Le bilan « globalement positif » de l’armée française en Afrique ?

Posté par issopha le 17 juin 2008

AFRIQUE

Le bilan « globalement positif » de l’armée française en Afrique

 

Débat militaire / mardi 17 juin par Xavier Monnier

Le bilan « globalement positif » de l’armée française en Afrique ? dans AFRIQUE de SARKOZY
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L’armée française ne déprime pas du tout. Non, non, non. Elle aime toujours l’Afrique et s’y balader. Et en tire de son action un bilan « globalement positif », comme en atteste le débat qui a eu lieu lundi 9 juin à l’IHEDN, à Paris.

Le lundi à l’institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), installé dans la cossue école militaire de Paris, ce n’est jamais ravioli. Tous les premiers lundis du mois, c’est débat. Avec ce 9 juin, un thème fort distrayant : « La France en Afrique : présence, coopérations, opérations ». Comprendre l’armée française, on est entre képis et gens polis. Avec un discours bien rôdé. Au général Labaye, tout frais patron de l’institut, le soin de dérider un peu l’assistance. Retransmis en visio-conférence (et en direct) vers la Réunion, la conférence ne semble pas y avoir attiré les foules. Un écran montre un amphi vide, et six clampins regroupés au premier rang. Rire de la salle. « Vos questions seront sans doute nombreuses », glisse le général. Re-rires. Au général Beth, directeur de la coopération militaire et de défense (rattaché au Quai d’Orsay) le soin de les endormir, « en utilisant le moins possible la langue de bois ». Mais diffuser les vapeurs de Morphée a ses petits désagréments. On s’oublie vite. Et l’on dresse un bilan guère reluisant de la situation.

En pérorant sur la grande demande de formations émanant des gouvernements africains, l’ami haut gradé relève les différentes carences du secteur. Au Darfour par exemple, où l’Eufor et la France a le plus grand mal « à recruter les 6 000 gendarmes nécessaires ». Ou les différents ratés, toujours au Darfour que rencontrent les missions françaises « faute de sous-officiers africains bien formés ». Bref ça grince. Mais les Africains y mettent du leur. Huit projets d’école sont dans les tuyaux : deux au Gabon, indéfectible compagnon, une au Congo Brazzaville, en Éthiopie, à Madagascar et au Cameroun. Autre désagrément de l’assoupissement, le réveil, toujours difficile. Aux questions multiples de l’Assemblée, l’étoilé Beth a servi des réponses donnant au bilan français des contours encore plus pâteux. Et une vision politique fort éclairante.

« À l’africaine »

La Côte d’Ivoire, qui attend un scrutin depuis l’an 2005. « Les élections sont attendues d’ici à fin de l’année. Si Dieu veut. Mais l’on mise plutôt sur 2009 ». Le bidasse défend pourtant son naturel optimiste, et le prouve. En saluant la transition « démocratique du pouvoir au Togo en 2005, et ce grâce au grand rôle joué par l’armée ». Une vision originale des choses. Pour rappel, de 1967 à sa mort en février, Gnassingbé Eyadéma, grand ami du président Chirac, règne sans partage. Et c’est son fiston, Faure, qui lui succède, après des élections brillamment remportées, des urnes volées, et une centaine de cadavres. Quant à l’armée, chapeautée par Kpatcha Gnassingbe, fils du défunt président et frère du nouveau, elle a très bien encadré la succession, il s’entend. « Enfin, concède le général, cela s’est passé à l’africaine ». Merci pour eux.

 

Une transition démocratique en Afrique selon l’armée française

© baroug

Et pour finir un petit mot sur l’instable Centrafrique, où loge toujours l’armée française officiellement, et à l’occasion les commandos d’opérations spéciales (COS). « Avant on devait y intervenir tous les six mois, depuis 2002, nous n’y sommes pas intervenus ». Ce n’est pas beau de mentir. Comme l’a largement relayé la presse française, dont Bakchich, en décembre 2006, aviations et commando ont largement aidé le président général Bozizé à reprendre la ville de Birao aux mains des rebelles.

« La Centrafrique reste un élément de désolation permanent », conclut tout de même le général pas si Beth. Mensonge avoué à demi-pardonné, soldat.

Lire ou relire dans Bakchich :

Les grandes fautes de Joyandet

Mardi, le nouveau sous-ministre de la Coopération et de la Francophonie doit se rendre dans les Alpes-Maritimes à l’occasion du 61e festival de Cannes. « Bakchich » s’interroge. Le bon Joyandet serait-il victime de ses propres ambitions (…)

Congo, Jean-Pierre ne dansera plus la Bemba

L’ancien chef de guerre congolais, Jean-Pierre Bemba, a été arrêté à Bruxelles pour crimes de guerre le 24 mai dernier. Petit retour sur un politique au parcours exemplaire.

 

Suite à la dernière action de la Cellule Françafrique Représailles de Bongo contre le militant Marc Ona

 

Le 17 juin 2008, par Jean Denard,

Omar Bongo, échaudé par la restitution symbolique de l’un de ses biens mal acquis à Marc Ona, leader de la société civile gabonaise, l’empêche désormais de voyager. Nouvel épisode de la « démocratie gabonaise » chère au président français.

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Le 3 et le 4 juin 2008, Marc Ona a eu la surprise de recevoir la visite du chef de cabinet du Ministre de l’Intérieur Annick Donga, envoyée par son patron, André Mba Obame, lui signifier son interdiction de sortie du territoire alors qu’il était invité à New York du 6 au 14 juin 2008 par Revenue Watch Institute (voir l’invitation en pièce jointe).

Motif : Marc Ona, Président de l’ONG environnementaliste Brainforest et Coordonnateur de Publish What You Pay (PWYP) Gabon, menacerait la sécurité interieure par ses activités associatives. Il est vrai que les demandes de transparence que Publiez ce que vous payez Gabon a récemment émises concernant les contrats miniers de Belinga menacent le portefeuille de la clique au pouvoir à Libreville ! Le pouvoir lui reproche aussi son « refus de négocier »… une expression gabonaise pour stigmatiser les incorruptibles.

Les ONG américaines et les réseaux PWYP se sont mobilisées, une coalition des ONG et les leaders syndicaux ont accompagné Marc Ona à l’aéroport de Libreville, mais ça n’a pas suffi… Le voilà cloué au Gabon et régulièrement convoqué, depuis début juin, par le ministère de l’Intérieur.

En réalité, le gouvernement gabonais veut à tout prix éviter que ne se renouvelle aux Etats-Unis une opération comme la dernière action de la Cellule Françafrique, à laquelle Marc Ona a participé avec un courage inouï en avril dernier. The travel ban might be linked to PWYP Gabon recent criticism of the Belinga mining contract and the opacity around the renegotiation process (see ).

Difficile en effet de tolérer que les Gabonais voient apparaître dans les médias un palace parisien à 19 millions d’euros pour la descendance Bongo quand cette même population n’a pas accès aux soins… On ne se surprend guère, d’ailleurs, que ce soit le ministre de l’Intérieur gabonais qui soit intervenu quand on connait la proximité d’André Mba Obame avec l’un des gardiens émérites de l’héritage familial, Ali Bongo.

C’est au gouvernement français, désormais, de jouer. A Nicolas Sarkozy en particulier, si prompt à vanter en juillet dernier la « démocratie gabonaise », de rappeler à son cher ami Omar que de tels compliments s’accompagnent de quelques obligations – comme par exemple la liberté d’expression…

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Le projet Belinga toujours dans le collimateur des ONG
03-06-2008
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L’ONG «Publiez ce que vous payez» (PCQVP) et la plateforme Environnement Gabon ont tenu une conférence de presse ce 2 juin à Libreville pour dénoncer l’opacité des renégociations des termes de la convention pour l’exploitation du gisement de fer de Belinga entre les parties gabonaises et chinoises signée le 24 mai 2008 au palais présidentiel. Les ONG environnementalistes gabonaises avaient vivement critiqué cet accord, accusant les autorités chargées du dossier d’avoir «bradé le patrimoine national en cédant tous les privilèges à la Chine». A la suite de ces protestations, le gouvernement gabonais avait décidé de rouvrir les pourparlers avec ses partenaires chinois afin de négocier de nouveaux accords sur l’exploitation de la mine de fer de Belinga. Pour les ONG, ce nouvel accord accorde toujours trop des privilèges à la partie chinoise comme le suggère leur communiqué de presse retranscrite in extenso.

«Nous avons appris par les médias que la signature de la convention entre le Gabon et le consortium chinois CMEC a été apposée à la Présidence de la République le samedi 24 mai 2008. Cette signature intervient au moment où la société civile regroupée au sein de la Coalition Publiez ce que vous payez et la plateforme Environnement Gabon avaient dénoncé les manœuvres du gouvernement visant à écarter certains acteurs clés des négociations des nouvelles clauses de la nouvelle convention, une renégociation intervenue à la suite de la protestation de la même société civile gabonaise sur le caractère indique du contrat signé en 2006.

En effet, alors que les séances de négociation d’un contrat qui profiterait aux intérêts du Gabon se déroulaient au ministère des Mines en présence de tous les acteurs impliqués, dont le représentant de la société civile depuis le mois de décembre, l’on annonce la suspension de celles-ci à la suite de nombreux désaccords entre la partie chinoise et les experts gabonais et leur reprise le 31 mars 2008, contre toutes attente, l’on apprend que deux membres du gouvernement se rendent en mission en chine accompagnés de quelques fonctionnaires sans associer les membres de la délégation gouvernementales chargée du contrôle et du suivi du projet Belinga, encore moins des gabonais siégeant au Conseil d’Administration de la COMIBEL.

Au cours d’une conférence de presse tenue dans les locaux de Brainforest au mois d’avril 2008, les organisations de la société civile avaient dénoncé cette démarche qui cachait une volonté de faire passer certaines clauses de la convention sur lesquelles les négociations achoppaient et que la partie chinoise ne voulait pas renégocier, comme par exemple le durée d’exonération d’impôts qui étaient de 25 ans dans le premier contrat et que les experts gabonais voulaient ramener à 10 ans maximum, ramener le périmètre de la concession minière de 7700 km2 à 600km2, la réalisation des études d’impact environnementale pour chaque étape du projet et non une seule étude, etc.

Au lieu de déplacer les autorités responsables du projet Belinga, pourquoi les responsables chinois de chaque composante dudit projet ne s’installent pas à Libreville de façon permanente, comme cela est prévu dans le procès verbal d’une réunion tenue entre une délégation gouvernementale et le CEMEC, le 20mai 2007 ?

Comment comprendre que les travaux de terrassement et d’aménagement des routes menant vers le site des chutes de Kongou n’aient pas été arrêtés au moment de la suspension du contrat de 2006 alors que l’absence des études d’impact environnemental fut à l’origine de la polémique entre le gouvernement et la société civile ?

Comment comprendre qu’un terrain de plus de 7000 km2 soit gelé autour de la concession minière au profit de la COMIBEL, alors que la zone s’exploitation et de dépendance n’excède pas les 600 km2 ? Faut il à la COMIBEL un terrain onze fois plus vaste que la concession minière qu’elle a sollicité pour rechercher les matériaux de construction ?

Comment expliquer que les 25 années d’exonération fiscales accordées à la partie chinoise dans le contrat litigieux soient maintenues, sachant que le retour sur investissement sera effectif après 8 à 10 ans d’exploitation ? A qui profitent réellement de telles facilités ? Et comment comprendre que la partie gabonaise confirme son engagement à supporter la responsabilité complète et assume tous les dommages directs et indirects environnementaux qui pourraient survenir en relation avec la réalisation du projet par la COMIBEL ?

Le contribuable gabonais est il disposé à endosser la facture des incidents graves causés par cette dernière ?

Autant de questions que se pose la société civile qui a, une fois encore, réaffirmé sa volonté de voir les intérêts des populations gabonaises définis et préservés dans les négociations en cours. Aussi a-t-elle renouvelé l’exigence pour toutes les parties de se conformer aux lois et règlement en vigueur en République gabonaise.

Tout en laissant le soin au Premier ministre de tirer les conclusions sur la mise à l’écart de la DGG en charge du suivi et du contrôle du projet Belinga, elle demande cependant «l’installation immédiate de celle-ci ainsi que la mise à sa disposition des moyens indispensables à l’accomplissement de ses missions».

En conclusion, elle met en garde les autorités responsables du projet Belinga contre une signature précipitée de la Convention qui ne respecterait pas les exigences de transparence et d’équité, ainsi que «sur certaines conséquences de leurs engagements qu’au fond, elle ne désirent peut être pas».

La société civile insiste sur la satisfaction des points suivants :

1- La réduction de 7000km2 500 m2 de la superficie de la concession attribuée à la CMEC ;
2- La réduction de 25 à 8 ans de la durée de l’exonération d’impôts accordée à la COMIBEL ;
3- L’abandon des chutes Kongou pour la construction du barrage hydroélectrique ;

4- Le refus de la prise en charge des dégâts environnementaux occasionnés dans le cadre de l’exploitation du gisement de fer de Belinga par la partie gabonaise ;

5- La réalisation préalable des études d’impacts environnementaux par projet avant le début des travaux. Car il ne s’agit pas d’une seule étude d’impact mais des études pour chaque phase du projet prévu dans le cadre de cette exploitation, etc.

Maintenant que cette convention est signée, il appartient à l’Assemblée nationale gabonaise de jouer son rôle de représentant du peuple, en examinant cette convention non pas dans l’intérêt personnel des individus au pouvoir et des intérêts chinois, mais pour l’intérêt du peuple gabonais et sa ratification en fait obligatoirement un texte de loi à la disposition de la population.»

Publié le 03-06-2008    Source : Gaboneco.com     Auteur : gaboneco   

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Les 50 ans de Bandoeng; le non alignement à l’ère du supraimpérialisme

Posté par issopha le 30 mai 2008

  

Les 50 ans de Bandoeng; 

le non alignement à l’ère du supraimpérialisme 

-Avril 2005-    

Aziz Salmone Fall 

Politologue 

                                                                                                         GRILA

  


                         Les 50 ans de Bandoeng; le non alignement à l’ère du supraimpérialisme  dans ACTUS ET DEBATS AFRIQUE les%20501

  

             Immeuble où se tint la conférence historique de Bandung 1955. http://www.geocities.com/bandungcity/aa.htm

  

  Dans un discours à Colombo Ceylon en 1954, le dirigeant indien Nehru  aurait forgé les termes «non-alignés».

  Nehru Addresses Crowd Nehru face à la foule. Photo Encarta  

« Bandoeng a proclamé l’émergence sur la scène internationale de plus de la moitié de la population mondiale»  clame un an plus tard le pandit Nehru à l’issue de la conférence de Bandoeng.  Le président Senghor qualifie la rencontre de moment « le plus important depuis l’époque de la renaissance»[i]. Les cinq pays du groupe de Colombo (Indonésie, Inde, Ceylan, Birmanie, Pakistan) qui en avaient été les initiateurs ne pourraient qu’être fiers des retombées de cette conférence afro-asiatique. Elle fut  le tremplin du non-alignement, un concept et une politique en réponse à la bipolarisation mondiale et qui lui a laborieusement survécu.

Le monde d’alors se relevait à la fois meurtri du second conflit mondial, et fracturé en deux blocs idéologiques: l’Est et l’Ouest. L’URSS escomptait que tous ces pays, qui en voulaient à la colonisation et à l’impérialisme, seraient à sa remorque dans son camp en rupture avec le capitalisme.  L’Ouest, le monde dit libre, maître contesté de l’essentiel de l’espace en décolonisation, s’ingéniait à s’y reproduire et faisait valoir que la reconstruction du plan Marshall légitimait sa croisade du développement style «Big Push» et «Take off». Ces paradigmes s’enracinaient déjà à l’ONU et ses institutions spécialisées. L’institutionnalisation du système multilatéral qui choisit d’assurer la reproduction internationale de l’ordre mondial, et les contradictions des accessions aux indépendances ne firent que raviver la bipolarisation.

Le vent de décolonisation, amorcé déjà avant le second conflit mondial, colportait néanmoins toujours le rêve des élites des nouveaux Etats et leur aspiration à la souveraineté et au développement. Ceux qui avaient obtenu l’indépendance, et ceux qui l’attendaient de manière imminente savaient que cette victoire politique devait être parachevée par la libération économico- sociale et culturelle. Et pour ce faire, il y avait une relative unanimité de vue sur le rôle dirigeant de l’Etat en la matière. Même ceux qui optaient pour le capitalisme le concevaient. Les conceptions néo-classiques de la main invisible du marché, en vogue aujourd’hui, étaient marginales d’autant plus que dans la reconstruction des économies d’après guerre,  l’Etat joua un rôle majeur. Aussi ces théories n’avaient aucune prise réelle sur ceux qui aspiraient à l’indépendance.  La majorité des jeunes Etats voulaient croire à l’intégration dans le capitalisme, mais la plupart d’entre eux ne voulaient pas d’une quelconque forme de néo-colonialisme, fut- il avec un nouveau parrain. D’autres acceptent de nouvelles alliances subordonnées ou la poursuite de l’allégeance, en participant à la tentative de containment du socialisme et en offrant de géo-stratégiques bases et accès aux ressources naturelles aux parrains. Une minorité ose rejeter ce marché et de fait s’était associée au bloc de l’Est et malencontreusement reproduit ses erreurs de développement. Dans les faits, ils furent rares ces régimes radicaux qui osèrent s’allier à l’URSS. Les autres qui ne lui étaient que sympathiques, ne basculèrent pas dans son camp. Mais ils en devenaient objectivement membres pour l’Ouest qui les bouda et les combattit en retour. Ces lignes de fractures firent qu’il y eut, dès le départ, une adhésion massive au concept de non alignement si attrayant par son  accent de neutralisme progressiste.

Politiquement, être non-alignés s’avérait tout aussi important pour ceux dont la nation existait que ceux où elle n’était pas encore cristallisée. Dans la réalité matérielle, au-delà de cette unanimité politique, une autre plus grande les unissait. Les jeunes Etats aspiraient tous au développement perçu innocemment comme technique, neutre et susceptible de générer la modernité, le progrès. Bien peu se préoccupaient du potentiel prédateur et destructeur du développement, et objectivement au fond, les antagonismes Est-Ouest, Nord-Sud ou non alignés importaient peu, en autant que ces aspirations soient enfin atteintes. Au fil des ans, malgré la dispersion des itinéraires, la cohésion du principe non-aligné s’est maintenue, malgré les lignes de fractures des alliances avec les blocs. Elle a permis le groupe des 77, la tricontinentale, un plaidoyer relativement cohérent avec les collectives aspirations pour un autre ordre économique mondial dans les instances multilatérales. Puis un grand essoufflement a commencé dans les années 80, suivi d’une traversée du désert. Aujourd’hui, un frémissement de relance du mouvement tiers-mondiste est observable, principalement en réaction à la mondialisation néo-libérale.

Cinquante ans plus tard, l’échec et/ou le succès  bien discutables de quelques exceptions de développement et de non alignement, nous obligent autour de la célébration de cette rencontre historique, de  revenir sur la genèse du mouvement non-aligné.

Il nous faut voir ensuite ce qui en reste, maintenant que s’instaure un nouvel ordre mondial. Ce dernier, qualifié de mondialisation, correspond à un brutal redéploiement du capitalisme, juste quelques années avant l’implosion du bloc de l’Est et la chute de l’apartheid. Cette extension et reproduction capitaliste, caractérisées par un enrichissement et un endettement démesurés aggravent la polarisation du monde. C’est dans ce contexte que s’impose la prétention unipolaire qui proclame TINA (there is no alternative). Pas d’alternative à un nouvel ordre bloqué sur la rationalité marchande et son darwinisme socio-économique et politico-culturel.  Ce semblant d’ordre impérial dans un « village global» prétendu,  qui escompte de tous leur alignement,  nous l’appelons le supra-impérialisme du mégaloensemble[ii]. Contre cette sorte d’apartheid mondial, et malgré la dispersion de trajectoires et des non-alignements tentés, l’essentiel de l’humanité compte, objectivement plus que jamais, sur ces valeurs acentriques, universelles et toujours potentiellement porteuses qui ont fleuri à Bandoung.   

Genèse du mouvement et évolution 

  

Au sortir du premier conflit mondial, les revendications égalitaristes des conscrits du tiers monde ont très vite été repoussées par les prétextes de la reconstruction de l’Europe détruite. Les soldats d’Afrique et d’Asie se sont combattus ou ont fraternisé sur les champs de bataille. Certains se sont imprégnés de valeurs libertaires de la révolution des soviets, de mouvements qui tentaient ailleurs de faire éclore des espoirs similaires. D’autres ont raffermi leurs liens avec les syndicats. Il en a résulté  qu’avait été démystifiée la supériorité coloniale, sans que pour autant l’aliénation et les complexes d’infériorité ne s’estompent réellement au sein des élites. En 1920, au second congrès de l’internationale communiste,  est abordée la possibilité, pour les pays dits retardataires, de passer au socialisme sans le détour du stade capitaliste.  Nath. M Roy, qui y soutient une ligne contraire,  est donc accusé de gauchisme et la vision de Lénine s’impose.

http://alain-leger.mageos.com/classic.htm Lénine leader de l’URSS 

Photo LaRZKP9HmTgJ:alain

  

C’est sans surprise que la prétention léniniste de transcender la phase capitaliste, et atteindre par une voie non capitaliste le socialisme, se perpétue au IV,  et V congrès. Cette conception aura beaucoup d’influence dans le courant socialisant des futurs pays périphériques. Dans les faits, pour la III ème internationale ou Komintern, la prétention de réunir les forces anti-impérialistes, anticolonialistes et révolutionnaires dans un sursaut fraternel sera freiné par l’avènement de Staline à la tête de l’URSS.

http://www.coranix.com/killers.htm Staline 

Photo coranix.

 Staline fera passer désormais tout après l’intérêt de l’Etat soviétique.  Ainsi au VI ème congrès du Komintern de 1928, la volonté de lutte anti-coloniale des révolutionnaires des pays dominés est  dénigrée et déclarée contre-révolutionnaire. L’essentiel se serait borné à abattre le capitalisme qui emportera dans son sillage son avatar le colonialisme.

 C’est donc ailleurs qu’il faut chercher, le creuset de Bandoeng. Probablement au congrès de la ligue contre l’impérialisme de Bruxelles en 1927, avec Lamine Senghor, Gorki, Nehru, Messali Hadj, Einstein… C’est là que se mirent en rapport des nationalistes africains et asiatiques et des progressistes européens déjà en attitude ambivalente à l’égard du Komintern. Au fil des années se raffermirent des liens, alors que la reconstruction des économies détruites et la reprise à maintenir repoussaient les échéances de la souveraineté.

L’embellie économique et la spéculation capitaliste eurent tôt fait de faire basculer le monde dans la crise de 1929. Ce fut un second prétexte pour repousser l’échéance de desserrer le corset colonial et éloigner une fois de plus les perspectives de souveraineté. Le négus Haïlé Selassié, devant la montée du fascisme, mit en garde, en 1935, les membres de la SDN- société des nations- de l’impératif de défendre la souveraineté. Il ne fut point écouté.

  les%20505 dans ACTUS ET DEBATS MONDE 

Hailé Sélassié Photo affellem/gifs.html 

Le banc d’essai internationaliste que fut la guerre d’Espagne et surtout l’horrible épreuve que constitua la seconde guerre mondiale vont permettre de rapprocher objectivement les vues des nationalistes progressistes des pays colonisés. La lutte contre le nazisme, sera un outil commode pour retourner le discours anti-fasciste contre le racisme colonial, alors que les lézardes de l’édifice colonial apparaissaient partout béantes.  Mais les tenants du l’ordre imposèrent Yalta, en février 1945.

Yalta contre Bandung  

  

                                         Allied Leaders at Yalta

                                                                                                Les alliés à Yalta.

                                                                                        http://encarta.msn.com/media_461522741/Allied_Leaders_at_Yalta.html

  

A Yalta s’instaure une division tragique du monde pour les colonisés. Voilà que tous ceux qui aspiraient à la dignité, à la souveraineté et au développement devaient choisir des sentiers d’émancipation gangrénés par la bipolarisation.  Roosevelt sort de Yalta confusé Mais il tient sur son chemin de retour  à rencontrer Farouk d’Égypte, Hailé Sélassié d’Éthiopie, et Ibn Séoud d’Arabie. Une diplomatie pour monarques cooptés, mais surtout privilèges à des exceptions indépendantes qui pourraient servir de modèles aux autres.  Roosevelt meurt peu après, et Truman qui le remplace est plus volontariste. Certes l’avènement de l’ONU apportait le gage d’un nouvel ordre fondé sur le droit et l’autodétermination.

  

Mais les instances de Bretton Woods, le plan Marshall et Mac Arthur favorisaient surtout le bloc de l’Ouest et la portion de l’Asie domptée. L’Amérique toujours ségrégationniste en son sein considérait le centre et le sud de son hémisphère comme sa zone naturelle d’influence. Les métropoles européennes tentaient-elles vainement de retenir la bride indépendantiste ou de la coopter en Afrique. Quant au Kominform qui s’instaure à l’Est, il laissait peu d’espoir de soutien réel, au delà du discours mythique de l’internationalisme prolétarien, aux colonisés ( quoique maints mouvements de libération n’auraient pu concrétiser leur lutte sans le soutien de Moscou).

 L’Inde, dès le lendemain de la seconde guerre mondiale, esquisse alors les termes d’un refus à un quelconque alignement. Elle élabore les fondements de l’option afro-asiatique mûrie depuis la conférence de Bruxelles. En 1947 à New Delhi, une conférence réaffirme le droit à la souveraineté, et la lutte de libération nationale. Deux ans plus tard, à  la répétition du même événement, se joignent au premier groupe des 12 pays asiatiques et arabes, le Libéria et L’Éthiopie. La période est déjà turbulente. Ho chi Minh avait proclamé unilatéralement l’indépendance du Viet Nam, deux ans plus tôt, ce qui exacerba la lutte.  La Palestine et l’Égypte secouent le joug britannique, et ne peuvent empêcher l’avènement d’Israël. La Chine, le pays le plus peuplé du monde, vient de gagner sa guerre de libération et bascule dans le communisme en 1949. En Amérique latine, en 1952 la révolution bolivienne, et suivie deux ans plus tard d’une autre au Guatemala. Truman prononce alors son fameux point IV et inaugure officiellement l’ère du développement. C’est désormais  partout la conceptualisation du sous-développement, et le rôle que s’arrogent les tenants de l’ordre mondial pour l’éradiquer. Pendant ce temps, l’Indochine s’enlise dans sa lutte de libération et la guerre de Corée éclate. Celle ci a un effet de catharsis pour le futur mouvement des non alignés. Car la Chine et l’URSS aussi s’y activent, et les États-Unis façonnent un chapelet d’alliances militaires régionales cooptant des pays de la zone, du Japon aux Philippines. Les relations internationales sentent le soufre et les grandes puissances accumulent leur arsenal nucléaire.

  Deadly Mushroom Cloud over Hiroshima (Hulton Deutsch)

Champignon nucléaire. Encarta   

 L’OTASE et le plan de Bagdad accélèrent la cooptation militaire de l’Asie.  Pendant ce temps, l’URSS louvoie entre soutiens aux mouvements de libération nationale du tiers Monde et atouts stratégiques.

  

 C’est donc de Belgrade, qui déjà en 1950 à l’ONU recommandait un fonds spécial des Nations Unies pour le développement, que viendra le soutien réel aux colonisés. Autant militaire qu’idéologique, ce soutien est personnalisé par Tito. C’est un camouflet à l’URSS, qui hormis sa puissance industriel et militaro-scientifique, demeure un vaste pays ayant certaines caractéristiques similaires aux autres. C’est ce qui la pousse à vouloir devenir membre du mouvement en formation.  Ce n’est donc pas d’elle, mais de Nehru, Soekarno Nasser et Tito que dépendra l’architecture du vaste mouvement des non alignés. Il n’y a pas d’appellation pour désigner l’immense ensemble qui aspire à la paix et à l’indépendance. Sauvy, un démographe Français, en référence au tiers état de la révolution française, forgeant en 1952 le mot Tiers monde écrit: «…le monde numéro un pourrait-il, même en dehors de toute solidarité humaine, ne pas rester insensible à une poussée lente et irrésistible, humble et féroce vers la vie. Car enfin ce tiers monde ignoré, exploité, méprisé, comme le tiers état, veut, lui aussi, être quelque chose»[iii]

Terme globalisant et à la fois réducteur, Tiers monde connaîtra une fortune réelle. Il sera brandi comme un étendard, alors qu’il représente en les nommant mal les ¾ de l’humanité. Ainsi prenait forme, avec la signature entre Tito et Nehru en 1954,  une politique de non-alignement active et constructive du Tiers monde, pour édifier la paix et la sécurité collective, hors des puissances antagoniques. L’accord de coexistence pacifique entre la Chine et l’Inde en 1954, la signature du pacte de Bagdad entre la Turquie et l’Iraq,  comme la défaite de la France en Indochine, obligent très vite Nasser à choisir définitivement son camp et à se joindre à Nehru et Tito, afin de consolider la politique de non- alignement prônée par l’Inde.

                                    Nasser, Tito, Nehru, (photo 1956) - 13.3 ko

    

 Soekarno, que les Hollandais détestaient et qu’ils accusaient de connivence avec les Japonais, était désormais au commande de la jeune Indonésie, devenue modèle pour tous les peuples ayant soif de liberté. C’est pourquoi, lorsque le quintet de Colombo y convoque  sur l’île de Java en 1955 la conférence de Bandoeng, le tremplin était irréversiblement dressé pour le mouvement des non alignés. Il deviendra, après celui de l’ONU, le plus grand forum des  pays en développement ( 114 le composent).

  

Non-alignement Monuments, les bustes de Nasser, Tito, Nehru, Nkrumah  dans un petit jardin de la Georgetown la capitale de la Guyane ou se tint le sommet de 1972; le monument au carrefour de Simpang Lima à Bandoung et le mémorial de la conférence de Bandoung à Beijing semblent être les rares monuments à la mémoire des illustres fondateurs. Pour la Chine  ce fut là le premier évènement multilatéral de la république populaire.

                                                   les%20509 dans VISAGES DE LA RESISTANCE 

                                                     Le monument Asie Afrique au carrefour de 5 rues au bout de l’avenue qui porte le même nom à Bandoung.

  

 Un romantisme révolutionnaire qui s’étiole vite

  

La ville de Bandoeng existe au moins depuis 1488. Les paysans sundanais auront vu y défiler les aventuriers et colons européens rivaux. Louis Napoléon, qui dirige aussi la Hollande, y intensifie le réseau d’infrastructures et fortifie ses défenses contre les Anglais en 1809. Au 19 ème siècle y sont introduits la culture de la quinine (essentielle aux expéditions militaires si exposées à la malaria), celles du café, du thé. Le boom économique et l’extension des réseaux ferroviaires y drainent une main d’œuvre chinoise qui resta. En 1906, une administration civile hollandaise remplace la militaire. La période du second conflit mondial permet aux citoyens de la ville de prendre davantage contrôle de leur ville. Juste à la fin du conflit, la révolte y gronde et les insurgés dirigés par Soekarno et Hatta proclament l’indépendance. Devant ce fait accompli, la riposte militaire hollandaise est massive et musclée. Déterminés à créer un Commonwealth néerlandais, malgré la désapprobation onusienne, les pays Bas, qui obtiennent de la Banque Mondiale dans la même époque un prêt de 195 millions de dollars, s’entêtent.[iv] Mais la perspective de voir s’y redéployer l’administration hollandaise poussa les citoyens à mettre le feu à leur ville. Ce fut Bandoeng Lautan Api, Bandoeng l’océan de feu. C’est sur ses cendres que se confirme l’indépendance du pays avalisée par l’ONU, alors que les Pays-Bas se rabattront sur la Nouvelle-Guinée où ils s’éterniseront jusqu’en 1963.

  

  

                                                         les%205010                                                            L’avenue de 1935 qui sera rebaptisée Asia Afrika Street 

                                                                             http://www.geocities.com/bandungcity/aa.htm

  

 On comprend que dans cet endroit symbolique, les rivalités et conceptions idéologiques hétéroclites se turent un moment, pour proclamer l’esprit de Bandoung. Soekarno y dépeignit le colonialisme comme «..un ennemi habile et décidé qui se manifeste sous divers déguisements ; il ne lâche pas facilement son butin. N’importe où, n’importe quand, et quelle que soit la forme sous laquelle il apparaisse, le colonialisme est un mal qu’il faut éliminer de la surface du monde»[v]

  

                                                Ceux de Bandoung - 120 ko

  

Bandoung fut un hymne à la décolonisation et à la coexistence pacifique, écrit et entamé par les 29 colonisés et jeunes Etats libres qui unanimes dans leur déclaration finale s’accordaient 

-         «pour déclarer que le colonialisme sous toutes ses formes est un mal auquel il doit être rapidement mis fin

-         pour affirmer que la soumission des peuples au joug étranger, à l’exploitation étrangère, constitue une violation des droits fondamentaux de l’homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et est un obstacle à la consolidation de la paix mondiale».

    

Ils déclarent 10 principes :

  1. Le respect des droits de l’Homme fondamentaux et des objectifs et principes de la Charte des Nations unies.
  2. Le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous les États.
  3. La reconnaissance de l’égalité de toutes les races, l’égalité de tous les États, grands ou petits.
  4. La non-intervention ou non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays.
  5. Le respect du droit de chaque nation à se défendre par elle- même ou collectivement, conformément à la Charte des Nations unies.
  6. S’abstenir d’utiliser des arrangements de défense collective pour servir les intérêts particuliers d’une grande puissance, l’abstention par tous les pays d’exercer des pressions sur d’autres pays.
  7. S’abstenir de tout acte ou toute menace d’agression, ou tout usage de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tous les pays.
  8. Le règlement de tous les conflits internationaux par les moyens pacifiques, tels que la négociation, la conciliation, l’arbitrage ou le règlement judiciaire ainsi que d’autres moyens pacifiques choisis par les parties intéressées, en conformité avec la Charte des Nations unies.
  9. La promotion des intérêts et de la coopération mutuelle.
  10. Le respect de la justice et des obligations internationales. 

  

Derrière l’unanimité de façade, la lutte de décolonisation et les manœuvres des puissances autant bi-polaires que métropolitaines, tout comme les aspirations des élites, fragmentaient  l’alliance. Malgré leur brouille larvée Chine et Viet-Nam penchaient vers l’URSS ; le Pakistan et la Turquie lorgnaient vers l’Ouest. Seules l’Inde, l’Indonésie et l’Égypte étaient conséquentes avec le non- alignement. Dans l’euphorie du moment, on pouvait quand même percevoir les alignés potentiels, les neutralistes, les communistes non alignés, les nationalistes anticommunistes ou plus libéral protectionnistes. Alors que le trio fondateur savourait sa victoire et polissait ses différences en 1956  à Brioni, le véritable test du non alignement et de la souveraineté allait se jouer dans l’année même.

La nationalisation du canal de Suez démontre en effet que rien n’était joué quant au non alignement. Par contre, il sonne le glas du vieux système colonial sommé de s’ajuster aux exigences du renouveau impérialiste. L’Europe devait au plus vite, éteindre ses brasiers et procéder à des indépendances négociées pour coopter les nouveaux régimes naissants. La bi-polarisation allait quant à elle surdéterminer tout le champ politique des nouvelles formations sociales. Seules les luttes armées de libération nationale entretenaient un potentiel révolutionnaire comme à Cuba,  mais ne pouvaient s’extraire de l’attraction gravitationnelle bipolaire. Le secrétaire général de l’ONU meurt de manière suspecte au Congo, tout comme s’étiole le rêve de souveraineté et du panafricanisme avec l’assassinat de Lumumba.

    Dag Hammarskjöld (Culver Pictures)  

Dag Hammarskjöld sec. Gen ONU. Encarta.   

Le chapelet d’indépendances n’augure pas de souverainetés réelles. Les blocs militaires se succédaient partout. OTASE, CENTO, ASPAC, ANZUS en Asie; contraignants accords de défense et de coopération militaire entre les anciennes puissances tutélaires et les jeunes Etats proto- nations en Afrique; luttes anti-révolutionnaires et pactes contre-insurrectionnels en Amérique Latine. Que de fausses notes à l’hymne Halo Halo Bandung symbole des non-alignés.

    

L’essor et la croisade des non-alignés

  

La déclaration de Bandoung est un précurseur majeur des critères qui fondent le discours des catégories des  relations internationales contemporaines. A partir de ce moule historique de Bandoeng, et servi par une inclinaison favorable de l’ordre mondial pour l’État providence, autant dans les idéologies de droite que de gauche, le développement devient le cheval de Troie de l’édification de l’État nation. Le développement est –il une ruse de l’histoire pour occidentaliser le monde? Est-il plus cyniquement,  un paradoxal moyen de reproduction sociale qui requiert prédation écologique et sociale, pour assurer une production de biens et services toujours exponentielle aux fins de l’accumulation de classe ou d’Etat?  Les jeunes Etats n’ont pas le loisir de trancher le dilemme existentiel et idéologique, devant l’engouement et l’urgence de se doter en infrastructures et ainsi combler leur prétendu retard. Le mouvement des non alignés verra beaucoup de ses membres, et parfois lui-même, jouer le chantage de basculer d’un bord ou de l’autre des blocs bi-polaires. Mais plus il va se massifier, plus les revendications tendront à s’agglomérer dans les institutions multilatérales où ses préoccupations ont enfin été posées. Depuis qu’ils ont pu imposer la création de la CNUCED en 1964 les non-alignés sont conscients d’un certain pouvoir.

  

Bien des mouvements de libération du monde leur doivent la reconnaissance dans les instances multilatérales. On lui doit aussi les pressions de l’anti-impérialisme, de l’anti- racisme, de l’anti-apartheid, pour les droits des peuples et de disposer de leurs ressources naturelles; pour le droit au développement et un autre ordre économique etc. Bref le mouvement a vraiment été le moment marquant des relations internationales contemporaines.

  

Depuis, les sommets successifs des non- alignés seront autant d’occasions de revendiquer que de façonner un autre ordre international . Car le fonds du problème, on ne s’en rend compte peut être pas immédiatement, n’est pas le dilemme politique Est /Ouest ( au sommet de Belgrade de 1961 l’URSS n’est plus invitée), ni la coexistence Sud /Sud,( minée pourtant par les crises entre URSS et Chine, Inde/Pakistan, Chine/ Inde, Malaisie/ Indonésie, les zizanies du Proche-orient, la sécession biafraise, Soudan /Ethiopie, Algérie/ Maroc….) mais bien le fossé Nord-Sud. 

Pour consolider le fragile acquis politique des indépendances,  la conférence des non alignés du Caire de 1962, esquisse les termes d’une coopération essentielle entre le Nord et le Sud, au niveau économique. Cela permettra l’avènement, deux ans plus tard, de la CNUCED. L’ordre international s’avère de plus en plus pervers pour ces formations sociales périphériques. Certes, à sa faveur se dispersent, dans le prétendu Tiers monde, des itinéraires, selon que l’on dispose de certains atouts pour être intégré favorablement dans le marché mondial. Naturellement donc, les préoccupations du mouvement des non alignés se focalisent sur le dialogue Nord Sud. Ce fut davantage, et cela le demeure d’ailleurs, un monologue du Sud.

  

 La tentative d’un front tricontinental anti-impérialiste échoua en 1966 à la Havane. Graduellement le mouvement  est cependant parvenu, par ses pressions, votes collectifs et résolutions, à faire émerger une seconde et une troisième génération des droits de l’homme. À défaut d’avoir participé à rédiger la première déclaration des droits de l’homme et à y insérer leurs équivalents homéomorphes, c’est déjà une victoire pour les jeunes pays. En 1969, l’assemblée générale de l’ONU adopte la résolution 2542 « Déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social». Elle élargit le domaine de la sphère économique à d’autres pans du social notamment en terme de droits de l’homme et de justice sociale.  Dans les faits, la plupart de ces nouveaux droits et conventions ne sont pas assortis de devoirs et restent lettre morte. La conférence de Lusaka en 1970 introduit en plus des habituelles questions politiques les impératifs économiques de façon plus revendicative. « Stratégie pour la Deuxième Décennie des Nations Unies pour le développement» dans la résolution 2626 de 1970 traduit amplement les aspirations du mouvement.

  

Dès 1973-74, l’échec pour obtenir un NOEI (nouvel ordre économique international) et un NOMIC ( Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication), sonne le réveil du rêve petit bourgeois de Bandoeng. Les demandes, relayées par le groupe des 77, étaient pourtant compatibles avec une intégration dans l’économie mondiale. Elles réclamaient entre autres, une intégration dans le marché mondial, mais avec des règles du jeu plus harmonieuses; la stabilisation des prix des matières premières; des codes de conduites pour les firmes multinationales; la levée des restrictions commerciales; une correction des termes de l’échange inégal; tenir la promesse des 0,7% à la coopération internationale non conditionnée; et le renforcement du pouvoir des pays non alignés au sein des institutions onusiennes.

  

Le non-alignement à l’ère du supra impérialisme 

  

L’échec de mettre en œuvre ces mesures, et qui reviennent encore comme des leitmotiv, a contribué à dévoiler et à amplifier l’émiettement du front tiers mondiste.  Ces rencontres se sont alors muées en kermesse institutionnalisée, un peu désabusée par l’impuissance à transformer efficacement l’ordre mondial.

Dans cet émiettement, deux groupes pour l’instant parviennent à se faire respecter moindrement par les tenants de l’ordre mondial. D’abord la périphérie utile, une quinzaine de pays émergents, subalternes  et industrialisant pour la mondialisation. S’y démarque un premier groupe des pays capitalistes de l’Asie de l’Est (Taiwan, Corée du Sud, Hong Kong et Singapour) et du Sud-Est (Malaisie, Thaïlande). A l’instar de la Chine, ils ont maintenu un fort taux de croissance, mais s’en sont différenciés par d’autres stratégies de plein emploi et de formation professionnelle, d’interventionnisme étatique; d’épargne et d’investissement, de dynamisme entrepreuneurial alliant culture famille et capital;  d’intégration régionale et d’importantes sollicitudes extérieures. Depuis la crise économique qui les a frappé en 1997, de nouveaux problèmes sociaux y ont fait surface.

  

Viennent ensuite des pays comme l’Inde et quelques exceptions latino-américaines ( Brésil- 8 ème économie mondiale-, Mexique) qui ont pu se doter d’un tissu industriel et qui sous-contractent des portions de biens et services du marché mondial. Le G20 défend principalement la place des pays émergents dans la mondialisation.

Viennent enfin les formations sociales, toujours captives de la division internationale du travail qui, malgré son évolution, les cantonne dans un rôle de fournisseurs de matières premières. Il s’agit de l’essentiel des pays arabes et d’Afrique. Malgré parfois quelques unités industrielles compétitives, ils ne parviennent pas à influencer la marche économique du monde et en subissent pratiquement passivement davantage les contrecoups, y compris même lorsqu’ils sont producteurs de pétrole. Beaucoup de ces pays ont perdu jusqu’ à leur statut déjà peu enviable de périphéries. Illustrations de la dévastation de l’expansion capitaliste, ils sont devenus des zones excentrées et /ou des mis en réserve.[vi] De plus en plus enclins à négocier une cooptation compradore,  ils sont laissés en pâture à l’instrumentalisation du désordre de firmes secondaires et de pouvoirs politiques prébendiers excellant dans le maquillage démocratique. Pour eux on a  réchauffé les besoins essentiels de Perroux, soit les objectifs de développement du millénaire. Ils ont peu de chance d’être atteints d’ici 2015. Les trois décennies de développement décrétées par l’ONU n’ont-ils pas été globalement des échecs, malgré des avancées spectaculaires dans plusieurs domaines.

  

Décennie d’errance où le développement sous perfusion par des prêts concessionnels est vite abandonné, lorsqu’on passe en 1973 du taux d’étalon or aux taux flottants. La chute du dollar qui s’en suit va grever les revenus d’exportation de ces pays dont l’essentiel des produits sont négociés en cette devise.  L’action des pays de l’OPEP conduira à un redéploiement de crédits vers les pays non- alignés appâtés par le slogan « acheter aujourd’hui payer demain», si important pour éviter la crise de surproduction des pôles avancés. Ils se sont très vite endettées et engluées dans les intérêts de cette dette. Une dette aussi due à l’enrichissement illicite d’élites qui rapatrient au Nord bien de leurs avoirs. Des avoirs qui emboîtent le pas au transfert de ressources, de biens et de fonds. Ceux ci sont toujours supérieurs aux flux d’aide internationale, d’ailleurs bien mal nommée.

  Au début 80, la récession au Nord entraîne la déliquescence de l’État providence, la hausse des taux d’intérêt et la morosité économique au sud. Le paiement de la dette et la nécessité d’accéder à d’autres crédits cèdent le pas aux ajustements structurels. Ils augmentent certes la production, mais sont en passe d’achever les malades. Les cures d’assainissement aggravent la paupérisation. 

    

Personnes vivant avec moins d’un dollar par jour

Personnes vivant avec moins d'un dollar par jour 

ACDI. Canadiangeographic.ca   

Dans les années 90, on s’acharne à accroître la productivité des pauvres et à reconfigurer l’État, en laissant le privé prendre les commandes de l’essentiel. La société civile est cooptée à ce service et la governance est appelée à la rescousse, comme dimension politique des ajustements, afin d’éviter que les États ne persistent à contourner les mesures draconiennes. Ces dernières tissent la révolte, au point de voir depuis deux ans  les tenants de Davos récupérer le discours alter mondialiste et desserrer l’étau de la dette. En même temps, les derniers bastions du bien commun sont investis par la rationalité marchande (de l’eau aux plantes, de la culture aux gènes…).  Tout cela exacerbe l’exploitation du travail. Compte tenu des différences de rémunération et de productivité par rapport aux pays avancés du centre, elle occasionne vers ces derniers toujours davantage de transferts de capitaux et de main d’œuvre sélective. Parallèlement, -par les zones de libre échange et autres formes d’intégration, de l’Union européenne à la ZLEA ou au NEPAD[vii]- la mondialisation procède à un laminage autant des économies des pôles dominants nationaux  autocentrés des centres capitalistes, que ceux des pôles dominés qui n’ont pu s’autocentrer. Elle les recompose en réseaux productifs mondiaux intégrés mais concurrentiels. A tous les autres de les imiter et de s’aligner à cette logique ou de péricliter. Et ce n’est pas les initiatives de coopération Sud /Sud  pourtant prometteuses, qui les en empêchent.

    

Quelle souveraineté ou l’alignement de tous devant l’Un

  

À l’équilibre de la terreur de la guerre froide, nous voyons se substituer la terreur du déséquilibre. Déséquilibre qui est celui de la mondialisation et de ses contestations. C’est un déséquilibre précaire, générateur de chaos, d’illusions et, à long terme si la tendance se maintient pour l’humanité, d’anomie.

  

Dans la mondialisation néo-libérale, le terme de supra-impérialisme pourrait caractériser la phase nouvelle que tente d’imposer le capitalisme effectif. Ce supra-impéralisme  (supra, du latin au-dessus, plus haut ) désigne les extensions multiformes de l’espace du capital dans lequel différents vecteurs oligopolistiques tentent d’infléchir l’économie mondiale. A titre d’illustration, le fait qu’une dizaine d’entreprises contrôlent quasiment la moitié du marché mondial. Ou que 350 les plus riches du monde accaparent un revenu égal à celui de 2,6 milliards de personnes. Cette mondialisation est une inflexion dans le sens de la construction d’un système monde particulier, que je nomme le mégaloensemble. Un système Monde, surestimant sa capacité et sa grandeur, et dont l’orgueil délirant, surfant sur des capitaux fictifs, bénéficie en priorité aux grandes entreprises et banques des premières puissances étatiques. Ces acteurs jouissent en premier lieu du marché des biens, services et capitaux, au détriment de la réalisation des droits économiques sociaux et culturels collectifs. Le marché mondial en restructuration par l’OMC qui conforte le statu quo peut très bien nous mener vers une impasse.

  

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                                                                                                               http://bellaciao.org/fr/IMG/jpg/omc2.jpg   

 Les 200 plus grandes entreprises, qui ne fournissent de l’emploi qu’à 0, 75 de la force active dans le monde, accaparent le quart du PNB mondial[viii]. Les transnationales monopolisent les transactions internationales du commerce. La moitié de ce commerce se déroule strictement entre elles. La dominance dans la mondialisation est donc la financiarisation de l’économie. Il est vrai que le caractère évolué du niveau de technologie, d’information et de communication  font revêtir à cette mondialisation néo-libérale un caractère sans précédent. Mais le processus n’est pas achevé et la mondialisation ne pourra s’arroger le titre de changement social. Ce dernier l’a précédé et lui survivra probablement. Issue de l’oligopolisation du processus transnational, alimentant les rythmes des percées technologiques et scientifiques tout en y étant assujettie, la mondialisation est un sursaut qualitatif de l’économie monde. Mais nulle part, elle ne procède à l’égalisation des chances et des économies. Au contraire, partout elle creuse et polarise les écarts.  Il s’agit dès lors d’un processus polarisant par essence, parce que asymétrique et  biaisé par les pouvoirs dominants dans les centres animés par la nécessité d’instaurer l’ordre supra-impérialiste. Cela aux fins de l’exploitation des richesses du globe à leur profit.

  

Partout pratiquement, beaucoup de ces classes dirigeantes disent oui à cette transnationalisation, parce qu’elles en sont avant tous les premiers bénéficiaires en terme de richesse, de prestige et de pouvoir. Les peuples sont les premières victimes de cette transnationalisation débridée. Même le développement durable a été récupéré par cette mondialisation, et au fond, l’équation devrait être celle d’un développement endurable!

  

L’uniformisation et l’homogénéisation du monde que fait miroiter la mondialisation restent une tendance. Le système mondial ne peut assurer à tous ce mode de vie (d’ailleurs biologiquement insoutenable pour notre planète). Les frustrations populaires s’aiguisent devant cette modernité, caractérisée par l’abondance dans la rareté. En réaction, des forces  anti-systémiques se dessinent, même dans les pôles de prospérité. De Kananaskis, à Seattle Gènes et Honk Kong les conjugaisons de luttes diverses, pacifistes, écologistes, féministes, tiers-mondistes, alter mondialistes, anarchistes, communistes, socialistes et libéraux.. sont un panorama de plus en plus holistique de la contestation du mégaloensemble. Il faut bien sûr à présent dépasser l’incantation et la revendication pour des constructions d’alternatives.

   les%205015                                                   émeutes anti G8                                              CD GE2001 - un'idea di Supporto Legale per raccogliere fondi sufficienti a finanziare la Segreteria Legale del Genoa Legal Forum                                                                                                                                                   

Tentes de manifestants altermondialistes la nuit au sommet OMC 2005 de Hong Kong. Photo L’En dehors   

Ailleurs dans bien d’endroits du Tiers monde, la même frustration et une sourde colère grondent. Mais aussi le désarroi, la quête de sens se manifeste par un retour du religieux et du culturel. Elles sont souvent des réponses inadaptées désespérées et anachroniques, mais surtout des désordres instrumentalisables par l’ennemi que l’on cherche à combattre.

Contre tout cela, la repolitisation politique et démocratique des masses des pays non alignés, et un nouvel élan d’unité et de solidarité démocratique seront essentiels.    

Le redéploiement de l’hégémonie états-unienne hypothèque la paix mondiale, le développement et la démocratie. Modèle de la mondialisation, la société civile américaine, qui débat de croisade anti-terroriste, de guerre préventive et de bouclier sidéral, compte quelque 220 millions d’armes personnelles.

 Les Européens tergiversent sur l’orientation de leur union en élargissement, sur les turbulences de leur portion Est, sur l’immigration et sur leurs politiques en remorque  à l’hégémonie américaine.

Les Asiatiques s’insurgent contre la construction des bases militaires de Menoko, Okinawa et des Philippines et on observe en maints endroits la montée des tensions dues au nouveau pavage étatique de l’Asie (Afghanistan et autres anciennes républiques soviétiques).

Les Africains s’organisent de plus en plus massivement pour une justice économique, la démocratisation, mais aussi contre la cooptation des armées et rebelles dans des plans militaro-stratégiques de maintien d’une certaine paix. Ils luttent contre leur fausse marginalisation économique sur fonds de pillage de leurs ressources.

Les latino-américains, élisant de plus en plus de régimes progressistes, luttent contre un encerclement militaro financier des luttes populaires. Un encerclement maquillé en lutte anti-narcotique et en promotion du libre-échange tout azimut.  Dans toute cette effervescence, partout la paranoïa sécuritaire et la rationalité marchande contribuent à instaurer un nouvel alignement économique et stratégique des pays du tiers monde devant le supra-impérialisme.

  

C’est donc contre cela que l’esprit de Bandoeng doit être revigoré. Afin aussi que les sociétés du Sud puissent lutter contre l’érosion de leurs valeurs de solidarité d’entraide et d’humanité[ix], si utiles au monde pour une autre mondialisation. Celle pour laquelle la nébuleuse alter mondialiste, qui a su synthétiser l’essentiel des revendications non-alignées, escompte le soutien de l’humanité, pour qu’elle lutte contre le risque de sa  propre cooptation et mène à bien sa mission. 

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affiche zapatiste pour le forum social mondial de Bamako   

C’est pour cela que le paysan coréen Lee Kyung Hue s’est sacrifié en septembre 2003 à Cancun. C’est aussi contre une mondialisation prédatrice et l’unilatéralisme belliciste de grande puissance que s’étaient prononcés les non-alignés à Kuala Lumpur  en février de cette  même année.  Lors de l’anniversaire du 50ème a été proclamé la déclaration pour  nouveau partenariat Asie-Afrique. 

  

Aujourd’hui, partout on semble reprendre conscience de l’ampleur des inégalités entre le Nord et le Sud. Probablement davantage depuis les attentats du 11 septembre, quand on sait comment la pauvreté et la frustration  sont les terreaux  de tels phénomènes. La renégociation en cours des rapports Nord-Sud est bien enclenchée. Mais dans les errements occasionnés par la mondialisation, elle n’est peut être pas suffisamment perceptible. Il y a, il est vrai, trop d’Etats qui sont docilement alignés. Soumission, compromission concussions.  Des semi-périphéries  requièrent toujours davantage de transferts de technologies du Nord, tout en s’autonomisant. Partout la réfection des codes miniers et l’arrêt des législations laissent en pâture des pans entiers aux multinationales.

  

 Mais ce jeu n’en vaut pas la chandelle pour l’essentiel des populations, de plus en plus meurtries par ces ajustements. Ce n’est pas pour rien que l’impérialisme desserre l’étau de la dette. Il y a donc un réveil perceptible au sud. Il faut encourager les mouvements qui demandent un retour au non –alignement. Il faut insister sur la préservation des biens communs, un développement responsable, le démantèlement des bases militaires étrangères, une réforme en profondeur du système monétaire et multilatéral, et des règles plus équitables du marché mondial. Il faut arrimer davantage ces préoccupations aux mouvements internationalistes dans les pays du centre, afin de donner globalement une chance à un autre monde, et à un développement endurable!

  

Le Tsunami endeuille encore dans cette zone de naissance du non alignement le  50 ème anniversaire. Les 300 000 disparus et les millions de victimes y demeurent ceux qui étaient déjà les plus vulnérables. Le 21 février 2005, un glissement de terrain dans un bidonville de Bandoeng fait plus de 150 morts. Non loin de là où les décolonisés s’étaient donnés rendez-vous, pour proclamer leur  liberté et leur développement, il y a 50 ans. Aujourd’hui une coopération internationale intéressée y capitalise de juteux contrats sur le terreau de l’humanitaire.

 Mais la condition infra humaine de ces populations de bidonvilles, jumelles de celles d’Amérique latine et d’Afrique, vient nous  rappeler une chose. Ouvert à Bandoung, l’agenda de liberté, de coexistence pacifique et de progressisme contre la barbarie, demeure toujours à l’ordre du jour! Halo Halo Bandoung! 

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                                              Vue de la salle de conférence célébrant le 50ème anniversaire le 24 Avril 2005   



[i] Berg Eugène, Non alignement et nouvel ordre mondial, PUF, Paris, 1980, p22

[ii] titre de notre ouvrage en préparation

[iii] Alfred Sauvy, Trois mondes, Une planète, L’observateur, 14 Août 1952

[iv] Toussaint Eric, La politique du FMI et de la Banque mondiale à l’égard de l’indonésie entre 1947 et 2003, CADTM, 24 juin 2004,  http://www.cadtm.org/article.php3?id_article=709

[v] . Soekarno in Le Monde diplomatique, « Les objectifs de la Conférence de Bandoeng », mai 1955, p.1.

[vi] On relira les analyses prémonitoires de Samir Amin, Les défis de la mondialisation, l’Harmattan- Forum du Tiers monde, 1996, et de Michel Beaud, Le basculement du monde, la Découverte- Syros, 1997

[vii] Qui bien que formulé selon les exigences des grands bailleurs ne sera visiblement pas visiblement financé à la hauteur voulue

[viii] Elles fournissent de l’emploi à un peu plus de 72 millions de travailleurs,  dont la moitié sont des emplois sous payés du tiers monde

[ix] Voir Anne Cecile Robert, L’Afrique au secours de l’occident, Les éditions de l’atelier-Ouvriéres, 2004

  Aziz Salmone Fall 

Politologue

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Les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons dans la Grande Loge nationale française (GLNF)

Posté par issopha le 21 mai 2008

Les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons dans la Grande Loge nationale française (GLNF)


(Infosplusgabon 29/04/2008)

LIBREVILLE, (Infosplusgabon) – La plupart des chefs d’Etat africains sont initiés dans la Grande Loge nationale française. A l’heure des indépendances, les loges Africaines s’émancipèrent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du Grand Orient (GO) et de la GLNF.
La Franc-Maçonnerie est un legs colonial. Dédiée à « Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés « , la première loge en terre Africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal.

Il s’agira longtemps d’une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires.

Plusieurs maçons célèbres ont plaidé en faveur de l’abolition de l’esclavage, notamment l’Abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor SCHOELCHER.

D’autres ont œuvré à l’expansion de l’empire Français, tels Pierre SAVORGNAN de BRAZZA et Jules FERRY, désireux « d’apporter les Lumières aux races inférieures « .

Les frères au grand jour sont : Omar BONGO ONDIMBA (Gabon), Denis SASSOU NGUESSO (Congo-Brazzaville), Idriss DEBY ITNO (Tchad). François BOZIZE (République Centrafricaine).

A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d’une Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l’automne 2007 la bénédiction du pape BENOIT XVI.

Les frères de l’ombre qui s’abstiennent de confirmer, voire démentent sont : Abdoulaye WADE (Sénégal). Il a semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D’autant qu’il doit tenir compte de l’hostilité de l’islam confrérique envers la franc-maçonnerie.

Blaise COMPAORE (Burkina Faso). Il a été parrainé par son ministre des Affaires étrangères, DJIBRIL BASSOLE. Et puis viennent Amadou TOUMANI TOURE (Mali). Mamadou TANDJA (Niger). Thomas YAYI BONI (Bénin). Paul BIYA (Cameroun). Il aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères : Ils ont été approchés et envisagent de rallier la  » tribu « . Faure GNASSINGBE (Togo). Joseph KABILA (République démocratique du Congo).

L’émir Algérien ABD EL-KADER a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au XXè siècle.

Citons le Sénégalais Blaise DIAGNE, nommé commissaire de la République en 1918 par CLEMENCEAU, puis sous-secrétaire d’Etat aux Colonies sous Paul DOUMER, ou le Guyanais Félix EBOUE, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l’Afrique Centrale à la France Libre.

FIN/IPG/LKG/2008 28 avril

Par Appolinaire Noël KOULAMA

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Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?

(06/10/2005) Les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons dans la Grande Loge nationale française (GLNF) dans AGORA SUR L'AFRIQUE pixel_blue

Bongo, Biya, Sassou Nguesso, Idriss Deby, et tout récemment Bozizé sont de notoriété publique de ces présidents africains qui en nombre croissant sont affiliés à une loge maçonnique française… pixel_blue dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR

Bien que la question soit rarement évoquée par les élites africaines comme il se devrait de toutes tendances sociales ou politiques lourdes questionnant l’existence collective, et pour cause, les populations africaines ont enregistré le pli maçonnique des hautes sphères et en débattent à mots plus ou mois couverts. Une presse minoritaire, quelques fora de discussions, des petites gens et citoyens en dehors du microcosme lumineux assimilent désormais à une mafia internationale cette fraternité qui représente, sur son expérience africaine un crime et une forme de protection criminelle au bénéfice des agents pathogènes des sociétés africaines contemporaines. Ce sentiment collectif monte dans les couches sociales intermédiaires, en alimentant la propension à la corruption « puisque ça ne marche que comme cela » et les fantasmes politiques jusqu’à une hostilité avouée à « la secte maçonnique ».

L’initiation récente du président Bozizé par son frère aîné Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville a alimenté quelques pages de journaux en Centrafrique et dans l’espace francophone, et désormais même les profanes pourraient avoir les détails de cette « affaire », c’est dire le degré de publicité des recrutements, adhésions et de la présence maçonnique en Afrique noire francophone.

Une concurrence vive aurait d’ailleurs à cet égard opposé les voisins et frères maçons Bongo et Sassou Nguesso pour l’affiliation à leurs loges respectives. Le président gabonais, initié à l’origine au Grand Orient de France [GO] serait passé à la GLN, avant de créer sa propre loge en 1975, le Grand Rite Equatorial récemment baptisé Grand Rite Symbolique. Quant au président Sassou, lui aussi issu de la GLN, il a également créé sa propre obédience comme son homologue et beau-fils gabonais. La création d’une loge nationale requiert le parrainage d’une loge à l’étranger, dans le cas des pays d’Afrique noire ex colonies francophones, la tutelle est généralement française… Françafricaine.

En effet la franc-maçonnerie française s’installe en Afrique en 1781 à Saint Louis, elle recrute essentiellement dans les milieux de colons, militaires, fonctionnaires, administrateurs blancs. Impliquée dans le processus de décolonisation, elle va essaimer dans le reste de l’Afrique jusqu’à prendre dans les année 90 une stature quasi officielle de passage obligé pour tous les hommes politiques et élites économiques, sociales, médias des pays d’Afrique noire. L’Afrique centrale en est une illustration parfaite, une espèce de colonie maçonnique.

Le Cameroun, malgré semble t-il la discrétion de son président, cité régulièrement comme franc-maçon est du point de vue de l’élite une Grande loge en lui-même, comptant environ une cinq centaine de frères. « Dans le gouvernement, je ne vois pas un seul ministre RDPC qui ne soit pas maçon », confiait un homme politique camerounais au journal français l’express [12/04/2004]. La tendance à l’initiation des hautes personnalités qui confine à l’embrigadement à intérêts réciproques est tout aussi patente au Congo Brazzaville ou Gabon où on évalue à peu près à 800 le nombre de maçons pour 1 millions d’habitants ! L’existence de loges nationales dirigées par des présidents de république, par ailleurs adeptes de plusieurs cultes traditionnels, renforce le processus de sélection des élites par le tamis maçonnique et le maillage resserré des sociétés.

La question posée par ces réseaux maçonniques offrant des protections internationales et démultipliant le potentiel d’accumulation [détournements astronomiques] individuel des élites africaines est cruciale. Et même si aucune personnalité ni structure citoyenne n’ose l’aborder, elle ne pourra pas indéfiniment être exclue du débat politique. Les affaires ELF, les cotisations faramineuses payées par les dignitaires africains sur deniers publics, la structure réseautique de cette fraternité est un appareil, un système huilé et redoutable de prédation africaine. Il n’y a pas de secteurs stratégiques, privatisation des grandes entreprises d’état, gestion des hydrocarbures, déterritorialisation des capitaux et gestion des fortunes des ploutocraties africaines, nominations, crimes françafricains, trucages des élections… qui échappent à l’influence de la franc-maçonnerie. Ce nom aujourd’hui évoque davantage les obscurantismes et prévarications africaines qu’autre chose, après avoir évoqué le colonialisme dont les avocats féroces, de « l’abolitionniste » Victor Schoelcher à Jules Ferry étaient des maçons convaincus !

Le réseau des réseaux, en connectant les présidences africaines, les élites africaines assujetties à leurs rituels, à leurs hiérarchies, à leur domination symbolique et spirituelle, crée des autoroutes de la prédation et du pillage de l’Afrique. Toujours sous les vernis défraîchis des Lumières, de l’élitisme, de la fraternité, de la tolérance, de l’universel, termes piégés que les moutons des démocratures gobent avec fierté et annônent machinalement, se passant se faisant pour cultivés… En mettant en relation des systèmes et réseaux internationaux où se retrouvent des experts en prédation, avocats et cadres juristes pour tripatouiller des constitutions, légaliser les pillages des ressources, consultants en communication pour éconduire les masses ou au moins faire circuler entre des mains choisies de colossales commissions et honoraires, la franc-maçonnerie, tout au moins cette partie de la franc-maçonnerie au cœur de la françafrique pose un problème démocratique, un problème de survie économique, un problème fondamental. Des questions similaires sont posées en France sur sa dimension exclusivement affairiste, sur la fin de son rôle idéologique historique, sur ses dérives mafieuses, sur sa culture du secret, meilleur abri pour les criminels en cols blancs.

Au nom de quelle raison supérieure les élites africaines seraient t-elles sélectionnées sur la base de leur appartenance à la franc-maçonnerie ? A partir du moment où la présence de frères dans les sphères du pouvoir est aussi prégnante que révélée au Cameroun, au Gabon, au Congo par exemple, le Tchad, le Togo, le Niger, le Burkina Faso sont tout aussi concernés, elle devient de fait une question publique sur laquelle un minimum de transparence est nécessaire.

La Franc-Maçonnerie contemporaine confirmera probablement le mépris racial que les humanistes européens ont toujours eu pour les Noirs et Africains, qu’il s’agisse de Voltaire plaidant l’inégalité des races, Renan leur hiérarchie, Hegel ne voyant en Afrique qu’un continent en dehors de mouvement historique incapable même de comprendre l’idée de Dieu, qu’il s’agisse de Ferry pontifiant sur le fait que les droits de l’homme n’avaient pas été inventé pour les nègres d’Afrique, et que dire encore de Hugo… Un tel mépris ne gêne pas les hautes sphères africaines qui s’accommodent volontiers de leur humiliation permanente, cela les grandit probablement en indice de fortunes privées indues. Qu’en est-il de la masse des peuples ?
Source : Afrikara

La Franc-maçonnerie et l’Afrique

Nous vous livrons une série d’articles sur l’influence de la franc-maçonnerie continentale en Afrique noire.
Présenté par Eglisedemaison

Ndrl: Nous vous livrons une série d’articles sur l’influence de la franc-maçonnerie continentale en Afrique noire. Notre but est de faire comprendre aux grands nombres d’africains qui pensent que les malheurs d’Afrique viendraient de la malédiction que Dieu aurait jetée sur le continent noire, alors qu’il n’en était ainsi. Les dirigeants africains sont acteurs obscurs dans des sociétés secrètes dans le monde entre autre la puissante Franc-maçonnerie.

Pendant la lecture, nous tirons votre attention sur nos commentaires en gras, car quelques auteurs de ces articles récoltés par nous sur internet, ne connaissant pas ou peu la vraie face de la Franc-maçonnerie, penseraient qu’il y aurait une alternative au sein même de la Franc-maçonnerie pour le bien de l’Afrique. Chose que nous réfutons énergiquement, car la Franc-maçonnerie est une fraternité diabolique, et le diable ne fait que détruire, égorgé et tué. La seule solution vient du Christ. Aux francs-maçons qui nous liront, nous le recommandons de se tourner vers le Christ qui sauve, car le diable et tous les maîtres vénérables les trompent pour leur enfer.

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La frénésie d’initiation des présidents et élites africaines éminentes à la franc-maçonnerie et ses obédiences et ramifications, ce depuis les deux dernières décennies surtout, est devenu un secret de polichinelle, revenant dans les chroniques journalistiques, et plus récemment dans des publications de spécialistes*, eux-mêmes maçons pour certains.

Alors que des dirigeants africains ne font plus mystère de leur appartenance à cette confrérie, à l’instar de l’actuel président gabonais, et que vraisemblablement les sphères politiques africaines les plus décisives paraissent au moins fréquenter des cercles maçonniques, aucun débat citoyen de fond n’est engagé ni même entrevu sur cette maçonnisation de l’espace politique africain ; comme si il allait de soi que la domination d’une association initiatique européenne, considérée sectaire par nombre d’Africains, était neutre sur le destin africain, la gestion des ressources matérielles et culturelles du continent.

Que les présidents Omar Bongo Ondimba et Sassou Nguesso -invités d’honneur-, ainsi que le Premier ministre nigérien assistent en grande pompe au 90ème anniversaire de la Grande Loge Nationale de France [GLNF, 1913-2003], en frères, au vu et au su de tous, pourrait presque paraître sans relief excessif. Ce, si il n’était avéré par les enquêtes minutieuses des analystes des mieux informés sur l’Afrique maçonnique, notamment les François-Xavier Vershave et Claude Vauthier**, qu’il s’agit davantage d’une frange presque entière des dirigeants africains locuteurs de la langue française -pas exclusivement- qui est captée par l’expansion boulimique de la franc-maçonnerie, ses diverses obédiences, y compris des représentations locales africaines.

L’Afrique centrale est considérée comme la chasse gardée par excellence de la GLNF, tous les présidents de cette zone pétro-francophone y seraient initiés, les présidents tchadien, camerounais -après semble t-il un passage par l’ordre mystique Rose-Croix-, congolais, gabonais, et de notoriété publique, le président centrafricain Bozizé, dit-on nouvel initié en fraternité blanche.

L’Afrique dite de l’Ouest ne serait pas en reste de l’offensive de la GLNF, mais le Grand Orient de France [GODF] y est également anciennement implanté, la première loge maçonnique africaine datant du 18ème siècle, créée en 1781 à Saint-Louis au Sénégal [GODF], loge coloniale fermée aux autochtones.

Aujourd’hui les présidents du Togo et du Burkina Faso sont cités parmi les chefs d’Etat de la françafrique affiliés à la GLNF, une concentration de maçons est rapportée dans les sphères du pouvoir au Mali également, au Sénégal naturellement -historicité oblige-, avec semble t-il une forte résistance anti-maçonnique tenue par une partie de l’élite musulmane. La Côte d’Ivoire ne paraît pas en marge de cette maçonnisation du pouvoir africain, des présidents et des élites, feu le général puis président Gueï aurait été initié, comme le sont bien des très hauts cadres familiers des palais présidentiels et lieux de décision.

Sur fond de concurrence entre loges maçonniques françaises, le GODF, obédience à laquelle appartiendrait l’ancien président congolais Pascal Lissouba et première obédience du président gabonais avant son changement de loge, serait le principal perdant de cette partie de jeu d’échecs, faisant les frais du recrutement fulgurant de la GLNF.

Laquelle GNLF est considérée politiquement à droite voire à l’extrême droite et par ailleurs inféodée à la franc-maçonnerie américaine en suivant Vershave entre autres, et on pourrait se demander si c’est ce positionnement confrérique déficient en francophilie qui justifie la soudaine prolixité débridée des politologues français au sujet de la maçonnisation en Afrique…

Il demeure que les présidents africains ne jouiraient pas en l’occurrence du privilège exclusif de l’initiation à cette confrérie dite universelle bien que née et contrôlée par l’Europe, on compte en nombre croissant Premiers ministres, ministres, élus et personnalités diverses disposant de pouvoir et de notoriété, grands sportifs, archevêques, personnalités des médias…

Certes le recrutement de la franc-maçonnerie passe pour universaliste, ouvert aux Européens, Américains, Africains plus ou moins indépendamment des religions selon les obédiences. Le défunt roi du Maroc Hassan II, musulman, était un initié, et bien des initiés africains sont vaudou ou pratiquant des religions et cultes endogènes.

Il semble que malgré une participation historique à la colonisation -Jules Ferry grand avocat de la colonisation était maçon-, après avoir pratiqué la traite négrière et le racisme sous toutes ses formes à l’instar de toute la civilisation européenne, la franc-maçonnerie se soit convertie à la diversité des races et ethnies.

Pour autant, quoiqu’à priori l’argument de la liberté d’association, de se mouvoir, de fréquenter des cercles choisis par l’individu, politique ou non, pour peu que le respect de la loi n’y connaisse pas d’entorse systématique soit opposable, il ne peut être argué d’aucune opinion recevable justifiant si ce n’est par obstruction, l’absence de débat sur la maçonnisation du pouvoir et des élites africaines.

D’une part qu’une société initiatique non africaine, européenne d’origine en l’occurrence, enrôle dans ses cercles des présidents et des élites éminentes en nombre importants et croissants, au point que dans certains pays la rumeur publique et la presse établissent que nul ne peut être ministre s’il n’est maçon, ne peut pas être neutre dans la gestion indépendante des affaires africaines et dans les trajectoires politiques continentales. La concentration et l’interc****xion d’Africains au pouvoir avec des frères occidentaux porte le soupçon légitime d’un dévoiement de l’Etat comme chose commune, publique, échoué en captivité maçonnique.

En effet la franc-maçonnerie est secrète, les décisions et plans appliqués aux pays africains ne risquent ce disant pas de transiter par le minimum de démocratie, de consultation ou d’information du peuple nécessaires à la marche de la nation. L’institution du secret structure un codage du politique africain quand la fraternité met en relation de privauté des frères du monde entier aux affaires dans plusieurs pays et secteurs stratégiques dans la survie des peuples : hydrocarbures, ventes d’armes, élections, communauté internationale… Le pouvoir et la chose publique délégués aux politiques deviennent illisibles aux peuples, mandants ultimes.

Le cryptage du fonctionnement de l’Etat se rajoute à des dérives de personnalisation des processus décisionnels, avec une prise en otage de l’espace public où le collectif devrait intervenir en puissance. Des corruptions françafricaines ont licence pour s’épanouir, avec toutes sortes de prévarications traitées en réseaux, les affaires de ventes d’armes en Angola, Angolagate, ont montré l’implication stratégique de maçons facilitant ces activités criminelles.

Il devient légitime, urgent que les sociétés africaines exigent et obtiennent de connaître les fins réelles et objectives de cette organisation, afin éventuellement de la disculper après examen des scandales financiers, des détournements, des crimes économiques, des vassalisations de l’Afrique. La criminalisation croissante des institutions africaines aurait-elle à voir avec la maçonnisation du pouvoir africain, ne fusse que dans un lien au minimum tenu ?

En effet les précautions relatives au caractère corruptogène de l’implantation maçonnique dans les palais présidentiels africains tiendraient donc en partie des affaires de corruptions françafricaines dans lesquelles des maçons ont été mis à l’index avec condamnation, M.M Tarallo et Sirven pour Elf et ses captations pétrolières, étant des cas forts parlants.

On pourrait se demander si un système de rançon via les transactions et cotisations des élites africaines, ne justifie pas partiellement les besoins insatiables de bon nombre de dirigeants de détourner cleptocratiquement des sommes astronomiques. Transactions patrimoniales dans lesquelles les élites africaines échangeraient des pans de richesses nationales contre des protections politiques, diplomatiques, juridiques.

Sur un terrain plus politique, l’intervention de maçons en intermédiation lors de la guerre du Congo-Brazzaville n’a rien arrangé malgré la présence de deux factions dirigées par des maçons [d’obédiences différentes], et des intérêts pétroliers français eux-mêmes gérés par nombre de …maçons. Inefficacité maçonnique ou neutralité de la confrérie devant la guerre et ses dizaines de milliers de victimes ?

Ce mélange des genres, ces opacités introduisent de facto une présomption sombre sur les fins de cette fraternité trop liée aux captations matérielles par les élites africaines et les hiérarques occidentaux, sans que ne soient évités par ailleurs, crimes contre l’humanité, famines, paupérisation. A se demander si l’objectif universel des frères des Lumières d’éclairer le monde dont se targuent les maçons, est bien le même sur les terres d’Afrique, où c’est bien connu, rien n’est comme ailleurs…

Quand bien l’initiation des présidents et hiérarques africains ne prêterait pas le flanc à des criminelles et afrocides confusions patrimoniales, il demeurerait des interrogations sur les liens de subordination et leurs effets collectifs induits, générés par l’appartenance de personnalités au pouvoir en Afrique -groupes de référence- à des cercles européens dans lesquels ils sont en position hiérarchique inférieure.

Cette position de dominés des élites africaines dans les loges tendrait à faire perdurer l’asymétrie des rapports politiques et géostratégiques entre l’Afrique et l’Europe, l’Occident. La connaissance par l’opinion de ces sujétions confrériques ne provoquerait-elle pas des attitudes et investissements collectifs mortifères, comme la réimplantation des complexes d’infériorité ou leur assimilation sur des bases nouvelles, la recherche pathologique et systématique d’un accès à la prospérité non point par la valeur sociale apportée mais par l’inscription à toutes sortes de réseaux, maçonneries et sectes, toutes obédiences et cercles portant promesse explicite ou non d’une abondance sociale instantanée garantie ?

Si ainsi que le certifie Vershave, le président français a été initié à la loge suisse Alpina, marraine du GLNF, il est à craindre que derrière les entrelacs des rapports formalisés entre pays africains et pays occidentaux, un méta-système clientéliste hiérarchisé organise de façon invisible l’essentiel des rapports de la France et de ses ex-colonies, et plus généralement de l’Afrique avec le reste du monde.

Ces architectures relationnelles informelles substituent des relations confrériques à des règles impersonnelles qui devraient régir, dans l’intérêt du plus grand nombre, les rapports impliquant les Etats et administrations, transitant par une forme appropriée de représentation ou de consensus national.

Pis, rien ne garanti que les tribulations politiques et passions collectives qui animent ou enveniment les pays, provoquant des déchaînements de violences, de haine, d’alliances et retournements, simulant des enjeux idéologiques nationaux, ne sont pas en réalité des confrontations intra-maçonniques ou des luttes de confréries concurrentes, qui prennent le sol et les peuples africains instrumentalisés pour terrain de bataille.

Le pouvoir des confréries a de ce fait un impact usurpé de mobilisation, démobilisation, manipulation sociétales dont les cartes souterraines échappent aux citoyens, et pour des visées inconnues du public.

Enfin la légitimité d’idéologies maçonniques véhiculées par des hiérarques africains, quelles que puissent être leurs valeurs, rentrent en contradiction avec le principe d’une production endogène de modes de pensée, d’agir, de pâtir, de bâtir. Il ne semble pas que l’africanisation des loges, les syncrétismes d’Afrique centrale, hors les velléités d’autonomie rituelle et de fonctionnement, relèvent d’une dynamique et d’une inspiration africaines génératrices d’un projet fédérateur autochtone et centré sur les besoins, l’imaginaire, le rêve politique créateur continental.

* Lire : L’Afrique des présidents francs-maçons, Amady Aly DIENG Wal Fadjri (Dakar) 24 août 2003, Franc-maçonnerie : Les présidents franc-maçons d’Afrique en vedette à Cannes, Wal Fadjri / Allafrica.com, 10-12-2003, La Franc-Maçonnerie en Afrique noire, Joseph Badila, Detrad, 2004, 326 pages

** Lire : Noir silence, François-Xavier Verschave, Les Arènes, Paris, 2001. Ouvrage qui a valu à son auteur un procès à Paris qu’il a gagné, intenté par les présidents Idriss Déby, du Tchad, Omar Bongo, du Gabon, et Denis Sassou Nguesso, du Congo-Brazzaville. Le procès n’attaquait pas l’appartenance des présidents africains à la franc-maçonnerie.

Noir Chirac, François-Xavier Verschave, Les Arènes, Paris, 2002.

« L’essor de la franc-maçonnerie africaine », Claude Vauthier, GEOPOLITIQUE AFRICAINE n° 10 Printemps, avril 2003

Le Tableau Noir d’un continent dévasté. Duplicité d’une politique africaine, Claude Vauthier, Le Monde diplomatique, Janvier 2003

Agni Blé – Afrikara

Rappel : La Franc-Maçonnerie

La Franc-maçonnerie est une secte politico- religieuse qui s’organisa surtout en Europe, vers 1725, elle professa une doctrine « humanitaire » internationale et se superposa aux autres religions.

La Volonté de la Franc-Maçonnerie Européenne est d’assurer la suprématie de la race blanche sur les richesses matérielle, économique, politique, spirituelles… de la planète.

Dans les pays développés la Franc-Maçonnerie passe pour être une société secrète.

( secret de Polichinelle…les loges maçon*****s sont organisées en bande de mafieux! )

Elle obtient de ses adeptes une allégeance inconditionnelle, une diminution de l’esprit critique, une rupture avec les références communément admises (éthiques, scientifiques, civique, éducatives).

En Afrique, nous avons affaire à une version bien plus médiocre de la Franc-Maçonnerie, on peut véritablement l’appeler : une sous Franc-Maçonnerie ou Franc-Maçonnerie à l’usage des nuls.

Le niveau des valeurs morales étant suffisamment très bas En Afrique, nous trouvons logiquement Des présidents DICTATEURS au Sommet de la pyramide maçon*****.

Les adeptes de cette secte vénèrent un être qu’ils appellent  » Le Grand Architecte de LEUR UNIVERS « .

Inutile de vous redire avec plus de détails que « LEUR UNIVERS » est la prison de tous les cauchemars des Africains.

—-Fin du Rappel ——-—-

LA FRANC MACONNERIE SE DEVELOPPE EN ALGERIE

On forme sur l’eau à Rotary – Annaba
Depuis jeudi, les jeunes rotariens étaient en appel au séminaire organisé par le Rotary Club de Annaba. La manifestation coïncidait avec la célébration de la Journée mondiale de l’eau.

Y participaient des jeunes âgés de plus de 18 ans membres des rotarys clubs d’Algérie, Maroc, Mauritanie, Egypte et Tunisie. Ces jeunes ont pu prendre connaissance de plusieurs problèmes liés à la gestion, à l’utilisation, à la préservation, à la pollution de l’eau, des nappes phréatiques et aux transferts des particules dans un milieu aquifère.

http://actualite.el-annabi.com/breve.php3?id_breve=118

Voila le cheval de Troie en Algérie, et dans toute l’Afrique: le Rotary et le Lyons Club Succursale de la Franc Maçonnerie. Viennent sous prétexte d’aide au développement recrute des intello désoeuvré moyennant support logistique et financier. Ils sont reçu par les autorités avec tous les honneurs

Leur but est de parrainer des éléments dociles et malléables qu’ils vont initier pour ensuite les propulser aux ^postes clés;

Tout le système fonctionne comme cela non seulement en Afrique mais dans tous le tiers monde. Ils se fabriquent des futurs collabos au nez et à la barbe de ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Partout ou les Juifs n’ont pas pu s’implanter directement…tout doucement le sionisme fait son nid .

Ils finissent par être trés organiser, en Inde ils ont une logistique uniquement réservé à leurs adeptes,Clinique, écoles etc…

Quel est l’ignorant qui va refuser un tel pactole dans un pays désoeuvré

les évangélistes emploie le même système

 

 

 

 

Les Magiciens Noirs

magie noire

Les sociétés secrètes, contrôlées par les Illuminatis, ont des grades secret d’initiations — Une structure pyramidale où les gens sur un niveau de la pyramide ne savent pas ce qui se passent aux niveaux au dessus d’eux. En Franc-Maçonnerie, vous ne pouvez pas juste devenir un membre; vous devez être recommandé par au moins deux personnes qui sont déjà membres, et le candidat doit être examiné sur son passé avant qu’il ne soit capable de joindre. Si seulement deux personnes dans le conseil disent non à l’adhésion, le candidat ne sera pas initié. Chaque personne est prudemment examinée pour déterminer si la Fraternité peut avoir besoin d’elle ou pas. Cela ne veut pas dire qu’ils choisissent seulement les “mauvaises” personnes; c’est plutôt le contraire:

Officiellement, la plupart des sociétés sont des institutions caritatives. Ceci, et la propagande que ses organisations, comme: les Franc-Maçons sont des chrétiens, est souvent la raison pourquoi les gens y deviennent membres. Ses organisations sont en fait extrêmement ésotérique avec des grades secrets d’initiations, où chaque membre jure loyauté en présence de la fraternité. Cela veut dire que cette personne a une position spécifique dans la société (comme être Président par exemple), sa première loyauté est pour la confrérie, et la deuxième pour son poste en tant que Président. Donc il a en fait une double loyauté. Un Frère qui est en bon état devra toujours être protégé et se sentir soucié, aussi longtemps qu’il est utile pour l’organisation et qu’il suit les règles. S’il ne réussit pas ou qu’il ne garde pas les secrets, il sera fait un exemple horrible (des fois même tué). C’est extrêmement important que les secrets soient gardés. Sinon, la Confrérie perd son pouvoir sur les gens et toute la pyramide s’écroule. Les Illuminatis sont terrifiés à l’idée d’être montrés au grand public; ils ont peur que le public s’occupe d’eux en une furie furieuse s’il réalise à propos de tous leurs crimes.

Beaucoup de Francs-Maçons dans les bas degrés sont actuellement très heureux d’être membres. C’est une forte “sentation-d’appartenir à quelque chose” et ils apprendront quelques secrets de cet univers, qui ne sont pas apprit à l’école, et ils sont souvent enthousiastes et fascinés. Un Franc-Maçon a dit: “A part ma femme, la franc-maçonnerie est la chose la plus importante de ma vie …” Sa femme, au fait, ne doit jamais rien savoir sur ce que son mari fait dans la société, car cela est supposé être un secret, et le plus souvent les femmes ne sont pas acceptées dans les sociétés (cependant, il EXISTE quelques sociétés spécialement pour femmes, comme l’ordre Franc-maçonnique “Eastern Star“). Une personne peut alors spéculer sur comment les femmes sont traitées et sont beaucoup moins évaluées que les hommes dans la société, avec des salaires plus bas pour le même travail etc. C’est un monde d’homme — C’est le monde de l’homme et sa domination avec les Sociétés Secrètes.

Dans le but de créer un front positif, la fraternité est très avide dans le recrutage de bonnes personnes (célébrités et autres où ils sont en positions d’admiration par la population en général sont extrêmement valable à recruter) pour bien parler du culte et le défendre quand nécessaire. Et le moins ces personnes savent à propos du vrai agenda, le plus vrai ces vont résonner lors de la défense de l’organisation. Cela va aussi pour n’importe quels cultes religieux, eux aussi sont connectés au réseau des sociétés secrète d’une manière ou d’une autre.

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Avec le temps, certains membres (mais loin des autres) vont entrer dans les plus hauts degrés à l’intérieur de la société secrète, jusqu’à ce qu’ils atteignent le plus haut, niveau significatif. Mais là haut, une sélection très méticuleuse a lieu. Avant d’entrer les plus hauts grades du culte, un Frère d’un niveau supérieur demande à l’apprenti de cracher sur la croix chrétienne. Si la personne refuse à cause de ses croyances chrétiennes, le Frère le plus haut initié lui dit qu’il a très bien fait et qu’il a montré sa loyauté envers sa religion. Mais cette personne ne sera jamais admise dans les grades les plus hauts. Il sera toujours rencontré avec des excuses du conseil sur pourquoi il ne peut pas continuer. De l’autre côté, si la personne crache sur la croix, il montre sa loyauté pour la fraternité en premier, et est considéré suffisamment fiable pour être admis à monter en degrés. Il va maintenant avoir accès aux “bibliothèques secrètes”, où la sagesse depuis plusieurs âges est réunis, et il est autorisé d’y prendre part et aux rituels magiques. Il sera de plus en plus impliqué dans la Magie Noire et le Satanisme, et préparé pour les “Gros Secrets”, qui sont:

1/ La société secrète est en communication avec des formes de vie extra-terrestres, qui sont le vrai pouvoir derrière la société. Cela peut-être des créatures d’une autre dimension, ou Satan et ses démons — peut-être que les deux sont pareils.

2/ Le but final de la société est de créer un Seul Gouvernement Mondial avec eux en chargent de l’humanité, mais au dessus d’eux dans la hiérarchie est cette force “Alien” Luciférienne.

3/ La manière de contrôler les masses est à travers le contrôle de l’esprit et les forces occultes, utilisés dans le seul but de manipuler. Cela veut aussi dire que l’idée occulte de la réalité sera plantée dans la société avec l’aide des Médias, de la Musique, Hollywood et autre (ce qui est une réalité pour nous de tous les jours).

4/ La récompense sera le pouvoir et l’argent, en échange de vendre votre âme aux forces ci-dessus. Les démons vont procéder le praticien et l’aider à accomplir ses buts, mais le marché est que le Démon possède son âme après la mort physique (un gros prix à payer pour un “succès”).

En 1922 la “Lucifer’s Trust” a été créée à Londres, mais changea plus tard son nom pour Luci’s Trust, comme le premier nom été évident. La société est non-gouvernementale et officiellement reconnue par les Nations Unies. Elle a aussi une extension dans la Société Théosophique (Theosophical Society), une autre société secrète qui a influencé Adolf Hitler à développer sa doctrine à propos de la Super Race Aryennes. Luci’s Trust a été sponsorisée parmi les sponsors on trouve Robert MacNamara, ancien ministre de la Défense des USA, président de la Banque Mondiale, membre de la Fondation Rockefeller, et Thomas Watson (IMB, ancien ambassadeur à Moscou). Les sponsors de Luci’s Trust, parmis eux, sont les organisations suivantes: Les Nations Unies, Greenpeace Int. Greenpeace USA, Amnesty Int., UNICEF. Luci’s Trust a sa chapelle “religieuse”, le Temple de la Compréhenssion, ou le Satanisme est pratiqué, dans les quartiers généraux de l’ONU à New York. (Source: Police High school Library, Satanism, A 205 Basic Course II police High school autumn 1991; auteurs: Ingela Göransson et Lena Martinsson, Suède.) Ce qui est intéressant, c’est le fait que Luci’s Trust déclare qu’un groupe secret de remarquables Illuminés New Age sont entrain de diriger la planète dans l’arrière de la scène.

manly p hallalbert pike
Manly P. Hall & Albert Pike

Ci-dessous est une preuve provenant directement de la bouche des chevaux que la Franc-Maçonnerie n’est pas une organisation chrétienne, malgré ce que les membres ayants des degrés plus bas pensent, et ceux ayants des degrés plus hauts racontent. Ces citations viennent des travaux de Manly P. Hall, un fameux Franc-maçon 33ème degrés, et raconte spécialement sur les hauts échelons de la Franc-Maçonnerie; Albert Pike, l’icone de la Franc-Maçonnerie, aussi un 33ème, qui a écrit le livre “Morals and Dogma”; et d’autres sources significatives:

Manly P. Hall:

“L’homme est un dieu dans ce qu’il fait. Et comme les anciens mythes mystiques Egyptiens, sur la roue du potier, il est entrain de se former. Quand sa lumière brille et préserve toutes choses, il reçoit la triple couronne de déitisme.” (Manly P. Hall, The Lost Keys of Freemasonry, p. 92)

“Le Mysticisme Européen n’était pas mort au temps où les Etats Unis d’Amérique a été fondé. La main des mystères a contrôler l’établissement du nouveau gouvernement car la signature de tous les mystères peut-être encore vue sur le grand Sceau des Etats Unis d’Amerique. Une analyse du Sceau de plus près révèle une masse de symboles Maçonniques occultes parmi eux, le soi-disant Aigle Américain. … L’aigle Américain sur le Grand Sceau et une conventionalisation du Phoenix…”

“Non seulement il y avait plusieurs Maçons fondateurs du gouvernement des Etats Unis, mais ils ont reçu de l’aide d’un corps secret et auguste existant en Europe qui les aida à établir ce pays pour UN BUT SPECIFIQUE ET PARTICULIER seulement connu à ceux qui y sont initiés.(Manly P. Hall, The Secret Teachings of All Ages, pp. XC and XCI)

– — –

“La Maçonnerie ne professe pas la Christianité… mais elle regarde à travers le temps, quand la labeur de nos anciens frères fut symbolisée par l’érection d’un temple spirituel.. dans lequel il devait y avoir un seul autel et une seule vénération; un autel commun de la Maçonnerie sur lequel le Veda, Shatra, Sade, Zeda-Avesta, Coran et la Sainte Bible, à qui va dans le sanctuaire, les Hindous, les Perses, les Assyriens, les Chaldéens, les Egyptiens, les Chinois, les Mohamétistes, les Juifs et les Chrétiens doivent s’agenouiller.”
(“The Kentucky Monitor” Fellowcraft Degree p. 95)

“… Le sens littéral (de la Bible) est pour le vulgaire seulement.”
(Albert Pike “Digest of Morals and Dogma,” p. 166)

“Ce qui est vrai pour le philosophe, ne serait pas la vérité, ou n’aurait pas l’effet de vérité, pour un paysan. La religion de plusieurs doit nécessairement être incorrecte que celle de ceux qui sont peu et raffinés et réfléchis.. La vraie religion serait en plusieurs points, non comprise de la part des ignorants.. Les doctrines de la Bible ne sont pas souvent habillées dans le langage stricte de la vérité, mais laquelle était parfaite pour communiquer aux personnes violentes et ignorantes.. la doctrine.”
(Albert Pike “Morals and Dogma,” 14th Degree, p. 224)

“Le vrai nom de Satan, les Kabbalistes disent, et celui de Yahvé renversé; car Satan n’est pas un dieu noir.. pour les initiés ce n’est pas une personne, mais une force, créée pour le bien, mais qui sert pour le malin. C’est un instrument de liberté et de gestes libres.”
(Albert Pike “Morals and Dogma,” Master Mason / 3rd Degree p. 102)

“La Maçonnerie est la recherche pour la lumière. La lumière. Que la recherche nous ramène toujours, comme vous le voyez, à la Kabbale. Dans cet ancien et petit livre est comprit que l’infini dirigera la source à plusieurs doctrines; et peut en temps arriver à comprendre les philosophes hermétiques, les alchimistes, les Antipapes du moyen-âge, et Emanuel Swedenborg.”
(Albert Pike “Morals and Dogma,” 28th Degree p. 741)

“Toutes les vrais religions dogmatiques ont été issu depuis la Kabbale et y retourne; tout ce qui est scientifique et grand dans les rêves religieux des Illuminatis, Jakob Böhme, Swedenborg, Saint Martin, et autres sont empruntés de la Kabbale; toutes les associations Maçonniques y possèdent leurs secrets et leurs symboles.”
(Albert Pike “Morals and Dogma,” 28th Degree p. 747)

“Bien que la Maçonnerie soit identique aux Mystères anciens, c’est comme ça seulement dans le sens qualifié: qu’elle représente en fait une image imparfaite de leurs brillances, les ruines de leurs grandeurs…”
(Albert Pike “Morals and Dogma Fellowcraft Degree p.22)

“Maçonnerie, successeur des Mystères (Babel, Mythras, Tummuz, Whicka,etc.) suit toujours l’ancien manoir de l’enseignement.”
(Albert Pike “Morals and Dogma Fellowcraft Degree p.22)

“Ces deux divinités (Soleil et Lune, Osiris et Isis, etc) furent communément symbolisées par les partis génératives de l’homme et de la femme; alors que dans les âges anciens aucune indécence y était attachée; le Phallus (pénis) et le Cteis (vagin), emblèmes de génération et production, comme ils apparaissent dans les Mystères (je crois que la Maçonnerie est le renouveau de ceux-ci). L’indien Lingam était l’union des deux, tout comme furent le bateau et le gland et le point à l’intérieur d’un cercle.” (Clé Symboles Maçonnique)
(Albert Pike “Morals and Dogma,” 24th Degree, p. 401)

“Si l’enfant de votre femme, ou un ami vous demande n’importe quoi de votre invitation — comme par exemple, si vous vêtements étaient enlevés, si vous étiez les yeux bandés, si vous aviez une corde attachée autour du cou, etc, vous devez dissimuler.. donc bien sur vous devez délibérément mentir à propos. C’est une part de votre obligation…”
(Ibid p. 74)

Question: “Qu’est ce qui fait de vous un Franc-Maçon ? Réponse: Mon obligation.”
(question et réponse pour les Apprentis du Premier Degré)

“.. je me lis sous aucune autre punition que d’avoir ma gorge coupée d’oreille à oreille, ma langue arrachée à partir de sa base, et mon corps enterré dans le sable dur de la mer, à une longueur de câble de la rive ou la marée..”
(depuis le serment d’obligation d’Apprenti/Premier Degré)

“.. je me lis sous aucune autre punition que d’avoir ma poitrine gauche ouverte déchirée, mon cœur détaché, et donné aux animaux du champ et les volailles de l’air comme proie.”
(depuis le serment d’obligation d’Apprenti/Second Degré)

“.. je me lis sous aucune autre punition que d’avoir mon corp tranché en deux, mes entrailles enlevées et brulées jusqu’à la cendre, et éparpillée aux quatre vents du paradis..”
(depuis le serment d’obligation d’Apprenti/Troisième Degré)

” .. en violation de sa propre volonté de quoi j’encourage la punition terrifiante d’avoir mes yeux percés jusqu’au centre avec une lame à trois côtés, mes pieds écorchés et forcés de marcher les sables chauds des côtes stérile de la mer rouge jusqu’à ce que la flamme du soleil doit frapper d’un fléau fulminant, et mon Allah le dieu des Arabes, Musulmans et Mohamétistes, le dieu de nos pères, ne me supportent jusqu’à un tel complet pareil accomplissement.”
(depuis le serment d’obligation, l’Ancien Ordre Arabique des Nobles du Mystic Shrine) “Shriners

“Vous devez dissimuler tout les crimes de vos frères Maçons… et devez être mobilisé comme témoin contre un frère Maçon soyez sur de toujours le protéger.. Il peut-être parjure de faire cela, il est vrai, mais gardez vos obligations.”
(Ronayne, “Handbook of Masonry” p. 183)

“Nous devons déchainer les Nihilistes et athéistes, et nous devons provoquer un formidable cataclysme social qui dans toute son horreur montrera aux nations l’effet de l’athéisme absolu, l’origine de la sauvagerie et la tourmente la plus sanglante. Puis partout, les citoyens, obligés de se défendre eux-mêmes contre la minorité mondiale de révolutionnaires, vont exterminer ces destructeurs de la civilisation, et la multitude, déçu de la Christianité, dont l’esprit déiste va être à ce moment sans aucun compas (direction), anxieux pour un idéal, mais sans savoir où rendre son adoration, recevra la lumière pure à travers la manifestation universelle de la pure doctrine de Lucifer, finalement montrée aux yeux du public, une manifestation qui résultera du mouvement de réaction général qui amènera à la destruction du Christianisme et de l’Athéisme, les deux conquis et exterminés au même moment.”
-Albert Pike, sur un plan de conquête du monde. Ecrit dans une lettre adressé à Mazzini datée du 15 Aout 1871

“..Franc-Maçon de Trente-Troisième degrés Albert Pike (1809-1891), l’homme destiné à développer la Doctrine Luciférienne pour la hiérarchie Maçonnique, ne pouvait pas accepter que Lucifer et Satan fussent la même personnalité. Tout en apprenant ces croyances au petit groupe du Conseil Suprême, Pike devint le Maçon le plus puissant du monde. Bien qu’il fût un général obscur de l’Armée confédérée durant la Guerre Civile Américaine, il était lourdement discret dans la franc-maçonnerie. Depuis 1859 jusqu’à sa mort en 1891. Pike occupa simultanément les positions de Grand Maitre du Centre Directoire à Washington, D.C., Grand Commandant du Conseil Suprême à Charleston, S.C. et Souverain Pontife Universel de la Franc-Maçonnerie. Il était un membre honoraire de presque tout les Conseils Suprême dans le monde, recevant personnellement 130 degrés Maçonnique. Pike était aussi un des individus les plus répulsifs physiquement et moralement de l’histoire Américaine. Pensant presque 140 kilos, sa propension sexuel était de s’assoir nu à cheval sur un trône en phallique taillé dans le bois, accompagné d’une bande de prostitués. A ces orgies il apportait un ou deux wagons chargés de nourriture et de liqueur, lesquels il consommerait en l’espace d’une période de deux jours jusqu’à ce qu’il passe dans une stupeur. Dans son Etat adopté d’Arkansas, Pike fut célèbre en tant que pratiquant du Satanisme, des Portraits de ses années postérieur le montre portant un symbole de Baphomet autour de son cou.”
-Scarlet and the Beast, John Daniel, vol 1

“La Maçonnerie donne aux coquins et caractères mal attentionnés une opportunité de rendre visite à leur victime dévouée, tout les pouvoirs de malades combinés, utilisés pour accomplir la destruction. Elle travaille sans être vue, à des heures silencieuses, et à des places et endroits secret; et, comme la mort contractant sa maladie, bondit sur son sujet dévoué, et l’allonge prostré dans la poussière. Comme le grand ennemie de l’homme, elle a montré son pied fendu, et abusa du public par ses gardes contre des machinations secrète.”
-CAPT. WM. MORGAN’S ILLUSTRATIONS OF MASONRY, 1827.

“L’adhésion de sociétés secrète comme la franc-maçonnerie peut lever des suspicions d’un manque de sérénité et d’objectivité. C’est donc important pour le public de savoir les faits. Je pense que c’est le cas que les francs-maçons disent qu’ils ne sont pas une société secrète mais une société avec des secrets. Je pense qu’il est largement accepté qu’un secret qu’il ne devrait pas garder est qui sont ses membres dans le Système de Justice Criminel.”
- Home Secretary Jack Straw, 1997 Home Affairs Committee England

“Il est généralement accepté que la plus grosse influence dans l’expansion moderne de rituel magique, et de l’explosion occulte en général, dans le monde de l’Ouest, était le “Golden Dawn”. Cette fraternité magique, fondée par les Francs-Maçons à la fin du 19ème siècle, développa un système ritualistique complexe de dix degrés d’initiation en rapport au Sephiroth Kabbalistique.” (Sorcières connues dans le monde, Janet et Stewart Farrar, auteurs de La Bible Complète des Sorcières)
- Janet and Stewart Farrar, The Life and Times of A Modern Witch, Phoenix Publishing Company, p. 121

loge bleue

La raison pourquoi des personnes bien intentionnées restent à l’intérieur de telles organisations destructives est à cause de leurs structures non-démocratiques et de ses chaines de commandes. Le frère de degrés plus bas n’a pas le droit de savoir ce qui se passe aux niveaux supérieurs et la curiosité le conduit dans le mysticisme. Aussi, la discipline et le secret est très stricte et les punitions peuvent être sévères si un membre vient à manquer à les respecter. De cette manière, le peu de gens mauvais au dessus peuvent contrôler ceux qui sont innocents en dessous de la pyramide. C’est probablement aussi simple que ça, et bien sur une forme de contrôle d’esprit basique. N’importe quels cultes religieux fonctionnent de la même manière et a une structure similaire.

Ce fut Socrate (un illuminatus) qui arriva avec l’idée de Démocratie. Personnellement je ne suis pas sur si la démocratie est la meilleur option pour une société. Elle a toujours montrée l’échec, puisque qu’elle a besoin d’une implication politique de la part du public, qui est supposé être le vrai pouvoir. Des groupes de gens ont montré être facile à manipuler et contrôlé à travers l’histoire et forcé de croire qu’ils vivent dans une démocratie quand en fait le vrai pouvoir a changé en couverture à la faveur des politiciens (ou plutôt ceux qui tirent les ficelles des politiciens). La vrai définition de démocratie est quand les politiciens sont élus et employés par le peuple afin d’achever les besoins et buts de chaque hommes et femmes. Le vrai sens de Démocratie a l’air d’avoir été enterré et oublié.

Les Nations Unies est rien d’autre que la Police Mondiale des Illuminatis, fondées afin d’être capable de rentrer et prendre le contrôle militaire d’un pays, ou d’une région qui est importante pour l’agenda. Ne pensez pas que c’est une coïncidence que le “Temple de la Compréhension” est positionné aux quartiers généraux de l’ONU.

Le socialisme est un système politique que l’Ordre Noir utilise pour rendre à l’état d’esclave les habitants de la Terre. La bannière rouge est le symbole privée de leurs plus gros sponsors — Les Rothschild — et est actuellement la bannière-familiale. Vous pouvez voir la bannière rouge flotter au dessus de leur manoir. La famille a depuis le 18ème siècle travaillé à propos d’apporter le socialisme. Le banquier Meyer Amschel Rothschild (1743-1812) était le premier membre de la famille qui a travaillé pour, et qui l’a financé. Aujourd’hui les Rothschild possèdent la Banque Centrales F-U, mais peu de personnes savent que les Banques Européennes ont été fondé et possédé par les Rothschild. Les banques centrale sont des thèses basiques pour la mise en place du socialisme.

Les Rothschild ont investi plein d’argent dans le Mouvement Environnemental afin de contrer l’industrie de centrale nucléaire, qui voulait construire sa propre source d’énergie libre à travers les centrales nucléaires. L’indépendance nationale et la souveraineté sont des choses les Illuminatis sont contre. Et quand les ressources pétrolières viennent à s’écouler, les centrales nucléaires pendront le relai, par ailleurs les Rothschild ont acheté 80% de la ressource mondiale d’Uranium. De cette façon ils auront le contrôle mondial de l’énergie, ce qui veut dire que ce ne sera jamais gratuit…

 

 

 

 

Rassemblement international de francs-maçons à Washington

Dimanche, mai 18th, 2008

Rassemblement international de francs-maçons à Washington

© Cyberpresse.ca

Quelque 700 franc-maçons représentant plus de 100 pays se sont retrouvés jeudi à Washington pour la 9ème Conférence mondiale des grandes loges régulières prévue pour durer jusqu’à samedi.

«C’est le rassemblement le plus important de leaders maçonniques à Washington depuis 1793», a affirmé à l’AFP Akram Elias, Grand maître de la grande loge de Washington, faisant référence au 18 septembre 1793 où le président George Washington, un franc-maçon, avait posé la pierre angulaire du Capitole lors d’une cérémonie maçonnique.

Des délégations d’Afrique, de nombreux pays d’Europe de l’Est, d’Israël, et même de l’Iran en exil participent à cette réunion, a précisé Robert Heyat, président de la conférence.

Les loges dites «régulières» appartiennent à la branche traditionnelle de la franc-maçonnerie qui requiert que les membres croient en Dieu ou dans le «grand architecte» et évitent les discussions politiques et religieuses.

La maçonnerie libérale ou adogmatique, dont relève le Grand Orient de France, accepte les athées et se penche sur des sujets sociaux et politiques.

À Washington, les franc-maçons de France, représentés par la Grande Loge Nationale Française (GLNF), se sont félicités de la progression du nombre de leurs membres qui croît de 7% par an.

«Cette progression est due au fait que nous sommes dans un siècle qui s’ouvre à la spiritualité. Le temps de l’anti-cléricarisme appartient au passé», a estimé Jean-Claude Tardivat, député Grand Maître de la GLNF qui revendique quelque 40 000 membres en France.

«Nous espérons atteindre les 50 000 membres pour notre 100ème anniversaire», a indiqué Claude Charbonniaux, ancien Grand Maître de la GLNF qui a été créée en 1917. En France, on compte quelque 120 000 maçons toutes obédiences confondues.

La Conférence mondiale des grandes loges régulières, qui se tient tous les 18 mois, s’est déroulée à Paris en 2006. Sa prochaine édition pourrait se tenir pour la première fois en Afrique, au Gabon, a indiqué M. Elias.

“Ordo Ab Chao”

Dimanche, mai 18th, 2008

Du Chaos l’ordre peut naître”

© Nice Premium

Définition de Ordo Ab Chao:

… Pour boucler la boucle, la scène finale nous ramène au royaume des fées. Et les chaises précédemment empilées sont à nouveau alignées et rangées comme « au théâtre », rappelant si besoin était que, « ordo ab chao », du chaos l’ordre peut naître. …

 

 

 

ATT est-il un franc-maçon?

Dimanche, mai 18th, 2008

ATT est-il un franc-maçon?

© LeMali.fr

L’hebdomadaire français, L’Express dans sa livraison du 17 avril dernier a consacré une enquête sur les chefs d’Etat africains convertis à la franc-maçonnerie. Sur la douzaine concernée, quatre seraient des « frères au grand jour », deux des « demi-frères », c’est-à-dire ceux qui auraient été approchés et envisagent de franchir le pas et les six derniers des « frères de l’ombre » qui ne confirment pas, sinon nient toute appartenance à une quelconque obédience. Le président malien ferait partie de cette dernière catégorie et à en croire certaines sources généralement bien informées, l’homme aurait été sensibilisé par un pasteur malien bien introduit dans la classe politique française et les milieux d’affaires des palais africains, notamment au Congo Brazzaville et en République centrafricaine dont les dirigeants, Denis Sassou-Nguesso et François Bozizé ne cachent point leur obédience.

Novembre 2007, le Grand Orient de France, dans le prolongement logique de sa vaste campagne de communication pour sortir de la crise, identitaire et intellectuelle, dans laquelle elle est plongée depuis un certain temps, organisait une conférence de presse sur le thème « Que peut faire le GODF pour l’Afrique ». En début d’année, l’obédience qualifiée de « frères de lumière », pour avoir connu et être animée par de grands intellectuels français, recevait lors d’un petit déjeuner de presse des journalistes africains à Paris. Cette grande première, a eu lieu au siège de la confrérie maçonnique. Le Grand Maître en chair du Grand Orient de France, Jean Philippe QUILLARDET voulait entretenir les journalistes du continent sur le thème des “Echanges entre le Grand Orient de France et l’Afrique”.

att

De nombreuses loges de cette mouvance maçonnique existent en Afrique. Au Sénégal où la toute première loge a été créée à Saint-Louis depuis… 1781, au Togo, en Côte d’ivoire, au Cameroun…, ces « frères » travaillent dans l’ombre des pouvoirs. Et leur chef Jean Philippe QUILLARDET s’en félicite en s’applaudissant presque. « Si la maçonnerie, s’insère à être instrumentalisée pour des raisons politiques de conservation, de conquête de ou maintien d’un pouvoir, qui lui ne serait pas dans le cadre des valeurs que nous défendons, alors la maçonnerie ne serait pas la maçonnerie. » Le grand Maître en chair confesse ne s’approcher cependant que de régimes respectueux des Droits imprescriptibles de l’Homme, de la démocratie et tout le tralala.

On sait aujourd’hui qu’au moins 2 à 3 ministres de la coopération des différents gouvernements français étaient francs-maçons ou affiliés à une des trois loges qui existent en France. Le socialiste Christian Nucci, du GO, et le gaulliste Jacques Godfrain, de la GLNF ainsi que Michel Roussin, ministre de la coopération du gouvernement Balladur, qui aurait un « profil franc-maçon ». La franc-maçonnerie est un réseau gigantesque de relations et d’entraide entre les frères membres qui doivent se soutenir mutuellement. Cet esprit de fraternité, poussé à l’extrême sur le continent africain dérive souvent sur des prises de position inconséquentes et dramatiques.

O. Bakel

Kunnafoni n°28 du mois de mai 2008

Une première : l’annulation de subventions à la franc-maçonnerie

Dimanche, mai 18th, 2008

Une première : l’annulation de subventions à la franc-maçonnerie

© Spcm.org

Le tribunal administratif, donnant raison à l’Association des contribuables de l’Hérault (ACH) et à Martine Petitout, conseillère municipale de Montpellier, vient d’annuler quatre subventions d’un total de 500.000 euros attribuées par la ville de Montpellier et la région Languedoc-Roussillon au soi-disant « Centre culturel montpelliérain », qui regroupe dix associations maçonniques.

Selon Martine Petitout, « c’est la première fois qu’un jugement est rendu sur des subventions à des associations maçonniques. Cela fera jurisprudence. Les deux collectivités ont deux mois pour faire appel, mais le jugement est exécutoire. »

Le tribunal a considéré que le « Centre culturel montpelliérain » est un regroupement d’associations « dont les conditions d’entrée ont un caractère restrictif » et que le bâtiment « n’est pas ouvert à la population ». En conséquence, les subventions municipales ne peuvent pas se justifier par un intérêt local, et les subventions de la région sont « dépourvues d’intérêt régional ». Elles contreviennent donc au Code général des collectivités territoriales.

Yves Daoudal

 

 

 

 

Alain Bauer, le “frère” du président

Vendredi, mars 14th, 2008

Alain Bauer, le “frère” du président

© Lexpress.fr

alain bauer

«Bauer est né vieux.» Ce propos acide de son ami publicitaire Stéphane Fouks lui va comme un gant. Ce surdoué a tout fait trop jeune: socialiste à 15 ans, franc-maçon à 18 ans, vice-président de l’université Paris I à 19 ans, conseiller du Premier ministre Michel Rocard à 26 ans, PDG de sa société à 32 ans, alors qu’il claque la porte du PS, et grand maître du Grand Orient à 38 ans, pour un triennat.

Quelques mois avant l’élection présidentielle de 2002, Nicolas Sarkozy invite le grand maître à déjeuner: «Je pense être Premier ministre si Jacques Chirac est réélu et les questions de sécurité m’intéressent», lui annonce-t-il. Six mois plus tard, Sarkozy s’installe non pas à Matignon mais Place Beauvau et convie de nouveau Bauer. «Il m’a dit précisément ce qu’il retenait de mes suggestions et m’a proposé une rencontre au moins mensuelle pour évaluer sa politique. A l’exception de Michel Rocard, c’était pour moi inédit chez un homme politique.» De là naît leur complicité.

Nommé président de l’Observatoire national de la délinquance, Bauer jongle avec les chiffres de l’insécurité. Ce grand mètre 84, comme aurait pu dire le frère Pierre Dac, circule comme chez lui au ministère de l’Intérieur, paradis des frangins! En 2004, c’est lui qui aurait indiqué à Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa la présence de son nom sur les fameux listings Clearstream – Bauer ne dément ni ne confirme être l’informateur du ministre. Fin 2006, ce dernier lui remet les insignes d’officier de l’Ordre national du mérite, avec cette phrase flatteuse qu’il n’oublie pas: «Rien au ministère ne se fait sans les conseils, l’impulsion, les idées d’Alain Bauer!»

Pendant la campagne présidentielle de 2007, il aide son ami Nicolas, qui lui a imposé le tutoiement, à préparer ses grandes émissions de télévision, sur les questions de délinquance, de sécurité, de banlieues, de justice. Pour lui, Bauer, fumeur de gros cigares, organise un dîner avec 1 000 francs-maçons dans un grand hôtel parisien. Beaucoup de ses amis glosent sur son ambition d’être ministre.

«Alain Bauer entretient la peur qu’il suscite, car il aime ça»

Avant l’élection de Sarkozy, le joueur d’échecs était formel: «Il n’en est pas question. Ça a cessé de m’intéresser en 1994.» Aujourd’hui, il est moins catégorique. Et de souligner qu’il a déjà plus d’influence qu’un sous-secrétaire d’Etat. Mais le gastronome, dont la loge s’appelle justement le Banquet, redoute de perdre sa liberté de parole avec le «mari de Carla», plaisante-t-il: «On s’est déjà foutus sur la gueule au sujet de la nomination d’un préfet musulman!» Plus récemment, le toujours copain de Rocard lui a confié son désaccord au sujet de la supériorité supposée des curés et des pasteurs sur les instituteurs.

«Beaucoup le craignent, notamment au gouvernement, disent de lui plusieurs anciens grands maîtres du GO. Il entretient la peur qu’il suscite, car il aime ça.» Ses fréquentes interviews dans la presse agacent dans les loges. «Etre intelligent et brillant ne lui interdit pas de répondre aux médias», ironise son ami Claude Vaillant, grand orateur du GO (chargé du respect du règlement). Bauer invite les francs-maçons à assumer avec fierté leur appartenance, notamment ceux qui ont des responsabilités dans la société. Mais il est peu suivi. Du coup, il se ferme comme une huître si l’on évoque ses relations avec un frère du GO. Comme Thierry Vinson, devenu secrétaire général-adjoint de son groupe de travail sur les institutions publiques chargées de sécurité et de stratégie. Ou Stéphane Juvigny, au cabinet de «MAM». Ou encore Xavier Bertrand.

Xavier Bertrand: “Je suis franc-maçon”

Samedi, mars 8th, 2008

Xavier Bertrand: “Je suis franc-maçon”

© LePost.fr


Xavier Bertrand fait son coming out maçonnique
envoyé par mereduchesne

C’est la révélation du ministre du Travail.
C’est quoi cette histoire ?

xavier bertrand

Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, explique sur L’Express.fr qu’il est franc-maçon. “J’ai effectivement adhéré, en 1995, attiré par le travail sur soi et sur les idées des autres que permet la franc-maçonnerie. Cela a développé en moi le sens de l’écoute, j’en avais bien besoin, et on en a toujours besoin!”, affirme le ministre.

Est-il le seul au gouvernement ?
Xavier Bertrand affirme qu’il n’en “sait rien” et qu’il “ne veut pas le savoir”. Interrogé ce matin sur RMC, Jean-Michel Quillardet, le “grand maître” du Grand Orient de France, la loge de Xavier Bertrand, a expliqué quant à lui que “ce n’est pas la première fois qu’un ministre d’un gouvernement est franc-maçon”. En revanche, selon lui, aucun président “depuis la IIIème République” n’appartient à la franc-maçonnerie.

Et qu’est-ce que ça change ?
C’est la première fois qu’un ministre en exercice avoue qu’il est franc-maçon. Ce que justifie Xavier Bertrand: “Rien n’interdit de parler. En tout cas, cela ne m’a pas effleuré un instant l’esprit. Un ministre ne doit pas mentir. Sinon, son action publique perd toute crédibilité.”

A lire aussi :
- Dis Papa, c’est quoi la franc-maçonnerie ? – Désinformation

La franc-maçonnerie baptisée « l’Eglise de la République »

Samedi, mars 8th, 2008

La vision des chrétiens sur la maçonnerie

© JournalChretien, par Bernard Antony

La France est dominée par la franc-maçonnerie, une secte qui dicte la doctrine de la République. Le zèle de ce mouvement nécessite que les vrais chrétiens (des personnes réellement nées de nouveau au sens biblique) se réveillent, prient et proclament le puissant message du salut en Jésus-Christ. « La franc-maçonnerie, c’est en quelque sorte l’Eglise de la République », dit Alain Bauer. Pour être un bon républicain, il faut donc être franc-maçon. Quel blasphème !!! Et on nous parle de lutte contre les sectes, une façon rusée de faire taire les évangéliques dont la foi est fondée dans la Parole de Dieu et l’action du Saint-Esprit.

L’indispensable Salon Beige nous apprend que dans l’émission « Ce soir ou jamais » du 19 février consacrée à la franc-maçonnerie, l’ancien grand maître du Grand Orient, Alain Bauer, avait dit « La franc-maçonnerie, c’est en quelque sorte l’Eglise de la République ».

A vrai dire c’est là encore une phrase sans cesse rappelée par les francs-maçons. Mais une des originalités de cette Eglise c’est que tout le monde ne peut assister à ses offices. Il faut pour cela être initié ! Si la maçonnerie est l’Eglise de la République cela ne signifie-t-il pas que pour être vraiment un bon républicain il faut être maçon ? Or moi je ne suis ni croyant ni pratiquant de l’église maçonnique.

J’en conclus que je ne suis donc sans doute pas un bon républicain de cette république-là ! Et ma foi, c’est vrai. Voilà pourquoi je pourrais peut-être être un bon républicain dans une république séparée de son Eglise maçonnique avec ses liturgies grimaces de la liturgie catholique, ses hiérarchies aux titres grotesquement grandiloquents, ses « fraternelles » qui constituent autant d’insupportables hiérarchies parallèles, c’est-à-dire des pouvoirs manipulateurs illégitimes, non visibles, et irresponsables.

Au-delà de ses philosophies de pacotille, là réside la perniciosité maçonnique. Car un système de manipulation est attentatoire à la liberté.

Dis Papa, c’est quoi la franc-maçonnerie ?

Samedi, mars 8th, 2008

Dis Papa, c’est quoi la franc-maçonnerie ?

© LePost.fr

franc-maconnerie vite fait

Dis Papa, c’est quoi la franc-maçonnerie ?
C’est un regroupement de “sociétés secrètes” dont l’objectif est “l’amélioration de l’humanité”.
La maçonnerie ne se considère pas comme une religion mais plutôt comme un courant philosophique.

Dis Papa, combien y a-t-il de francs-maçons ?
On ne sait pas bien puisque c’est un peu secret. En 2005, on parlait de 4 millions de membres à travers le monde (Selon Wikipédia).

Dis Papa, comment devient-on franc-maçon ?
Il faut être majeur, prêt à se remettre en question et avoir un casier judiciaire vierge. Pour rentrer, il faut soit qu’un membre de l’organisation qui est déjà franc-maçon propose ton nom, soit que tu te proposes toi-même de façon spontanée.

Dis Papa, ça sert à quoi la franc-maçonnerie ?
Ce sont des groupes de réflexion qui travaillent sur l’amélioration de l’individu et de la société. Pour certains, ils ont influencé la Révolution française, la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la légalisation de l’avortement en France. D’autres les accusent de pressions et de piston.

Dis Papa, ça vient d’où cette organisation ?
Ça date du 17ème siècle. Cette organisation s’inspire depuis toujours de l’art de bâtir et de la maçonnerie, au sens propre. C’est pour ça que les symboles sont l’équerre et le compas.

Dis Papa, comment c’est organisé la franc-maçonnerie ?
En obédiences et loges. Une obédience (Grand Orient de France, Grande Loge de France, Grande Loge féminine de France…) fédère plusieurs loges. Et une loge regroupe quelques dizaines de membres.
Des réunions ont lieu dans des “temples” pour discuter entre “frères”, c’est le nom qu’on se donne entre francs-maçons. Il y a des rites initiatiques, des habits spéciaux, qu’on appelle les “décors”… Les femmes peuvent ou non rejoindre l’organisation selon les obédiences.

Dis Papa, on connaît qui comme franc-maçon ?
C’est secret mais certains, comme Xavier Bertrand, l’ont avoué publiquement.

 

 

 

 

 

La Franc-Maçonnerie s’en prend à des blogs

Mercredi, février 6th, 2008

QU’EST-CE QUI MET DANS UNE TELLE RAGE LA FRANC-MAçONNERIE ?

Telle sera la question du site, Michelle d’Astier,

QUELLE AUTRE ORGANISATION A LES MOYENS INTERNATIONAUX, ET SURTOUT DES MOYENS DE CONTRÔLE ASSEZ PUISSANTS POUR LANCER DES ATTAQUES DEPUIS DE MULTIPLES PAYS, contre le blog d’une malheureuse femme seule, parce qu’elle ose mettre en lumière ce qu’ils camouflent si bien !

Utilisez le lien ci-dessus et lisez l’article complet. Le site hiram.be expose des sites qui sont considérés comme anti-maçonnique, certains d’entre eux le sont, mais pas tous, comme par exemple cet article sur Michelle d’Astier, ou l’article sur notre site, Benhamou ne s’est pas fait un ami. Si vous parlez de la franc-maçonnerie… Attention malheureux! Vous pourriez être étiqueté anti-maçon!, encore un bout de texte prit sur michelledastier.org,

Et si je suis assassinée, on saura d’où cela vient ! Ce n’est pas de la paranoïa : La Franc-Maçonnerie, du moins ses dirigeants à haut degrés, les mieux cachés, n’hésitent pas à assassiner ceux qui dérangent leur plan ! J’ai déjà failli en être victime il y a exactement tente-quatre ans: un accident providentiel (!) qui m’est survenu en Suisse et m’a contrainte de rester sur place plusieurs mois dans un hôpital, m’a fait échapper. Mais l’objet de leur vindicte: une entreprise que j’avais pu monter dans les années 70, en association avec des banques mutualistes et des organismes de 1% patronal, et qui permettait d’offrir des prêts immobiliers à 7 % alors que les grandes banques proposaient des prêts à 14 %, avait été entièrement détruit. Nos associés, menacés dans leur situation, dans leurs biens et dans leur vie, épouvantés, avaient renoncé à poursuivre ! Sans le savoir, nous avions mis en péril le trésor de guerre des Francs Maçons ! (je raconte ceci dans mon premier livre: “Le Tourment et la grâce” )

Ne vous méprenez pas

Vendredi, janvier 25th, 2008

Ce site n’est pas anti-maçon!

11 sept penis

La franc-maçonnerie, c’est un monde arcane/occulte/ésotérique remplit de mystères et de secrets qui ne sont jamais divulgués aux communs des mortels. Et nous n’avons rien contre, nous avons simplement un problème avec ceux qui utilisent ces informations à des fins très douteuse, en gros nous avons un problème avec les faux frères de la franc-maçonnerie. Nous ne disons pas que TOUTE la franc-maçonnerie est occulte et que ses membres sont des sataniques qui cherchent à conquérir le monde, non, nous disons qu’il existe un groupe de gens DANGEREUX dans/au dessus de la franc-maçonnerie qui conspirent contre les valeurs de la république et de chaque citoyens et chaque francs-maçons. Je trouve qu’il est extrêment dur de parler de la FM car c’est dangereux. Si la franc-maçonnerie n’a rien à cacher, pourquoi je sent du danger? Pourquoi ne suis-je pas à l’aise de dire ces choses dans un pays qui se bat pour les droits de l’homme, donc la liberté d’expression? Pourquoi, et pourquoi tous ceux qui n’adhèrent pas aux principes maçonniques sont considérés comme des fous qui devraient aller se faire interner dans un asile psychiatrique? C’est franchement la sensation que j’ai à l’instant même où j’écris ces quelques mots…

D’après mes recherches, les groupes qui conspirent contre l’humanité ont toujours utilisé la franc-maçonnerie, d’ailleurs les francs-maçons vous diront qu’il n’y a pas de chefs dans cette organisation, mais vous ne m’enlèverez pas l’idée que si tous les maçons s’accordent sur ce point il y a un problème, il y a forcément un chef ou des chefs, et j’ai la conviction qu’il y a un groupe de gens, que certains diront que ce sont les Illuminatis, d’autres diront que c’est skull and bones, ou le Bilderberg group, ou Propaganda Due, qui contrôlent la franc-maçonnerie sans même que les francs-maçons ne soient au courant. C’est l’idée de la poupée russe dans la poupée russe et etc… Je n’ais jamais rencontré un franc-maçon que je n’ais jamais aimé, chaque compagnons, francs-maçons avec qui j’ai parlé m’ont toujours aidé et donné quelque chose, mais je dois avouer qu’ils ne savent pas grand chose sur qui contrôle la FM. Et je ne dis pas que j’ai la réponse, je dis juste que c’est LOUCHE que personne ne contrôle une organisation si bien implantée partout dans le monde et ayant des traces jusque dans l’antiquité.

Les francs-maçons ont des valeurs que peu de gens ont, ils ont la fraternité, c’est une des trois valeurs de la république et dans la société d’aujourd’hui les gens sont égoïstes, mais la franc-maçonnerie ne l’est pas. Je ne cherche pas à faire le fayot, mais n’empêche que c’est le droit de chacun de supposer sur tout et n’importe quoi, c’est même pour cela que nous vivons. Faut pas se limiter sous prétexte que “quelqu’un de plus puissant/imposant/magnétique que soi” nous ait dit que y a pas ceci ou cela dans la vie sinon on gobe tout ce qu’on nous raconte, la vérité n’est pas quelque chose que l’on donne, ça se mérite et c’est un travail personnel intense.

Voila les vrais exemples d’anti maçonnerie dans l’histoire.

 

 

 

Publié dans AGORA SUR L'AFRIQUE, COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR, LES SOCIETES SECRETES | 1 Commentaire »

Les guerres d’influence pour les richesses de l’Afrique

Posté par issopha le 17 mai 2008

Les guerres d’influence pour les richesses de l’Afrique Version imprimable Suggérer par mail

13.05.08 Bernard Estrade 

« L’Inde n’est pas engagée en Afrique dans une compétition qui l’oppose à la Chine ou quelque autre pays que ce soit », a affirmé Manmohan Singh, le premier ministre indien à l’issue du premier sommet indo-africain. La déclaration n’a rien fait pour dissiper l’impression exactement inverse donnée durant les deux jours de la fastueuse rencontre organisée à New Delhi le mois dernier.

Si, à l’évidence, le Forum indo-africain de Dehli constituait une réplique au sommet Afrique organisé en novembre 2006 à Pékin, la participation n’était pas du même niveau : quarante chefs d’état et ministres avaient fait le déplacement dans la capitale chinoise mais tout juste quatorze dans la capitale indienne.

Historiquement pourtant, l’Inde et sa diaspora ont eu longtemps en Afrique l’avantage de l’ancienneté et du nombre, une conséquence directe de la colonisation et de l’Empire britanniques.

En 1999, le commerce bilatéral entre les deux , avec un milliard de dollars, dépassait celui entre la Chine et l’Afrique.

Les deux géants asiatiques ont découvert depuis qu’ils avaient besoin des ressources naturelles du continent pour assurer leur développement et de ses marchés pour vendre leurs produits. 

En six ans, les échanges indo-africains ont été multipliés par vingt. Mais l’augmentation des échanges entre la Chine et l’Afrique a été encore plus spectaculaire : en 2007, leur volume a dépassé 55 milliards de dollars et, selon les prévisions, il doit encore doubler d’ici 2010.

Pékin s’est en effet réveillé plus tôt que New Delhi. Et la Chine va plus vite et frappe plus fort.

Un exemple : en 2004 une compagnie chinoise et une compagnie indienne enchérissaient en Angola pour un bloc d’exploration pétrolière : la compagnie indienne a offert 310 millions de dollars, sa rivale chinoise 725 millions. 

La percée des puissances asiatiques émergentes en Afrique s’est faite au détriment de l’Europe. Si le Vieux continent reste encore le principal partenaire du continent, sa part des échanges a fondu de presque la moitié à juste un peu plus du tiers. 

Les pays occidentaux ne peuvent donc plus utiliser aussi facilement l’aide au développement et les accords commerciaux préférentiels comme moyens de pression.

Au Zimbabwe au Soudan en passant par le Tchad, l’effritement de la prééminence économique va de pair avec une perte de l’influence politique

Les Etats-Unis ont été, eux aussi, amenés à reconsidérer leurs vues sur l’Afrique qui, selon un rapport du Pentagone de 1995 ne représentait que « très peu d’intérêt stratégique ».

Trois ans plus tard les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie constituaient la cible des attentats d’Al Qaida.

Dix ans plus tard, l’ensemble du continent constitue pour les Etats-Unis un théâtre de la « guerre contre la terreur ». Ils ont mis en place un commandement régional pour l’Afrique et, après l’Afghanistan et l’Irak, ouvert un troisième front en Somalie où ils interviennent directement contre des guérillas qualifiées de jihadistes. 

L’état-major d’Africom reste pour le moment au moins, basé en Allemagne, à Stuttgart. Contrairement aux attentes de Washington en effet, les capitales africaines, ne se sont pas précipitées pour l’héberger.

Un signe d’autant plus préoccupant que l’Afrique fournit maintenant 15 pour cent des importations de pétrole des Etats-Unis et qu’elle dispose de ressources en hydrocarbures sous exploitées et prometteuses dont l’accès constitue un enjeu stratégique majeur. 

Le tableau ne serait pas complet s’il ne mentionnait pas les efforts du Japon dont le gouvernement organise fin mai à Yokohama une conférence internationale pour le développement de l’Afrique.

Ou encore la Russie qui, par l’intermédiaire de Gazprom tente de s’implanter dans l’exploitation du gaz naturel en Afrique du nord. 

A travers l’histoire, de telles compétitions entre puissances ont parfois provoqué des conflits armés. Elles constituent aujourd’hui un facteur supplémentaire d’instabilité.

© www.geopolitique.com

 

 

 

LUTTES / CHRONIQUE DU BLÉDARD

Ce que nous perdons en partant

 

Chronique du Blédard / samedi 17 mai par Akram Belkaïd

 

J’aimerais profiter de cette colonne qui m’est offerte pour vous parler d’un thème obsédant (*). Pourquoi quitte-t-on sa terre ? Qu’est-ce qui pousse un homme à s’éloigner du berceau des siens, de ses racines ? La question est vaste, les réponses ne sont pas simples. J’ai lu un jour qu’il y avait une explication distincte, unique, pour chaque individu ayant pris la route. Des millions de départs, des millions de raisons qu’il serait vain de chercher à compiler. On en connaît les points communs les plus fréquents ou, du moins, les plus habituels. La nécessité de sauver sa vie, la quête de la liberté, l’urgence de survivre ou de nourrir, à distance, sa famille.

Bien sûr, il y a d’autres motifs, que quelqu’un de moins concerné, de plus sédentaire, pourrait juger banals ou bien moins glorieux. L’envie de gagner plus, l’attirance pour ce qui est plus brillant, pour ne pas dire plus clinquant. La volonté de fuir le corset d’une société devenue trop étouffante ou trop exigeante. Mais dans tous les cas, le geste n’a rien d’anodin et ses implications sont souvent bien plus grandes qu’on ne se l’imaginait avant le départ.

En ce moment en France, on parle beaucoup des clandestins, ces personnes qui essaient de passer à travers les mailles des multiples filets tendus par un système de plus en plus répressif. Ceux qui les traquent, ou plutôt leurs chefs, c’est-à-dire ceux qui mettent en musique cette ignoble chasse à l’homme, se posent-ils, ne serait-ce qu’un instant, la question de savoir pourquoi leurs cibles, ou leurs objectifs, car tel sont parfois les termes utilisés, ont fait le choix du déracinement ? Ont-ils une idée de ce à quoi ils ont renoncé ? Rien n’est moins sûr.

Prenez ces salariés sans papiers qui font actuellement grève pour obtenir une régularisation. On pourrait penser que leur situation est meilleure que celle du clandestin classique qui, lui, travaille au noir, dans la précarité la plus absolue et risque à tout moment de se faire prendre. Le salarié sans papier n’a-t-il pas une fiche de paie, ne travaille-t-il pas au grand jour même si cela se fait grâce au recours à de faux papiers ? Faux visa d’étudiant, fausse carte de séjour, fausse carte d’identité française,…

En réalité, la vie de ces personnes est aussi pénible que celles des clandestins. Eux aussi vivent dans la hantise d’être démasqués à la faveur d’un simple contrôle administratif. Inscrire leur enfant à l’école, se présenter au guichet de la sécurité sociale, répondre à une convocation du Trésor, sont autant d’actes périlleux qui engendrent la peur et l’angoisse.

Et, surtout, il y a le fait qu’eux aussi sont prisonniers à l’intérieur de la cage dans laquelle ils font tout pour demeurer. En entrant dans l’illégalité, et cela quelle que soit la raison – fin de visa, non renouvellement d’un titre de séjour – ils ont brûlé leurs vaisseaux et se sont interdits toute possibilité de retour dans leur pays d’origine sauf à quitter définitivement la France.

L’opinion publique, les syndicats et les médias semblent découvrir l’existence des sans-papiers salariés notamment ceux qui travaillent dans la construction ou dans les cuisines des restaurants même les plus prestigieux. Mais il n’y a pas que ceux-là. Il faudrait se lever tôt le matin, et aller faire un tour du côté de l’une des ces grandes tours du quartier de la Défense où, à l’heure du premier métro, hommes et femmes de peine nettoient les bureaux. Combien d’entre eux ne prennent jamais de vacances ? Non pas parce qu’on les y oblige – quoique – mais parce qu’ils n’ont nulle part où aller et que leur objectif est de continuer d’envoyer de l’argent « là-bas ».

Ce « là-bas » où, ils le savent, à moins d’un miracle ou d’une régularisation – ce qui est souvent la même chose – ils ne peuvent plus remettre les pieds. Ce « là-bas » qui leur est interdit parce qu’y revenir, c’est mettre en danger la survie des leurs. Oui, dans les tours de la Défense, il y a ceux qui ne prennent jamais de vacances parce qu’ils ont peur que l’on découvre leurs opérations financières litigieuses et d’autres parce qu’ils n’ont pas d’autre choix.

Evoquons les « harraga » que la Méditerranée et la Guardia Civil n’ont pas empêchés d’arriver en France. Combien sont-ils à trimer dans l’anonymat le plus total ? Et qui sait qu’ils trouvent mille et un moyens pour envoyer quelques maigres argents à leurs familles ? Pour eux aussi, le retour au pays, même temporaire, est impossible. A moins qu’il ne soit forcé…

Parlons des autres, de ces « nés dans le 99 », c’est-à-dire ailleurs, qui vivent en France dans une situation des plus régulières et qui souvent, en réfléchissant à leur périple, se trouvent confortés dans leur choix par la normalité qui les entoure. N’est-ce pas cela qu’ils recherchaient ? Vivre normalement, travailler, payer des impôts et – combien de fois l’ai-je écrit et expliqué – faire son petit bonhomme de chemin sans avoir nécessairement besoin de piston ou de passe-droit.

Leur situation est mille fois meilleure que celle des sans-papiers, qu’ils soient salariés ou non. Ils connaissent leur chance et, parce qu’au moins une fois ils ont senti le vent du boulet à la préfecture, ils mettent très longtemps à oublier qu’au départ, rien ne leur était acquis et que les choses auraient pu très mal tourner pour eux. Les voici donc vivant dans la normalité et il arrive parfois qu’elle s’impose soudain à eux comme une contrainte. Qu’est-ce que vivre normalement loin de sa terre natale si ce n’est vivre avec d’autres fers aux pieds même s’ils sont souvent invisibles et plus ou moins indolores ? Et pour se rendre compte de leur morsure, il faut que survienne dans leur pays natal l’un de ces événements qui font la vie. Un mariage, un enterrement, une catastrophe naturelle. Bien sûr, ils pourraient s’échapper, le temps d’un aller-retour au bled, car, eux au moins, en ont le droit. Mais la normalité est une gardienne intransigeante. Elle oblige à rester dans le flux et à ne jamais cesser de courir.

Quelqu’un m’a dit un jour que tout exil, fût-il volontaire, est une défaite sans appel. Je ne suis pas d’accord avec ce jugement lapidaire. Le harrag qui vainc la mer est un héros, le migrant qui fait son trou a nécessairement engrangé quelques succès de taille pour en arriver là où il est. Mais, il y a des moments où j’admets volontiers que ces victoires ne se font pas sans gâchis et fêlures.

(*) Cette chronique est dédiée à la mémoire de Belkaïd Ali.

©Le Quotidien d’Oran

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Droits de l’homme : la position de Sarkozy vivement critiquée

Posté par issopha le 30 avril 2008

TUNISIE

Droits de l’homme : la position de Sarkozy vivement critiquée

NOUVELOBS.COM | 30.04.2008 | 08:34

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Le chef de l’Etat français, qui  achève ce mercredi sa visite d’Etat, a estimé que « l’espace des libertés progresse » en Tunisie. Les opposants tunisiens dénoncent un brevet de respectabilité attribué au président Ben Ali.

Nicolas Sarkozy et Zine el Abidine ben Ali (Reuters)

Nicolas Sarkozy et Zine el Abidine ben Ali (Reuters)

Des militants tunisiens des droits de l’homme critiquent le brevet de respectabilité dans ce domaine décerné lundi 28 avril au président Zine el Abidine ben Ali par son homologue français Nicolas Sarkozy à l’occasion de sa visite d’Etat en Tunisie.
« Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami et qui me reçoit en ami, de m’ériger en donneur de leçons », a déclaré le président français dans un toast prononcé lundi soir lors d’un dîner offert en son honneur par son hôte tunisien.
Le chef de l’Etat français a dit au contraire vouloir rendre hommage à la « lutte déterminée » de son homologue tunisien contre le terrorisme, « qui est le véritable ennemi de la démocratie ».
Les organisations de défense des droits de l’homme accusent le pouvoir tunisien d’attenter aux libertés fondamentales sous couvert de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme islamique, au nom de laquelle un millier de personnes auraient été arrêtées depuis 2003, selon des avocats.

« Sarkozy a esquivé la question »

Amnesty International et Human Rights Watch ont dénoncé les restrictions à la liberté de la presse et les emprisonnements d’opposants politiques, faisant état de mauvais traitements et de cas de torture – ce que Tunis nie.
Les défenseurs tunisiens des droits de l’homme souhaitaient que Sarkozy réclame la libération de ces prisonniers politiques, mais il a estimé que, « aujourd’hui, l’espace des libertés progresse » dans le plus petit Etat du Maghreb et il a crédité son président de « la volonté de vouloir continuer à (l’)élargir.
« Sarkozy a esquivé la question des droits de l’homme et de la démocratie en Tunisie pour privilégier les intérêts commerciaux », a réagi mardi Rachid Kechana, rédacteur en chef d’Al Mawqaf, hebdomadaire du Parti démocratique progressiste (PDP) d’opposition.
« Cela a choqué les militants des droits civiques ici car ils attendaient une prise de position différente de la France, la patrie des droits de l’homme et des libertés », a ajouté Kechana.
Ce dernier et Mongi Ellouze, directeur d’Al Mawqaf, en sont au quatrième jour d’une grève de la faim au siège de l’hebdomadaire pour protester contre ce qu’ils présentent comme les efforts du gouvernement pour asphyxier les finances et entraver la distribution de la publication.

« Une question tunisienne »

« Sarkozy encourage ce gouvernement à poursuivre sa répression parce qu’il a dit aux dirigeants du pays qu’ils étaient sur la bonne voie », a déploré de son côté l’avocate Radia Nasraoui, autre militante des droits de l’homme.
Toutefois, selon Reda Kefi, rédacteur en chef du magazine indépendant L’Expression, des pressions trop ostensibles de la France n’auraient pas fait avancer la cause de la démocratie en Tunisie, seul pays du Maghreb interdisant l’expression politique de l’islamisme.
« Sarkozy est président de la France et il est venu ici pour défendre les intérêts français. La question de la démocratie et de l’amélioration des droits de l’homme en Tunisie est une question tunisienne qui doit être réglée entre Tunisiens », a affirmé Kefi. (avec Reuters)

 

TUNISIE

Ben Ali accepte les « critiques », Sarkozy pas « donneur de leçons »

NOUVELOBS.COM | 30.04.2008 | 08:34

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Lundi soir à Tunis, le président français s’est refusé à critiquer la Tunisie, déclarant notamment: « Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais de m’ériger en donneur de leçons ». Dans un entretien publié ce mardi matin, le président tunisien déclare quant à lui: « Nous acceptons volontiers la critique ».

Nicolas Sarkozy accueilli à l'aéroport de Tunis par le président tunisien Zine al Abidine ben Ali

Nicolas Sarkozy accueilli à l’aéroport de Tunis par le président tunisien Zine al Abidine ben Ali

(c) Reuters  

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a indiqué être « conscient » que beaucoup restait à faire en matière des droits de l’Homme en Tunisie et affirmé « accepter volontiers la critique ».
« Dans ce domaine, comme dans d’autres, nous sommes conscients que beaucoup reste à faire. Néanmoins, les réalisations sont déjà nombreuses et l’évolution réelle », déclare-t-il dans un entretien au mensuel Afrique-Asie paraissant en mai à Paris et publié mardi à Tunis.
A la question de savoir si la Tunisie accuse un retard en matière de droits de l’homme, Zine El Abidine Ben Ali répond: « ceux qui le prétendent ignorent totalement la réalité tunisienne. Par contre, si vous parlez de critiques, je vous précise que nous acceptons volontiers la critique » a-t-il assuré.
Le président tunisien a affirmé sa volonté de faire évoluer les droits de l’Homme, énumérant « les grands progrès réalisés par la Tunisie, et constatés, dit-il, lors de l’examen périodique universel du Conseil des droits de l’Homme du 8 avril à Genève ».

« L‘espace des libertés progresse »


« Nous entendons tirer amplement profit des recommandations que nous fera le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu », a-t-il encore assuré.
L’épineux dossier des libertés et droits de l’Homme est à l’ordre du jour de la visite en Tunisie du président français Nicolas Sarkozy, qui a rendu hommage aux efforts de ce pays en la matière.
« Aujourd’hui, l’espace des libertés progresse. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer », avait-il déclaré en présence de son hôte lundi soir au premier jour de sa visite d’Etat de 48 heures en Tunisie.
Il faisait allusion aux réformes engagées par la Tunisie « sur le chemin, étroit et difficile, mais essentiel, celui de la liberté et du respect des individus ».
« Ce chemin, aucun pays ne peut l’avoir entièrement parcouru et personne ne peut se poser en censeur », a-t-il martelé.

« Pleinement confiant »

« Je viens d’un continent dont l’histoire, y compris l’histoire récente, recèle d’abominables tragédies et je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami et qui me reçoit en ami, de m’ériger en donneur de leçons », a noté le président français qui s’est dit « pleinement confiant » de la volonté du président Ben Ali de « continuer à élargir l’espace des libertés ».
Le régime tunisien est régulièrement critiqué par certaines organisations non gouvernementales locales et internationales pour ses « atteintes aux libertés et aux droits de l’Homme », des accusations réfutées par Tunis.
Les autorités tunisiennes considèrent ces allégations comme des « partis pris de certaines ONG systématiquement hostiles ». Elles font valoir que la Tunisie a fait « le choix volontaire de la démocratie et des droits de l’Homme » et entend « poursuivre résolument le processus de réformes en toute souveraineté ».

Les ONG déçues

Deux dirigeants d’ONG défenseurs des droits de l’Homme Khadija Cherif et Mokhtar Trifi se sont dit « déçus » mardi par les déclarations de Nicolas Sarkozy.

« Je suis déçue. Il ne s’agit pas de donner des leçons mais de reconnaître la réalité. Je vois que le président Sarkozy ne s’intéresse pas à la réalité de ce pays », a déclaré à l’AFP Khadija Cherif, militante des droits de l’Homme et présidente d’une ONG féministe.
« Sa priorité c’est le commerce, mais il devrait savoir que le développement ne peut être qu’économique, a-t-elle ajouté, jugeant les déclarations de Nicolas Sarkozy comme « une marque de mépris pour la société civile tunisienne ».
« On est habitué à ce discours. M. Chirac nous l’avait servi en 2003, on nous le ressert différemment malgré les promesses de campagne de M. Sarkozy », a poursuivi Khadija Cherif.
La présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD, indépendante) a confirmé la visite, mardi, au siège de son association, de la secrétaire d’Etat française aux droits de l’Homme Rama Yade.
« Si des garanties ont été données à M. Sarkozy pour que les libertés progressent, tant mieux! C’est notre demande », s’est étonné de son côté Mokhtar Trifi, président de la Ligue de défense des droits de l’Homme. (avec AP, AFP)

TUNISIE

Pour Sarkozy, l’Europe a « l’intelligence », les Tunisiens ont « la main d’œuvre »

NOUVELOBS.COM | 30.04.2008 | 09:09

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Devant 500 patrons français et tunisiens, au deuxième jour de sa visite d’Etat, le président français a déclaré : « Vous avez une main d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation (…), ce n’est pas les uns contre les autres, c’est les uns avec les autres ». Il a été très applaudi.

Nicolas Sarkozy et Zine el Abidine ben Ali (Reuters)

Nicolas Sarkozy et Zine el Abidine ben Ali (Reuters)

Le président français Nicolas Sarkozy a défendu, mardi 29 avril, au deuxième jour de sa visite d’Etat en Tunisie, son Union pour la Méditerranée entre l’Europe et les pays du Sud, alors que sa bonne note décernée au régime tunisien sur les droits de l’Homme suscite la polémique.
S’exprimant devant 500 patrons français et tunisiens, Nicolas Sarkozy a défendu son projet de nouveau partenariat entre les deux rives de la Méditerranée, qui doit être officiellement lancé le 13 juillet, assurant qu’il doit permettre la création d’un « pôle gagnant-gagnant qui concurrencera l’Asie ».
« Il n’y a pas un bon avenir pour l’Europe si l’Afrique en général, et l’Afrique du Nord en particulier, ne connaît pas le développement (…), nous pouvons créer un modèle qui triomphera dans le monde entier », a-t-il estimé.
« En Asie, ils ont su, entre les pays riverains, s’intégrer et se compléter. Et le drame de la Méditerranée, il est dans un chemin inverse où l’on s’oppose et on s’exclut », a-t-il ajouté.
« Vous avez une main d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation (…), ce n’est pas les uns contre les autres, c’est les uns avec les autres. C’est ça le partenariat », a insisté le président français sous les applaudissements.

« Des polémiques qui m’importent bien peu »

A titre d’exemple, Nicolas Sarkozy a cité l’accord conclu dans la nuit de lundi à mardi entre la compagnie nationale Tunisair et Airbus qui prévoit, outre la livraison de 19 avions (10 A320, 3 A330 et 3 A350, ainsi que 2 A320 et 1 A350 en options) l’installation en Tunisie d’une usine aéronautique qui emploiera à terme, selon lui, « près de 2.000 personnes ».
Rejetant « des polémiques qui m’importent bien peu », le président français a ainsi une nouvelle fois justifié la signature lundi d’un accord de coopération en matière d’énergie nucléaire civile.
« L’énergie nucléaire, c’est l’énergie du futur (…) la France vous dit que sa technologie, qui est une des plus sûres du monde, une des meilleures du monde, elle est décidée à la mettre au service du développement de vos économies (…), l’Europe ne connaîtra pas la stabilité si vous ne connaissez pas le développement, voilà pourquoi il faut s’unir », a-t-il plaidé.

« Reconnaître la réalité »

Le texte paraphé par Paris et Tunis, identique à d’autres déjà signés avec le Maroc, l’Algérie ou la Libye, suscite les critiques des ONG écologistes et de plusieurs partenaires européens de la France, qui estiment qu’il augmente les risques de prolifération nucléaire militaire.
Plus encore que l’accord sur le nucléaire civil, c’est le satisfecit attribué lundi soir par Nicolas Sarkozy au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sur le terrain des droits de l’Homme qui a suscité la polémique, aussi bien en France qu’en Tunisie.
« L’espace des libertés progresse » en Tunisie, avait-il jugé devant son hôte, assurant ne pas vouloir s’ériger « en donneur de leçons ».
« Il ne s’agit pas de donner des leçons mais de reconnaître la réalité. Je vois que le président Sarkozy ne s’intéresse pas à la réalité de ce pays », a déclaré à l’AFP Khadija Cherif, militante des droits de l’Homme et présidente d’une ONG féministe. « Sa priorité c’est le commerce, mais il devrait savoir que le développement ne peut pas être qu’économique », a-t-elle ajouté.
« Malheureusement sur le terrain, nous n’avons pas remarqué de progrès notables, c’est peut-être même le contraire », a regretté le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Me Mokhtar Trifi.

Yade annule un rendez-vous

La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme Rama Yade, qui accompagnait Nicolas Sarkozy, a reçu dans l’après-midi Me Trifi, mais a annulé un rendez-vous prévu avec l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), sa présidente Khadija Cherif.
La France a signé mardi avec Tunis quatre conventions de crédits d’un montant de 138 millions d’euros pour l’agriculture, l’habitat et l’énergie.
Nicolas Sarkozy devait rencontrer mardi soir la communauté française.
Son épouse, Carla, a visité de son côté, mardi après-midi, un centre d’enfants orphelins à Gammarth, dans la banlieue chic de Tunis. (avec AFP)

LA VISITE DE NICOLAS SARKOZY EN TUNISIE

« Ben Ali doit sa longévité à la France »

Comment réagissez-vous aux déclarations de Nicolas Sarkozy estimant que « l’espace des libertés progresse » en Tunisie ?

- Il doit certainement avoir un bon décimètre pour mesurer cela. Cet espace des libertés a bien été gagné, mais par Ben Ali, et non pas par les droits-de-l’hommistes ou par les citoyens tunisiens. Ben Ali a gagné des libertés contre les Tunisiens. Ben Ali et Sarkozy sont tout simplement en train de s’auto-congratuler.

Nicolas Sarkozy a refusé de se poser en « donneur de leçons » au nom de l’amitié franco-tunisienne. Des protestations françaises pourraient-elles cependant faire évoluer la situation en Tunisie ?

- C’est une question que l’on ne devrait même pas poser. Depuis Mendès-France, en passant par De Gaulle, Giscard, Mitterrand, Chirac… jusqu’à Sarkozy, la France n’a jamais vraiment envoyé de sermons à la Tunisie. Bourguiba ou Ben Ali n’ont jamais entendu dire par la France qu’ils devraient donner davantage de libertés à la Tunisie. La France en serait pourtant capable, car c’est l’ancien colonisateur et la Tunisie est encore aujourd’hui quasiment une colonie française. Ben Ali doit sa longévité à la France.
Quant à savoir si la France pourrait agir en faveur des droits de l’homme en Tunisie… Je ne crois pas. Elle pourrait nous aider en laissant faire les citoyens tunisiens, c’est-à-dire en s’écartant quelque peu. Aujourd’hui, Paris aide encore Ben Ali à asseoir son régime.

Comment peut être perçue une telle attitude du président de la République française par les Tunisiens ?

- Nous nous attendions à ça, d’autant plus que nous avons déjà été leurrés par les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy. Mitterrand ou Chirac ont fait de même. Mais Sarkozy, c’est le chef d’œuvre puisqu’il va jusqu’à féliciter Ben Ali pour ses soi-disant réalisations. De qui se moque-t-il ? Les Tunisiens ont cru pendant un moment que la France, terre de la Boétie, pourrait aider à la liberté ici. Aujourd’hui, on assiste plutôt à « L’Avare » de Molière.

Interview de Taoufik Ben Brik par François Sionneau
(le mardi 29 avril 2008)

 

 

 

 

LA VISITE DE NICOLAS SARKOZY EN TUNISIE

Sarko, les droits de l’homme et la courte vue

C’EST une rupture…Peut-être pas celle annoncée, mais c’est une rupture. En voyage chez le président tunisien Ben Ali, Nicolas Sarkozy a fait du zèle.Depuis vingt ans, le régime du président Ben Ali est régulièrement épinglé par les ONG pour ses violations des droits de l’Homme. Des actes de torture ont été récemment dénoncés par les Nations-Unies, des militants des droits de l’homme sont traqués, la censure règne en maitre. Par pure curiosité, allez sur les sites d’Amnesty International ou de Human Rights Watch et vous serez édifiés. Or, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à affirmer, malgré cela, que « l’espace des libertés progresse » et que « ce sont des signaux encourageants que je veux saluer », ajoutant qu’il voyait « pas au nom de quoi je m’érigerais en donneur de leçons » !,laissant à Ben Ali le beau rôle puisque le président tunisien a indiqué être « conscient » que beaucoup restait à faire en matière des droits de l’Homme en Tunisie et affirmé « accepter volontiers la critique » ! Mais Ben Ali est maintenu au pouvoir grâce au soutien de la France et il le lui rend bien : treize Airbus assortie de trois options pour un montant d’un milliard d’euros et la construction d’une centrale thermique pour environ 360 millions d’euros, selon la même source, sans parler d’un accord-cadre de coopération en matière de nucléaire civil ! Qui en Mars 2007 disait : « Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes » ? Nicolas Sarkozy. Or qu’a fait hier le même Nicolas Sarkozy ? Il est allé jusqu’à encourager Ben Ali à poursuivre dans la voie autoritaire, affirmant: « Qui peut croire que si, demain, après demain, un régime du type taliban s’installait dans un de vos pays, au nord de l’Afrique, l’Europe et la France pourraient considérer qu’elles sont en sécurité? ».Or c’est exactement ce raisonnement spécieux qui, partout dans le monde musulman, fait le lit de l’extrémisme islamiste. Il faudrait fermer les yeux sur les actes de torture couramment pratiqués en Tunisie, au nom de la lutte contre le terrorisme. Or, ce n’est pas seulement moralement discutable, du fait que l’on accepte pour certains pays ce que nous refusons chez nous, mais c’est politiquement à courte vue. Ce sont les régimes autoritaires qui ont fait le lit d’Al Qaïda et de ses variantes salafistes. Jean-Marcel Bouguereau
(le mercredi 30 avril)

mardi, 29 avril 2008

Sarkozy et les dictatures

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Comment ne pas voir l’évidence – presqu’obscène?

Il y a moins d’une semaine, Nicolas Sarkozy se disait  »choqué » par la répression au Tibet. 

Et voilà qu’aujourd’hui, à Tunis, il ne voit rien à redire au régime féroce de Ben Ali.  

Nicolas Sarkozy ne défend donc les droits de l’homme que lorsqu’il est en campagne électorale ou lorsque la rue française l’y contraint. 

La preuve?

Souvenez-vous du silence pesant de l’Elysée pendant les émeutes à Lhassa.

Il a fallu attendre les premières grandes manifestations, les « coups » de Robert Ménard et les sondages pour que Nicolas Sarkozy sorte progressivement de cette troublante réserve et définisse, après moultes couacs, une nouvelle ligne qui laisse (un peu) de place à la promotion des droits de l’homme.

Mais, faute de pression, il ne dit rien sur la situation en Tunisie. 

Ou plutôt si:

« Je ne vois pas au nom de quoi je m’érigerais en donneur de leçons »,a-t-il déclaré hier au premier jour de sa visite d’Etat.

Terrible phrase. 

Quelqu’un aurait dû lui rétorquer:

« Mais au nom, Monsieur le président, de ce que vous avez déclaré pendant votre campagne, il y a moins d’un an »

Ou

« Au nom cette Charte universelle des Droits de l’Homme, écrite, vous en souvenez-vous?, par le Français René Cassin. »

Mais personne, aucun militant tunisien des droits de l’homme, n’a pas lui dire quoi que ce soit.

Puisque, comme la mobilisation de l’opinion française est quasi-nulle sur le sujet, Nicolas Sarkozy n’a pas cherché à les entendre.

Pire, il a encouragé Ben Ali à poursuivre dans la voie autoritaire.

Il a affirmé:

« Qui peut croire que si, demain, après demain, un régime du type taliban s’installait dans un de vos pays, au nord de l’Afrique, l’Europe et la France pourraient considérer qu’elles sont en sécurité? »

Autrement dit, nous autres Européens devons fermer les yeux sur les exactions du régime Ben Ali au nom de la sacro-sainte lutte contre le terrorisme.

Fermer les yeux sur les arrestations arbitraires, sur la torture, qui frappent aussi bien sur les islamistes que les démocrates.

Sarkozy avait tenu à peu près le même raisonnement à propos de Moubarak qu’il préférait, disait-il, aux Frères Musulmans.

Ces déclarations sont évidemment moralement discutables.

Elles sous-entendent que, lorsqu’il s’agit de défendre les droits de l’homme, nous devrions faire deux poids deux mesures, selon que nous serions ou non menacés par les éventuelles conséquences d’une libéralisation des régimes en place.

Et ces déclarations sont politiquement de courte vue.

Car on sait bien que l’autoritarisme et la corruption des régimes arabes sont justement les ferments principaux de l’islamisme radical.

Les réactions des lecteurs

Léon
Orphee73
Pouvez-vous émettre une idée sans vous référer systématiquement à la famille Mitterand ? Je ne veux émettre d’idée sur le fait déjà ancien dont vous parlez mais mme Mitterand, je vous le rappelle n’était pas élue président de la République et représentait une association française et ne parlait pas au nom de la France.
Vous dépeignez une Tunisie dure pour l’Islamisme radical et doux pour les tunisiennes et les tunisiens très éloignée de ce qu’ils vivent et de ce qu’ils en disent eux-mêmes.
Cela n’est pas à votre honneur ni à celui de votre camp de faire ici l’éloge d’un tel régime.
30.04 à 09h21
Léon
Orphée73
Pour ne pas prendre mes vacances ni envisager de prendre ma retraite en Tunisie je me permets donc de critiquer cette position de Sarkozy je suppose avec votre bénédiction.
La Tunisie et les tunisiens forment un pays extrêmement agréable et accueillant, je peux le dire pour y être allé du temps du président Bourguibah. La rencontre idéale pour nous entre la culture d’afrique du nord et celle de Rome.
Mais depuis la montée de l’islamisme le durcissement du régime est incontestable et la liberté politique n’y règne pas. Il suffit de parler avec les tunisiens ou de lire leurs journaux officiels pour s’en rendre compte.
Le jour de cette déclaration j’ai parlé ici de complicité de la France et l’on m’a critiqué à ce sujet : « quoi, quelle complicité ». Je vois que le opposants tunisiens le ressentent aussi !
Encore une fois, sans être donneur de leçon, il n’était pas nécessaire de donner à un président dictatorial le certificat de conformité du pays des droits de l’homme.
30.04 à 08h59
fisc
Aaaaaaah !
Enfin, l’argument final !Sarkozy a reconnu la « spécificité » Russe.Ses amis ont, en son nom, défini la Chine comme une non-dictature.Les violations des droits de l’Homme ont été relégués au rang d’affaire intérieure (malgré la présence de qui-vous-savez au Quai d’Orsay !).

Enfin, on rend hommage à la lutte des dictateurs contre le terrorisme. La France valide officiellement l’argument que les Etats-Unis ont généreusement fourni aux dictateurs du monde entier pour justifier l’autoritarisme de leur régime !

D’autres ont été aussi cyniques, certes.

Mais que jamais, plus jamais, on ne prétende que Nicolas Sarkozy est un homme qui tient ses promesses !
30.04 à 08h52

L’habile-bête
Question de chimie.
1 – Quelle quantité* d’encre utilisée pour l’impression des billets de banque est nécessaire pour insensibiliser le nerf olfactif contre les particules olfactives de la putréfaction?
* Cette quantité peut sensiblement varier en fonction du pays.2 – Sachant que les billets de banque sont hématophages et entrainent quelquefois une cécité ou une amnésie temporaire, quelle quantité de « droits de l’homme » est-elle nécessaire pour réactiver les sens défaillants?Réponses à envoyer à « Monsieur le Président de la République Française ».
30.04 à 08h49
MINUIT
Dans tous les pays…
il ya toujours des « opposants » pour se prévaloir des droits de l’homme!….ce sont toujours les memes qui,une fois qu’ils sont au pouvoir les oublient!…les communistes se sont toujours bien servis des « droits de l’homme » quand ça les arrangeaient….on voit ce que les communisme chinois,nord coréen et cubains ont fait des droits de l’homme!….ne parlons pas des pays islamisés ou les droits de l’homme et encore plus de la femme sont une chimère….il existe de par le monde de nombreux pays ou la tunisie pourraient etre qualifiée de paradis au niveau des libertés individuelles,il suffit de regarder le voisin immédiat pour voir un exemple de négation des droit humains…Mr BOUTEFLIKA ne supporte pas la contradiction et les prisons algériennes sont pleines « d’opposants »….NE JUGEONS PAS LA TUNISISE en fonction de nos propres critères;contentons nous de la visiter en toute liberté et sécurité…. et laissons Mr BEN ALI s’occuper des affaires de son pays….
30.04 à 08h49
Tango1
Le plus important pour …
… Sarkosconi c’est de privilégier le côté matériel au détriment de l’humain (apanage de tous les dictateurs), même au détriment des 53% de décomplexés qui l’ont mis au pouvoir avec le soutien de la plupart des médias.
Il a tout simplement un porte feuille à la place du c?ur.
30.04 à 08h42
orphee73
autre chose…
Au fait, lorsque cette chère Mme Mitterrand allait se prosterner devant son Fidel Castro adoré avez vous souvenir qu’elle lui ait demandé avec fermeté d’ouvrir son pays, d’y laisser entrer une lueur de liberté et de démocratie??? Je n’ai pas entendu beaucoup de gauchistes et mêmes socialistes s’offusquer de cela ni critiquer, critiquer, critiquer Mitterrand et sa clique. Quand son fils faisait des « affaires » avec les génocidaires (armes et autres….au Rwanda….) Qui s’en offusquait??? Voius les « doirts de l’Hommistes convaincus??? Un peu d’honnêteté intellectuelle messieurs-dames les donneurs de leçon de « morale » dont vous ne voulez même pas à l’école!!De plus en plus de français vont prendre leur retraite en Tunisie. C’est drôle non pour un pays où régnerait une dictature implacable….
Les échanges économiques devraient-ils donc ne se faire qu’avec des pays démocratiques….donc principalement occidentaux. Avec ça il serait beau notre PIB tiens!! La bêtise a la vie dure!
30.04 à 08h34
al1-46
propos d’un candidat…..
« Je ne passerai jamais sous silence des atteintes aux droits de l’Homme au profit d’intérêts commerciaux »N.Sarkozy candidat à l’élection présidentielle.Dont acte…………
30.04 à 08h30
orphee73
Lamentable
Ceux qui critiquent, critiquent, et….qui vont passer leurs vacances dans ce pays horrible, où toutes les libertés sont paraît-il bafouées! Pour m’y être rendu à plusieurs reprises je n’y ai pas senti un manque absolu de libertés. Ceux qui se plaignent se sont bien évidement les « progressistes » tunisiens affiliés à nos bons gauchistes bobo habituels. La femme en Tunisie a bien plus de liberté et de modernité que dans aucun autre pays du Maghreb. Ce sont des femmes d’affaires, elles travaillent librement, ont accès à la contraception, aux soins, aux études contrairement au Maroc et à l’Algéri.; Ne confondez pas s’il vous plaît!
Ben Ali lutte très durement contre l’islam radical et c’est ça qui ne plaît pas aux « droits de l’Hommistes ». Il n’en veut pas sur son territoire et s’il faut payer une démocratisation de ce pays par un laxisme laissant la part belle aux islamistes radicaux alors je trouve qu’une certaine fermeté n’est pas mauvaise.Hélas chez nous…..
on voit ce qu’il en est!
30.04 à 08h27
gloups
droits de l’homme versus business
on voit bien que ce qui prime pour Sarko, c’est de jouer les VRP pour vendre des airbus ou des centrales (c’est sa spécialité, il ne sait pas vendre autre chose)
les droits de l’homme ne l’ont intéressé que le temps d’une campagne électorale, tout comme le bien être des Français et leur pouvoir d’achat
ce temps passé, il privilégie le business et ses potes
c’est sûr qu’il pourra se recaser après avoir fait président, il fera vendeur et fortune comme il le souhaite tant
et les Français dans tout ça, et les droits de l’homme ?
30.04 à 08h25
regine
laissez
lui faire son mandat
30.04 à 08h01
CR85
Oh les gars !
C’est Sarkozy que vous avez chez vous, vouvvouv attendiez à quoi ?
30.04 à 07h57

Publié dans AFRIQUE de SARKOZY, DROITS DE L'HOMME ET ACTION HUMANITAIRE, POLITIQUE ET BUSINESS | 1 Commentaire »

Dérive intellectuelle.Ces docteurs en doctorats qui abêtissent le Cameroun

Posté par issopha le 30 avril 2008

Dérive intellectuelle

Ces docteurs en doctorats

qui abêtissent le Cameroun

La génération « école supérieure » qui a gouverné le Cameroun après
l’indépendance, dont on disait qu’elle était limitée intellectuellement pour
véritablement élever le Cameroun vers les cimes qu’il mérite, a cédé la place
depuis 25 ans à la race des « Professeurs-Docteurs-Ingénieurs-Experts ». Mais
alors qu’on pensait que le pays allait emprunter le TGV du développement, il ne
s’est jamais aussi mal porté. Nos docteurs en doctorats, au contraire, donnent
du Cameroun aujourd’hui une image d’Etat idiot, qui ne sait pas où il va, et
dans lequel les valeurs nobles ont disparu. Ceux qui devaient être nos lumières
nous ont plongés dans les ténèbres de la bêtise humaine. Voici une petite
palette des tares de ces abêtisseurs du Cameroun.

Ils ont fait du diplôme une consécration
Ils usent leurs culottes à étudier, ils investissent les amphis d’ici et
d’ailleurs à accroître leur savoir, et ils engrangent de nombreux diplômes,
parfois brillamment. Mais dès qu’ils obtiennent un emploi, ils succombent aux
délices faciles du quotidien, caractérisés par le cycle travail-espaces
intermédiaires (circuits, restaurants, auberges)-maison (télé, dodo). Ils
affichent désormais leurs diplômes comme de simples médailles rappelant leurs
exploits scolaires passés. Ils ne lisent presque plus, ils n’apprennent plus,
ils ne se remettent plus en cause, ils ne font plus de la recherche. Les
diplômes leur ont servi à acquérir des strapontins sociaux, un point c’est
tout. Ne leur demandez surtout pas ce qu’ils peuvent apporter au pays avec les
connaissances qu’ils sont supposés avoir acquises, ils ne vous diront rien,
parce qu’ils n’y ont jamais pensé.

Ils ne sont que des consommateurs d’idées
Pour nos docteurs en doctorats, leur rôle se limite à énoncer les problèmes (et
encore !), les solutions venant de là où elles sont conçues d’habitude. Voyez
comment des gens qui sont supposés mieux connaître les réalités de leur pays,
se font dicter les mesures économiques par des jeunes cadres parfois sans
expérience du FMI et de la Banque mondiale ! « Là-bas » on en est au système
LMD à l’université, c’est bon, on l’adopte chez nous. Et quand quelques-uns
d’entre eux essayent de produire de la connaissance, ils sont carrément
raillés, comme le fut Pr Anomah Ngu avec ses essais de vaccin contre le
VIH/Sida. Seulement, en général, les solutions fabriquées ailleurs sont
inadaptables à notre pays, et comme nos docteurs en doctorats n’en produisent
pas, le résultat est celui que nous vivons.

Ils sont complexés
Un recteur à Douala visitait sa faculté de sciences avec son staff de grands
professeurs, et ce qu’il a relevé de grave c’est que les enseignants ne
s’habillent pas en costume et cravate. Et vous voulez que CICAM se porte bien
quand des dirigeants d’une université située dans la chaude capitale économique
du pays imposent des costumes trois pièces comme « tenue décente » à des
enseignants travaillant dans des amphis surchauffés? Parce que chez les «
autres », c’est ça la grande tenue, chez nous aussi ce doit être pareil.
Regardez ces « érudits » dans les débats (façon de parler), et observez que
leur argument massue préféré pour défendre une idée, c’est « même en France ou
aux USA, ça se passe comme ça ». Notre pays n’avancera jamais si nous pensons
que ce sont les « autres » qui doivent décider de ce qui est bon pour nous.
Dire que nous pensions que ce complexe était dû à l’illettrisme !

Ils renient leur savoir pour de la flagornerie
Lorsqu’un linguiste agrégé appelle l’épouse du chef de l’Etat « Madame la
présidente, Son Excellence… », on se demande si on ne rêve pas. Qui d’autre que
le linguiste devait tirer la sonnette d’alarme sur les abus de langage au
Cameroun ? C’est la même surprise désagréable qu’on a lorsqu’une « sommité » du
droit estime qu’on peut retoucher la Constitution chaque fois qu’on le désire,
comme un simple règlement intérieur d’association. Un « grand » politologue
officiant à l’IRIC s’invite à tous les plateaux TV du Cameroun pour démontrer
que la limitation des mandats présidentiels est « antidémocratique ». C’est
grave ! Nos docteurs en doctorats n’ont plus aucun garde fou dans leur
flagornerie à l’endroit du Prince : même les connaissances sont tronquées pour
ces bas desseins. Pas étonnant que les taux de croissance et de chômage (les
chiffres sur la population aussi) tiennent plus de l’affabulation que de la
statistique réelle. Un pays peut-il avancer quand la science est sacrifiée à
l’autel des lubies de ses dirigeants ?

Ils sont lâches et irresponsables
Leur posture favorite lorsqu’ils font semblant de critiquer le pouvoir en place,
c’est d’imputer tous les maux de notre pays à l’entourage du président. Couards
comme ils sont, ils veulent faire croire aux Camerounais qu’ils sont gouvernés
par Dieu Le Père lui-même (l’infaillible), simplement parce qu’ils redoutent
d’éventuels « coups de tête ». Nos agrégés en agrégations admettent volontiers
qu’ils ne pensent pas, chacun de leurs actes étant posé « sous la haute
impulsion de… ». Aucune de leurs interventions publiques ne peut s’achever sans
qu’ils citent « Le chef de l’Etat, Son Excellence… ». Quand ils se font
interviewer dans leur bureau, ils font tout pour que la photo de celui qui
parle à travers leur bouche apparaisse à l’image. Or, comme une seule personne
ne peut produire des idées géniales pour tous les secteurs de la vie du pays,
on se retrouve dans une situation où rien n’est fait nulle part. Et flop !

Ils se prostituent dans les sectes et réseaux
Pour accéder à des postes importants et/ou pour se garantir un « enrichissement
scandaleux », nos « longs crayons » adhèrent aux sectes et réseaux qui
pullulent (à découvert depuis l’avènement du Renouveau) dans notre pays.
Malheureusement pour eux, ils ne découvrent le vrai « mode d’emploi » de ces
cercles mystiques et maléfiques que lorsqu’ils sont déjà à l’intérieur, et les
voilà soumis aux pires humiliations : sodomie, cession d’épouses aux « maîtres
» pour besoins sexuels, etc. Ils roulent carrosse, ils ont l’illusion de
posséder un pouvoir puisqu’on se lève à leur passage, mais comme les
prostituées, ils souffrent dans leur chair et leur psychique. Ils deviennent
donc envieux de la liberté et de la tranquillité d’esprit des simples citoyens,
ce qui engendre la méchanceté. Pas question d’avoir le bien-être social en
restant propre, sans endurer les humiliations comme eux. On comprend ainsi
aisément pourquoi le bonheur du peuple est le cadet de leurs soucis. Mais
dites, comment à ce niveau d’instruction nos docteurs en doctorats ne
savent-ils pas que rien sur cette terre ne s’obtient sans contrepartie ?

Ils sont tribalistes
La déclaration des « élites » du Mfoundi après les émeutes de février 2008 au
Cameroun en est une illustration forte, qu’il n’est point besoin de commenter.
Dès que nos « savants » sont nommés à des fonctions de pouvoir sur le plan
national, ils courent festoyer au village natal. Comme pour dire qu’ils sont
ministres, députés, recteurs, DG ou autres pour leurs frères du village. Ils
soutiennent sans honte l’injuste système des « équilibres régionaux » au
détriment de la compétence, y compris dans les examens et concours, et lors des
recrutements et nominations à des postes de responsabilité. Ainsi, « the right
man at the right place » est purement une vue de l’esprit au Cameroun, et
l’évolution à reculons du pays est une conséquence logique.

Ils sont menteurs et fourbes
Quand on affirme, pince-sans-rire, devant les caméras de télévisions que les
morts lors des émeutes de février 2008 doivent leur triste sort aux bagarres
entre casseurs et pilleurs qui ne s’entendaient pas lors du partage du butin de
leurs forfaitures ; ou lorsqu’on déclare triomphalement qu’il y a eu « zéro mort
» à Bamenda pendant les années de braise, alors que des personnes sont mortes
sous les balles des forces de l’ordre, c’est grave. C’est grave parce qu’on est
parent d’enfants, et même (hélas !) enseignant, donc celui qui est supposé dire
aux jeunes que le mensonge est un vice. Le mensonge a tellement été banalisé
dans notre pays par ceux qui ont la charge de sa gestion, que le terme «
politique » est désormais synonyme de « mensonge ». Vous vous rendez compte
qu’on a donné des quitus de « bonne gestion » pendant des années à des DG
d’entreprises étatiques, alors qu’ils étaient en train de piller et tuer ces
structures ? SNEC, CAMAIR, CAMTEL, ONCPB, CNR, la liste est longue des
entreprises mortes au Cameroun à cause du mensonge et de la fourberie de nos «
experts ».

Ils sont amnésiques
Au début des années 1990, beaucoup de nos « érudits » sont montés au créneau
pour dire que le Cameroun n’était pas encore prêt pour le multipartisme.
Quelques semaines plus tard, les mêmes revenaient sans honte expliquer la
justesse du choix du chef de l’Etat de promulguer les lois qui consacrent le
multipartisme. En 1996, ils ont envahi les médias pour présenter la nouvelle
Constitution comme un modèle du genre en matière de démocratie. Il n’y avait
mieux nulle part : motions de soutien, marches triomphales. Aujourd’hui, voici
les mêmes qui reviennent, toute honte bue, décrier « l’une des meilleures
constitutions du monde ». Que dire de ce professeur qui, plus jeune, avait vécu
des grèves d’élèves au lycée à Bonabéri et à l’université de Yaoundé, qui vient
appuyer la thèse de la manipulation des jeunes dans leurs récentes
revendications. Il n’y a donc que la jeunesse du Cameroun qu’il faut manipuler
pour qu’elle réalise qu’elle a faim ? Au Burkina, au Sénégal et ailleurs, les
jeunes sont donc plus « mûrs » qu’au Cameroun ! Une telle amnésie ambiante
confine notre pays à l’éternel recommencement, donc à la stagnation et au
recul.

Ils sont faibles et manipulables
Il n’y a pas longtemps, on a dit aux Professeurs-Docteurs-Ingénieurs-Experts du
Cameroun qu’il fallait devenir chef de village pour montrer qu’on « maîtrise »
une portion de la population, et obtenir ainsi une meilleure part du gâteau
national. Alors ça a été la ruée vers les chefferies dans les villages du pays
: quand on était vraiment éloigné de la famille régnante, on mettait sa fortune
à contribution pour porter au trône « sa » personne. L’autorité traditionnelle a
été fragilisée, décrédibilisée.
Demandez à ces trouillards de marcher à quatre pattes en invoquant de « hautes
instructions », et ils vont faire mieux : ils vont ramper. De petits « indics »
leur extorquent ainsi de fortes sommes d’argent sous prétexte de pouvoir faire
avancer leur dossier en haut lieu. Le plus grave c’est que des maîtres d’EPS et
de petits informaticiens conçoivent des slogans et des arguments ridicules, et
nos « profs » les répètent comme des perroquets. Etre allé à l’école si
longtemps pour n’être que des marionnettes, c’est triste. Malheureusement
l’incidence de cette réalité n’est pas qu’individuelle ; le Cameroun en pâtit,
car ces grands diplômés qui nous dirigent sont tout autant manipulables par les
étrangers. Et nos entreprises, même de souveraineté, sont bradées ; les marchés
et contrats de dupes en notre défaveur sont légion.

Ils sont corrompus et voleurs
Jadis, on identifiait les gens qui avaient « beaucoup lu » par leur détachement
pour les biens matériels. Ils ne rêvaient que de reconnaissance pour leurs
performances dans leur domaine de connaissance. Aujourd’hui, les super diplômés
rêvent de grosses voitures, de châteaux, et de comptes bancaires obèses. Même au
sein des universités, on voit comment ils se battent comme des chiffonniers pour
décrocher des « missions juteuses ». Quand vous circulez dans nos grandes
villes, on vous montre les immeubles construits par tel agrégé, ou tel expert
avec l’argent volé à l’Etat. On s’est même servi de l’argent destiné à stopper
l’expansion du VIH/SIDA pour bâtir de colossales fortunes. Si la lutte contre
la corruption et les détournements était réelle dans notre pays, aucune
université au monde n’aurait une plus forte concentration de
Professeurs-Docteurs-Ingénieurs-Experts que nos prisons. Conséquence, comme
ceux qui devaient avoir assez de distance avec le quotidien pour penser le
devenir du pays sont absorbés par la recherche des gains faciles, le Cameroun
est sur pilotage automatique.
Il faut préciser que les tares relevées ici ne sont pas exhaustives. Ce qu’il y
a de plus inquiétant, c’est que cette race de « docteurs en doctorats » sans
consistance est en train de se renouveler, ce qui est normal, puisque beaucoup
d’entre eux sont assez cyniques pour continuer à enseigner. Une des preuves de
ce nivellement par le bas est le comportement des mototaximen : ils sont
discourtois, imprudents, ils ignorent le code de la route, pourtant on nous dit
qu’ils sont en grande partie titulaires de licences et de maîtrises.
Alors, quand les grands diplômés d’un pays donnent une telle image d’ignorance
de la vie en société, il y a de quoi croire que le peuple dont ils sont
supposés être les « éveilleurs de consciences » est d’une idiotie proverbiale.
Heureusement que cette déduction ne résiste pas à l’affirmation de cette
grand-mère qui disait toujours qu’il y a l’intelligence de l’école, et il y a
aussi l’intelligence humaine tout court qui ne se mesure pas au nombre de
diplômes. Il n’y a donc pas lieu de désespérer du Cameroun, car un pays ne se
construit pas uniquement avec des agrégés, et les couches moyennes qui portent
le pays à bout de bras, sont en train d’apprendre à satiété ce qu’il ne faut
surtout pas faire si on veut faire avancer un pays. Expérience qu’elles
mettront à profit lorsque l’alternance se fera dans la manière de penser et de
conduire le Cameroun.

Par Charles MONGUE chmongue@yahoo.fr

Publié dans CAMEROUN : laideurs et décadence | 1 Commentaire »

Colonisation en Algérie: «C’est la première fois que la France reconnaît sa responsabilité»

Posté par issopha le 29 avril 2008

  Colonisation en Algérie: «C’est la première fois que la France reconnaît sa responsabilité» 

Colonisation en Algérie: «C’est la première fois que la France reconnaît sa responsabilité»

La casbah d'Alger, le 10 janvier 1957, durant la guerre d'Algérie, au cours de la bataille d'Alger 

En ce moment à la une

AFP/Archives ¦ La casbah d’Alger, le 10 janvier 1957, durant la guerre d’Algérie, au cours de la bataille d’Alger

 

L’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, a déclaré dimanche à Guelma (est) que le «temps de la dénégation» des massacres perpétrés par la colonisation était «terminé». Pour Benjamin Stora, historien spécialiste de l’Algérie et auteur de «Appelés en guerre d’Algérie» (Editions Gallimard, La Découverte, 2008), il s’agit d’une déclaration importante. Interview.

En quoi les propos de Bernard Bajolet marquent-ils une nouvelle étape dans les rapports entre la France et l’Algérie?

C’est la première fois que la France reconnaît officiellement sa responsabilité. Non seulement l’ambassadeur a qualifié les faits, en parlant de «massacres», mais il a reconnu «la très lourde responsabilité des autorités françaises de l’époque dans ce déchaînement de folie meurtrière (qui a fait) des milliers de victimes innocentes, presque toutes algériennes». Son prédécesseur, Hubert Colin de Verdière, avait seulement évoqué en 2005 une «tragédie inexcusable».

Comment expliquer ce tournant?

On observe depuis le discours de Nicolas Sarkozy à Constantine en décembre dernier une véritable volonté de tourner la page en vue de construire l’Union méditerranéenne, dont le premier sommet est prévu le 13 juillet à Paris. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas un hasard si cette déclaration intervient au moment où Nicolas Sarkozy est en Tunisie. L’Algérie, avec ses 1.200 km de frontières le long de la Méditerranée, est un partenaire économique et politique incontournable de cette Union.

La France va-t-elle finir par présenter des excuses, comme le souhaiterait l’Algérie?

Pas forcément. La France est prête à la reconnaissance, pas à la repentance. La presse algérienne l’a regretté ce lundi. Les propos de Bernard Bajolet ont toutefois fait la une des journaux, ce qui prouve leur portée. Reconnaître la blessure de l’autre, c’est déjà une étape importante.

AFP/Archives ¦ La casbah d’Alger, le 10 janvier 1957, durant la guerre d’Algérie, au cours de la bataille d’Alger

 

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Propos recueillis par Catherine Fournier
 

vos réactions

Peace__ | 29.04.2008 – 10h18

Les africains étaient cannibales avant que la France viennent mettre de l’ordre là bas… Ils se bouffaient entre eux si si véridique…

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Peace__ | 29.04.2008 – 10h17

J’ai lu aussi que si la France est en crise aujourd’hui c’est à cause des africains qui la pillent, particulièrement des algériens qui volent, violent et pillent

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Peace__ | 29.04.2008 – 10h16

Ils ont même pas dit merci pour tout ce que l’europe leur a rapporté

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Peace__ | 29.04.2008 – 10h16

J’ai lu que les pays d’Amérique du Sud, d’Asie du Sud et d’Afrique avaient pillé l’Europe et réduit en esclavage un milliard d’européens pour s’enrichir

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Peace__ | 29.04.2008 – 10h14

Bah du coup ça repasse

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Peace__ | 29.04.2008 – 10h14

Pourquoi mes post ne passent plus?

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rlgonesse | 29.04.2008 – 10h13

Pourquoi Gilou87 qui dit la vérité et qui en oublie beaucoup a-t-il été signalé au modérateur. Avec les Lobbies actuels les poêtes qui disent la vérité doivent être exécutés. l’inquisition est de retour !

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rlgonesse | 29.04.2008 – 10h09

Les français ? quels français ? cet ambassadeur ne parle que pour lui mais certainement au nom DES Français. Que seraient devenus ces pays pleurnichards sans la colonisation ? là est la vrai question. Vite 20mn censurez comme d’hab.

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la normande | 29.04.2008 – 09h59

On ne peut malheureusement pas changer le cours de l’histoire… les japonais et les chinois, les japonais et les américains… les allemands et l’europe… la guerre de 100 ans avec les anglais…

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la normande | 29.04.2008 – 09h54

et mon fils qui a deux ans, doit-il faire acte de repentance ? et charles martel en 732 ? On fait quoi ?

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emcaun | 29.04.2008 – 09h32

Une chose m’inquiète à lire le ressenti « des minorités visibles qui s’accroissent » sur le territoire national. Lorsque la tendance va s’équilibrer et qu’il devront cotiser pour les retraites, croyez vous que cela va se passer gentiment si le ressentiment est si vif ? A cela aussi il conviendrait de réfléchir……..

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minoucha | 29.04.2008 – 09h30

la question est reconnaissons nous avoir massacré a tour de bras en Algérie oui ou non. Reconnaissons nous avoir massacré plus de 45000 personne hommes femmes vieillards le 08 mai 1945 pendant que les alliés fetaient la libération.Si nous le reconnaissons ce sera tout à notre honneur, sinon ça ne changera rien pour les algeriens qui de toute façons commémorent chaque année cet événement tragique de leur histoire.

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Agnotisme | 29.04.2008 – 09h24

Agnotisme | 29.04.2008 – 09h00 merci a tous ceux qui recommande mon post

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HailieJade | 29.04.2008 – 09h21

Grace a nous ils ont des routes et un semblant de civilisation…..

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Hani | 29.04.2008 – 09h00

@Agnotisme Ces entreprises etaient payées par l’etat francais qui se faisait payer largement par les richesses de l’Algerie. Il y a double paiement ou pillage, on l’entend comme on veut. Ceci dit je pense du bien de beaucoup de français que j’ai rencontré en France, des gens sensés et justes.

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PAVE | 29.04.2008 – 08h59

Quand la France aura t’elle terminé avec ses regrets, cela confine au ridicule, tous les pays ont été un jour dominés par d’autres, les régimes totalitaires copmme les démocratie, celui qui n’arrive pas a s »en convaincre devrait relire l’histoire du monde; De plus, vous remarquerez pour l’ensemble des décolonisés sans exception, que leurs dirigeants ont amené la liberté et la prospérité à chacun, n’en déplaise aux porteurs de valises du FLN et autres pourritures. Bouteflika vient se faire soigner à Paris, quelle honte

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Agnotisme | 29.04.2008 – 08h52

@Hani :: ces entreprise avais investi dans ce pays construit des routes des écoles il est normal qu’il récupère leurs fonds et j’en passe que dirais tu si ont ne versai pas de salaire aux immigrés pour leurs travail

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Agnotisme | 29.04.2008 – 08h45

La France a oublier de faires des excuses a ::: L’Indochine française (Liên bang Đông Dương, Đông Dương thuộc Pháp) est une ancienne colonie française, création de l’administration coloniale, regroupant : * le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine sous le nom d’État du Viêt Nam (territoire indentique a celui de l’actuelle République Socialiste du Viêt Nam * le Laos ; * et le Cambodge.::::::Pourquoi toujours nous faires croire qu’il n ‘y avais des colonies qu’en Afrique ::::comme le dis( France_Amerique )qu’on t’il de ce pays âpres la décolonisation et le pillage des biens des coloniaux

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Hani | 29.04.2008 – 08h37

Le pays est riche et ceux qui sont en France, viennent recupérer 130 ans de pillage de l’Algerie par la France. Je sais que l’ignorence fait dire n’importe quoi mais pas plus tard qu’en 1971, la France avait droit à 49% des recettes du petrole et du gaz algerien. Naturellement, y en a toujours qui crachent dans la soupe.

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Hani | 29.04.2008 – 08h33

La france continue de faire des excuses et des courbettes à certains et refuse d’en faire à d’autres c’est ça LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME. L’histoire tourne.

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minoucha | 29.04.2008 – 08h09

la question est: reconnaissons nous avoir massacré a tour de bras en Algérie oui ou non. Reconnaissons nous avoir massacré plus de 45000 personne hommes femmes vieillards le 08 mai 1945 pendant que les alliés fetaient la libération.Si nous le reconnaissons ce sera tout à notre honneur, sinon ça ne changera rien pour les algeriens qui de toute façons commémorent chaque année cet événement tragique de leur histoire.

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paulcool | 29.04.2008 – 08h08

cela date de 50 ans.. et je ne me souviens pas que dans les années 90 on ait demandé des excuses aux allemands…

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garbure64 | 29.04.2008 – 07h59

Les « massacres » dus aux guerres coloniales n’ont rien de différent avec ceux commis lors des guerres de conquête des Maures et leur colonisation de nombreux pays (dont près de nous l’Espagne). A-t-on jamais entendu un quelconque pays musulman faire repentance pour autant? Arrêtons donc de toujours vouloir juger aujourd’hui devant notre télévision, confortablement assis dans notre fauteuil et un verre à la main, de ce qui aurait du être politiquement correct 200 ans en arrière. Les soubresauts de notre histoire, avec leurs bons et mauvais côtés, sont une réalité mais pas un motif de repentance.

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minoucha | 29.04.2008 – 07h34

oncledonald tu veux déverser ta haine ? et bien fais le! mais de grace arrete de raconter des histoires! l’algerie est assise sur des centaines de milliards de dollars et à ce jour elle n’a jamais demander l’aide de qui que ce soit! tu dois confondre avec d’autres pays!

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enchine | 29.04.2008 – 07h34

Jojolafrite: Merci d’avoir corrigé mon « en tent » par « en tant ». je n’ai aucune excuse pour ceete faute. Bonne journée.

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oncledonald | 29.04.2008 – 07h28

quel géant ? géant de recevoir tous les ans un chéque de la france , depuis la fin de la guerre, ils n’ont pas avancé d’un pouce, si aussi géant que cela pourquoi l’immigration. ?

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minoucha | 29.04.2008 – 07h24

Que de fiel déversé sur un pays marthyr que nous avons asservi pendant 130 ans! Aujourd’hui ce pays est devenu un géant incontournable (avec ses problèmes)et qui ne nous demande rien qui plus est! La question est :D evons nous oui ou non reconnaitre les pages noires de notre histoire récente dans ce pays?(pour setif c’est 45000 morts en qq jours)

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oncledonald | 29.04.2008 – 07h12

personne n’a rien compris, d’abord des escuses , ensuite des chéques pour réparation.

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alexandrelameth | 29.04.2008 – 07h05

devront nous nous excuser de tout ce qu’on a fait … bientot des excuses apres les guerres Napoléoniennes … et la guerre de 100 ans ! on ne s’est pas excusés auprès des anglais … et l’occupation des DOM ? Martinique et guadeloupe ? bientot des excuses ?

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lockz | 29.04.2008 – 00h04

@Jojolafrite ahah ça fait un momment que je me dit ça. Mais c’est bien connu de toute facon en France on a rien à craindre suffit d’avoir confiance en nos politiciens: Les allemands ne passeront pas la ligne Maginot .. Le nuage de chernobyl ne passera pas la frontière.. La crise US n’atteindra pas la France..

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enchine | 28.04.2008 – 23h41

Reconnaitre ses erreurs montre l’intelligence d’un pays.

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Jojolafrite | 28.04.2008 – 23h39

Dans la baisse de pantalon, notre gouvernement est tout à fait impressionnant ! Il excelle dans ce domaine ! Jamais vu une telle palanquée de poules mouillées, que ce soit avec la Chine, la Tunisie, ou l’Algérie…

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paulcool | 28.04.2008 – 22h52

encore , cette histoire? ils attendent qu’on leur donne quoi, en echange?

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lockz | 28.04.2008 – 21h54

L’histoire n’est que succession de guerres et de conquêtes apportant mort et souffrance pour les vaincus. Aucun pays ne peut se vanter d’être blanc comme neige à ce sujet. Heureusment que les niait de Français sont là . Toujours volontaires pour baisser nos pantalons en premier et se faire m.. à la moindre occasion.

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vladana | 28.04.2008 – 21h20

« J’ai fait un rêve, c’est que les peuples de la Méditerranée du Nord comme du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que les peuples d’Europe continentale » (Nicolas Sarkozy, Monaco, 25/04/2008)

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lafayette | 28.04.2008 – 20h58

la non repentance « dixit Sarkozy pendant la campagne ! maintenant tout est permis pour son projet ! après va-t-il s’excuser ??????? d’avoir menti pendant la campagne électorale !!! pour moi il ya eu des morts et de la souffrance de chaque coté !

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France_Amerique | 28.04.2008 – 20h53

Azertie: tout ca parceque je ne pense pas comme vous. C’est inquietant!!!

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mario | 28.04.2008 – 20h50

A force la France va se mettre a plat ventre,les massacres les algériens en ont commis beaucoup du temps de la guerre d’Algérie et eux aussi devraient s’excuser platement. Quand a cet ambassadeur c’est un nul.Bravo Sarkozy qui devait nous sortir de la repentance.Les excuses de la France ne nous concernent pas et ne nous engagent pas.

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Peace__ | 28.04.2008 – 20h50

Dire que la France doit reconnaitre ses erreurs ne veut pas dire que la France est pourrie, simplement hypocrite…

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Peace__ | 28.04.2008 – 20h48

La France demande aux Turques de reconnaître le génocide arménien, elle ne reconnait même pas le massacre de Sétif, du pont St Michel, et autres exactions commises durant cette période. « Délaisse la paille dans l’oeil de ton voisin, et occupe toi de la poutre qui encombre le tien »

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tawfik | 28.04.2008 – 20h43

France_Amerique : Tu en a pas marre de te foutre la honte ?

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France_Amerique | 28.04.2008 – 20h40

« La valise ou le Cercueil » phrase dite de la part des Algeriens aux Francais, maintenant resultat il faudrait que les Francais s’excusent.Imaginez une seconde si les Francais emploient cette phrase a l’heure actuelle a tous les Algeriens en leur disant: ‘La valise ou le cercueil » on se ferait incendier, toutes les associations de Gauche se mobiliseraient en nous traitant de Fachistes etc… Conclusion: Il faut penser a la reciprocite lorsque l’on emploie des termes pareilles: A EUX DE FAIRE DES EXCUSES, car en plus ce n’etait pas seulement une phrase en l’air, ils l’ont appliquees cette phrase.

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lebedouin3 | 28.04.2008 – 20h38

la purée de nous ôôôôôtres , c’est vraiment des calamars ces politiques ….ah ah ah

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Mohamed | 28.04.2008 – 20h37

Et si un jour il me prends l’envie de rentrer chez quelqu’un parce qu’il vit différemment de moi et que je pense que ma façon de vivre est meilleur, que je l’enchaine, l’asservisse pour soi-disant l’éduquer à ma façon de vivre, que je mange dans son frigo et qu’au final je parte en laissant un pot de fleur dans son salon… Dirait-on que j’ai amené chez lui un quelconque progrès?

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lebedouin3 | 28.04.2008 – 20h32

Et puis disons le clairement , la France n’etait pas si pourrie que ca puisque beaucoup d’algèrien sont venus en France tout de suite aprés l’indépendance nous avons meme un secretaire d etat de la république Francaise dont le pere etait un militant du FLN ….. euh !!! et …. la valise ou le cercueil …. faut pas oublié les deux cotés ,

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emcaun | 28.04.2008 – 20h28

C’est bizare, la dernière fois que Chirac y est allé, on voyait des étudiantes en jean, cheveux libres, qui réclamaient des visas pour venir étudier en France. Il n’était pas question d’autre chose. Lorsque Bouteflika vomit sur la France et vient ensuite se faire opérer au Val de Grâce par d’horribles médecins militaires.

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aubeline | 28.04.2008 – 20h19

Pas suffisant ! … on va demander des excuses à tous nos amis, aux Anglais pour avoir oser nous « brûler » Jeanne d’Arc, aux Russes pour avoir « engendré » Staline, aux Allemands pour nous avoir « pondu » Adolphe, aux Italiens pour Mussolini, aux espagnols pour Franco … et … et … et (gag) !

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Crouzeille | 28.04.2008 – 20h12

En 1850 les Francais, puis les Suisses, et d’autres sont venus en Algérie pour exploiter les terres, c’est vrai ! Que ce serait-il passé si d’autres étaient venus ? Que ce serait-il passé si personne n’était venu ? Donner des visas ? C’est déjà fait….En faut-t-il plus encore ? Peut-être…

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v71620 | 28.04.2008 – 20h08

Tant qu’on y est, on devrait aller jusqu’au bout de la démarche, et retirer toutes les « saletés » qu’on a laissé en Algérie: les routes, les chemins de fer, les hôpitaux, etc…

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Azertie | 28.04.2008 – 20h07

Vous vous demandez pourquoi demander des excuses maintenant et pourquoi à l’Algérie en particulier.C’est simple l’Algérie est un pays très riche en matières premières que sont pétrole et gaz ; petit rappel le sahara c’est les 2/3 du pays.

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emcaun | 28.04.2008 – 20h05

l’Algérien moderne at’il demandé pardon aux Chleus, Berbères, kabyles qui ont été conquis et pour certains convertis par la coercition à l’Islam ?

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emcaun | 28.04.2008 – 20h04

l’Algérien moderne at’il demandé pardon aux Chleus, Berbères, kabyles qui ont été conquis et pour certains convertis par la coercition à l’Islam ?

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France_Amerique | 28.04.2008 – 20h04

Azertie: Le mal!!! je ne pige pas, une colonisation n’est pas toujours le mechant blanc avec un fouet, et les pauvres noirs enchaines. Les Algeriens etaient bien traites, L’algerie etait magnifique, du boulot pour tout le monde, ils nous aimaient je vous le jure.Il faut cesser ces cliches de Gauche pour se faire passer pour des monstres alors qu’il n’y a pas de raison d’etre.

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phantom | 28.04.2008 – 20h03

Il serait peut-être temps qu’ils arrêtent de jouer les victimes ! Ils vont nous sortir la colonisation encore combien de temps ? 10 ans, 1 siècle, 1 millénaire ?

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alvi | 28.04.2008 – 20h00

Je me demande quand même pourquoi on ne demande pas aux Romains, aux Grecs, aux huns, aux Vikings, etc etc de reconnaître leurs invasions, leurs colonisations, d’avoir apporté une certaine culture qu’on visite quand on se déplace en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen Orient. Il me semble que les Maures (ou Arabes) ont colonisé l’Espagne, sont arrivés jusqu’à Poitiers, les Espagnols sont arrivés au moins jusque dans le Pas de Calais … Ca devrait en faire des excuses ! Le passé permet de construire l’avenir, on devrait en rester là.

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France_Amerique | 28.04.2008 – 19h59

Zeta_2_Recticuli: Tout a fait d’accord. Une question de bon sens aussi, Ne pensez-vous pas que si la France etait un pays qui a fait souffert et tyrannise ce peuple, les Algeriens eviteraient a venir en France. On ne se jette pas dans la gueule du loup comme ca, il faut etre debile. Nous les vilains Francais qui ont fait tant de mal. C’est la ou je ne comprends pas.

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Azertie | 28.04.2008 – 19h55

Il était temps même si le mal est déja fait , un siècle de colonisation …

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France_Amerique | 28.04.2008 – 19h53

tawfik: Tu ne fais qu’insulter et non debattre. bref c’est pas grave, ce ne sont que quelques mots. Au revoir

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bastet 17 | 28.04.2008 – 19h43

désolée pour le « bug »

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bastet 17 | 28.04.2008 – 19h42

ben, que de cicatrices non guéries…

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bastet 17 | 28.04.2008 – 19h41

ben, que de cicatrices non guéries…

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tawfik | 28.04.2008 – 19h37

France_Amerique : Internet doit être un outil plutôt très intéressant pour toi car dans la vrai vie je pense et je parierais même que tu est le premier a la baisser, la culotte.

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France_Amerique | 28.04.2008 – 19h36

tawfik: Mon cher anarchiste, on s’en moque des fautes d’ortographe, le tout c’est que le message soit passe.tawfik

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tawfik | 28.04.2008 – 19h34

France_Amerique : Le patriotisme passe aussi par savoir écrire le français, il faut revoir ta copie petit facho complexer.

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Oracle | 28.04.2008 – 19h28

@ mario, il faut demander des excuses aux wisigoths avant , a moins que vous etes un, dans ce cas il faut que vous le faites pour les premiers habitants de l’iberie.

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France_Amerique | 28.04.2008 – 19h27

Toujours s’excuser, toujours debourser, toujours baisser sa culotte, ce n’est pas la France qu’il faille reformer mais ces Francais qui ont la tete tournait en arriere avec le pantalon baisse.

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privileges | 28.04.2008 – 19h23

Enfin un début d’honneteté .C’est bien court et un peu tardif.Mais esperons que ce n’est qu’un premier pas…

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la normande | 28.04.2008 – 19h14

@fabrice 1327 tu as été signalé, moi ça m’arrive souvent…

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fabrice1327 | 28.04.2008 – 18h53

Toujours s’étendre devant eux. Quand on voit ce qu’ils font de leur pays (et du notre).

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aubeline | 28.04.2008 – 18h52

Jusqu’à quand allons « porter » sur nos épaules les « erreurs » de l’ Histoire ? … on va finir par demander à nos amis Anglais de s’excuser pour avoir brûler Jeanne d’Arc !

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marsouin | 28.04.2008 – 18h49

@la normande: cela te va bien de dire cela, on t’a pas demandé d’envahir la france avec tes drakkars, le roi t’as donné ce que l’on appelle normandie pou eviter le sac de paris! la normande tu finiras en camp de retention (lol)

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marsouin | 28.04.2008 – 18h38

la colonisation est un mal pour un bien. apres 134 ans d’un territoire de clans est sortie une nation. une nation qui s’egorgeait a tour de bras… mais entre eux! c’est mieux.

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sabreena75 | 28.04.2008 – 18h36

Un petit pas mais c’est deja mieux que le denie

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85976rep64 | 28.04.2008 – 18h33

Reconnaitre c’est bien mais ce n’est pas suffisant !

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Publié dans AFRIQUE NOIRE : Réécrire l'Histoire, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY | Pas de Commentaire »

Les robins des bois de la Françafrique ont frappé. Saisie symbolique d’un hôtel particulier d’Omar Bongo à Paris

Posté par issopha le 28 avril 2008

 

 

Les robins des bois de la Françafrique ont frappé

Saisie symbolique d’un hôtel particulier d’Omar Bongo à Paris

 

Le 27 avril 2008, par Antoine Houphouët-Boigny, Jean Denard,

Alors qu’ Alain Joyandet consacrait, jeudi 9 avril 2008, son premier voyage en tant que secrétaire d’Etat à la coopération à Omar Bongo (pour une entrevue d’une demi-heure !!), la Cellule Françafrique organisait la saisie symbolique d’un des biens mal acquis du président gabonais (un hôtel particulier de plus de 2000m² acquis par la famille Bongo en juin 2007 pour plus de 18 millions d’euros).

Deux semaines après sa nomination, Alain Joyandet, nouveau secrétaire d’Etat à la coopération, après la relégation de Jean-Marie Bockel aux Anciens combattants, a réservé son premier voyage en Afrique au président Omar Bongo… 30 minutes d’entretien pour le remercier de lui avoir libéré la place :-) et réaffirmer l’engagement de la France derrière un régime pourtant notoirement corrompu et autoritaire, comme en témoigne la répression, ces derniers jours, des manifestations contre la vie chère à Libreville (Voir ci-après le texte de protestation des organisateurs). Mais Omar Bongo affirme détenir suffisamment de secrets pour faire sauter la Vème République…

Un aperçu de cette diplomatie gignolesque, qui implique Joyandet mais aussi le N°2 de l’Elysée, Claude Guéant, dans ce reportage de Canal +, « Francafrique, la non rupture«  :

http://www.dailymotion.com/video/x5337w
Françafrique : la non-rupture
envoyé par Ptite_Mule

Au même moment, dans un des quartiers les plus chics de la capitale française, les huissiers de la Cellule Françafrique saisissaient symboliquement l’une des dernières acquisitions de la famille Bongo à Paris : un hôtel particulier de 2000 m² acquis en juin 2007 pour 18,875 millions d’euros par une société civile immobilière (SCI) dont les associés ne sont autres que deux enfants du président gabonais : Omar Denis, 13 ans et Yacine Queenie, 16 ans. Ils ont ensuite remis le titre de propriété aux membres de la société civile gabonais représentés par Marc Ona, président de l’ONG Brainforest et de la Coalition « Publiez ce que vous payez » au Gabon. Reportage de la chaîne LCI :

http://www.dailymotion.com/video/x5792g
SAISIE D UN BIEN MAL ACQUIS D OMAR BONGO
envoyé par Cellule-Francafrique

De nombreux journalistes étaient présents pour couvrir cet événement. Parmi eux , France Télévisions, Radio France, Libération, Rue89,, BFM TV, Afrik.com , et des journalistes de la presse étrangère…

 

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Hommage à Aimé Césaire au Théâtre de la Main d’Or à Paris.

Posté par issopha le 27 avril 2008

Vendredi 25 avril 2008

Hommage à Aimé Césaire au Théâtre de la Main d’Or à Paris.

Hommage à Aimé Césaire au Théâtre de la Main d'Or à Paris. dans AFRIQUE NOIRE : Réécrire l'Histoire g1322


« Je ne conçois pas que l’artiste puisse rester un spectateur indifférent, refusant de prendre une option (…). Etre engagé, cela signifie, pour l’artiste, être inséré dans son contexte social, être la chair du peuple, vivre les problèmes de son pays avec intensité, et en rendre témoignage ».

Aimé Césaire (extraits « Moi Laminaire »)

 

AU NEUVIÈME JOUR, AIMÉ CÉSAIRE EST PLUS QUE JAMAIS PARMI NOUS.

 

LE PÈRE DE LA NÉGRITUDE CONTINUE D’ÉCLAIRER LES COMBATS POUR LA DIGNITÉ , LA FRATERNITÉ , L’HONNEUR ET LE RESPECT.

 

AFIN DE RENDRE HOMMAGE

 

A CELUI QUI FUT NOTRE MAÎTRE À PENSER

A CELUI QUI N’A JAMAIS PLIÉ DEVANT LE COLONIALISME, NI LE RACISME

A CELUI QUI A DENONCÉ TOUTES LES DISCRIMINATIONS

A CELUI QUI, PAR SES ÉCRITS, SA POÉSIE, SA RAISON D’ÊTRE ET SA JOIE DE VIVRE, QU’IL NOUS LAISSE EN HERITAGE, MERITE TOUS LES HONNEURS

 

NOUS VOUS INVITONS À PARTICIPER

À LA JOURNÉE « AIMÉ CÉSAIRE »

 

RENCONTRE-DÉBAT, TÉMOIGNAGES, POÉSIE ET CHANTS

AUTOUR DE L’HÉRITAGE POLITIQUE, CULTUREL, HUMANISTE

DU CHANTRE DE LA NÉGRITUDE

 

DIMANCHE LE 27 AVRIL A PARTIR DE 14 HEURES

 

TOUS AU THEÂTRE DE LA MAIN D’OR

15, passage de la Main d’Or, 75011, Paris

Métro : Ledru Rollin (Ligne 8, Balard-Créteil)

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Vendredi 25 avril 2008

En mai au Musée Dapper.

Mus--e-Dapper-copie-1 dans AIME CESAIRE

EXPOSITION

 

Animal

Exposition prolongée jusqu’au 20 juillet 2008

 

L’exposition Animal invite à découvrir, à travers quelque cent cinquante œuvres provenant de musées européens, de collections particulières ou du fonds propre du musée, le riche bestiaire des arts africains et à appréhender les relations symboliques qui unissent les hommes et les animaux.

 

Le musée Dapper a choisi de présenter, parallèlement à cette exposition, Ombres portées, une installation de l’artiste martiniquaise Julie Bessard


Tous les jours de 11 h à 19 h et les 1er, 8, 11 et 12 mai. Fermé le mardi.

Visite guidée sur inscription individuelle
Par Egidia Souto (adultes et enfants)
Samedi 24 mai, à 14 h 30

Tarif : 5 € + entrée de l’exposition (min. 10 personnes)
Réservation obligatoire au 01 45 00 91 75

Week-end « Portes ouvertes »
Samedi 31 mai et dimanche 1er juin
Une occasion de découvrir librement, en famille ou avec des amis, l’incroyable bestiaire de l’Afrique

Visites guidées gratuites
de l’exposition Animal animées par Egidia Souto à 11 h 30, 14 h 30 et 16 h (durée env. 45 min.)

Pour les visites guidées, le nombre est limité à 25 personnes maximum et il est indispensable de réserver au 01 45 00 91 75.

 

MÉMOIRE PARTAGÉE

3e édition

 

 

 

 du 2 au 18 mai 2008

 

 

Depuis 2006, le 10 mai est la journée officielle de Commémoration nationale des « Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Conformément à son objectif - promouvoir les cultures de l’Afrique, des Caraïbes et de leurs diasporas – , le musée Dapper a souhaité, cette année encore, apporter sa contribution à cet événement marquant.



Programme téléchargeable ici

 

 

Vendredi 2 mai
18 h 30 : Trous de mémoire, de Nicolas Guibert, Batiste Combret et Sébastien Gouverneur (Débat en présence de Nicolas Guibert)
20 h 30 : Hommage à Aimé Césaire – Soirée d’ouverture introduite par Makéna Diop accompagné de Seydina Insa Wade - Aimé Césaire, un nègre fondamental, de Laurent Chevallier et Laurent Hasse (Débat en présence des réalisateurs)

Samedi 3 mai – Héros et résistances
15 h : Toussaint Louverture, le Napoléon noir, d’Antoine Lassaigne et L’Arbre de la liberté, de Maxence Denis (Débat en partenariat avec Collectif 2004 Images et le Centre international des recherches sur les esclavages)
18 h 30 : Maluala, de Sergio Giral (Débat en présence de Sergio Giral)
20 h 30 : El Otro Francisco, de Sergio Giral (Débat en présence de Sergio Giral et Armando Dorrego)

Dimanche 4 mai – Regards croisés
15 h : Victor Schoelcher, un homme contre l’esclavage, d’Antoine Lassaigne (Débat en partenariat avec Gens de la Caraïbe et le Centre international des recherches sur les esclavages) et Trous de mémoire, de Nicolas Guibert, Batiste Combret et Sébastien Gouverneur (Débat en présence de Nicolas Guibert)
18 h 30 : Sucre amer, de Christian Lara (Débat en présence de Jean-Michel Martial, en partenariat avec Gens de la Caraïbe et le Centre international des recherches sur les esclavages)

Lundi 5 mai – Traces et héritage
18 h 30 : Sankofa, de Hailé Gerima (version anglaise non sous-titrée)
20 h 30 : Retour à Gorée, de Pierre-Yves Borgeaud (Débat en présence de Pierre-Yves Borgeaud)

Mardi 6 mai  – Focus sur Cuba
18 h 30 : El Otro Francisco, de Sergio Giral (Débat en présence de Sergio Giral)
20 h 30 : La Ultima Cena, de Tomas Gutierrez Alea (Débat en présence de Sergio Giral et Armando Dorrego)

Mercredi 7 mai
18 h 30 : 1802, l’épopée guadeloupéenne, de Christian Lara
20 h 30 : Soirée de clôture - Mange, ceci est mon corps, de Michelange Quay (Débat en présence de Michelange Quay)

Samedi 10 mai – Voyage au cœur de l’héritage musical (avec Générations)
15 h : Marrons : la piste créole en Amérique, d’André Gladu
17 h 30 : Soca fever, de Claude Santiago (Débat en présence de Claude Santiago)
19 h 30 : Retour à Gorée, de Pierre-Yves Borgeaud

Avec le soutien de la Mairie de Paris
En partenariat avec ARTE, Générations, Africultures, Gens de la Caraïbe, le Centre international des recherches sur les esclavages et France 5.

 

Tarif plein : 5 €
Tarif réduit : 3 € (étudiants, Les Amis du musée Dapper, Association Racines)
Pass pour cinq séances : 15 €
Merci de retirer vos places 20 minutes avant les séances
 

Tarif plein : 5 €
Tarif réduit : 3 € (étudiants, Les Amis du musée Dapper, Association Racines)
Pass pour cinq séances : 15 €
Merci de retirer vos places 20 minutes avant les séances
 


  • Dimanche 18 mai, à 15 h

Avec Gilles Gauvin (enseignant et auteur de l’Abécédaire de l’esclavage des Noirs  - Éditions Dapper, septembre 2007)
Gilles Gauvin évoquera à partir de documents visuels, quelques aspects majeurs de l’histoire de l’esclavage. Son approche claire et vivante permettra aux jeunes de mieux comprendre les événements clés et de découvrir les acteurs principaux de cette période de notre histoire.

et
Igo Drané (conteur)
Inspirés de la mémoire collective antillaise marquée par l’esclavage, les récits du conteur martiniquais Igo Drané prolongeront cet après-midi.

Durée : 1 h. Entrée libre. Un goûter sera offert aux enfants présents à l’issue du spectacle.
Réservation au 01 45 00 91 75

MUSIQUE 

 

Jacques Coursil

Clameurs

Vendredi 16 et samedi 17 mai, à 20 h 30

Oratorios pour trompette et voix

Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Martinique, et de la Mairie de Paris – Délégation générale à l’Outre-Mer
En partenariat avec France Ô, Gens de la Caraïbe, Respect Magazine et Télérama.

Tarif plein : 14 €
Tarif réduit (étudiants, demandeurs d’emploi, intermittents) : 10 €
Les Amis du musée Dapper : 8 €
Renseignements et réservations au 01 45 00 91 75 

 

  

Retrouvez toute l’actualité du musée Dapper
www.dapper.com.fr

 

MUSÉE DAPPER – 35 bis, rue Paul Valéry – 75116 PARIS – M° Victor Hugo

Ouvert tous les jours de 11 h à 19 h et les 1er, 8, 11 et 12 mai. Fermé le mardi et hors expositions temporaires

Tél. : 01 45 00 91 75 – Fax : 01 45 00 27 16
Entrée exposition Animal : 6 €. Demi-tarif : seniors, enseignants, étudiants, demandeurs d’emploi, familles nombreuses

Gratuit : Les Amis du musée Dapper,  les moins de 18 ans, étudiants en arts plastiques, en histoire de l’art et en ethnologie et le dernier mercredi du mois
Librairie (accès libre) : 01 45 00 91 74 – Café Dapper (accès libre) : 01 45 00 31 73

Retrouvez nos publications sur le site de la librairie en ligne des Éditions Dapper : www.dapper.com.fr/boutique

Renseignements et réservations au 01 45 00 91 75 


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histoire de la colonisation : réhabilitations, falsifications et instrumentalisations + Benjamin Stora : il faudrait qu’un consensus national se fasse sur la reconnaissance de la souffrance des autres

Posté par issopha le 18 avril 2008

histoire de la colonisation : réhabilitations,

falsifications et instrumentalisations 


 



date de publication : mercredi 28 novembre 2007 

Ce livre se veut cri d’alerte. Le cadavre du colonialisme empuantit toujours l’atmosphère, pour paraphraser François Mauriac… Une entreprise de réhabilitation de ce système est à l’œuvre. Réactionnaires, “nostalgériques”, anciens baroudeurs des guerres de décolonisation ont (re)commencé un travail patient et multiforme. Les laudateurs du colonialisme ont réussi le tour de force de faire passer un appareil idéologique des années 30-40-50 du siècle passé comme une nouveauté. La loi du 23 février 2005 n’était pas un épiphénomène, mais un épisode d’un mouvement de fond dans le monde des idées, et des actes. Cette constatation ne vise en aucun cas les historiens, avec lesquels il peut y avoir des débats, des désaccords, parfois des polémiques, mais qui appliquent les règles habituellement reconnues de la recherche historique. Aussi, face à cette offensive, il a paru nécessaire à un collectif d’historiens de rappeler quelques acquis de la recherche historique en matière coloniale. 

HISTOIRE DE
LA COLONISATION :

REHABILITATIONS, FALSIFICATIONS ET INSTRUMENTALISATIONS
 sous la direction de Sébastien Jahan & Alain Ruscio 

Editions Les Indes Savantes, collection Le Temps colonial, Paris, 2007
354 Pages — Format : 170 x 240 mm — ISBN : 978-2-84654-168-8 — Prix 32 €
 
Contributions de Sidi Mohammed Barkat, Anissa Bouayed, Michele Brondino, Catherine Coquery-Vidrovitch, Philippe Dumont, Vincent Geisser, Mohammed Harbi, Sébastien Jahan, Gilles Manceron, Gilbert Meynier, Rosa Moussaoui, François Nadiras, Jean-Philippe Ould-Aoudia, Mickaëlla Perina, Delphine Robic-Diaz, Alain Ruscio, Odile Tobner, Trinh Van Thao, Jan Vandersmissen. 


La France du début du XXI è siècle a la fièvre… post-coloniale. Aussi étonnant que cela puisse paraître – et que cela paraîtra aux historiens de l’avenir – le débat sur « l’œuvre de
la France outre-mer » a été réactivé et a de nouveau enflammé les passions. Une loi de février 2005 – heureusement amputée de son aspect le plus choquant par la suite – a prétendu imposer aux historiens, mais aussi au public, une lecture unilatérale de l’histoire coloniale française. Epiphénomène ? Non point, affirment les auteurs de ce livre, historiens, philosophes, politologues, journalistes, responsables associatifs… Il y a bel et bien un retour de l’esprit colonial, illustré par mille et un autres petits et grands faits de la vie politique contemporaine, de la réhabilitation de certains tueurs OAS au discours de Dakar (juillet 2007), de l’insulte contre les harkis (« sous-hommes ») à l’exaltation d’une identité nationale que certains rêvent blanche et chrétienne. 
S’ils dénoncent ce retour, les auteurs ne prêchent pourtant en aucun cas la repentance, ce concept né hors de la sphère de la recherche historique. Ils se contentent de rappeler à la décence les laudateurs du système. Ils exigent que les officiels de ce pays abandonnent leur morgue et regardent l’Histoire coloniale en face. Dans
la France pluriethnique et pluriculturelle d’aujourd’hui, c’est un enjeu, on en conviendra, qui dépasse largement les débats académiques. 
Sommaire 

Première partie : Histoire, Mémoire(s) : enjeux  

  • Mickaëlla Perina : Travail d’histoire, travail de mémoire :
    la République à l’épreuve de son devenir
     
  • Sidi Mohammed Barkat : Les « rapatriés » d’Algérie et le simulacre de la loi 
  • Gilles Manceron : L’historien et la société : le cas de l’Histoire coloniale et des comparaisons avec le nazisme 
  • Trinh Van Thao : La « mission civilisatrice » en question. Le système éducatif indochinois (1862-1945) est-il un échec programmé ? 
  • Catherine Coquery-Vidrovitch : De la culture coloniale à la postcolonialité ; le rôle de Vichy 

Deuxième partie : Comment on raconte l’Histoire  

  • Sébastien Jahan : Histoire-épopée et mémoire sélective. Remarques sur l’historiographie du premier Empire colonial français 
  • Anissa Bouayed : Variations sur un thème oriental : inflexions, silences, points d’orgue et résonnances de la perception du monde arabo-musulman dans l’école laîque 
  • Delphine Robic-Diaz : La guerre d’Indochine revue et corrigée par le cinéma américain des années 1950 
  • Philippe Dumont : L’Indochine racontée aux enfants. Une histoire mal ficelée en guise d’Histoire officielle 
  • Odile Tobner : Une très fausse image des choses. Du droit et de la liberté de critiquer le discours dominant. Remarques préliminaires 
  • Alain Ruscio : Les guerres coloniales sont-elles finies ? L’activité mémorielle des réactionnaires, nostalgériques, anciens OAS, militants d’extrême-droite… 
  • Gilles Manceron : Hélie Denoix de Saint Marc ou la fabrication d’un mythe 
  • Mohammed Harbi & Gilbert Meynier : La dernière frappe du révisionnisme médiatique. Réflexions sur le livre de Georges-Marc Benamou, Un mensonge français. Retours sur la guerre d’Algérie 
  • Jan Vandersmissen : Cent ans d’instrumentalisation de Léopold II, symbole controversé de la présence belge en Afrique centrale 
  • Michele Brondino : La gestion de la fracture coloniale. Considérations sur les cas français et italien 

Troisième partie : Expériences de terrain  

  • Jean-Philippe Ould-Aoudia : L’OAS, aujourd’hui, au cœur de
    la République. De la falsification à la réhabilitation
     
  • François Nadiras : Toulon-Marignane : Histoires de plaques et de stèles. L’implication de la section toulonnaise de
    la Ligue des droits de l’Homme
     
  • Rosa Moussaoui : Internet : un espace propice à la réécriture de l’Histoire 
  • Vincent Geisser : Le révisionnisme municipal. Montpellier sous le mandat Frêche (1977-2004) 

Epilogue 

  • Alain Ruscio : Le fond de l’air (colonial) effraie

Marc Ferro : un bilan globalement négatif 


 



date de publication : samedi 10 décembre 2005 

S’enrichir, christianiser, « civiliser » : les justifications de l’entreprise coloniale n’ont pas manqué au cours de l’histoire. Mais l’incapacité des colonisateurs, prisonniers de préjugés raciaux, d’accorder la citoyenneté aux peuples asservis a produit un désastre L’historien Marc Ferro [1] revisite cinq siècles de colonisation. 

Extrait d’un dossier publié dans le Nouvel Obs du 8 décembre 2005. 

Ainsi, selon la loi du 23 février 2005, il conviendrait d’enseigner les aspects positifs de la colonisation française. Folie ! Les historiens ne peuvent que s’insurger contre une telle disposition. L’Etat qui gouverne n’a pas à présenter la morale de l’histoire dont il a été l’agent ; sanctifiant sa politique comme s’il avait toujours incarné le bien. Voilà une tentation qui rappelle celles des Etats totalitaires et la célèbre phrase de Khrouchtchev considérant les historiens comme des « gens dangereux ». Signe de temps troublés, une association communautaire antillaise poursuit devant les tribunaux un historien – Olivier Pétré-Grenouilleau – qui aurait, lui, le grand tort de ne pas voir le mal où il faut. Son crime ? Avoir établi dans un récent ouvrage l’intrication de la traite atlantique (pratiquée par les esclavagistes occidentaux) avec les traites arabe et africaine. Au nom de ce genre d’oukase victimaire, nous faudra-t-il bientôt oublier que ce sont les nations européennes qui, après l’avoir pratiqué à grande échelle, ont aboli l’esclavage… Tandis qu’il subsiste encore aujourd’hui dans certains pays d’Afrique et d’Arabie ? A la vérité, ce n’est ni en écrivant de l’histoire officielle ni en sacrifiant aux passions communautaires que l’on pansera les plaies du passé. Car si l’on peut réparer des fautes, on ne peut réparer l’histoire. De la plantation à l’empire 

Phénomène planétaire avant-coureur de la mondialisation, la colonisation est aussi ancienne que le monde occidental. Systématisée par les Grecs puis par les Romains, elle consiste à occuper une terre étrangère, à la mettre en culture et à y implanter des colons. Mais la tradition historique date véritablement le fait colonial à l’époque des grandes découvertes et de l’expansion européennes dans le Nouveau Monde. La conquête poursuit alors un but lucratif (l’or !) et religieux (la conversion des Indiens d’Amérique). Mais l’extermination des populations autochtones et l’économie de la plantation (canne à sucre, coton…) « justifient » bientôt l’organisation de la traite négrière. C’est le temps du pacte colonial cher à Colbert qui réserve une exclusivité commerciale à la métropole. Le projet colonial se métamorphose dans la seconde moitié du xviie siècle lorsque, aux possessions britanniques homogènes protestantes, axées sur le commerce, se substitue un empire qui s’étend brusquement au Québec, en Floride, aux Indes… de sorte que
la Grande-Bretagne devient maîtresse d’un empire immense et surtout hétérogène. Dès lors, c’est la volonté de domination qui prime, au-delà de toute limite. Cette expansion par la force, sans objectifs préétablis, est soutenue par une majorité de l’opinion fière de tels accomplissements. C’est l’ère des nations et de leur volonté de puissance. A cet égard l’apogée de l’impérialisme colonial se situe entre 1870 et 1914, lorsque les grandes nations européennes se livrent une course effrénée pour s’approprier l’Afrique : rivalités continentales et appétits économiques se mêlent inextricablement. 

A tel point que cet impérialisme, de plus en plus coûteux et insupportable aux populations indigènes méprisées et aliénées, ne survivra pas à
la Seconde Guerre mondiale et aux mouvements d’émancipation nationale. C’est la « décolonisation », un terme mal choisi, européocentrique, qui ignore la part des peuples opprimés dans leur libération. 
Terminée la colonisation ? Pas vraiment. Aussitôt, en effet, une nouvelle forme d’expansionnisme s’est manifestée. Il s’est agi désormais d’une « colonisation » sans colons. Une domination économique des colonisateurs, doublée d’une ingérence politique, a pris le relais dans les pays ex-colonisés. On a pu parler de « néocolonialisme ». Singulièrement de la part de
la France, dont la stratégie a longtemps consisté à conserver des liens aussi occultes que privilégiés avec ses anciennes possessions africaines. Dans le même temps s’opérait une sorte d’inversion du mouvement de la colonisation. Maghrébins et Africains ont émigré vers les anciennes puissances coloniales pour y effectuer bon nombre de travaux pénibles, comme autrefois dans leur pays… 

Le « modèle colonial français » Sous l’Ancien Régime, l’aventure coloniale française démarre presque fortuitement, pour contrer les visées espagnoles et britanniques dans le Nouveau Monde. Il s’agit d’une expansion par mesure préventive en quelque sorte, moins pour conquérir de nouveaux territoires que pour empêcher des concurrents de s’en emparer. Les plus grandes possessions ainsi conquises seront d’ailleurs cédées : le Québec reviendra aux Britanniques et
la Louisiane aux Etats-Unis. Après la période révolutionnaire marquée par la prise d’indépendance prémonitoire d’Haïti, le projet colonial est relancé par Charles X et Louis-Philippe : la conquête de l’Algérie est placée sous le signe de l’expansion nationale et de l’évangélisation. Ce programme « réactionnaire », prolongé par le Second Empire en Indochine, est en définitive repris par
la République qu’incarne Jules Ferry. Mais attention, à la poursuite des intérêts nationaux, économiques et religieux, les républicains ajoutent un nouvel argument : la mission civilisatrice ! A la différence notable du modèle commercial britannique fondé sur l’exploitation économique dont l’aboutissement sera la puissante Compagnie des Indes orientales, le colonisateur républicain prétend protéger, élever et assimiler – en les christianisant si besoin est – les populations indigènes. Le colonialisme de
la IIIe République table sur l’aspiration de tous les hommes à devenir citoyens, français de préférence, aussi cette « récompense » n’est-elle décernée qu’avec parcimonie. Unique en son genre, cette doctrine sera à l’origine d’un profond malentendu. Elle rendra particulièrement difficile le processus de la décolonisation, pour la simple raison qu’elle ne l’envisage pas. 

Le triste statut des indigènes Sans excès, on peut affirmer que la colonisation a abouti à un développement du racisme et que ce racisme a principalement nourri la rancoeur des colonisés. Les humiliations subies par les Algériens, Africains, Annamites ou Malgaches sous l’administration coloniale française ont certainement contribué, plus que les violences extrêmes de la conquête ou les diverses formes d’exploitation et de spoliation, à la colère des offensés. 

Mus par la doctrine des Lumières et l’éclat de
la Révolution de 1789, les Français, qui ont fini par abolir l’esclavage en 1848, prétendaient accomplir une mission libératrice. Leur résister était donc faire preuve de sauvagerie. C’est au nom de la civilisation et pour le maintien de l’ordre qu’on devait garantir les droits des Européens et de fait assurer leur prééminence. Ceux qui ne les respectaient pas devenaient des délinquants. En cas de révoltes – et elles furent nombreuses au Maghreb comme en Indochine -, la répression, laissée aux bons soins de l’armée coloniale, était violente, voire sanglante. En outre, au xixe et au début du xxe siècle, quand les idées de Darwin exerçaient une certaine fascination et que la lutte des classes constituait la version humaine de la lutte des espèces, la colonisation apparut comme un troisième versant de cette conviction scientiste : dans sa bonté l’homme blanc ne détruit pas les espèces inférieures, il les éduque, à moins qu’elles ne soient pas tout à fait humaines. Alors il les cantonne dans des ghettos : c’est ainsi que les Canaques de Nouvelle-Calédonie, jugés indignes de
la République, ont été parqués dans une réserve. 
A la colonie, l’administrateur ou le colon est le maître. Il lui suffit d’être français ou britannique pour dominer la société indigène. C’est bien la race qui désigne l’élite et justifie l’oppression. « Moi, disait le directeur d’une grande poste dans une colonie française d’Afrique du Nord, je ne tolérerais pas d’avoir directement un Arabe sous mes ordres. » 

Pourtant, les « indigènes », dont seule une minorité pouvait accéder à l’école républicaine, ont longtemps accordé foi aux promesses des colonisateurs. Après leur participation aux deux guerres mondiales, il leur avait été promis qu’ils deviendraient citoyens à part entière. Mais en Algérie, comme ailleurs, les élections furent grossièrement truquées, les protestataires incarcérés et suppliciés. Dans l’incapacité de s’assimiler, les élites locales passées par l’école républicaine formèrent l’avant-garde de la contestation nationaliste. Ce fut l’enchaînement fatal de la violence : les insurgés devinrent criminels à leur tour alors même qu’au quotidien les deux communautés, européenne et indigène, avaient pu se côtoyer et expérimenter une réelle fraternité. Aussi réels que ne furent par la suite leur désenchantement et leur colère. Les colonies, un trésor ou un fardeau ? 

Depuis l’origine de la colonisation, les économistes se disputent sur le point de savoir si l’aventure est « rentable ». Et de nombreux théoriciens libéraux en ont, sur ce point, contesté le bien-fondé. « Le revenu que le gouvernement tire des colonies est une ressource nulle pour l’Etat [...] si l’on compte ce qu’il en coûte chaque année pour la défense et l’administration des colonies, même pendant la paix », estimait Turgot, l’économiste de Louis XVI en 1776. Aujourd’hui, les travaux de l’excellent historien Jacques Marseille semblent abonder dans ce sens :
la France métropolitaine aurait plus investi dans les colonies qu’elle n’en a retiré de revenus. Voilà qui va à l’encontre des idées reçues. Mais cette approche demeure parcellaire. Le calcul de rentabilité financière ne prend pas en compte l’aspect social et humain de la colonisation. Les colons étaient souvent des relégués (après 1851 par Napoléon III), des réfugiés (Alsaciens ou Lorrains après 1871), des indésirables qui avaient tout perdu et s’en allaient refaire leur vie. Comment comptabiliser ce que la colonisation leur a apporté ? 
Quant aux colonisés, c’est avec Nehru qu’on évalue les avantages que la colonisation leur a apportés : « Un des traits les plus remarquables de cette domination est que les plus grands maux qu’elle a infligés présentent extérieurement l’apparence de bienfaits du Ciel : ils étaient nécessaires et nous avons une grande gratitude envers l’Angleterre de nous les avoir apportés. Mais nous ne devons pas oublier que leur premier objet fut le renforcement de l’impérialisme britannique sur notre sol en permettant le resserrement de l’étreinte administrative et la conquête de nouveaux marchés pour les produits de l’industrie anglaise. » 

Ce jugement vaut aussi bien pour l’Indochine ou l’Afrique du Nord… En Algérie, Ferhat Abbas dressait le bilan de façon plus sarcastique : « Que m’importe qu’on mette de l’électricité dans la maison si cette maison n’est pas à moi. » L’ambiguïté de l’oeuvre coloniale est là : les colonisés ont sans doute un peu profité, surtout après l’indépendance, des infrastructures léguées par les colonisateurs. Mais ces réalisations ne leur étaient pas destinées. L’anticolonialisme, toujours minoritaire 

L’ « anticolonialisme » – opposition fondamentale aux méfaits du colonialisme – plonge ses racines aux origines mêmes de la colonisation. Dès 1540, au nom de la foi chrétienne, l’évêque espagnol Bartolomé de Las Casas prend la défense des Indiens du Mexique persécutés par l’Eglise et les conquistadors. A cette tradition chrétienne s’ajoute, au xviiie siècle, la protestation humaniste de quelques philosophes. Mais la condamnation vigoureuse du « droit de conquête » par Jean-Jacques Rousseau ne produit guère d’effet :
la Révolution abolit l’esclavage. Mais la mesure ne sera guère appliquée et sera annulée par Napoléon en 1802. 
Ultérieurement, chez les socialistes et les marxistes, tantôt on condamne les méthodes de la colonisation sans en contester le principe (« on ne va pas rendre l’Amérique aux Indiens »), tantôt on juge, tel Jules Guesde, que la colonisation favorise la bourgeoisie et affaiblit ainsi le prolétariat dans sa lutte pour la révolution. « Le droit du divorce n’implique pas la nécessité du divorce », explique Lénine, pour qui le séparatisme des colonies affaiblit le camp de la révolution. 

C’est en Algérie que la gauche ralliée dans sa majorité à la « République coloniale  » déçoit le plus les colonisés. Avant l’insurrection algérienne, les communistes préférèrent prendre langue avec les extrémistes attachés à l’islam plutôt qu’avec les nationalistes de Ferhat Abbas, volontiers républicains mais réputés « bourgeois », donc « sans avenir ». Du postcolonialisme 

Quarante ans après la décolonisation, l’écart qui s’accroît entre les pays développés et les autres ne peut qu’amener les victimes de l’histoire à y rechercher l’origine de leurs malheurs actuels. « Le colonialisme est mère de tous les vices », semblent dire les dirigeants de ces pays réunis à Durban en 2001 pour obtenir des réparations de l’Occident. Mais ces élites, qui n’ont guère ménagé leurs peuples et ont bien souvent failli, peuvent difficilement nier avoir une responsabilité dans le triste sort que connaît leur pays. N’oublions pas qu’en Asie du Sud-Est des pays ex-colonisés, sans ressources particulières, ont rejoint le club fermé des pays développés ; que certains pays arabes, riches en pétrole, ont fait de même ; que certains pays africains et arabes ont participé aussi au système colonial, comme agents, et pas seulement comme victimes. Voilà qui rend complexe le procès du colonialisme, étant entendu que ses pratiques les plus inhumaines – la traite et l’esclavage, le travail forcé, la torture… – ont bien constitué un crime contre l’humanité. Laurent Lemire 


La République a trahi ses valeurs 
Il y a évidemment un scandale de la colonisation. En Indochine, en Afrique,
la République a trahi ses valeurs. Les peuples coloniaux n’ont jamais pu accéder au statut de citoyens à part entière. Sans parler du travail forcé… Mais il règne aujourd’hui une sorte de « culpabilisme » qui me frappe d’autant plus qu’une partie de l’opinion réagit comme si on lui avait tout caché. Ce n’est pas vrai. Simplement, cela ne choquait pas comme aujourd’hui, parce que nous n’avions pas la même sensibilité aux droits de l’homme mais plutôt une sensibilité de l’État-nation. C’était le progrès de la « civilisation » qui était en jeu et, si l’on tuait, c’était en son nom ! [
2

Notes 

[1] Marc Ferro est directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales. Spécialiste de la révolution russe et de l’URSS, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont une « Histoire des colonisations », Seuil, « le Livre noir du colonialisme », Robert Laffont, et « le Choc de l’islam », Odile Jacob. [2] Marc Ferro, Les collections de l’Histoire n°11, avril 2001. 

 

 

 

Guy Môquet, Ahmed Zabana, Huynh Khuong An …  
date de publication : mardi 23 octobre 2007 

Le Président de
la République, Nicolas Sarkozy, avait demandé aux enseignants de lire à leurs élèves, ce 22 octobre, la
dernière lettre de Guy Môquet, fusillé le 22 octobre 1941. Les réactions des enseignants ont été diverses. 
Brahim Senouci salue la mémoire de Guy Môquet en y associant celle d’Ahmed Zabana, héros de la guerre de libération algérienne, et rappelle le combat sans cesse renouvelé de l’humanité tout entière contre l’injustice. 

Alain Ruscio a saisi cette occasion pour rappeler – et sans doute pour apprendre à beaucoup – que, ce même jour, un Vietnamien avait lui aussi versé son sang pour
la France. 

Huynh Khuong An 

Le 22 octobre, je lirai la lettre de Huynh Khuong An… pas à mes élèves, puisque j’ai quitté l’enseignement il y a bien des années. Mais, oui, je lirai la lettre de Huynh Khuong An, un patriote vietnamien, un communiste français et vietnamien. A mes proches, à mes amis et même, tiens, aux participants des VII è Assises de
la Coopération franco-vietnamienne qui commenceront, heureuse coïncidence, précisément ce 22 octobre, à Montreuil. 
Huynh comment ? Peu de Français, peu d’historiens, peu de ses camarades de Parti connaissent son nom. 

Il a pourtant avec Guy Môquet deux points, au moins, en commun : il était communiste et il a été fusillé à Châteaubriant, comme otage, le 22 octobre 1941. Il était, par rapport au jeune Guy, un vieux. Pensez donc : il avait 29 ans ! Né à Saigon, dans ce Vietnam que les colonialistes s’obstinaient alors à appeler Indochine, il était venu en France, à Lyon, pour y poursuivre des études. Qu’il réussit brillamment, au point de devenir professeur stagiaire de français. Non sans s’investir à fond dans la vie politique française. Membre du PCF, Secrétaire des Etudiants communistes de la région lyonnaise, il milite beaucoup, en particulier au sein des Amis de l’Union soviétique aux côtés de son amie et compagne Germaine Barjon. En 1939, après l’interdiction du PCF, il participe à la vie clandestine de son Parti. 

Nommé au lycée de Versailles, c’est là qu’il est arrêté (les sources divergent : en mars ou en juin 1941), puis envoyé à Châteaubriant. Le suite, terrible, est connue.  Voici sa lettre : 

 huynhkhuongan8e193.jpg

Sois courageuse, ma chérie. 

C’est sans aucun doute la dernière fois que je t’écris. Aujourd’hui, j’aurai vécu. Nous sommes enfermés provisoirement dans une baraque non habitée, une vingtaine de camarades, prêts à mourir avec courage et avec dignité. Tu n’auras pas honte de moi. Il te faudra beaucoup de courage pour vivre, plus qu’il n’en faut à moi pour mourir. Mais il te faut absolument vivre. Car il y a notre chéri, notre petit, que tu embrasseras bien fort quand tu le reverras. Il te faudra maintenant vivre de mon souvenir, de nos heureux souvenirs, des cinq années de bonheur que nous avons vécues ensemble.

Adieu, ma chérie.  Il y a, à Paris, au père Lachaise, un monument érigé aux martyrs de Châteaubriant. Sous le nom de Huynh Khuong An, une simple mention, d’ailleurs anachronique : Annamite

Je livre cette courte évocation à la réflexion. Et si la présence d’un immigré, d’un colonisé, aux côtés des martyrs français, était un clin d’œil de l’Histoire ? Et si elle prenait valeur de symbole ? Le régime de Vichy, qui a livré les otages, ou les nazis, qui les ont fusillés, ont très certainement considéré avec mépris cet étranger venu se mêler aux terroristes. Lui ont-ils demandé de prouver, par son ADN, le droit de mourir pour
la France ? 
Je ne suis pas partisan du boycott de la lecture de la lettre de Guy Môquet. Mais lisons également, comme en écho, comme en réponse à la xénophobie qui (re)pointe son mufle, celle d’un Vietnamien, un étranger et notre frère pourtantAlain Ruscio, historien,
président du Centre d’information et de documentation sur le Vietnam contemporain 

___________________________ 

Ahmed Zabana 

Il y a quelques mois s’éteignait Lucie Aubrac. Son nom est associé à la résistance française à l’occupation allemande, moins aux combats qu’elle a menés après la chute du nazisme, combats qu’elle a menés jusqu’à son dernier souffle. Elle ne pouvait supporter quelque injustice que ce soit, quels qu’en soient l’auteur et la victime. Plus encore, elle disait que les raisons qui l’avaient conduite à
la Résistance et à la clandestinité restaient celles-là mêmes qui inspiraient sa lutte contre le sort fait aux exclus, contre les crimes de la colonisation, contre le racisme… Elle disait volontiers que « le verbe résister doit se conjuguer au présent ». 
Guy Môquet, exécuté en 1941, n’a pas vécu les lendemains de la chute du nazisme. Pour autant, serait-il si hasardeux d’avancer qu’il aurait sans doute cheminé de conserve avec Lucie et Raymond Aubrac et les autres résistants qui ont lutté et luttent encore pour la fin de toutes les injustices, y compris quand leur propre pays y a une part ? Non, sans doute. 

Sans doute aurait-il reconnu comme un frère de combat Ahmed Zabana, militant de l’indépendance algérienne, premier résistant à mourir guillotiné en 1956 aux termes d’un simulacre de procès conduit par un tribunal colonial [1]. Il aurait reconnu comme un frère celui qui déclarait, du fond de la sinistre prison Barberousse d’Alger : « Le savoir, c’est la vie la plus noble et l’ignorance, la plus longue mort ». Et comment n’aurait-il pas vu un écho de sa lettre émouvante dans cette dernière missive qu’adressa Ahmed Zabana à ses parents, à la veille de son exécution ?  ahmedzabanaf2b1a.jpg Mes chers parents, ma chère mère, 

Je vous écris sans savoir si cette lettre sera la dernière et cela, Dieu seul le sait. Si je subis un malheur quel qu’il soit, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu car la mort pour la cause de Dieu est une vie qui n’a pas de fin, et la mort pour la patrie n’est qu’un devoir. Vous avez accompli votre devoir puisque vous avez sacrifié l’être le plus cher pour vous. Ne me pleurez pas et soyez fiers de moi.

Enfin, recevez les salutations d’un fils et d’un frère qui vous a toujours aimés et que vous avez toujours aimé. Ce sont peut-être là les plus belles salutations que vous recevez de ma part, à toi ma mère et à toi mon père ainsi qu’à Nora, El Houari, Halima, El Habib, Fatma, Kheïra, Salah, Dinya et à toi, mon cher frère Abdelkader ainsi qu’à tous ceux qui partageront votre peine. Allah est Le Plus-Grand et IL EST SEUL à être équitable. 

Votre fils et frère qui vous aime de tout son cœur. Hmida [*] 

[*] Hmida : surnom affectueux d’Ahmed Zabana  Saluer la mémoire de Guy Môquet est nécessaire, à condition de ne pas l’inscrire dans une histoire exclusivement nationale mais dans celle du combat sans cesse renouvelé de l’humanité tout entière contre l’injustice, dans sa tension vers un avenir de dignité, d’égalité et de fraternité. Brahim Senouci, enseignant 

Notes 

[1] Ahmed Zahana, plus connu sous le nom de Zabana, est né en 1926 dans le quartier d’El-Hamri, à Oran. Il y fit ses études primaires, obtient son certificat d’études et s’inscrit dans un centre de formation professionnelle, où il apprit le métier de soudeur. En 1949, Ahmed Zahana adhérait au Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD.) Son dynamisme ne tarda pas à attirer sur lui l’attention de la police française qui l’arrêta le 2 mars 1950. Il fut condamné par la justice coloniale à trois ans de prison et trois ans d’interdiction de séjour. 

Dès sa libération, il reprit ses activités politiques avec autant d’ardeur que par le passé et participa aux préparatifs du déclenchement de la guerre de libération nationale. Dans la nuit du 1er novembre 1954, il organisa avec un groupe de patriotes l’attaque contre le poste des gardes forestiers d’Oran. Le 11 novembre de la même année, à l’issue d’un accrochage meurtrier au cours duquel il fut d’ailleurs blessé, à Gharboudjlid, il fut prisonnier et conduit d’abord à l’hôpital, ensuite à la prison d’Oran. 

Jugé sommairement et condamné à mort, il fut le premier martyr depuis le déclenchement de la guerre de libération nationale à monter sur l’échafaud, le 19 juin 1956, dans l’enceinte de la prison de Barbarousse, sur les hauteurs d’Alger. [Source : http://www.algerie-monde.com/dossiers-algerie/ahmed-zabana.html]. 

 

 

 

 

 

 

Benjamin Stora : il faudrait qu’un consensus national

se fasse sur la reconnaissance de la souffrance des autres 


 


article de la rubrique
histoire et colonies > la France et son passé colonial
date de publication : mercredi 4 avril 2007 

 

Benjamin Stora publie un livre d’entretiens avec Thierry Leclère, « La guerre des mémoires.
La France face à son passé colonial
 », dont vous trouverez la présentation ci-dessous [
1]. 
Nous avons choisi de vous en proposer deux extraits en bonnes feuilles : dans le premier Benjamin Stora donne son point-de-vue sur le projet controversé de mémorial de
la France outre-mer à Marseille ; dans l’autre il tente de répondre à la question : « Que faire pour dépasser cette guerre des mémoires ? ». 

Harkis, pieds-noirs, descendants d’esclaves ou petits-enfants de colonisés…, la guerre des mémoires enfle. Chaque communauté, réelle ou autoproclamée, réclame une stèle, un mémorial, une loi.
Communautarisme ! Atteinte à
la République ! Maladie de la repentance ! Tandis que les uns crient au sacrilège, des associations noires et des enfants de l’immigration post-coloniale revendiquent simplement leur place dans le récit national.
Dans un dialogue avec le journaliste Thierry Leclère, l’historien Benjamin Stora, spécialiste de la guerre d’Algérie et de la question coloniale, décode cette formidable foire d’empoigne, riche de passions, de douleurs enfouies et d’arrière-pensées politiques.
Comment se vivre comme descendant d’esclaves ou comme fils et fille de colonisés ? Ce choc des mémoires est-il une rumination vaine du passé ou, au contraire, une relecture « thérapeutique » de l’histoire ? Qu’est-ce qu’être Français, aujourd’hui ?
Un débat du présent, qui concerne chacun d’entre nous car il interroge le nouveau visage de
la France. 

Le mémorial de
la France outre-mer à Marseille 

  • Dès les années 1980, des associations de rapatriés défendaient l’idée d’un lieu « à la gloire de
    la France colonisatrice et de sa mission civilisatrice ». Ce projet politique, maintes fois remanié, puis aujourd’hui enterré à l’approche des élections municipales, a-t-il un intérêt historique ?
     

Il y a dix ans, Guy Forzy, le délégué interministériel chargé des rapatriés, proposait la réalisation d’un « mémorial de
la France d’Outre-mer » dans le fort Saint-Jean, à l’entrée du port de Marseille. Les associations de rapatriés, voulant être étroitement associées aux travaux, ont demandé que l’Algérie soit « le point central » du mémorial. La mairie de Marseille jurait en 2005, avant de mettre le projet en sommeil, que le mémorial ne serait « pas un projet politique » et qu’il « restera dans une rigueur historique » 
Un comité scientifique a été mis en place, mais qui n’a intégré aucun historien venant des pays anciennement colonisés comme Mohammed Harbi, Elikia M’Bokolo, ou bien d’autres… 

  • Position que défendent fermement les concepteurs Mémorial, arguant qu’il s’agit d’une histoire racontée à partir de la métropole ! 

Mais qu’est-ce que l’Outre-mer sans les colonisés ? Ce mémorial doit évidemment leur faire une place, mêlant l’histoire et les souffrances des uns et des autres. Ni « musée des indigènes », ni « musée des communautés françaises » : tout projet doit veiller à ne pas réduire l’histoire à une seule de ses dimensions. Il faut absolument préserver de tels lieux de la sanctuarisation communautaire. 

Voilà donc un projet de musée, à Marseille conçu sans que l’on se préoccupe vraiment des ex-colonisés. Cette histoire est quand même la leur, aussi ! C’est déjà ce qui me frappait avec la loi de février 2005 :
la France décrète, de manière unilatérale, que la colonisation était positive… sans même entendre la voix de ceux qui vivaient sous ce système. La grandeur d’une civilisation se mesure aussi à son ouverture au monde. Une civilisation sur le déclin se ferme à l’autre, vit sur même, se replie, et fabrique des murs. 

_________________________ 

Que faire pour dépasser cette guerre des mémoires ? 

Cela tient en deux mots : reconnaissance et réparation. La reconnaissance se joue au plan scolaire, universitaire, intellectuel… Il s’agit d’approfondir la connaissance que nous avons de la question coloniale. Mais il revient aussi à l’État de reconnaître sa part de responsabilité en prenant notamment des mesures symboliques de réparation. 

  • Réparation matérielle ? 

Les dommages matériels et moraux causés par la colonisation sont impossibles à chiffrer. Quand je dis réparation symbolique, je pense à un discours fondateur que le président de
la République pourrait prononcer sur le colonialisme, comme il l’a fait pour l’esclavage. 
Lors d’un voyage à Madagascar, en juillet 2005, Jacques Chirac a fait un premier pas en évoquant « le caractère inacceptable des répressions engendrées par les dérives du système colonial ». Dans cette ancienne colonie française, les milliers de morts des massacres de 1947 restent dans toutes les mémoires ; l’armée avait alors maté, avec une violence inouïe, une insurrection nationaliste [2]. 

Un autre pas, timide, a été fait à propos des massacres de Sétif, en Algérie. Chaque année les Algériens commémorent cet événement largement occulté dans la mémoire collective française : le jour de la capitulation nazie, le 8 mai 1945, des Algériens du Constantinois ont défilé, manifestant et scandant des slogans nationalistes. Leur colère s’est retournée contre les Français et plus d’une centaine d’entre eux ont été tués. Dans les jours qui ont suivi, la répression menée par l’armée française à Sétif et dans plusieurs villes de la région a fait des milliers de morts. Le 26 février 2005 – soit trois jours après l’adoption de la loi sur le « rôle positif » de la colonisation française –, l’ambassadeur de France a évoqué une « tragédie inexcusable » [3]. C’était la première reconnaissance officielle de la part de notre pays. Mais au niveau d’un ambassadeur, pas d’un chef d’État… 

La demande de reconnaissance de l’inégalité coloniale est légitime. Mais peut-être faut-il s’arrêter, symboliquement, sur quelques exemples emblématiques comme la bataille d’Alger : il y a cinquante ans, le pouvoir civil, débordé, avait fait appel à l’armée pour « rétablir l’ordre ». C’est un événement considérable, une ligne de fracture qui a divisé profondément la société française : on a vu des intellectuels se lever, la censure s’exercer. C’est la bataille d’Alger qui a provoqué, in fine, la chute de
la IVe République. D’après Paul Teitgen, secrétaire général de la police à la préfecture d’Alger, le bilan de la répression, entre janvier et février 1957, est de 3 024 disparus ; il en a établi la liste. Ces trois mille corps qui n’ont jamais réapparu sont un drame connu des Algériens, mais rarement évoqué chez nous. Les victimes étaient embarquées dans des hélicoptères militaires, et larguées au large d’Alger ; la mer les ramenait au rivage si bien qu’on parlait des « crevettes Bigeard »… 
Il faut que
la France reconnaisse ces faits et, peut-être, envisage de présenter ses excuses. Ce n’est pas une question de repentance. Ce n’est pas se flageller, là encore, que de dire combien il y a eu de morts pendant la bataille d’Alger ! Mais la dénégation permanente des actes commis au nom du refus de « pénitence » en dit long sur les aveux à dissimuler. 

  • Qu’attendez-vous que le chef d’État dise, exactement, sur le passé colonial de
    la France ?
     

Qu’il reconnaisse que
la France était à la tête d’un grand empire ayant dominé des populations, et que ces peuples se sont libérés, précisément, en rapport avec les idéaux des Lumières et de
la Révolution française. 
Alors, bien évidemment, c’est compliqué : si vous prenez la guerre d’Algérie, il y a eu beaucoup d’exactions, l’utilisation du napalm, la torture… Des accusations graves sont portées à l’égard d’hommes, toujours vivants, qui ont occupé des responsabilités très importantes. Il faudrait peut-être revoir les lois d’amnistie adoptées après 1962, qui interdisent tout débat public et toute poursuite judiciaire. 

  • Pour qu’il y ait excuses officielles de
    la République, il faudrait d’abord arriver à un consensus national sur la question. C’est loin d’être le cas…
     

Il faut le fabriquer par la reconnaissance, l’acceptation de la souffrance des autres.  Benjamin Stora répond aux questions de Thierry Leclère Benjamin Stora conclut que la gestion mémorielle de notre passé colonial est beaucoup plus difficile que cela ne l’a été pour l’esclavage, avec la loi Taubira et la journée de commémoration du 10 mai, car beaucoup d’anciens acteurs sont toujours vivants, et que la guerre d’Algérie a provoqué le déracinement d’un million de pieds-noirs. 

Notes 

[1] Collection l’Aube document. Format : 115 x 190 – 112 pages – 8,90 euros. En librairie le 5 avril 2007. Benjamin Stora est professeur d’histoire du Maghreb et de la colonisation française à l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales). Benjamin Stora a publié cette année Les trois exils, Juifs d’Algérie (Stock). Aux éditions de l’Aube : Algérie 1954 (poche essai, 2004). Thierry Leclère, journaliste, est grand reporter à Télérama. Il est aussi auteur et réalisateur de documentaires pour la télévision. 

[2] Voir, sur ce site Madagascar : Chirac rappelle une page noire de la colonisation [3] Voir soixante après, la France reconnaît que les massacres de Sétif étaient « inexcusables »

Gilles Manceron : 1885, le tournant colonial de
la République
 



date de publication : jeudi 8 février 2007 

Lors du débat public de 2005 en France sur la question coloniale, on a souvent oublié que
la République n’a jamais été vraiment unanime sur ce sujet. Ainsi, en 1885, quand certains républicains ont repris à leur compte l’idée monarchique de conquêtes coloniales, cela a donné lieu à des affrontements passionnés à
la Chambre des députés, à l’issue desquels le projet colonial ne s’est imposé que de justesse. 
Le « parti colonial » a tout fait par la suite pour faire oublier ce débat fondamental de 1885. D’où l’intérêt majeur aujourd’hui de relire les débats parlementaires de juillet et décembre 1885, lors du vote de crédits pour la poursuite de la conquête de Madagascar et de l’Indochine. L’historien Gilles Manceron  [1] en propose une sélection raisonnée, assortie d’une introduction les remettant en perspective dans 1885 : le tournant colonial de
la République
 [
2]. 

Vous trouverez ci-dessous le début, puis le dernier paragraphe, de l’introduction de cet ouvrage. [Publication le 10 avril 2006, mise à jour le 8 février 2007] 

Guerre du Tonkin, prise de Lang-Son (1885) (imagerie d’Épinal). Les multiples résurgences de la mémoire coloniale dans le débat public français des années 2000, en particulier depuis 2005, n’ont pas manqué de susciter de fort vives réactions. Qu’il s’agisse de la reconnaissance de l’esclavage dans les premières colonies françaises comme crime contre l’humanité (loi Taubira de mai 2001), des revendications répétées des anciens harkis et de leurs enfants, de l’« Appel des indigènes de
la République » (janvier 2005), de la loi du 23 février 2005 reconnaissant le « rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » ou de la réaffirmation bruyante des nostalgiques extrémistes de l’Algérie française, les motifs de réactions n’ont pas manqué. 

Avec des points de vue souvent contrastés, les historiens ont tenu à réaffirmer leur propre rôle – et ses limites – dans ces débats  [3]. Mais le plus frappant est de constater les traits communs des réactions du discours dominant – celui des grands médias, des intellectuels médiatiques et des principaux responsables politiques, à gauche comme à droite. Leur ultime et principal argument pourrait en substance être énoncé comme suit : tous ceux qui remettent aujourd’hui en cause le passé colonial de
la France expriment des revendications mémorielles dangereuses, car elles sont peu ou prou l’expression de « communautarismes » qui minent les fondements mêmes de
la République ; certes, celle-ci fut colonialiste, mais s’appesantir sur ses « pages noires », c’est au mieux faire preuve d’« anachronisme », au pire contester les valeurs universelles d’une République qui avait cru pouvoir engager en leur nom une « oeuvre civilisatrice » au XIXe siècle. 
Les deux grands débats parlementaires de 1885 et la conférence de Berlin 

C’est là, en vérité, faire preuve d’un singulier aveuglement historique. Car les républicains du XIXe siècle, et surtout ceux des débuts de
la IIIe République – 1870-1940 : la plus longue à ce jour de l’histoire de
la France républicaine – sont très loin d’avoir été unanimes dans l’entreprise coloniale. C’est ce dont témoignent notamment les étonnants et trop oubliés débats parlementaires de l’année 1885, lors desquels les représentants de
la République française se sont profondément interrogés sur la compatibilité de la politique coloniale avec ses propres valeurs. 
En effet, 1885 a été une année charnière dans l’histoire coloniale de
la France. La IIIe République avait hérité à la fois de la « première colonisation » (celle conduite par la monarchie dès le XVIIe siècle, et si contestée par
la Ire République) et des conquêtes coloniales de
la Monarchie de juillet (l’Algérie) et du Second Empire (en Afrique, en Asie et dans le Pacifique). Mais c’est bien cette IIIe République qui s’est engagée avec le plus d’allant, à partir des années 1880 et 1890, dans la constitution d’un puissant Empire colonial français. Et c’est à une voix près, on le verra, que le grand basculement dans la logique d’expansion coloniale s’est opéré à
la Chambre des députés, lors du vote historique du 24 décembre 1885. La représentation nationale a alors longuement débattu du bien-fondé de se lancer dans un tel cycle de conquêtes. Et, tel Georges Clemenceau, nombre de députés républicains se sont illustrés par des interventions majeures contre cette politique, à la fois inquiètes et prémonitoires. À la veille de faire ce grand saut dans l’inconnu, ils étaient animés d’infiniment de doutes et de scrupules. Et rétrospectivement, ce n’est certainement pas faire preuve d’anachronisme que de considérer qu’ils étaient aussi attachés aux valeurs fondatrices de
la République que ceux qui, aujourd’hui, tiennent à faire reconnaître que la colonisation – comme ses séquelles contemporaines – leur était totalement étrangère (ce qui, soulignons-le, n’a rien à voir avec une quelconque revendication de « repentance »). 

Plus de cent vingt ans après ce tournant colonial de
la République, on ne peut que conseiller aux parlementaires de 2005, qui ont soutenu ou laissé faire l’éloge posthume du « rôle positif » de la colonisation, de prendre, à la lecture des délibérations de leurs prédécesseurs de 1885, une petite leçon d’histoire. C’est en effet un comble de constater qu’alors que les défaites et les drames qu’avaient annoncés les plus lucides d’entre eux se sont effectivement produits au milieu du xxe siècle – de Diên Biên Phu aux tragédies frappant des populations entières au lendemain des Accords d’Évian -, la représentation nationale du début du xXie siècle est apparue moins animée de doutes républicains quant au principe même de la colonisation que celle des débuts de
la III’ République. Comme il est paradoxal de constater que les grands médias français de 2005 ont semblé moins méfiants vis-à-vis de l’idée d’une « mission civilisatrice » de
la France aux colonies que ne l’était le corps électoral de 1885 – lequel, lors des élections législatives d’octobre, avait infligé aux tenants du parti colonial une indiscutable défaite. 
C’est pour combler cette lacune qu’il nous a paru utile de republier ici les principaux extraits des deux grands débats parlementaires de 1885 sur la politique coloniale. Depuis quelques années, elle avait été mise en oeuvre sans débat public, en plusieurs points du globe, par les ministères de Jules Ferry (1880-1881 et 1883-1885). Ferry avait fait de la relance de la conquête lointaine l’un des axes majeurs de sa politique, en particulier en Tunisie, en Indochine, dans plusieurs régions d’Afrique et à Madagascar, avant de tomber précisément sur cette question, à l’annonce de l’évacuation précipitée de Lang Son : situé au nord du Viêt-nam, à la frontière du Tonkin et de
la Chine, ce poste occupé par les troupes françaises en février 1885 avait dû être évacué à la hâte le mois suivant par crainte d’une attaque massive des Chinois ; et la réception à Paris d’une dépêche demandant d’importants renforts avait provoqué un vote de défiance de
la Chambre, obligeant le président du Conseil à démissionner. 

Lors des deux grands débats de l’année 1885 consacrés à cette question, c’est pourtant le même Jules Ferry qui, redevenu simple député, se fait encore l’avocat de la politique coloniale. Le premier, du 25 au 30 juillet, porte sur l’octroi au gouvernement d’un crédit extraordinaire pour poursuivre à Madagascar une guerre dont la finalité non avouée était bel et bien la conquête, à terme, de la totalité de
la Grande Île. Le second, le plus incertain, où le vote final ne sera acquis que d’extrême justesse et où une dénonciation encore plus vigoureuse de ces guerres lointaines est formulée, a lieu dans les derniers jours de cette même année, du 17 au 24 décembre. Il faut dire qu’entre ces deux débats se sont tenues, les 4 et 18 octobre, des élections législatives au cours desquelles le « parti colonial » – c’est-à-dire les candidats favorables aux conquêtes coloniales, appartenant pour la plupart au centre et au parti qu’on appelle les « modérés » ou les « opportunistes » – avait connu un net revers. Lors de ce scrutin, en effet, à gauche, les radicaux, avec 168 élus majoritairement hostiles à la politique coloniale, avaient progressé au détriment des opportunistes (206 députés), tandis que la droite monarchiste et bonapartiste étaient sortie grand vainqueur avec 220 députés au lieu de 90. 
Ces deux débats prennent place au lendemain de la conférence internationale de Berlin, où les puissances européennes se sont reconnues mutuellement le droit de se livrer à toutes les conquêtes coloniales en Afrique, sous réserve d’en faire des possessions durables et de s’entendre entre elles pour ne pas se disputer ces territoires. Dans sa lettre d’invitation, Bismarck leur avait proposé de se mettre d’accord sur les règles communes à observer dans les régions « dont aucun pays civilisé n’a encore pris possession ». Ouverte le 15 novembre 1884 avec quatorze États représentés – l’Allemagne,
la France, l’Autriche-Hongrie,
la Belgique, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, l’Angleterre, l’Italie,
la Suède,
la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal,
la Russie et l’Empire ottoman – et hors de toute représentation des Africains, les principaux concernés, la conférence s’est terminée le 26 février 1885 par un Acte final dont les articles 34 et 35 définissent une sorte de code de bonne conduite pour les conquêtes à venir. Il est fondé sur les règles suivantes : toute prise de possession d’un territoire devra être aussitôt notifiée aux autres puissances signataires afin qu’elles puissent faire valoir leurs éventuelles réclamations ; pas d’annexion sans occupation réelle ; et droit pour toute puissance installée sur une côte d’étendre son territoire à l’intérieur jusqu’à ce qu’elle rencontre une autre possession organisée. 

Pas de droits de l’homme pour les Noirs !  Ce contexte, qui voit les conquêtes coloniales en quelque sorte proclamées licites par toutes les puissances occidentales, encourage en France ceux des républicains qui, au gouvernement, sont partisans des conquêtes outre-mer. Comme le fera remarquer Jules Ferry à
la Chambre, en tirant de cela argument pour les mesures qu’il soutient, « la politique d’expansion coloniale est le mobile général qui emporte à l’heure qu’il est toutes les puissances européennes ». Reste que, jusque-là, c’est le Second Empire qui s’était fait le champion d’une telle politique – et cela lui avait valu les vives critiques de l’opposition républicaine. C’est Napoléon III qui avait relancé l’expansion coloniale de
la France en annexant Mayotte, Tahiti, les îles Marquises,
la Nouvelle-Calédonie, le Sénégal,
la Cochinchine et le Cambodge. Moins heureuse avait été sa tentative de prendre pied au Mexique, qui s’était soldée par un fiasco. C’est là qu’avait fait ses premières armes un corps d’élite fondé sous l’Empire,
la Légion étrangère, laquelle verra son sort lié à toutes les guerres coloniales jusqu’à la tristement célèbre bataille d’Alger de 1957 ; et c’est aussi sous Napoléon III qu’ont été créées les premières troupes indigènes, les tirailleurs coloniaux, par Faidherbe au Sénégal. Pour la plupart des républicains qui s’étaient opposés à cette politique sous l’Empire,
la République se devait de rompre avec ces aventures coloniales. 
Mais … 

[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] 

La petite leçon d’histoire que l’on reçoit à la lecture de ces débats serait bien utile à nos parlementaires des débuts du XXIe siècle. Car, paraphrasant l’apostrophe de Georges Clemenceau à Jules Ferry en réponse à son éloge de la mission civilisatrice des « races supérieures » vis-à-vis des « races inférieures » – « Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles » -, on a envie de leur dire aujourd’hui notre incompréhension de ne pas les avoir vus protester violemment contre l’inconscience et l’aveuglement de ceux d’entre eux qui, obnubilés par on ne sait quel électoralisme, sont restés figés dans une mythologie coloniale d’hier et, refusant de tirer parti, avec un minimum de bon sens, des constats de l’histoire, ont demandé aux historiens de revoir leur copie. Puisse cette lecture leur être profitable, ainsi qu’à tous nos concitoyens. Gilles Manceron 

Notes 

[1] Gilles Manceron, historien, est vice-président de
la Ligue des droits de l’homme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont D’une rive à l’autre. La guerre d’Algérie de la mémoire à l’histoire (avec Hassan Remaoun, Syros, 1993) et Marianne et les colonies. Une introduction à l’histoire coloniale de
la France
(
La Découverte, 2003). 
[2] 1885 : le tournant colonial de
la République. Jules Ferry contre Georges Clemenceau, et autres affrontements parlementaires sur la conquête coloniale
(Éditions
La Découverte).
Disponible en librairie, au prix de 7 € – à partir du 22 février 2007.
http://www.editionsladecouverte.fr/

[3] Voir notamment Claude LIAUZU et Gilles MANCERON (dir.),
La Colonisation, la loi et l’histoire, Syllepse, Paris, 2006. 

 

 

 

 

 

Marc Ferro

 

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. 

Marc Ferro, né en 1924, est un historien français, spécialiste de la Russie et de l’URSS et de l’histoire du cinéma.

Sommaire 

//Biographie

Marc Ferro participe pendant l’Occupation à la Résistance dans le maquis du Vercors. Après la guerre, il enseigne en Algérie. Très attaché à cette terre, il aura l’occasion de porter les valises du FLN.[réf. nécessaire] Il se spécialise à partir du début des années 1960 dans l’histoire soviétique (sa thèse de doctorat porte sur
la Révolution russe de 1917), domaine dans lequel il a tenté de porter un discours non idéologique. Ses études dans le domaine de l’histoire sociale tranchent avec les analyses alors dominantes de l’« école » du totalitarisme. Il montre que l’insurrection d’Octobre ne se réduit pas au coup d’État bolchevique, car elle est indissociable du mouvement révolutionnaire et populaire en cours[1]. Il analyse également le processus de bureaucratisation-absolutisation du pouvoir à partir du sommet, mais aussi de la base[2].

Après avoir enseigné à l’École polytechnique, il est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (groupe de recherches Cinéma et Histoire), président de l’Association pour la recherche à l’EHESS et co-directeur des Annales, où il est nommé par Fernand Braudel en 1970. Ancien directeur de l’Institut du monde soviétique et de l’Europe centrale, il est Docteur honoris causa de l’université de Moscou depuis 1999.

Marc Ferro a initié la réflexion sur le cinéma et l’histoire. Il utilise le cinéma comme instrument de connaissance de l’histoire des sociétés, considérant que le cinéma livre un témoignage au même titre que des sources traditionnelles. Il a présenté à la télévision, d’abord sur la Sept à partir de 1989, puis sur Arte à partir de 1992, une émission historique de visionnage d’archives avec un décalage de 50 ans, nommée « Histoire parallèle » : son démarrage correspond à la veille de
la Seconde Guerre mondiale, avec l’analyse d’actualités cinématographiques des différents camps, puis d’archives moins anciennes pour pouvoir comparer les époques. En 1993, il est co-scénariste du film Pétain de Jean Marbœuf.

En mars 2007, il signe avec 150 intellectuels un texte qui appelle à voter pour Ségolène Royal, « contre une droite d’arrogance », pour « une gauche d’espérance »[3].

Distinctions [modifier] 

Docteur honoris causa :

Ouvrages classés par thèmes

Classement secondaire par date de première publication.

Communisme, URSS et Russie


  • La Révolution de 1917, Aubier, coll. « Collection historique », Paris, 1967, 2 vol. (vol. 1 : La chute du tsarisme et les origines d’Octobre, 607 p. ; vol. 2 : Octobre : naissance d’une société, 517 p.), rééd. Albin Michel, Paris, 1997, 1092 p.
  • Les Grands révolutionnaires, t. 4 : Les Révolutionnaires communistes à la conquête du pouvoir : l’espoir d’un siècle (Marc Ferro, Jean Rous et Jean-Marcel Bichat), Martinsart, Romorantin, 1978, 445 p. – 40 p. de pl.
  • Des Soviets au communisme bureaucratique : les mécanismes d’une subversion (avec la collaboration d’Hélène de Chavagnac), Gallimard et Julliard, coll. « Archives », Paris, 1980, 269 p. (ISBN 2-07-028768-8)
  • L’Occident devant la révolution soviétique : l’histoire et ses mythes, Complexe, coll. « 
    La Mémoire du siècle », Bruxelles, 1980, 160p. (
    ISBN 2-87027-050-X)
  • 50 idées qui ébranlèrent le monde : dictionnaire de la glasnost (Iouri Afanassiev et Marc Ferro, dir., Galina Kolosova, réd., traduit du russe par Tamara Kondrateva, Marie-Hélène Mandrillon, Macha Tournié), Payot, coll. « Documents Payot », Paris, 1989, 521 p. (ISBN 2-228-88224-0)
  • Culture et révolution (Sheila Fitzpatrick et Marc Ferro, dir.), Editions de l’EHESS, Paris, 1989, 183 p.
  • De
    la Russie à l’URSS. Histoire de
    la Russie de 1850 à nos jours
    (
    René Girault et Marc Ferro), Nathan, Paris, 1989, 256 p.
  • Les Origines de la perestroïka, Ramsay, coll. « Essais », Paris, 1990, 147 p. (ISBN 2-85956-871-9)
  • Nicolas II, Payot, Paris, 1991, 276 p.
  • L’État de toutes les Russies,
    La Découverte, Paris, 1993.
  • L’Internationale : d’Eugène Pottier et Pierre Degeyter, Noêsis, coll. « L’Œuvre », Paris, 1996, 108 p. (ISBN 2-911606-02-7)
  • Naissance et effondrement du régime communiste en Russie, Librairie générale française, coll. « Le Livre de Poche. Références », Paris, 1997, 152 p. (ISBN 2-253-90538-0) (Réunit des cours donnés au Collège universitaire français de Moscou)
  • Nazisme et communisme. Deux régimes dans le siècle (Marc Ferro, éd.), Hachette, Pluriel, Paris, 1999, 278 p.
  • Russie, peuples et civilisations (Marie-Hélène Mandrillon et Marc Ferro, dir.),
    La Découverte, coll. « 
    La Découverte-poche. L’État du monde », Paris, 2005, 203 p. (
    ISBN 2-7071-4547-5)

Monde arabe et colonisation

  • Suez, Complexe, coll. « 
    La Mémoire du siècle », Bruxelles, 1982, 159 p. (
    ISBN 2-87027-101-8)
  • Histoire des colonisations : des conquêtes aux indépendances (XIIIe-XXe siècle), Le Seuil, coll. « L’Univers historique », Paris, 1994, 525 p. (ISBN 2-02-018381-1)
  • Le Choc de l’Islam, Odile Jacob, coll. « Histoire », Paris, 2002, 270 p. (ISBN 2-7381-1146-7)
  • Le Livre noir du colonialisme : XVIe-XXIe siècle, de l’extermination à la repentance, Éditions Robert Laffont, Paris, 2003, 843 p. (ISBN 2-221-09254-6)

Première et Seconde Guerre mondiale


  • La Grande Guerre : 1914-1918, Gallimard, coll. « Idées », Paris, 1968, 384 p.
  • Pétain, Fayard, Paris, 1987, 789 p. (ISBN 2-213-01833-2)
  • Questions sur
    la IIe Guerre mondiale
    , Casterman, coll. « 
    XXe siècle », Paris, 1993, 191 p. (ISBN 2-203-61004-2)
  • Frères de tranchées (Malcolm Brown, Rémy Cazals, Olaf Mueller ; Marc Ferro, dir.), Perrin, Paris, 2005, 268 p. – 8 p. de pl. (ISBN 2-262-02159-7)
  • Ils étaient sept hommes en guerre; Histoire parallèle, Robert Laffont, Paris, 2007, 365 p.

Histoire et Cinéma

  • Analyse de film, analyse de sociétés : une source nouvelle pour l’Histoire, Hachette, coll. « Pédagogies pour notre temps », Paris, 1974, 135 p. (ISBN 2-01-002589-X)
  • Cinéma et Histoire, Denoël et Gonthier, coll. « Bibliothèque Médiations », Paris, 1977, 168p.-[12] p. de pl
  • Film et histoire, Éditions de l’EHESS, coll. « L’Histoire et ses représentations », Paris, 1984, 161 p. – 8 p. de pl. (ISBN 2-7132-0854-8)
  • Le Cinéma, une vision de l’histoire, Le Chêne, Paris, 2003, 163 p. (ISBN 2842773926)

Sur l’écriture et le rôle de l’histoire

  • Comment on raconte l’histoire aux enfants : à travers le monde entier, Payot, coll. « Aux origines de notre temps », Paris, 1981, 316 p. (ISBN 2-228-56020-0)
  • L’Histoire sous surveillance : science et conscience de l’histoire, Calmann-Lévy, coll. « Intelligence de l’histoire », Paris, 1985, 216 p. (ISBN 2-7021-1393-1)
  • Que transmettre à nos enfants (avec Philippe Jammet et Danièle Guilbert), Le Seuil, Paris, 2000, 224 p. (ISBN 2-02-032957-3)
  • Les Tabous de l’histoire, Nil, Paris, 2002, 151 p. (ISBN 2-84111-147-4)

Autres thèmes

  • L’Histoire : 1871-1971, Centre d’études et de promotion de la lecture, coll. « Dictionnaires du savoir moderne. Les Idées, les œuvres, les hommes », Paris, 1971, 2 vol. (vol. 1 : Les idées et les problèmes, 512 p. ; vol. 2 : Les faits, 577 p.)
  • Comprendre les idées du XXe siècle, 1977, Marabout, coll. « Marabout Université », Verviers (Belgique), 1977, 254 p. (cet ouvrage reprend les articles essentiels de L’histoire de 1871 à 1971 : les idées et les problèmes)
  • Une Histoire du Rhin (Pierre Ayçoberry et Marc Ferro, dir.), Éditions Ramsay, coll. « Des Fleuves et des hommes », Paris, 1981, 459 p. – 32 p. de pl. (ISBN 2-85956-237-0)
  • Une Histoire de
    la Garonne
    (Janine Garrisson et Marc Ferro, dir.), Éditions Ramsay, coll. « Des Fleuves et des hommes », Paris, 1982, 616 p. – 16 p. de pl. (
    ISBN 2-85956-303-2)
  • Les Sociétés malades du progrès, Plon, Paris, 1998, 219 p. (ISBN 2-259-02093-3)
  • Histoire de France, Odile Jacob, coll. « Histoire », Paris, 2003, 764 p. (ISBN 2-7381-0927-6)
  • Les Individus face aux crises du XXe siècle : l’histoire anonyme, Odile Jacob, coll. « Histoire », Paris, 2005, 430 p. (ISBN 2738115683)

Voir aussi

Article connexe

Liens externes


Voir aussi sur Wikiquote les citations «  Marc Ferro ».

Notes et références


  1. La Révolution de 1917, Aubier, Paris, 1967.
  2. Des Soviets au communisme bureaucratique : les mécanismes d’une subversion, Gallimard et Julliard, Paris, 1980.
  3. « Avant qu’il ne soit trop tard », Nouvel Observateur, 1er mars 2007.

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