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Combien y a-t-il de collaborateurs à l’Elysée et à Matignon ?

Posté par issopha le 23 décembre 2008

 

 

Brèves

Combien y a-t-il de collaborateurs à l’Elysée et à Matignon ?



publié le vendredi 2 mai 2008 à 23h11

 



Collaborateurs, cabinet ministériel

Dans un contexte de déficit budgétaire chronique, l’Etat est-il exemplaire ? Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis de ne composer un gouvernement que de 15 ministres. Il voulait réduire le train de vie de l’Etat. François Fillon, fervent défenseur du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, avait donné des consignes pour limiter la taille des cabinets ministériels. Ces promesses ont-elles été tenues ? Combien y a-t-il de collaborateurs à l’Elysée et à Matignon ?




Politique.net propose une série sur l’argent du pouvoir en 30 épisodes : Quel est le coût des déplacements présidentiels ? Comment un élu de 6000 habitants peut-il cumuler 7000 euros de revenus ? Comment 16 000 pièces du mobilier national ont-elles pu disparaître des ministères ? A chaque fois, les sources sont publiées en bas de page et les estimations recoupées à partir de plusieurs enquêtes pour essayer de s’approcher au plus près de la réalité.

Episode 10 : L’inflation des cabinets ministériels



Argent du pouvoir

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Cabinets ministériels : Fillon et Sarkozy n’ont pas réduit les effectifs

Dès le lendemain de la nomination de ses ministres, François Fillon a indiqué par courrier à chacun d’entre eux les consignes pour la composition des cabinets ministériels : il avait plafonné à 20 le nombre de conseillers par ministre, et à 4 par secrétaire d’Etat. Au total, 364 conseillers pouvaient donc être nommés. Selon Le point, dans un article publié en décembre 2007, le nombre de conseillers travaillant dans les différents cabinets ministériels s’élèverait à 538, bien loin des 364 prévus en mai 2007.
De nombreux ministères n’ont pas respecté les consignes et tenté de contourner la règle tacite édictée par François Fillon. C’est le cas par exemple de
Rachida Dati au ministère de la justice. Officiellement, son cabinet est composé de 20 membres, dont une conseillère au service de presse. Dans les faits, 4 personnes supplémentaires y travaillent mais elles ne sont pas répertoriées dans l’organigramme, selon Le Point.



Des conseillers aux attributions floues : l’exemple d’Arno Klarsfeld

Le cabinet du Premier ministre fonctionne également à plein : il est composé de près de 65 conseillers ou chargés de mission. Certaines attributions font parfois doublon, quand d’autres s’avèrent être très floues. C’est le cas par exemple de l’avocat Arno Klarsfeld. Rallié à Nicolas Sarkozy avant la présidentielle, l’avocat médiatique avait été battu à Paris lors des législatives de juin 2007. En guise de consolation, François Fillon l’a nommé « conseiller auprès du Premier ministre ». Interrogé sur ce travail à Matignon, Arno Klarsfeld s’est montré très vague : « Je m’occupe des dossiers généraux (…) Aucun domaine ne m’est affecté en particulier » a-t-il déclaré au journaliste du Point.



Le nombre de conseillers travaillant pour l’Elysée reste secret

René Dosière, député apparenté PS, s’est spécialisé sur la question du budget de l’Elysée. Dans son ouvrage intitulé « L’argent caché de l’Elysée », il raconte comment le pouvoir tente de noyer le poisson en complexifiant ses sources de financement. Si la fin des fonds secrets a apporté une plus grande transparence, le budget de l’Elysée reste encore très opaque. A propos du nombre de conseillers travaillant à l’Elysée, il est presque impossible de le connaître car bon nombre d’administrations, de ministères, détachent des fonctionnaires au service du palais de l’Elysée, si bien qu’il est très difficile d’en établir la liste officielle.
En 2008, l’enveloppe globale du budget de l’Elysée avoisine les 100 millions d’euros : 34 millions d’euros sont affectés directement à l’Elysée, et près de 68 millions d’euros sont apportés par les différents ministères. L’organigramme officiel de l’Elysée comptabilise 49 conseillers autour de Nicolas Sarkozy, mais 50 autres travailleraient dans différents cabinets, selon Le Point. D’après le journal en ligne Mediapart, 957 personnes travaillaient à l’Elysée quand
Jacques Chirac était président de la République. Sous Nicolas Sarkozy, le nombre de collaborateurs aurait augmenté. Le 30 octobre 2007, Roger Karoutchi, ministre en charge des relations avec le Parlement a affirmé que le personnel travaillant pour l’Elysée était au nombre de 1045 : 860 sont mis à la disposition par les ministères et 185 sont payés sous contrat par l’Elysée.



Des conseillers qui ne figurent pas dans l’organigramme

En réalité, l’opacité la plus totale règne sur le nombre exact de conseillers travaillant à l’Elysée. Deux exemples illustrent cette anomalie : plusieurs des conseillers importants ne sont pas recensés dans les organigrammes officiels. Parmi eux, il y a Nicolas Princen, le jeune normalien nommé « chargé de mission au service internet » de l’Elysée. Il a un bureau au 14, rue de l’Elysée mais ne figure dans aucun organigramme. Même chose pour François de la Brosse, responsable du site Internet de l’Elysée, pourtant présent depuis le début.
Pourquoi ces conseillers ne figurent-ils pas dans les organigrammes officiels ? En fin de compte, tout est fait pour empêcher d’établir exactement le nombre de conseillers travaillant pour l’Elysée afin d’éviter un grand déballage sur les dépenses du pouvoir. Quel que soit la provenance de ces conseillers, leurs salaires sont tous pris en charge par l’Etat. Ils bénéficient d’ailleurs d’un grand nombre d’avantages en nature…

Prochain épisode : « Salaires et avantages en nature des collaborateurs des ministères »

*** Sources
- Denis Demonpion, « Le luxe discret du pouvoir », Le Point, décembre 2007
- Gérard Desportes, « L’Elysée de Nicolas Sarkozy dépense plus et avec plus de collaborateurs », Médiapart.fr, avril 2008
- René Dosière, L’argent caché de l’Elysée, Seuil, Paris, 2007



*** Liens

Série « L’argent du pouvoir »
1.
Le tabou de l’argent du pouvoir
2. Argent de l’Elysée : Emmanuelle Mignon part à la chasse aux gaspillages
3. Salaire et avantages en nature : que paye vraiment le président de la République ?
4. Le coût de la communication du président : 150 000 euros le site internet, et le reste ?
5. Les voyages de Nicolas Sarkozy : entre 3 et 4 avions par déplacement
6. Compagnie aérienne de la République : 8 appareils et 4500 euros l’heure de vol
7. Les ministères : des anciens hôtels de la noblesse d’Ancien Régime
8. Ministère de l’Education : les dépenses inconsidérées de Jack Lang
9. Mobilier national : 16 000 œuvres prêtées aux ministères sont portées disparues
10. Combien y a-t-il de collaborateurs à l’Elysée et à Matignon ?

Publié dans ACTUS ET DEBATS FRANCE, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY | Pas de Commentaire »

Un conseiller technique de l’Elysée licencié pour alcoolémie

Posté par issopha le 23 décembre 2008

 

Revue de presse

LES OFF de la presse :

licenciement d’un conseiller de l’Elysée,

remaniement chez Ségolène Royal,

probable changement de nom de Désirs d’avenir


publié le dimanche 21 décembre 2008 à 22h10

 



Les OFF de la presse

La presse fourmille des indiscrétions, propos off et autres confidentiels sur la vie politique. Si la plupart de ces informations relèvent de l’anecdote, elles sont souvent révélatrices de l’état d’esprit du personnel politique. L’actualité politique étant aussi faite de ces petites pastilles, nous avons décidé de vous en livrer une petite dose chaque Dimanche, en supplément de notre hebdo « La Semaine politique ».




Sources : L’Express, Bakchich, Nouvelobs, Profession Politique



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Un conseiller technique de l’Elysée licencié pour alcoolémie

L’information était passée inaperçue à l’époque. Selon l’Express, qui revient sur les (petites) révélations de l’année 2008, un conseiller de l’Elysée a été licencié pour alcoolémie. Au volant de son véhicule, ce « conseiller technique » de Nicolas Sarkozy a tenté d’échapper à un contrôle de police pour éviter de faire le test d’alcoolémie sans grand succès puisqu’il a été arrêté et le test s’est avéré positif. En raison de cet incident et de la tentative de fuite, l’Elysée a mis fin aux fonctions du conseiller technique quelques heures plus tard



OFF

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Source : L’Express
Relire notre article : Combien y a-t-il de collaborateurs à l’Elysée et à Matignon ?


Rencontre secrète Guéant/Kadhafi

Selon Bakchich.info, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, s’est rendu en Libye début décembre pour rencontrer le colonel Kadhafi. Les discussions ont notamment porté sur l’Union Pour la Méditerranée (que le dirigeant libyen rejette catégoriquement) mais aussi les contrats commerciaux signés entre la France et la Libye (vente d’avions Rafales, d’hélicoptères Super-Pumas et d’Airbus). Et de ce point de vue, la rencontre ne serait pas un franc succès. Les négociations sont suspendues en raison d’une affaire de navire humanitaire : il y a quelques semaines, un navire libyen transportant des vivres pour aider les Palestiniens de la Bande de Gaza avait été intercepté par la marine israélienne. La Libye veut porter cette affaire à l’ONU pour condamner cette interception et compte sur l’aide de la France, membre permanent du conseil de sécurité, pour faire aboutir cette réclamation à l’ONU. Pour l’heure, l’Elysée n’a pas donné suite, c’est ce qui explique que les contrats commerciaux soient au point mort et que le voyage de Claude Guéant n’ai pas été médiatisé.



OFF

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Source : Bakchich.info
Relire notre article : Bilan du voyage de Kadhafi : où sont passés les 10 milliards de contrats ?


Remaniement au sein de l’équipe de Ségolène Royal

Selon Professionpolitique.info, un mini-remaniement serait à l’œuvre dans l’entourage de Ségolène Royal. De nombreux partisans de l’ex-candidate à la présidentielle reprochent à Manuel Valls d’en avoir trop fait lors du congrès de Reims et des votes internes organisés par la suite en brandissant systématiquement et sans laisser planer le moindre doute, le recours en justice. Jusqu’au-boutiste, Manuel Valls aurait fini par nuire à la candidate elle-même. Certains partisans de Ségolène Royal souhaiteraient donc que le maire d’Evry prenne un peu de champ, à l’inverse de Gaétan Gorce, qualifié d’ »excellent analyste », resté trop discret pendant le congrès de Reims. Il est désormais invité à travailler davantage pour Ségolène Royal afin d’élaborer son projet présidentiel



OFF

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Source : Professionpolitique.info
Relire notre article : Manuel Valls, fidèle lieutenant surprise de Ségolène Royal


Désirs d’avenir pourrait devenir Laboratoire d’avenir

La stratégie présidentielle de Ségolène Royal n’est pas totalement arrêtée. L’une des inconnues est le rôle de Désirs d’avenir : certains aimeraient que la présidente de la région Poitou-Charentes poursuive sa stratégie d’autonomie à l’égard du PS en donnant à « Désirs d’avenir » davantage de poids pour en faire quasiment un parti politique. D’autres souhaiteraient plutôt que le mouvement « Désirs d’avenir » s’implique dans la reconstruction interne du Parti Socialiste. Dans cette perspective, l’association pourrait se transformer en courant du PS et changer de nom pour devenir « Laboratoire d’avenir » afin d’insister sur le travail de propositions.



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Source : Nouvelobs.com
Relire notre article : Désirs d’avenir, l’outil de conquête de Ségolène Royal

Publié dans ACTUS ET DEBATS FRANCE, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY | Pas de Commentaire »

Guinée: le président Lansana Conté est mort + Un officier guinéen annonce la dissolution du gouvernement et des institutions

Posté par issopha le 23 décembre 2008

  

  

Guinée: le président Lansana Conté est mort

 

Le président de Guinée, le général Lansana Conté, est mort lundi soir à l’âge de 74 ans, après un long règne de 24 ans marqué par de sanglantes répressions et une gestion calamiteuse d’un pays classé parmi les plus pauvres du monde malgré un sous-sol très riche. Lire la suite l’article

Photos/Vidéos liées

Guinée: le président Lansana Conté est mort + Un officier guinéen annonce la dissolution du gouvernement et des institutions dans AFRIQUE DES PREDATEURS D'AILLEURS Lansana Conté le 7 septembre 2002 à Khemaya en Guinée Agrandir la photo

Aussitôt après l’annonce du décès, dans la nuit de lundi à mardi, le Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré a lancé, via la télévision d’Etat, un appel « au calme et à la retenue » aux « braves populations guinéennes », demandant le concours de l’armée pour assurer cette tranquillité.

Aucun incident n’avait été signalé plus de deux heures après l’annonce du décès.

Militaire de carrière, Lansana Conté était arrivé au pouvoir le 3 avril 1984, à la faveur d’un coup d’Etat, une semaine après la mort du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré.

Depuis, il avait toujours pris appui sur les dirigeants de l’armée pour avoir la haute main, avec son clan, sur la vie politique et économique de ce pays ouest-africain. Et il s’accrochait au pouvoir, malgré ses maladies (une forme aiguë de diabète, une leucémie…) et une contestation de plus en plus vive.

Son décès a été annoncé dans la nuit de lundi à mardi par le président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, aux côtés du chef d’état-major, le général Diarra Camara et du Premier ministre. Auparavant, tous les hauts responsables du régime s’étaient réunis au Palais du peuple (siège de l’Assemblée nationale), pour évoquer « la succession du président ».

« Nous avons le regret d’annoncer au peuple de Guinée le décès du général Lansana Conté, des suites d’une longue maladie, à 18H45″ (locales et GMT), a déclaré M. Somparé, demandant officiellement au président de la Cour suprême de constater la vacance du pouvoir et de faire appliquer la Constitution. La gestion des affaires du pays doit alors revenir temporairement au président de l’Assemblée nationale, chargé d’organiser une élection présidentielle dans les 60 jours.

Le chef du gouvernement, décrétant « un deuil national de 40 jours », a déclaré: « Les drapeaux seront mis en berne et le programme des obsèques nationales sera communiqués ultérieurement ».

« En cette douloureuse circonstance, j’invite les braves populations guinéennes – qui ont toujours fait preuve de dignité, chaque fois que nous affrontons ensemble de dures épreuves à travers notre histoire – au calme et à la retenue », a poursuivi M. Souaré, en poste depuis mai. Réputé proche du clan présidentiel, M. Souaré a ensuite appelé les forces de défense et de sécurité à « assurer la sécurité aux frontières et le calme à l’intérieur du territoire national ».

Début 2007, de grandes manifestations populaires hostiles au régime et aux « prédateurs de l’économie nationale » avaient été violemment réprimées: au moins 186 personnes avaient été tuées et 1.200 blessées.

Les discours de condoléances des hauts dignitaires, évoquant le « regretté président », ne devraient pas beaucoup émouvoir les neuf millions d’habitants de la Guinée, dont 53% vivent au dessous du seuil de pauvreté.

Les organisations non gouvernementales ont maintes fois dénoncé la « gestion calamiteuse » de la Guinée, minée par la corruption et classée parmi les pays les plus pauvres du monde malgré les richesses de son sous-sol (bauxite, fer, or, diamants…). Le mois dernier, plusieurs manifestations avaient eu lieu dans la capitale comme en province, notamment pour protester contre la cherté du carburant ou les coupures d’électricité.

Selon l’organisation Human Rights Watch, la répression de ces manifestations avait abouti à la mort de « quatre » personnes « au moins », les forces armées ayant parfois tiré à balles réelles.

Un officier guinéen annonce la dissolution du gouvernement et des institutions

Un capitaine de l’armée guinéenne a annoncé mardi à la radio d’Etat « la dissolution » du gouvernement et des institutions républicaines et la suspension de la Constitution en Guinée, quelques heures après le décès du président Lansana Conté au pouvoir depuis 1984. Lire la suite l’article

Photos/Vidéos liées

 dans AFRIQUE PARADOXES Députés guinéens lors d’un vote le 23 février 2007 à Conakry.

« A compter d’aujourd’hui, la Constitution est suspendue, ainsi que toute activité politique et syndicale », a déclaré le capitaine Moussa Dadis Camara sur les ondes de Radio Conakry.

« Le gouvernement et les institutions républicaines sont dissous », a-t-il ajouté en annonçant qu’un « conseil consultatif » allait bientôt être mis en place, « composé de civils et militaires ».

« Les institutions républicaines se sont illustrées par leur incapacité à s’impliquer dans la résolution des crises » que traversent le pays, a notamment déclaré ce militaire, évoquant le « désespoir profond de la population » ou la nécessité du « redressement économique » et de la lutte « contre la corruption ».

Dans la nuit de lundi à mardi, le président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, avait annoncé à la télévision d’Etat le décès de Lansana Conté, 74 ans, « des suites d’une longue maladie ».

COR – La radio guinéenne annonce la dissolution du gouvernement

Bien lire depuis 1984 dans le premier paragraphe. Lire la suite l’article

La radio publique guinéenne a lu mardi un communiqué annonçant la dissolution de la constitution et du gouvernement, quelques heures seulement après l’annonce de la mort du président Lansana Conté, au pouvoir depuis 1974.

Des journalistes de la radio ont déclaré qu’un groupe de soldats avait ordonné la lecture du communiqué mais l’identité des mutins, ainsi que leurs intentions, restaient floues dans l’immédiat.

Saliou Samb, version française Clément Dossin

Quelques heures plus tard….la confusion la plus totale !!!

GUINEE

Le Premier ministre dément la dissolution du gouvernement

NOUVELOBS.COM | 23.12.2008 | 15:28

Réagissez à l'article 6 réactions

Quelques heures après la mort du président, au pouvoir depuis 24 ans, un porte-parole en uniforme a annoncé la dissolution du gouvernement et de la Constitution. Le Premier ministre a démenti.

Lansana Conté (AP)

Lansana Conté (AP)

La situation semble confuse en Guinée. Quelques heures seulement après la mort du président Lansana Conté, qui exerçait depuis 24 ans un pouvoir sans partage à la tête de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, Conakry connaissait mardi 23 décembre une tentative de putsch : un Conseil national pour la Démocratie a annoncé la dissolution du gouvernement et de la Constitution, ensuite démenti par le Premier ministre.
Arrivé au pouvoir à la faveur d’un putsch en 1984, Lansana Conté est mort lundi soir, a annoncé mardi vers 2h du matin le président de l’Assemblée nationale Aboubacar Somparé lors d’une allocution télévisée. Lansana Conté, dont l’âge jamais établi exactement était évalué à 74 ans, était malade depuis longtemps.

Un porte-parole en uniforme à la télévision

Aboubacar Somparé a appelé lors de son allocution la Cour suprême guinéenne à constater la vacance du pouvoir et à faire respecter la loi, tandis que le Premier ministre Ahmed Tidiane Souare demandait à l’armée, dans son intervention télévisée aux côtés d’Aboubacar Somparé et du chef des armées, de sécuriser les frontières du pays.
Mais vers 7h30 du matin, le porte-parole, en uniforme, d’un Conseil national pour la démocratie est apparu à la télévision pour annoncer la dissolution des institutions. On ignore si cet homme, présenté par la télévision comme le capitaine Moussa Camara, est le leader du putsch ou son simple porte-parole.
« La Constitution est dissoute. Le gouvernement est dissous. Les institutions de la République sont dissoutes (…) A partir de maintenant, le Conseil prend en charge les destinées du peuple guinéen », a-t-il déclaré. Des élections présidentielles seront organisées prochainement, a-t-il ajouté sans autres précisions.

Blindés et soldats vers la présidence

Mais le Premier ministre Ahmed Tidiane Souare est par la suite à nouveau intervenu sur les ondes lors d’une allocution radio-diffusée, démentant la dissolution du gouvernement. Il a affirmé qu’il s’exprimait depuis son bureau et que son cabinet continuait à fonctionner « comme il devait ».
Le capitaine Camara avait par ailleurs ordonné à la population de ne pas sortir, et convoqué les membres de l’ex-gouvernement à la caserne Alpha Yaya Diallo. On ne disposait pas de plus amples informations dans l’immédiat, mais la capitale Conakry semblait calme dans la matinée. Un reporter de l’Associated Press a vu des blindés et soldats faire mouvement vers la présidence.
Lansana Conté était arrivé au pouvoir en 1984 à la faveur d’un putsch, fomenté une semaine tout juste après la mort du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré.
En prenant le pouvoir par la force, Lansana Conté a mis fin au socialisme révolutionnaire de son prédécesseur. Mais, comme ce dernier avant lui, il a supprimé toute dissidence. A l’heure du début du multipartisme en Afrique, il a formé un parti politique et organisé en 1993 les premières élections multipartites du pays. Il a été ensuite élu, puis réélu en 1998 et en 2003. L’opposition a à chaque fois dénoncé des élections truquées.

Le régime de plus en plus défié

Ancienne colonie française, la Guinée a connu de nombreuses tentatives de putsch depuis son indépendance en 1958. Émeutes et mutineries se sont multipliées au cours des deux dernières années.
La mainmise de Lansana Conté sur le pouvoir dépendait en grande partie de la loyauté de l’armée et le gouvernement avait cédé en mai dernier aux demandes d’augmentation de solde des militaires, qui menaçaient de recourir à la violence.
En 24 ans de pouvoir autoritaire, qui avaient pris le relais du régime encore plus fermé et paranoïaque de Sekou Touré, les Guinéens se sont enhardis à défier de plus en plus ouvertement le régime, en particulier les deux dernières années, participant en masse aux grèves lancées par les syndicats, contestant de plus en plus un régime corrompu et réclamant la démission de Lansana Conté.

Paris condamne

Celui-ci avait décrété la loi martiale au printemps 2007, n’hésitant pas à faire donner les chars contre les manifestants, entraînant la mort de dizaines de personnes.
Située en Afrique de l’ouest, la Guinée est un pays riche en minerais, fer, or et diamants. C’est le plus gros producteur mondial de bauxite, une matière première qui entre dans la composition de l’aluminium. La Guinée fournit la moitié de la production mondiale de bauxite, mais elle reste pourtant l’un des pays les plus pauvres d’Afrique.
A Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Eric Chevalier a fait état d’une « revendication de coup d’Etat qu’évidemment nous condamnons ». Il « semble que les autorités civiles et militaires légitimes du pays aient actuellement le contrôle de la ville et du pays », a-t-il ajouté. (AP)

 

 

REACTIONS D’INTERNAUTES

Les réactions des lecteurs

lola
coup d’Etat en Afrique
C’est malheureux mais parler d’un coup d’Etat en Afrique, c’est comme une manifestation dans l’Education nationale ou les divisions entre socialistes … une redondance.
23.12 à 14h47
Alerter
tanguy
enfin!!
peut etre un espoir pour la democratie?mais j’en doute
23.12 à 12h11
Alerter
Limasoyl
@yacoub
Je crains malheureusement que vous ayez raison. Comment expliquer autrement que malgré des sous-sols regorgeant de richesses minières, la plupart des pays d’Afrique soient encore à la traîne, aussi bien économiquement que socialement ?
Chacun en effet ne désirant le pouvoir que pour en tirer bénéfices et avantages.
La rébellion au Kivu en est une illustration. Sous un couvert faussement politique, les rebelles n’ont en fait qu’un seul objectif, non avoué bien sûr : Prendre le contrôle des mines de cette région, ce qui garantira leur fortune.
Et c’est ainsi depuis les indépendances.
Cela explique aussi souvent la longévité de ces régimes dictatoriaux. 20, 30 voire 40 ans au pouvoir est assez fréquent en Afrique, malgré les échecs patents en matière de développement.
Les opposants ne sont pas plus fiables. Certains n’hésitant pas à rallier le gouvernement du dictateur qu’ils dénonçaient auparavant.
Enfin depuis peu, les dictatures (ou présidence) deviennent héréditaires !!!
23.12 à 11h24
Alerter
thimotée
l ex guinée Française
j ai vecu plusieurs années en GUINEE a Conakry meme et je faisais travailler des Guinéens sur les quais. il y avait trois ethenies au moins , les soussous , les FOULHAS les Malinkéset il ne fallait jamais melanger ces trois races pour travailler:
comment voulez qu ils arrivent a s entendre……pour le pouvoir
chacun d eux veut tenir les rennes du Pouvoir total;;;;
23.12 à 11h13
Alerter
bil56
une dictature de moins, une autre en préparation ?
encore un pays d’Afrique qui souffre, alors qu’ils sont assis sur une mine de richesses !

toute l’Afrique pourrait être largement autosuffisante pour quasi toutes les productions agricoles, minières et autres….
mais pourquoi nos pays occidentaux sont-ils riches ?
parce qu’on a mis en place et laisser faire des dictateurs corrompus de tous poils pendant qu’on pille allègrement le continent

je suis très inquiet pour mon fils qui travaille là-bas et pour tous les expatriés qui travaillent à l’étranger qu’on risque de prendre pour bouc-émissaires ………

bonnes fêtes quand même à tous !
23.12 à 10h20
Alerter

yacoub
L’Afrique victime de ses fils
Bonjour,

Il faut savoir que Lasana Conte est au pouvoir depuis 1984,aprés la mort de Sekou Toure et non depuis 1974 comme vous le dites dans vos lignes.

L’afrique est pris dans un piege tendu par ses propres fils,des fils assoiffés de pouvoir. La corruption fait partie malheureusement de la culture africaine,les coup d’etats en témoigne,chacun veut etre chef pour spolier le peulple et enrichir sa famille,sa tribu et son entourage.Il est trés facile d’accuser les autres de la faillite des politiques africaines,les africains sont les seuls responsables de leurs actes.Le musellement de la presse,corruption,exécution des opposants,pietienement des droits de l’Homme,appauvrissement de la poulation et enfin la course opportuniste au coup d’etat comme en Mauritanie.
Les Africains sont seuls responsables de cette situation, je suis africain révolté et je contunuerai à dénoncer notre passivité.
23.12 à 10h14
Alerter

 

 

Publié dans AFRIQUE DES PREDATEURS D'AILLEURS, AFRIQUE PARADOXES | Pas de Commentaire »

Liste non-exhaustive des PERSONNALITES POLITIQUES NOIRES CELEBRES vues par le site www.associationarchive.com

Posté par issopha le 22 décembre 2008

Les Personnalités Noires et Célèbres
Retour liste des Personnalités

Liste non-exhaustive des PERSONNALITES POLITIQUES NOIRES CELEBRES  vues par le site www.associationarchive.com dans GALERIE DES GRANDES AMES bt_personnalites
left dans GALERIE DES GRANDES AMES
Rosa PARKS
04 fevrier 1913 – 24 octobre 2005
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Rosa Parks est à l’origine du boycottage des transports publics mené par les Noirs de Montgomery aux Etats-Unis, dans l’Etat de l’Alabama. En effet, le 1er décembre 1955, elle refuse de céder sa place à un homme blanc dans un bus.
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Arrêtée par la police et jugée, elle est condamnée à payer une amende de 15 dollars.

Les Noirs se mobilisent et manifestent en boycottant les transports publics. Les répercussions de cette manifestation s’étendront dans tout le pays. Martin Luther King, lui même, s’inspirera de ce mouvement pour exhorter tous les Noirs à faire de même pour mettre fin à la ségrégation raciale.
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Le 13 novembre 1956, la Cour suprême des Etats-Unis déclare illégale la ségrégation dans les transports publics en Alabama. Une bataille est gagnée, mais le chemin vers la liberté sera encore long. Constamment menacée, Rosa Parks sera obligée de déménager dans le Michigan.

Membre du NACCP (Association Nationale Pour l’Avancement des Gens de Couleurs), Rosa Parks reçut les plus hautes distinctions de la part du gouvernement américain pour son combat pour le mouvement des droits civiques sous la présidence de Bill Clinton.177_200-200 174_200-200
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Aimé Césaire
26 juin 1913
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né en 1913, Aimé CESAIRE grandit dans une famille de la petite bourgeoisie martiniquaise. Cet ancien boursier du lycée de Sch½lcher, après des études brillantes, intègre l’Ecole Normale Supérieure où il cotoie et se lie d’amitié avec des hommes comme Senghor, Damas et Alioune Diop. 256_200-200
De cette rencontre naîtra le mouvement de la négritude et des ½uvres aussi emblématiques qu’universelles que son “Cahier d’un retour au pays natal” ou la revue “Tropiques” – en collaboration avec René Ménil.
Alliant tout naturellement l’écriture à l’engagement politique, il se retrouve à la mairie de Fort-de-France où il sera réélu 1er magistrat de la ville jusqu’en 2001 sans interruption.
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Il participe à la fondation de la revue “Présence africaine” avec, en autres, Guy Tyrolien et Paul Niger et publie en 1950 un véritable joyau de la littérature noire; “Discours sur le colonialisme”, qui fera date dans les annales. 258_200-200

 

 

 

 

 

 

 

Samuel Ajayi CROWTHER
1806 – 1891
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Samuel Ajayi Crowther est né en 1806 dans le royaume de Yoruba (une partie de l’actuel Nigeria).
A l’âge de 15 ans, il est capturé par des marchands d’esclaves mais le négrier qui l’emporte vers les Amériques est miraculeusement intercepté par une flotte anglaise et Ajayi est emmené dans une société de missionnaire en Sierra Leone.
Là bas, il est converti puis baptisé à la religion chrétienne anglicane et prend comme nom de chrétien Samuel Crowther.
Il reçoit une éducation à l’anglaise et est un des premiers diplômés de Fourah Bay College, la première université du pays construite par les missionnaires de l’église.
Son talent en linguistique lui permet de faire partie de l’expédition du Niger en 1841 à travers laquelle il devient convaincu que l’évangélisation de l’Afrique doit être faite par des africains.
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Il impressionne beaucoup de gens par son talent y compris la reine Victoria rencontrée lors de sa visite en Angleterre.
En 1857, il est à la tête des nouvelles missions du Niger et en 1864 devient le premier africain évêque anglican.
Son équipe, composée uniquement d’Africains a mené des missions dans des régions se trouvant parfois à plus de 100 miles des territoires nigériens.
Il mourut en 1891

 

 

 

Leon Gontran DAMAS
28 mars 1912 – 22 janvier 1978
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Né à Cayenne, en Guyane Française en 1911, Léon Gontran DAMAS est aux côtés d’Aimée CESAIRE, Guy TIROLIEN et de Léopold SENGHOR l’un des tous premiers chantres de la négritude.
Il s’insurgea très tôt contre le système colonial de la France en dénonçant l’assimilation et ses travers.
Ecrivain, poète et homme politique (député de la Guyane entre 1948 et 1951), Léon Gontran DAMAS a laissé derrière lui de nombreux ouvrages et poèmes engagés.
On retrouve ainsi  » Hoquet  » et  » Pigments  » parus dès 1937,  » Retour de Guyane  » (1938),  » Poètes d’expression française  » (1947), sans parler de  » Graffiti  » en 1962.
Il partit vivre à Washington aux Etats-Unis en 1969 et y mourrut en 1978.
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Aimé Césaire et Leon Gontran Damas

Cheikh Anta DIOP
1923 – 1986
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30 ans déjà…?!
La colloque du Caire de 1974

Né en 1923 dans un petit village du Sénégal du nom de Caytou, Cheikh Anta Diop est l’éminente figure scientifique de la renaissance africaine.
Sa formation pluridisciplinaire, au sein de l’enseignement de grands noms de la chimie et physique nucléaire (J-F. Joliot-Curie), de l’épistémologie (G. Bachelard) l’ont amené à aborder les problèmes africains avec rigueur.

Ses travaux en égyptologie,linguistique, anthropologie, chimie, biologie etc. lui ont permis de rétablir l’origine négro-africaine de l’humanité et la parenté entre l’Egypte ancienne et le reste de l’Afrique noire, mettant en exergue par la même l’unité culturelle de l’Afrique Noire, véritable base pour la Renaissance Africaine.
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L’exactitude de la thèse de Diop sur l’origine négro-africaine de l’Egypte ancienne fut définitivement entérinée par le colloque international du Caire de l’U.N.E.S.C.O en 1974 devant le gotha des égyptologues de l’époque.

Cheikh Anta DIOP mourut en 1986, en offrant à l’Afrique Noire, son premier laboratoire de Radiocarbone (C14) et en restituant à l’Afrique son entière mémoire

 

 

 

Frederick DOUGLASS
1818 – 1895
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Né Frederick Augustus Washington Bailey vers 1818, il est le fils d’une esclave noire et probablement de son maître blanc…
Plus tard, Douglass prit la résolution de s’enfuir par bateau, et vint s’installer à New Bedford dans le Massachusetts sous un nouveau nom, Frederick Douglass.
C’est le début d’une carrière de porte-parole, et devint un membre important du mouvement abolitionniste, capable par la puissance de son discours d’édifier les foules et d’imprimer dans les esprits toute l’inhumanité du sort réservé aux Noirs.
Il soutint la candidature d’Abraham Lincoln, recruta plus de 100 soldats pour le régiment noir, et s’engagea du côté de l’Union au début de la Guerre de Sécession.
En 1865, l’esclavage aboli par le XIIIème amendement, Douglass réclame le droit de vote pour les esclaves en 1866, et se félicite du vote du XVème amendement accordant les droits civiques aux gens “de couleur”. En 1889, Douglass est nommé Consul général en Haïti, mais démissionne.
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Il décède le 20 février 1895, à Cedar Hill et est enterré à Rochester.
Ainsi mourut Frederick Douglass, esclave qui avait réussi à devenir par sa ténacité et son intelligence, l’une des figures marquantes de l’abolitionnisme aux Etats-Unis.

269_200-200 Frederick Douglass INVITÉ PAR LES VÉTÉRANS DE LA PREMIÈRE CAVALERIE DU MAINE, UNE UNITÉ DE GUERRE CIVILE CÉLÈBRE.

 

 

 

 

 

William Edward Burghardt DU BOIS
23 février 1868 – 1963
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Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, William Edward Burghardt Du Bois, naquit le 23 février 1868 à Great Barrington, dans le Massachusetts. Rédacteur et, orateur passionné, Du bois, diplômé d’Harvard en 1890,descendant d’esclave, était naturellement doué, en tant qu’éditeur du magazine The Crisis, il encouragea le développement de la littérature et de l’art noirs. Il était l’un des leaders noirs et l’un des fondateurs du panafricanisme dont la pensée fut probablement la plus influente de la première moitié du XXème siècle avec Marcus Garvey.

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Co-fondateur de l’Association Nationale pour l’Avancement des Personnes de Couleurs (NAACP) en 1909, avec l’appui du député sénégalais Blaise Diagne, Du Bois organise en février 1919, le premier Congrès panafricain à Paris. Au final, de 1919 à 1945, il organisera cinq congrès internationaux panafricains Paris, Londres, Lisbonne, New York, Manchester.

Il renonça à la citoyenneté américaine un an plus tard. Du Bois mourut en 1963 à Accra au Ghana à l’âge de 95 ans: il était Directeur de « l’Encyclopédia Africana » (l’encyclopédie noire qu’il voulait créer). En 1966, Du Bois partagea avec Cheikh Anta Diop le prix du 1er Festival Mondial des Arts Nègres destiné à récompenser l’écrivain ayant exercé la plus grande influence sur la pensée “nègre” au XXème siècle. Il restera toujours dans les mémoires comme d’une personnalité du monde noir, défenseur infatigable de la liberté, qui s’est toujours élevé contre l’injustice

270_200-200 statue de W.E.B DUBOIS

Martin Luther King
15 janvier 1929 – 04 avril 1968
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Martin Luther King Jr. est né le 15 janvier 1929 à Atlanta aux Etats Unis.
De confession baptiste, devenu pasteur, il lutta à partir de 1955 pour l’intégration des citoyens Africains-américains. Un des leaders du mouvement pour les droits civiques, il fut à l’origine de la mobilisation pour le boycottage des autobus de Montgomery: il fut arrêté et emprisonné.

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Ses efforts ne furent pas vains car en 1956 la Cour suprême prit une décision interdisant toute ségrégation dans les transports publics. Organisant d’autres manifestations pacifiques dont la marche historique sur Washington, le 28 août 1963 où il prononça son célèbre discours “I have a dream “.

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Prix Nobel de la paix en 1964, il fut assassiné à Memphis le 04 avril 1968: le troisième lundi de janvier fut désigné comme journée férié aux Etats-Unis en l’honneur de son anniversaire, et sa ville natale fut consacrée comme lieu historique

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Patrice Emery Lumumba
2 juillet 1925 – 17 janvier 1961
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Patrice Emery Lumumba a consacré toute sa vie à lutter pour l’indépendance du Congo-belge.

Agé d’à peine 30 ans, il est propulsé sur le devant de la scène politique internationale, à l’aube de l’indépendance du Congo.
A la tête du Mouvement National Congolais, il remporte les premières élections du Congo indépendant.

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Désireux d’un Etat où chaque Congolais aurait droit à une vie honorable, à une indépendance sans restriction, à une dignité et une valeur sans compromis, sa foi restera inébranlable.
Ne faisant pas l’unanimité dans son entourage à cause de sa politique foncièrement indépendante vis-à-vis des ex-colonisateurs, il sera torturé et assassiné en janvier 1961. Les tortures qu’il a subies ne l’ont jamais fait implorer la grâce de ses bourreaux.

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Patrice Lumumba préférait mourir la tête haute avec une conviction indestructible, plutôt que de vivre dans la soumission des colonisateurs et autres mercenaires.

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Nelson Mandela
1918
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Fils d’un chef Thembu, Mandela est né en 1918 dans la province sud-africaine de l’Umtata. Il étudie à Fort Hare, d’où il est renvoyé pour avoir participé à une manifestation d’étudiants, et à l’université de Witwatersrand, où il obtient un diplôme en droit en 1942. En 1944, Mandela adhère au Congrès national africain (ANC). Lorsque le « Parti national » arrive au pouvoir, en 1948 et introduit l’apartheid, Mandela et l’ANC résistent à la politique raciste du gouvernement.

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Après le massacre de Sharpeville en 1960, l’ANC et le Congrès panafricain sont interdits. En 1963, il est inculpé avec d’autres leaders, de sabotage, trahison et complot. Pour ces faits, il est condamné en 1964, avec sept autres militants, à la prison à vie.
En 1990, après 26 ans de prison de détention pour raisons politiques (ce qui est un record), le président F.W. de Klerk supprime l’interdiction de l’ANC et libère Mandela, qui est élu président de l’ANC en 1991. Les deux hommes conduisent alors les négociations qui mettent fin à l’apartheid, ce qui leur vaudra de recevoir le prix Nobel de la paix en 1993.
Un an plus tard, à l’occasion des premières élections libres de l’histoire de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela est élu président de « la nation de l’arc-en-ciel », siège qu’il occupera de 1994 à 1999.

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Nelson Mandela se consacre aujourd’hui à la lutte contre le SIDA, c’est une personnalité particulièrement

 

 

 

 

 

 

Dulcie SEPTEMBER
20 août 1935-29 mars 1988
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Sud-africaine, née en août 1935, Dulcie September entre tôt dans la lutte anti-apartheid : alors enseignante, elle intègre l’ANC (African National Congress).
Elle rejoint les mouvements de lutte anti-apartheid dans les années 60.
Condamnée à plusieurs années de prison par le gouvernement de Prétoria, elle quitte par la suite l’Afrique du Sud pour Londres, puis pour la Zambie avant de rejoindre la France pour y représenter l’ANC.
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Ainsi exilée en 1984, après avoir été bannie, elle devint la représentante de l’ANC (Congrès national africain) en France. A l’époque, l’assassinat du représentant de l’ANC à Bruxelles la pousse à demander une protection policière au ministère de l’Intérieur français…ce qui lui est refusé.

Cette figure exemplaire de la lutte contre l’Apartheid que fut Dulcie September, est assassinée à Paris le 29 mars 1988, à l’âge de 42 ans, de cinq balles alors qu’elle allait entrer dans les bureaux de son organisation, rue des petites Ecuries.
La presse privilégie la thèse du crime commis par un commando sud-africain.
Devant la commission “Vérité et réconciliation” en avril 1998, le chef des escadrons de la mort sud-africains avait affirmé que l’assassinat de September était l’½uvre du Bureau de Coopération Civile (CCB) de l’armée sud-africaine.

300_200-200Obsèques Dulcie September

Malcolm X
19 mai 1925 – 21 février 1965
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Malcolm X est né le 19 mai 1925 dans l’Etat du Nebraska. Il est le fils d’un prédicateur baptiste d’une famille nombreuse de huit enfants. Obligé de déménager de sa maison natale, lorsqu’il a cinq ans, à cause du Ku Klux Klan, la famille s’installe dans l’Etat du Michigan. En 1931, cinq de ses six frères ainsi que son père sont tués par le KKK qui lui reproche d’être un partisan de Marcus Garvey, par la suite sa mère est enfermée dans un hôpital psychiatrique.

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Arrêté et condamné en février 1946, à 10 ans de prison ferme, il découvre alors la Nation de l’Islam.
Malcolm rejette son nom de famille et se fait appeler X (symbole mathématique signifiant inconnu). Excellent orateur, il devient l’un des piliers de la Nation de l’iIslam dirigé par l’honorable Elijah Mohammad. En 1964, il se retire de ce mouvement et crée l’OAAU (Organisation de l’Unité Afro-Américaine).
Le 21 février 1965, Malcolm X est assassiné dans la salle de bal d’Audubon. La rigueur et l’intégrité de son engagement resteront un modèle si bien que Malcolm X incarne l’une des personnalités les plus emblématiques de la jeunesse noire.

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Sojourner TRUTH
1797 – 1883
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Née esclave en 1797, dans l’état de New-York, Isabella (de son nom de baptême) fut émancipée en 1827.
Elle changea alors de nom pour adopter celui de Sojourner TRUTH qui signifie voyageuse consacrée à la parole de vérité de DIEU.
Elle joua un rôle important dans la lutte anti-esclavagiste en recrutant des soldats noirs dans l’armée fédérale, en venant également en aide aux nouveaux affranchis tout en évangélisant la parole de DIEU.
Elle aura tant d’aura médiatique qu’elle ira jusqu’à donner de précieux conseils au président des Etats-Unis de l’époque, Abraham LINCOLN.
Angela Davis rappelle l’utilisation du combat de Sojourner par les féministes blanches américaines.
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Elle écrira quelques ouvrages autobiographiques avant de s’éteindre en 1883.
En 1994, la N.A.S.A a nommé Sojourner le véhicule d’exploration de la planète Mars pour honorer sa mémoire, son combat pour l’abolition.

NAT TURNER
1800-1831
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Nat Turner, était esclave aux États-Unis. Depuis sa naissance, Nat Turner se sent investi d’une mission divine, que ne cesse de lui rappeler sa mère, celle de libérer son peuple de l’esclavage. Étant le fils d’une cuisinière, il bénéficie de certains avantages. Ses jeunes maîtresses lui enseignent la Bible, faisant naître en lui le désir d’être pasteur. Son maître, par affection, lui apprend à lire et à écrire, et parle de l’affranchir. Mais cette promesse, pourtant si précieuse, ne sera pas tenue. Anéanti et guidé par la rancœur, il fomente une révolte. Considéré par ses compagnons comme un prophète, il exerce sur eux une grande influence, ce qui lui permet de réunir quelques hommes armés seulement de haches.

636_200-200 Le 21 août 1831, il conduit une révolte dans le comté de Southampton en Virginie.Turner fit circuler la nouvelle à d’autres esclaves du secteur pour qu’ils se joignent à sa révolte et environ 60 le suivirent. Pendant les 48 heures suivantes, les esclaves terrorisèrent le secteur, avançant rapidement par les plantations à cheval, tuant chaque blanc qu’ils rencontraient.

Finalement, des troupes furent envoyées contre eux et les esclaves affolés se dispersèrent. Les troupes les ont pourchassés jusqu’à l’escarmouche qui mena à leur capture. Les esclaves avaient assassiné 24 enfants, 18 femmes et 13 hommes et la haine contre eux était énorme; ils ont été tués comme de la vermine, certains furent tirés et écartelés et leurs corps cloués sur les portes de huttes d’esclave en guise d’avertissement.

Plus de 100 esclaves sont morts – 40 d’entre eux étant des sympathisants soupçonnés des rebelles originaux. Finalement, Turner lui-même fut capturé, deux mois après que l’insurrection eut commencé, dans une caverne.

En prison il fit une confession et fut pendu, en même temps que 19 de ses associés.

Bien que défaite, cette révolte fut le plus remarquable exemple de la révolte des esclaves noirs et une des justifications de la Guerre de sécession.

NAT TURNER
1800-1831
635_200-200

Nat Turner, était esclave aux États-Unis. Depuis sa naissance, Nat Turner se sent investi d’une mission divine, que ne cesse de lui rappeler sa mère, celle de libérer son peuple de l’esclavage. Étant le fils d’une cuisinière, il bénéficie de certains avantages. Ses jeunes maîtresses lui enseignent la Bible, faisant naître en lui le désir d’être pasteur. Son maître, par affection, lui apprend à lire et à écrire, et parle de l’affranchir. Mais cette promesse, pourtant si précieuse, ne sera pas tenue. Anéanti et guidé par la rancœur, il fomente une révolte. Considéré par ses compagnons comme un prophète, il exerce sur eux une grande influence, ce qui lui permet de réunir quelques hommes armés seulement de haches.

636_200-200 Le 21 août 1831, il conduit une révolte dans le comté de Southampton en Virginie.Turner fit circuler la nouvelle à d’autres esclaves du secteur pour qu’ils se joignent à sa révolte et environ 60 le suivirent. Pendant les 48 heures suivantes, les esclaves terrorisèrent le secteur, avançant rapidement par les plantations à cheval, tuant chaque blanc qu’ils rencontraient.

Finalement, des troupes furent envoyées contre eux et les esclaves affolés se dispersèrent. Les troupes les ont pourchassés jusqu’à l’escarmouche qui mena à leur capture. Les esclaves avaient assassiné 24 enfants, 18 femmes et 13 hommes et la haine contre eux était énorme; ils ont été tués comme de la vermine, certains furent tirés et écartelés et leurs corps cloués sur les portes de huttes d’esclave en guise d’avertissement.

Plus de 100 esclaves sont morts – 40 d’entre eux étant des sympathisants soupçonnés des rebelles originaux. Finalement, Turner lui-même fut capturé, deux mois après que l’insurrection eut commencé, dans une caverne.

En prison il fit une confession et fut pendu, en même temps que 19 de ses associés.

Bien que défaite, cette révolte fut le plus remarquable exemple de la révolte des esclaves noirs et une des justifications de la Guerre de sécession.

STEVE BIKO
1946-1977
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642_200-200Steve Bantu Biko est sans doute moins connu que Nelson Mandela : le « Toussaint Louverture sud-africain ». N’en demeure pas moins qu’il a laissé sa marque dans l’histoire de ce pays. Et aujourd’hui en 2006, 29 ans après sa mort, Steve Biko reste un symbole et un des héros les plus incontestés de la lutte contre les régimes pro-apartheid au pouvoir jusqu’en 1994. En effet, le parcours de cet homme est tout à fait exceptionnel. Né le 18 décembre 1946 et ayant réalisé des études en médecine à « University of Natal Medical School » de son pays, il est le co-fondateur de South African Students’ Organization (SASO) en 1968, le promoteur en milieu sud-africain du « mouvement pour la conscience noire » (une philosophie venue des États-Unis d’Amérique) et le co-fondateur de la « Black Peoples Convention » PBCc en 1972.

Les buts poursuivis par Biko à travers toutes ces associations ont été d’une part de dénoncer l’injustice et l’ignominie du régime raciste sud-africaine et d’autre part de libérer les victimes de l’Apartheid de toute complexe d’infériorité physique et mentale, en leur incitant à lutter continuellement pour retrouver leur dignité. Devenu le premier président du BPC, Steve Biko devient très vite un opposant de premier plan au « Parti National » Sud-africain. D’autant plus qu’à cette époque plusieurs leaders de l’ANC étaient jetés en prison ou contraints à l’exil.643_200-200

Loin de se taire devant les menaces de l’adversaire, il intensifia son leadership en se livrant dans des projets sociaux, entre autres, visant à développer l’éducation dans les quartiers noirs défavorisés… . De telles interventions lui ont coûté l’exclusion de son école de médecine, une interdiction de prendre la parole en public en 1973 et plusieurs arrestations. Par la suite Biko, accusé d’actes de terrorisme, a été arrêté le 18 août 1977. Il décéda enchaîné et nu dans une fourgonnette de la police sud-africaine le 12 septembre 1977. Les rapports médicaux de l’époque mentionnaient un traumatisme crânien et des blessures au foie, comme causes de décès.

Sa fin tragique a donc servi grandement à sa lutte. On se rappelle que la honteuse disparition de Steve Biko a finalement porté les Nations Unies à prendre des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud. Par la suite le gouvernement de Fréderick De klerk fut contraint de libérer Nelson Mandela en 1990, lequel devient président de l’ANC dès 1991 et, chef de l’État Sud-Africain en 1994.

GASTON MONNERVILLE
1897-1991
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Né à Cayenne en 1897, Gaston Monnerville reste l’une des figures emblématiques de l’histoire de la Guyane, mais aussi et surtout de l’histoire politique de la France entière.

Défenseur de la cause guyanaise
Petit-fils d’esclave, sa vie est marquée par la lutte pour la Liberté et la tolérance. Il fait des études secondaires au Collège de Cayenne, puis au Lycée Bernuy, et se rend ensuite dans l’hexagone pour continuer sa scolarité à la Faculté de Lettres et de Droit de Toulouse.
A vingt-et-un ans, Gaston Monnerville est avocat au barreau toulousain. Le procès des « émeutes de la Guyane », au cours desquelles les partisans de l’anticolonialiste Jean Calmot se révoltent et sont arrêtés, le porte au devant de la scène politique. Il est leur avocat. L’acquittement inattendu des accusés fait de lui le défenseur officiel de la cause guyanaise. Gaston Monnerville estime d’ailleurs à l’époque que ce procès dépasse le cadre personnel et s’étend à la Nation entière.

Sous-secrétaire d’Etat
Elu député de la Guyane en 1932, puis maire de Cayenne, il a pour ambition de changer l’image de ce territoire, trop souvent associé à la misère du bagne et au banditisme. Hélas, son mandat est trop court pour lui permettre de mener à bien ce projet.
Cinq ans plus tard, il est nommé sous-secrétaire d’Etat aux Colonies et se trouve obligé de reporter la fermeture du bagne, qui constituait pour lui une étape importante dans le processus de revalorisation de l’image du territoire. Le 17 juin 1938, il parvient à contraindre Daladier d’abroger la déportation coloniale des condamnés. Dix ans plus tard, il obtient de l’Assemblée qu’elle ordonne le rapatriement des bagnards, mais il lui faudra attendre 1953 pour voir le dernier forçat quitter la Guyane.

Le « commandant Saint-Just »
Lorsque la Seconde guerre mondiale éclate, Gaston Monnerville a quarante sept ans. Sa passion de la Liberté et les idéaux de Justice qui l’animent l’entraînent dans un engagement passionné. C’est avec conviction et détermination qu’il entre donc en résistance en 1940. Le « commandant Saint-Just », tel qu’on le surnomme, s’embarque sur le cuirassé Provence. En 1944, la Libération le trouve en pleine activité au sein des FFI du Massif Central, qui devient très vite sa région politique de prédilection.

Conception républicaine
A la fin de la guerre, il est élu à l’Assemblée constituante et au Sénat de la Guyane jusqu’en 1948. Les mandats parlementaires et les responsabilités au sein du Conseil de la République se succèdent sans interruption. De 1948 à 1974, il enchaîne et cumule les fonctions de conseiller général de Sousceyrac, sénateur du Lot, président du Conseil de la République, maire et président du Conseil général de Saint-Céré. Son opposition à l’élection du Président de la République au suffrage universel lui donne l’occasion de défendre sa vision de la démocratie. Cette prise de position reste sans nul doute l’événement qui témoigne le mieux de sa conception républicaine.

Quête de démocratie
La révision constitutionnelle, proposée par le général de Gaulle en 1958, constituait aux yeux de Monnerville une dérive vers un pouvoir personnel, une « forfaiture », selon une expression qui reste, aujourd’hui encore, attachée à son nom. Après une carrière engagée, il prend sa retraite politique en 1983, mais demeure membre du Conseil constitutionnel et président d’honneur de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) jusqu’à sa mort à l’âge de 94 ans, le 8 novembre 1991.

Gaston Monnerville s’éteint en laissant dans la mémoire collective le souvenir d’un homme politique attaché à ses valeurs et infatigable dans sa quête de démocratie. Mais c’est aussi un peintre amateur de qualité qui s’endort, laissant pour témoignage de nombreuses toiles dont deux furent longtemps exposées à la Chantrerie de Cahors.

Publié dans GALERIE DES GRANDES AMES | 1 Commentaire »

Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

Posté par issopha le 22 décembre 2008

 

Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

Afrique - pillages, massacres et misère : Stop Françafrique. dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE Francafrique-b4d55

Les coulisses de la misère


Vous avez sans doute entendu parler du génocide sur les Tutsis au Rwanda, de guerres atroces (enfants-soldats au Libéria, congo, ex-Zaïre…) et des dictatures qui secouent le continent africain.

Pourquoi le gouvernement français a-t-il en connaissance de cause, continué de financer les auteurs du généocide du Rwanda ? Comment les responsables politiques français, qui se réclament des droits de l’ Homme, peuvent-ils en arriver à mettre en place ou financer des régimes aussi abominables – Tchad, Congo-Brazzaville, Cameroun, Mauritanie… ?

A qui profite le crime ?

La Françafrique, c’ est une infime minorité de Français qui, aidés au plus haut niveau de l’ état, pillent les richesses des ex-colonies françaises en Afrique, en utilisant l’ argent public et ce au mépris de millions de vies humaines.

C’ est le plus long scandale de la République française.

De nombreux politiciens et partis politiques, des hauts cadres et actionnaires de multinationales françaises ( Elf-TotalFina, Bolloré, Bouygues…) certains militaires, les dictateurs et leur entourage, les marchands d’ armes : en bref, ce sont des réseaux bien organisés qui disposent de nombreux relais dans les médias. Des centaines de milliars détournés en 47 ans.

Découvrez en cliquant sur chaques pays, ce mécanisme synonyme de misère et de mort.

Découvrez comment quelques centaines de personnes s’ enrichissent sur le dos d’ un continent en soutenant un génocide, des guerres, tortures, en organisant le détournement de l’ aide publique au développement.
www.stop-francafrique.com

Ces informations sont en majorité tirées des ouvrages de François-Xavier Verschave : La françafrique, Noir silence, Noir Chirac www.survie-france.org

Revendications du Sommet citoyen France – Afrique pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente.

Survie, communiqué, le 13 février 2007.


A l’occasion du 24ème Sommet des Chefs d’État d’Afrique et de France à Cannes les 15 et 16 février 2007, un grand nombre de dictateurs viendront, dans la tradition des sommets franco-africains, s’assurer du soutien de la diplomatie française.

Convaincues que les relations franco-africaines constituent un sujet qui ne saurait se limiter à un rendez-vous diplomatique de ce genre, des organisations françaises organisent un Sommet citoyen France-Afrique du 11 au 16 février, avec notamment un colloque international de deux jours à Paris (12 – 13 fév).

Des sujets souvent occultés mais ô combien cruciaux ont été abordés lors de ce colloque : le soutien de la France aux dictatures, le pillage des ressources naturelles du continent, l’aide au développement dévoyée, les causes politiques et économiques de l’immigration, etc.

Durant ce Colloque, auquel ont participé des personnalités importantes de la société civile africaine, des revendications concrètes ont été élaborées dans le but d’interpeller les partis politiques et les candidats aux élections présidentielle et législatives de 2007 en France. En attendant la publication des actes du colloque, les organisations françaises et africaines du Sommet citoyen France-Afrique demandent d’ores et déjà aux candidats de s’engager, entre autres, à :

- Reconnaître les aspects négatifs de la colonisation française en Afrique et l’échec des politiques françaises de coopération depuis les indépendances.

- Rendre transparente la politique de la France en Afrique :

Par l’instauration d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique française en Afrique ;

Par l’instauration d’un vote à l’Assemblée nationale pour toute signature d’accords de défense et toute intervention militaire de la France en Afrique ;

Par la publication des accords militaires et de défense liant la France et certains pays africains ;

Par la suppression de la cellule Afrique de l’Elysée, qui agit en toute opacité et en dehors de tout contrôle démocratique, afin de mettre un terme à la politique du « domaine réservé ».

Cesser l’ingérence de la France en Afrique et à promouvoir la démocratie :

Par la suppression des bases militaires françaises sur le continent africain ;

Par la suspension des interventions militaires bilatérales de la France en Afrique sans mandat de l’ONU ;

En conditionnant la coopération française au respect de l’État de droit et du principe de la gouvernance démocratique par les États africains ;

En favorisant la supervision des processus électoraux en Afrique par l’ONU ;

En impliquant les organisations des sociétés civiles africaine et française dans l’élaboration de la politique française de coopération.


Instaurer des règles internationales commerciales et économiques transparentes et bénéficiant à toutes les populations africaines :

En demandant à l’Union européenne la suspension des négociations sur les accords de partenariat économique (APE) ;

En obligeant les entreprises françaises opérant en Afrique à respecter les normes environnementales et sociales et à publier ce qu’elles versent aux États africains ;

En améliorant les dispositifs juridiques pour permettre une justiciabilité effective des entreprises françaises pour des actes commis dans les pays où elles opèrent ;


Favoriser les flux financiers en faveur du développement effectif des populations africaines notamment :

Par l’audit et l’annulation de la dette publique des États africains ;

Par la saisie et la restitution des biens mal-acquis et des avoirs détournés par certains dirigeants africains ;

Par une réorientation massive de l’aide publique au développement en faveur d’un accès universel aux services de base et d’un soutien fort aux sociétés civiles dans la construction des Etats de droit.


Mettre un terme aux politiques répressives et sélectives de l’immigration :

Par la remise en cause des visas de court séjour ;

Par la ratification par la France de la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille ;

Par la dépénalisation du séjour irrégulier des migrants. Les organisations présentes au Sommet Citoyen tiennent à manifester leur soutien à la société civile guinéenne qui lutte tragiquement pour sa dignité, le respect de ses droits et l’instauration d’un régime véritablement démocratique.

- Source : Survie France www.survie-france.org

Matières premières : les États-Unis à nouveau très intéressés par l’Afrique, par Tony Busselen.

 

 

REACTIONS D’INTERNAUTES

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

10/03/2007 à 11:36, par pilou

J’ai parcouru la fiche consacrée au Gabon, pays où j’ai vécu, et certains affirmations sont fausses, principalement sur la bio d’Albert Bernard Bongo. Il n’a jamais été policier. Il était dans l’armée de l’air. Et je ne crois pas qu’il ait été membre d’un quelconque service de renseignements.

Pour être crédible, il ne faut pas donner de fausses informations !

Ce qui ne m’empêchera pas de continuer de lire les articles de votre site.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 01:16

Mais mon cher Pilou, vous ne vous étes pas encore apperçu que la majorité des affirmations de Verschave et des membres de Survie relèvent de la manipulation la plus mensongère !

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 04:43, par Cyril

Ces deux commentaires relèvent soit d’une innocence coupable, soit, et je pencherai plutôt pour cette hypothèse, d’une banale tentative de décrédibilisation d’un mouvement qui appuie où ça fait mal. Survie est une association qui à l’origine est un mouvement pour allouer un certain pourcentage de l’aide publique au développement à la lutte contre la famine. Initié par quelques prix nobel, il a débouché, après avoir mobilisé de nombreux maires (une maire de 9000 maires sur Paris a eu lieu), les stars du football et d’autres personnalités, sur une proposition de loi signée par plus de 400 députés de tous bords. Mais ce texte n’a étrangement jamais été inscrit à l’ordre du jour. C’est en essayant de comprendre pourquoi que le combat mené par Survie est né, combat ayant pris une autre ampleur suite au génocide des Tutsi au Rwanda.

Survie a alors mis au jour au fil d’un travail rigoureux d’investigation ce vaste système qu’on appelle la Françafrique, expression, qui faut-il le rappeler, revient à Omar Bongo qui définissait ainsi ce système néocolonial clientéliste : « L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique ; c’est une voiture sans carburant ». La vérité, c’est que L’accès à l’ « indépendance » de l’Afrique francophone n’a pas marqué, loin s’en faut, la décolonisation des esprits au pouvoir. Pour ces derniers, il était inconcevable de lâcher les rênes du pouvoir et de rendre aux peuples africains les ressources dont leurs sols et sous-sols regorgeaient. Alors, sous la pression des mouvements indépendantistes, la « solution » fut de feindre une retraite bienveillante en coupant le cordon officiel tandis qu’à l’ombre de la cellule africaine de l’Elysée, Jacques Foccart assurait la continuité en déléguant le maintien de l’ordre colonial à des potentats adoubés, ces collaborateurs d’un genre nouveau qui plus tard, sous l’œil attentif du trio Elysée / Etat Major / Elf, sèmeraient la terreur, réprimeraient dans le sang et élimineraient les figures de l’espoir pour verrouiller le pillage des ressources. Aujourd’hui les avatars de cette politique continuent de nuire tandis que le prêt à penser se limite à l’image d’une France en perte de vitesse dans son précarré. Pour ne pas être dupe, il faut s’informer correctement et, dès lors, accepter cette réalité implacable :

 au Togo, nous portons soutenons une dictature héréditaire de 50 ans ; nous avons d’ailleurs été bien seul à valider l’intronisation du fiston Eyadéma lors de la mascarade électorale d’avril 2005 ;

 au Tchad et en Centrafrique, nos forces armées interviennent dans l’ombre pour nos obligés tortionnaires ;

 à Djibouti, nous couvrons une dictature coupable des pires exactions et très probablement de l’assassinat du juge français Bernard Borrel, affaire dans laquelle on peut à tout le moins s’interroger sur l’attitude de magistrats français n’ayant instruit que la seule thèse du suicide, et ce contre toute évidence ; mais heureusement, la raison d’Etat n’a pas entamé la détermination de la famille du défunt dans sa quête de vérité : plus de 11 ans après les faits, l’instruction du dossier se poursuit et la thèse du suicide est définitivement écartée ;

 au Rwanda, les sommets de l’horreur ont été atteint par notre soutien sans faille au gouvernement génocidaire ; un très grand nombre de preuves et de témoignages issus de sources très diversifiées dresse un constat accablant des complicités de l’Etat français avant, pendant et après le génocide des Tutsi : formation militaire, appui logistique, fourniture d’armes violant l’embargo de l’ONU intervenu en mai 1994, participation aux contrôles « ethniques » aux barrages (arrestation des Tutsi remis directement sur place aux miliciens Interhamwe), exfiltration turquoise des génocidaires vers l’ex-Zaïre, etc. L’examen, constitutionnellement prévu et précipité par quelques révélations, de la responsabilité du gouvernement devant le Parlement fut un exercice périlleux où il fallut esquiver la constitution d’une commission d’enquête (instrument trop efficace), s’est trouvée contrainte de refouler les véritables questions en annexe et de ne pas

Je n’entrerai pas plus dans les détails ici, le bilan est très lourd. On pourrait évoquer le Cameroun, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, la Centrafrique, le Biafra… Je laisse le soin aux citoyens de s’informer eux-mêmes par les chemins non balisés…

On peut tout de même ajouter aux ouvrages cités le livre « Noir Procès » qui correspond aux minutes du procès intenté par les 3 dictateurs Omar Bongo (Gabon), Idriss Déby (Tchad) et Denis Sassou N’Guesso (Congo Brazzaville) à l’auteur et à son éditeur pour « offense à chef d’Etat étranger », un chef d’inculpation datant du 19ème siècle. Et bien ce procès s’est retourné contre eux puisqu’il fut l’occasion de faire témoigner une multitude de personnes (malgré les risques encourus pour certains Africains) étayant les thèses de l’ouvrage. Verdict : le juge a reconnu le sérieux des investigations et relaxé les 2 prévenus. Des députés comme Noel Mamère était venu leur apporter leur soutien. Les intouchables se sont biensûr gardés d’attaquer ces ouvrages. Toutefois Charles Pasqua a attaqué Noir Silence car FXV lui attribuait le rapprochement et le réchauffement des relations avec le régime tortionnaire soudanais contre la livraison du terroriste Carlos (ce qui lui permettait de revenir dans le jeu de la communauté internationale). Et bien il reçut 1 Fr de dommages et intérêts car il ressortait des faits qu’ils devaient être attribués au gouvernement français dans son ensemble.

Bref, je ne renchérirai pas sur ces arguments ridiculement insignifiants de patriotes béats ou d’intéressés cyniques. Je concède toutefois que les médias n’aident pas trop à y voir clair dans le précarré français…

Et pour finir, je n’apprécie pas le Grand Soir sur ce coup qui d’abord m’accorde de publier mes envois (voir article sur les matières premières et les Etats-Unis d’il y a qq jours) et qui choisit finalement de publier mon un morceau pioché on ne sait où. Entre un article d’Odile Tobner , admirablement écrit, sur l’intervention récente de l’armée française en Centrafrique et un article on ne peut plus général et truffé de fautes d’orthographe, le choix s’est porté sur le second. Un fait étrange qui ressemble à une perche tendue…

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 19:59

- Le « morceau pioché on ne sait où » vient d’ ici www.stop-francafrique.com ( introduction, sur la droite)

- Avant de publier l’article d’Odile Tobner ils nous a semblé utile d’ abord, de commencer par le commencement : introduire la Françafrique. Tout les lecteurs du Grand Soir ne sont pas forcément au courant.

- Et pour la « perche tendue… », libre à vous de penser ce que vous voulez…

Rédaction LGS

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

12/03/2007 à 10:53

Je m’excuse, il n’était sûrement pas dans vos intentions de participer à la décrédibilisation de Survie. Mais le paragraphe choisi pour résumer la Françafrique, à mon avis un peu trop réducteur (il n’est pas facile de résumer un système de façon si courte), peut facilement apparaître caricatural pour certains. Alors les 2 commentares qui ont suivi m’ont un peu énervé… J’ajoute que le site stop-françafrique est le site personnel d’un adhérent de Survie qui peut comme tout le monde (pour répondre aux détracteurs) se tromper (quoi que je n’ai pas vérifié les soi disantes erreurs).

Cyril

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

08/04/2007 à 16:37, par Pilou

Mais mon brave monsieur, il me semble que j’ai écrit que je connaissais le Gabon tout simplement parce que j’y ai vécu une quarantaine d’années !

Je sais donc pertinemment que c’est loin d’être une démocratie. Que le chef d’état est sur le trône depuis 1968 et qu’il a en partie pillé le pays, partageant avec d’autres. Mais à la différence avec d’autres pays, il a eu « l’intelligence » de partager avec des représentants d’autres ethnies pour garder l’unité du pays.

Ma critique portait, non sur le texte proprement dit, mais sur l’infographie par pays. Et je maintiens que pour avoir une certaine crédibilité, il faut éviter les erreurs.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

18/05/2007 à 15:04, par Ketchateng

C’est un mensonge de prétendre que Bongo au Gabon (comme Biya au Cameroun) a eu l’intelligence de maintenir l’unité nationale en partageant les richesses du pays entre les ethnies.

C’est bien entre élites que les richesses-miettes (puisque l’esentiel est emporté par les multinationales françaises notamment) sont réparties au Gabon, au Cameroun, en Rca, au Congo Brazza et ailleurs en terre maudite françafricaine. C’est également une marque de racisme de penser que les ethnies sont un problème principal chez les Africains. Elles coexistaient bien avant la colonisation et les nouveaux Etats.

C’est l’opposition organisée des ethnies, par des régimes fantoches et corrompus, qui crée des problèmes. Ce serait pareil en France si on se mettait à recruter des alsaciens pour mater les terroristes corses.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

10/08/2007 à 22:16, par pilou

J’ai écrit « des représentants de chaque ethnie. »

Ce qui signifie que Bongo a associé à son pouvoir des membres de chaque ethnie (Fang, Myene, Pounou, Kota, Teke, Djabi, …)

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

09/09/2007 à 19:12, par Ketchateng

Combien faut-il de membres associés de mon ethnie au pouvoir, pour que j’aie droit, comme tous les citoyens du monde, à l’éducation, aux soins de santé, au travail sain et justement rémunéré ? Assurément, la question ethnique n’est qu’un cache-sexe pour les bandits qui pillent les peuples africains.

Bongo aurait-il associé chacune des ethnies gabonaises à « Son pouvoir », que cela n’aurait rien changé. Une fois associé, le supposé représentant du village, se remplit la panse, même au détriment des projets de développement de sa région.

Une fois de plus, cessez de poser le problème ethnique qui empêcherait le progrès démocratique. C’est l’instrumentalisation des ethnies et non l’existence des ethnies elle-même qui est le problème. Ps : Je vous invite à visiter la région natale de Paul Biya au Cameroun. Vous me direz si elle est mieux lotie que le pays bamiléké dont je suis originaire et qui est réputé (faussement) être victime de l’ostracisme du pouvoir.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

15/03/2008 à 21:54, par THEOPHILE OBAKER

Très surpris de savoir que l’oeuvre du très regreté François-Xavier V. laisse encore jusqu’à nos jours certaines personnes indifférentes à la lutte d’émancipation,de prise de conscience des peuples opprimés par l’autre sous un falaçieux prétexte de Civilisation.C’est en quelque sorte nier que le nez est situé au dessus de la bouche.Il n’y a pas de demagogie ni même de manipulation comme ç’a été pretendu,c’est la pure verité.Il faut s’en accommoder,c’est une question d’humulité intellectuelle.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

13/03/2007 à 16:35, par claude

Ce n’est pas ce que disent les Africains qui venaient écouter les conférences de F.X. Verschave mais c’est tellement plus confortable de nier tout la politique néfaste que nous avons eu et continuons d’avoir en Afrique. Si nous n’avions pas agi ainsi ce continent ne serait pas dans les difficultés terribles actuelles.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

03/07/2007 à 19:08, par THEOPHILE OBAKER

Il est indéniable que l’association Survie nous a permis de prendre conscience de tous les méfaits des rélations francoafricaines.Une inadéquation entre les rapports officiels carricaturés par la courtoisie avec un langage diplomatique soutenu dont les réalités conséquentes sont infines face au desastre causé par les rapports contractuels officieux qui élitisent une classe par rapport à une communauté. -La LIBERTE d’aliéner toute un population pauvre,asservie,inoffensive. -La FRATERNITE de consentir à la dechéance d’une foule de desoeuvrés. -L’EGALITE de tous par l’incorporation ségrégative des élites africaines dans l’esotérisme métropolitain,fidélisant ainsi leur sulbaternisation. VOILA LA FRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC L’AFRIQUE.Le pays des DROITS DE L’HOMME.

J’ai du respect pour les rapports communautaires entre société favorisant ainsi la mise en valeur de ce que l’homme à de plus fort en lui:le respect de l’autre et la survie de l’espèce humaine.Voilà ce que la citoyennété nous oblige dans cette mondialisation qui fait de notre planète un VILLAGE.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

07/07/2007 à 10:14, par zilikana

La france devait arreter la philosophie des humans tutsi,plan nilotique qui n’est autre que de se considerer comme une élite de classe crée pour réigner sur les Bantouts ,éhtinie majoritairement autoctonne de l’afrique centrale , ;Monsieur Théophile ,Imaginer vous le pouvoir à Kampala : Museveni ;un Tutsi, ;KIgali : Kagame ,un tutsi ; Kinshasa :Kabarebe un Tutsi ;Burundi:un presiden Tutsi ; Cameroon ,Tchad,Cote d’Ivoire ,Angola Namibie ; et le combat continue ,Les Tutsi Rwandais sont encandrés et guidés par le pays fort que tu n’ose pas citer !Après tout le Rwande ne fabrique pas les armes et pour mener la victoire il utulise les satelitte pour guider les militaires les muits et repeler les adversaires et cela par un grand pays ! Le plobleme pour la France c’est ils sont tellement peuréux ils étaientle seul pays de dire à leur ami pays d’occident d’arreter mais ils ne veulent pas se meuler !

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

28/10/2007 à 18:44, par THEOPHILE OBAKER

Mon cher ZILIKANA,je n’est pas peur de citer la FRANCE qui a fait beaucoup de degats en AFRIQUE.Si je prend le cas du CAMEROUN,elle s’est arrangée à se reserver la main mise sur les filiaires de pointe telles que la cotonnerie,l’eau,la chocolaterie,le transport etc…Ne pas citer la FRANCE comme tel s’est manquer du respect à sa propre intélligence,au bon sens et surtout avoir une myopie intellectuelle ;ce qui n’est pas utile à l’AFRIQUEd’aujourd’hui.

#19673 

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

16/03/2007 à 12:09, par Aram

Il est totalement faux d’attribuer l’assassinat des intellectuels et autres journalistes algériens au groupuscule de généraux qui ont fait main basse sur le pays depuis des lustres. Certes, la rumeur publique, amplifiée par certaines déclarations d’anciens officiers et corroborée par le laisser-faire qui a toujours accompagné le massacre de populations entières, accrédite la thèse incriminant l’armée dans ce massacre crapuleux, mais on ne saurait en tirer une généralité. Le plus grand nombre d’attentats commis contre les populations ou les individus reste bien le fait des terroristes islamistes, dont chacun sait, en Algérie, la volonté de sacrifier, au besoin, la moitié du peuple pour parvenir à leurs objectifs.

#19984 

cè triste la misère en afrique

01/10/2008 à 20:44, par yohanna

je suis une négresse,martinikaise et kan je vois des enfants africain maigrent ça me fait mal,ça ne me fait pas rire comme certaines personnes ki se moquent,franchement ça me rend triste.Il y a des kestions ke je me pose : Pourkoi les Européens ne les aident pas ? Est-ce-ke ça les touche pas le coeur de voir un enfant dans la misère ? Moi,personnellement si j’étais Présidente de la république,j’aurai aimé aider les africains pour k’ils vivent bien.

 

 

 

Afrique

Matières premières : les États-Unis à nouveau très intéressés par l’Afrique, par Tony Busselen.

Mehdi_Sadeghi_Iran-a15c5 dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Solidaire, 28 février 2007.


Pour fin septembre 2008, les États-Unis rassembleront leurs activités militaires en Afrique (sauf en Égypte) sous un seul commandement. Leur objectif : le contrôle complet des matières premières africaines.


La décision a été dévoilée au début de ce mois et montre bien l’importance stratégique de l’Afrique pour les États-Unis. C’est la première réorganisation de la structure de commandement de l’armée américaine sur le plan mondial depuis 1946. La nouvelle structure a été baptisée African Command et reprend une partie des tâches de l’EUCOM, le commandement installé à Stuttgart.

Au cours de la dernière période de préparation, la part des opérations dirigées en Afrique par l’EUCOM est passée de presque rien en 2003 à 70% en 2006 [7]. La majeure partie de ces activités se déroule en Afrique occidentale et plus précisément dans le golfe de Guinée, entre la Côte d’Ivoire et l’Angola, une région riche en pétrole. Le gouvernement américain s’attend à ce que 25 % des importations américaines en pétrole viendront de cette région, vers 2015 (19 % aujourd’hui). Entre 1995 et 2005, les grandes compagnies pétrolières américaines ont investi plus de 40 milliards de dollars, dans cette région. Entre 2005 et 2010, 30 autres milliards sont encore prévus [8]. Le pétrole est une première raison importante de l’accroissement de l’intérêt stratégique de l’Afrique.


La Chine inquiète les USA.

Une seconde raison, c’est la présence accrue de la Chine en Afrique, comme le disent les experts américains du Council on Foreign Relations : « La Chine a modifié la situation stratégique de l’Afrique. Sur tout le continent, elle est en quête de richesses naturelles, elle dame le pion aux entreprises occidentales dans les grands travaux d’infrastructure, elle fournit des prêts avantageux [9]. » Actuellement, plus de 25 % des importations chinoises en pétrole viennent déjà d’Afrique. Ces dernières années, le commerce entre la Chine et l’Afrique a triplé, passant à 37 milliards de dollars, faisant de la Chine le troisième partenaire commercial de l’Afrique après les États-Unis et la France [10].

L’African Command doit aborder de façon plus centralisée et plus efficace la présence militaire en Afrique, de façon à multiplier et faciliter désormais des expéditions militaires comme celle qui a eu lieu en Somalie, voici quelques semaines, lorsque des avions américains ont mitraillé des centaines de paysans somaliens dans le vain espoir d’éliminer trois (3 !) membres d’al-Qaïda.

Mais, avec la mise en place de l’African Command, les dirigeants américains ont encore de plus grandes ambitions. Une étude de l’armée américaine sur ce même African Command constate : « Ce qui manque aujourd’hui, en Afrique, c’est un mécanisme continental de stabilisation. Plusieurs tentatives ont bien été faites pour mettre sur pied des organisations régionales, comme la Communauté économique des États ouest-africains (ECOWAS) ou l’Union africaine. Mais ces organisations ont été marginalisées vu l’absence d’un soutien solide de la part des pays développés. Les Nations unies essaient sans y parvenir d’unir le monde pour aborder les grands problèmes de sorte que l’Afrique puisse aller au devant d’un avenir pacifique. » L’étude conclut : « La meilleure façon de montrer au monde que les États-Unis sont vraiment en phase avec l’Afrique consiste à installer un Commandement africain comme seule structure de commandement pour l’ensemble du continent africain [11]. »

Le général Jones, qui a préparé la mise en place de l’African Command, a constitué un groupe d’étude à Stuttgart. Quinze agences et services du gouvernement américains, de même que la chambre de commerce américaine pour l’Afrique, y ont participé. « Le combat du 21e siècle en Afrique consistera à coordonner tous les éléments pouvant avoir une influence nationale. » Autrement dit, l’African Command de l’armée américaine devient non seulement le chaînon central du contrôle militaire de l’Afrique, mais aussi celui du contrôle politique et économique du continent.

Nigeria : Résistance croissante à la domination américaine.


Avec ses 137 millions d’habitants, le Nigeria compte à lui seul un cinquième de toute la population africaine. L’espérance de vie y est de 44 ans, soit 2 ans en dessous de la moyenne africaine. D’après la Banque mondiale, la part des familles dans la consommation nationale a baissé, passant de 73 % en 1985 à 40 % à peine en 2005.


Le Nigeria est le principal producteur de pétrole en Afrique. Les compagnies pétrolières y font d’énormes bénéfices, mais la pauvreté du pays s’accroît sans cesse [12] .

Le Nigeria prend à son compte 40 % du total des exportations pétrolières africaines aux États-Unis. Le pays compte plus de 300 champs pétrolifères, 5284 sites de pompage, 7000 km de pipelines et 10 terminaux pour l’exportation. La croissance de ce secteur pétrolier a commencé dès 1970, après une guerre civile meurtrière. On s’attendrait donc à ce que le pays connaisse une prospérité croissante. Mais c’est tout le contraire : seuls ont grimpé les chiffres des bénéfices des grandes sociétés pétrolières et de leurs complices locaux. 85 % des revenus du pétrole au Nigeria vont dans les poches de 1 % de la population. Les 99 autres s’enfoncent dans une misère croissante.

Entre 1970 et 2000, le nombre de Nigérians vivant avec moins de 1 dollar par jour est passé de 19 à 90 millions. Dans les « riches » régions pétrolières du pays, il y a 1 médecin pour… 150.000 habitants.

La résistance de la population des zones d’exploitation pétrolière du Nigeria gagne en ténacité et en violence. Entre 1998 et 2003, il y a eu 400 actions contre les installations pétrolières. Cela va de manifestations, blocages, occupations et grèves, à des attentats et des actes de sabotage. Les compagnies pétrolières y perdaient annuellement un milliard de dollars. Fin 2005, les représentants politiques de la population ont quitté les négociations sur la répartition et l’utilisation des rentrées de l’exploitation pétrolière. Depuis le début 2006, un groupe militant, le Movement for the Emancipation of the Niger Delta (MEND), organise des enlèvements systématiques d’employés étrangers de compagnies pétrolières. Début 2006, la production de 630.000 barils par jour était menacée. Depuis 2003 déjà, l’armée américaine assure un programme d’entraînement très complet des troupes nigérianes. Il y a un accord de collaboration pour la protection des installations pétrolières. Et, dans le cadre de cette collaboration, les États-Unis ont également acheminé des navires patrouilleurs dans les régions productrices de pétrole.

Le journaliste Michael Watts conclut : « La perspective de la militarisation américaine du sud afin de protéger les champs pétrolifères et du nord pour contrôler la terreur islamique est la recette idéale pour une violence politique massive. Le Nigeria pourrait très bien être le prochain Irak. »

Tony Busselen

 

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Histoire secrète de SOS-Racisme

Posté par issopha le 22 décembre 2008

 

 

Histoire secrète de SOS-Racisme

Histoire secrète de SOS-Racisme

 

Article publié le 19 février 2005 sur oulala.net

Serge Malik est l’un des fondateurs de SOS-Racisme. Il est à la fois arabe et juif, un « faux beur », un « margarine » comme il aime se définir lui-même. Dans son livre, « Histoire secrète de SOS-RACISME » écrit en 1990 il nous livre l’arrière-plan de l’association « antiraciste » où se dissimule en réalité une manipulation politique au service du PS et de François Mitterrand.

Dans ce texte, il est question de livrer une synthèse de ce livre.

Dans les années 83-85 le racisme était à son comble : bavures policières, meurtres d’arabes et d’antillais, alliance RPR -FN à Dreux et vedettariat de Le Pen.

Serge Malik croyait au combat antiraciste comme moyen efficace pour vaincre l’intolérance, l’exclusion et les inégalités sociales. L’apparition soudaine d’Harlem Désir dans l’émission de Michel Pollac « Droit de Réponse » a été un véritable tremplin pour lui. Enfin, il a trouvé un espace au sein duquel il pourrait s’exprimer et aider les jeunes à comprendre et à se faire comprendre. Sans la moindre hésitation, il laissa tomber son métier de comédien et s’engagea à fond dans SOS.

Pendant des années, comme d’autres militants, Serge donna de tout son temps et de toute son énergie à SOS. Naïf, il n’avait pour seul moteur que le rejet de l’intolérance et du racisme.

Puis au fil des années, quand les masques tombèrent, il se rendit compte qu’il a été abusé, manipulé et utilisé au service de politiciens avides pour lesquels l’immigration et l’intégration n’étaient qu’un instrument politique.

Touche pas à mon pote n’était qu’un slogan, une valise vide. Pourtant pour des milliers de gens, c’était la promesse d’une vie différente, l’espoir de la tolérance et du changement.

Les pseudos antiracistes étaient essentiellement des organisateurs de spectacles politiques, médiatiques et musicaux. Ils ont triché et menti. Pire, ils ont contribué à la banalisation du fait raciste et ont apporté de l’eau au moulin puant de Le Pen et tout cela pour des besoins alimentaires et des ambitions personnelles.

Profondément écoeuré, l’auteur nous confie dans ce livre l’histoire de ce mirage.

Le grand patron et fondateur de SOS est Julien Dray. Au début des années 80, ce dernier était trotskiste ; il fonda le Mouvement d’action syndicale (MAS). Dans les facs et les cités, Julien Dray plus connu alors sous le sobriquet de Juju, brandissait fièrement son trotskisme pour donner l’image d’un révolutionnaire. Le MAS n’était pour lui qu’une passerelle ; en réalité il se sentait coincé dans les coulisses du monde politique, il voulait prendre un raccourci et éviter le long parcours du combattant comme n’importe quelle « limace » militante. Il troqua la casquette trotskiste peu rentable contre l’habit du militant socialiste en y apportant un formidable cadeau au PS : SOS Racisme, l’association championne de la jeunesse.

Mitterrand accourut pour donner sa bénédiction à la création de la nouvelle association. Il était heureux de rencontrer de « vrais » gauchistes et de « vrais » jeunes dont la présence à la cour témoignerait de son humanisme et montrerait à quel point ce dernier est à l’ « écoute du peuple et concerné par les problèmes sociaux » surtout qu’on était à l’époque des désillusions de l’après mai 81 et que les indicateurs socio-économiques du gouvernement Mauroy étaient catastrophiques.

Le Président mit alors tous les moyens matériels et humains du parti à la disposition de SOS. Avec le soutien de l’appareil du PS, il fallait pallier la carence médiatique et institutionnelle des mouvements beurs et vite récupérer la lutte des jeunes des cités. L’idée donc de créer une association jeune animée par des jeunes et pour des jeunes dont la fonction serait la lutte contre l’exclusion sous toute ses formes tomba à pic.

Juju commença par annihiler ses concurrents potentiels. L’action entreprise par les beurs au début des années 80 fut réduite à néant. Sans appareil national pour les soutenir, les association beurs ont vite été mis K.O. par SOS.

Pour le lancement de la spectaculaire assoce, il fallut trouver des slogans et des discours se rapprochant le plus possible des préoccupations quotidiennes des immigrés.

Une histoire montée en toute pièce que les potes vont répéter à satiété va devenir la légende de la création de SOS. Elle met en scène Diego, un black de l’assoce, présent dans une rame de métro. Une horrible vieille dame blanche cherchait son porte monnaie en jetant des regards accusateurs sur Diego. Puis tous les autres voyageurs fixèrent méchamment le pauvre Diego et des relents de lynchages se firent sentir. Heureusement que la vieille retrouva son porte monnaie ; cette histoire traumatisa le malheureux Diego qui annonça à ses potes son intention de rentrer au Sénégal. Les potes, pour garder Diego en France ont décidé de créer l’association des potes en la baptisant « Touche pas à mon pote Diego ».

Après les slogans et la légende, il fallut constituer le bureau et distribuer les rôles.

SOS fut hiérarchisée en trois niveaux. Le premier était le « palier des beurs » constitué de tâcherons : ménage, préparation des victuailles, gardiennage, tri des badges, réception, etcetera.

L’échelon d’au-dessus fut composé des « fondateurs » formant le bureau national (BN) où figuraient certains « beurs officiels ».

Enfin la tête de pyramide, triée sur le volet par Dray, fut constituée principalement par la garde prétorienne ayant fait le même parcours que Juju : la fac, la ligue, le MAS, le PS et enfin SOS.

Le choix du président n’a posé aucun problème pour Juju ; Harlem possédait toutes les qualités : il est black, sérieux, combatif et surtout malléable, obéissant et très dévoué au boss.

En effet, Harlem a suivi à la trace son maître à penser. Tous ses mouvements étaient entièrement contrôlés et maîtrisés par Juju. Les désirs de Dray étaient des ordres pour Désir. Sa supposée spontanéité lors des émissions télévisées n’était que le résultat d’un coaching intensif mené par le grand chef.

Petit à petit, Harlem le « gauchiste » sombra corps et âme dans le star system ; il découvrit les résidences secondaires et les chalets de montagnes, il rencontra le gratin mondain et tout ce qui compte dans le pays : des riches industriels, des décideurs, la « véritable » politique, le pouvoir et ses enivrants parfums ; à ce moment, l’apparat prit le dessus sur les idées.

Si le choix du président fut facile, le recrutement des beurs au sein de SOS s’avéra un vrai casse-tête et tournait carrément au casting. Il fallait que les beurs sélectionnés ne soient pas politisés et fassent « banlieues », ou, si ce n’est pas possible, il convenait de les choisir parmi les fidèles du PS d’Ile-de-France.

Ce qui rendait la tâche plus difficile encore est que Juju avait placé à la tête de SOS des membres de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), ultra-sionistes pour la plupart et très provocateurs. L’UEJF qui, pourtant n’avait aucun projet et ne s’intéressait à aucune action antiraciste monopolisa SOS. D’ailleurs, dans un article publié dans le monde du 14 juin 1985, Philippe Bernard s’étonna de la composition de la direction de SOS qu’il trouvait un peu accaparée par des juifs.

Avec cette réputation d’association sioniste et anti-palestinienne, Juju a bien réussi à tenir les beurs indésirables à distance.

Après Paris, vint le tour de la province. Les comités locaux étaient constitués de petits groupes et le schéma de recrutement était le même qu’à Paris. La section locale devait toujours être chapeautée par des amis sûrs de Dray, fidèles et soumis. En cas de difficulté, SOS dépêchait des « commissaires politiques ». Ces derniers insufflaient « l’esprit du bureau national » aux militants, et réorganisaient les bureaux des comités en y nommant les membres sur mesure recrutés sur place. En tant qu’association du PS supervisée par l’Elysée, SOS a systématiquement utilisé les implantation locales du PS et de la Ligue en combattant durement les initiatives provenant du PCF, parti pour lequel Dray voue une haine viscérale (d’ailleurs c’est l’une des raison pour lesquelles Dray déteste le MRAP, association proche du PC).

Le « centralisme démocratique » de la SOS faisait que l’information ne circulait que dans le sens Paris-province et jamais entre les différents comités. Tout devait transiter par Paris, enfin disons par Dray.

Les fonctions des militants se limitaient à organiser des actions spectaculaires, des manifs, des grèves, des « dîners parrains » et autres, à prendre contact avec la galaxie médiatique, artistique et intellectuelle, à préparer le journal Touche pas à mon pote, à toujours donner à manger aux médias et provoquer des « affaires » même avec des éléments peu fiables…

Les potes ne devaient poser aucune question ni sur le fonctionnement politique, administratif et financier de SOS, ni sur les manipulations électorales, ou la fabrication des adhérents en nombre presque illimité, et encore moins sur les rapports, mandats et titres bidons. Le chef a bétonné son Bunker avec tant de soins que tout contestataire était vite isolé et sa tentative était par avance vouée à l’échec.

Le carnet d’adresses bien rempli de Juju, son réseau bien établi et ses soutiens nombreux rendaient son bastion intouchable.

Les francs-maçons furent parmi les premiers alliés de SOS. Il y avait aussi des grands industriels proche du PS comme Christophe Riboud ou Pierre Bergé ; ils firent des dons et introduisirent SOS dans le monde des affaires. Mais l’aide la plus précieuse fut celle des trois organisations proches du PS : la MNEF, la FEN et la CFDT.

Les principaux collaborateurs de l’Elysée à SOS étaient Jean-Louis Bianco, Jacques Attali, Jack Lang et d’autres. Ils fournirent à SOS les « parrains » : Guy Bedos, Yves Simon, Simone Signoret, Coluche, Pierre Bergé, et cætera. De plus, SOS avait profité largement des services offerts par Gérard Colé et Jacques Pilhan, principales figures de communication de Mitterrand.

Dès le début, Le Matin de Paris et le Nouvel Obs étaient acquis à la cause. Le mensuel Globe a été le plus fervent supporter des potes. Dirigé par Georges-Marc Benamou, un proche de Bernard Henry Levy (BHL), le mensuel a lourdement fardé l’assoce pour l’aider à ne pas être perçue comme une officine du PS.

BHL fut l’un des tout premiers à se précipiter pour proposer « spontanément » ses services aux potes. Le « philosophe » et Marek Halter ont joué un rôle décisif dans la médiatisation en profondeur de SOS. BHL parrain, puis initiateur de l’agence de presse SOS, a ouvert l’association sur d’autres mondes de la politique et a provoqué sa rencontre avec beaucoup d’intellectuels.

Au début, le quotidien Libération était très critique vis-à-vis de SOS. Les deux journalistes Favereau et Beau confirmaient l’antinomie SOS-Beur. Ils dénonçaient l’absence de légitimité de SOS vis-à-vis du mouvement beur et l’influence grandissante de l’UEJF dans les instances dirigeantes de l’assoce. Ne voulant pas changer de ligne éditoriale, les deux journalistes furent donc priés de s’intéresser à d’autres sujets ! Et deux autres journalistes tout « neufs » sortis du chapeau magique, prirent la relève.

Depuis, les liens avec Libé changèrent radicalement et le quotidien devint l’un meilleurs soutiens de l’assoce.

Le premier concert fut produit par Sylvain Moustaki et Eric Basset. Le choix n’était pas un hasard ; en effet, Erik Basset était socialiste et ami de Jean-Marie Le Guen, alors premier secrétaire de la fédération de Paris du PS. Pour la réussite du concert, le Président de la République et son Premier ministre vont faire intervenir leurs collaborateurs auprès des grands donateurs potentiels : des entreprises publiques et certaines grosses sociétés privées furent sollicitées d’apporter leur aide à SOS.

D’émission en émission, de spectacle en spectacle et de concert en concert, SOS a réussi à s’imposer comme une icône de la vie politique française.

L’immigration et l’intégration n’ont jamais été une cause pour SOS et ses promoteurs mais seulement une couverture pour un certain nombre d’activités moins nobles et plus politiques : L’antiracisme étant une affaire juteuse, un bon filon.

Les fanfaronnades de SOS contre le FN n’ont jamais empêché ce parti de prospérer ; au contraire l’assoce fut un tapis rouge emprunté par le parti d’extrême droite pour passer de l’ombre à la lumière. L’émergence du FN dans le champs politique a affaibli le RPR ce qui facilita la réélection de Mitterrand.

L’UEJF fut rassurée : le « danger » de l’émergence d’une élite politique beur autonome susceptible d’être sympathisante de la noble cause palestinienne est écarté.

Dray, Harlem, Boutih et toute la garde prétorienne furent largement récompensés : des postes et des prébendes furent distribués par le PS sans compter.

Par contre, les beurs sur le dos desquels ce mirage s’est monté, moisissent toujours dans leurs cités délabrées et se débattent encore dans leurs problèmes récurrents.

Histoire secrète de SOS-Racisme, Serge Malik, 1990, Albin Michel

L’autre mirage

Le phénomène SOS n’a été qu’un feu de paille et son parcours s’est achevé en cul-de-sac. Les manipulateurs fourbissent leur nouvelle arme en allant puiser dans la décharge des idées coloniales : « libérer » la femme du « joug de l’homme indigène brutal et barbare ».

Les marionnettes de « ni putes ni soumises » sont les nouveaux indigènes médiateurs. Le statut du beur se mua de victime en violeur, tortionnaire de ses sœurs, nazillon, antisémite et intégriste voire dangereux membre potentiel d’Al Qaeda menaçant la république et la laïcité.

Ainsi de « Touche pas à mon pote » on passe à « Casse la gueule à mon pote ».

Cette nouvelle supercherie est non seulement sponsorisée par les proxénètes de la finance, de la politique des médias et du show-biz mais malheureusement elle est aussi soutenue par d’autres victimes manipulées.

A suivre…

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Colombie, le monde paysan résiste à L’État Narco-Capitaliste

Posté par issopha le 22 décembre 2008

 

Horizon Colombie (III)

Colombie, le monde paysan résiste à L’État Narco-Capitaliste

Colombie, le monde paysan résiste à L’État Narco-Capitaliste dans MAFIAS ET CRIMINALITE POLITIQUE arton7623-bc8ce

EMOREJ Archibald

Le problème du partage des terres et la contre-réforme agraire permanente instituée par l’État colombien sont la source principale de violence en Colombie, et ce depuis l’indépendance. 0,4% des propriétaires possèdent 61,2% des terres rurales selon des chiffres officiels, et ce fossé ne cesse de se creuser. Barrancabermeja, une des villes principales de l’État de Santander dans le région du Medio-Magdalena, concentre tous les problèmes et toutes les horreurs infligés au monde paysan en même temps qu’elle offre un paysage presque complet des acteurs et victimes de la violence en Colombie : Multinationales, paramilitaires, armée nationale, populations paysannes déplacées et guérillas.

Barrancabermeja, État de Santander, Colombie. 2008.

La ville de Barrancabermeja.

C’est une ville de près 300 000 habitants, tristement célèbre pour ses massacres de la fin des années 90 lors de la prise de la ville par les paramilitaires (900 morts pour les seules années 2000-01). Grand centre de production de pétrole, l’immense raffinerie se voit quelque soit l’endroit où vous vous trouviez dans la ville, avec ces cheminées brulantes qui montent au ciel, répandant dans l’air humide l’odeur caractéristique de la combustion. Ecopetrol, société colombienne qui gère l’or noir du pays est détenue, sans surprise dans ce pays vendu aux puissances étrangères, en majorité par des consortiums étrangers, nord-américains, espagnol et anglais. Aujourd’hui, malgré la loi de démobilisation, les groupes paramilitaires sont plus que jamais les maitres de la ville. Sous de nouvelles appellations, comme les aigles noirs ou les autodéfenses gaitanistes de Colombie, ils participent au nettoyage sociale de la ville. Le nettoyage sociale, ici, consiste à assassiner les jeunes des quartiers populaires pour ôter à la population toute envie de se plaindre de sa condition et de rejoindre un quelconque mouvement social. Durant les fins de semaine une dizaine de jeunes sont régulièrement assassinés, la moyenne étant de une exécution par nuit. La police, qui couvre les agissements de ces tueurs, parle de règlements de compte entre bandes ou de crimes passionnels. Les associations de défenses de droits de l’homme, les mouvements sociaux, ceux qui montent des pièces de théâtre ou des ateliers de break-dance, la fédération féministe comme les syndicats reçoivent chaque semaine des fax et courriers de ces groupes paramilitaires où ces derniers promettent de « nettoyer la ville des chiens gauchistes, des syndicalistes, des pédés, des prostitués, des jeunes drogués, des professeurs de danse homos et de toute cette racaille de guérilleros ». J’ai pris soin de corriger les fautes lors de la traduction, parce que ces paramilitaires, normalement groupes illégaux de puis la démobilisation de 2004 (loi Justicia y Paz) sont presque illettrés. Leur barbarie n’a d’égal que leur basse morale, et j’ai ici écouté l’histoire de ses escadrons de la mort qui découpent les gens à la machette, laissant à côté des corps dépecés une pile de cotes humaines.

Barrancabermeja c’est un port sur le Magdalena, principalement port pétrolier, mais aussi petit port pour les campesinos qui essaient tant bien que mal de vivre de leurs récoltes. La ville a bien changé ces dernières années, point de mire des multinationales pour ses conditions parfaites pour la monoculture intensive, palme africaine et cane à sucre, ses gisements de charbon et d’or, les commerces de biens importés ont remplacé l’économie locale et les grands centres commerciaux poussent comme des champignons vénéneux. Enfin, cette ville c’est aussi l’histoire des ses associations et syndicats qui luttent au péril de leur vie, durement touchés par la répression, ne comptant plus les morts, les tortures et les disparitions forcées dans leurs rangs, qu’ils soient syndicalistes, acteurs sociaux, associations de défense des paysans ou fédérations féministes. Depuis 2004, 18 de ces acteurs de la défense des droits des travailleurs, de l’homme et de la femme ont été assassinés.

Le monde paysan : organisation et répression.

On ne peut décemment pas traduire les mots campesinos et/ou campesinas par paysan. Cette traduction littérale perd tout le sens, la spécificité et l’histoire de ces communautés. Rien à voir avec le paysan de Zola, pas plus qu’avec l’activiste José Bové. Les campesinos colombiens sont soumis par la loi, historiquement la réforme agraire n’a jamais existé. Le gouvernement libéral d’Alfonso López Pumarejo (1934-1938) avait pourtant initié une réforme agraire pour sortir le pays du système du latifundio, c’est à dire de la concentration de la terre dans les mains de l’oligarchie. Mais ces lois de la Terre votées en 1936 furent simplement annulées avec l’assassinant du leader populaire Jorge Eliécer Gaitán en 1948 qui marqua le début de la pénétration violente du capitalisme moderne et sauvage (mais le capitalisme peut-il être autre chose qu’une forme sauvage de société ?). Les campesinos sont donc une population délibérément opprimée par tout les gouvernements, et jusqu’à ce jour aucune réforme agraire juste et réparatrice n’a été appliquée. Depuis l’intensification du conflit interne des années 1960-70, ils sont soumis à des déplacements forcés, non seulement du fait de la guerre civile, mais aussi et surtout pour satisfaire les appétits du grand capital et des grands propriétaires terriens. Comme dans toute guerre civile, les campesinos apparaissent dès lors comme potentiellement tous membres de la guérilla paysanne, et les exécutions extrajudiciaires, les meurtres de masses, les tortures, les déplacements de population, et la stigmatisation de toute tentative d’organisation du monde paysan sont depuis lors un fait établi et répété. Aujourd’hui, les moyens mis en place par l’État, machiavéliques et brutaux, empêchent tout simplement le monde paysan de s’organiser, de bénéficier des droits élémentaires et de vivre en paix.

1. Histoire rapide de l’organisation du monde paysan.

L’Amérique centrale et l’Amérique du Sud partagent la triste histoire du saccage de leurs terres et l’injustice de la concentration de la terre dans les mains de l’oligarchie. La colonisation espagnole s’est d’abord servie de la main d’œuvre indienne pour l’extraction de l’or et de l’argent, exterminant la population indigène qui est passée de 90 millions à 3, 5 million en un siècle et demi. Les filons épuisés, les vastes terres agricoles se sont ensuite converties en latifundio pour la monoculture de denrée à destination des centres capitalistes de l’époque, mais surtout elles sont devenues les tombeaux des déportés de la terre africaine. Production de café, de sucre, de coton, de caoutchouc ou de fruits dans de grands camps d’esclaves dirigés par les blancs. Tous les conflits nés pour la réforme de cette structure ont laissé des martyrs et les noms à citer sonnent encore aujourd’hui comme une lutte quotidienne : Zapata, Sandino, Arbenz, Castro, Allende,… D’un bout à l’autre du continent ils ont tous lutté et luttent tous pour une réforme de la propriété de la terre. Il ne faut pas oublier que les trois quart des compagnons d’arme de Fidel Castro sur la Granma étaient des paysans. En Colombie, aidés par les idéologues communistes et certains libéraux radicaux, Marulanda et Arenas ont lutté depuis Marquetalia et avec la formation de la guérilla des FARC-EP pour cette réforme agraire et pour la protection des paysans. La guérilla des FARC-EP, guérilla sans aucun doute possible politique et paysanne, a surgi, justement, pour défendre le droit de ces communautés. On se rappelle que Marquetalia fut en fait la première reserva campesina, gérée par les paysans pour le droit à la terre et à la vie. Depuis l’écrasement de cette commune indépendante, les gouvernements successifs colombiens n’ont jamais cherché à régler le problème de la terre, comme ils n’ont jamais imaginé améliorer la vie des paysans. Seule la confrontation brutale a été choisie, et ce n’est pas le Plan Colombie ou ses successeurs du Plan Patriot qui annonce un changement de stratégie. Simplement, compte tenu de la composition paysanne des FARC-EP, pour l’armée chaque campesino est un guérillero en puissance et cela explique le déni total de droit et les violations quotidiennes de ces derniers de la part de l’État et de sa force armée, légale ou illégale.

2. Répressions actuelles du monde campesino.

La coca, un problème social.

Le projet des gouvernements successifs d’Alvaro Uribe a été la libéralisation extrême de toutes les ressources du pays et la vente de ses terres aux multinationales étrangères. Il ne fait aucun doute que le stade ultime serait la disparition totale du monde paysan, reléguant ces derniers au rang de simples salariés des grandes monocultures et sapant la base de la guérilla paysanne. La production nationale de fruits et légumes est en chute libre, l’importation de denrées alimentaires de base ne cesse d’augmenter, au même rythme qu’augmente l’exportation de cocaïne. Parlons-en car après tout la Colombie reste dans l’imaginaire collectif comme le seul pays de ce trafique-là, évidemment à tort. La pauvre petite feuille de coca, élément si important de la culture indigène, serait depuis plus de trente ans la responsable de tous les cataclysmes et toutes les catastrophes. Elle n’est en fait qu’un prétexte (juteux pour qui la contrôle) dans ce projet de destruction du monde paysan au profit du latifundio et des multinationales. La coca est devenue un problème social par décision de l’État colombien. C’est-à-dire que parmi les multiples moyens de criminaliser le monde paysan, les pointer comme éléments de base du trafique mondiale de cocaïne est une pièce de ce puzzle machiavélique. Pourtant, eux, ces paysans de la terre, n’ont strictement rien à voir avec les caciques et les parrains entourés de prostitués de l’imaginaire des narcotrafiquants. Ce sont des hommes et femmes de la terre qui ne pouvant pas cultiver fruits et légumes, par faute de terre à cultiver en paix, par faute de moyens d’écouler la marchandise, à cause des déplacements répétés et des assassinats des paramilitaires et de l’armée, sont réduits à cultiver la coca comme seul moyen de subsistance. Les plantations sont protégées car la coca, elle, se vend. Dans ces vastes territoires contrôlés et quadrillés par l’armée, où pas une dizaine de guérilleros ne peut descendre sous peine de déchainer bombardements, échanges de tirs et de mortiers, à tel point que les paysans qui passent par là tombent comme des mouches sous les balles perdues, là où les vedettes de l’armée patrouillent sans relâche sur les fleuves, c’est extrêmement suspect que jamais un intermédiaire de ces narcotrafiquants ne soit abattu ou fait prisonnier, que jamais une cargaison de coca ou pâte de coca ne soit interceptée, que jamais un laboratoire ne soit démantelé. Parfois, oui parfois cela arrive et toujours, dans ce cas, cela est présenté comme appartenant à la guérilla. Sont-ils invisibles ces narcotrafiquants pour passer inaperçus dans la zone la plus militarisée du monde ? Sont-ils donc plus agiles que les indiens et plus aguerris que ceux qui ont passé 70 ans à lutter dans la montagne, sont-ce dans les cabarets de la capitale et dans les salons du palais présidentiel qu’ils apprennent ces tours de magie ?

Embargo sur les aliments et les services publics.

Les gouvernements successifs n’ont jamais rien fait et ne font rien pour développer le monde paysan. Aujourd’hui le taux d’alphabétisation est de 10%. Pour ceux qui savent lire et écrire très rares sont les moyens de s’instruire ou de s’informer. Les services publics dans les campagnes sont quasi nuls, de l’éducation nationale à la collecte des déchets. Pas d’hôpitaux ou de centres de soins, pas d’entretien des routes et chemins, pas de service de transport par le fleuve. La seule présence de l’Etat est son armée tentaculaire. Outre de laisser les paysans dans un état de soumission et d’empêcher ainsi toute structuration sociale, l’état pratique le blocus d’aliments. C’est-à-dire qu’il est impossible de transporter le fruit d’une récolte sans demander une autorisation au commandant responsable de la zone avec un document clair de la destination, du marché ou de la ville. Au temps où les groupes paramilitaires étaient légaux, il fallait demander une autorisation aux commandants du secteur pour tout transport de marchandise. Devenus illégaux, l’armée nationale c’est substituée à cette stratégie. Administration kafkaïenne qui rend impossible le commerce des récoltes, toujours avec cet argument massue que le destinataire pourrait être la guérilla. De même les médicaments et autres biens ne rentrent qu’au compte-goutte et les contrôles de l’armée séquestrent toutes les denrées. Cette stratégie tend à s’alléger, question d’image, au profit de celle de l’abandon des voies d’entretiens dont l’état de délabrement rend impossible le commerce de proximité, les paysans étant obligé de s’organiser eux-même pour entretenir les voies de communications, temps volé sur leurs heures de travail hebdomadaire. Cette stratégie n’a pour but, encore une fois, que d’affamer le monde paysan, le décourager et le forcer à se déplacer vers les centres urbains ou les zones de monoculture pour vendre sa force de travail aux esclavagiste modernes.

Fumigation et Plan Colombia.

Le plan Colombie, depuis les années 2000 et avec l’aide des Nord-américains, a initié la terreur de la fumigation au prétexte d’éradiquer les plantations de coca. La firme Monsanto, macabre connaissance pour être le fabricant de l’agent orange pendant la guerre de ces mêmes Nord-américains au Viet-Nam, vend aujourd’hui à la Colombie le glyphosate, dérivé de son herbicide phare le RoudUp, un produit qu’il assure non toxique pour les mammifères comme pour l’environnement. La Colombie est le seul pays au monde à pratiquer la fumigation. Après presque une décennie de lutte anti-drogue, cette stratégie est un échec retentissant. Premièrement les chiffres officiels annoncent une réduction de 20% seulement de la surface des plantations. Deuxièmement la production a elle augmenté grâce à l’introduction d’une plante de coca transgénique nettement plus productive. Écrire dans le même paragraphe coca transgénique et Monsanto ouvre des perspectives d’investigations aux conclusions terrifiantes. Les trafiquants de drogue, s’ils possèdent l’argent en quantité, ne sont pas réputés pour être de grands biologistes en génie génétique au point de créer en quelques années une plante nouvelle par le biais d’une technique que la plus grande et plus puissante firme en génie génétique a mis des décennies à maitriser. Je dois également livrer ici un élément des plus troublants dont la véracité ne tient, pour l’instant, qu’aux recoupements de très nombreux témoignages. De nombreuses plantations de coca seraient résistantes aux fumigations, à l’instar du soja transgénique de Monsanto qui résiste à l’herbicide Roud Up. Une plante de coca transgénique résistant à l’herbicide de Monsanto ? L’étique de l’information, fut-elle révolutionnaire, ne me permet pas pour l’instant de dépasser le stade de la question, mais l’enquête est en cours. Ce qui est sur, c’est que les paysans eux sont victimes de ces fumigations, que les sols sont contaminés et inutilisables (sauf à acheter les semences résistantes de Monsanto !?), et que de plus en plus de terres sont laissées à l’abandon et rachetées par les grandes multinationales. Demain, comme au Viet Nam, les problèmes de santé augmenteront, non seulement pour le monde paysan mais pour toute la Colombie. La fumigation est un crime contre la population colombienne, et si les Etats-Unis veulent interrompre le trafique de cocaïne qui est en majorité destiné à leurs narines bourgeoises, qu’ils s’intéressent au blanchiment de cette argent sale qui se fait à plus de 90% dans leurs banques, il ne serait pas si stupide de répandre du glyphosate au-dessus du béton de Wall Street plutôt que dans les campagnes luxuriantes de Colombie.

Leçon d’une résistance campesina : ACVC (Asociacion Campesina del Valle del rio Cimitarra)

La théorie reste un concept vide tant que la pratique n’y est pas associée. Toutes ses informations et témoignages directes sont des cadeaux de grandes valeurs de tous ces colombiens et colombiennes qui luttent malgré la terreur d’État et qui partagent avec le sourire ces vies tragiques pour que cela se sache et que les morts ne soient pas vains. A Barrancabermeja, dans un appartement transformé en bunker, avec portes de sécurité et caméra de surveillance, travaillent les campesinos de l’ACVC (Asociacion Campesina del Valle del rio Cimitarra). Depuis douze ans et la création de la reserva campesina del Valle del rio Cimitara (Loi 160 de 1994 validé par un acte juridique en 2003), cette association défend les droits des campesinos, droit à ne plus être déplacés, droit à jouir du bénéfice de la terre et finalement rien de moins que le droit de vivre. La réserve compte 300 000 hectares et environs 30 000 paysans la peuplent. Dans cette réserve, il n’y a pas un hôpital, pas un collège pour les enfants, tout juste quelques écoles sans professeur attitré, qui viennent ou ne viennent pas. Une vereda est un petit village paysan, Caguï est l’un de cela, perdu sur la rive du fleuve Cimitarra, fleuve affluent du Magdalena. Depuis Barrancabermeja il faut compter une heure et demie de pirogue à moteur avant d’arriver à la lagune San Lorenzo où semble dormir paisiblement Cagüi. Défile alors toute la beauté du Magdalena Medio, ses oiseaux à gorges bleues, ses plantations de bananes ou de mais, ses petites maisons isolées aux toits de tôle et murs faits de planches de bois, parfois on croise des pêcheurs, parfois d’autres pirogues, et souvent on se sent très loin des problèmes qui pourtant sont ici présent plus qu’ailleurs.

Arrivé à la Vereda, Oscar Duque est là ; ce fier paysan d’une cinquantaine d’année, un des leaders de ACVC qui comme plusieurs de ses compagnons sort juste de prison où il a passé de long mois suite à un montage juridique visant à décapiter l’association. Mais il est là, toujours, comme les autres. Deux des compagnons sont eux toujours en prison en attente d’un éventuel procès (Andrés Gil y Miguel González Huepa). Pour tous ils sont des exemples, et ici à Caguï on respecte les hommes fiers et droits dans leurs bottes de campesinos. Avec Humanidad Vigente, un association juridique qui accompagne est protège de nombreux mouvements de résistance, non seulement ici mais aussi dans les États du Catatumbo ou de l’Arauca, il s’agit de réaliser un atelier sur la nécessité de défendre la réserve et plus encore l’occasion de connaître et valider les droits des campesinos. C’est lors d’un de ces ateliers, dans une vereda un plus éloignée (Villanueva), que l’armée à rafler le 19 janvier 2008 la plupart des leaders de ACVC. A Cagüi il y a l’électricité depuis un an, parfois cela fonctionne, parfois non. Il y a beaucoup d’enfants, curieux et dynamiques, plus vifs et plus téméraires qu’à la ville, plus endurcis, et la vérité c’est qu’à 14 ans ici on est déjà un homme. Tous vivent de la culture de la coca. Un campesino me montre ses mains et ses pieds brulés par la fumigation. Le médecin de la ville a confirmé le diagnostique et rien de plus, alors lui est revenu à la vereda, inutile, puisqu’il ne peut plus serrer les poings et donc tenir d’outil pour travailler la terre. Après la douche du matin à l’unique tuyau d’eau courante du village, l’atelier commence. Il faut finalement attendre midi parce que se déplacer est toujours compliquer ici, à cause des routes inexistantes et de l’armée qui patrouille. C’est l’occasion de partager les expériences et de confronter les problèmes. Les campesinos, malgré leur isolement déterminé par l’absence de toute politique publique sont au fait, mieux que personne, de la véritable situation du pays. Certains remettent en question les luttes et les marches de protestation ; l’un d’eux remontent jusqu’au début des années 80 et avoue qu’il ne participe plus à rien parce que à chaque fois, après quelques jours ou quelques semaines d’absence pour participer aux manifestations régionales ou nationales, il retrouve ses champs dévastés par l’armée ou les paramilitaires. Ils se plaignent de l’arrivée des semences terminator (stériles) des grandes firmes, offertes gratuitement et qui les laissent ensuite sans rien pour semer l’année suivante, sans autre choix que d’acheter de nouvelles graines aux même multinationales. Ils voudraient tous une coopérative pour vendre les produits de la terre et arrêter de cultiver la coca. Ils voudraient des crédits pour développer l’élevage bovin dans la réserve, pour pérenniser une boulangerie, pour soutenir la petite fabrique qui utilise la cane à sucre. Et surtout ils ne veulent plus se déplacer. Certains l’ont étaient jusqu’à sept fois. A chaque fois poussés par les militaires et paramilitaires, parfois comme raconte Oscar, en courant sans rien laisser derrière soi, et ce n’est pas une image, parce que les paracos sont derrière le bosquet. Alors l’importance est capitale de préserver la réserve, un droit légitime et constitutionnel arraché de longue lutte. Les discussions s’étendent tard dans l’après-midi dans la chaleur humide du Magdalena Medio. Il faut se partager ceux qui savent écrire pour coucher sur de grandes feuilles les conclusions du jour avant que la nuit tombe.

Le soir autour du repas de yucca et de poissons frits, personne n’est dupe du projet des gouvernements et de la situation : « ils veulent faire de nous des salariés de misère comme les coupeurs de cane à sucre ! » ; Le soir autour d’une tasse de café se racontent les histoires d’ici ; les amis qui ont sauté sur des mines anti-personnel que les paramilitaires disséminent dans les champs, les balles perdues, les incendies criminels jamais résolus dans la réserve, les compagnons qui ne reviennent pas et que la brigade du coin affirme avoir tué lors de combat contre la guérilla, les vers dans la viande qu’on sert au prisonnier politique et les jeunes qui sont partis à la montagne. Partir à la montagne, al monte, cela veut dire rejoindre la guérilla. Il n’y a pas de meilleur endroit, ici, au milieu des campesinos, pour faire la part du vrai et du faux sur la guérilla. Il faut savoir écouter et lire dans les yeux quand ils parlent de leur guérilla. Bien sur que c’est une guerre et que dans une guerre les soldats tuent et meurent, les civils sont en premières lignes et les erreurs de jugement sont des tragédies. Bien sur. Mais la guérilla, en nombre, est plus forte que jamais, parce que c’est la meilleure chance de survie pour un jeune, homme ou femme, et parce qu’ici, au cœur de la tragédie colombienne, il n’y a aucun doute sur le droit à l’insurrection. Je sais d’un campesino de ACVC qui a tenu a me parlé longuement de la guérilla, afin de partager plus loin que la mer les vérités qu’on étouffe, que la guérilla est d’une grande valeur morale, qu’aucun paysan ne la craint et que la justice rendue sur son territoire est toujours respectueuse des campesinos.

La situation de la réserve del Valle del rio Cimitarra est des plus précaires. Sa légitimité constitutionnelle a été balayé par un décret de Alvaro Uribe arguant de mouvement de la guérilla, ce qui est infirmé par tous les concernés, puisque celle-ci s’est repliée depuis quelques années du fait de son infériorité militaires et tactiques face aux technologies Nord-américaines importée du Plan Colombia. L’armée a pris position et les dérapages n’ont pas tardé. La situation c’est encore dégradée en 2007, quand à la suite de l’assassinat par l’armée d’un jeune paysan, comme toujours ensuite déguisé en guérillero, plus de 350 paysans ont fui pour se déclarer en campement humanitaire. ACVC a courageusement gérer la situation et contacter les autorités. Des représentants de l’État sont passé, et même le président Uribe, histoire de serrer quelques mains et de passer au journal du soir comme un président à l’écoute du peuple, et qui n’a pas peur d’aller dans les zones rouges. Pourtant la situation n’a pas évolué. Ou plutôt si, quelques mois après, les principaux leaders de ACVC, ceux la même qui avaient négocié avec le gouvernement et ses représentants ont tous été incarcérer. Mais les campesinos résistent, et cette fois n’ont, ils ne fuiront pas, ils défendront la réserve, leur droits et leur leaders. Rien de mieux à ajouter que le slogan de ACVC : ACVC défend la réserve paysanne, défendons ACVC !

En conclusion il ne faut pas se tromper sur l’enjeu majeur des luttes paysannes, en Colombie comme dans les autres pays mal nommés en voie de développement. La stratégie capitaliste laisse derrière elle des hécatombes humaines et une destruction irréversible de la planète. Il ne s’agit pas seulement d’un combat régional de telle ou telle communauté mais bien d’une lutte internationale contre le saccage des ces multinationales et de leurs collaborateurs locaux. Les consortiums alimentaires détiennent dans leurs mains la macabre possibilité de réduire l’humanité à néant en quelques décennies ; la famine gronde déjà et la loi des armes impose le silence sur ce trafique insensé ; on meurt de faim dans les campagnes les plus riches du monde, on meurt d’épidémies suspectes liées à des produits imaginés dans les usines des pays du Nord ; la crise économique, la crise alimentaire, et pourtant toujours les mêmes têtes et les même remèdes, bien loin de la solution pourtant évidente, une révolution qui atteindrait tous les domaines, dans le but de construire un monde meilleur.

Archibald EMOREJ

pour Le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

Informations complémentaires :

http://www.prensarural.org/spip/spip.php ?mot96

http://www.humanidadvigente.net/

 

 

 

 

Horizons de Colombie (II)

Potosi, Semence de résistance communautaire.

arton7499-f3de9 dans VISAGES DE LA RESISTANCE

EMOREJ Archibald

Avec les communautés indigènes et les communautés paysannes, des quartiers des villes Colombiennes résistent aussi à la pression de l’État ultra-capitaliste et au dénie de l’histoire ancestrale du Pays. Dans le quartier de Ciudad Bolivar, connu pour ses violences policières, ses disparitions de jeunes et sa problématique de pauvreté, vit et se développe le projet alternatif d’un commerce juste et d’une production d’aliments ancestraux, pour l’indépendance alimentaire, la lutte pour la récupération de la mémoire et le combat contre la fatalité voulue par l’oligarchie.

Là-haut sur la colline de Potosi, au Sud de la capitale, les rues sont de terre et de pierre, les orages semblent gronder à quelques mètres seulement de vos oreilles, et d’un regard on embrasse l’horizon de Ciudad Bolivar, ce quartier fameux, tristesse du Libertador, qui concentrent les problèmes d’un pays submergé par les déplacements forcés, d’un pays meurtri par une oligarchie hautaine et lointaine, d’un pays soumis aux diktats des pensées et des armes paramilitaires. Ici, dans les collines oubliées, 76% des familles vivent sous le seuil de pauvreté. Mais les gens vivent quand même. Les gens de Ciudad Bolivar, ce quartier de un million d’habitants qui n’existait presque pas il y a vingt ans, est un patchwork des souffrances de la Colombie, une évidence de la guerre, la guerre des armes et la guerre économique. Les anciens se félicitent de l’eau courante et de l’électricité, des bus qui passent enfin, et même des quelques services publiques, une cantine communautaire par ici, une école par-là, des jardins d’enfants sans jardin, et puis le silence. Parce que Potosi reste un quartier ennemi de l’État, avec sa gigantesque base militaire cachée derrière la colline, avec ses paramilitaires qui font la loi et gribouillent les portes des leaders communautaires de leur sale sigle : AUC. On vous dira, plus bas dans la ville, là où l’on croit les journaux, que les paramilitaires n’existent plus puisque l’État les a démantelé et gracieusement remercié. On vous dira que l’armée et les paramilitaires ce n’est pas la même chose. Pourtant le mois dernier de nombreux jeunes disparaissaient encore, évidemment (évidence macabre) retrouvés à plusieurs centaines de kilomètres déguisés en guérilleros (habitude macabre). Cette fois cela n’est pas passé, l’armée est mise en cause, des généraux et des soldats sont accusés. Exception, pour beaucoup espoir d’une brèche dans la sainte impunité de l’alliance parapolitique-narcotrafique. Les familles de Potosi pleurent leur morts, la société bien pensante s’étonne, et le gouvernement parle de moutons noirs. Affaire à suivre pour ceux qui sont si loin de tout cela, pour ceux d’en bas qui croit les journaux.

Mais Potosi ce n’est pas que cela, la Colombie cela n’est pas que ces lâches armés jusqu’au dents, ces militaires bêtes et saouls, ni ses politicards corrompus jusqu’au narcotrafique, ni ces bourgeois qui vendent chaque bout de terre aux puissances étrangères. Non, Potosi c’est le contraste d’une communauté qui vit et s’organise, qui s’inquiète plus de retrouver son histoire et sa culture ancestrale que de se prostituer aux théories capitalises importées. A Potosi, descendu du bus qui s’essouffle dans la cote, il faut marcher encore un peu, grimper encore vers cette colline qui semble la dernière, celle qui semble embrassée le ciel, celle qui domine toute la ville, il faut passer devant ce jardin d’enfants, les saluer et les voir chuchoter devant l’étranger de passage, il faut sourire avec eux une fois faites les présentations, et alors, l’autre Potosi est prête pour la découverte.

Alegria de vivir, c’est le nom du jardin d’enfant édifié en pente, avec salle d’étude, jeux de plein air et une cuisine. Du jardin d’enfant on passe au jardin vert, le potager et verger accrochés à la pente. Luz Dary Ayala, une des leaders de la communauté est notre guide au travers des fruits et légumes, des bacs à humus où grandissent les lombrics, des digues de bois qui retiennent la terre. Parce que ici tout est naturel, sans aucun recours aux produits chimiques, et tant pis si les escargots voraces dévorent les feuilles de salades. Ce n’est pas de l’agriculture biologique, non, c’est de la culture ancestrale. Le projet « Delicias del Sur », initié par la communauté et par le collège libre ICES (Institut Cerros del Sur), est de promouvoir une alimentation saine, de retrouver la tradition des anciens, d’approcher l’autosuffisance alimentaire pour la communauté et en priorité les enfants, tout en développant des alternatives au commerce, comme le troc et l’échange de savoir. La quinoa, cette céréale ancestrale oubliée au profit des produits d’importation comme le blé et le riz, est l’un des aliments sains sur lequel la corporation base son activité. Cette plante traditionnelle andine est un concentré de vitamine et de protéine, et la chocoquinoa, une de ses multiples variantes, devrait être un aliment de base pour les enfants. C’est un travail patient de récupération des valeurs indiennes, le tri et la protection des semences et la recherche de terre pour développer les jardins dans tout le quartier. Au-delà de ces principes, ce projet permet de fédérer la communauté, populations déplacées par la guerre et les grandes multinationales, principalement d’origine paysanne, qui souffre d’être enfermée dans le béton d’une ville qui les rejette, les cloue à la pauvreté et les criminalise. Le projet de commerce, si loin des illuminations gouvernementales et de ses plans capitalistes, rentre en conflit permanent avec les implantations de grandes surfaces voulues par l’État et la privatisation des circuits de distribution alimentaire. Ceux qui croient les journaux devraient le savoir, la Colombie de ces 15 dernières années est la championne du néo-libéralisme sauvage, et ce n’est pas une image. C’est dans ce quartier de la ville que j’ai vu pour la première fois dans la capitale sur la porte des leaders de la communauté ce sigle des paramilitaires, ce sigle qui n’a rien à envier à la croix gammée : AUC. Demain cette infamie sera une vérité et les monstres paieront, aujourd’hui c’est une gangrène sans contrôle sous la protection des pontes du gouvernement. Malgré cela Potosi s’organise donc, au travers de ce projet vaste basé sur le renforcement de la communauté au travers de l’autosuffisance alimentaire et la mise en valeurs de sa mémoire ancestrale. Un peu plus haut que le jardin, un grand bâtiment bleu est posé, presque, cette fois, au sommet de la colline. C’est le dernier bâtiment, derrière c’est la nature. Ce bâtiment bleu c’est le collège ICES, un projet, encore de la communauté, de plus de 23 ans, qui débuta alors comme une simple cabane où recevoir les enfants et développer le soutien scolaire et l’entraide communautaire. Aujourd’hui c’est un vaste ensemble pouvant accueillir 1000 personnes, un espace libre, sans porte, auto-géré, ouvert à toute la communauté. Salle de classe, salle informatique, laboratoire biologique, salle de danse, de réunion…et bien sur, à coté du terrain de jeu, un jardin sous serre. C’est de là qu’est venu le projet Deliscosa del sur, et avec les leaders de la communauté, principalement des femmes, le projet vit et se développe : formation des gens à la comptabilité, à l’économie directe, au technique ancestrale de culture, à la biologie, etc,etc…. Lorsque je demande pourquoi il n’utilise pas la colline qui surplombe le collège, on me répond que cette colline et celles qui sont derrières sont propriétés de multinationales et que bientôt elles seront éventrées pour extraire du ciment…du ciment contre des fruits et des légumes. Un professeur passe. On parle rapidement des disparus du mois dernier, rapidement parce qu’un cours l’attend. Les jeunes jouent au ballon. Les jeunes de Potosi parlent et écoutent, ce ne sont pas les monstres décrits par ceux d’en bas, ceux qui croit les journaux, même si les petits de cinq ans parlent déjà comme des adolescents. Ici la vie est dure et l’espoir tout aussi tenace. Là on vit, on s’organise et on rêve à de grande chose, de grand projet, un avenir germé dans le respect du passé et dans les souffrances du présent, comme le rappel à l’entrée du collège le buste de Evaristo Bernato Castellanos, leader communautaire et instigateur de ce collège libre, assassiné en 1991.

La corporation vit des moments difficiles. Bien sur l’État ne subventionne pas ce projet qui contrarie ces plans économiques. Il manque un local pour travailler la quinoa, pour des questions d’hygiène cela ne peut se faire dans la cuisine du jardin d’enfants. Il manque des volontaires, dans ce quartier décimé par la pauvreté et le chômage, où beaucoup de mères de famille élèvent seules leurs enfants, il est difficile de s’investir dans une activité qui n’assure pas un salaire minimum. Il faut également des lieux de stockage, non pas que la production soit une obsession de Delicias del sur, mais c’est bien grâce à leur produit, leur mode de fabrication et les liens de solidarité et fraternité qui l’entoure que l’indépendance non seulement alimentaire mais aussi culturelle prendra son envol. Pour cela aussi existe le projet de construire un marché, lieu d’échange, de troc et de partage du savoir, de l’histoire de la culture, de l’histoire de la Colombie, celle qui ne s’apprend pas dans les journaux ni dans les livres de l’éducation nationale. Pour cela aussi il faut souligner le travail de grande valeurs de toute ces communautés, des associations comme Humanidad Vigente, association d’accompagnement juridique qui se bat et défend les victimes de violations des droits de l’Homme à travers tout le pays, qui soutiennent ce projet, s’éloignant un peu de l’image triste de cette colline, là-haut sur les hauteurs de Ciudad Bolivar.

Avant de quitter Potosi, c’est impossible de ne pas boire le café noir offert par Luz Daria. Parce que les colombiens sont comme cela, si loin des clichés de ma lointaine Europe. Au mur de son salon il y ce tableau de Delacroix, La Liberté guidant le Peuple. La Colombie est une terre de partage, ces habitants coupés du monde par la propagande sont curieux de l’ailleurs. On me demande, comme souvent, si la pauvreté existe dans mon pays. Je regarde cette Liberté passée, ce rêve de Liberté, et un peu honteux j’avoue. Bien sur, il y a des problèmes, des déplacés économiques des pays pauvres du sud qui embrasent, parfois, les cités populaires, des sans maisons perdus dans la ville intransigeante… mais rien de pareil, rien de semblable, rien de systématique… et j’avoue aussi ma responsabilité collective, le cœur gonflé de cette balade à Potosi, que le mal vient aussi de mon pays, de ses multinationales sans âmes, ses banques capitalistes, ses contracteurs de paramilitaires et ses penseurs du saccage, qui ici, à Potosi se payent comptant. La Colombie est ainsi, comme le monde d’aujourd’hui, couleurs et noirceur, tristesse et espérance. Et s’ils n’ont pas besoin des étrangers pour récupérer leur mémoire volée, s’organiser et organiser leur futur, les multinationales étrangères elles n’ont plus n’ont pas le droit, cette fois non, de venir saccager ce projet du nouveau millénaire, et rappelez vous, occidentaux révoltés et révolutionnaires, qui si vous vous pensez trop loin de la Colombie pour agir, rappelez-vous que vous êtes surement plus près du siège de ces multinationales qui pillent ce beau et fier pays, de ces multinationales qui payent les paramilitaires pour assassiner la jeunesse et les leader sociaux, alors si la rage positive vous donne des envies de lutte, vous savez ce qu’il vous reste à faire, un jour ainsi vous serez reçu avec toute l’hospitalité colombienne, là-haut sur la colline de Potosi, pour partager avec toute la communauté des galettes de quinoa et un jus de mora du jardin Alegria de Vivir.

Archibald EMOREJ

Novembre 2008.

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Droits de l’Homme : Fillon ménage Kouchner et Yade

Posté par issopha le 22 décembre 2008

 

Droits de l’Homme : Fillon ménage Kouchner et Yade

NOUVELOBS.COM | 22.12.2008 | 10:48

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La France n’est pas un « donneur de leçons » mais veut défendre les droits de l’Homme « partout dans le monde », affirme le Premier ministre qui est revenu, lors de sa visite en Egypte, sur la polémique entre la secrétaire d’Etat et son ministre de tutelle.

Droits de l'Homme : Fillon ménage Kouchner et Yade dans DROITS DE L'HOMME ET ACTION HUMANITAIRE 613541

François Fillon, réaffirme que la France n’est pas un « donneur de leçons » mais veut défendre les droits de l’Homme « partout dans le monde » (Reuters)

Dans un entretien publié lundi 22 décembre par le quotidien égyptien Al-Ahram, le Premier ministre, François Fillon, réaffirme que la France n’est pas un « donneur de leçons » mais veut défendre les droits de l’Homme « partout dans le monde », moins de deux semaines après que Bernard Kouchner eut qualifié d’ »erreur » un secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme, déclenchant ainsi une polémique avec Rama Yade, la ministre en charge de ce secrétariat.
« La France ne veut pas se poser en ‘donneur de leçons’. Aucun pays ne peut être parfait et irréprochable en la matière. Mais tous doivent tendre à le devenir. C’est parce qu’elle croit profondément en ces valeurs que la France entend défendre ces droits partout dans le monde », déclare le Premier ministre au quotidien égyptien Al-Ahram, selon ses propos diffusés par Matignon.

« Contradiction permanente »

Interrogé également sur les profanations de cimetières musulmans, François Fillon souligne que « la France combat tout type de racisme ».
« La France est un pays républicain dont les valeurs sont celles de la tolérance et de la fraternité », insiste-t-il. « Quiconque s’oppose à ces valeurs s’oppose aux valeurs mêmes de notre pays ».
« Il y a contradiction permanente entre les droits de l’Homme et la politique étrangère d’un Etat, même en France », avait déclaré le 10 décembre Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, en qualifiant « d’erreur » la création d’un secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme.
L’interview a été accordée à Al-Ahram dans le cadre d’un voyage officiel en Egypte de François Fillon lundi et mardi.

 

LES REACTIONS D’INTERNAUTES

Les réactions des lecteurs

libertyvalence
FPAILLE
je vous comprends où va la France lemplois qui foutent le camps et supprimés , pdt cetemps on tergiverse avec doits de l’homme : de petite phrase ne voulant rien dire
que le pouvoir pensent aux exclus en 1er lieux
frace à 2 voire à 3/4 vitesses
yade, montre de dray çà devient indécent
22.12 à 12h07
Alerter
hubu
Prisons d’1 état totalitaire !!
les prisons francaises sont ignobles. Ce n’est pas qu’une question de locaux ou matérielle.
Le problème est dans la bureaucratie,1 administration totalitaire, qui considère les détenus comme « sa » chose, l’inhumain qui règne partout, le mépris de l’autre, ……

Les pires prisons de l’EU des 27 !!! , c’est voulu, et ça en dit long sur la mentalité et le reste de la société.

« partout dans le monde » : la bonne blague !!

Ras-le-bol de ce pays qui ment à la Terre entière depuis 220 ans!
22.12 à 11h41
Alerter

FPAILLE
Avant de parler des droits de l’homme
il ferait mieux de donner du travail. Je réclame le droit de travailler…. Qu’ils mobilisent tous leur force pour trouver du boulot à tous les français. Quand je vois rama yade à 13 000 euros/mois voyager à travers le monde, je ne supporte plus de voir ces longues filles d’attente au restaurant du coeur. C’est une france à deux vitesses. Yade dehors, tu es inutile…..
22.12 à 09h27
Alerter
Fboise
La France,
un bel exemple de fraternité, en effat. On doit nous l’expliquer pour qu’on le comprennde, c’est pour dire !
L’heure est aux explications. On dicte, on élimine, on explique après. ça ne prend pas !
22.12 à 09h02
Alerter
bernardg76
la France doit donner l’exemple
La France doit déjà donner l’exemple, tant avec ses exclus, ses prisonniers et ses immigrés.

mon blog :

http://lesdessousdelapolicenationale.blogs.nouvelobs.com

22.12 à 08h41Alerter

 

Publié dans DROITS DE L'HOMME ET ACTION HUMANITAIRE | Pas de Commentaire »

Les défis de l’eau et de la gouvernance vont de pair

Posté par issopha le 19 décembre 2008

Les défis de l’eau et de la gouvernance vont de pair

 

 Les défis de l’eau et de la gouvernance vont de pair  dans DROITS DE L'HOMME ET ACTION HUMANITAIRE pdf rapportgestionressourceseauunesco2006.pdf

doc dans GEOPOLITIQUE ET ENJEUX DE L'OR BLEU amece20mars2007lettresurleau.doc

Les décisions relatives à la gestion des ressources en eau sont une priorité absolue. Qui a le droit à l’eau et à ses avantages ? Qui prend les décisions concernant la distribution des ressources en eau, et détermine qui est approvisionné ? Et à partir d’où, quand et comment ?

9 mars 2006

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Château d’eau au Sri Lanka © Photo UNESCO / P.Coles

La capacité des pays à fournir un service d’approvisionnement en eau et d’assainissement pour tous, à mettre en oeuvre des plans de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), à répondre aux nouvelles demandes en matière d’eau, à déterminer le partage de l’eau entre les usagers et à gérer les conflits et les risques, dépend en grande partie de leur aptitude à mettre en place des systèmes de gouvernance solides et efficaces.

- Le stress hydrique semble apparaître dès lors que les droits et les libertés individuels sont limités. Comparer la quantité d’eau disponible par habitant avec la gouvernance démocratique indiquerait que nombre de pays sont confrontés à un double défi : une pénurie d’eau ou un stress hydrique et la limitation des droits politiques et des libertés civiques. C’est le cas au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La réforme du secteur de l’eau doit donc être menée de concert avec une réforme globale de la gouvernance. Tant que les questions liées à l’eau ne seront pas intégrées dans les mécanismes propres aux échanges commerciaux nationaux et internationaux, et ne seront pas associées à la stabilité et à une gouvernance plus équitable, il y a peu de chance que les objectifs internationaux en matière d’eau soient atteints.

- Le développement est davantage ancré dans les systèmes lorsque les gouvernements, les entreprises privées et la société civile travaillent ensemble à des projets communs. Au cours des dernières décennies, l’accent a été mis en particulier sur le rôle grandissant du secteur privé dans la gestion des ressources en eau. La privatisation complète des services de l’eau dans les pays en développement n’a toutefois pas permis de répondre aux attentes. Il est donc indispensable d’intensifier le dialogue sur l’eau entre les différents partenaires concernés.

- Pour lutter efficacement contre la corruption dans le monde, il faut redoubler d’efforts et multiplier les actions à tous les niveaux. Chaque année, la corruption coûte au secteur de l’eau des millions de dollars. Elle détourne des ressources financières déjà rares et réduit les chances d’un pays de pouvoir fournir à chacun de ses habitants un service d’approvisionnement en eau et d’assainissement approprié. Dans certains pays, où elle est systématique, la corruption est souvent considérée comme une pratique courante, propre au monde des affaires, entre les institutions publiques, les citoyens et le secteur privé, ainsi qu’au sein même du secteur public.

- Les systèmes de gouvernance sont liés de façon intrinsèque aux procédés et aux pouvoirs politiques. S’orienter vers une meilleure gouvernance sous-entend l’engagement des pouvoirs politiques et exige d’apprendre à manoeuvrer dans des contextes hautement politisés. L’amélioration de la gouvernance de l’eau est un vrai défi en ce qu’elle implique forcément des efforts de réforme qui s’étendent au-delà du secteur de l’eau.

- Il n’y a pas de recette type pour l’amélioration de la gouvernance ; chaque société doit trouver celle qui lui correspond. La planification traditionnelle en matière de ressources en eau demeure rigide. Il reste encore à développer des cadres et des institutions de gouvernance capables de s’adapter et de répondre réellement aux situations caractérisées par la variabilité, le risque, les incertitudes et les changements.

(nb. article rédigé sur la base du résumé officiel)


 

 

Sommet africain sur l’eau : un programme à 65 milliards de dollars

 

La ville de Syrte, en Libye, a hébergé pendant trois jours une conférence ministérielle sur l’eau pour l’agriculture et l’énergie en Afrique, avec un accent particulier mis sur les défis du changement climatique. À son ouverture, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a insisté sur le fait que « la maîtrise de l’eau est un élément clé de la sécurité alimentaire ». Cela a un coût, estimé par les experts à quelque 65 milliards de dollars répartis sur 20 ans.

17 décembre 2008

Cette conférence, à laquelle participaient les ministres et hauts fonctionnaires de 53 pays africains, était organisée du 15 au 17 décembre 2008 par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et par le gouvernement libyen, en collaboration avec plusieurs partenaires, notamment l’Union africaine, le Conseil des ministres africains pour le développement de l’eau, la Banque africaine de développement et la Commission économique pour l’Afrique.

L’ordre du jour de la conférence a principalement porté sur un projet de programme pour une ‘Révolution bleue’ utilisant au mieux les ressources en eau inexploitées de l’Afrique. Etalé sur une vingtaine d’années, ce programme qui devrait coûter environ 65 milliards de dollars détaille les besoins en investissements dans l’irrigation et l’énergie hydro-électrique dans chaque pays africain.

Pour la première fois, des bilans pays par pays, basés sur des évaluations à court, moyen et long termes, ont été dressés de manière exhaustive en considérant les investissements pour la maîtrise de l’eau au niveau des villages, des périmètres irrigués et des grands bassins fluviaux, tant pour l’agriculture que pour la production hydro-électrique.

Il y a urgence : l’Afrique subsaharienne, qui a le plus fort taux de sous-alimentation au monde, sera durement touchée par le changement climatique et le continent devra tripler sa production alimentaire d’ici à 2050 pour nourrir une population qui atteindra 2 milliards d’individus.

L’exemple le plus symptomatique des menaces climatiques sur l’Afrique est sans aucun doute le Lac Tchad et sa « catastrophe humaine et environnementale annoncée”. En une trentaine d’années, il a en effet perdu près des 90 pour cent de sa superficie, mettant ainsi en péril les moyens d’existence des populations locales.

La Déclaration finale commune adoptée par la Conférence de Syrte souligne l’importance de la maîtrise de l’eau au plan national, régional et continental. Le développement du capital humain de l’Afrique passant de toute évidence par la sécurité alimentaire et énergétique, la mise en oeuvre de programmes intégrés sur l’eau, l’agriculture et l’énergie devrait donc être considérée comme une priorité. (Source : FAO)

Lien vers le site de la conférence 

 

 

2e Rapport mondial sur les ressources en eau

L’eau, de la crise de gouvernance à la « responsabilité partagée »

 

L’édition 2006 du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau (rédigé sous les auspices d’un Programme mondial créé il y a six ans pour aider les États à tenir leurs engagements face aux grands défis liés à l’eau et hébergé par l’UNESCO) a été présentée le 9 mars en conférence de presse à Mexico. Sa publication officielle interviendra le 22 mars, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau. En principe triennal et coïncidant avec la tenue du Forum mondial de l’eau, ce rapport fait désormais partie des documents de référence absolument incontournables dans le domaine de l’eau. Intitulé cette fois-ci « L’eau, une responsabilité partagée », il met le doigt sur ce qu’il appelle une « crise de gouvernance » dans la gestion des ressources mondiales en eau.

9 mars 2006

rmre_2006Plus d’un milliard de personnes n’ont toujours pas accès à des ressources suffisantes en eau potable et plus de deux milliards et demi à un service d’assainissement de base. Ces personnes font partie des plus pauvres au monde et plus de la moitié d’entre elles vivent en Chine ou en Inde. Il semble peu probable que l’ONU atteigne l’objectif qu’elle s’est fixé de réduire ces deux chiffres de moitié d’ici à 2015.

Et cela s’explique principalement, selon le Rapport sur la mise en valeur des ressources en eau, par « les mauvaises pratiques de gestion, la corruption, l’absence d’institutions appropriées, l’inertie bureaucratique et la faiblesse des investissements dans les domaines des ressources humaines et des infrastructures physiques ».

Le 20e siècle a vu la population mondiale tripler, mais la consommation en eau, elle, a été multipliée par six. La capacité de satisfaire la demande planétaire toujours croissante dépendra donc, selon le rapport, d’une bonne gouvernance et d’une bonne gestion des ressources disponibles.

« Il n’existe pas de recette type dans ce domaine complexe et variable, déclare Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO. Cependant, nous savons qu’une bonne gouvernance doit reposer sur des institutions adéquates, aux échelles nationale, régionale et locale, sur des cadres juridiques stables et efficaces, et sur des ressources humaines et financières suffisantes ». Cela suppose aussi le respect des libertés et l’information des citoyens sans quoi, dit encore le rapport, « ils n’ont quasiment aucune chance de pouvoir s’opposer à des aménagements hydrauliques qui nuisent à l’environnement ou de mettre les instances gouvernementales concernées devant leurs responsabilités ».

Des constats qui en disent long sur l’absence de volonté politique …

  • Le Plan de mise en oeuvre de Johannesburg, adopté par les États membres lors du Sommet mondial pour le développement durable (2002), invitait les gouvernements à élaborer des plans de gestion intégrée des ressources en eau et de valorisation de l’eau avant 2005. Le rapport indique qu’environ 12 % des pays seulement ont mené ce travail à terme.
  • Les crédits alloués à l’eau ne progressent pas. L’aide publique au développement totale consacrée au secteur de l’eau au cours de ces dernières années s’élève en moyenne à 3 milliards de dollars par an (plus un milliards et demi sous forme de prêts d’institutions financières internationales). Mais seul un faible pourcentage (12 %) de ces fonds parvient effectivement à ceux qui en ont le plus besoin.
  • Les investissements du secteur privé dans le domaine de l’approvisionnement en eau sont en recul. Au cours des années 1990, on estime que le secteur privé a investi 25 milliards de dollars dans les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les pays en développement, principalement en Amérique latine et en Asie. Cependant, beaucoup de grandes multinationales présentes dans le secteur de l’eau ont commencé à réduire leurs activités, voire à y renoncer, à cause des risques politiques et financiers importants auxquels elles étaient exposées.
  • Bien que l’on ne dispose pas de chiffres précis, on estime que la corruption coûte chaque année des millions de dollars au secteur de l’eau et qu’elle nuit fortement à l’approvisionnement en eau, en particulier à destination des plus pauvres. Le rapport cite les résultats d’une enquête menée en Inde selon laquelle 41 % des personnes interrogées avaient payé plus d’un pot de vin au cours des six mois précédents afin de falsifier leurs relevés de consommation en eau.

… et sur la dégradation des ressources en eau

  • La qualité de l’eau est de moins en moins bonne dans la plupart des régions. Les chiffres montrent que le nombre d’espèces d’eau douce est en recul et que les écosystèmes d’eau douce se détériorent rapidement, souvent plus vite que les écosystèmes terrestres et marins. Le rapport souligne que le cycle hydrologique, nécessaire à la vie, ne peut se dérouler que dans un environnement sain.
  • Les catastrophes naturelles sont de plus en plus nombreuses et la très grande majorité d’entre elles sont liées à l’eau. Elles sont la conséquence d’une mauvaise utilisation des sols. Exemple : le lac Tchad, en Afrique, a perdu près de 90 % de sa superficie depuis les années 1960, principalement à cause du surpâturage, de la déforestation et de grands projets d’irrigation non durables.
  • Deux personnes sur cinq vivent aujourd’hui dans des zones susceptibles d’être inondées, notamment du fait de l’élévation du niveau de la mer. Les pays les plus exposés sont le Bangladesh, la Chine, les États-Unis, l’Inde, le Pakistan, les Pays-Bas, les Philippines et les petits États insulaires en développement. Le rapport insiste sur le fait que les changements climatiques ne feront qu’aggraver cette situation.
  • La population mondiale aura besoin de 55 % de nourriture supplémentaire en 2030, ce qui se traduira par un recours plus important à l’irrigation, qui représente d’ores et déjà près de 70 % de la consommation d’eau douce.
  • La moitié ou presque de la population mondiale vit désormais dans des villes. Dans un quart de siècle, ce chiffre aura passé à deux tiers, ce qui entraînera une hausse vertigineuse de la demande en eau dans les zones urbaines. On estime que 2 milliards de personnes vivront dans des bidonvilles, là où l’on souffre le plus de l’insuffisance des approvisionnements en eau salubre et des installations d’assainissement.

(Source : Communiqué de l’UNESCO, 9 mars 2006)

Ile-de-France : la gestion de l’eau potable restera en mains privées

 

Par 88 voix contre 54, les élus du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) réunis à Choisy-le-Roy (Val-du-Marne) se sont prononcés pour le maintien dans le secteur privé de la gestion du plus gros service d’eau potable en Europe. Le Sedif fournit en eau potable quelque 4 millions d’habitants répartis sur 144 communes et les sept départements de la banlieue parisienne. Depuis la création du syndicat en 1923, c’est le groupe Veolia qui gère ce service sous délégation de service public.

11 décembre 2008 – Article ouvert à la discussion >

Après la décision prise par la Ville de Paris de remunicipaliser son service de l’eau (voir article aqueduc.info), la décision du Sedif était très attendue et faisait l’objet de multiples prises de position entre les partisans du retour en régie publique et ceux de la reconduction du contrat passé avec Veolia en 1962 (pour un montant de 371 millions d’euros) et qui arrive à expiration fin 2010. La société Suez Environnement, concurrent direct de Veolia, avait également fait savoir que ce marché l’intéressait également.

Les élus de gauche et des associations de consommateurs dénonçaient une surfacturation de l’eau évaluée notamment par UFC-Que Choisir à quelque 90 millions d’euros par an. Les administrateurs du Sedif, qui avaient commandé une étude montrant que des économies substantielles pouvaient être réalisées, avaient alors proposé de maintenir le mode de gestion actuel en renforçant son contrôle et en l’accompagnant d’une « tarification sociale ». Une majorité d’élus de droite estimaient pour leur part que les entreprises privées offraient un plus grand savoir-faire en la matière.

À noter que le prix de l’eau distribuée dans les 144 communes du Syndicat des Eaux d’Ile-de-France est de 42% plus élevé qu’en ville de Paris et supérieur également à la moyenne nationale du fait, dit-on au Sedif, de conditions d’exploitation plus difficiles. Avec un million de mètres cubes distribués chaque jour, le Sedif est le plus grand service public d’eau en France. (Informations de sources diverses)

Site web du Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (Sedif)

Paris remunicipalise son service de l’eau

 

C’est à une large majorité que le Conseil municipal de la Ville de Paris a voté la remunicipalisation du service de l’eau à partir de 2010. Il a pour cela autorisé la création d’une régie autonome autour de la société EAU DE PARIS, désormais chargée de la totalité de la chaîne d’alimentation en eau. Cette décision constitue une étape importante dans la mise en place de la réforme du service public de l’eau de la capitale française.

24 novembre 2008 – Article ouvert à la discussion >

Jusqu’ici c’est « Eau de Paris », une société d’économie mixte détenue à 70% par la Ville, qui était chargée de la production d’eau potable. Mais ensuite ce sont deux entreprises privées qui en assuraient la distribution suite à une décision prise par Jacques Chirac en 1985 : la Compagnie des Eaux de Paris, filiale de Veolia en rive droite, et Eau et Force-Parisienne des Eaux, filiale de Suez en rive gauche. Mais les contrats de délégation de service public de ces deux entreprises arrivant à leur terme, la Ville, sous l’impulsion de son maire Bertrand Delanoë, a opté pour le principe de la remunicipalisation de son service de l’eau autour de sa société « Eau de Paris », transformée en régie autonome.

La Mairie de Paris justifie le choix d’un opérateur unique par le fait que « l’organisation actuelle, éclatée, dilue les responsabilités et ne permet pas d’identifier clairement les compétences de chaque acteur. Ainsi, une goutte d’eau qui entre dans Paris, change en moyenne dix fois de responsable avant d’atteindre le robinet du consommateur. »

Le manque à gagner des deux entreprises privées dont les contrats n’ont pas été renouvelés se chiffrerait, selon les données connues, à quelque 132 millions d’euros pour Veolia et 62 millions pour Suez.

Dès janvier 2010, la nouvelle régie devrait regrouper l’ensemble des activités de production et de distribution de l’eau potable et disposer d’un grand laboratoire de recherche et de surveillance de la qualité de l’eau : « L’usager aura ainsi un seul interlocuteur, aux responsabilités claires. Cette organisation simplifiée sera plus lisible. L’accès à l’information sera plus aisé. »

Les autorités parisiennes espèrent plusieurs avantages de cette réappropriation publique de l’ensemble du service de l’eau, notamment : une amélioration de la qualité et de l’efficacité du service rendu, une stabilisation du prix de l’eau, un meilleur suivi et entretien des équipements et des réseaux, une plus grande maîtrise de la consommation d’eau, une réelle concertation avec les usagers et le développement de la solidarité avec les Parisiens les plus démunis comme avec les populations des pays du Sud privés d’accès à l’eau potable.

Par contre, les maires des 144 communes membres du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), représentant quelque quatre millions d’habitants, ont décidé le 11 novembre (voir l’information aqueduc.info) de confier à nouveau la gestion de leurs services des eaux à un opérateur privé, en l’occurence Veolia, sous contrat depuis 1962. Avec un million de mètres cubes distribués chaque jour, le Sedif est le plus grand service public d’eau en France. (Sources : Eau de Paris, Sedif)

Site web de la Société anonyme de gestion des eaux de Paris (Eau de Paris)

 

 

 

L’eau n’appartient à personne. Donc…

13 janvier 2007

Les fans de Yann Arthus-Bertrand et de ses relevés d’arpenteur de terres « vues du ciel » continuent de s’en mettre plein les yeux. Début janvier, le deuxième volet du long documentaire proposé par France 2 les invitait à prendre conscience que « Défendre l’eau, c’est défendre la vie… Mais il faut la sauver aujourd’hui si nous voulons qu’il en reste demain. »

Peut-être avez-vous eu la chance de revoir ou de découvrir ces extraordinaires et parfois spectaculaires clichés : Mer Morte qui continue de s’assécher, fabuleuses cascades brésiliennes du Minas Gerais, champs d’oignons des Dogons maliens en plein Sahel, pépinières verdoyantes du Néguev israélien, fontaines géantes de Las Vegas, réservoirs de fortune sur les toits d’Amman la jordanienne. De retour au ras du sol, ce sont alors les mots qui font choc. Les pires et les meilleurs.

Las Vegas, Nevada. La ville américaine qui consomme le plus d’eau – 1000 litres par jour et par personne – dans le territoire le plus sec des États-Unis. Jardins, parcs, piscines, tout y est démesuré : Sin City, la pécheresse, déborde littéralement d’« extravagances aquatiques ». L’approvisionner en eau quotidienne, bonne et suffisante, c’est l’affaire de Pat Mullroy, dont on réalise qu’elle est sans doute la femme la plus puissante du territoire. Elle met en tout cas toute son énergie à faire en sorte que rien – surtout pas un manque d’eau – ne vienne freiner l’expansion de la capitale du jeu : « mon rôle est d’apporter de l’eau, quelle que soit l’utilisation qu’on en fait ». Coûte que coûte.

La patronne de la Water Authority avoue tout de même quelques soucis. Car le Lac Mead, ce vaste réservoir artificiel dont le Nevada partage l’exploitation effrénée avec six autres États, s’épuise rapidement. Le fleuve Colorado n’arrive plus à compenser les pompages. Diantre ! Las Vegas, avec un aqueduc de 500 kilomètres, ira donc soutirer l’or bleu souterrain de l’Est de l’État, provoquant la colère et le désespoir d’agriculteurs et de cow-boys privés d’avenir. Don’t let Las Vegas destroy Nevada ! Mais Pat Mullroy n’a que faire de leur mauvaise humeur : « cette eau ne leur appartient pas ». Leur bonheur et leurs droits passent après ceux des investisseurs et des touristes.

Cette loi du plus fort pour l’accès à l’eau, le Proche-Orient la vit au jour le jour. Une très récente étude arabe conclut par exemple que l’État israélien contrôle aujourd’hui quelque 80% de l’eau des territoires palestiniens. Et si Yann Arthus-Bertrand a concentré son reportage sur cette région du monde, c’est parce que c’est là, à ses yeux, que se cristallisent toutes les inquiétudes du monde, mais aussi de possibles promesses.

Celui qui, du ciel, regarde l’eau de Jordanie, d’Israël et de Palestine, comprend qu’elle n’appartient à personne. Mais il en tire une autre conclusion qu’à Las Vegas. C’est le bien commun de tous, elle est à tout ce qui vit : « c’est l’eau qui va sans doute forcer les hommes, ici, à faire la paix pour assurer leur survie ».

Bernard Weissbrodt



* VU DU CIEL, « Défendre l’eau, c’est défendre la vie »
Documentaire de Yann Arthus-Bertrand
Réalisation : Pascal Plisson et Xavier Lefebvre
Production France Télévisions, 2006

 

 

 

Rapport mondial sur le développement humain 2006

Pourquoi les plus pauvres paient-ils l’eau au prix fort ?

 

À Barranquilla, en Colombie, le prix moyen de l’eau fournie par les services collectifs est d’un demi dollar par mètre cube, contre 5 dollars et demi pour celle des sociétés qui la distribuent par camions-citernes aux familles non raccordées. De même, dans les bidonvilles d’Accra, au Ghana, et de Nairobi, au Kenya, la population achète son eau auprès de vendeurs qui pratiquent des prix au litre généralement huit fois plus élevés que celui de l’eau courante fournie à domicile par les services collectifs.

9 novembre 2006

Le dernier Rapport mondial sur le développement mondial met le doigt sur une flagrante situation d’injustice, à savoir que les prestataires de services publics, bien trop souvent, fournissent une eau bon marché aux familles à hauts revenus et un service de piètre qualité – voire aucun service du tout – aux populations pauvres.

Il y a certes une inégalité de départ : les ménages pauvres, parce qu’ils n’en ont pas les moyens financiers, ou plus simplement encore parce qu’ils vivent en dehors des réseaux de distribution, ont peu de chance d’avoir accès à une source d’eau potable. Le revers de la médaille est encore moins reluisant : des millions de gens parmi les plus pauvres paient leur eau à un prix parmi les plus hauts.

Pour en comprendre le pourquoi, il faut d’abord regarder où ces populations démunies vont chercher leur eau et comment les structures du marché leur rendent la vie extrêmement difficile. Tant il n’est pas simple pour elles, si l’on s’en tient aux normes minimales de qualité, de quantité et de proximité, d’avoir « au moins 20 litres par jour d’eau salubre provenant d’une source située à moins d’un kilomètre du domicile ».

De l’eau à sources multiples

Avoir accès à l’eau dans un pays pauvre n’a pas grand-chose à voir avec les robinets des habitations en pays riches où chaque immeuble est raccordé à un réseau de distribution géré par un prestataire de service.

Du point de vue de la qualité, raccordements privés, bornes-fontaines, pompes et puits protégés peuvent être considérés comme des accès à l’eau potable. Mais ce n’est pas le cas pour l’eau achetée à des revendeurs et à des camions-citernes, et encore moins pour l’eau puisée dans les cours d’eau et les puits non protégés.

Dans la réalité quotidienne, les usages de l’eau sont beaucoup plus variés – et dynamiques – que l’image simplifiée qu’on en a dans les pays du Nord. Des millions de familles doivent constamment modifier leur quête de l’eau pour répondre à leurs préoccupations immédiates (disponibilité, qualité, prix, etc.) si bien que la frontière entre eau potable et non potable a quelque chose d’un peu illusoire. On boit l’eau du robinet public, mais on puise l’eau des puits non protégés pour l’hygiène personnelle et la lessive.

De plus, il faut tenir compte des facteurs saisonniers : lorsque la pression est trop faible dans les fontaines ou que l’arrivée d’eau est trop irrégulière, il faut se tourner vers des sources de remplacement, y compris les cours d’eau, avec les conséquences faciles à imaginer quant aux risques de contamination et au nombre d’heures supplémentaires passées à s’approvisionner.

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Source : RDG 2006 (PNUD)

Le puzzle de l’offre

Si on regarde l’accès à l’eau du point de vue des distributeurs, les images se multiplient tout autant. Alors que les usagers des pays industrialisés s’approvisionnent généralement auprès d’un seul et unique prestataire de services, les familles pauvres des pays en développement se voient proposer « un éventail déconcertant » de vendeurs d’eau.

Faute de robinet privé, ce sont les bornes-fontaines qui représentent le point de contact privilégié, et le plus répandu, avec le réseau collectif de distribution. Ces points de distribution et de revente d’eau à un prix minimum sont souvent gérés par des comités de quartier, des associations locales ou des particuliers sous contrat avec le service municipal.

Ce n’est pourtant que la partie visible du système de distribution. Car, dans de nombreuses villes, ces bornes-fontaines ne sont de loin pas disponibles – ou en état de marche – dans tous les quartiers, surtout dans les zones plus éloignées. Et là où elles existent, l’approvisionnement peut être insuffisant, voire rationné en saison sèche.

L’eau marchandise

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© Green Belgium – Jeune porteur d’eau au Maroc

Les familles doivent alors s’adresser à des vendeurs d’eau. Certains en font le commerce dans des « kiosques » après l’avoir acquise auprès de propriétaires de camions-citernes qui ont accès, ailleurs, à des points d’eau du service collectif. D’autres s’en vont la vendre dans la rue en jerrycans ou bonbonnes, sur leurs vélos ou sur des charrettes attelées à des ânes. Ces revendeurs d’eau représentent un plus indéniable. Ils agrandissent en quelque sorte le réseau d’eau et proposent un service qui génère d’importants avantages pour les familles. Mais c’est un service qui a un prix (voir dans la colonne de droite), proportionnel à la distance qui les sépare du service collectif et au nombre d’intermédiaires entre le réseau et le consommateur final.

Autrement dit, et pour reprendre les termes mêmes du Rapport mondial sur le développement humain, « des millions de gens parmi les plus pauvres et les plus vulnérables au monde dépendent déjà de marchés qui traitent l’eau comme une marchandise et distordent les prix à leur détriment ». Pour bon nombre de ménages, le marché privé de l’eau est quoi qu’on en dise une réalité quotidienne. Qu’ils paient au prix fort et souvent pour un « produit » de piètre qualité. (bw)



Ces informations sont toutes extraites du Rapport mondial sur le développement humain 2006 (PNUD)

 

 

 

Un rapport du WWF international

La crise de l’eau touche aussi les pays riches

On a longtemps considéré que les crises de l’eau étaient d’abord un problème touchant les pays les plus pauvres, mais, aujourd’hui, elles affectent de plus en plus certaines des nations les plus prospères. Le constat émane du Fonds mondial pour la nature (WWF) qui publie un rapport (« Rich countries, poor water ») donnant une vue globale des enjeux de l’eau dans les pays développés.

16 août 2006

wwf2006_120Ce rapport montre que l’interaction entre les changements climatiques, les épisodes de sécheresse et la disparition des zones humides engendre une crise mondiale, qui s’aggrave encore de par l’inadéquation des aménagements et la mauvaise gestion de l’eau. Le rapport se base sur des exemples glânés en Australie, en Espagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Japon.

Pour Jamie Pittock, directeur du programme global d’eau douce du WWF, « l’eau doit être employée plus efficacement dans le monde entier, la pénurie et la pollution deviennent des choses davantage communes et la responsabilité de trouver des solutions repose à la fois sur les nations riches et sur les nations pauvres. »

En Europe, les pays de la façade atlantique souffrent de sécheresses récurrentes, alors que dans le bassin méditerranéen le tourisme de masse,qui entraîne une consommation intensive de l’eau, et l’irrigation de certaines cultures gourmandes en eau mettent en danger les ressources aquatiques disponibles. En Australie, le continent le plus sec du monde, la salinité menace grandement une grande partie des principales zones agricoles.

Au Japon, et en dépit de précipitations élevées, la contamination des approvisionnements en eau est un problème extrêmement sérieux dans bien des secteurs. Aux Etats-Unis, de larges pans de l’économie emploient déjà nettement plus d’eau que ce que permet la reconstitution naturelle des réserves. Une situation qui se voit encore aggravée par le réchauffement climatique et ses conséquences comme l’augmentation des pluies, l’accroissement de l’évaporation et la fonte des glaces.

« Ne pas répéter les erreurs du passé »

Les pays émergents, poursuit Jamie Pittock, « ont encore la possibilité de ne pas répéter les erreurs du passé et de s’épargner les coûts élevés qu’entraînent la restauration des écosystèmes d’eau douce détériorés. Malheureusement, la majorité de ces pays a déjà été séduite par de grands projets d’infrastructures, sans qu’il n’y ait eu de réelle évaluation des besoins en eau ni de leurs coûts pour les populations et pour la nature ».

Au Brésil et en Chine, plusieurs projets de barrages suscitent l’inquiétude quant aux conséquences sur l’environnement et les populations. En Inde, l’agriculture est menacée par une surexploitation généralisée des ressources en eau.

Pour les responsables du WWF, l es problèmes liés à l’eau, qui touchent aujourd’hui tant les pays riches que les nations pauvres, sont des signaux d’alarme qui doivent nous rappeler notre devoir de protéger la nature, source de toute l’eau dont nous avons besoin.

Le bien-être matériel et la multiplication des infrastructures ne protègent pas des pénuries ou des pollutions, pas plus qu’ils ne constituent des substituts efficaces à la protection des cours d’eau et des zones humides, ni à la restauration des sites inondables.

Il appartient aux gouvernements de trouver des solutions adaptées, pour les riches comme pour les pauvres, notamment en réhabilitant les infrastructures vétustes, en réduisant la pollution des eaux et en modifiant les pratiques agricoles d’irrigation.

(Source : communiqué WWF et agences)

Le robinet et le cadenas

9 novembre 2006

C’est le graphisme de couverture du dernier Rapport mondial sur le développement humain, consacré cette année à la thématique de l’eau. Un robinet et un cadenas qui disent que des millions d’êtres humains de par le monde sont privés d’accès à une eau salubre. Non pas parce que cette eau serait rare, mais parce qu’ils en sont exclus pour cause de pauvreté, d’inégalité, ou d’incapacité des pouvoirs publics.

De ce rapport – qui postule que le développement humain se mesure d’abord par la qualité de vie et non par la richesse matérielle – on retiendra d’abord quelques informations-clés. Qu’ils sont rares les pays qui font de l’accès à l’eau une priorité politique nationale. Que la communauté internationale fait de même en négligeant la part de l’eau dans les budgets de coopération. Qu’elle fait pire encore dans le domaine de l’aide à l’assainissement, trop souvent relégué au chapitre des contributions annexes. Et surtout que, dans les pays pauvres, les plus démunis paient l’eau plus cher et en reçoivent moins.

rdh2006Cette publication, parrainée par le Programme des Nations Unies pour le développement, a également le mérite de rafraîchir la mémoire des gens du monde industriel. Pour qui le robinet est aujourd’hui quelque chose de totalement banal. Et qui ont oublié – ou ne savent pas – qu’il n’y a pas si longtemps que cela, l’un des puissants moteurs du développement de leur propre pays a consisté à purifier de l’eau et à la séparer des excréments. Ce qui fait que nous autres gens du Nord avons aussi beaucoup de mal à imaginer et à comprendre ce que veut dire l’insécurité de l’eau dans des pays en développement.

La sécurité humaine, c’est précisément l’un de ces rapports, en 1994 déjà, qui l’a introduite dans le débat sur le développement pour contrebalancer les conceptions étroites des stratèges militaires. Elle retrouve toute son actualité au moment où le mot sécurité devient quasiment synonyme de lutte contre le terrorisme. Mais si l’on regarde ce qui aujourd’hui menace une majorité de gens sur la planète – la crise de l’eau fait davantage de victimes que n’importe quelle guerre – on comprendra vite que l’approvisionnement en eau potable et l’accès à un assainissement digne de ce nom doivent faire partie des priorités absolues de la sécurité mondiale. Il est encore temps de déverrouiller le robinet. Avant que la rouille ne s’y mette.

Bernard Weissbrodt

 

Rapport mondial sur le développement humain 2006

Crise mondiale de l’eau : trop de paroles, trop peu d’actes

« En ce qui concerne l’eau et l’assainissement, le monde souffre d’un excédent de conférences et d’un manque d’action crédible ». Ce constat sans équivoque porte la signature de Kevin Watkins, rédacteur en chef du Rapport mondial sur le développement humain, publié chaque année par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Et dont la thématique 2006 porte sur la crise mondiale de l’eau.

9 novembre 2006 – Article ouvert à la discussion >

Faut-il rappeler les chiffres qui disent la cruauté de la pénurie d’eau ? Plus d’un milliard d’êtres humains de par le monde sont régulièrement privés d’eau salubre et plus de deux milliards et demi n’ont pas d’accès à un système d’assainissement même rudimentaire. Et la réalité est sans doute encore plus sombre que ne la laissent apparaître les statistiques.

Conséquence la plus visible et la plus dramatique : quelque cinq mille enfants meurent chaque jour suite à des diarrhées ou autres maladies directement provoquées par la consommation d’eaux sales ou par manque d’hygiène. La crise mondiale de l’eau fait davantage de victimes que n’importe quelle guerre.

rdh2006Le Rapport mondial sur le développement humain, dont c’est la 17e parution à chaque fois consacrée à une problématique particulière, invite à regarder « au-delà de la pénurie » et à s’interroger sur les véritables causes de la crise de l’eau. D’emblée il réfute l’argument de logique arithmétique selon lequel le manque d’eau serait le corollaire inévitable de l’augmentation de population : « La disponibilité en eau constitue certes un problème pour certains pays, mais la pénurie au centre de la crise mondiale de l’eau trouve ses origines dans le pouvoir, la pauvreté et les inégalités, non dans la disponibilité physique ».

Si donc la pénurie absolue est l’exception, et si la plupart des pays disposent de suffisamment d’eau pour répondre aux besoins de toutes sortes (domestiques, industriels, agricoles et environnementaux), c’est que « le problème réside dans la gestion » des ressources hydrauliques

Selon le rapport du PNUD, une réponse efficace aux défis de l’accès à l’eau et à l’assainissement passera sine qua non par un certain nombre d’actions décisives, à savoir :

- traduire dans les faits la reconnaissance du droit à l’eau comme un droit humain fondamental : les gouvernements sont invités à ne pas se contenter de vagues principes généraux inscrits dans les constitutions, mais de promulguer des lois qui garantissent « un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à un coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques de chacun » (selon la définition onusienne aujourd’hui communément acceptée) et qui obligent les pouvoirs politiques et les prestataires de services de distribution à rendre des comptes à tous les citoyens, y compris aux plus pauvres.

- développer des stratégies nationales en matière d’eau et d’assainissement : les gouvernements devraient avoir pour objectif de consacrer au moins 1 % du produit intérieur brut à l’eau et à l’assainissement (actuellement, les dépenses publiques dans ce domaine sont en moyenne inférieures à 0,5 % du PIB, alors que les pourcentages consacrés aux budgets militaires sont nettement supérieurs) et adopter des stratégies nationales claires pour vaincre les inégalités dans l’accès à l’eau (pauvres, femmes, ruraux, etc.)

- accroître l’aide internationale : non seulement la part de l’aide accordée à l’eau et à l’assainissement a baissé par rapport à l’ensemble de l’aide au développement, mais, en termes réels, les niveaux d’aide dans ce secteur sont aujourd’hui inférieurs à ceux de 1997 ; si la communauté internationale veut atteindre les objectifs qu’elle s’est donnés de réduire de moitié d’ici 2015 le nombre de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable et à l’assainissement, elle doit absolument doubler ses crédits de coopération (aujourd’hui un peu plus de 4 milliards de dollars par an)

- construire un partenariat mondial : le maintien du statu quo ne pouvant pas être considéré comme une option, il est nécessaire – en prenant exemple sur le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme – de créer un cadre d’action au niveau mondial capable, entre autres, de dynamiser l’action politique, de renforcer les capacités techniques, de mobiliser des ressources, de coordonner les pratiques des différents partenaires.

Les gains en termes de développement humain seraient considérables : combler le fossé entre les tendances actuelles (à la baisse) et les objectifs fixés pour 2015 permettrait de sauver plus d’un million d’enfants au cours de la prochaine décennie et procurerait un bénéfice économique de quelque 38 milliards de dollars par an. « La véritable question – disent les auteurs du rapport – n’est pas de savoir si le monde a les moyens d’atteindre la cible fixée au titre des Objectifs du Millénaire pour le Développement, mais s’il peut se permettre de ne pas faire l’investissement nécessaire. » (bw)

- Lire l’édito et le dossier spécialement consacrés à ce Rapport



Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
Rapport mondial sur le développement humain 2006 : _ « Au-delà de la pénurie : pouvoir, pauvreté et crise mondiale de l’eau »
Éditions Economica, Paris (version française), 422 pp.

* Ce rapport est une publication indépendante réalisée pour le compte du PNUD. Ses analyses et recommandations ne reflètent pas nécessairement les opinions de l’organisation ou de ses États membres.

Site internet du Rapport : http://hdr.undp.org

 

 

 

Rapport mondial sur le développement humain 2006

Accès à l’eau des petits agriculteurs : un ciel chargé de menaces

En Inde, le captage d’eaux souterraines par une multinationale de production de boissons a épuisé les nappes aquifères, asséché plusieurs puits et causé de graves dommages à l’environnement. En Chine, en Thaïlande, au Yémen et dans bien d’autres pays, des paysans protestent contre les transferts d’eau de l’agriculture vers des centres urbains et industriels en pleine croissance. Au Pakistan, des protestations s’élèvent contre la gestion de systèmes d’irrigation qui favorisent en amont les cultures céréalières très gourmandes en eau et qui provoquent des pénuries en aval.

9 novembre 2006

Les petits agriculteurs, gardiens de troupeaux et ouvriers agricoles représentent la grande majorité des quelque 830 millions de personnes souffrant de malnutrition dans le monde. Qui plus est, l’eau et la terre constituent deux biens fondamentaux dont ils sont totalement tributaires pour leur subsistance. Le danger, explique le Rapport mondial sur le développement humain, est que les métropoles et les industries en rapide expansion, qui ont besoin de toujours plus d’eau, n’étendent leur emprise hydrologique dans les régions rurales et restreignent du même coup l’accès des plus démunis à cette ressource primordiale.

Concurrence et changements climatiques

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Irrigation goutte à goutte en Californie © WWAP – A. Clayson

L’augmentation de la demande industrielle, l’urbanisation, la croissance démographique et la pollution exercent aujourd’hui en effet une pression sans précédent sur les systèmes hydrologiques et par voie de conséquence sur les activités agricoles. Plus cette concurrence sera forte, plus le risque sera grand que les conflits sociaux ne s’aggravent et que les populations les plus faibles en droit – petits paysans et, parmi eux, les femmes surtout – en soient les grands perdants. Ils ne pourront plus produire leur propre alimentation de façon sûre et encore moins rivaliser avec leurs concurrents commerciaux.

Les changements climatiques menacent eux aussi d’accentuer leur insécurité. Certaines régions d’Afrique subsaharienne risquent des pertes de cultures pouvant atteindre 25 % en raison de nouvelles conditions météorologiques, du bouleversement des régimes de pluie et de la disponibilité en eau. Avec, au bout du compte, une diminution des rendements et un regain de la malnutrition.

Un triple plan d’action

Pour prévenir au mieux la crise qui menace les agriculteurs pauvres de la planète, les rédacteurs du Rapport mondial sur le développement humain recommandent des actions dans trois domaines précis :

  • Défendre les droits des agriculteurs. Lorsque l’eau vient à manquer, les puissants se servent tandis que les faibles en sont privés. Des droits sûrs d’accès à l’eau peuvent donner aux plus démunis la possibilité d’échapper à la pauvreté, alors que, privés de ces droits, ils se voient incapables de rivaliser à quelque niveau que ce soit. Cet argument s’applique d’autant plus aux femmes qu’elle souffrent aussi, la plupart du temps, d’un manque de droits sur les terres.
  • Promouvoir davantage d’équité dans l’accès à l’irrigation. Dans les systèmes d’irrigation, l’inégalité de l’accès à l’eau est copie conforme de l’inégalité de l’accès à la terre. Comme l’attribution de l’eau est proportionnelle à la superficie des propriétés foncières, les plus grandes exploitations reçoivent davantage d’eau et aux points névralgiques. Les petits agriculteurs, recalés en fin de ligne d’irrigation, héritent donc d’un approvisionnement en eau moins important, ce qui les oblige à investir dans des moyens supplémentaires de pompage d’eaux souterraines. Et comme les coûts d’irrigation sont calculés sur la base des surfaces irriguées et non pas en fonction du volume d’eau reçue, les plus pauvres finissent par payer leur eau plus cher que les grands propriétaires.
  • Aider concrètement les agriculteurs à s’adapter aux changements climatiques. Ces changements sont déjà en train de se produire et les pauvres ont besoin d’être mieux et davantage soutenus pour y faire face. L’aide internationale en faveur de cette adaptation devrait constituer une pierre angulaire de l’action multilatérale, mais elle est actuellement inadéquate. Depuis le début des années 90, l’aide à l’agriculture des pays en développement a en effet chuté de 12 % à 3,5 %. Renverser ces tendances est un impératif. (bw)

    Ces informations sont toutes extraites du Rapport mondial sur le développement humain 2006 (PNUD)

 

 

 

Rapport mondial sur le développement humain 2006

L’assainissement, cette urgence que le monde ne veut pas voir

« Le manque d’accès à l’assainissement est une façon polie de dire que les gens puisent dans les rivières, les lacs, les fossés et les canaux de drainage souillés par des excréments humains et animaux l’eau dont ils ont besoin pour boire, cuisiner et se laver. Cela signifie que dans les bidonvilles comme Kibera, aux abords de Nairobi, les gens font leurs besoins dans des sacs en plastique qu’ils jettent ensuite dans la rue, faute d’autre solution. » (Kevin Watkins, rédacteur en chef du Rapport mondial sur le développement humain).

9 novembre 2006

Ne pas disposer de toilettes saines, privées et pratiques, constitue une atteinte quotidienne à la dignité et au bien-être de tout être humain. Séparer les populations et l’eau potable des déchets de l’organisme est également un défi ancestral. Pourtant, le fait que près d’un habitant sur deux des pays en développement n’ait pas accès à un système d’assainissement digne de ce nom n’empêche pas qu’il soit relégué dans l’arrière-boutique de la considération politique. Pour les hautes sphères du pouvoir, que des millions de personnes défèquent dans des sacs, des seaux, des champs ou des caniveaux est une réalité honteuse qu’il faut absolument soustraire à la vue.

Sous cet angle du tabou, on ne peut s’empêcher – ce que fait le Rapport mondial sur le développement humain – de tracer un parallèle avec la pandémie du sida. À son apparition, on a fortement escamoté cette « peste des temps modernes », avec les atermoiements que l’on sait. Plus récemment, face à la menace d’une crise sanitaire de grande envergure causée par la grippe aviaire, le monde s’est mobilisé en toute hâte pour dresser un plan d’action internationale.

Pourquoi la crise de l’eau et de l’assainissement en particulier ne suscite-t-elle que d’infimes réactions isolées et si peu d’énergies ? Pour les rédacteurs du Rapport du PNUD, « l’une des explications possibles est que, contrairement au VIH/SIDA et à la grippe aviaire, la crise de l’eau et de l’assainissement constitue la menace la plus immédiate et directe à l’encontre des personnes défavorisées vivant dans les pays pauvres – groupe dont le poids est insuffisant pour influencer la vision internationale de la sécurité humaine ».

Le sida a frappé toutes les couches de la société, riches et pauvres, du Nord et du Sud, sans distinction de statut social ou économique. La crise de l’assainissement ne touche que les populations pauvres et sans voix, dans les pays en développement. Toute la différence est là, le tabou reste résolument entier.

Les femmes plus concernées que les hommes, mais pas entendues

Une seconde entrave importante au progrès en matière d’assainissement est l’inégalité entre hommes et femmes. Des études menées en Asie du Sud-Est montrent que les femmes attachent une plus grande importance que les hommes à la possibilité d’accès à des équipements sanitaires privés, pour des raisons évidentes de dignité et de sécurité. On a également constaté, notamment en Afrique noire, que près de la moitié des filles, surtout après la puberté, abandonne l’école primaire si celle-ci n’est pas dotée d’installations sanitaires adaptées. Mais, lorsqu’il s’agit de prendre des décisions budgétaires, même au sein des ménages, la voix des femmes n’a guère de poids.

À ce propos, il faut aussi noter que généralement, les populations des pays en développement accordent moins de priorité à l’assainissement qu’à l’eau. Ce qui s’explique aisément car la carence en eau propre fait peser sur l’existence un risque plus immédiatement perceptible que l’absence de toilettes. Par ailleurs, les bénéfices liés à l’assainissement dépendent fortement du comportement cohérent de la collectivité : « les bienfaits que l’installation de latrines permet d’escompter en termes de santé publique peuvent ne se matérialiser qu’à partir du moment ou d’autres ménages agissent de même ». Des latrines n’offrent aucune protection contre les excréments du voisin.

Enfin, il apparaît que le progrès en matière d’assainissement soit paradoxalement entravé par la surabondance de technologies inadéquates. Il ne sert à rien de proposer des toilettes à chasse d’eau quand on sait que les collectivités n’ont aucune garantie que leurs installations soient régulièrement alimentées en eau. Sans parler de leur coût absolument prohibitif : un milliard et demi de gens sans accès à un système sanitaire vivent avec moins de deux dollars par jour.

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Source : RDH 2006 (PNUD)

Les initiatives à la base font la différence

Quand bien même les perspectives d’amélioration dans le domaine de l’assainissement soient fortement teintées de pessimisme, il n’en demeure pas moins que le Rapport conclut à « une impressionnante prolifération de réussites au plan local et même national qui contrastent avec le tableau mondial ». Avec deux points communs : la solidarité sociale et les responsabilités partagées.

Le Rapport du PNUD avance des exemples concrets montrant comment des actions menées à la base et combinées à l’engagement des services publics peuvent améliorer la situation des pauvres en matière d’assainissement. Dans le bidonville d’Orangi, dans la capitale pakistanaise de Karachi, la participation quasi-universelle à un projet d’assainissement géré dans les quartiers a contribué à faire chuter le taux de mortalité infantile, le faisant passer, en une vingtaine d’années, de 130 à 40 décès pour 1000 naissances vivantes.

Il y a dix ans, le Bangladesh présentait l’un des plus bas niveaux au monde d’accès à un assainissement adéquat dans les zones rurales. Figurant parmi les pays les plus pauvres au monde, il est néanmoins sur la voie de réaliser une couverture universelle à l’horizon 2010, grâce à une « campagne d’assainissement total » soutenue par les ONG et les autorités locales. Cette campagne fait appel à trois moteurs de changement : la répugnance, l’intérêt personnel et un sentiment de responsabilité individuelle à l’égard du bien-être collectif.

Le Rapport reste cependant prudent dans son analyse. Non seulement parce que les initiatives d’origine communautaire, aussi importantes et efficaces soit-elles, ne remplacent pas l’action gouvernementale. Mais aussi parce que les avancées possibles en matière d’assainissement ne donneront des résultats satisfaisants que si de gros efforts sont menés en parallèle dans le domaine de l’accès à l’eau et dans celui de l’hygiène. Comme les maladies diarrhéiques sont d’origine fécale, la prévention passe par le lavage des mains au savon et à l’eau. De ce point de vue, l’éducation des enfants à l’hygiène personnelle constitue l’un des facteurs les plus puissants de l’amélioration de la santé publique. (bw)



Ces informations sont toutes extraites du Rapport mondial sur le développement humain 2006 (PNUD)

Six Africains sur dix ne disposent toujours pas de toilettes convenables

En Afrique, la médiocrité de l’assainissement menace la santé publique. Le Programme conjoint OMS/UNICEF de surveillance de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement prépare sur ce sujet un rapport mondial sur ce thème, mais il a d’ores et déjà publié un certain nombre de données sur la situation africaine. D’où il ressort que 62 % des Africains n’ont pas accès à une installation sanitaire améliorée – des toilettes convenables – où les eaux usées sanitaires ne sont pas en contact avec l’homme.

20 mars 2008

Si l’OMS et l’UNICEF estiment que 1,2 milliard de personnes dans le monde ont pu accéder à un assainissement amélioré entre 1990 et 2004, 2,6 milliards d’autres – dont 980 millions d’enfants – n’ont toujours pas de toilettes à la maison. Si les tendances actuelles se poursuivent, 2,4 milliards de personnes seront encore dépourvues d’installations sanitaires de base en 2015. Et les enfants continueront d’en payer le prix par une mortalité prématurée, des problèmes de scolarité et davantage de maladies, de malnutrition et de pauvreté.

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Dans le bidonville de Kibera, à Nairobi, Kenya. (Photo Ecumenical water network)

Chacun sait que l’utilisation de toilettes convenables et le lavage des mains – de préférence au savon – évitent que des bactéries, des virus et des parasites présents dans les déchets humains contaminent les ressources en eau, le sol et les aliments. Cette contamination est une cause majeure de diarrhée, la deuxième cause de mortalité chez l’enfant dans les pays en développement, et provoque d’autres maladies comme le choléra, la schistosomiase et le trachome. L’amélioration de l’accès à l’assainissement est donc une mesure décisive qui permettrait de réduire l’impact de ces maladies. Elle créera également un environnement qui offre davantage de sécurité, de dignité et d’estime de soi. Les questions de sécurité sont particulièrement importantes pour les femmes et les enfants, qui sont exposés au harcèlement et aux agressions sexuelles s’ils doivent sortir la nuit ou se rendre dans des lieux isolés pour satisfaire leurs besoins naturels.

De plus, l’amélioration des installations sanitaires et de l’hygiène dans les écoles a des effets bénéfiques à la fois sur l’apprentissage et sur la santé des enfants. À condition qu’elles tiennent compte des besoins des enfants, qu’elles proposent des toilettes privées et séparées pour les filles et les garçons, et qu’elles mettent à leur disposition des installations d’hygiène des mains. Sans cela, les filles continueront de ne plus fréquenter l’école à l’âge de la puberté.

(Source : communiqué conjoint OMS/UNICEF)

Un consortium marocain pour gérer l’eau potable du Cameroun

Trois entités marocaines – l’Office national de l’eau potable du Maroc (Onep), une société financières (Delta Holding) et une entreprise de travaux publics (Ingema) – se sont vues confier l’exploitation et la commercialisation de l’eau potable au Cameroun. Cette adjudication est pour le moment provisoire, la décision définitive est cependant attendue pour la fin de l’année.

2 octobre 2007

Le gouvernement camerounais avait lancé un appel d’offres en juillet 2006, suite à sa décision d’opter pour une formule de partenariat privé-public et de privatiser la Société nationale des eaux du Cameroun (SNEC). Dans un premier temps, une société camerounaise (Camwater) a été créée pour planifier, financer, réaliser et gérer les infrastructures du réseau d’eau dont l’État reste propriétaire dans tout le pays.

Cette société de patrimoine à capitaux publics devra donc travailler de concert avec le consortium marocain chargé quant à lui de la production, du transport, du traitement, du stockage, de la distribution et de la commercialisation de l’eau. Le contrat de fermage devrait porter sur dix ans. (Sources : agences)

Au Forum social mondial de Nairobi

Création d’un Réseau Africain de l’Eau

Quelque 250 représentants de divers mouvements sociaux actifs dans une quarantaine de pays africains ont annoncé à Nairobi, dans le cadre du 7e Forum social mondial, leur soutien à la création d’un Réseau Africain de l’Eau destiné à contrer les pressions en faveur de la privatisation des services de l’eau.

24 janvier 2007

« En dépit des résultats désastreux des privatisations de l’eau en Afrique, lit-on dans un communiqué publié lors du Forum social mondial de Nairobi, les agences internationales et les gouvernements continuent à favoriser le partenariat public- privé et la marchandisation de l’eau comme solution à la crise de l’eau en Afrique. »

« Avec le lancement de ce réseau, déclare Adam Al-Hassan, membre de la Coalition ghanéenne contre la privatisation de l’eau, nous disons clairement aux privatiseurs de l’eau, aux gouvernements et aux institutions financières internationales que les Africains résisteront à la privatisation (…) Nous demandons aux gouvernements du monde entier de faire en sorte que toute personne ait accès à une eau salubre grâce à un service public efficace. »

Un message repris par Virginie Setshedi, de la Coalition sud-africaine contre la privatisation de l’eau : « Aujourd’hui nous célébrons la naissance de ce réseau pour résister au vol de notre eau, demain nous célèbrerons l’accès à l’eau salubre pour tous ! »

La déclaration qui accompagne la création de ce réseau africain formule cinq principes non négociables, à savoir :

  1. La lutte contre la privatisation de l’eau sous toutes ses formes
  2. Une gestion publique et participative des ressources en eau
  3. L’opposition à toutes les formes de systèmes d’eau prépayés
  4. L’inscription de l’eau comme un droit humain dans les constitutions nationales
  5. La gestion de l’eau comme un domaine national d’intérêt public

(Source : communiqué)

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Le France en récession en 2009, selon l’Insee + Dix questions pratiques sur la crise

Posté par issopha le 19 décembre 2008

Le France en récession en 2009, selon l’Insee

 

Le France en récession en 2009, selon l'Insee + Dix questions pratiques sur la crise dans LA CRISE DU CAPITALISME MONDIAL pdf lafranceenrcessionen2009.pdf  Rapport de l’Insee sur la Récession prévue en 2009

 

NOUVELOBS.COM | 19.12.2008 | 12:01

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La récession se traduira par une forte hausse du chômage, avec 169.000 emplois détruits au premier semestre 2009, une baisse de l’investissement des entreprises françaises et un recul de la production manufacturière.


Sous le poids de la crise financière internationale, la France entrera en récession au début de l’année prochaine pour la première fois depuis 1993, avec une économie en chute libre et une forte remontée du chômage, selon les prévisions de l’Insee publiées vendredi 19 décembre. Après une faible progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au troisième trimestre 2008, l’institut prévoit un effondrement de 0,8% au dernier trimestre, suivi d’un nouveau recul de 0,4% au premier trimestre 2009. Les premiers effets du plan de relance se feraient sentir au deuxième trimestre, mais le PIB céderait encore 0,1%, ce qui ferait trois trimestres consécutifs de baisse à la fin juin, selon l’Insee.Baisse du PIB

Si la croissance reste positive en 2008 (+0,8% contre 2,1% en 2007), pour l’année 2009, elle risque de se solder par une nette baisse du PIB. L’Insee estime que la contraction de l’activité devrait déjà atteindre 1,1% à la fin juin. Pour simplement espérer arriver à une croissance de zéro sur l’ensemble de l’année, « il faudrait que la France enregistre une croissance de 1,4% pour chacun des deux derniers trimestres de l’année », explique le chef du département de la conjoncture de l’Insee, Eric Dubois.
De son côté, le gouvernement table toujours sur une croissance comprise entre 0,2 et 0,5% en 2009, grâce à son plan de relance. Le Premier ministre, François Fillon, a cependant jugé jeudi « qu’aucun pays européen n’évitera la récession » et il n’exclut d’ailleurs pas qu’un second plan soit nécessaire.

Chute des investissements

La récession se traduira inévitablement par de nombreuses destructions d’emplois : -71.000 au total en 2008, puis -169.000 au cours du seul premier semestre 2009. A la fin juin, le taux de chômage s’établirait ainsi à 8% de la population active, au même niveau que deux ans plus tôt. Comme dans les autres pays industrialisés, le choc de la crise n’épargnera en France aucun des moteurs de la croissance.
En raison de la forte diminution de la demande nationale et étrangère et des difficultés persistantes d’accès au crédit, l’investissement des entreprises françaises pourrait également noté une baisse prononcée. Un recul qui se prolongerait au moins jusqu’à la fin du premier semestre, malgré l’effet positif de certaines mesures du plan de relance.

Chômage partiel

Confrontés à des stocks trop abondants, en particulier dans l’automobile, les entreprises seront contraintes de réduire fortement leurs stocks, ce qui pèsera sur la croissance et sur l’emploi, via les mesures de chômage partiel déjà annoncées. Avec des carnets de commandes dégarnis et des perspectives très sombres, l’industrie n’aura d’autre choix que de diminuer sa production : l’Insee prévoit une chute de la production manufacturière de 4,0% au dernier trimestre 2008, puis de 1,6% au trimestre suivant, avec une tendance similaire, quoique moins marquée, dans la construction.
Malgré un net reflux de l’inflation, la dégradation du marché du travail et les inquiétudes sur l’avenir vont inciter les ménages à la prudence.
Ils devraient privilégier « l’épargne de précaution » à la consommation, qui restera « atone » jusqu’à l’été, malgré le coup de pouce au pouvoir d’achat de la « prime à la casse » et de la « prime de solidarité active ».
D’autres mesures si nécessaire

Au vue de cette nouvelle, le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a affirmé que, « s’il le fallait, d’autres mesures seraient prises » en plus du plan de relance pour faire face à la récession économique annoncée par l’Insee.
« Aujourd’hui, rien ne permet de penser techniquement qu’il faudra d’autres mesures mais, s’il le fallait, d’autres mesures seraient prises bien entendu », a déclaré Claude Guéant sur France 2.
L’annonce de l’Insee prévoyant une entrée de la France en récession en 2009 « nous confirme dans le diagnostic qui a été fait par le président de la République, à savoir qu’il fallait faire vite un plan de relance », a-t-il ajouté.
« Nous allons très, très vite, c’est une lutte contre le temps qui est engagée », a aussi déclaré Claude Guéant, rappelant que le Conseil des ministres était saisi ce vendredi matin du projet de loi de relance qui sera examiné dès le 7 janvier à l’Assemblée nationale.

 

 

Dix questions pratiques sur la crise

 

NOUVELOBS.COM | 21.11.2008 | 09:46

Réagissez à l'article 11 réactions

Obtenir un crédit va-t-il être encore possible ? Que faire de son épargne ? Les impôts vont-ils augmenter ? Comment tirer profit de la crise ?… Nouvelobs.com donne les réponses pratiques pour faire face à la situation économique.

Les banques françaises sont-elles en danger ?

- La crise financière, c’est comme le nuage de Tchernobyl, elle ne s’arrête pas aux frontières. Donc les banques françaises sont ou seront touchées. Mais quand on regarde les banques qui ont dû être sauvées en Europe, la plupart du temps ce sont des banques qui n’ont pas de dépôt bancaire. Fortis est une exception, mais elle allait déjà mal avant la crise, qui n’a fait qu’aggraver ses problèmes. Certaines banques françaises ont des difficultés et ont eu des pertes, comme le Crédit agricole et Naxitis. Mais elles ont des actionnaires solides (comme les caisses d’épargne, les banques populaires, les crédits agricoles). Ceci dit, la crise est tellement forte et il y a un tel problème de défiance entre les banques, réticentes au crédit interbancaire, et une telle spéculation autour d’elles que personne ne peut dire ce qui va se passer.

Que faire de son épargne ? Les dépôts sont-ils en danger ?

- Comme les gens ont peur, beaucoup se réfugient vers le livret A des caisses d’épargne, mais ce n’est pas forcément nécessaire, car, de toute façon, les dépôts sont garantis jusqu’à 70 000 euros par déposant. De plus, le gouvernement s’est engagé à ce qu’il n’y ait pas de problèmes sur les dépôts bancaires. Mercredi 1er octobre, François Fillon a assuré que l’Etat était prêt à prendre une participation dans toute banque qui aurait des difficultés.

Comment l’Etat va-t-il trouver de quoi financer ses promesses de sauvetage des banques ?

- On est dans une situation de crise telle que, si c’est nécessaire, l’Etat trouvera l’argent, quitte à creuser le déficit, la dette…

Obtenir un crédit va-t-il être encore possible ?

- Cela va être de plus en plus difficile. Les taux d’intérêt ont monté, par conséquent, comme un particulier ne peut pas s’endetter plus que d’un certain montant par rapport à son revenu et qu’il va devoir rembourser plus d’intérêts, cela limite la capacité d’emprunt. Par exemple, en ce qui concerne les emprunts immobiliers, sur 5 dossiers qui pouvaient obtenir un crédit l’an passé, il n’y en a plus que 4 aujourd’hui, du fait de la hausse des mensualités liée à la hausse des taux d’intérêts.
Pour ce qui est des entreprises, elles sont victimes, parallèlement à la crise, du ralentissement de l’économie. Cela signifie plus de risques de dépôts de bilan, et les banques vont devenir plus prudentes. Par exemple, elles vont soutenir moins facilement une entreprise qui a des difficultés passagères, et élever les taux à l’emprunt.
Comme elles ont des pertes et moins de fonds propres, les banques auront plus de mal à prêter. Reste qu’on attend la réunion du Conseil de la BCE pour voir si les taux seront baissés ou non (NDLR: ce qui n’a pas été le cas).

Quelles sont les banques qui risquent le moins d’être touchées par la crise ?

- La Poste, en tant que banque publique, ne présente pas trop de risque. Dans le privé, d’après les agences de notation, la moins risquée parmi les grandes banques est BNP Paribas (notée AA+). D’après elles, cette banque ferait partie des trois dernières banques à être notées AA+ ou mieux. Les deux autres sont la Rabo Bank, néerlandaise, et l’américaine Wells Fargo. Mais, de toute façon, l’Etat a déclaré qu’il volerait au secours de toutes les banques. Il est clair, toutefois, que dans une petite banque, il vaut mieux ne pas avoir plus de 70 000 euros en espèces. Des grosses banques, on dit qu’elles sont « too big to fail ». Il n’y a qu’à regarder ce qui s’est passé aux Etats-Unis : on a laissé Lehman Brothers s’écrouler, en revanche, AIG a été sauvée.

Quel est le risque pour les assurances vie ?

- Les assurances vie sont aussi couvertes par le fonds de garantie des assurances des personnes (par contrat, et par assuré), à hauteur de 70 000 euros, et plus pour certains cas particuliers.

Que faire de ses actions ? Est-ce le moment de vendre ? D’acheter ?

- Cela ne me paraît pas être le moment de vendre, mais je ne sais pas si c’est le moment d’acheter. Car le marché est très en dents de scie et extrêmement volatile. Or, vendre, c’est céder à la panique, et il me semble qu’il n’y a pas pour le moment de quoi paniquer.

La crise risque-t-elle d’influer sur l’économie réelle ?

- Son effet sur l’économie réelle est déjà là, en train de se concrétiser. A partir du moment où il y a un ralentissement de l’économie aux Etats-Unis, dans les six mois qui suivent, il se transmet à l’Europe. Le dollar a baissé, du coup l’euro a monté, ce qui a coûté très cher aux exportations françaises. On a déjà vu au deuxième trimestre que l’économie française a été marquée par une croissance négative. L’activité a baissé. Et d’après les économistes, si on a 1% de croissance en 2009, ce sera déjà bien. Or, à 1%, l’économie ne crée quasiment plus d’emplois nouveaux. On voit déjà que l’intérim est très touché : le chiffre de 41.000 chômeurs a été annoncé en août, qui viennent essentiellement du fait que l’intérim offre de moins en moins de contrats. De plus, comme les consommateurs entendent beaucoup parler de la crise, que l’inflation est très forte cette année, qu’ils assistent à la hausse des prix de l’essence, et qu’ils pensent que les salaires vont stagner, ils ont déjà levé le pied sur la consommation. C’est très net. Ce qui a pour effet une recrudescence des dépôts de bilan, qui pourraient atteindre 10 à 15% de plus en 2008. L’habillement et le secteur cafés-hôtellerie-restauration en particulier sont touchés. Des plans sociaux sont également prévus. Dans la pharmacie, SANOFI prévoit 800 suppressions de postes. Pour ce qui est des prix, il y a eu une augmentation au premier semestre 2008. Mais avec le ralentissement de la croissance mondiale et de bonnes récoltes, les prix des matières premières et des produits agricoles devraient se stabiliser. Ceci dit, les prix restent très volatiles, c’est-à-dire qu’ils réagissent très vite à la hausse ou à la baisse en fonction du marché.

Les impôts vont-ils augmenter ?

- Quand les déficits et la dette augmentent, on sait bien qu’un jour ou l’autre il faudra trouver l’argent nécessaire pour redresser les comptes. Mais pour l’instant ce n’est officiellement pas au menu.

Comment tirer profit de la crise ?

- Ceux qui profitent de la crise, ce sont :
. Les spéculateurs, qui profitent de la volatilité du marché, malgré le fait que les règles aient été resserrées.
. Tous ceux qui vendent des produits spécifiques, en particulier des produits premier prix. Par exemple, on achète moins d’eau en bouteille, du coup les compagnies vendant de l’eau du robinet tirent leur épingle de la situation. Les supermarchés profitent de la baisse de fréquentation des restaurants, ou encore, autre exemple, tout ce qui est le « discount », comme EBay.
. Si les prix de l’immobilier baissent, cela peut être une bonne nouvelle pour certains, les biens devenant plus accessibles.
. Enfin, les grandes banques qui peuvent se renforcer sur le marché en rachetant leurs concurrentes mal en point.

Interview de Sophie Fay par Sarah Halifa-Legrand
(le jeudi 2 octobre 2008)

 REACTIONS D’INTERNAUTES

Les réactions des lecteurs

Les réactions des lecteurs

petit-epargnant
2007 : sarko fait 15 milliards de cadeaux fiscaux
Alors que les risques de crise financière aux USA et de contagion à l’Europe étaient connus depuis longtemps.

Certes aucun analyste ne pensait qu’elle atteindrait une telle ampleur, mais un très gros risque était quand même envisagé.

Donc quand sarko a sorti d’un Trésor déjà mal en point les 15 milliards de cadeaux fiscaux, soit il était incompétent, soit il était cynique.

Y a-t-il ici un militant UMP pour nous dire quelle branche de l’alternative est la bonne ?
06.11 à 19h07
Alerter

bercro
croissance négative
comment porter crédit a cet interview quand on utilise « croissance négative »? encore une spécialiste qui donne son avis sans connaitre le terme « décroissance » peut être qu’elle as recu l’ordre de ne pas effrayer le citoyen!!!j’aimerai mieux ça
cela ferai moins tache!!!.
11.10 à 10h21
Alerter
furax
scandale énorme : les dizaines de millions filés à
Il faut quand même rappeler que Tapie a eu tort sur presque tout auprès de la Justice, la vraie, après avoir épuisé tous les recours.

Et que c’est une justice privée commise par Sarko-Dati qui a permis à Tapie de narguer la Justice et de se faire attribuer des sommes colossales par son pote Nicolas.

C’est le contribuable qui va faire le cadeau à Tapie (tout le monde paiera, ceux qui ne sont pas imposables paient sur leur TVA) dans un contexte de crise gravissime, et d’inflation qui pose des problèmes mêmes aux classes moyennes aisées.
09.10 à 01h19
Alerter

BLITZ
70 000 euros garantis mon c…
Souvenez vous, avant 1971 …. tous les dollars étaient GARANTIS par l’Etat US, à raison de 35$, l’once d’or fin ….
Le hic, c’est qu’en 71, tout l’or des USA ne suffit plus à rembourser les dollars en or.
Les banques centrales détentrices de $, se sont faites avoir ….
08.10 à 18h26
Alerter
GOLDEN
Prenez vos précautions ….
Toujours d’accord avec vous Dalhia . Il faut à tout prix éviter l’emballement général car des retraits massifs provoqueraient le Krach . Pour ma part j’ai suivi le conseil de Serge MAITRE , le Pt de l’AFUB, qui conseille de retirer en espèces de quoi tenir 3 ou 4 mois si tous les guichets ferment . NB : la Russie vient de limiter les retraits à 415 ? par mois et par déposant . Dexia est sauvé par le contribuable mais Quid des autres banques comme la Caise d’épargne parait-il plonbée pour 6,5 milliards d’? par sa filiale US ?….? L’oeil du cyclone ne fait qu’approcher . Seule embellie : le vote espéré de la chambre des représentants US qui pourrait limiter l’effet « domino » .
03.10 à 16h30
Alerter
dahlia
Pour Golden
C’est de la maîtrise que viendra la sortie de cette crise..

Donc, l’Etat a intérêt à rassurer les petits épargnants et, s’il y a affolement, à limiter les retraits d’espèces ..

Il reste quand même l’espoir…
03.10 à 14h19
Alerter

GOLDEN
Bonne réponse !
Absolument exact Dahlia: le fond de garantie est insuffisant pour couvrir tous les déposants à hauteur de 70 000 euros . Mais le reconnaître officiellement serait pour le gouvernement accélérer l’affolement populaire et les retraits massifs d’espèces . Asséchant ainsi les marges financières des banques et de l’état . Réponse du ministre du Budget : « c’est l’état qui couvrira la différence » ! Certes ! Mais l’état est déjà en situation de faillite virtuelle comme l’a reconnu FILLON il y a 6 mois . Alors oui: la seule solution est bien celle du désespoir, accentuer la dette et à terme, augmenter les impôts . La facture va être très douloureuse amis contribuables . Enfin , sauf pour ceux qui comme NOAH ou JONNHY peuvent se délocaliser aux USA . Devinez qui part le premier quand le bateau coule ?
03.10 à 10h04
Alerter
dahlia
A savoir…
Le fonds de garantie des dépôts garantit les comptes bancaires des Français à hauteur de 70 000 euros par déposant et par établissement bancaire (140 000 euros pour un compte joint). Ses réserves sont d’environ 1,8 milliards d’euros (ce qui correspond à 30 euros par habitant). Ces fonds seraient donc insuffisants face à une importante crise bancaire. Si une telle situation se produisait, le fond compte sur l’intervention de l’Etat comme cela a été le cas aux Etats-Unis lors de la faillite de la banque Indymac en juillet 2008, placée sous contrôle du Federal Deposit Insurance Corporation (les comptes ont été garantis jusqu’à 100 000$ par l’Etat américain).
(Wikipedia)
03.10 à 09h25
Alerter
vali
12ème question
Il est où tout cet argent disparu dans la nature ?

et une blague : état demandera un prêt à la banque pour sortir de crise les banques ! ou à Tapie !
02.10 à 22h18
Alerter

ZAPATTA
ONZIEME QUESTION
C’est quand qu’on vire tout ces escrocs?
02.10 à 19h47
Alerter
BLITZ
Terrorisme financier ……………….
Marx disait: le capitalisme porte en lui mème le germe de sa destruction.
02.10 à 18h38
Alerter

vousavezdit
Sarkolove evite d’ avoir ce genre de discour
cela rapelle la propagande de l’ extreme droite en 1933 contre les juifs qui soit disant noyautaient la société mondiale
19.12 à 12h17
Alerter
escapotage
@BREIZ
Le problème c’est que Sarkozy a fait une campagne démagogique avec pour thème principal l’augmentation du pouvoir d’achat pour tous et en un an seulement.
Un an et demi plus tard justement, nous sommes en récession, et nous pouvons faire une croix sur la hausse du pouvoir d’achat.
Ce qui est honteux de la part de Sarkozy, c’est qu’il travaille forcément avec une équipe d’économistes extrêmement compétents, et qu’il aurait du anticiper la crise (Certains économistes l’avaient annoncé dès le début de celle des subprimes). Ces prévisions établies, il n’aurait pas du promettre le Graal du pouvoir d’achat.De plus, avec son paquet fiscal à 15 milliards(qui ne bénéficie, vous en conviendrez, qu’à une très faible partie de la population), il s’est privé de toute marge de man?uvre pour réagir efficacement face à cette crise.
19.12 à 12h10Alerter

lagyalo
antiane: c’est encore la faute à la gauche
Ma (ou mon) chère(cher?) Antiane, vous êtes l’exemple type de ces gens de droite qui refusent d’endosser la moindre responsabilité dans ce qui se passe aujourd’hui, malgré les 6 dernières années aux commandes de l’Etat.D’ailleurs pourquoi remonter à 1983?Pour trouver la vraie raison de la ruine de notre économie, il faudrait remonter à 1936 où ces inconscients du Front Populaire ont accordé les congés payés aux salariés…malgré le forcing de vos amis de droite.

Cela dit, je vous accorde que cette crise n’est pas due à vos amis de l’UMP, car c’est la crise mondiale d’un libéralisme échevelé qui devait arriver tôt ou tard.
19.12 à 12h05Alerter

vousavezdit
Si les gens de l’INSEE
continue a contredire les effets les annonces verbales de Sarkozy
pour rassurer le français sur la crise ce n’est pas a Metz qu’ils vont se retrouver ,mais dans la Creuse a gueret
19.12 à 11h57
Alerter
sarkolove
La recession?
La recession est exclusivement la faute de l’extreme-gauche.
Elle manipule nos jeunes, elle infiltre les banques, les salles de marches. Certains de ses membres emminents dirigent de grandes socites cotees en bourse. Ils sont en train de couler le systeme pour mieux reprendre la main plus tard. Les affreux.Ya pas a hesiter, l’extreme-gauche est responsable de la crise, de la recession, des manifs de lyceens, des deraillements de trains, du 11 septembre, des guerres mondiales, de la Saint-Bathelemy, et j’en passe.

Signe: Un leche-fion decomplexe
19.12 à 11h42Alerter

Ahrrr
Laars, toujours hors sujet !
Pompeux donneur de leçons !
L’idéologie véhiculée par Sarkozy plonge le monde dans une crise sans précédent .
Les réformes menées par Sarkozy aggravent cette situation de crise par le démantèlement des institutions.Quand à prendre de haut ou rabaisser ceux qui n’ont pas fait d’études, cela reflète l’expression de votre mépris !
En tout cas, cela ne vous rend pas plus intelligent pour autant !!!
19.12 à 11h39Alerter

henriette
@Laars
C’est vrai , à gauche on comprend rien , et en plus on n’a pas voté pour tzarkozy. Vod ka est grave, allez consulter, chère amenda laars.
19.12 à 11h31
Alerter
antiane
1981 1993
L’héritage de TONTON
Cadeaux en fonctionnaires
Soins à domicile pour personnes agées ANNONCES mais
PAS FINANCES ….etc
..on perd les élections et c’est le gouvernement suivant qui paie ! et….
POUR SE DEBARASSER DE TOUS CES FONCTINNAIRES (ou à les REDEPLOYER dans les HOPITAUX où ils BOSSENT vraiment SANS avoir la FORCE de faire grève leur conscience professionnelle les en empêchs EUX ! )
CA VA ETRE DUR MAIS ON Y ARRIVERA Avec la crise : les futurs chomeurs vont compter COMBIEN ça COUTE!!!
19.12 à 11h21
Alerter
nanou
d’après les économistes
la crise devrait être réellement là en Mars: lorsqu’on nous prédit 169 000 chômeurs au 1er semestre, on se fiche de nous. Actuellement, la perte d’emploi se situe entre 40 000 et 50 000 chômeurs par mois. Quand ça ira encore plus mal, ces chiffres empireront. donc: 50 000 X 6 mois= 300 000 emplois détruits.( en espérant me tromper)On continue à nous pipeauter.
19.12 à 11h08Alerter

nanou
Quel scoop!!!
La récession, la dépression sont déjà là. Le gros problème est que la situation va s’aggraver.
19.12 à 11h03
Alerter
metamorphorique
… insee
L’insee l’insee ?… C’est pas le même organisme qui a dit la même chose pour le troisème trimestre 2008 ???
19.12 à 10h58
Alerter
BREIZ
Erreur sur la personne!
Nico n’y est pour rien.La véritable faute en incombe aux gamblers, traders, banques, investisseurs de tous poils et de tous pays, Madoff compris, qui se sont amusés impunément et pendant une bonne décennie à rouler dans la farine tous les petits porteurs du monde entier.

La faute en est à l’appat du gain, qui a fait des petits porteurs des rêveurs, s’enrichir sur des taux d’intérêts imaginaires, accepter le jeu du virtuel, vendre et acheter des actions n’importe quand et n’importe comment et à n’importe qui.

Enfin, ne pas oublier les dégâts commis par les « délits d’initiés ».

Ca dépasse largement la « faute nationale ».
19.12 à 10h58Alerter

dden
Je tombe de haut.
Ah bon quelle surprise 53% ne s’y attendait vraiment pas ! C’était pas le programme prévu.
19.12 à 10h45
Alerter
Laars
Avis
A ceux qui continuent à mettre la crise économique mondiale sur les épaules de Sarkozy je signale qu’il peuvent toujours, lorsqu’ils ont du soucis à comprendre des choses basiques, poser des questions à des parents, amis ou voisins qui ont fait des études.
19.12 à 10h35
Alerter
prade
Lagarde meurt mais ne se rend pas
Je me disais que le bel optimisme de Mme Lagarde devait cacher quelque chose (comme d’habitude) Et bien Pan! dans le mille. C’est le contraire de ce qu’elle a annoncé qui va se produire (encore une fois comme d’habitude) Qui va croire dorénavant ces comiques qui nous gouvernent ?
19.12 à 10h34
Alerter
henriette
Quel échec, QUEL ECHEC idéologique
Le libéralisme et ses belles promesses de croissance et de bonheur des populations…
Le monde n’a pas encore pris la mesure du précipice dans lequel nous à jeté ces théories de dégénérés égoïstes.
19.12 à 10h01
Alerter
bricola-gargouzy
Champagne!
Bravo Nico! Non je sais bien, c’est pas toi c’est la crise…
En tous cas, ça s’arrose.
Je lève mon verre à la santé des petits porteurs qui ont voulu jouer dans la cour des grands, des ménages modestes qui ont voté contre leurs intérêts, des chômeurs et des RMIstes présents et à venir.
Je trinque aussi à la santé de l’industrie du luxe, aux grands patrons et aux élites, ceux qui font la grandeur d’un pays et l’injustice du monde.
Bonne année 2009 de récession, réjouissons-nous, le capitalisme est moribond.
19.12 à 09h58
Alerter
Nelse
RÉCESSION !!!
Récession c’est un mot encore banni par les membres du gouvernement, appeler un chat un chat, n’est pas dans la dialectique de tous ces beaux parleurs.
Les Français sont pris comme des naïfs par tous ces gens, avec un seul objectif, conserver leurs postes avec ses privilèges.
19.12 à 09h58
Alerter
lagyalo
un modèle économique suicidaire
Le modèle économique basé sur une augmentation constante de la population et de la consommation est un modèle suicidaire, néfaste à la planète, qui nous mène droit dans le mur.
Ce modèle nous est imposé depuis des siècles par les imams et les curés (croissez et multipliez, qu’ils disent)et depuis un siècle par les tenants du grand capital.Cette crise aura peut-être le mérite de nous faire prendre conscience que la récession et la dénatalité (ciel! quel gros mot!) sont les deux seules solutions offertes à l’humanité pour ne pas sombrer dans le chaos.

Mais la transition sera difficile…car il faudra tordre le cou( c’est une image!) au politiquement correct, aux imams, aux curés, et aux grands patrons.
19.12 à 09h58Alerter

Vlad
Pour nous aussi….
C’est le moment d’investir au lieu de consommer:
- Acheter de la qualité qui dure dans le temps et qui ne dépende pas d’énergie extérieure.
- Développer un réseau social de proximité afin de diminuer tout frais inutile.
- Louer, au lieu d’acheter, tout ce qui est utilisé occasionnellement.
- Se former pour s’émanciper et échanger.
- Ne pas investir sur du virtuel.
Etre pragmatique et patient
19.12 à 09h54
Alerter

BREIZ
La bataille aura lieu…
…su le terrain de l’emploi.Les chiffres du chômage annoncés sont vertigineux. Statistiquement chaque emploi perdu touche une famille de 4 personnes. 676000 personnes atteintes, ce n’est plus une récession, c’est une tragédie.
19.12 à 09h53Alerter

CATCAT
ZERO POINTE
ILS ONT TOUT FAIT POUR CELA!!POLITIQUE DE RIGUEUR SUR LES BUDGETS PUBLICS,

SUPRESSION DE MILLIERS DE POSTES DE FONCTIONNAIRES,

CADEAUX FISCAUX A CEUX QUI ONT DEJA SUFFISAMMENT DE REVENUS, DONC POLITIQUE INEFFICACE;

AU FAIT, DANS LES 80 Mds DE DEFICIT,I Y A 15 Mds DE PAQUET FISCAL

ET ON NOUS DIT DEJA QUE LE PLAN DE RELANCE SERA SANS DOUTE INSUFFISANT!!

POUR QUI NOUS PRENNENT ILS???
19.12 à 09h48Alerter

motif
très mauvaise nouvelle
En effet, jusqu’ici tout allait bien…!!!
19.12 à 09h48
Alerter
henriette
Quel échec, QUEL ECHEC idéologique
Le libéralisme et ses belles promesses de croissance et de bonheur des populations…Le monde n’a pas encore pris la mesure du précipice dans lequel nous à jeté ces théories de dégénérés égoïstes.
19.12 à 09h34Alerter

beb06
a quoi vous attendiez vous ?
mettre un type comme ce sarko au pouvoir ,c’etait le nauvrage assuré
19.12 à 09h32
Alerter
Zebulon_II
Qui était aux manettes en 1993 ?
Hein ? qui était ministre de l’économie en 1993 ?
Un p’tit gars plein d’avenir, qui promettait déjà plein de choses et a creusé un déficit que le précédent gouvernement avait su juguler…
Il n’y a pas à dire : même causes, mêmes effets. Zébulon Ier fait la preuve éclatante qu’il est un bon gestionnaire…
19.12 à 09h32
Alerter
gud1342
cqfd
Quand votre industrie est sur des segments limités a quelques activités il suffit d’une panne dans un secteur majeur pour mettre un pays a plat.
La droite financiere a cassé le potentiel industriel de la france en n’investissent pas à long termeFiilon d’ici
19.12 à 09h31Alerter

Jeanlouis
Parler d’abord de la cause de la récession
La France entrera en récession en 2009, nous apprend-on. Mais elle y était déjà depuis longtemps mais on a voulu faire croire le contraire en interprétant les statistiques dans le sens que l?on souhaite et en faisant croie que les mouvements de menton de Sarkozy et de Bush, les tenants idéologiques du néolibéralisme de part et d?autre de l?atlantique. Le verdict est sans appel. Le système néo-libéral qui investit l?argent dans l?argent et non dans les entreprises et dans les hommes qui travaillent et créent les richesses a atteint le fond. Qu?on ne nous raconte pas d?histoire qu?on peut le réformer. Non, il faut le remettre en cause et faire du marché un lieu d?échanges des marchandises dans une concurrence contrôlée et non plus le déterminant de la politique économique des Etats et des peuples. Au lieu d?ergoter sur la récession, il vaudrait mieux analyser la cause qui la déclenchée.
19.12 à 09h27
Alerter
guronsan
merci qui
$
19.12 à 09h12
Alerter
ubub
qui a dit
qui a dit: « la croissance, j’irai la chercher avec les dents s’il le faut »? Et bien qu’il y aille maintenant.
19.12 à 09h12
Alerter
arminius
L’addition d’années d’incurie
On paie l’addition d’années d’incuries, de laisser-aller qui ont conduit à cette situation catastrophiques: laisser-aller des dirigeants des pays industrialisés qui ont permis que globalement la moitié des bénéfices engendrés aillent se réfugier dans des paradis fiscaux; de l’incurie des chefs d’entreprise qui faute d’imagination reproduisaient la fabrication de produits voués à une mort certain( ex: l’automobile) tout en laissant échappe la fabrication d’autres produits qu’ils ont du importer, détruisant ainsi de nombreux emplois et creusant le déficit de la balance commerciale.
Seule une politique résolument innovante et faisant table rase de toutes les erreurs du passé pour revenir à des principes basiques en matière de consommation, faisant fi des copinages et autres compromissions, pourrait mobiliser toutes les énergies et nous faire sortir de cette crise. Ca n’en prend hélas pas le chemin avec toutes les mesures « rustine » que prend notre gouvernement…
19.12 à 08h56
Alerter
Nativus
Mais alors…
tous ceux qui n’ont eu de cesse jusqu’à présent de nous affirmer le contraire n’auraient donc pas dit la vérité !
De là à penser que nos politiques sont malhonnètes…
19.12 à 08h31
Alerter
parlarara
pour moitié de population la récession est totale.
La France entrera en récession en 2009,
pour la première fois depuis 16 ans .——————————————

pour la moitié de population francaise la récession est quasi totale depuis leurs naissance, et ce jusqu’au tombeau, alors cela ne les changeras guére, quant au nouveau venue dans la bonne veille récession, nous sommes nous les anciens récessionnistes, unanymes a dire tous en coeur « bienvenue au club des récessionnistes »
19.12 à 08h19Alerter

 

Publié dans LA CRISE DU CAPITALISME MONDIAL, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY | Pas de Commentaire »

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