LE SINE QUA NON DE LA FAMEUSE RENAISSANCE AFRICAINE

LE SINE QUA NON DE LA FAMEUSE « RENAISSANCE AFRICAINE »

Amis lecteurs  , bonjour 

Isso cv

Mes réflexions et rares productions gravitent  assez souvent autour de la problématique des relations tous azimuts de la France et de ses anciennes colonies , avec un accent majeur sur la résurgence de la nébuleuse (néo) colonialiste ( Françafrique , Mafiafrique  , chères aux militants de l’association Survie France ,  dont je suis )  , le retour  douloureux du refoulé sous la pression croissante d’associations de populations issues de ces anciennes colonies ( Indigènes de la République , CRAN  , Association ACHAC , antocolonial.org , etc.). Je privilégie en ce moment une approche (purement personnelle et dilettante) sur la marginalisation suspecte des études du Postcolonial dans le débat sur l’Histoire de France, Histoire névrosée par endroits, puisque balkanisée, incohérente puisque incomplète, insue puisque coupable… 

Point de théorisation ou d’écriture savante prétendument révolutionnaire, plutôt une  réflexion constante sur la nécessité d’une revisitation « objectivée  »  de l’histoire africaine de France et une réécriture trans-idéologique de certains épisodes traumatiques et historiques de l’histoire de l’Afrique… La renaissance africaine ne sera entière et réelle et faisable qu’à condition de porter un regard total, croisé, unifié, multidimensionnel et multidisciplinaire sur la problématique « Afrique ». L’Afrique  serait donc  » objectivement  » en état de mort clinique , politiquement, économiquement et constitutionnellement, les approximations sont légion qui en témoignent.  

D’où la nécessité d’une nouvelle parturition (renaissance). Elle passe par la prise en compte du caractère total du phénomène : l’histoire ancienne et actuelle  du continent noir expliquera en premier les ressorts de sa presque-mort. Et les moyens et modalités de sa nouvelle naissance.  Une approche horizontale et fédérée  (menée de front)  des domaines de réflexion. Joindre les problématiques passées aux problématiques d’aujourd’hui, articuler l’ethnophilosophie africaine aux réalités du politique  et des impératifs de l’économie mondialisée .En d’autres termes,  réconcilier la renaissance culturelle des 53 Afriques aux réalismes des superstructures et des infrastructures mondiales, sans la prise en compte desquelles la démarche de résurrection s’avèrerait  vaine. L’Afrique étant un tout, en tout cas la somme d’un agrégat de peuples et de réalités culturelles et historiques différentes, tout apparait urgent.

Disqualifier un élément du système reviendrait à différer l’avènement de cette renaissance, et donc passer à côté de la sortie du trou noir.

Issopha

Paris , 25/01/2008. 

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