assez édifiant de faire une étude sur la déclaration UNIVERSELLE des droits de l’homme cantonné à l’europe ! Il faudrait également savoir comment sont collectés les données ?
01.02 à 20h52 - 
Alerter
michel edmond
les Etats Unis
sont absents car situés non en Europe mais en Amérique.
01.02 à 16h26 - 
Alerter
sebiseb
Et les États-Unis ?
Je m’étonne de voir que dans ce classement ne figure pas les états-unis ? Il est avéré qu’ils violent les droits de l’homme dans plusieurs endroits du monde, à commencer par guantanamo ? ..et évidement sur leur terrains de guerre, en particulier en Irak !
En fait, ces chiffres permettent de surtout de connaître ceux qui acceptent d’être classer de ce genre d’enquête – peut-être moins ceux qui ont des choses à cacher..

Attention, je ne dis pas pour autant qu’il s’agit là de ne pas améliorer ce qui se passe en france, bien au contraire – Mais que l’indignation permette de faire la lumière sur tout, et sur tout le monde !
01.02 à 10h19 - 
Alerter

piotre26
LE VOL NOIR DES CORBEAUX
Avec la petite saucisse et ses fayots nous sommes devenu un pays liberticide qui embastille au nom de la déraison d’état et chasse les enfants sans papier pour complaire à toutes les dictatures désormais nos amis.
01.02 à 09h55 - 
Alerter
b1jam1
Allons enfants !
Je ne vois qu’un seul droit celui d’être vizir et totalitaire ! Si toi pas pensée comme moi ! Toi être mal ! On s’en rend compte, même entre-eux, ils se bouffent ! Que ce soit en France ou ailleurs ! Le seul fléau dans cette humanité reste la connerie ! Bonjour chez vous !
31.01 à 20h31 - 
Alerter
PAPIJO
Ne critiquez plus…
ou vous serez censurés !!!
30.01 à 19h26 - 
Alerter
radada
droit
Visiblement, vu que dès que tu dis quelquechose sur notre « vénéré » président, tu vas en taule (même si tu es bouré ! :-( , ce n’est plus des droits de l’homme dont on parle ici, mais du droit de fermer sa g….!:-(
Par surprenant que SARKÖZY de NAGY BOCSA ne veuille pas de la TURQUIE dans l’Europe : ça ferait de la Concurrence !..
30.01 à 14h45 - 
Alerter
FLANKER68
pour x ray
donc, pasqua devrait être en taule non pas pour ses malversations mais parce qu’il est corse!
tu fais certainement parti de ces journalistes qui n’oublient jamais de mentionner les origines corses de certains individus.
à quand un article mentionnant les origines berrichonnes ou bretonnes d’un malfaiteur?
30.01 à 13h48 - 
Alerter
razibuzouzou
Les TonTons niqueurs
démocratie totalitaire c’est bien le MAUX
30.01 à 10h27 - 
Alerter
Ch’TiPépé
Regardez
Il n’y a pire aveugle que celmui qui ne veut pas voir !
Regardez où se place la France / autres pays et vous pourrez critiquer après…
30.01 à 09h24 - 
Alerter
teddy60
LEURRE
La France est une démocratie totalitaire ou l’état se mêle de tout , même de ce que doit « penser » le citoyen
30.01 à 07h55 - 
Alerter
xray
In-justice
Pourquoi le Corse PASQUOI n’est n’est pas en prison
30.01 à 06h37 - 
Alerter
Steph38
Pas d’accord
Il y a u moment où il faut arrêter tout ces blablas inutiles. Les droits de l’homme bafoués pour un durée de procès… Il y a trop de droits en France. Les accusés ont bientôt plus de droit que les victimes… Vraiment, c’est du n’importe quoi…
30.01 à 06h10 - 
Alerter
Bienvenu
A amazeigh
Je signale que les généraux Aussarresse et Bigeard sont toujours de ce monde, leur heure de gloire si l’on peut dire fut la guerre d’Algérie, ne mélangeons pas tout,on commence à apercevoir en France un début de dérive concernant les droits de l’Homme, beaucoup de choses se dégradent dans ce pays…
30.01 à 04h55 - 
Alerter
Matin88
« On a de la marge »
Mais bien sûr !!!
On a encore de la marge, les chiffres de violations des droits de l’homme en France sont en hausse mais continuons sur notre lancée à bafouer les les libertés et les droits individuels – oui, bien évidemment on parle toujours de droits de l’homme puisque la femme a moins de droits que son congénère masculin…
Pour terminer avec cette remarque ironique et reprendre un minimum de sérieux… On parle ici de violations des droits humains, d’atteintes aux droits fondamentaux (atteinte à la liberté d’expression, traitements dégradants, discrimination), c’est une affaire de société qui doit être traitée avec des réponses politiques (même si c’est un sujet tellement sérieux pour être confié aux mains des seuls politiques…).
Arrêtons les discussions de comptoirs irréfléchies et déraisonnées, certains fait sont à prendre à la mesure de leu ampleur.
30.01 à 02h08 - 
Alerter
iamino@free.fr
france pays des droits de l’homme?
Il faudrait arrêter un peu avec ce mythe de la France patrie des droits de l’homme, restons modestes… Locke a précédé Rousseau, La déclaration d’indépendance rédigée par Franklin et Jefferson entre autres et inspirée de Locke date de 1776, quant à l’Habeas corpus act anglais il date lui de 1679, sans parler de la Magna Carta…
30.01 à 00h53 - 
Alerter

 

 

ROULETABILLE
c’est un mode de pensée…
à expression péjorative, ironique et méprisante :
le droit-de-l’hommisme ».
Manière « décomplexée » de dire qu’en fait les droits de l’homme vous emmerdent bien…
29.01 à 23h38 - 
Alerter
mic22
Déclaration
La France est le « pays de la déclaration des droits de l’homme » et non pas le « pays des droits de l’homme », ça fait une très grosse différence, on s’en rend bien compte …
29.01 à 23h13 - 
Alerter
Mobylette
Et la gauche ? (A tous ou presque)
En 1983, un type était arrêté pour hold-up. Il fut jugé en… 1994, 11 ans après, 11 ans de taule sans qu’on lui fasse de procès régulier ! Super, la gauche !

Et Outreau, avec ses 20 personnes retenues 3 ans sans preuve, c’est sous la gauche non ?

Il est vrai que chacun a ses Irlandais de Vincennes…
29.01 à 22h21 - 
Alerter

Julot
Nouvelobs
non ! 25 fois avec le nouvelobs qui commet des délits en ne mettant que les réactions qui sont conformes à leurs idées, avec la complicité de netino
29.01 à 22h10 - 
Alerter
Lea75
Droits de l’homme
La France est quand meme le pays des Droits de l’Homme, et si nous commencons a les bafouer nous-memes ces Droits de l’Homme, ou allons nous …
Quel exemple donnons nous aux autres pays.
29.01 à 21h45 - 
Alerter
incorrect
quelle importance ??
quand on voit ce qui se passe ailleurs, y compris en Europe.; on a de la marge et arrêtez de dire que nous sommes dans une dictature.
29.01 à 21h03 - 
Alerter
robert18
incroyable
Je pense que les technocons de bruxelles ne savent pas compter au delà de 24 ou alors ils ont eu des ordres
29.01 à 20h23 - 
Alerter
sardoskye
branquigniolle
Ca put la censure, dés que l’on commence a s’exprimer sur des sujets qui fache, soit c’est pseudos deja pris soit erreur de saisie de code, la censure moderne quoi
29.01 à 19h31 - 
Alerter
FLANKER68
le procés
d’yvan colonna l’avait bien démontré!
comment condamné un innocent sans aucune preuve,uniquement pour plaire à nicolas 1er.

n’hesitez pas à signer la pétition sur le ite de soutien à yvan
29.01 à 18h57 - 
Alerter

HIAN
Logique…
Normal. La justice française est pourrie par les syndicats et autres penseurs de gauche. Tout est question de droits de l’homme si on les écoute. Qu’en est il du droit de la personne agressé, violée, volée ? Avec notre justice qui fait passer l’agresseur pour un » pauvre être perdu dans un monde cruel », on ne crée que des déçus de la justice.

La loi, c’est la loi. La justice n’est pas un organisme social.
29.01 à 18h50 - 
Alerter

TONI TRUAND
DROITS DE L’HOMME ET DE LA FEMME (?)
QUE CES VIOLATIONS (LE TOP DE L’ICEBERG) NE NOUS EMPECHENT SURTOUT PAS DE DONNER DES LECONS DE DEMOCRATIE BLABLA… ETC AUX AUTRES. AJOUTONS-Y LA TOLERANCE VIS A VIS DES CRIMES DE GUERRE SIONISTES, A L’OCCUPATION DE LA PALESTINE, A LA GUERRE NEO-COLONIALE EN AFGHANISTAN COMME VASSAL DES YANKEES. TOUT UN PROGRAMME FASCINANT ?
29.01 à 18h22 - 
Alerter
amazeigh
stop la censure
si c est pour censurer pas la peine de publier des sujets qui fachent.contentez vous des chiens écrasés.NOBS vous etes nuls!
29.01 à 17h35 - 
Alerter
rere59
croisance
il est plus qu’evident qu’en ces temps de crise , le nombre d’injustices ne cesseront de croitre d’annees en annees , et particuliereument en france du fait du caractere despotique de celui qui nous gouverne.
29.01 à 17h20 - 
Alerter
amazeigh
eh ben voila!
on est bons a rien dans pas mal de domaines grace la CHIRAQUIE_UMP .Mais grace a la SARKHO_UMP il y a un domaine ou l on peut s enorgueillir, c est bien la torture et les traitements dégradants.
MASSU ,AUSSARRESSE,SALAN ,BIGEAD,ZELLER…vous n etes pas morts pour rien.la relève est assrée.
29.01 à 17h13 - 
Alerter
booby trap
Waouuuh !
La France est une dangereuse récidiviste…Qu’elle va être sa peine minimum, au vu du niveau de récidive, 24 fois ?
29.01 à 17h06 - 
Alerter
candide?
C’est la « justice moderne » version Sarko ?
Et en plus il voudrait supprimer le juge d’instruction, alors que la Commission Outreau a préconisé un système collégial à 3 juges…
29.01 à 16h46 - 
Alerter

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Les altermondialistes sont confortés par le succès du Forum social mondial

Posté par issopha le 4 février 2009

 

Compte rendu

Les altermondialistes sont confortés par le succès du Forum social mondial

BELEM (BRÉSIL) ENVOYÉE SPÉCIALE

 

Le Forum social mondial (FSM) est une expérience de « désordre créateur ». Jamais autant qu’à Belem, il n’aura fallu se raccrocher à cette définition proposée par le philosophe Patrick Viveret pour survivre dans un événement qui a rassemblé, du 27 janvier au 1er février, au-delà de tous les pronostics, 133 000 personnes.

 

Plus de 2 000 ateliers en l’espace de six jours

Participation. 142 pays étaient représentés au Forum social mondial de Belem (Brésil), du 27 janvier au 1er février. 491 organisations européennes ont formé la plus grosse délégation continentale après celle de l’Amérique latine.

Fréquentation. 133 000 personnes ont participé. Il s’agit de la plus forte fréquentation depuis la création du rassemblement des altermondialistes, à Porto Alegre (Brésil), en 2001.

Ateliers. 5 800 associations issues de la société civile ont organisé 2 300 ateliers autour d’une dizaine de thèmes, parmi lesquels la construction d’une économie solidaire et durable, le monde dans une perspective post-capitaliste, la préservation de l’environnement, etc.

Sur le même sujet

Des Indiens d'Amazonie participent au Forum social mondial, à Belem au Brésil, le 28 janvier.

Vidéo Forum social mondial : Belem à l’heure indienne

Portfolio De Belem à Davos, la crise occupe le devant de la scène

Les altermondialistes sont confortés par le succès du Forum social mondial dans ALTERMONDES abonneContent Edition abonnés Archive : A Belém, les altermondialistes se recentrent sur le combat écologiste

 

Absence de traduction, désorganisation, heures passées à rejoindre des réunions distantes de plusieurs kilomètres : le parcours du militant a souvent épousé celui du combattant, obligatoirement équipé de bonnes chaussures et d’un parapluie pour se protéger des pluies, diluviennes en cette période de l’année.

Au-delà de ces désagréments, l’édition 2009 confirme que le Forum reste un lieu d’effervescence et de brassage d’idées. Un laboratoire d’expériences et de propositions auquel la crise a redonné du crédit en validant un certain nombre de prophéties altermondialistes. « Nous avons maintenant la responsabilité de mettre des propositions fortes sur la table et de les faire connaître », admet Jean Merkaert, du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD).

Parmi ces propositions, figurera la suppression des paradis fiscaux, qui, pour John Christensen, du réseau Tax Justice, « sont le maillon faible d’un système dans lequel ont pu prospérer toutes les dérives de la finance ». La libéralisation des services financiers est aussi pointée du doigt. « Cela a permis aux banques de grossir et elles sont devenues trop grosses pour qu’on les laisse faire faillite. Il faut revenir en arrière et exiger qu’elles financent des activités utiles à la société », soutient Myriam Vander, du Centre néerlandais de recherche sur les multinationales.

ECONOMIE SOLIDAIRE

« Toutes les crises – alimentaire, énergétique, financière – qui secouent la planète sont liées. Les solutions ne peuvent être construites en imaginant conserver un système qui consomme de façon insoutenable les ressources naturelles », résume l’économiste péruvien Oscar Ugarteche.

En pleine Amazonie, les peuples indiens, massivement présents à Belem, ont rappelé le lien qui existe entre l’homme et la nature. « Le monde indien est une société de partage et de bien-être, non une société d’accumulation », souligne Candido Grzybowski, un des fondateurs du Forum.

A Belem, pour que soit préservée l’Amazonie, les organisations écologistes ont réclamé la rupture avec un modèle de développement, qui conduit à la transformation de la forêt en pâturages ou en zones de monoculture intensive de soja. Elles ont plaidé pour une agroforesterie capable d’exploiter les ressources de la forêt sans la détruire. « Cette solution préserve l’environnement et assure la sécurité alimentaire des communautés locales », défend le Mouvement agro-écologique d’Amérique latine. Des expériences sont déjà en cours, comme dans l’Etat d’Acre, à la frontière bolivienne, où le gouvernement a choisi de valoriser sa « forêt debout ».

A côté de toutes les pistes de réflexion, Belem aura aussi été l’occasion de constater la vitalité de l’économie solidaire sur la plupart des continents. « Des millions de personnes vivent et construisent au quotidien des alternatives pour vivre mieux. Cela est peu visible, mais une autre économie existe déjà », insiste Ethel Côté, une participante canadienne.

« Même aux Etats-Unis, le mouvement s’amplifie et on va pousser Barack Obama dans cette direction », explique Julie Matthaei, du Solidarity Network. Pour la première fois dans un Forum social, le drapeau américain n’a pas été brûlé, et il est même question d’organiser la prochaine rencontre, en 2011, aux Etats-Unis.

« Nous offrons une autre perspective sur la crise en montrant qu’il existe des alternatives à un capitalisme en faillite. Et qui peut nier que cela est aujourd’hui nécessaire ? », a lancé M. Grzybowski en clôturant le Forum. Les participants repartent de Belem en ayant fait le plein d’énergie. Rendez-vous a été pris le 28 mars à Londres, quelques jours avant la réunion du G20, où les altermondialistes espèrent renouer avec les grandes manifestations qui ont fait leur succès.

Laurence Caramel

Quand les biocarburants menacent l’agriculture vivrière

International Magazine – Linternationalmagazine.com – Emmanuel Tixier , publié le 03/02/2008

 

En affirmant que l’essor des biocarburants serait catastrophique pour les populations les plus pauvres, le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation sème le trouble, alors que l’image positive des biocarburants tend à s’imposer dans le discours écologique. Du Brésil aux Etats-Unis, en passant par l’Europe, de plus en plus d’exploitants choisissent la voie très rentable de ces carburants « verts »… au détriment de l’agriculture vivrière.

« Un crime contre l’humanité. » Voilà ce que commettraient les agriculteurs du monde entier s’ils continuaient à convertir leurs champs nourriciers en terres à produire des biocarburants. Cette phrase choc signée Jean Ziegler sonne comme un véritable signal d’alarme. Dans le rapport qu’il a présenté en octobre à l’Assemblée générale de l’ONU, le sociologue genevois souligne la menace que fait peser l’essor des biocarburants sur la capacité de la planète à nourrir l’ensemble de ses habitants.

Principalement concernés par le rapport, les Etats-Unis et le Brésil sont de loin les plus grands producteurs de biocarburants. A eux deux, à partir du maïs ou de la canne à sucre, ils ont produit 26 millions de tonnes d’éthanol, en 2006, soit sept fois plus qu’en Europe, où le biodiesel règne avec 3,2 millions de tonnes de produits en 2005. Au Brésil, entre 1993 et 2003, la surface des champs de canne à sucre a augmenté de 50 %, au détriment d’autres cultures vivrières. Ces cinq dernières années, aux Etats-Unis, la production de bioéthanol a doublé. Et le phénomène pourrait s’amplifier tant le produit est rentable. Au Sénégal, une usine capable de produire 12 millions de litres d’éthanol par an vient d’être inaugurée.

10 % de biocarburants dans les voitures européennes en 2020

Avec un pétrole à 90 dollars le baril, les Etats-Unis voient plus que jamais dans les carburants « verts » un moyen de réduire leur dépendance énergétique vis-à-vis du Moyen-Orient. Dans son dernier discours sur l’état de l’Union, George W. Bush a ainsi souhaité que bioéthanol et diester représentent à terme 15 % du carburant consommé par les véhicules américains. Quant à l’Union européenne, son objectif est d’environ 6 % de biocarburants pour les transports en 2010, et de 10 % à l’horizon 2020… Une manière aussi de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, mais à quel prix ? Alors que la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim est le premier des « Objectifs du millénaire pour le développement » fixés par les Nations Unies, le rapporteur spécial craint qu’il ne soit pas atteint en 2015, l’échéance prévue. « Ce n’est pourtant pas une fatalité », assène Jean Ziegler. Selon lui, la planète serait capable de nourrir 12 milliards de personnes. Pourtant, 850 millions de personnes souffrent encore aujourd’hui de sous-nutrition, selon la FAO.

Les pays importateurs n’auront plus les moyens de payer

A en croire les prévisions de l’IFPRI, un institut américain de recherches sur les politiques alimentaires, la situation ne peut que s’aggraver. Car plus on produira de biocarburants, plus les cours des produits nécessaires à leur fabrication augmenteront. Ainsi, l’IFPRI prévoit un soja 76 % plus cher d’ici à 2020. A cette date, les cours du blé et du maïs devraient quant à eux avoir bondi respectivement de 30 et 41 %. Conséquence pour certains pays importateurs : une incapacité à satisfaire les besoins alimentaires de la population. « Des pays structurellement déficitaires en matière alimentaire ne pourront plus payer la facture », s’inquiète Jean Ziegler, citant le cas du Burkina Faso, qui, en 2006, a importé 230 000 tonnes de mil. Autre menace, bien plus effrayante, le prix du manioc qui pourrait augmenter de 135 % d’ici à 2020, alors qu’il est l’aliment principal de 200 millions d’Africains… Il faut dire que cette racine riche en amidon est un bon ingrédient pour le bioéthanol. Le Nigeria songerait ainsi à augmenter sa production de biocarburants grâce au manioc.

50 % d’aide américaine en moins pour le PAM

Rien qu’en un an, les cours mondiaux du maïs auraient doublé. Conséquence de cette forte hausse : la contribution américaine au Programme alimentaire mondial (PAM) a été réduite de moitié en 2007, par rapport à l’an 2000, d’après le New York Times, qui s’appuie sur les informations du département à l’Agriculture.

Finalement, la seule solution pour préserver la planète d’un désastre humanitaire serait la mise en place d’un moratoire de cinq ans sur la fabrication des biocarburants, estime Jean Ziegler dans son rapport. Le temps pour la recherche de trouver des procédés qui ne mettraient pas en péril l’agriculture vivrière. Selon le rapporteur spécial, ce moratoire pourra se faire grâce à «  l’opinion publique (qui) a un rôle déterminant à jouer ».

Emmanuel Tixier pour International Magazine

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Deux journalistes refusent la Légion d’honneur

Posté par issopha le 6 janvier 2009

Deux journalistes refusent la Légion d’honneur

 

 

NOUVELOBS.COM | 05.01.2009 | 16:58

Réagissez à l'article 129 réactions

Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) figuraient sur une liste établie par Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre.

Les journalistes politiques Françoise Fressoz et Marie-Eve Malouines (en photo) ont annoncé qu'elles refusaient la Légion d'honneur

Les journalistes politiques Françoise Fressoz et Marie-Eve Malouines (en photo) ont annoncé qu’elles refusaient la Légion d’honneur (sipa)

Les journalistes politiques Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) ont annoncé lundi 5 janvier qu’elles refusent la Légion d’honneur, après avoir découvert avec « étonnement » leur nom sur la promotion du Nouvel an de cet ordre.
Dans un communiqué à l’AFP, Françoise Fressoz, chef du service politique du Monde déclare avoir « découvert avec étonnement » qu’elle figurait sur la liste de la promotion du 1er janvier de la Légion d’honneur.
« Contrairement à l’usage, je n’ai été informée de rien avant la publication de cette liste », déclare-t-elle, avant d’ajouter: « rien, dans mon parcours professionnel, ne justifie pareille distinction. Je pense en outre que, pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l’écart des honneurs. Pour ces raisons, je me vois dans l’obligation de refuser cette distinction ».
Marie-Eve Malouines, chef du service politique de France Info, fait elle aussi, dans un communiqué à l’AFP, part de son « grand étonnement » de trouver son nom parmi les promues.

« Parfaitement indépendantes »

Elle insiste par ailleurs sur le fait que « cette liste étant publique, je tiens à préciser que je n’ai jamais réclamé une telle distinction, ni même été sollicitée en vue d’une telle démarche ».
« Je ne vois vraiment rien, dans mon parcours, qui puisse justifier une telle distinction, c’est pourquoi je me vois dans l’obligation de refuser cette prestigieuse décoration », ajoute la journaliste.
Les deux journalistes figurent sur la liste présentée par Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Dans l’entourage de ce dernier, on souligne que les deux journalistes ont été « recommandées au titre de leur appartenance à l’association de la presse parlementaire ». On souligne également que la liste présentée par Roger Karoutchi regroupe des personnalités diverses et « parfaitement indépendantes », notamment plusieurs « anciens parlementaires de gauche ».

REACTIONS D’INTERNAUTES

Les réactions des lecteurs

adamjacques
Respect !
Vraiment, Mesdames, Respect !
J’ai cependant un peu peur que vous soyez « l’artbre qui cache la forêt » et qu’en général vos collègues n’aient pas vos scrupules.
Mais cela ne dénature en rien la justesse de votre démarche.
Puisse votre exemple inspirer le reste de votre profession
Respect
06.01 à 16h34
Alerter
mysterious
l’aspect positif
de cette affaire c’est qu’elles ont créé un précédent et que le Président Sarkozy saisira la balle au bond pour désormais restreindre considérablement le nombre des récipiendaires de la Légion d’Honneur ; c’est une bonne nouvelle en soi !

Il est en effet parfaitement incongru que cette distinction soit distribuée (depuis 81, il faut bien le dire…) à tout un « vulgum pecus showbiznessum » de plus en plus étoffé chaque année.

Les champions olympiques (attention, j’ai dit les champions, soit les médailles d’or…) pourquoi pas ?
Les prix Nobel, evidemment…
Les grands capitaines d’industrie, les fondateurs, les créateurs, bien entendu..
Toutes ces personnes répondent aux conditions d’obtention, à savoir :
celui ou celle qui par ses actes aura contribué au rayonnement de la France.

Reste la question concernant ces deux journalistes nettement marquées à gauche, aurait-elle refusé si Mitterrand les avait décorées ?
Personnellement, je suis persudé que non….
06.01 à 14h59
Alerter

Uscuaia
Légion… de quoi ??
Bonjour.
Mesdames les journalistes vous faites honneur à la République et à votre profession.
Autrefois offerte pour HAUTS FAITS COURAGEUX, on la brade à des « sportifs », des acteurs ,bref, à n’importe qui ! Pitoyable…!Créons une distinction de vanité suffisante…
Bye, bye…
Philippe.
06.01 à 14h58
Alerter
vick
cantalouse!!!
Quand aurez vous le courage de vous choisir un pseudo
06.01 à 14h39
Alerter
alexander-dlc
Peu importe
Pour moi peu importe de savoir si ces personnes agissent par calcul ou parti pris politique, l’essentiel est dans l’affirmation que l’indépendance du journaliste ne peut s’exercer quand il y a une possible attente de retour d’ascenseur.
Ceci est encore plus vrai aujourd’hui avec un Président qui veut nommer le patron de FT et qui a annoncé en son temps la nomination de H.Roselmack, qui a proposé la nomination de journaliste (à Europe 1 je crois), qui a envoyé des membres de son équipe de campagne à TF1 et qui est bien sûr copain avec les patrons de presse et de télévisions.
Que des journalistes aient pu accepter auparavant ne me paraît pas aberrant : le contexte était très différent et les breloques ne se distribuaient pas à tout le monde non plus.

Donc j’approuve ces journalistes.
06.01 à 14h10
Alerter

failebo
Bravo Mesdames
La liste des journamistes qui courent apres les » honneurs » est bien plus longue…n’est ce pas Mr Pernaud ?
06.01 à 13h39
Alerter
rigodon
Certes
Il ne suffit pas de refuser la légion d’honneur, encore faut-il ne pas l’avoir méritée.
Je comprends cependant ce refus: beaucoup trop de crapules ont reçu ce machin.
06.01 à 13h38
Alerter
Caminjel
@GUNS
Qui etes-vous pour traiter ceux qui ont un avis different du votre d’abrutis ?
Peut-etre sommes-nous naifs ?
Sommes-nous pour autant des abrutis ?
Je prefere penser positivement sur ce type de sujet. Il ne tue personne et permet de voir la vie sous un autre angle que le votre, qui parait quelque peu plus obtu !
06.01 à 13h30
Alerter
chris2008
rép à kaled
c’est quoi cette réflexion pourquoi un président doit aller museler la presse c’est ridicule votre réflexion!
bravo à ces deux journalistes
06.01 à 13h29
Alerter
naard63
bravo
bravo mesdames je savais qu’il y avait en France encore des personnes independantes de valeur
06.01 à 13h19
Alerter
Leod
Comme dit plus bas…
Comme dit plus bas… vous etes bien naifs… :(
06.01 à 12h59
Alerter
regardencoin
guns
parfaitement d’accord avec vous
06.01 à 12h46
Alerter
razibuzouzou
enfin des personne Dignes et Responsables.
les femmes sont souvent BEAUCOUP plus courageuses que les Hommes .A moins qu’elles aient le Pouvoir .

PIRES OU MEILLEURES elles ont la conscience CLAIRE .

Elle revalorisent le Vrai Métier de Journaliste au milieu d e carpettes qui sont des arrivistes Prèt à toutes les compromissions et non des journalistes d’investigation.
06.01 à 12h39
Alerter

GUNS
MERCI
Enfin des personnes refusent d’aller à la soupe ». Il existe encore des journalistes qui refusent le mélange des genres , c’est courageux. Les deux journalistes indiquent que rien ne justifie cette distinction si tel est le cas on peut se demander (ou plutôt demander à la personne qui les a proposé) quel était l’objectif souhaité? Heureusement pour ces journalistes la liberté de la presse à un sens, certains devaient l’ignorer. Alors encore merci et bravo.

Pour les teigneux et les sectaires sans cervelle,si elles avaient acceptées c’étaient des vendues,mais comme elles refusent elles se font de la pub.
J’ai quand même un peu de peine pour les abrutis.
06.01 à 12h15
Alerter

yannber34
Total respect
aux quelques blogueurs qui accusent ces deux femmes honnêtes d’avoir refusé ce hochet par calcul,sectarisme ou soif de publicité.Dans la conjoncture actuelle, eux en tout cas l’auraient parfaitement méritée!
06.01 à 12h10
Alerter
kaled
chiche….
Moi,je serai Sako je démisionnerai ces deux nanas;si on veux garder son indépendance on ne fait pas du journalisme,on devient SDF.
06.01 à 12h02
Alerter
cantalouse!!!
les mémères
le monde entier se contrefiche des roucoulades indignées de ces deux mémères qui ne veulent pas des breloques de la république, sans doute parce qu’elles ne sont pas assorties à leurs tailleurs.
On espère que ces dames, se sentant très indignes, refusent également de bénéficier des réductions d’impôts attribuées aux journalistes.
Pour le reste, les cris d’émerveillement de la gauchaille qui pollue le site sont complètement débiles
06.01 à 12h01
Alerter
Pat73
Enfin!
Enfin des journalistes qui en ont!Et ce sont des femmes!Allez les mecs,prenez en de la graine!
06.01 à 11h54
Alerter
CITOYEN
quel courage …
avec ce haut fait d’arme de résistance voila des journalistes qui font honneur à leur métier … j’espère que pour cela elles recevront la Légion d’honneur !!!

PS : à quand des rebelles qui refuseront de bénéficier de la niche fiscale concernant leur impôt sur le revenu !!!
06.01 à 11h53
Alerter

dranreb
apprendre à relire
@philos37
Prenez la peine de relire le post de zebus et le mien, avant d’écrire n’importe quoi!
Les réflexions « de bas niveau »sur les deux journalistes, c’est lui qui les fait et non moi, et si vous n’avez pas compris que mon but était de défendre la décision de ces journalistes, et par là de leur rendre hommage, contre les insinuations assez sordides de zebus, il n’y a plus qu’à jeter l’éponge!
Je maintiens que son intervention s’apparente à une manoeuvre politique. Et, au risque de paraître parano, je persiste à m’interroger sur le lieu d’où il écrit avec un clavier sans accent (pays anglo-saxon?)
06.01 à 11h49
Alerter

Caminjel
Bravo !
La legion d’honneur ne veut plus rien dire aujourd’hui. Avoir cette distinction au meme titre qu’yvette Horner, Zidane, Halliday et autres tanches de meme ordre donne davantage envie de la refuser que de l’accepter … quand on a de la valeur !
06.01 à 11h43
Alerter
orphee62
bien raison!
La Légion d’Honneur, tout comme le bac, ne vaut plus rien du tout! Autrefois offerte pour hauts faits courageux, on la brade à des « sportifs », des acteurs ,bref, à n’importe qui! Ecoeurant. Par contre, si ces journalistes l’acceptent plus tard sous un gouvernement de gauche alors là…..
06.01 à 11h38
Alerter
Patraig
Merci et Bravo !
Bravo a ces deux journalistes de ne pas participer a ce qui devient de plus en plus de la « tarte a la creme » !
Depuis que Mr Lang s’est mis a distribuer des legions d’honneur a n’importe qui pour n’importe quelle raison , cette decoration a perdu toute sa valeur aux yeux des Francais . Ajoutez a cela que d’authentiques « ripoux politiques » ont aussi ete decoress .. La liste de celles et ceux qui ne la meritent pas et l’ont eue et bien plus longue que la liste de celles et ceux qui la meritent vraiment ..
A ce titre je la reclame pour mes parents qui ont eleve leurs 11 enfants dans la dignite et le respect , sans jamais demander aucune aide ou aucune faveur .. Mais je suppose que cela ne compte pas aux yeux de ceux qui l’attribuent qui sont plus eblouis par les fastes du show-biz ….
06.01 à 11h35
Alerter
fredo
@marlène
La légion d’honneur n’a jamais été concçue pour les guerriers, qui ont deja tout ce qu’il faut comme breloques reservées a eux!
La légion d’honneur est destinée a tous ceux et celles qui par leur action contribuent au rayonnement de la france.
Etre décoré de l’ordre du mérite est nettement plus coton (sans meme parler du mérite agricole!!!)
En tous cas, il est faux de dire que des chanteurs, artistes, sportifs ou autres « dévoient » l’esprit de la légion d’honneur.
06.01 à 11h27
Alerter
silkis
Nelse
On est pas non plus ici pour faire un culte de la femme, c’est même déplacé
06.01 à 11h24
Alerter
virgile
donner la légion d’honneur
à tout le monde, people, journalistes, politiciens, c’est faire injure à tous ceux qui la reçurent pour de hauts faits et des réalisations de valeur, c’est vider la légion d’honneur de toute notion d’honneur.
06.01 à 11h23
Alerter
fredo
@le diable
Entierement d’accord! Dans le metier de journaliste, il y a beaucoup plus a gagner en refusant la légion d’honneur qu’en l’acceptant!
Reste juste a esperer, pour l’honneur de ces 2 journalistes, qu’elles continueront a refuser cette décoration, quelque soit le pouvoir en place!
06.01 à 11h22
Alerter
sertir
L’honneur c’est un devoir
Cela vaut toutes les médailles d’être intègre.Chapeau bas mesdames
06.01 à 11h20
Alerter
Jenny
LeDiable
Vu sous cet angle, ça change tout en effet :-)

Merci et bonne journée.
06.01 à 11h12
Alerter

Marl?ne
2 journalistes refusent la légion d’Honneur
Elles ont bien fait et nous les en remercions. Pauvre Napoléon (le vrai) qui avait créée cette distinction pour ses valeureux guerriers, maintenant voyez qui la reçoit, je ne citerais pas certaines phrases de « On ira tous au paradis… »
06.01 à 11h09
Alerter
baaderne
@ Le Diable
C’est sans doute naïf comme tous les gestes symboliques.

Mais c’est rassurant lorsqu’on voit où en sont arrivé des médias tellement cyniques que les journalistes ne font même plus semblant de cacher leur connivence avec les pouvoirs politiques et financiers.

Souvenez-vous par exemple d’Arlette Chabot se précipitant tout goitre dehors vers Sarkozy pour l’embrasser à la fin d’un débat politique.

Les femmes de ministres qui ne comprennent pas pourquoi elles ne devraient pas être journaliste – d’ailleurs, à ce niveau d’incompréhension de la déontologie on devrait sur le champs leur enlever leur carte de presse.

Et que dire d’un autre ministre qui place sa femme à la tête d’une télévision d’actualité…

Excusez-moi, mais dans un tel environnement médiatique corrompu et nauséabond un peu de naïveté n’est pas du luxe.
06.01 à 11h02
Alerter

alfy14
Chapeau, Mesdames !
En refusant la Légion d’Honneur, tellement galvaudée, vous vous couvrez d’Honneur ! Vous avez toute notre admiration et notre respect pour votre métier et votre indépendance. Quel exemple pour beaucoup de vos confrêres.
Chapeau, Mesdames LES JOURNALISTES !
Et mon admiration sincère.
06.01 à 11h00
Alerter
JUIPLE
BRAVO ENCORE BRAVO
Les journalistes ce ne sont pas des serpillières et des carpettes il distribue comme des bons points ce genre de distinction qui ne veut plus rien dire en temps de paix et même en temps de guerre.
06.01 à 10h58
Alerter
toutes
Voilà des femmes de caractères
Bravo de ne pas jouer le jeu du pouvoir.Laisser ce genre d’honneur à C Barbier .Les journalistes hommes voilà un belle exemple d’impartialité bravo MESDAMES
06.01 à 10h50
Alerter
leone
Exemplaire
Je comprends tout à fait ces 2 journalistes. Personnellement je n’ai jamais accepté de médailles ; ma réflexion était que l’on devait remplir sa fonction en toute conscience pour soi d’abord et puis pour les autres, et surtout tout faire pour ne pas perdre sa liberté. A la personne qui ne comprenait pas mon refus j’avais fait savoir que c’était un grand malheur que les français aient besoin de médaille pour être , 2videmment on voit le chemin qui reste à faire pour les demandeurs de médaille.qui nous coûte cher.
Ces 2 journalistes me réconcilient bien , ce sont 2 femmes.
06.01 à 10h45
Alerter
Nelse
ET CE SONT DEUX FEMMES…
Sans commentaires…les hommes décorés apprécieront …
06.01 à 10h42
Alerter
LeDiable
Jenny
Et bien lisez les posts de ceux qui tombent dans le panneau et vous comprendrez.
Ces deux journalistes ont percuté sur le fait qu’une légion d’honneur,ca devient vite un nid à poussière au fond d’une vitrine.
Qui se souvient de ceux qui ont été décorés ces dernières années.
Ca ne signifie plus rien, comme le titre de chevalier des arts à des lettres qu’on remet à n’importe qui.
En revanche, en refusant, on parle de vous, vous rejoignez la nouvelle légion, celle de ceux qui l’ont refusé, et ceux là, on ne les oublie pas.
« Elle a refusé la légion d’honneur » voila un truc qui pète sur votre CV le jour ou vous sortez un bouquin, par exemple.
Pas folles les guèpes!
C’est plus clair maintenant?
06.01 à 10h42
Alerter
Nelse
Bravo à ces journalistes.
Ils sont courageux et peu mombreux de refuser cette distinction,
c’est tout à leur honneur, et il faut souhait que cett information soit diffusée par les médiats !!! c’est beaucoup moins sûr…
06.01 à 10h37
Alerter
chalonnais
@ RAZIBUZOUZOU
Avant de te réjouir ainsi, demande toi, et demande à Jean Daniel, combien de journalistes du Nouvel Obs sont eux-mêmes décorés !
06.01 à 10h32
Alerter
chicot
Légion d’honneur à défaut d’Albert Londres
Tristan Bernard (ou serait-ce Pierre Dac ?) disait « Il ne suffit pas de ne pas avoir la légion d’honneur. Encore faut-il ne pas l’avoir méritée ».
Le problème des médias français, c’est que la plupart de ses journalistes méritent la légion d’honneur. Mais rares sont ceux qui mériteraient le Pulitzer ! Et cela ne date pas d’hier…
Voyez la connivence « off record » entre journalistes des médias et ministres (exemple Rachida Dati sur France 4), c’est consternant !
Qui parlait d’une classe politico-médiatique ?
Un bon journaliste est celui qui déplait au point d’être attaqué en justice, comme celui (un certain Denis Robert) qui a révélé l’entreprise de blanchiment Clearstream.
06.01 à 10h07
Alerter

Jenny
LeDiable
Naïveté touchante ?
Pouvez-vous développer, merci.
06.01 à 10h06
Alerter
Alouette88
J’ai une idée…
Que ne créeriez-vous un journal indépendant, avec tous les journalistes indépendants de ce pays, étouffés et baillonés dans leur journaux respectifs (faut bien bouffer) ?

Un journal sans ligne éditorial, un journal où l’on pourrait lire toutes les opinions, ce qui couperait court à toutes tentatives de rachat puisque les lecteurs viendraient de tous bords… Ainsi nous aurions enfin un journal découplé de toutes obédiences quelles qu’elle soient !

Mais ce n’est peut-être pas possible ?

Une utopie ? Ah bon !
06.01 à 09h51
Alerter

RAZIBUZOUZOU
MERCI L’Obs
enfin je peux me réconcillier avec la VRAIE PROFESSION de journaliste .
06.01 à 09h49
Alerter
Titiot
Bravo
Ca change de certains récipiendaires qui osent ou ont osé l’accepter sans aucune honte ni pudeur
Les « méritants » Zizou, Barbelivien, Leeb ..eux au moins, n’ont pas ces états d’âme et ne se sont pas fait prier
06.01 à 09h38
Alerter
ariane09
Exemplaire
Avons-nous quelques exemples d’une conduite aussi exemplaire de la part de confrères ?
06.01 à 09h33
Alerter
epicure
tout casser
dégradation de l’école, des institutions, des relations européennes, de la légion d’honneur, des services publics,de la justice
cet homme là détruit tout ce qu’il touche et avec plaisir.
06.01 à 09h28
Alerter
GUNS
MERCI
Enfin des personnes refusent d’ »aller à la soupe ». Il existe encore des journalistes qui refusent le mélange des genres , c’est courageux. Les deux journalistes indiquent que rien ne justifie cette distinction si tel est le cas on peut se demander (ou plutôt demander à la personne qui les a proposé) quel était l’objectif souhaité? Heureusement pour ces journalistes la liberté de la presse à un sens, certains devaient l’ignorer. Alors encore merci et bravo.

Pour les teigneux et les sectaires sans cervelle,si elles avaient acceptées c’étaient des vendues,mais comme elles refusent elles se font de la pub.
J’ai quand même un peu de peine pour les abrutis.
06.01 à 09h27
Alerter

philos37
attaque de danreb
votre attaque de zebus est aussi mesquine que bete. quand a vos reflextions sue les deux journalistes, sont de bas niveau, meme si journalistiquement je ne suis pas forcement en accord avec elles. je n en admire pas moins leurs refus, je leur en rend hommage, et tout cela sans accent
06.01 à 09h26
Alerter
silkis
Ces deux là
on ne les achètera pas au moins.
06.01 à 09h06
Alerter
Soph
Pas de légion et le pognon ?
Et dans un grand élan d’abnégation pour respecter les valeurs de la république elles ont aussi refusé leur abattement fiscal réservé aux journalistes… non ?
06.01 à 09h04
Alerter
LeDiable
Amusants
Je trouve ceux qui applaudissent à cette démonstration de « grandeur d’esprit » d’une naiveté touchante.
06.01 à 09h02
Alerter
razibuzouzou
rectificatif
………Qui ne se prostituent pâs !
06.01 à 09h00
Alerter
Alouette88
Merci
A toutes deux vous nous encouragez dans notre défense de notre droit à l’expression ! Le respect de votre corporation doit et sera votre vraie décoration !
Relativisons, cependant, vous savez, comme tout un chacun, que les médias pour lesquels vous travaillez n’ont pas vraiment le sens de l’objectivité ! Puissent-ils prendre conscience, grâce à votre probité, de la responsabilité que comporte le fait d’être un média LIBRE dans un pays LIBRE !

Merci à vous et chapeau bas…
06.01 à 09h00
Alerter

Laidmurien
Pub
Un simple coup de pub personnelle.
Ce sont des journalistes, ils savent bien qu’on parle davantage de vous si vous refusez que si vous acceptez.
La preuve!
06.01 à 09h00
Alerter
robin
Refuser la médaille en chocolat de nos jours est-c
Voilà 2 journalistes qui n’ont pas encore compris qu’en Sarkozye ce genre de caprice peut leur valoir la porte.
06.01 à 08h56
Alerter
Bienvenu
Fut un temps…
La légion d’honneur à l’heure actuelle n’a plus aucun sens, vous êtes un joueur de foot, vous y avait droit, vous chantez vous y avez droit, ce n’est plus qu’un hochet, le contexte historique est complétement galvaudé.
06.01 à 08h53
Alerter
HACHEL
Bravo !
Félicitations à ces deux journalistes pourtant membres d’une association qui ne manque pas de carpettes.
Ce refus les distingue du lot. A l’époque où nous vivons, savoir dire non est une vertu, assumer son refus et sa résistance mérite un total respect.
06.01 à 08h44
Alerter
RAZIBUZOUZOU
BRAVO
Enfin de Vrais Journaliste qui ne s’achètent pas.
06.01 à 08h41
Alerter
bob256
etrange
C’est a se demander dans quel but sont distribuées ces legions d’honneur…
Rien d’etonnant , ce n’est qu’un detail, et dans la logique de ce superbe gouvernement que j’adore incroyablement.
06.01 à 08h29
Alerter
al1-46
Bravo ! total respect Mesdames !!!
bon nombre de parvenus arrivistes décorés de la breloque devraient prendre exemple sur vous, vous faites honneur à votre condition, à votre métier et à vos lecteurs/auditeurs, nous !

poïpoïrogerkaroutchi devrait en prendre de la graine….
et encore merci de l’avoir mouché celui-là !
06.01 à 08h25
Alerter

LYON04
FELICITATIONS…
…à ces femmes journalistes.Elles honorent une profession dont certains membres ne sont que des faire-valoir du pouvoir..Souvenez-vous des rires gras et condescendants qui ont accueilli la diatribe de sarkozy contre « M’sieur Joffrin » lors d’une conférence de presse!…
06.01 à 07h45
Alerter
dranreb
commentaire de texte
@zebus

« qui auraient accepte tres volontiers qu’une decoration leur fut remise par Mitterand par exemple »
Cela, c’est la définition même du procès d’intention.

« On voit jusqu’ou le sectarisme et l’anti sarkozysme peut mener »
A quel moment ces deux journalistes ont-elles parlé de Sarkozy?

« Rien d’etonnant quand on voit aussi comment les choses se passent au(x) PS !!!  »
Quel rapport, SVP?

« Ce sont 2 femmes vindicatives. »
vindicatif=qui cherche à exercer une vengeance.
Qu’ont-elles à venger en refusant la Légion d’Honneur?

zebus = sous-marin UMP?
Au fait, d’où écrivez-vous avec un clavier qui ne fait pas les accents?
06.01 à 06h42
Alerter

ibez
Pauvre France !
On propose la médaille à n’importe qui maintenant !
Mais qu’ont-elle fait donc ces braves dames, à part gratter du papier pour mériter un tel honneur ! Gardez vos médailles mon cher nico pour celles et ceux qui sont entrain de risquer leur vies sur les terrains de conflits.
06.01 à 06h28
Alerter
mandrinTT
Fressoz
F/Fressoz, la fille du Fondateur du Canard? Bravo Mesdames , comme disait Bigeard de ses infirmières vous avez des couilles!
06.01 à 06h10
Alerter
BitenBerne
Partialité
La question est de savoir maintenant si elles auraient refusé si cela avait été un gouvernement de gauche. Si elles acceptent sous un gouvernement de gauche, ce serait pire encore !
06.01 à 02h55
Alerter
Atoca
non = oui
souvent quand une femme dit non c’est qu’elle veut dire oui…
05.01 à 23h57
Alerter
phptt
Bravo mesdames
Bravo de ne pas accepter ce qui ne se justifie pas
Bravo de nous rappeler qu’il n’y a pas obligation à être con dans un monde de cons
Merci
05.01 à 23h48
Alerter
RobLep
Mesdames … FOR ..MI..DA..BLE..
Félicitations à ces 2 « Femmes » journaliste . Les autres , et pas seulement les journalistes , devraient méditer sur cette courageuse action .
Elles n’ont fait que confirmer la grande risée de l’immense majorité de la population à l’annonce de la liste des récipendiaires .
05.01 à 23h38
Alerter
Ren?
L’HONNEUR N’EST PAS LEGION
La légion d’honneur est devenu une institution paradoxale :
si on la mérite on doit maintenant la refuser

sans doute l’air du temps

et bien même si je suis pupille de la nation ,
fils d’un réfractaire d’avant garde qui l’avait refusé en son temps , petit fils d’un chevalier de cet « ordre » prestigieux ,

je suis particulièrement heureux de lire cet article
le paradoxe je vous dis …
05.01 à 22h59
Alerter

xorg
@delize
Vous etes peut-etre de la famille……
05.01 à 22h55
Alerter
raouloubar
ben moi des filles comme ca
ca me fait bien plaisir « vous me donnez la légion d’honneur, non seulement je vous ai rien demandé mais je la mérite pas  » ca remet les technocrates en place, meme l’existence de ce truc foireuxqui sert à rien de rien. bravo les filles.
05.01 à 22h21
Alerter
angie75
Bravo
dans le contexte actuel de dignité à vendre pour un strapontin dans la Sarkozie, votre attitude vous honore mesdames.
05.01 à 22h21
Alerter
fgrosso
Nonce Paolini
Nonce Paolini lui ne l’avait pas refusé lui (en 2007).

Une décoration pour les copins et les coquins….
05.01 à 22h13
Alerter

Max13
ni putes ni soumises
contrairement à l’assos du même nom. Elles ne vont pas à la soupe
05.01 à 21h50
Alerter
rintintin
quelle affaire
elles ne seront pas les denières quant à moi si on me la propose je dirai oui chacun fait comme il veut mais attention rien ne sert de vouloir donner une leçon on dit oui on dit non et puis on ferme sa gueule
05.01 à 21h47
Alerter
Max13
3eme age
je pense que ces médailles il faut les garder pour le 3eme ou 4eme age comme récompense pour une oeuvre.

pas du copinage
05.01 à 21h47
Alerter

Tintin1
Michèle Audin fille de Maurice Audin a fait pareil
Voici sa lettre de refus :

http://www.lematindz.net/news/2305-la-lettre-de-michele-audin-a-nicolas-sarkozy.html

05.01 à 21h47Alerter

fgrosso
LA LEGION D’HONNEUR ON S’EN FOUT
CETTE « DISTINCTION » HONORE AUTANT DE CRAPULES QUE DE HEROS, DEPUIS QU’ELLE N’EST PLUS QUE LE MOYEN POUR LE POUVOIR DE RECOMPENSER LES COPAINS ET LES COQUINS A LA CHARGE DU CONTRIBUABLE FRANCAIS.

UNE MESURE D’EQUITE SOCIALE ET D’ECONOMIE EN PERIODE DE CRISE.

LA SUPRESSION DEFINITIVE ET RETROACTIVE DE LA LEGION D’HONNEUR ET LA RECONVERSION DU MUSEE DE LA LEGION D’HONNEUR EN REFUGE POUR LES SDF…
05.01 à 21h46
Alerter

corneille
Bravo
Ces femmes ont plus de dignité qu’un Wolinski.
05.01 à 21h44
Alerter
cons?quences
surveillons l’après
Ces deux journalistes ont agit en toutes responsabilité et dignité. Mais elles doivent d’attendre à des mesures en retour de la part des princes de notre république actuelle. Oui le prince n’aime pas que l’on ne soumette pas à son bon plaisir et là elles ont frustré le prince d’un plaisir. Il ne vont pas aimer à la cour.
05.01 à 21h44
Alerter

Grandchancelier
La Légion et le hochet
Il serait temps d’informer les anciens du RPR – notamment tous ceux qui ont gravité autour de la Mairie de Paris à la grande époque (celle atteinte par la prescription pénale) – que les temps ont changé.

Derrière les grands principes, il y a deux catégories de récipendiaires de la Légion. Celles et ceux qui ont fait honneur à la France, que l’Etat reconnaît comme tels et qui méritent le respect. Ils sont encore nombreux.

Et les autres. Ceux à qui on remettait le hochet « pour services rendus » dans des commissions de marchés publics, dans des offices HLM, dans certains organes de presse ou certains palais de justice et en tant d’autres lieux « chers » au Correzien, le quêteur de l’immunité pénale, le politicien sans Etat d’âme.

Dans un tel contexte, la décision de ces deux journalistes politiques les honorent. Ces deux femmes rejoignent bien des Français méritants qui questionnent avec lucidité des critères d’attribution de la Légion d’Honneur que l’on croyait révolus.
05.01 à 21h39
Alerter

Julien
Chapeau bas Mesdames
Ce gouvernement décernant une médaille de haute distinction à des personnes sans les mêmes prévenir,me paraît là encore,une façon de vouloir s’approprier la confiance des ces deux journalistes.
Tout est bon pour appâter le poisson pour ainsi mieux le noyer ,n’est ce pas monsieur Karoutchi ?
Sauf que là ,c’est sur un os que vous êtes tombé!!!
05.01 à 21h34
Alerter
zebus
rien d’etonnant
avec ces journalistes deja tres marquees à gauche ,qui auraient accepte tres volontiers qu’une decoration leur fut remise par Mitterand par exemple.On voit jusqu’ou le sectarisme et l’anti sarkozysme peut mener ….Rien d’etonnant quand on voit aussi comment les choses se passent au(x) PS !!! Ce sont 2 femmes vindicatives.
05.01 à 21h16
Alerter
cerbere
bravo
une seule réponse d’éthique : ni pute ni soumise.
05.01 à 21h07
Alerter
honagre
à l’UMP
… on croit toujours pouvoir attraper les fines mouches avec du miellat !
05.01 à 20h56
Alerter
onkele
Bravo
Un seul mot, bravo mesdames de vouloir redonner à cette distinction sa valeur. Peu de personnes sont capables d’un tel comportement, encore bravo et sans être un féministe virulent, quel homme est prêt à ce geste ?
05.01 à 20h51
Alerter
reks
Femmes je vous aime
Un grand bravo mesdames, car par les temps qui courent il semblerait que seules les femmes font preuvent de courage, et là Julien Clerc a raison…..Femmes je vous aime!!!!
05.01 à 20h37
Alerter
tcm34
Chapeau
CHAPEAU MESDAMES! Mes pour deux courageuses combien se couchent dans les médias !Cela en dit long sur les methodes de NS et ses comparses :o n achète par les honneurs ,l’argent les breloques .Ils connaissent bien la nature humaine en tout cas.
05.01 à 20h24
Alerter
ZOUZO
Bravo
Bravo! Vous faites honneur au métier. Si cela continue je vais recommencer à acheter Le Monde tous les comme je le faisais avant tous le soir. A cause colombani et compagnie j’avais arrêté d’acheter le monde.
05.01 à 20h09
Alerter
berruyer
Hypocrite
Ces journaliste très marquées à gauche ne veulent pas d’une décoration qui leur soit remise par la gouvernement de Sarkosy ce président honni, diabolisé quel sectarisme. Elles auraient bien acceptée si le gouvernement avait été de gôôôche. Vous avez fait élire Sarko en le diabolisant et vous continuez sur un autre
registre.
05.01 à 20h08
Alerter
ralph
Une tentative de forcer la main
pour mieux les contrôler, les guider, les asservir, les rendre complices de dispositions gouvernementales peu ragoûtantes.

Ca fait partie des mêmes méthodes qui consistent à nommer le président de la télévision publique.

Nous, électeurs, nous aurons à coeur, lors des prochains scrutins nationaux, d’élire une personnalité, chef de l’état, qui prendra les mesures nécessaires pour abolir ces dispositions scandaleuses et rétablir, au moins, les procédures antérieures.
05.01 à 20h04
Alerter

b?ber22
femmes d’honneur
tout simplement chapeau bas mesdames.que votre acte d’honneur fasse réfléchir tous ces pseudo opposants qui n’ont de cesse de courber l’échine devant le pouvoir en place ! n’est ce pas jack lang?
05.01 à 19h58
Alerter
JPML
distance et humour
Espérons que ces deux journalistes feront école : non seulement elles refusent un hochet qu’arborent beaucoup de gens peu recommandables, mais en plus elles précisent bien qu’elles n’ont rien fait pour le mériter … Bravo les filles !
05.01 à 19h56
Alerter
karima
@louis 1
Bien sur ce geste n’aurait pas eu de valeur réglementaire mais en le médiatisant cela aurait eu un impact. En plus la prestation annuelle de 6.10? aurait pu être versée aux restaurants du coeur.
Tient d’ailleurs une idée à creuser, que chaque récipendaire de la légion d’honneur reverse sa modique indemnité de 6.10? au restaurants du coeur. Beau geste et en plus déductible d’impots.
05.01 à 19h46
Alerter
felix
bravo
bravo pour votre courage et votre loyauté face à l’institution de la légion d’honneur, décorer sylvie vartan ou nathalie baye c’est bien la politique du copinage, j’espere que d’autres auront le même courage
05.01 à 19h36
Alerter
Dethomas
Bravo !
Ces deux journalistes sont à la presse française ce que fut Rosa Parks à la lutte des Noirs pour la lberté.
05.01 à 19h35
Alerter
honagre
du haut de cet inselberg
….j’ai bonne vue sur la canopée sarkozyenne et j’infère aisément sur la forêt primaire UMP!
05.01 à 19h27
Alerter
inouicandide
felicitation a ces deux journalistes
qui ont eu le cran de dire que rien dans leur vie ne relevait de la legion d’honneur ! Effectivement faire un travail et bien le faire ne se revele pas forcement un acte de bravoure meritant cet honneur! j’espere que ceux qui ne l’ont pas meritee se sentiront un peu genes d’avoir acquis des honneurs qu’ils ne meritaient pas ..sauf quelques rarisimes! mais j’en doute ..beaucoup sont trop vaniteux et megalos!
05.01 à 19h06
Alerter
jacquesmarseille
sursaut…
Petit sursaut de dignité dans le monde du journalisme,une preuve d’indépendance aurait été de soutenir Denis Robert .Mais par ces temps de disette hormonale vaut mieux deux paires de gonades féminine bien accrochées que celles des journalistes mâles lancés dans le marathon servile des honneurs.
05.01 à 19h04
Alerter
henri-pierre
La Beauté du geste
C’est beau et réconfortant de savoir que des valeurs comme le professionnalisme et l’honneur ne sont pas achetables.
Votre intégrité n’a d’équivalent que votre indépendance.
Merci et bravo Mesdames pour votre CLASSE !
05.01 à 18h48
Alerter

RobertVnt
Ca veut dire quoi « indépendante » ?
On attends avec intérêt un article de fond sur ce que veut dire « ‘indépendance ». Je ne vois pas comment on peut se prétendre indépendante lorsque l’on est journaliste au Monde ou au FI. Doit-on comprendre que ces médias sont eux aussi indépendants ?
Non pour aller jusqu’au bout de la démarche, et se déclarer indépendantes, ces journalistes devraient démissionner. On peut imaginer qu’au sein de leur entreprise, des pressions les ont conduit à refuser cette distinction.
05.01 à 18h46
Alerter
Deux
Honneur
Bravo.

Vous savez où est l?honneur, vous.

Les journalistes encore dans ce cas ne sont pas légion (!).
05.01 à 18h41
Alerter

RobertVnt
Une façon comme une autre d’exister !!!
Je ne connaissais pas ces personnes. Et je ne crois pas que leurs articles les auraient rendues célèbres avant longtemps. Après ce coup d’éclat : « on les connait ».
J. P. Sartre avait plus de classe devant son prix Nobel.
05.01 à 18h38
Alerter
bidon
Enfin des femmes debout !
Quand on voit la liste des légionnaires je m’interroge souvent sur la grandeur des exploits de certains, notamment dans le show bizz. Car à part se coucher tard que font-ils de plus que ceux qui se lèvent tôt ? Peut être un peu plus de calipettes ?

Avec un Président Blig Bling, ils ont de l’avenir. Le roi de la réforme devrait agir pour reconnaître les braves des braves. En somme, des vrais légionnaires !
05.01 à 18h37
Alerter

forumm
Si !SI !
Mesdames !

Rien que pour avoir refusé la légion , vous méritez par cela même la légion bien nommée pour une fois d’honneur.
05.01 à 18h37
Alerter

prataine
Alors là
Si ce sont de bonnes raisons, alors chapeau. La classe. Les gestes de dignité sont si rares ces temps-ci, dans l’espace public. cela nous change des épaves vaniteuses. RJP
05.01 à 18h34
Alerter
louis1
karima
principe noble et généreux mais sans valeur pour celui qui l’aurait reçue : qu’en pensez vous ?
05.01 à 18h32
Alerter
delize
@xorg
Vous ne devez pas lire les journaux ni écouter la radio, xorg, pour réagir aussi stupidement. Croyez vous sérieusement que des journalistes de ce niveau aient besoin de se « faire de la pub » ? On n’est pas chez les people,içi, vous ne connaissez décidément rien à la presse.
05.01 à 18h31
Alerter
vielsobs
lesions d honneur
mesdames ,vous etes legions et cela vous honore…
ca prouve vraiment que cette « broloque « ne veut plus rien dire
05.01 à 18h28
Alerter
marief
Bravo …
Quand être journaliste à un sens !!!
Bravo !
Un exemple à suivre pour beaucoup…
Cordialement.
05.01 à 18h26
Alerter
xorg
Les deux femmes journalistes
Si elles n’avaient pas refusé cette « breloque » qui aurait parlé d’elles, meme si c’est éphémère…..
Difficile de percer dans ce métier et au moins ça va faire plaisir a leur entourage familial ….maintenant bien sur il faut espérer que ce n’est pas une simple « coquetterie…. »
Il parait que pour etre sur une liste de la « légion deshonneurs » il faut au moins une fois dans sa vie l’avoir demandé….mais est-ce vrai ?
05.01 à 18h14
Alerter
sigismonddemartenot
Chapeau bas
bien sûr. Enormément.
05.01 à 18h06
Alerter
Lyeuse
Bravo
Vous faites honneur à votre profession.
05.01 à 18h01
Alerter
sparta-kuss
KEGION D’HONNEUR
FELICITATIONS A CES DEUX JOURNALISTES QUI POSSEDENT DE LA DIGNITE ET DE L’HONNEUR SANS TITRE HONORIFIQUE. CELA NOUS CHANGE DE TOUT CES COLLABOS DE LA POLITIQUE, TRANSFUGES DU PS ETC…SUIVEZ MON REGARD !!!!!!!!!!!!
05.01 à 17h57
Alerter
gloops
félicitations Mesdames !
en ces temps $arkozystes blingbling et fric-roi, il est encore des journalistes intégres qui préfèrent leur honneur aux honneurs….

cela mérite d’être souligné !!!!

on aimerait qu’il y en eût un peu plus….
05.01 à 17h57
Alerter

maxmo
Refuser la Légion d’honneur
Bravo Mesdames les journalistes !
Des Professionnelles qui ne se laissent pas acheter par le Pouvoir politique !
05.01 à 17h52
Alerter
majdad
bravo mesdames
Il ne suffit pas d’être un mâle pour avoir des couilles, la preuve……
05.01 à 17h47
Alerter
chga37
Comme quoi…
…il existe encore des journalistes qui veulent conserver leur pleine indépendance ; bravo à elles !
…il y en a tellement qui se sont laissés acheter par la sarkomédiasphère…
Ce Karoutchi, il devrait recevoir la médaille de l’UMP (Ubuesque Ministre du Parlement)…
05.01 à 17h47
Alerter
DaveCoco
Alors là!!
Les journalistes vont remonter dans mon estime.

Chapeaux bas mesdames!!!!!

De la légion d’honneur, vous n’avez choisi que l’honneur. Et vous avez parfaitement compris la vacuité de ces décorations qu’on offre maintenant comme s’il s’agissait de pin’s.

Encore BRAVO!!!!
05.01 à 17h39
Alerter

ppop
bravo
bravo !
au fait tous ces grands journalistes ? Hommes où sont-ils ?
encore bravo mesdames le journalisme retient à nouveau mon attention et vos articles seront lus avec délicatesse !!!
05.01 à 17h37
Alerter

karima
la grandeur eut été
La grandeur des ces deux journalistes eut été de l’accepter et ensuite de la remettre d’une façon symbolique à deux français méritant et modestes qui ne « risqueront » jamais d’être mis à l’honneur.
Par exemple des travailleurs sociaux qui vont le soir se dévouer pour les sans abris.
05.01 à 17h37
Alerter
lelandais40
Bravo
Bravo à ces 2 journalistes. Ce refus, motivé, les honore, à l’inverse de certaines personnes que par décence je ne nommerai pas.
Quand on sait les critères que doivent réunir les militaires, les policiers, les pompiers, les sauveteurs, tous ceux qui risquent leur vie dans l’exercice de leur métier pour le bien de la collectivité, pour être proposé dans cet ordre national, il y a de quoi être éc?uré de certaines nomination.
C’est vraiment n’importe quoi au niveau du gouvernement.
Le maitre mot : faire plaisir aux petits copains.
En un mot le fait du prince.
05.01 à 17h36
Alerter
enzo
et moi je découvre avec étonnement
qu’il existe un secrétaire d’Etat auprès du premier ministre !!! Mais à quoi peut-il bien servir, sinon vivre aux crochets de la République ????

Quant à ces dames, bravo à elles!!! Et bravo pour leur indépendance d’esprit !!! On ne peut en dire autant de nombre de leurs confrères ….
05.01 à 17h34
Alerter

nanard16
Merci napoléon
Jadis Napoléon donnait la légion d’honneur à ses valeureux guerriers. Aujourd’hui c’est pour les gens du show bizz. Vous savez ceux qui habitent à l’étranger pour échapper à l’impôts et qui malgré leurs revenus vous demandent sans cesse des dons pour les autres(et parfois pour des maladies qu’ils attrapent entre eux). Alors bravo à ces gens ordinaires, refusant la légion d’honneur, qui ont jugé ne pas avoir fait un acte extraordinaire. Le vrai honneur, c’est votre conscience et là, encore bravo.
05.01 à 17h30
Alerter
Biroquet
Bravo mesdames
Votre conscience professionnelle vous honore. Votre indépendance est à ce prix. Il n’y a que dans les républiques bananières que les journalistes et les juges sont décorés. Et dire que certains se vexent quand on leur dit cette vérité !
Encore bravo !
05.01 à 17h22
Alerter
NewChti
Respect
Chapeau, fallait le faire…
Est-ce un coïncidence si ce sont deux femmes ? Sont-elles moins sensibles aux flatteries de la République ?
05.01 à 17h20
Alerter
Traroth
Courage
Il y a encore des gens courageux, dans ce pays. Mais elles ne l’emporteront pas au paradis : il ne fait pas bon avoir l’esprit d’indépendance, en Sarkozie.
05.01 à 17h15
Alerter
olifan
Elles relèvent le niveau, enfin !
Ce cher Mr. Olivennes devrait en prendre de la graine… Au fait, qu’a fait ce Monsieur de si glorieux pour être décoré, lui, par la main du Maître ?
05.01 à 17h13
Alerter
dalai
je dis….
juste bRAVO, respect a vous, je vais racheter le monde tiens …
05.01 à 17h06
Alerter

Publié dans ACTIONS CITOYENNES, DU VRAI JOURNALISME, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY | Pas de Commentaire »

GROUPE DE RECHERCHE ACHAC – RETOUR SUR L’ANNEE 2008

Posté par issopha le 5 janvier 2009


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RETOUR SUR L’ANNEE 2008


L’année 2008 a été, pour le Groupe de recherche Achac, une année charnière à la veille du 20e anniversaire de la création de notre organisme. Nous avions plusieurs objectifs, mis en ¦uvre depuis deux ou trois ans qui ont pu être menés à bien cette année :
1/ finaliser notre travail sur la “culture coloniale” par un ouvrage de synthèse ;
2/ proposer une seconde étape dans notre travail sur les “zoos humains” avec une édition d’une nouvelle génération de travaux ;
3/ conclure notre travail d’édition de 8 ouvrages sur “l’Immigration des Suds en France” afin de proposer une vision complète de ces “présences”  sur l’hexagone ;
4/ promouvoir de nouvelles approches en élargissant notre champ de réflexion et d’analyse, sur les “enjeux de mémoire” et le “rapport entre corps et culture” dans le prolongement de nos travaux précédents sur la “mémoire coloniale” ou les “enjeux autour de l’immigration”, mais aussi nos travaux sur “l’autre et nous”, autour des pratiques sportives ou des questions d’identité corporelle.

Immigration des Suds en France
Le programme Immigration des Suds en France (XIXe-XXe siècles) débuté en 2000, s’est achevé cette année, dans sa dimension livresque, avec la parution des deux derniers ouvrages de la série :  Frontière d’Empire, du Nord à l’Est. Soldats coloniaux et immigration des Suds (La Découverte, 2008 ; sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Ahmed Boubeker et Éric Deroo) et Grand-Ouest, Mémoire des Outre-mers (PUR, 2008 ; sous la direction de Farid Abdelouahab et Pascal Blanchard ; préface de Michel Le Bris). Plus d’une soixante de contributeurs ont accompagné ce travail qui donne aujourd’hui une vision large de ces présences des “Suds” dans le Nord-Est et le Nord-Ouest de la France depuis la fin du XIXe siècle. Dans le cadre de ce programme, quatre colloques-débats, autour de l’ouvrage Frontière d’Empire, du Nord à l’Est, ont eu lieu au cours des six derniers mois : Frontière d’Empire, Palais des Beaux-Arts de Lille, juin 2008 dont une synthèse sera bientôt disponible ; Un siècle d’immigration des Suds dans le Nord-Est, Cité de la Musique et de la Danse de Strasbourg, octobre 2008 ; Immigration coloniale et post-coloniale : Immigration européenne, Université de Metz, novembre 2008 ; Combattants des outre-mers en région : Histoire, mémoire et actions patrimoniales, Verdun, décembre 2008. En outre, deux nouvelles expositions itinérantes, spécifiques à ces régions ont été réalisées en 2008 avec nos partenaires Strasbourg-Méditerranée et Confluence : Alsace, Présence des Suds et Nord-Pas-De-Calais, Porte des Suds. En 2009, quatre nouvelles expositions régionales sont prévues (dans le Grand-Ouest et le Nord-Est), ainsi que la réalisation d’expositions similaires (de 12 panneaux synthétiques) pour des projets d’ouvrages antérieurs, notamment en PACA, Rhône-Alpes et Ile-de-France. Le projet est de disposer, fin 2009, de 12 expositions “types” sur les principales régions concernées. Enfin, dans le Grand-Ouest, pour accompagner l’ouvrage Grand-Ouest, Mémoire des Outre-mers, des colloques, cycles de conférences et rencontres sont programmés au premier semestre 2009.

Culture coloniale en France
Le programme sur les cultures coloniales en France a débuté en 2002. S’inscrivant dans ces derniers renouvellements historiographiques de l’histoire coloniale en France, l’ouvrage Culture coloniale en France. De la Révolution française à nos jours (CNRS Éditions, 2008), se veut être une synthèse la plus large possible qui fait suite aux trois ouvrages précédents : Culture impériale : les colonies au c¦ur de la République, 1931-1962 (Autrement, 2004) ; Culture post-coloniale, 1961-2006 (Autrement, 2006) ; Culture coloniale, 1871-1931 (Autrement, 2003). Cet ouvrage, rassemblant plus d’une quarantaine de chercheurs, offre une pluralité de regards sur l’influence coloniale en métropole et sera édité en langue anglaise en 2009-2010.

Les Guerres de Mémoire
Dans le prolongement de nos travaux précédents sur les “mémoires coloniales” ou les enjeux d’histoire-mémoire autour de l’immigration, nous avons souhaité ouvrir notre spectre de réflexion aux enjeux de mémoires en France sur le siècle, à travers une dimension “média” forte. De ce travail sont nés deux ouvrages : Les Guerres de mémoires. La France et son histoire. Enjeux politiques, controverses historiques, stratégies médiatiques (La Découverte, 2008 ; sous la direction de Pascal Blanchard et Isabelle Veyrat-Masson. Préface de Benjamin Stora) et le numéro 52 de la revue Hermès du CNRS, sous le titre : Les Guerres de mémoire dans le monde (Hermès 52, CNRS Éditions, 2008 ; numéro coordonné par Pascal Blanchard et Isabelle Veyrat-Masson. Préface de Marc Ferro).

Corps & Couleurs
Suite au colloque de 2001 sur Les zoos humains, au colloque de 2004 sur Le corps extrême et au colloque de 2007 sur Corps et couleurs, nous avons souhaité, en association avec le GDR 2223 CNRS (Marseille) prolongé ce travail sur le rapport entre corps et identité. Dans cette perspective, ce programme  s’est articulé autour de quatre évènements : les actes du colloque du 27 juin 2007 au CNRS réunis dans l’ouvrage collectif Coloris Corpus (CNRS Éditions, 2008) ; l’ouvrage album Corps et Couleurs (CNRS Éditions, 2008) réunissant une iconographie riche à travers trois grandes thématiques du corps : les états, les pratiques et les signes ; le colloque scientifique Couleurs sur corps, au Trocadéro en octobre 2008 ; l’exposition Couleurs sur Corps. Quand les couleurs habillent le corps en octobre-novembre 2008 au Trocadéro. Cette dynamique se poursuivra en 2009-2013 par une série de rencontres, colloques et ouvrages autour des identités corporelles.

Human Zoos
Le programme zoos humains a débuté à Marseille en 2001 avec un colloque fondateur. Ce travail vient de se prolonger, après 3 ans de préparation, avec l’ouvrage Human Zoos : Science and Spectacle in the Age of Colonial Empires (Liverpool University Press, 2008). C’est une refonte en profondeur de notre premier ouvrage publié en 2002, intégrant une quinzaine de contributions nouvelles et une mise en perspective importante de notre réflexion que cet ouvrage propose. En collaboration avec The Society for Francophone Postcolonial Studies et Liverpool University Press, une conférence-débat a été organisée à Londres pour débattre de cet ouvrage Rethinking Human Zoos (28 et 29 novembre, Institut français, Londres). Cette première rencontre sera suivie de deux autres colloques : Lausanne (2009) et Paris (2010 à l’occasion de l’édition de l’ouvrage-album sur les zoos humains dans le monde).

Des Noirs dans les Bleus
Enfin, dans le prolongement de nos travaux précédents, le Groupe de recherche Achac a participé au programme
Des Noirs dans les
Bleus
. Deux axes ont été développés dans ce cadre, en partenariat avec les producteurs du film : autour du film documentaire Des Noirs en couleurs. L’histoire des joueurs afro-antillais et néo-calédoniens en équipe de France de football (Canal +, juin 2008) ; et de l’exposition itinérante (en 12 panneaux) Des Noirs dans les Bleus. L’histoire des joueurs afro-antillais et néo-calédoniens en équipe de France de football. Ce programme souhaite renforcer le lien fort et historique existant entre la France, l’Afrique et les outre-mers en rendant hommage à l’ensemble des joueurs issus des immigrations, pour avoir porté les couleurs nationales avec brio depuis plus de trois quarts de siècle. Par ce projet, nous souhaitions sensibiliser le grand public aux problèmes de racisme, de xénophobie, de préjugés et de discrimination se manifestant dans l’univers du football. Les 20 modules d’expositions différents seront mis à disposition des régions en France métropolitaine, de nos partenaires dans les Dom-Tom et seront présentés dans plusieurs pays africains en 2009.

Une année 2008 riche en projets et réalisation, qui nous permet d’envisager l’année 2009 dans une perspective de finalisation de certains axes de programme (avec le rassemblement en coffret des 8 ouvrages sur l’immigration des Suds en France par exemple ou le programme d’expositions pédagogiques ou les colloques autour des “zoos humains”), mais aussi de mettre en chantier de nouveaux axes (autour des postcolonial studies par exemple) ou de renforcer le travail initié autour du corps et du sport (colloque à Lausanne au mois de mars 2009 par exemple).

En espérant vous retrouvez l’année prochaine dans le cadre de nos manifestations, programmes et ouvrages autour de notre 20e anniversaire, nous vous adressons nos v¦ux pour cette nouvelle année.

Le groupe de recherche Achac

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