Sarkozy persiste dans sa méprise sur l’histoire africaine + Benjamin Toungamani:«Nous voulons déstabiliser le régime de Sassou»

Posté par issopha le 8 février 2009

Sarkozy persiste dans sa méprise sur l’histoire africaine

 
Écrit par Krysis Kilokila-Kiampassi   
31-01-2009


 
Le président français vient de jeter un nouveau pavé dans la mare sur les relations franco-africaines. En effet, recevant les vœux du corps diplomatique à Paris, au titre de cette année 2009, Nicolas Sarkozy avait évoqué « la place, la question de l’avenir du Rwanda », pays « à la démographie dynamique et à la superficie petite » et « la question de la RDC, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières. » Aussi s’est-il prononcé pour ce qu’il a appelé une « nouvelle approche », pour régler « de façon globale » les problèmes d’instabilité dans la région des Grands Lacs. » Son approche s’oriente sur une nouvelle définition des frontières entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC) : « Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel : comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres. » Ces propos sont historiquement et politiquement lourds de conséquences. Que posent-ils, en réalité, comme problème ?

Le Kivu dans la RDC

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Historiquement, cette déclaration pose clairement le problème de la remise en cause des frontières héritées de l’époque coloniale, puisque le président français parle d’un partage de l’espace et des richesses. Lorsqu’il affirme que le Rwanda est un pays « à la démographie dynamique et à la superficie petite », ne veut-il pas laisser entendre qu’il faudra élargir l’espace géographique de ce pays « à la démographie dynamique » ? Comme le voisin immédiat, la RDC, est un pays « à la superficie immense », ne faudrait-il pas extraire une partie de cet immense territoire pour l’annexer au Rwanda ? Le Rwanda, « à la démographie dynamique », a besoin aussi des richesses pour nourrir sa population. Aussi le partage du territoire s’accompagnerait-t-il du partage des richesses, car la partie du territoire congolais à annexer au Rwanda, la province du Nord-Kivu plus précisément – qui est l’enjeu d’un conflit armé impliquant à la fois des rebelles congolais d’origine tutsi, des rebelles rwandais d’origine hutu, et l’armée congolaise -, regorge d’énormes richesses naturelles. Voilà comment Nicolas Sarkozy pose le problème du règlement du conflit armé qui sévit à l’Est de la RDC. Pour lui, c’est un problème de partage de terre et des richesses. En le posant ainsi, il remet en cause les frontières héritées de l’époque coloniale. Il veut alors redéfinir les frontières des pays africains. Il veut corriger une erreur de l’histoire coloniale, car les frontières actuelles qui séparent les différents pays africains entre eux ont été définies par la Conférence de Berlin (1884-1885), qui regroupa les grandes puissances de l’époque (Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal) qui se sont partagé l’Afrique. Sarkozy entend ainsi réécrire l’histoire de l’Afrique, en corrigeant les erreurs commises par ses devanciers européens sur le continent. On ne serait donc pas loin de penser que ces propos participent de ce qu’un collectif d’intellectuels africains appelle « le révisionnisme sournois qui réécrit l’histoire de la Traite négrière et de la colonisation. » (1) 

Au niveau politique, ces propos ont évidement soulevé un tollé général à Kinshasa, la capitale de la RDC. La presse kinoise a vu dans cette approche sarkozienne du règlement du conflit dans la région des Grands Lacs, un projet de « balkanisation » de la RDC. Et l’opposition congolaise lui a emboîté le pas, en opposant à M. Sarkozy le principe de « l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation et l’inaliénabilité du territoire congolais.» A cet effet, un groupe de parlementaires congolais, se situant à l’opposition, s’est même déclaré hostile à la visite du président français en RDC, une visite prévue en mars prochain. Car, pour ces parlementaires, les propos de Nicolas Sarokory sont inacceptables d’autant plus qu’ils menacent l’intégrité du territoire congolais. Comment, en effet, accueillir sur son sol, et cela au son de la trompette et de la danse – comme c’est la coutume dans ces pays africains à l’accueil chaleureux -, un chef d’Etat étranger dont les propos vont à l’encontre de la sauvegarde des intérêts du pays hôte ? C’est comme si l’on acclamait son propre bourreau dont on sait qu’il vient pour vous exécuter. L’attitude de l’opposition congolaise se comprend aisément pour peu qu’on aime sa partie. Car on peut se demander si Nicolas Sarkozy ne fait pas ce déplacement de Kinshasa pour aller faire boire aux Congolais, à domicile, cette potion amère de l’aliénation d’une partie de leur propre territoire et de leurs richesses, au profit d’un autre peuple. Nous ignorons, jusque-là, l’attitude du Gouvernement congolais et celle de la majorité parlementaire vis-à-vis de ces propos. Seraient-ils prêts à boire cette « ciguë » de la nouvelle politique française en Afrique, incarnée par le nouveau locataire de l’Elysée ? Ce qui serait un cas bien extrême, et qui mettrait en lumière une survivance des pratiques coloniales sur le continent africain, d’autant plus que l’acte de définition des frontières des pays africains par des étrangers participe bien de la politique des anciennes puissances coloniales occidentales qui se sont ruées sur les terres africaines.

Populations du Kivu

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Pour l’opposition congolaise, la motivation de cette approche sarkozienne semble trouver son explication dans le tumulte des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda. La France veut plaire au Rwanda en sacrifiant la RDC : « Les parlementaires, tout en reconnaissant au président français « le droit de plaire au Rwanda, lui dénient cependant le droit d’offrir la RDC en holocauste en vue de renouer les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda » (2).  En effet, on sait que le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec la France, depuis novembre 2006. Ceci à la suite de la publication, le 5 août 2006, du rapport de la « commission indépendante chargée par les autorités rwandaises de rassembler les preuves montrant l’implication de l’Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994. » Ce rapport, qui fut rendu public, lors d’une conférence de presse tenue par le ministre rwandais de la justice, pointe du doigt l’implication des responsables politiques et militaires français dans le génocide rwandais de 1994. Ce que la France avait catégoriquement rejeté, en affirmant s’en tenir uniquement à l’analyse et aux conclusions produites par sa propre commission. Car, a-t-elle rappelé, un travail d’investigations sur le rôle de la France au Rwanda pendant les années du génocide avait été réalisé en 1998, dans le cadre de la mission d’information parlementaire présidée par M. Paul Quilès.
 

Mais on sait que, malgré ce froid provoqué par des accusations mutuelles sur les responsabilités des deux Etats dans le génocide des Tutsis et autres Hutus modérés rwandais en 1994, accusations qui ont qui ont fini par geler leurs relations diplomatiques, la France et le Rwanda œuvrent toujours à leur réconciliation : « Notre détermination de construire une nouvelle relation avec le Rwanda, au-delà de ce passé difficile, reste intacte », peut-on entendre du côté français. Et cela se traduit par des gestes bien concrets. Ainsi « Le Président de la République a rencontré le Président rwandais Kagamé à Lisbonne le 8 décembre dernier. Il a exprimé avec force notre volonté de réconciliation et aussi notre souci de faire face aux faiblesses et aux erreurs de la communauté internationale, France comprise, face au génocide rwandais. Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, s’est rendu à Kigali en janvier dernier pour poser l’acte concret de la réconciliation franco-rwandaise. Un groupe de travail franco-rwandais s’est réuni trois fois depuis un an pour jeter les bases d’une nouvelle relation entre Kigali et Paris. Sur le plan judiciaire, la France a procédé depuis juin 2007 à l’arrestation sur son territoire, à la demande du Rwanda et du TPIR, de 6 ressortissants rwandais poursuivis pour participation au génocide. » (3)  Ce sont là des gestes d’apaisement qui témoignent d’une dynamique de rapprochement et de réconciliation entre les deux Etats. Alors, la France doit-elle sacrifier un autre pays africain pour enterrer sa hache de guerre contre le Rwanda ? Lorsqu’on sait que cette guéguerre entre la France et le Rwanda fut occasionnée par une responsabilité présumée de la France, à travers certains de ses « responsables politiques et militaires », dans le génocide de 1994, peut-on penser que la France s’active à étouffer ce dossier en procédant par l’harmonisation de ses relations avec un pays qui s’acharne à prouver son implication dans cette tragédie ? Faut-il voir dans cette approche sarkozienne une surenchère du Rwanda, qui aurait exigé à la France de lui obtenir l’annexion d’une partie du territoire congolais et de ses richesses, en échange d’un silence rwandais sur la responsabilité  présumée de la France dans ce génocide ?

Laurent Nkunda, un des chefs de guerre du Kivu

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Résultat d’un chantage rwandais à l’encontre de la France ou pas, cette nouvelle prise de position de Nicolas Sarkozy sur l’Afrique révèle une fois de plus la méprise de ce président français sur le contient. Ceci après avoir prononcé d’autres propos, aussi aberrants que condamnables, sur l’histoire de l’Afrique. Nous faisons allusion ici à son allocution prononcée le 26 juillet 2007, à l’Université de Dakar, au Sénégal, dans laquelle il niait aux peuples africains toute capacité d’évolution : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. » (4)  Son approche du règlement du conflit qui sévit dans la région des Grands Lacs constitue ainsi un nouveau faux pas de sa vision sur l’Afrique. Car ce qui transparaît dans cette posture de Nicolas Sarkozy, aussi bien dans son discours de Dakar que dans ses propos concernant le conflit dans les Grands Lacs, ce n’est ni plus ni moins une erreur d’appréciation de l’histoire précoloniale, coloniale et postcoloniale du continent africain. Si c’est cela la nouvelle politique française pour l’Afrique, on peut dire qu’elle est aussi dangereuse que la Françafrique à laquelle Nicolas Sarkozy avait promis de mettre fin.

Si le discours de Dakar a été vécu comme une humiliation pour tous les peuples africains aux Sud du Sahara, les propos tenus au sujet du règlement du conflit des Grands Lacs peuvent être vécus par les Congolais comme une vraie menace pour l’intégrité de leur territoire. Ils devraient donc faire réagir des intellectuels africains pour donner, une fois de plus, une leçon d’histoire et de géopolitique à Nicolas Sarkozy, qui semble assez maladroit dans l’approche des questions africaines.

Krysis Kilokila-Kiampassi
Auteur de Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville (L’Harmattan, 2005).

(1)   Cf. GASSAMA Makhily (dir.), L’Afrique répond à Sarkozy : Contre le discours de Dakar, Paris, Philippe Rey, 2009

(2)   Cf. « Des parlementaires congolais opposés à la visite de Sarkozy en RDC », in Congo-Site Portail

(3)   Cf. France Diplomatie :  (consulté le 29/01/2009).

(4)  Cf. « Allocution de M. Nicolas SARKOZY , Président de la République, prononcée à l’Université de Dakar »  (consulté le 18/06/2008)

Commentaires (15)Add Comment


Ecrit par nzingankoumvou, janvier 31, 2009

Ségolène Royal a bien raison, Sarkozy est un gamin qui joue au shérif avec un pistolet en plastique.
Le comportement de cet olibrius d’origine bulgare devrait nous faire réfléchir, et changer notre regard sur la France officielle qui nous prend pour des sous hommes et nous imposer les dictatures les plus sanguinaires.
Si avec nos différences,nous Africains, pouvons former un front uni, la France hautaine nous regarderait autrement; n(oublions pas que pendant plus d’un siècle, l’Afrique francophone a fait la richesse du colon français et nous continuons avec des psychopathes illettrés qui nous dirigent du genre le médiocrissime Sassou,le Mollah Omar Bongo,Biya,Ydriss Débris la liste est longue etc..
L’avenir du contient est entre nos mains, ce n’est la France qui nous conduira vers le développement, il ne faut pas rêver.

Sarkozy persiste dans sa méprise sur l’histoire africaine  + Benjamin Toungamani:«Nous voulons déstabiliser le régime de Sassou»  dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Géopolitique
Ecrit par LiaisonLampe, janvier 31, 2009

Sur ce, peut-être que la vérité est ailleurs !

Avec la poussée de la Chine en Afrique, membre du conseil de sécurité à l’ONU, cette Chine qui commence à caresser les africains, cette lecture donne à penser à la nouvelle géopolitique ; une façon implicite de rappeler qu’il y eut, qu’il y a, des « pré carrés » ! A ce propos l’on ne peut ignorer l’influence de la Françafrique !
Ils ne sa battent plus chez eux ! ils ont leur arène : l’ Afrique !
Ceux qui s’accrochent au pouvoir essayent de rendre jaloux tel ou tel autre ! un gros chantage sur les intérêts des uns et autres :

Rappelez vous !

Moscou et Pékin ont opposé leur veto à un projet de résolution, présenté au Conseil de sécurité des Nations unies, appelant à des sanctions contre le régime de Mugabe. L’Afrique du Sud s’est également opposée aux sanctions.

a Russie et la Chine ont opposé leur veto, vendredi 11 juillet, à un projet de résolution, présenté au Conseil de sécurité de l’ONU, appelant à des sanctions contre le Zimbabwe. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne voulaient notamment imposer un embargo sur les armes et des mesures punitives contre le président Robert Mugabe et ses principaux collaborateurs.

Au total, les puissances occidentales avaient recueilli neuf voix « pour », le minimum nécessaire pour obtenir le feu vert du Conseil de sécurité, qui compte 15 membres. Mais la résolution n’a pu être votée en raison de l’opposition de Moscou et de Pékin.
Dès samedi, la Chine a justifié son veto, expliquant qu’ »étant données les conditions actuelles, adopter une résolution imposant des sanctions au Zimbabwe n’aurait pas encouragé les différentes parties à engager un dialogue politique et des négociations afin de parvenir à des résultats », selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué. Cela aurait même « compliqué la situation au Zimbabwe ».
Pékin a aussi regretté que la communauté internationale ait ignoré son appel à accorder plus de temps à l’Union africaine, afin que celle-ci puisse mener une médiation.

 dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Notre vrai problème est notre MOLESSE !!
Ecrit par Nephew, janvier 31, 2009

Quel Congolais au pays accepterait qu’un voisin de quartier vienne l’insulter chez lui devant femme et enfants ? PERSONNE, à moins qu’il ne s’agisse d’un mou, d’un faiblard.

Notre problème véritable est que nous ne réagissons pas avec assez de RUDEUR face aux propos d’un urluberlu qui s’est permis un jour de dire que la France n’avait pas économiquement besoin de l’Afrique ! IL Y EN A MARRE, IL FAUT REAGIR BON SANG !! Parce que notre molesse est un message qui signifie « vas-y Sarkozy, tu peux continuer, nous n’allons rien faire, tu peux dépécer la RDC et même toute l’Afrique ! « , il faut réagir avec force, vraiment, ça ne peut plus continuer de cette façon là.

Il faut montrer que même si Sarkozy avait raison, ce n’est pas à lui de dire le changement et de le réaliser en Afrique, l’Afrique a déjà assez souffert de la cruauté et des bêtises de salauds qui venaient d’ailleurs, alors ç’est aujourd’hui aux Africains d’impulser les changements qui seront nécéssaires chez eux.

Evidemment avec des chefs d’Etat qui sont à la botte de la France, il ne faut pas s’étonner que la France impose ses décisions chez nous ! Et ça se complique en plus avec des citoyens qi soutiennent ces chefs d’Etat installés par la France et à la botte de l’étranger, je veux parler ici des compatriotes Geo, Democrate et autres, REVEILLEZ-VOUS BON SANG !

ERRATUM
Ecrit par Nephew, janvier 31, 2009

Nous ne réagissons pas avec assez de RUDESSE et non de rudeur !

POUR UN GOUVERNEMENT AFRICAIN DE GRE OU DE FORCE
Ecrit par MOTOROLA, février 01, 2009

et pendant ce temps, des gens refusent le gouvernement africain…

Ce gouvernement, il faudra le créer de gré ou de force.

Nous devons régler nos problèmes nous même.

Ce n’est pas sarkozy qui ira dire aux usa comment ils doivent régler les mouvements de populations à la frontière avec le Mexique.

Ce n’est pas sarkozy qui va dire aux chinois de laisser le Tibet cadeau.

Il n’y a qu’aux africains que la petite france de sarko se permet de dire ce genre de choses: « laissez vos terres à vos voisins gratis »

Il va falloir forcer un gouvernement africain, même avec khaddafi. au moins nous aurons un mégalomane qui ne se laissera pas marcher sur les pieds et ne baissera pas son pantalon comme les sauvages néo colonisés de sassou et bongo. démocratie ou pas, il faut commencer par être digne

A quand des africain qui tiennent leur continent dans leurs mains et le porte dans leur cœur.

Alors que l’occident est aux abois, il cherche à rechercher un champ de bataille sur le continent africain.

sarkozy peut compter sur sur le caporal sassou et le sergent bongo pour exécuter les basses œuvres

un regard de colon!
Ecrit par atadélé, février 01, 2009

le regard que je jette sarkozy sur notre continent, est un regard du colon, paternaliste et affairiste.après avoir vomi des inepties à dakar , le voilà en rdc en train de créer une autre conférence de berlin pour tracer de nouveau les frontières héritées de la colonisation!
bientot le centrafrique doit partager son sud forestier avec le tchad.
-le benin doit élargir ses frontières pour avoir le pétrole nigérian.
-la cote d’ivoire doit partager ses plantations de cacao avec le burkina et ainsi de suite.
la diplomatie internationale est une et indivisible; l’on ne doit pas avoir une diplomatie des africains, car il faut respecter l’intangibilité des frontières et la non-ingérence dans les affaires d’autrui.
sarkozy qui n’a que du mépris pour l’afrique doit se méfier de verser dans la provocation.
il n’a qu’à continuer de soutenir les dictateurs préfets de la france en afrique et laisser nous jouir de nos espaces géographiques reconnus depuis des lustres.

un excité!
Ecrit par la léfini! la nkéni!, février 01, 2009

il n’a pas des pieds sur terre ce monsieur!ceux qui ont la maitrise des dossiers africains doivent l’aider; où sont les roussin, hubert védrine, michel rocard, probst.


Ecrit par Sala, février 01, 2009

QU’est-ce qu’il y a d’étonnant dans cet homme, véritablement dictateur né! Il suffit de regarder ce qui se passe en France pour comprendre que l’homme n’est pas démocrate. Sarkozy fait tout ce que font nos dictateurs et il est en perpétuel contradiction avec lui même.

« …Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, qu’il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel: comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres… »

Pour montrer que il est bien portant lorsqu’il se défend par : « S’attaquer au problème de fond, aller aux sources du conflit qui a repris en octobre dernier…. », demandons tout simplement à Sakozy de commencer à régler le problème Palestinien avec l’Israël en appliquant sa proposition émise contre la RDC c’est à dire s’attaquer au problème de fond, aller aux sources du conflit qui dure depuis 61 ans déjà. Voilà comment il pourra devenir immortel, au lieu de courir derrière les richesses de la RDC qu’il voudrait faire gérer par ses amis…


Ecrit par Jacques A, février 01, 2009

Les africains défendent les frontières coloniales ce qui peut paraitre étonnant car ces frontières ont été établies sans l’accord des peuples africains mais sont le fait de la conquête et des accords entre puissances coloniales.

LAISSEZ TOMBER !!!
Ecrit par Soyouz, février 01, 2009

Sarko n´a encore rien fait pour la France et il a beaucoup a apprendre sur l´Afrique.Il doit mettre l´apprentissage au dessus de ses ambitions.Etre President de la republique Francaise ne lui donne pas encore la maitrse de tous les dossiers africains surtout concernant le partage des frontieres.C´EST UN IGNORANT AMBITIUEX.

SALA
Ecrit par mouanga, février 01, 2009

Si le président Sarkozy veut être crédible,sil veut passer pour un Grand homme et entrer dans l’Histoire, il doit aller au fond des choses avec les Corses, les Bretons, les Alsaciens, les Basques…
en leur rendant leur autonomie. on ne grandit pas la République à coup de talonette comme une nenette qui tapine dans le bois de boulogne. Les grands Hommes ne sont jamais sortis du tout à l’Ego !
Ce n’est pas en procédant de la sorte que la France pourra redorer son blazon au Rwanda. Le courage politique c’est de reconnaître les erreurs commises au Rwanda. Cet homme est en train de faire de l’armée républicaine française une véritable société de gardiennage au bénéfice des dictateurs contre le peuple. il est en train de liquider ce qui reste d’estime pour la France en Afrique. Il fait le lit de la Chine.

SALA
Ecrit par mouanga, février 01, 2009

S’il avait un brin de courage, il aurait reçu le Daïlalama au non des Droits de l’Homme qui font que le monde entier respecte la France.
Il est bien dommage que nous ayons un marchand d’illusion, un presdigitateur, un Garsimov sans talent !


Ecrit par NO, février 01, 2009

C’est une course à la montre et une façon d’occuper l’espace. Sarko a peur parce que Barack OBAMA lui fait de l’ombre. Il faut bien qu’elle s’agite, notre petite poupée vaudou, piquée de partout, même à l’endroit le plus essentiel qui fait de lui un homme. C’est Carla qui ne sera pas contente, surtout qu’en plus elle aime ça.

Au lieu de nous emmerder, qu’il aille un peu s’occuper de ces millions de travailleurs et lycéens Français qui sont dans la rue, suite à ses promesses virtuelles.

Là où OBAMA gèle les salaires de ses collaborateurs, lui il les augmente de 120% et vous voulez qu’il aille s’occuper de l’Afrique qu’il prend non pas pour un continent, mais pour un pays ? Mon oeil !


Ecrit par claude, février 02, 2009

on préfère que Sarkozy parle de communautés des états, c’est dire qu’en crée une nation comme pour que les rwandais eux de l’espace. Mais de telle union ne peut que se faire à travers la démocratie. Je me demande si le Rwanda respecte les règles de la démocratie. La démocratie est important pour préserver la la paix régional.

il veut s’inscrire dans l’histoire
Ecrit par master, février 02, 2009

Sarko c’est un type qui de façon mediocre s’inscrit dans une page historique triste de sa vie.Il a toujours ete mediocre.S il n a pu sauve son mariage, je ne vois pas comment il va reinventer les limites de nos frontieres.laissez ce minable et triste personnage vivauter dans ses illusions.vous me donnerez raison, d’ici à la fin de son mandat il aura déja oublie le rwada et la rdc.


Benjamin Toungamani:«Nous voulons déstabiliser le régime de Sassou»  
Écrit par Musi Kanda   
18-12-2008

Le porte-parole de l’association Plate-forme contre la corruption et l’impunité (PCCI), Benjamin Toungamani, qui s’est porté partie civile dans la plainte contre Bongo, Obiang et Sassou pour recel de détournement de fonds publics, s’est confié à  » Mwinda « . Dans ce long entretien, il nous fait part de ses motivations, mais aussi des réactions suscitées par cette plainte auprès des trois chefs d’Etat, furieux d’être à nouveau sous les feux de la rampe, une publicité mal venue par ces temps de crise.

Mwinda – Benjamin Toungamani, il y a eu en 2007, une première plainte en France contre Sassou, Bongo et Obiang. Plainte que le parquet a classée sans suite. Pourquoi une autre plainte aujourd’hui ?

Benjamin Toungamani –
Le motif de ce doublon est d’ordre judiciaire. Voici l’historique de ces plaintes :

- Le 27 mars 2007, Survie, Sherpa et la FCD déposent une première plainte simple.


- Le 19 juin 2007, une enquête préliminaire est ouverte, qui aboutit à un important rapport de police.

- En novembre 2007, la plainte est classée sans suite malgré l’existence de ce rapport.

- Le 9 juillet 2008, une deuxième plainte simple est ouverte, plainte à laquelle se joignent Transparence internationale et trois citoyens congolais et gabonais.

- Le 3 septembre, celle-ci est rejetée presque normalement.

- Le 2 décembre, Transparence International et un citoyen gabonais, profitant d’une nouvelle loi, déposent une plainte avec constitution de partie civile, espérant ainsi l’ouverture d’une information judiciaire.

Mwinda – Ok pour l’aspect purement juridique. Mais vous n’allez pas me dire que ces plaintes contre Sassou n’ont pas de caractère politique ?

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BT – La politique est présente depuis le départ. Pour mieux illustrer mon propos, je vais revenir en arrière, à la conférence nationale souveraine. Deux grandes commissions ont été le leitmotiv de la CNS : la commission des crimes et assassinats et la commission des biens mal acquis, présidées respectivement par Massema et Ndzoumanguelet. C’est par le biais des milliers de crimes de sang commis et des milliards de francs détournés que nous avions réussi à disqualifier la dictature de Sassou.

Mwinda – Qu’est ce que vos plaintes en France ont à voir avec la conférence nationale seize ans après ?

BT – Le problème des biens mal acquis n’a pas été résolu depuis. On se rend compte que la gestion des ressources nationales n’a pas changé. Près de 300 000 barils/jour (avec des pointes à 150 dollars/le baril) et un pays parmi les plus pauvres et les plus miséreux de la planète. Nous pensons donc que cette plainte a des vertus pédagogiques. La preuve, c’est que dès que nous avons touché là où ça fait mal, c’est-à-dire à l’argent, la dictature est aux abois.


Mwinda – De ce point de vue, vous considérez avoir atteint votre but ?

BT – Non. Nous n’avons pas vraiment atteint notre but pour une raison très simple. Toutes les forces politiques et citoyennes impliquées dans le changement ne se sont pas approprié cette affaire. Comme avec l’affaire des  » disparus du Beach « , nous cherchons à ce que tout le monde, toutes les populations se saisissent de cette affaire de biens mal acquis. Notre but, c’est de montrer que nous devons nous battre sur l’aspect financier combien sensible et important. Supposez que nous prenions le pouvoir aujourd’hui, les forces progressistes, il est sûr que nous verrions débarquer des milliers de créanciers léonins, fruit d’une dette qui n’est pas la nôtre, avec des justifications internationales issues des paradis fiscaux tant décriés. Des Bolloré et autres fonds vautours. Que ferions-nous alors ? Combien de temps tiendrait ce pouvoir démocratique avec autant de dettes fallacieuses ? Devrions-nous alors dénoncer cette dette comme ont voulu le faire le Mexique ou l’Argentine ? C’est donc en amont qu’il faut s’inquiéter des dettes fallacieuses de M. Sassou. Ce sont ses dettes, pas les nôtres.


Malheureusement, les Congolais se mobilisent peu autour de cette plainte. Sur une population de 3 millions d’habitants que compte notre pays, on pouvait espérer qu’il y en ait plus qui se sentent concernés.

Mwinda – Trois millions ? C’est un peu exagéré non ? Nous avons des compatriotes qui vivent dans des coins reculés qui ne sont pas au courant de cette histoire de biens mal acquis, ou qui ne comprennent tout simplement rien à l’objet de cette plainte contre Sassou.

BT – Oui, c’est une façon de parler. Mais j’en veux plus aux hommes politiques de l’opposition car eux comprennent les enjeux. Certes, il y a beaucoup de contribuables qui se manifestent aujourd’hui, mais c’est un peu tard. La Plate-forme contre la corruption et l’impunité (PCCI), notre association, ne pouvait pas ester en justice parce que nous n’étions pas présents sur la deuxième plainte. Ne pouvaient figurer sur la plainte actuelle réactualisée, que ceux qui figuraient déjà sur la deuxième plainte simple, donc Transparency et les 3 plaignants congolais. Notre plainte, c’est un moyen que nous proposons aux Congolais pour lutter contre Sassou dans les faits. Comme dans l’affaire du Beach, j’aimerais que l’opposition se lève pour soutenir les enfants massacrés. Qu’elle se lève pour soutenir tous ceux qui meurent par milliers à cause des détournements chroniques de Sassou et de son clan.

Mwinda – L’affaire du Beach n’est pas un très bon exemple car l’opposition politique n’a pas vraiment bougé. Pour l’affaire des biens mal acquis, elle ne bouge pas non plus. Pourquoi, à votre avis, ne bouge-t-elle pas pour vous soutenir si votre cause est juste ?

BT – C’est une bonne question. Je crois qu’il y a deux raisons. La première, c’est que même si Sassou est décrié aujourd’hui comme le voleur en chef, il y a beaucoup de gens parmi personnel politique actuel qui ne peuvent lui faire la leçon. Beaucoup ont travaillé avec lui et ont eu le temps de constater in vivo la gabegie. Pourquoi n’avaient-ils pas réagi à l’époque ?


Le changement, c’est aussi changer de mentalité, être plus exigeants avec la gestion de la chose publique. Je me rappelle que du temps de Massamba Debat, les fonctionnaires de retour de mission, reversaient au trésor l’argent non dépensé, à commencer par Debat lui-même, chose impensable aujourd’hui. Prenons par exemple le cas de Mathias Dzon. Beaucoup de gens lui reprochent de n’avoir rien dit ni rien fait sur la gabegie, quand il était ministre des Finances. Aujourd’hui, il se présente à la magistrature suprême, sans une véritable croisade contre les détournements de fonds, sans avoir déclaré sa fortune personnelle. Que devons-nous en penser ? La deuxième raison est que d’autres hésitent à attaquer Sassou  sur le front sensible de l’argent. Peur ou inconséquence ? Je n’en sais trop rien.

Mwinda – J’ai du mal à comprendre que vous poursuiviez Sassou en espérant un appui de l’opposition, alors que vous dites vous-mêmes qu’il y a dans cette même opposition des hommes pas clairs avec l’argent. Vous ne trouvez pas que c’est contradictoire ?

BT – Ce n’est pas contradictoire. Nous avons besoin d’une nouvelle classe politique.

Mwinda – Comment comptez-vous vous y prendre alors que tous ceux qui sont là s’accrochent ?

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BT – Je pense que nous attaquons le château du mauvais côté. Nous devons être les avocats des populations, des enfants qui meurent faute de soins. Nous devons travailler sur des dossiers avérés comme ceux que dénonce Xavier Harel dans son ouvrage. Ce n’est pas en faisant de la politique politicienne que nous y arriverons. Partout où il est possible, il faut créer des contre-pouvoirs, des actions de résistance civique ; refuser de payer les actes administratifs, les redevances multiples sur l’eau qui pourtant ne coule pas, sur l’électricité qui est fantomatique. Bref, il faut que les citoyens, par tous les moyens, protestent, rendent le pays ingouvernable tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.

Mwinda – Revenons sur la plainte, si vous voulez bien. Il est écrit dans l’article 45 ou 47 de la Constitution que les biens publics sont inaliénables. Pourquoi ne vous êtes-vous pas appuyés sur cet article de notre Constitution pour porter plainte contre Sassou au Congo même, devant les tribunaux congolais ?

BT – (Eclats de rire). Pour deux raisons. La première, ce sont des articles foulés au pied. Sassou ne respecte pas ce texte. Il est par exemple dit que les personnes, notamment les élus, nommés à une haute fonction publique sont tenues de déclarer leur patrimoine lors de leur prise de fonctions. Personne ne l’a jamais fait, à commencer par Sassou lui-même. Il y a pourtant une cour des comptes. Elle devrait être indépendante du pouvoir. Au Congo, elle n’a jamais travaillé ni rendu des rapports. Le prix du pétrole a connu une forte flambée, mais la cour des comptes ne pourra pas vous dire où est passé le pactole de cet or noir. Selon Global Witness, près de 200 milliards de francs disparaissent chaque année sans laisser des traces. Les tribunaux congolais, parlons-en ! Il n’est pas possible d’ester en justice au Congo et d’avoir raison contre le pouvoir ! Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé avec l’affaire du Beach avec ces généraux présents dans le box des accusés entourés de leurs gardes de corps. Personne n’a confiance en cette justice ! Tous les chefs d’entreprise qui ont pris l’argent des marchés publics sans réaliser les travaux ne sont jamais poursuivis. Humberto Brada qui a ruiné des milliers d’épargnants congolais avec la complicité des autorités court toujours, alors qu’il aurait dû être sous les verrous en lieu et place des jeunes de Pointe-Noire…

Mwinda – Il y a un an, sur TV Sud, Thierry Moungalla déclarait, je cite, «  il n’y a rien d’anormal qu’un homme d’Etat (Sassou) puisse disposer de deux biens après 40 d’activité. » Selon lui, Sassou « fait preuve en l’occurrence de beaucoup de modestie » avec seulement deux pied-à-terre à Paris. En d’autres termes, vous êtes de mauvais coucheurs car c’est avec ses économies que Sassou a acheté ses logements en France.

BT – Prenons la villa Suzette (du Vésinet). Les experts immobiliers l’estiment à 8 millions d’euros. Combien gagne-t-il pour construire à Oyo, à Mpila et acquérir des biens d’une telle valeur en France ? Et pourquoi cette villa est-elle au nom d’Ambendet ? Où travaillait-il? Qui, quel chef d’Etat, à part Sassou et Lissouba, a acquis des biens immobiliers en France ? Massamba Debat avait juste deux modestes maisons, l’une à Brazzaville et l’autre à Boko. Et Ngouabi, c’était pareil, une maison à Brazzaville et une autre à Owando, tout aussi modestes. Même Yhombi dont Sassou avait dénoncé le goût de luxe n’avait jamais acheté de maison en France.

Mwinda – Admettons. Mais est-ce que vous savez ce que gagne Sassou pour l’accuser de détournement d’argent public ?

BT – C’est ça le problème. Vous savez, vous, ce qu’il gagne ? Et puis, Il n y a pas que Sassou en cause ! Regardez cet apparatchik qui s’est fait voler 900 millions de francs sous son lit à Lékana. Comment s’appelle-t-il déjà ?

Mwinda – Il me semble que c’est Okombi Salissa…

BT – Okombi Salissa. Près d’un milliard de francs sous son lit, vous vous rendez compte ? Mais combien gagne-t-il pour avoir autant d’argent en espèces chez lui, même ministre ? Pierre Oba se serait fait voler 10 000 euros il y a quelques jours à Neuilly, il y a les 250 000 euros de Ngokana à Roissy et j’en passe. Il y a un gaspillage évident. C’est pourquoi le pouvoir a peur d’aller au procès. Le clan de Sassou est malin. Il a réussi une telle embrouille que l’on aura du mal à mettre la main sur toute sa fortune. Mais c’est la piste des compagnies bancaires, d’acquisitions officielles, du recyclage de l’argent sale dans les paradis fiscaux que nous exploitons. Vous savez, les transferts d’argent laissent toujours des traces. Nous savons par exemple à qui appartiennent réellement les trois grandes résidences à Neuilly au nom d’hommes d’affaires français proches du pouvoir. Sassou ne pourra jamais prouver que c’est avec l’argent de son traitement de président qu’il a acquis tous ses biens.

Mwinda – Akouala dit que le gouvernement congolais va porter plainte pour diffamation contre vous et vos parrains.

BT – Nous attendons. Il risque d’avoir la même mauvaise surprise qu’avec la plainte contre Verschave.

Mwinda – Vous avez des échos suscités par vos démarches judiciaires au Congo ?

BT – Oui, bien sûr. Le commun des mortels au Congo est content. Judiciairement, là-bas, ils ne peuvent pas faire grand-chose et ils comptent donc sur nous. C’est le moins que l’on puisse faire pour notre peuple. Au fond, il est de notre devoir, mais aussi notre droit de demander des comptes. Que Sassou nous explique ce qu’il fait de l’argent des contribuables congolais. Il y a un accueil formidable à cette plainte de la part de nos compatriotes congolais et africains. J’en profite pour lancer un appel aux citoyens de se porter partie civile. C’est anonyme, ils ne risquent rien. Ce que nous souhaitons, c’est que cette révolte fasse boule de neige et nous incite à prendre nos affaires en main. Nous n’allons pas rester les bras croisés et regarder les organisations françaises faire le travail à notre place ! Il faut harceler le pouvoir congolais de tous les côtés.

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Commentaires (93)Add Comment

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Anonyme ou pas,je suis motivée pour l’inscription mais,
Ecrit par Natacha, décembre 19, 2008

Où et comment peut-on s’inscrire comme partie civile?
Mes enfants français peuvent-ils s’inscrire? Et ma fille mineure? Merci BRUNO de nous éclairer à ce sujet car le temps presse.

Très intéressant
Ecrit par Moi, décembre 19, 2008

Très intéressant ce Toungamani.

J’ai du mal à comprendre que l’opposition congolaise soit incapable de le soutenir et que les contacts qu’il s’évertue à nouer avec les dirigeants des partis dits d’opposition restent infructueux.

C’est à se demander s’il veulent vraiment que Sassou parte. Si j’ai bien compris, même Marion Mandzimba Ehouango (n’est ce pas lui le n° 2 de Marien Ngouabi et Ethique?) n’a pas donné suite à l’appel de Toungamani? C’est curieux…

Bravo Monsieur Toungamani
Ecrit par Pseudo Anonyme, décembre 19, 2008

Du courage, de la constance, de la persévérance. A défaut d’être suivi par les hommes politiques congolais vous devriez au moins être soutenu. Votre combat contre les biens mal acquis en dérange plus d’un.

Merci à vous et aux bourgeois de Neuilly

contactez ….
Ecrit par bruno, décembre 19, 2008

Natacha .. nous l’avons déjà dit … il faut contacter
Maud PV \n
maud.perdriel-vaissiere@asso-sherpa.org Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

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Au suiiiiiiiiiiiivant
Ecrit par ngonga éléli, décembre 19, 2008

Au Suiiiiiiiiiiiivant ! a qui le tour après le colonel Bagosora (alias colonel de l’apocalypse ) ?

A cet instant certains dans brazzaville ont la peur dans le ventre !
Mais les mailles du filet de la justice sont tellement étroite que ces bourreaux du peuple Congolais a gros ventres ne pourront s’échapper.

Congo na Nga ,
Congo na Yo ,
Congo na bisso tout
Ngonga éléliéééééééééééééééééééééééé ééééééééééééééééééééé
Nzambé akumbama

Amen

reconnaissez votre defaite, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

COMBAT PERDU, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

Ndéko kéba !
Ecrit par ngonga éléli, décembre 19, 2008

JE viens de démasquer ce PEPE , de quelle paix nous parle t il ?
mon frere , le Gabon est trop petit pour accueillir toute la population du nord , la centrafrique trop pauvre pour nourrir les réfugiers congolais , stp arrete de semer le tribalisme et surtout reconnais el mal qu’a fait le pouvoir actuel de sorte qu’on passe a autres chose et non de venir jouer les ignorants du mal national car si tout le monde raisonne de la sorte à mpila , les représailles des autres apres sassou risquent de ressembler a ce qui s’est passer au rwanda , nous sommes congolais Toungamani est un Congolais qui juge anormal ce qui se passe et à le droit de s’exprimer il faut l’encourager car sa victoire sera celle du peuple Congolais.
Je comprends tes réactions car tu protege ta petite part de fromage fait à base du lait des vaches de mpila , mais n’oublie pas qu’avec ses attitudes un trou se creusera dans ton parcours attention cher frere prends en conscience , dans l’armée je dirai que t’es une chair a canon.
Les bakongo qu’on traite de tout demain s’il s retrouvent en position de force ah ! n’oublie pas que les bembés aussi aiguisent leurs couteaux dans le coin sans oublier la rancune des catangais , et kouyou cher frere attention , cultivons la paix et non le tribalisme .

Pour info je suis issu d’un père du nord et d’une mère du sud !

Congo na Nga ,
Congo na Yo ,
Congo na bisso tout
Ngonga éléliéééééééééééééééééééééééé ééééééééééééééééééééé
Nzambé akumbama

Amen

le régime de SASSOU est une arnaque et SASSOU un malfrat.
Ecrit par vivienz, décembre 19, 2008

En tout cas lucide comme l’eau de source ces propos de Mr. TOUNGAMANI

Il n’y-a rien A ajouter ou A retirer…
La politique du ventre que SASSOU et ses sbires nous font vivre n’est que passagere, mais l’eternite de “L’HOMME EST DANS SES ACTES” oui je parle d’actes…Pas d’intimidations( Je vais te montrer qui JE suis…),de tortures,de rapport de forces .
Montrez Nous QUI vous “ETES”……Mr SASSOU
Construisez les ecoles,les routes,les hopitaux
Assurez nos emplois…
Payez les retraites..payez les bourses que l’on soit de votre bord ou pas….Augmentez les salaires des fonctionaires…
Toutes ces choses sont possibles.
Malheureusement 25 ans au pouvoir pour rien faire avec moins de 3 millions de CONGOLAIS et c’est incroyable. Nous representons un SQUATTER CAMP (quartier bidonville) de l’AFRIQUE DU SUD par notre faible population …….Alors si vous ne pouvez même pas gerer et satisfaire les besoins d’un quartier je n’ose pas imaginer le reste…..
C’est dans la crainte , la precarite et la honte que nous vivons. Mais il y-a un dicton qui stipule: « A chef incompétent, entourage incompétent ». Votre entourage, Mr SASSOU, est exactement ce que vous êtes, et ensemble, vous constituez un groupe de malfrats qui n’a ni sens de la moralité publique ni conscience de cette moralité.

Real change we NEED.

Le CONGO!!! est-ce un Royaume? Une province de France? Une dynastie?
Eclairez moi…
Les interets de la FRANCE au CONGO ne passe pas avant les interets du CONGO au CONGO.
C’est de sang neuf ,d’idees neuves et de reperes dont nous avons besoin Pas d’un scan de SASSOU.

super toungamani
Ecrit par abara moto, décembre 19, 2008

C’est sur ce chemin,celui de la justice et du civisme que nous arriverons à flechir/ mettre a genoux ce regime maffieux.

Pépé et ses attaques personnelles sur les apparences
Ecrit par Jean Jules, décembre 19, 2008

Benjamin Toungamani gagne honnêtement sa vie en France, en enseignant, ce que peu de personnes autour du président et dans sa famille pourrait faire de même.

Avant de critiquer ceux qui gagnent leur vie honnêtement et de plus s’investissent courageusement sur le plan social, Pépé il faudrait penser à ce moquer du Neveu, ex-steward d’Air Afrique,responsable des grands travaux qui visite ses rares vrais chantiers dans la même tenue que pour assister à un mariage. Ne parlons pas de l’autre Neveu responsable du Domaine présidentiel qui avoue à ses proches qu’il ne sait plus combien de milliards il a !

Je me moquerai bien de toi également mais il faudrait pour cela que tu mettes ta photo comme l’a fait Benjamin Toungamani, mais il est vrai alors qu’il ne te serait plus possible de faire des menaces voilées. Courageux va !!!!

Pauvre exilés, ils sont tous plein de rancoeur, surtout qu’ils ont été trahis par beaucoup d’opposants, et aujourd’hui, ils se font arnaquer par n’importe qui., Evaluation basse du commentaire [Montrer]

Pépé tu n’as pas compris la leçon !
Ecrit par Jean Jules, décembre 19, 2008

1) demande à Mwinda de publier ta photo pour que l’on voit de quoi tu as l’air !
2) Toungamani est un professeur dans un lycée alors que ton Sassou n’a que le niveau d’instituteur et, à voir l’état dans lequel il a mis le pays, il aurait mieux fait de ne pas quitter l’éducation nationale ou prendre des cours du soir !
3) Je dois aller bosser car je ne suis pas payé par Sassou pour insulter les honnêtes gens

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TOUGAMANI
Ecrit par Stéphano, décembre 19, 2008

moi je ne jette pas l’éponge. Il y aura toujours des BA DIA NTSEKE. Je vous assure croyez moi SASSOU va tomber. S’il se maintient encore au pouvoir c’est tout simplement parce qu’il a devant lui des gens qui pensent: » l’intervention divine les sortira du bourbier de l’homme de Mpila ». Les congolais croient que Dieu est pour telle ou telle autre personne; ils s’attendent donc à son intervention. J’ai lu Dieu ne fait point de favoritisme, il encourage le pus intelligent, le plus courageux. Pour ce qui est de votre terre d’asile. Il m’avait sembler que vous vous connaissiez en droit. Sachez seulement que les rapports de force sur toute la planète changent. Mais j’avoue aussi que votre démission est aussi une stratégie. Ce que je sais SASSOU entre en 2009 mais ne finira pas 2009 comme président. C’est pas parce que Dieu le frappera d’une maladie incurable, mais c’est parce qu’il suscitera plutôt un courage jamais connu dans l’histoire de ce pays et SASSOU sera obligé d’abandonné.
A toi Pépé qui a pris la décision de réagir maintenant, je crains que cela ne soit trop tard. Surtout ne montre pas ton visage comme te le demandent certains mwindanautes. Car la rage du courage risquera de frapper certains pour une simple intervention non réfléchie. Je te conseille de visualiser le document sur la prise du pouvoir par LAURENT DESIRE KABILA. Tu en tireras certainement des leçons. Chers compatriotes, seulement soyons un peu patients. Notre défaut est aussi que nous pensons que nos pensées sont des actions et doivent se réaliser à l’instant où nous les émettons. Un peu de patience et vous verrez. Je le certifie de nouveau. Non parce que j’ai reçu une révélation, comme l’a fait un certain pasteur sur ce site, parlant de MARION MANDZIMBA, mais plutôt parce que je lis le cours de l’histoire et du Congo et des autres peuples de la terre.

Le fruit est mûr, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

stephano
Ecrit par pépé, décembre 19, 2008

Si vous êtes aussi courageux, pourquoi se cachez derrière les pseudos. je te demande de garder le même pseudo après l’élection de 2009, car vous qui voulez du départ de sassou, vous serez decu, car il n’y aura ni guerre, ni ce que vous imaginez dans votre petit cerveau borné. Tu parles de prise de pouvoir de laurent desiré Kabila, où sont les similitudes entres les deux pays, c’est ce qui nous tuent en afrique, on comparent les pays, sans tenir compte de la singularité que chaque pays a. Et ne parlez pas de chers compatriotes, soyez patient, mais plutot, chers exilés Et des révelations,il faut toujours continuez à rêver, comme je l’ai dit plus haut. UN PEU DE PATIENCE ET VOUS SERZE DECU; ALORS LÁ CERTAINS D’ENTRE VOUS VERONT LES CHEVEUX BLANCS LEUR POUSSER DE PARTOUT SANS COMPRENDRE LES CAUSES. RENDEZ VOUS SUR E MEME SITE EN 2009, et je parie que vous changerez votre pseudo, car humilié, decu, ca sera la seule option. WAIT AND SEE.

A Pépé
Ecrit par Stéphano, décembre 19, 2008

Mon ou ma cher(e) Pépé, il me semble que tu as des problèmes d’éducation. Qui t’a parlé de guerre. comment ne peux tu pas comprendre que : » KINSHASA BRAZZA EZALI MBOKA moko, KAKA EBALE EKABOLA BISSO ». En plus ce n’est pas la seule histoire sur la terre. Mais comme tu dis WAIT AND SEE. Qui de nous deux changera son pseudo. Mais aussi dans ta certitude, j’aurai voulu que tu te demandes si Stéphano est un pseudo. Aussi,je ne raisonne pas en mystique ou que sais je en superstitieux. Suivant donc mon raisonnement, je ne pourrais avoir honte au cas où mes éventualités ne se produiraient pas. La science a des récurrences. Il est aussi du pouvoir de l’homme d’agir sur les éléments et les événements. Je te conseille déjà d’améliorer ta matière grise; car personne ne pourra plus être là pour plaider en ta faveur afin que tu occupes telle ou telle autre fonction si se ne sont les compétences requises. Retiens aussi que je ne suis pas exilé, je t’écris du Congo et je suis à Brazzaville. Certes de temps en temps je sors du pays pour aller chercher la connaissance; d’ailleurs même je vais jamais la chercher en France. Je pense que cette culture n’a rien apporter à mon pays. Laisse moi te le répéter: SASSOU ne terminera pas 2009 comme président du Congo. Mets sa dans ta tête, je sais pas si elle est petite ou grosse. La science a aussi cette vertu de prédire la vérité. Oh que c’est beau être un homme de science!

Nous avons…
Ecrit par Stéphano, décembre 19, 2008

.. besoin de patience. A nous lire chaque fois que l’on a le temps, il me semble que les réactions épidermiques se multiplient sur tous sujets. Cela ne peut nous permettre de bâtir une stratégie permettant de démettre l’homme de Mpila, qui pour les esprits avisés, est le couronnement de la malédiction que subie ce peuple. Parlant donc de stratégie, déjà celle d’acculer ce régime comme le fait BEN ne doit pas souffrir de continuité. Dans cette démarche, j’aimerai inviter tous ceux qui connaissent l’histoire du Congo, les historiens en particulier, de nous fournir les faits , aussi minimes soient ils, des événements ayant marqué ce pays. Je vous rassure dans cette démarche se trouve une bonne partie de la solution du problème qu’est le Congo avec son roi de Mpila. Si vous permettez, avec beaucoup d’efforts et de courage, j’ai parcouru  » le Manguier, le fleuve, la souris » de l’homme de Mplia. Il y a à lire entre les lignes pour non seulement savoir que l’homme était revenu pour ce venger mais aussi pour connaître sa « tactique » de reconquête et de conservation du pouvoir. Or selon la théorie chinoise du « GO » ou même la prédication de Jésus Christ: »…Car lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied….;…Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi,… »(Luc 14: 28-30)( il en a qui veront d’un mauvais oeil qu l’on cite le Christ) Et d’ailleurs même la « THÉORIE DES JEUX DE DÉCISIONS » va nous recommander cette démarche afin de déterminer nos chances et notre stratégie de gagner. L’homme de Mpila doit partir! on se posera même la question de savoir »faut il profiter des élections pour agir? ». Je pense que l’on ne devrait même pas attendre cette période. Les mêmes stratégies qu’il a utilisé pour reconquérir et se maintenir au pouvoir seront les mêmes a utilisé. Ceertes que la question financière se pose avec beaucoup d’acuité. J’ose croire que tous ce qui, par leur sueur ont gagné de l’argent doivent avoir maintenant le sens patriotique pour accompagner toute stratégie visant à débouter l’homme de Mpila.
Puisse la peur continuer de gagner MPiLA et Que vive le Congo.

NGONGA ÉLÉLI, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

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Ecrit par kibouende, décembre 19, 2008

Tara MOUANGA, ou est ton pote MUANA? A t-il abondonne le combat?


Ecrit par Tounga, décembre 19, 2008

Mon allié stephano

j’ai l’impression que tu ne m’a pas lu. Pourquoi s#en prendre a ceux qui ne sont pas de notre côté, ou tu es démocrate ou tu ne l’ai pas. Tu n’es pas Dieu pour dire que sasou ne terminera pas 2009. Nous qui voulons de sa chute, nous devons aussi croiser les doigts pour l’après élection, car si sassou reste, et c’est chose probable, nous ne seront plus en sécurité là où nous sommes.Nous serons denoncés par les autorités francaises et le pire est à craindre. Pas d’insultes.

Bon COURAGE
Ecrit par XOR, décembre 19, 2008

Merci Musi Kanda
Merci Ben Toungamani
Je parie que les réactions à cet article n’atteindront pas la centaine, tellement que les gens ont peur ! Il parait qu’en politique, les failles du gouvernement donnent de la voix aux opposants ! Mais le mutisme criard de ces vieux congolais, qui se disent opposants alors qu’ils n’y pensent plus, dépassent l’entendement ! TOUNGAMANI n’invente pas ! Il dit les faits ! ça devient très inquiétant que ses appels aux soutiens ne trouvent pas écho auprès de l’Association Marien Ngouabi et Ethique, et autres fameux opposants : «
Mwinda – A propos des jeunes, est-ce que vous avez des contacts avec  » Marien Ngouabi et Ethique  » pour amplifier votre action, puisque, comme vous, ils reprochent à Sassou d’être un prédateur ?
BT – Je l’ai fait. Ils n’ont pas répondu à notre appel. J’ai contacté leur numéro 2, mais pour l’instant, il n’y a pas de suite
Mwinda – Donc, si j’ai bien compris, aucun homme politique de l’opposition, même à titre individuel, n’a donné de réponse positive à vos appels en vue d’une action commune ?
BT – Aucun. Même au Congo, nous avons envoyé des émissaires qui devaient contacter l’opposition de Brazzaville, dont Me Ambroise Milonga et d’autres, mais pas de retour. »
On dirait que ça sent le soufre ! Mandzimba là … !
TOUNGAMANI a raison ! Il a tout dit ! Bravo ! On vous soutient, COURAGE !

Kinkalabouendethierrymoucrate, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

kinkalabouendemoucrate, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

Bravo, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

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HA YA MOUANGA
Ecrit par Mfumu Nzo, décembre 19, 2008

vOUS SAVEZ UN HONNETE NE PEUX AS TRAVAILLER AVEC SASSOU A MOINS QU’IL EST FAIM, ALORS S’IL A FAIM ET ACCEPT DE TRAVAILLER AVEC SASSOU IL PERT SON HONNETETE

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BT du courage
Ecrit par katulaluaza, décembre 20, 2008

mon brave BT juste pour te soutenir sur ton courage et autres imbéciles qui soutiennent des des personnes insensées arrête de vous divertir .Ici on travail et cherchant les voies de la libération du congo

Ce que je…
Ecrit par Stéphano, décembre 20, 2008

… dis je le répéte:Tous les dés jettés, pas magiques, mais probabilistes, l’homme de Mpila ne terminera pas 2009 comme président. Je ne me mets pas à la place de Dieu, je vous l’assure et je ne dis pas qu’il mourra, oui là seul Dieu a le dernier mot. Toute chose est soumise à un processus. Tenez par exemple, selon François Perou, parmi les étapes du dévellopement on a la constitution des gropuscules communautaires, des formes d’associations. Il est évident que quand les hommes veulent atteindre un objectifs, le premier pas c’est de s’organiser. Quant à la peur qui anime tous. Laissez moi vous faire cette illustration pour vous dire que la peur a des limites:  » Comme on dit deux coqs ne peuvent pas chanter dans un même poullayer. Alors dans mo village, il en avait deux. Le premier dominant quotidiennement sur le deuxième. Et quand le premier engageait les poursuites de triomphe, le second fuyait jusqu’à prcourir prtiquement 500m. Mais nous avions été surpris un jour; le second coq poursuis par le premier et fatigué fut obligé de s’arrêter et attaqua de façon surprise son adversaire qui ne puis résister aux et tourna le dos. »
SEULEMENT JE RESPECTE VOTRE STRATEGIE.
Ecoutez vous vous êtes interrogés sur la liberation sans condition des jeunes de POINTE NOIRE. L’homme de Mpila n’avait il pas évoqué la raison d’ETAT, quand les fameux sage du Kouilou étaient partis lui demander pardon? Non mais jusqu’à quand devra tant se moquer du peuple Congolais. En son temps le president YOULOU, j’étais pas encore né disait à un de ses traitres collaborateurs. Et il en a vu et lui sait qu’il est entrain de voir les dérniers événements. Attendant voir, pour qui le jeu sera favorable.

c’est un pas vers la chute de sassou!
Ecrit par nzoko akoué, décembre 20, 2008

sassou est sur une pente raide! il va tomber.tant pis aux gesticulations des courtisans.

Ma MOUANGA, tara MOUANGA
Ecrit par nzingankoumvou, décembre 20, 2008

Ma MOUANGA ou tara MOUANGA,
Je pose la même question que notre compatriote Kibouéndé, où est passé ton pote MUANA?, j’aimais bien certaines de ses réactions? il ne faut pas qu’il abandonne le combat.

Soutenons nos jeunes libérés à Ponton sur Mer et Merci Monsieur Toungamani
Ecrit par philippe, décembre 20, 2008

Tout en constatant que le gouvernement du Congo vient d’effectuer là un acte de civisme républicain en abondonnant des poursuites politiquement inopportunes contre ces jeunes de Pointe Noire, faisons également remarquer que la démarche de Toungamani devrait faire l’objet d’appropriation par tous ceux qui estiment que le régime actuel n’est pas seulement nocif à cause des conditions de son retour en 97, mais l’est aussi surtout en raison des dérives à l’enrichissement illicite impuni qui le caractérise. Pour cette raison, la judiciarisation comme répertoire d’action de lutte politique pour sauver notre pays est une démarche qui doit être au centre des discours de protestation, mais aussi des propositions de l’opposition qui entend, par ces futurs candidats aux présidentielles, assurer l’alternance dont je ne crois personnellement pas possible sans certains préalables.

Soutenons notre compatriote TOUNGAMANI qui a été depuis toujours au centre de plusieurs luttes de progrès, y compris dans l’affaire du beach dans le cadre de l’association la FCD.

Merci

non relu

avis à tous les humanistes attachés à la lampe tempête !, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

A MA MOUANGA
Ecrit par ELENGUY, décembre 20, 2008

Ton idée de venir en aide aux 35 ex détenus de PNR aussi humaine soit-elle, elle est faite sous le coup de l’émotion et donc non réfléchie.J’aurai voulu plutôt une aide de manière générale aux déhérités de la nation, Dieu sait combien il y’en a, car le Congo des années sassou est une prison à ciel ouvert dans la mesure où il manque de tout à ce petit pays sauf bien sûr pour le clan de mpila, d’ailleurs c’est pour cette raison, si le l’a pas encore fait de rejoindre de notre compatriote Benjamin Toungamani comme je l’ai fait. Dénoncer c’est bien, mais agir c’est encore mieux, le droit est notre seul salut, profitons-en.
Cordialement

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La justice contre les dictateurs est toujours une démarche politique de la part des juridictions qui prononcent les sentences.
Ecrit par philippe, décembre 20, 2008

Vaincre Sassou et sa dictature sur le terrain droit impliquerait que nous ayons les moyens de contrainte légitime servant à imposer aussi bien sa comparution que sa condamnation devant les juridctions compétentes. Or, depuis toujours, nous nous appercevons qu’en ce qui concerne le sort des hommes politique, le droit n’est contraignant que lorsqu’ils perdent leur statut avec tous les moyens de pressions qu’il le procure.

La judiciarisation du combat politique n’est qu’un répertoire complémentaire qui doit s’introduire dans une série d’action menées sur plusieurs fronts. Voilà pourquoi les hommes politiques, ceux qui ont le privilège de recontrer Sassou dans le cadre des échanges avec le pouvoir, doivent aussi s’emparer des enjeux du procès.

EN PLUS
Ecrit par philippe, décembre 20, 2008

Une fois que j’ai désigné les limites de la seule judiciarisation comme instrument d’action en vue de renverser un régime de dictature, posons nous la question de savoir à quoi sert-elle ? Comme je l’ai précédemment évoqué, elle doit être un des lieux dans lesquels les citoyens comme les organisations qui entendent défendre les intérêts de ces derniers (SHERPA), coalisent les mécontentement, en rendant davantage impérieuse l’idée du départ d’un Chef d’Etat qui appauvrit son peuple en faveur de ses loisirs personnels. Mais ce répertoire sert encore comme moyens de communication sur la scène internationale. En effet, dans la mesure où une telle plainte ne peut restée inconnues des agendas politiques des puissances qui ont un intérêts avec les pays concernés par ces spoliations, cette démarche aurait pour vertu d’influer les modalités de constitution des opinions publiques qui ont un impact dans la survie des régimes gouvernés par les Chefs d’Etat visés. Un Président d’un pays qui se bat pour obtenir le statut de PPTE, faisant l’objet de poursuite de la part de ses compatriotes crée normalement de gêne chez les intérêts officiels des puissances qui auraient plutôt intérêt à le protéger, d’où la colère des Dictateurs concernés. La plainte brouille leurs moyens de communication et diplomatique avec l’extérieur, en plus d’incommoder leurs soutiens extérieurs qui pourraient envisager d’autres solutions moins arrangeantes pour éradiquer définitivement le lien entre dictature et pauvreté dans des pays dont les immigrations posent aussi des difficultés avec leurs opinions publiques (les citoyens des démocraties concernées).

Non relu

Bon week end

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http://fr.youtube.com/watch?v=7gPRsDzaL9Q
Ecrit par david, décembre 20, 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=7gPRsDzaL9Q

POUR REPRENDRE LES TERMES DE NIMI MADIGNOU:

DANS LA RÉPUBLIQUE UNIE, COMMENT- EST CE QUE LE PARTI DE NTOUMI PEUT ÊTRE INTERDIT AU NORD MAIS PAS DANS LE POOL ?…NTOUMI LE MEMBRE DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LA RÉGION DU POOL ET CANDIDAT MALHEUREUX AU POSTE DE PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL DE LA RÉGION DU POOL, ENTITÉ ADMINISTRATIVE À PART ENTIÈRE DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO, EST INTERDIT D’ INSTALLER SON PARTI DANS UNE PARTIE DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO, DANS UNE AUTRE RÉGION OU ZONE DE CETTE RÉPUBLIQUE UNIE…OÙ ALLONS NOUS ?

Y’ A T-IL ENCORE UNE RÉPUBLIQUE AU CONGO ?

KIADI MINGI !!!

L’ARD de Dzon serait-il pour le dialogue ou pour l’élection directe?
Ecrit par yes we can, décembre 21, 2008

Lisez la conclusion de l’allocution lu par Me Ambroise-Hervé MALONGA à la conférence de presse de ce jeudi 18/12 à Paris.

« Chers compatriotes,
Je vais vous donner mon sentiment  profond. La situation qui prévaut dans notre pays le Congo Brazzaville, ne peut être résolue par la volonté d’un seul individu, fut-il président élu.
Je pense fermement qu’il faille rentrer dans une période de transition pour réhabiliter les valeurs démocratiques arrêtées par tous, consensuellement  à la Conférence  Nationale Souveraine. Le véritable changement est à ce prix.
Mesdames, Messieurs, Merci  pour votre bienveillante attention.
A.H. MALONGA
Porte parole de l’A.R.D »

Sur Ntoumi
Ecrit par yes we can, décembre 21, 2008

Pourquoi NTOUMI avale toujours sans contester les élections bidons auxquelles il participe et perd? Il est d’ailleurs le seul perdant à ne jamais se plaindre. Il a des équipes à Brazza qui dirigent son parti non? Dans des zones sous son contrôle Mvouba le domestique en chef de Sassou, a tricher au grand jour, il n’a rien dit.
Celui là aussi doit nous dire: IL EST A L’OPPOSITION OU AU POUVOIR?

Chers journalistes, au vrai travail – sans peur !!!
Ecrit par Koongoh, décembre 21, 2008

Bonjour a tous les journalistes!

Mais ou sont passés les journalistes de ce Congo? Pourquoi ne veulent-ils pas interviewer les leaders de l’opposition sur les faits les plus scandaleux de ce pouvoir? Sont-ils aussi cachés que ça (leaders de l’opposition)? Les journalistes ne comprennent-ils pas que tout le peuple en est intéressé afin qu’il fasse ses analyses concluantes?
Je vous en prie chers amis journalistes… je sais que vous etes capables. Je ne veux croire en un seul instant que vous ne pouvez pas etre les moteurs democratiques dans le vrai journalisme en ce qui concerne les droit et devoir ou l’obligation d’informer le réel au peuple congolais.
Comment se fait-il que devant des informations scandaleuses de la guerre du Pool lancées par Marion et l’actuelle histoire des biens mals acquis de Sassou et sa famille en France, vous n’avez jusqu’alors pas pu obtenir des interviews de Dzon, Poungui ou Kifouissa a propos? Trouvez-vous cela de normal dans le cadre informatif de votre travail? Comment ne pouvez-vous pas obtenir jusqu’alors la version de l’opposition face a ces nouvelles « degats » dont ailleurs dans le monde, toute vraie opposition democratique n’attend que pareille occasion pour demanteler le gouvernement?
Oui, meme Mwinda, la Semaine Africaine, et … je ne sais qui d’autres, ne peuvent susciter un franc-parler chez les leaders de l’opposition. Dommage!!!
Votre journalisme ne semble depuis que relater ce que l’on connait d’avance et cela d’un coté seulement (celui du pouvoir en place). Vous ne semblez pas comprendre que nous avons besoin de savoir les différentes positions des tenants ou leaders politiques officiels du Congo (surtout qu’ils tendent a la magistrature suprême de ce pays) sur chaque situation qui engage de loin ou de près la vie du peuple congolais. La position de Sassou par le biais d’Akouala on l’a connait déjà. Mais Dieu! celle de l’opposition on ne la connait pas. C’est a vous d’aller la chercher. Même s’ils (leaders de l’opposition) se cachent, vous devez les trouver… les demander leur réaction en rapport a toutes ces histoires choquantes afin que vous puissiez jouer pleinement votre role d’informateur du reel et par la suite que le peuple entende, comprenne et fasse la part des choses afin de savoir ce que valent veritablement nos hommes politiques pris un a un.
Je vous en prie, faites votre travail! Nous croyons en vous afin de mettre a notre disposition toutes les versions possibles de nos hommes politiques(en particulier ceux qui sont sur place au Congo); pas seulement du pouvoir!
Merci!

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lu pour vous
Ecrit par nzingankoumvou, décembre 21, 2008

Le président mauritanien déposé a été libéré dimanche à Nouakchott et a commencé à recevoir des visiteurs dans sa villa familiale, a constaté l’Associated Press sur place. Sidi Ould Cheikh Abdallahi était assigné à résidence depuis son renversement par la junte militaire en août dernier.

Chers journalistes, au vrai travail – sans peur
Ecrit par bruno, décembre 21, 2008

Pourtant c’est gratuit et facile de pouvoir pour ces leaders s’exprimer tant dans mwinda ou la semaine africaine.
Il faut encore rappeler qu’a ma connaissance il n’y pas de journaliste dans mwinda. mais des hommes et des femmes qui souhaitent s’impliquer dans l’amélioration des conditions de vie et savourer le départ du Pst Sassou en 2009

voici l’évangile selon saint ngakala, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

Au secour ngala revient !, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

faisons entendre nos voix
Ecrit par sauvons le congo, décembre 21, 2008

chers compatriotes,
la seule manière de destabiliser le système de sassou qui consiste à appauvrir les congolais en achetant les maisons, voitures et autres en europe et de faire entendre nos voix au niveau de la communauté internationale et la france serait d’organiser un sitting par voie de consequence de grande marche devant les villas de sassou et sa famille à paris en presence des medias français.Alors ceux qui sont da’ccord avec moi, faisons tous entendre nos vois.on trouvera une date pour ça.
j’attnd vos reactions


Ecrit par pépé, décembre 21, 2008

Desespoir bapangui desespoir, botikali maboko papa. Le jour où vous passerez sur rfi, on vous applaudira. Mais dut que cette communauté internationale n’est pas aveugle pour accepter vos conneries de tribalisme, vous vieillirez devant vos ecrans et oublierez que vous aviez d’autres choses plus importantes à faire que de rendre un seul homme responsable des malheurs du pays. Les responsabilités sont partagées, mais vous etant ce que vous etes, vous ne pouvez pas triompher. Convainquez d’abord ce qui sont au pays, car de loin, bokokoka te


Ecrit par Nokya Mokya, décembre 21, 2008

Je loue le courage politique,au delà l’esprit d’initiative de Benjamin Tongamani qui n’en est à son premier essai.
On se souviendra que dans l’Affaire des Disparus du Beach,il ne recevra aucun soutient solennel de la classe politique congolaise.
Pourtant les fruits du succès sont savourés communement quand les Généraux Dabira,Ndégué… sont épinglés par la justice française,oubliant du coup que l’Affaire des Disparus du Beach c’est lui B.Toungamani.
A ceux qui veulent lui trouver un prétexte fallacieux juste pour donner un coup de pousse à un pouvoir monribond,en évoquant son affiliation parentale à un politique ou à un autre,je partage le point de vue de mon frère MOUANGA.
Pourqoi me reprocherait-on:être le frère ou le fils d’un politique,condition consanguine s’imposant à moi?
Avons nous le même idéal politique?

Si l’initiative de Toungamani est vivement louable,le silence de la classe politique congolaise est écoeurant.
J’ai déjà lancé un appel à Marion Madzimba et Benjamin Toungamani pour une politique complémentaire,l’un de la diaspora et l’autre évoluant sur le terain politique-Brazzaville.
Pourtant ces deux poliques ne seraient sans rappeler YOULOU ET OPANGAULT en 1960,DIWARA et IKOKO en 1972-73,NGOUABI et DEBAT en 1977.
Si Marion Mandzimba pouvait solennellement rallier la plainte dans laquelle Toungamani s’est constitué partie civile,il ferait preuve d’humilité et réalisme politique,en sortirait grandi.
N’est-il pas juriste?
Car fortuitement, nous avons besoin d’une géopolitique équilibrée,d’un dynamisme,d’une fougue et d’une certaine jeunesse que semblent incarner nos deux compatriotes pour débouter Sassou.
N’en déplaise à Mathias Ndzon,Bonaventure Mbaya,Clément Miérassa,Marcel Guitoukoulou s’étant retrouvés dans un même groupement politique en voulant tous être président de la République.
En définitive,je m’addresserai à Marcel Guitoukoulou dont les vas et viens entre la France et le Gabon affaibissent,sinon discrédite la diaspora dont il s’autoproclame Président.
La politique étant loin d’être un show Bizz.
Merci.


Ecrit par Nokya Mokya, décembre 21, 2008

lire:discréditent.


Ecrit par pépé, décembre 21, 2008

Même savimbi qui était jusqu’en chine étudier les technique de la guérilla, n’a pa pu gagner face à la morale. A VOUS DE REFLECHIR

« Nous voulons déstabiliser le régime de Sassou »
Ecrit par MOTOROLA, décembre 21, 2008

Maintenant que les jeunes de pointe-noire sont libres, les mouvement pourrons reprendre si nécessaire dans le kouilou.

Les « sages » ne représentent qu’eux mêmes.

Mr Toungamani a raison, il faut montrer que tout est aujourd’hui le fait du pouvoir sassou.

Lorsqu’ils tomberont, les vautours n’auront qu’à les traquer, eux.

C’est maintenant à une nouvelle génération de se mobiliser pour enterrer sassou et son régime.

Sassou est seul

SASSOU EST UN CADAVRE POLITIQUE

Affrontons ces criminels comme il se doit. Les menaces ne fonctionnent plus. On ira jusqu’au bout de notre volonté.

C’est une question de DIGNITE

Voic le vrai visage de tara sassou, Evaluation basse du commentaire [Montrer]


Ecrit par sauvons le congo, décembre 21, 2008

salut
l’avenir ou donnera raison

Voic le vra tara sassou, Evaluation basse du commentaire [Montrer]

A vous de reflechir
Ecrit par pépé, décembre 21, 2008

A voir et reflechir

http://www.afriquechos.ch/spip.php?article845

Hier c’étaient john garang et savimbi. A QUI LE TOUR DEMAIN. LES REBELLES OU FAUTEURS DE TROUBLES RECOLTERONT CE QUE’ILS ONT SEMÉ

http://www.dailymotion.com/sea…pture_news
Ecrit par david, décembre 21, 2008

http://www.dailymotion.com/sea…pture_news

QUELS SONT CES INTÉRÊTS DE LA FRANCE QUE NE PEUT GARANTIR QUE LES DICTATEURS AFRICAINS ET PAS LES DÉMOCRATES AFRICAINS POUR LESQUELS L’ INNOCENCE DES HOMMES POLITIQUES FRANÇAIS EST VÉRIFIÉE COMME TOUJOURS PROCLAMÉE ?

l’opposition congolaise
Ecrit par pour le congo, décembre 22, 2008

comme mr Benjamin Toungaman vient de dire, l’opposition congolaise doit donné un petit pouce sur ces genres de situations pour gagner la confiance du peuple.Certains congolaises disent que ces opposant sont des affamés et quand sassou leur donne un chèque ils se calme.
La confiance se gagne sur des faits réel et non par insultes.
L’affaire du beach aucun opposant avait parlé de ça de peur qu’il se fait buté par lucky lucke .

à la rédaction de mwinda
Ecrit par pour le congo, décembre 22, 2008

juste savoir si ces opposants visitent ce site ainsi que les autres?
C’est comme si ils ne s’informe pas sur internet .C’est maintenant qu’ils doivent gagné la confiance des congolais sinon ils mourront comme ça en train de plaindre dans des petits coins de rues

Diffamation et Calomnie?
Ecrit par geo, décembre 22, 2008

La Diffamation consiste à repandre des vérités sur quelqu’un dans le dessein de le discéditer.

La Calomnie consiste à répandre des mensonges en vue de nuire.

A vous de juger.

Faisons-nous, la diffamation ou alors la calomnie?

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RCA Dialogue inclusif (ça marche !)
Ecrit par Jean Jules, décembre 22, 2008

« Il vous appartient, Monsieur le président, désormais de faire violence sur vous-même et avec vous tous les fils de la RCA, pour que la confiance chasse la méfiance, pour que l’unité et l’intégrité du pays soient préservés, que la réconciliation nationale soit totale et qu’elle s’installe dans tout le pays en y apportant évidemment une démocratie apaisée dans l’esprit. Je vous encourage donc fraternellement à tout mettre en œuvre pour une application effective de vos propres résolutions », a recommandé Omar Bongo Ondimba à son homologue centrafricain.

Ce dernier a indiqué que « les recommandations seront mises en œuvre progressivement pour celles qui nécessitent la mobilisation des ressources » avant de promettre de tout mettre en œuvre pour préserver la paix et la stabilité du pays. Le général Bozizé a par ailleurs annoncé pour le 23 la tenue d’une réunion qui va recueillir les propositions des différentes parties au Dialogue politique inclusif pour la constitution du comité de suivi et du gouvernement de large consensus.

« Prenons tous ensemble la résolution d’appliquer sans complaisance les différentes recommandations adoptées au nom du peuple centrafricain par toutes les délégations au DPI par consensus”, a notamment déclaré M. Patassé, qui a proposé la mise en place d’un mécanisme à deux niveaux pour le suivi de l’application des recommandations et comportant un conseil regroupant le président Bozizé et ses deux prédécesseurs, à savoir André Kolingba et Ange Félix Patassé.

Débuté le 9 décembre, le Dialogue politique inclusif a enregistré la participation des représentants de tous les groupes politico-militaires, y compris Abdoulaye Miskine arrivé de Tripoli la veille au soir. Il a été également riche en retrouvailles entre différents protagonistes de la crise centrafricain, notamment entre le président François Bozizé et son prédécesseur Ange Félix Patassé, rentré d’un exil au Togo le 7 décembre dernier.

Mais le pardon peut-il absoudre tous les crimes commis dans ce pays durant toutes ces années d’instabilité alors que les victimes réclament justice?

Publié le 22-12-2008

Dernière nouvelle
Ecrit par nzingankoumvou, décembre 22, 2008

Jacques Joachim Yhombi Opango ralierait la majorité présidentielle

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Yhombi, Sassou:culture politique similaire.
Ecrit par Nokya Mokya, décembre 22, 2008

Pensez vous qu’il y ait une différence entre Yhombi et Sassou?
Le matador de Kinfoussia en 72 partagerait le bilan Sassou Nguesso à hauteur de 60% au moins.
Mon ami Kinfoussia devrait le prendre avec des pincettes en tant qu’ allié politique.
Qu’elle est étrange la politique!

Pour ceux qui l’ont oublié
Ecrit par nzingankoumvou, décembre 22, 2008

La Congolaise
En ce jour, le soleil se lève
Et notre Congo resplendit
Une longue nuit s’achève
Un grand bonheur a surgi
Chantons tous avec ivresse
Le chant de la liberté.

Refrain

Congolais debout fièrement partout
Proclamons l’union de notre nation
Oublions ce qui nous divise
Soyons plus unis que jamais
[: Vivons pour notre devise
Unité, Travail, Progrès. :]

Des forêts jusqu’à la savane
Des savanes jusqu’à la mer
Un seul peuple une seule âme
Un seul cœur ardent et fier
Luttons tous tant que nous sommes
Pour notre vieux pays noir.

Refrain

Et s’il nous faut mourir en somme
Qu’importe puisque nos enfants
Partout pourront dire comme
On triomphe en combattant
Et dans le moindre village
Chantent sous nos trois couleurs.

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2009 ou retour de la démocratie au Congo de nos ancêtres, nos enfants et petit-enfants !
Ecrit par Dr LOUBELO, décembre 22, 2008

J’avais pensé et toujours dit que Yhombi n’était pas un opposant politique à Sassou. Aujourd’hui tout se confirme que le bruit du cousin de Marien N’Gouabi lors de son intervention sur le fameux coup d’état du 5 juin 1997 est un amusement de plus de ce triste personnage. Pauvre congo ! Que de victimes innocentes en 1972, 1992, 1993, 1997 et 1998 dans les mains surtout de Sassou, Yhombi, Kolelas enfin de Lissouba ! Pour combien de temps ,

Contribuables Congolais, pensez à vous inscrire sur la liste de plaignants de la plainte de Transparence et Sherpa si vous ne voulez pas la justice française classe de nouveau sans suite comme en 2007 le dossier sur les biens mal acquis (BMA) des présidents de l’Afrique centrale.

Libérons le Congo de la dictature en 2009 !

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Pas d’insulte MOUANGA
Ecrit par Noir, décembre 22, 2008

Si je comprends bien, qu’est ce que Mouanga a contre les centrafricains, pourtant il a vecu dans ce pays pendant au moins une dizaine d’années avec ses chémises qui lui arrivaient jusqu’aux genoux et ses westons. Maintenant qu’il vit aux USA il n’arrête pas cracher sur les gens qui l’ont hebergé chez Mr NGOMA Jean Jacques

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au suivant….
Ecrit par pépé, décembre 22, 2008

Et la fête commence. TOUS VOS FAMEUX OPPOSANTS ONT PRÉFERÉ CHOISIR LEUR VENTRE QU’AU BRUIT QUE VOUS FAITES A LONGUEUR DE JOURNÉE: LA LISTE NE FAIT QUE COMMENCER. A QUI LE TOUR DEMAIN DE JOINDRE EL SAS IBARA LABIRA.


Ecrit par Ancien Palin, décembre 23, 2008

Comme Yhombi vient de se rapprocher de Sassou (pour faire l’unité du nord et tribaliser ainsi le débat politque),une nouvelle candidature vient perturber cette stratégie. Le Bureau Exécutif de Marien Ngouabi & Ethique vient d’annoncer une candidature sous condition. cette intention de candidature du Professeur Marion Madzimba Ehouango sera officialisée quand les circonstances le permettront. des tractes circulent déjà à talangaï à ce propos.
ça s’annonce corsée !!!!Marion n’a pas perdu son temps à razzaville. Le Gaillard

Yhombi a changé de côté
Ecrit par ngonga éléli, décembre 23, 2008

Yhombi ndzala éléki na exil azongui mboka ko lia ngoki

Cher(e)s compatriotes franchement , pourquoi cette manipulation du peuple ?

ooooooooooooh Yhombi après le bain de sang que t’as provoqué en 1997 , aujourd’hui tu rejoins la mangeoire de ya Denges qu’il a tant critiqué , il manque de determination ce monsieur .

« Un ventre affamé n’a point de conscience et de dignité  »
yhombi azongi mboka é éé pona ndzala
bo péssa yé mbongo ééé azonga owando ko méla tsamou tsamou !!!! une chanson de yhombi dans les années 93

Congo na nga
congo na yo
congo na bisso

Ngonga éléliéééééééééééééééééééééééé éééééééé


Ecrit par nzingankoumvou, décembre 24, 2008

LA LETTRE DU CONTINENT – 24/12/2008
CONGO-B
SIMPLICE EBATA (Com-Service)
Originaire de la Cuvette (Nord Congo), Simplice Ebata a monté la société de services Com-Service (immobilier, renseignement, location de voitures de luxe, etc.). Proche de Pierre Oba, à l’époque tout-puissant ministre de la sécurité, Simplice Ebata avait réussi à subtiliser le matériel d’écoutes téléphoniques qu’utilisait la police de l’ancien président Pascal Lissouba. Un fait d’armes qui avait assis sa position dans le camp Sassou. (…) [69 mots] [GRATUIT]

……….C’est le pacte de pouvoir
Ecrit par ENYELLE, décembre 27, 2008

Qui avait dit que Yhombi c’etait opposé a Sassou?tous pratiquant la meme polique.un petit diable ne peut jamais trahir son confrere s’il son toujour ensemble,le jour ils peuvent se disputés et a minuit ils incomptent dans leur loge diabolique.

C’est se qu’ils sont.leur pacte de pouvoir c »est de gardé le pouvoir ou de le reconquerir par n’importe quel moyen.
souvenez vous de cette phrase  » nous pouvons tout perdre mais saufe le pouvoir,ngouabi doit partir… vaut mieux sacrifier un pigmès que de perdre le pouvoir ».

C’est pour dir que mm si un nordist qui a été avec le clan sassou peut se permetre de le Critiqué sur tout a l’etranger,il ne fait que divertire les plus egarés.

hier c’etait kolela aujord’hui Yhombi.. qui nous dit pas que demain lisouba ne viendra pas au mangeoir? 2009 c’est dans une semaine.


Ecrit par KOUEBE Matryr, janvier 11, 2009

J’ai suivi des debats inutiles engagés suite aux observations de Monsieur Toungamani.Moi qui vous écrit, je suis congolais du nord, ce ne pas parce que je sois de cette contrée et que je sois obligé d’encourager des betises qu’occasionnes les proches du pouvoir actuel de Brazzaville.Ecoutez, ça ne sert pas de contredire des gens pour rien.Personne en ce moment au Congo peut encourager Sassou dans la façon dont qu’il est entrain de rouiner ce pays.Bref, j’avance l’idée que Sassou ne finira pas 2009 comme Président du Congo.

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Exclusif: l’étrange diplomatie africaine de Bernard Kouchner + Plusieurs députés demandent à Kouchner de « s’expliquer »

Posté par issopha le 3 février 2009

Amis lecteurs bonjour , je m’appelle Issopha.

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Bienvenus à tous en République « françafricaine ».

 Oui , ainsi donc va le monde de la politique « françafricaine ».

« LE MONDE SELON K. »  de Pierre PEAN.

Comme beaucoup , j’ai parcouru avec intérêt  , puis rage , les bons billets de l’hebdo Marianne , ces quelques extraits du livre  à paraître de Pierre PEAN. Déjà un succès !

Et la lecture de ces  lignes m’ont inspiré une réflexion plus globales sur les survivances  des pratiques que l’on croyait d’un autre temps et sur les travers de cette Hydre de lerne  ici et là-bas que François-Xavier Verschave , à la suite de Félix Houphouet-Boigny  , premier président de Côte d’Ivoire ( mais dans un tout autre contexte , plus élogieux celui-là ) , avait appelé la Françafrique.

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UN PARFUM DE DEJA VU

L’Affaire K…voici une affaire emblématique de cette nébuleuse hors du commun dans l’histoire des  relations coloniales et post-coloniales de la nation française  et des ex-colonies  africaines ; une affaire symptomatique de ce que nous , ressortissants d’Afrique  » francophone » , nous échinons à faire entendre et comprendre à l’opinion publique française, souvent peu avisée sur ces sujets. 

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De Gauche ou de Droite , la politique africaine de la France est restée le domaine réservé de l’Elysée ,  incarnée par le président actuel et portée allègrement par ses plus proches ouailles  et acolytes africains ( Bongo , Biya , Sassou , Séby , Compaoré  , Gnassingbé, etc.) ; une politique de prédation des richesses nationales et de répression de la contestation citoyenne. Une logique diplomatique  qui s’inscrit dans le continuum des systèmes de réseaux inaugurés par Foccart  au lendemain de la Libération et poursuivis par  ses épigones ( Pasqua , Marchianni , Madelin , Mitterrand , etc).

De cette enquête  à paraître de Pierre PEAN , et des vives réactions , doutes et convictions qu’elle suscitera  et suscite déjà dans l’opinion française , je puis sans barguigner vous attester  de la réalité , chers lecteurs , de ces pratiques de mélanges de genres , de patrimonialisme , de clientélisme  , de népotisme  et  de synchrétisme  entre politique autoritaire et demie-portion de démocratie à tout va dont les « émissaires  officiels et officieux de la France »   et leurs  partenaires africains se sont fait experts.

« Emissaires d’un autre temps » , selon une exprssion d’un certain NS… ,  qui continuent de sévir dans les capitales de l’ancien pré carré colonial français , arpentant allègrement les couloirs des palais présidentiels , de Lomé à Yaoundé , de Brazzaville à Libreville , de Ouagadougou à Ndjamena ,  de Bangui à Lusaka ( même si cette dernière se situe hors de son champ traditionnel d’influence ).

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UNE POLITIQUE AFRICAINE AU SERVICE AVANT TOUT DES INDUSTRIELS

Les enquêtes minutieuses et ô combien sérieuses  de feu le président de l’Association SURVIE France , www.survie-france.org , François-Xavier VERSCHAVE , avaient déjà mis à jour les mécanismes de maintien et de perpétuation de cet ordre colonial   , dont les dividendes en termes d’espèces sonnantes , trébuchantes ou froufroutantes , ou encore de puissance  , d’accès aux matières premières stratégiques , de main mise sur les pôles sensibles des économies locales dans le cadre de privatisations à tour de bras ; dividendes  donc  qui profitent essentiellement aux  » Amis du Président » : Ils sont nommément connus , et les pratiques  malhonnêtes d’adjudication des marchés publics au Cameroun ou au Gabon par exemple , sont devenus monnaie courante et l’illustrent à suffisance. Une énormité au regard du droit devenu norme ,plus de 40 ans après les indépendances.

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Ce sont souvent les groupes industriels qui donnent en France une image noble d’elles-mêmes et qui financent bien généreusement les camapgnes présidentielles en France , pour lesquelles elles sont grassement rémunérées en retour, puisque l’Elysée leur facilite un accès privilégié aux affaires les plus rentables des économies africaines , contraintes à se laisser privatiser , ajustement structurel oblige. De ces groupes industruels ,  il y en a même qui se servent des organes d’expression comme Direct Matin ou Direct Soir  , TF1 et Cie , pour soigner leur image de marque ici et là-bas  et pour célébrer les bonns actions politiques de leurs partenaires d’affaires en Afrique  via des éditoraux fort complaisants , c’était déjà le cas il ya quelques mois , en 2007, lors d’une visite officielle du président Biya à son homologue de l’Elysée.

Ces industriels sont secrets de polichinelle :

  • Bolloré ( chemins de fer et port du Cameroun , un peu d’huile de palme par-ci par-là pour mariner tout cela… ) ,
  • le groupe Rougier et Sesam en d’autres temps  (le bois du Cameroun ) ,
  • Bouygues  ( mines et minerais )  ,
  • Areva ( uranium et autres énergies stratégiques)  ,
  • lafarge ( le ciment au Cameroun ),
  • Africa Security ( de Franck Turpin  , emblème de la privatistion de la force de maintien de l’ordre en Afrique , façon Balckwater aux USA ) , 
  • Le PMUC ( Pari Mutuel urbain camerounais par les réseaux corsa-africains  , emmenés par le pape du 9-2 , parrain à Neuilly d’un certain NS…) ,
  • TotalFinaElf ou ex-ELF  (Tout notre pétrole, quoi !), etc.

Arrêtons-nous un moment sur le cas  TotalfinaElf. 

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LE CAS TOTALFINA OU L’AUTRE DIPLOMATIE FRANCAISE

Le président actuel du Cameroun , Paul Biya , lui doit sa prise de pouvoir après un coup d’état médical  perpétré contre le premier président  du Cameroun en 1982  , lui-même imposé par Jacques Foccart à partir de 1958 comme  premier ministre du cameroun autonome : Ahmadou Ahidjo . Il fut  donc contraint, suite à ce putsch médical , de passer le témoin à son dauphin Paul Biya , alors son premier ministre  , depuis lors  au pouvoir (6 novembre 1982) , amenant  avec lui un slogan ronflant et creux du type :  « Rigueur et moralisation »  , j’avais alors 5 ans à ce moment-là , oui,  5 ans ,  et voici  27 ans  que ça dure , 27 ans que l’espérance de vie est passée à 55 ans en moyenne  et un taux moyen de  mortalité qui a presque doublé ; 27 ans que les Camerounais , gens de bonne volonté  élaborent des stratégies de contestation , de contournement du système monopolistique du pouvoir   , des stratégies de  survie toutes aussi nobles que  criminelles ( les Fey-men ); 27 ans  que ces braves gens  s’étouffent de Biyaisme de mauvais ton !  Et que dire du voisin gabonais ! 41 ans !

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Quant aux présidents Bongo et Sassou, TotalFina leur assure avec la complicité des armées françaises et des services secrets toutes  impunité et protections , et Sassou a d’ailleurs bénéficié  de l’ex-ELf , du financement de la guerre qui a opposé ses milices les Cobras aux Ninjas de Pascal Lissouba, alors chef d’etat du Congo-Brazza démocratiquement élu. Une guerre qui s’est soldée par un bilan lourd : des centaines de milliers de morts congolais et autant de déplacés , une destruction des infrastructures économiques et équipements dont le Congo peine encore aujourd’hui à se relever, malgré toutes les aides et subventions dont il bénéficie de la part de son protégé français.

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A  la fin de la décennie 90 , comme épilogue à  cette guerre fratricide nourrie et soutenue par les ambitons démésurées du groupe Total , avec , faut-il le préciser , la bénédiction de l’Elysée , l’on a assisté au  retour triomphal et jamais condamné  par la France de Denis Sassous Nguessou au pouvoir , après avoir été débarqué 7 ans plus tôt  par le vent des conférences nationales qui soufflaient alors sur l’Afrique francophone à ce moment-là , au plus fort de la dynamique des démocratisations. 

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La liste  des  faits criminels de ce système « françafricain » pourrait s’allooooooonger à l’infini.

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J’invite pour cela le lecteur soucieux d’appréhender  les logiques qui président à ces pratiques corruptrices et illégales  , cette criminalisation politique et économique galopante  , en accélération constante et bientôt vieille de plus de cent ans en Afrique francophone , je les invite à consulter la bibliographie de VERSCHAVE ,  Notamment  et par ordre de pertinence par rapport au présent article :

La Françafrique : le plus long scandale de la République , publié chez Stock,  en 1998 et 1999.

Le triste épisode de l’histoire de la démocratie en Afrique  , illustrée par la guerre du Congo ans les années 90 , est parfaitement relatée dans l’ouvrage majeur ci-dessous , avec forces témoignages des protagonistes, témoins directs , journalistes , memebres de la société civile congolaise : 

Noir Procès: Offense à chefs d’Etat , 2001, co-signé avec Laurent Beccaria , Editeur du livre aux Arènes

Et puis , the last but not the least

Noir Silence : Qui arrêtera la Françafrique ?  , les Arènes , 2000.

Ce livre est , à mon sens ,  le plus emblématique de sa bibliographie , tant elle démontre avec rigueur  et beaucoup de recherches et même d’intuition , les permanences actuelles de l’ordre supposément ancien de la colonisation française en Afrique.

Le lecteur y comprendra notamment pourquoi , en dépit du vent des démocraties qui a soufflé en Afrique dès le début de la décennie 90 , les pays sus-cités  et bien d’autres encores du giron francophone , sont restés empêtrés dans l’ornière des « démocratures » , ces objets politiques non-identifiés ( OPNI)  à mi-chemin entre une apparence trompeuse de démocratie puisque , se convainquent nos chefs d’Etat corrompus jamais en mal de justifications , existent une prétendue presse libre et des centaines de partis politiques sans âme qui nourrissent un multipartisme monolithique tout à fait spécial d’une part ; et d’autre part , la tenue d’élections  dites « libres », où nos régimes monarchiques  donnent pourtant  la pleine mesure de leurs imaginations politiques machiavéliennes : tribalisation des contestations politiques comme au bon vieux des temps colonies ( massacre en pays bamilékés au plus fort de la lutte contre l’Union des populations camerounaises de 1955 à 1971 ) , bourrage des urnes , manipulation des opinions publiques , trucages en tous genres avec l’appui  »technique » des coopérants français , tous aux ordres  , non du Quai d’Orsay , mais de l’Elysée…Et ça dure depuis plus de 40 ans !

A cela  , il faut ajouter la répression sanglante des oppositions politiques ou de la société civile , celle qui pense le changement  en vue d’un mieux-être ou d’un mieux-avoir.

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DESINFORMATION FRANCAFRICAINE OU LE ROLE DES INTELLECTUELS ORGANIQUES

Face à ces solutions alternatives inexistantes , pour pallier aux solutions politiques qui sont toutes restées lettre morte en rason d’une interprétation  bien personnelle des règles de la démocatie par ces chefs d’Etat , sous les conseils et bienveillances de leurs hiérarchies françaises ( Pour Chirac , la démocratie en Afrique est lontemps resté un « luxe » pour les africains ) ; face à cette vacuité de solutions de rechange , il n y a donc plus qu’à attendre que Les Lions meurent un soir (comme CONTé , le Lansana) , et que les populations,  otages de leurs Chefs aux Grandes ambitions , psalmodient tous ensemble , Awimboéééé Awimboééé Awimboééé…Vive la Liberté…

…Jusqu’à l’avènement d’une nouvelle dictature , militaro-civile ( Faure Gnassingbé au Togo , le nouveau régime Mauritanien , le capitaine Camara en Guinée , etc ), selon que les preneurs de pouvoir , sans le consentement populaire , auront le soutien de l’une ou l’autre des chancelleries européennes. Mais , statistiquement , il est observé que le nouveau venu par les armes est presque toujours  adoubé par l’Elysée , du moment  où les intérêts stratégiques des « Amis du Président » ne volent pas en éclats ,et surtout pas ceux du célèbre prêteur de Yacht au Président en vacances.

Je ne demande  d’ailleurs qu’à être contredit  par des faits de la récente et mouvementée histoire politique de l’Afrique francophone. Tellement j’ai entendu souvent des inepties à la télévision , déblatérées par de pseudo-spécialistes de l’Afrique , minimisant encore aujourd’hui l’influence des « émissaires officieux » de la France dans son ancien pré carré. C’est pourtant terriblement flagrant.

Tenez :

  • même dans le domaine de l’édition des livres scolaires , le groupe Hachette a un monopole historique incontesté au Cameroun , avec pour conséquence majeure :  l’élaboration de programmes scolaires sous contrôle  , qui passent donc sous silence des pans entiers de l’histoire de la colonisation  telle que enseignée dans nos écoles primaires. Le GénéralDe Gaulle y est donc forcément le héros qui offre généreusement aux pays Africains leur indépendance . »Ca y est, ils sont adultes maintenant! » pourrait-on résumer . Ce système, je l’ai connu écolier , ce système  éducatif  aujourd’hui encore perdure.

 

  • Et que dire du contrôle et de l’identification des citoyens…Nos cartes d’identité nationales  sont conçues  avec le concours bienveillant  de l’ancien maître colonial , qui peut donc aisément contrôler des citoyens d’un pays indépendant depuis le 1er janvier 1960 , consacrant une sorte de NSA  pour pays tropicaux à la française , sans que cela  ne choque personne ! Nom de nom !

 

  • Et le Franc CFA alors…le symbole par excellence du maintien des anciens colonies dans le giron français. Arme d’endettement massif qui rend délétère nos économieset nos politiques publiques. Et plus ça change , plus c’est la même chose. Le capitaine Thomas SANKARA  , président du Burkina-Faso , de 1983 à 1987 , lors de son célèbre discours  au sommet de l’OUA  au siège à Addis-Abeba ( Ethiopie ) le 27 juillet 1987 , osa s’élever contre tout règlement de quelque dette que ce soit , estimant au contraire que c’est l’Europe,  et partant la France , qui étaient redevables à l’Afrique de plusieurs siècles de razzias de ses richesses , matérielles  , immatérielles et même…humaines. Deux semaines plus tard , le 15 octobre 1987 , il était assassiné par son « fidèle » compagnon de lutte  et adjoint d’alors , ponte de la Françafrique actuellement au pouvoir, le sieur Blaise Compaoré. Ainsi va la Françafrique sous Mitterand et Guy Penne !!!

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Cette parenthèse faite  , revenons à nos intellectuels et journalistes du pouvoir. Une telle cécité intellectuelle mérite un update  au niveau des infos .D’audacieux journalistes et membres des sociétés civiles africaines et occidentales travaillent  , parfois au péril de leurs vies , à faire diffuser l’information. L’association Survie est de ceux-là , le CADTM , l’association des Congolais de la Diaspora , le CRID , le réseau RITIMO , etc.

 Nous , Africains , vivons ces situations criminelles  , nous le savons et le dénonçons pour peu qu’un espace de liberté d’expression est ouvert. Alors on ose…sans diffamation ni mensonge aucuns.

Alors Monsieur Antoine Glaser  de la Lettre du Continent  , avec tout le respect que je vous dois à vous et à votre compère Stephen Smith , autre  » grand connaisseur de la science françafricaine » , sachez la mettre en veilleuse de temps en temps. Je vous ai regardé et entendu dans une émission:   »ça vous regarde »( je l’ai enregistrée ) sur  La Chaîne Parlementaire , il y a presque 2 mois ,  lors d’un débat autour de  la rupture manquée de Sarkozy avec les partiques anciennes d’ »émissaires officieux » de la Françafrique ,  vous exposiez vos arguments en minimisant le rôle de la France dans les maux qui minent l’Afrique , au prétexte que les Africains en sont les premiers responsables.

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Eh bien Soit! mais quels Africains ? Nous, Africains du continent ou de la Diaspora ,  les avons-nous élus , choisis , mandatés pour brader nos biens aux K…, S…et autres hommes publics  mandatés par les peuple français , en totale méconnaissance de leurs noirs desseins françafricains ? Que non ! Ils se sont emparés du pouvoir  , ces mauvais Africains , au mépris de la volonté du peuple , et n’ont jamais consentis à redistribuer les richesses  nationales aux populations à l’agonie.  

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Et puis d’ailleurs , quelle France n’est pas responsable ?

Sarkozy en campagne présidentielle tonnait , toujours fier d’être français ( ça ne vous rappelle pas un conteur d’histoires ? ) , que les enfants (français) n’avaient pas à payer pour les fautes de leurs parents ( colons) …

Eh bien si ! Si , si Monsieur Sarkozy. Et pour cause , les enfants ( Amis du Président entre autres ) continuent de jouir sans vergogne  et satiété de l’héritage et des milles trésors entachés de sang des fouets et travaux forcés  , arrachés à nos terres par leurs ascendants. Je ne réclame pas la répentance , rien à braire !

Je réclame :

 

  • Respect  en souvenir des sacrifices douloureux arrachés aux Africains et domiens (citoyens français ressortissants des départements d’outre-mer ) souvent trahis et réduits à la portion congrue en leurs propres domaines.

 

  •  Respect , Monsieur le Président et affidés , des enfants immigrés , d’immigrés ou nés en France de ces parents dépouillés , dépossédés , souvent esclavagisés , humiliés , martyrisés , mais toujours debout , dans les HLM d’Aubervilliers , entassés devant les mairies de communes et d’arrondissements , dans les églises et autres gymnases , dans de miteux hôtels ( l’auteur de ces lignes  y a vécu ) et autres centres de rétention administrative , faute de logement décent. Ecrasés par la main invisible  mais tellement là de la DISCRIMINATION NEGATIVE, osons le pléonasme.

Mais le Président  Sarkozy , le 17 décembre 2008 , a opté pour une politique de discrimination positive sur un critère sociale , répugnant à intégrer une dimension ethnique de sa politique de lutte contre les inégalités , alors même que les discriminations subies , tout au moins par les populations immigrées le sont principalement sur des critères ethniques , qui entraînenet leru corpus de conséquences socio-économiques ( emploi , logement principalement ). Naaan ! surtout ne pas parler de  discrimination positive « ethnique » , mesure corrective et de justice sociale dont ont bénéficié des citoyens américains qui n’ont pas toujours joui des mêmes droits que la majorité blanche , jusqu’en 1968 !!! Et parmi ces bénéficiaires , le premier président noir des Etats-Unis , Barack OBAMA ,pour lequel le Président français voue , assure-t-il , une admiration sans borne…A pouffer de rire !!!  Ils diront que la France n’est pas l’Amérique. Que c’est triste , en effet ! Elle devrait peut-être songer à y prendre exemple dans le domaine de la gestion de la diversité , seul domaine de la vie publique où la France répugne à s’inspirer des politiques d’intégration souvent réussies de ses voisins.

Sarko fait croire  , et  l’infect Zemmour  à l’humour décalé avec , que les citoyens français qui l’ont élu ont dit non à la discrimination positive « ethnique »  , au prétexte des valeurs d’égalité des chances, qui s’appliquerait à tous  , sans exclusive. Voilà une belle invention qui témoigne  au moins d’une prise de conscience que la société française , dite d’égalité  , est en fait foncièrement inégalitaire. C’est déjà ça ! Mais quelle belle supercherie ! J’y vois un parrallèle avec  la politique de la diversité , un alibi politique et électoral sarkozyen qui lui a valu un sacré capital de sympathie , de la part des médias ronronnants de consensus. Aujourd’hui l’heure est à la liquidation de ces oripeaux de la politique d’équilibre ethnique. Victimes collatérales : Rachida Dati sur le départ , Rama Yade dans l’inconfort de l’incertitude. Je l’avais déjà préfiguré dans un de mes récents articles ( Voir  sur la page d’accueil  » Circulez, Sans-papiers ! »), ça ne durerait que le temps d’une fleur , comme d’ailleurs sa politique d’ouverture aux caciques de la Gauche dont on voit bien que le Président n’est pas si bon Responsable des Ressousrces Humaines que ça , contrairement à ce qu’il  prétendait devant le parterre des patrons du Medef début 2008. Et pour cause  , une petite enquête de moralité l’eût prévénu que K… , son homme des affaires étrangères , n’était pas homme à l’honnêteté légendaire que l’on a toujours cru.  En vérité  , je vousle dis , LIRE LE SOCIOLOGUE PIERRE BOURDIEU EST UN IMPERATIF CATEGORIQUE dans la France actuelle de Sarko. Les thèses bourdieusiennes sur la théorie des champs et la fameuse reproduction des élites reprennent une telle vigueur d’actualité…n’en déplaise à ses détracteurs !

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Revenons à nos croûtons , reprenons-nous ! Je l’ai précisé , la France responsable est celle des  » faux émissaires » . Et parmi ceux-ci , hélas , il y en a qui dispose d’un mandat électif de quelques citoyens français capables de discernement .Et en ce sens , ils engagent la responsabilité de la France puisque dans leurs menées françafricaines , ils se prévalent des titres , mandats et positions dont ils sont dépositaires au regard de la…République Française. Vous me suivez ?

Et c’est précisément ce que Pierre PEAN dénonce dans son livre à paraître concernant le mélange de genres dont il accable Monsieur K…Mélange qui peut prêter à confusion et confondre la France dans des affaires mafieuses qui ne devraient aucunement l’engager. Nous sommes dans un système mafiafricain dont beaucoup se repaissent aujourd’hui en France , ou en Afrique pour ceux qui ont fait le choix de la continuité des relations néo-coloniales.

L’affaire des zozos de  l’Arche de Zoé l’avait suffisamment démontrée pourtant.

Et si cette Affaire K…était avérée au regard de l’opinion publique française , car pour moi , il n y a aucun doute là-dessus , ce serait là le signe même que nous , militants africains pour un changement des pratiques  actuelles de la politique  et de l’ économie en Afrique , ne nous racontons pas des contes de ma mère l’oie !

LORSQUE LA MAUDITE SOIF DE L’OR TUE

Chez nos amis les anglophones , l’Histoire est en marche ( Ghana , Liberia , Afrique du Sud , Zambie…hormis quelques mauvais élèves), une nouvelle génération d’hommes…et de femmes politiques accèdent au pouvoir , avec du sang neuf , de nouveaux programmes , une vision originale de la gestion de la Cité en vue du bien commun , de nouvelles pratiques , plus en phase avec le monde de la bonne gouvernance, mieux , de la gouvernance globale , celle qui associe tous à l’oeuvre commune : la démocratie , en un mot. Rupture progressive avec les pratiques d’un autre temps, le temps de la Reine Victoria ou d’Elisabeth 2.

Il n y a encore guère que chez les rejetons de Foccart, dont Bongo est le symbole le plus fort, que l’Histoire begaie. Mais comme a dit un chanteur à succès de mon si Petit Pays , « même les Chefs d’Etat meurent… » Avis aux morpions du pouvoir éternel ! Le réveil ne sera pas brutal , puisqu’il se fera six pieds sous terre !

Mais revenons un moment à l’affaire qui nous intéresse : K…

L’ambition excessive tue ! Au propre  comme au figuré. Remarquez !

La voilà l’Europe  , à s’étonner (et à s’émouvoir aussi, rendons lui justice ) , à travers des images télévisées  , des scènes de luttes enragées pour la survie , euphémistiquement appelées ici  » émeutes de la faim » par nos journalistes  de l’Hexagone , peu soucieux de l’analyse profonde, pris  qu’ils sont dans le vertige de l’instantanéité et pressés par l’aiguillon terrible de la primeur de l’info et de l’audimat. Résultat : une lecture étriquée et sans consistance des événements. A l’exception de quelques uns.

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Soulèvements contre l’arbitraire quotidien et  prédations en tous genres qui affament donc et  qui ont valu au Cameroun en février 2008 son triste record de morts : environ 300 ( et encore…). Voilà la réponse qu’a choisi de donner le régime usé mais toujours vampirisant de Biya à la jeunesse cadavérique partie crier famine , suite à la démission des formations politiques et syndicales classiques. Des armes et des balles contre des cris d’enfants et d’adolescents en guenilles , réclamant juste un peu , un petit peu, un tout petit peu  seulement de pain , d’eau potable , d’antibiotiques , de  lumière d’AES Sonel (Electricité du Cameroun  privatisée par un opérateur américain , ouf ça change des français pour une fois ! ) pour apprendre à lire , à écrire, à lier le bois au bois comme qui dirait; à  étudier , pour changer  et relever demain peut-être ce pays à l’agonie. Dans l’Est du Pays donc  , les balles ont aussi fauché de jeunes et innocentes vies en quête de mieux, un léger mieux de rien du tout , vu les immenses richesses bradées à l’Etranger par la Bande à BAader , euh pardon  , à Biya , terroriste de son propre peuple. 

Police , Gendarmerie , Justice , toutes corrompues…Appareils répressifs d’Etat  en ordre de marche et de mort contre rêves adolescents et populaires d’une vie décente. Et pourtant  , juste ce qu’il faut , pour exister…subsister ,crénom de nom !

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Et voilà la jeunesse en baguy ou jupons courts , partie sur les sentiers des mers ,  océans et détroits , bravant l’adversité pour accoster les rives de l’illusoire eldorado européen. Et pour la génération perdue restée qui  au pays par trop de misère , l’heure est à la conquête de la toile et des sites de rencontre. «  Je cherche mon blanc non ?! » ;  ou encore   » Gars , je cherche une vieille veuve-là quelque part en province , je l’épouse et j’ai  les kaolos  » ( kaolos=papiers )…

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Ce sont là quelques discours qui illustrent la mort de nobles désirs d’avenir…Immigration choisie, vous avez dit ? Pas un mur de raz-de-marées n’arrêterait une horde de bouches affamées. Le Sud vient  au Nord récupérer quelques rogatons de son dû, comme le Nord a été et va encore au Sud , avec les complicités de quelques potentats locaux , pour nous vider de ce qui nous reste quand on n’a plus rien : l’espoir. Elevez des barrières sans réguler les injustices sociales , toujours ils reprendront le même chemin conscient du danger. Oui , car  »ventre affamée n’a point d’oreille »…

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Oui , l’ambition excessive  tue , celle d’industriels et hommes politiques ou administrateurs français  encore en activité , successeurs d’anciens parrains et animateurs de réseaux d’influence françafricains , possesseurs de business lucratifs en Afrique . Oui cette ambition tue comme tue l’entêtement de nos « Pères de la Nation » à ne pas vouloir  lâcher un peu…juste pour voir…

POLITIQUE ET BUSINESS EN AFRIQUE :QUID DE L’HISTOIRE DE FRANCE  ?

Ce sont, du camp africain comme du camp français ,  des  « émissaires officieux de la France » . Sarkozy nous les a présentés comme tels pendant la campagne  présidentielle , mais la RealPolitik est passée par là entretemps , et d’ailleurs ,  la politique africaine de la France , domaine réservé de l’Elysée  , a toujours été orientée RealPolitik (le pouvoir pour le pognon avant tout ) depuis que France a foulé les sols et flairé les sous-sols  riches de nos patries banania , loin des grands principes droitdelhommistes. Elle a de tout temps , la France , trahi ses valeurs de liberté  , d’égalité et de fraternité , d’humanisme et d’universalisme. Toute l’histoire coloniale suinte , nauséabonde , de ces paradoxes menteries tout à fait contemporaines. Pas étonnant que l’Histoire nationale de France soit obstinément dissociée dans l’imaginaire collectif des gouvernants français successifs de  l’Histoire de sa périphérie , l’histoire de ses colonies, disons , des barbares, ces « grands enfants ».

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Nos faux émissaires  en tout cas agissent sous l’étendard de la France , avec ses sceaux , ses décrets , ses lettres de mission , ses impôts , ses légitimités méritées ou usurpées , émissaires  tels K… et Cie ( je suis absolument certain des thèses de Péan  de ce point de vue ).

Et bien avant eux , Jacques Foccart , Guy Penne , Robert Bourgi ( pour qui Bongo est papa ) , Charles Pasqua  et aujourd’hui quelques envoyés discrets des  » Amis du Président » , souvenez-vous , nos industriels français qui font (ou défont ) l’opinion  ou l’énergie en France , et qui n’agissent qu’en leurs noms propres et pour leurs profits personnels , engageant par là même la responsabilité de tous les français , hélas , qui comprennent pas toujours grand chose à ce qui se passent sous les tropiques.

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L’Afrique du 20h de France 2 , de TF1, de France 24, d’Euronews…c’est trop loin , c’est trop chétif , c’est trop chaud , c’est trop maladif , c’est trop clandestin , c’est trop sauvage ,c’est trop pauvre , c’est trop peu… c’est trop rien…c’est trop…l’Afrique quoi !

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Entre paludisme et moustiques , tourisme sexuel et décimation du sida , entre SDF de Cachan et clandestins ouest et est-africains de Lampedusa , Marseille , Gibraltar et Sahara ; désinformés , sous-informés ou malinformés , vous voilà donc  , Français , et en cela par les médias de ceux-là mêmes qui tirent de juteux bénéfices de leur opaque et corruptrice  politique africaine.

Tenez, Direct 8 , ah Direct 8 , propriété de Bolloré , « Roi d’Afrique » , cette chaîne de télé , la voix officielle en France des dictateurs africains , dont conseillers et autres portes paroles sont reçus en grandes pompes par d’éminents journalistes , tel Philippe L… et  un ancien ministre à la coopération , confondu dans une affaire  du type K… , j’ai nommé Michel R… ; eh bien cette chaîne , pendant télévisuel de Direct Matin et Soir , ne vous dira rien de ce qui s’y passe, dans ces Afriques-là. Quid de la cellule africaine de l’Elysée ?   Quel PEAN nous la découvrira au grand jour cette officine sécrète où se jardinent à tout va les destinées des peuples d’Afrique francophone  ?  Ce ne sont pas des sujets vendeurs , disent-ils au pays de Zola où  pourtant de moins en moins est  belle la vie , puisse France 3 m’en pardonner !!!

 

Ah si les hommes d’affaires français pouvaient être autant dégoûtés , tout au moins désintéressés de cette Afrique (néocolonisée depuis les décolonisations) , comme le sont beaucoup de citoyens français  !  S’ils pouvaient s’en détourner  et le régime sarkozyen avec ,  et donc les armées françaises postées sur le continent prêtes à ! Si  et si seulement si c’était possible et  accessible , nous , société civile et citoyens de ce monde fou, nous débarrasserions sans peine de ces croûtons de chefs d’Etat arrimés à leur privilèges  et bien protégés par les armées nationales formées et équipées  par vos bases armées   à vous , contribuables Français , entretenues à vos  frais. Ils appellent cela au Quai d’Orsay la géostratégie. Elles sont bien là , ces bases armées françaises , témoins des misères des populations locales , postées au Tchad , au Gabon , au Sénégal , à Djibouti , au prétexte d’iniques accords de défense et assistance militaire jamais rediscutés (malgré les envolées lyriques de Sarko à Durban en Afrique du Sud il y a peu ), mais qui arrangent beaucoup , notamment l’aile conservatrice au pouvoir en Afrique et à Paris. Il faut bien que Dassault mange ! Oui , elles sont bien là à veiller au grain , faisant le guet et prêtes à porter secours aux voleurs de légitimité politique qui nous gouvernent…Dieu merci ,il paraît qu’on dégraisse  en ce moment le mammouth militaire français de Côte d’ivoire. Comme s’il pouvait en être autrement , les Ivoiriens ont dit non à la protection française. Il y a toujours eu et il y aura gtoujours un au-delà de la France et donc de la souffrance. Espérons que ce ne soit plus seulement un nouvel effet d’annonce bien sarkozyen.

Quand je me rappelle que le premier des français actuels  , alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2007, jurait , se tapant la poitrine en bon coq français , fier comme Artaban , que « la France n’a pas besoin économiquement de L’Afrique » , c’était à Lomé ( Togo ) en 2006.

 Alors , pour en revenir à l’affaire K… , se servir de ses positions privilégiés au sein d’un gouvernement français, qu’il fut de gauche ( et elle n’a pas été un modèle dans sa politique africaine )  ou de droite ;  se prévaloir de relations privilégiées avec le Prince ( NS ou JC ) ou de ses missions temporaires ( ESTHER avalisé par J-P R… ) pour siphonner 4,6 millions d’Euros et donc autant de milliards de FCFA à 2 pays africains ( Congo-Brazza et Gabon ) dont les populations , loin des fastes et excès   »Bongogiaques » ou « Sassousiens » , vivent avec moins d’1 euro par jour ( la moyenne c’est 50 centimes d’euros !!! ); franchement , pardonez-moi la trivialité de mon propos , c’est DEGUEULASSE !

Et d’autant plus regrettable que ces menées sont à mettre au compte d’un homme pour lequel j’ai toujours eu  , de par sa fibre humanitaire et certainement pas humaniste , on le voit bien ,  un respect sans borne.

Ma désillusion n’est tout compte fait que partielle , et pour cause : les socialistes au pouvoir de 1981 jusqu’à l’avènement Chirac enj 1995 , emmenés par François Mitterand, n’avaient pas fait mieux en matière de politique africaine. Je dirais même mieux , ils ont fait pire , en nous délestant , le 15 octobre 1987 ,  de l’un des plus grands espoirs d’une Afrique politique réinventée , Thomas SANKARA , (et pas seulement , que d’opposants à cette politique ravageuse ont perdu la vie !).Une afrique plus en phase avec ses réalités perverties par 100 ans de colonisation désatreuse , n’en déplaise aux chantres  français de la Réhabilitation de l’oeuvre coloniale outre-mer ( ils étaient presque toujours de droite  , ces gens-là, mais de plus en plus de gauche ) . Oui , une oeuvre coloniale que j’invite tout français à venir constater sur place , désastreuse à tous points de vue , même  des infrastructures : routes , ponts , écoles , hôpitaux …dont nos réhabilitateurs se sont particulièrement vantés. Une telle méconnaissance de l’Histoire , des réalités locales africaines  et du dévoiement de l’action coloniale est à blâmer. Je m’en expliquerai ultérieurement.

Tenez par exemple , au Cameroun , la société française SESAM , fin des années 90 , a  siphonné le bois camerounais  avec une voracité sans pareille , mais ne fut jamais  foutue de contribuer  à la réfection des ponts  et à  la réhabilitation d’anciennes routes coloniales construites pour permettre  et intensifier le transport de billes de bois  de nos si chères forêts sur de grands grumiers qui , à force , abîment l’asphalte à chaque passage. En 1998, un député d’une des  localités  où se coupe ce bois dans le sud du pays , René Bomokou Nkono (paix à son âme !) , dénonça ce fait en bloquant le passage de 15 de ces grumiers. La suite, c’est François-Xavier Verschave qui vous la conte en page 182 de son livre Noir Silence : Qui arrêtera la Françafrique ? :   « Il ( le député Nkono ) est mort subitement huit jours plus tard , le 27 mai 1998. Les grumiers ont pu repartir , sur les pistes défonçées. La Caisse française de Développement s’est ouverte à SESAM d’un prêt de 12,6 millions de francs… »

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Qui n’ a pas vécu cette Afrique-là ne comprendrait pas. Les médias français dans leur ensemble n’en diront rien. Et pourtant c’est monnaie courante. Depuis quelques années en France , je m’étonne du peu d’intérêt de la majorité des Français ( est-ce forcément leur faute  ?) de cette histoire , qui est aussi leur histoire , qui se joue dans les frontières africaines. Histoire nationale n’est pas  , que dis-je , n’est plus à dissocier de l’Histoire coloniale , néo-coloniale ou post-coloniale , comme elle l’a été jusqu’ici , qu’elle se jouat là-bas ou ici. Clin d’oeil à l’association des Chercheurs sur l’Histoire de l’Afrique Contemporaine ( ACHAC , co-présidée par les historiens Pascal BLANCHARD et Nicolas BANCEL) , qui le tambourine suffisamment depuis quelques années en France.

Et même si la horde baveuse d’ intellectuels révisionnistes  sarkozystes ,  emmenée par MAX le mégalo (fan de notre restaurateur de l’esclavage , Napoléon) , tend à taire cette Histoire Globale , car transcontinentale ( et c’est  pourtant la mode en ce moment dans le monde anglo-saxon  mais la France toujours à la traîne) , les enfants d’Africa dont les parents sont morts de ces excès du pouvoir autocratique soutenu par quelques « faux émissaires » de l’anciene Lutèce , eh bien ces enfants raconteront encore et encore , fut-ce sans écriture , ne fut-ce qu’avec la tradition orale et ses chants de griots , oui , ils la raconteront  cette histoire coloniale et post-coloniale  , cette histoire de Crimes et Châtiments. infligés par les colons et leurs « Blancs de remplacement » ( nos autocrates )…Crimes et Châtiments  toujours en train de se faire dans nos capitales africaines , « anciennement » françaises.

Ah j’oubliais…toujours  au sujet de cette affaire K…Il y a dans certains de ses aspects vaiment de quoi étonner…Je m’explique :

  • Lorsque les cabinets de conseil IMEDA et DANOMEX  (co-gérés , d’après PEAN , par les « amis » de K…alors président d’ESTHER , organisme public créé sous la primature de Jean-Pierre Raffarin pour apporter expertise et aide aux pays du Sud dans le domaine de la santé et de la lutte contre le SIDA) ,  encaissent des milliards de francs FCFA  de contibuables gabonais et congolais  ,  débloqués  par les trésoriers payeurs généraux sous les ordres de Bongo et Sassous , en toute bonne ou mauvaise foi  , sans même avoir consigné une seule ligne de ces audits , commandés en vue d’améliorer les systèmes de santé de ces pays , il y a là de quoi étonner !
  • De plus , un ambassadeur spécial de France en poste à Monaco nommé par Kouchner puis évincé par le Prince  , ^pour s’être livré à des pratiques pour le moins douteuses : M Eric D… donnait ordre par fax à un Trésorier payeur général d’un Etat indépendant , le Gabon , pour que lui soit viré les 816.000 € restants d’une facture globale d’environ 2,8 Millions d’€ , arguant avoir eu le soutien de Bongo ( cf. Péan ). En vérité je vous le dis , il y a de quoi étonner !
  • Le site web d’une société de conseil encore en activité ,  IMEDA , qui disparait du web comme par enchantement , fin 2008 , après le passage de l’enquêteur Pierre PEAN , il y a de quoi étonner !
  • Un Ministre de la Coopération , Jean-Marie Bockel (le pauvre !)  qui se jure en toute bonne foi ,  juillet 2007 ,  de signer l’acte de décès de la Françafrique  et de ses réseaux d’influence souterrains , mais qui est débarqué quelques mois plus tard ,  courant mars 2008  , et renvoyé aux Anciens Combattants , après moult pressions d’un trio de chefs d’Etat africains infatués d’eux-mêmes ,  sur l’Elyséen Sarko. Ce sont : Bongo , Sassou et Biya , choqués que ne leur aient  pas été ,  au contraire ,  rendus gloire pour tout le bien et  « loyaux » services rendus aux « faux émissaires » de Dame France…il y a , oooh oui , de quoi étonner !

Mais quel monde immonde !

Dieu ! quel monde !

Je suis ressortissant d’un de ces pays d’Afrique et je me meurs de tant de POURRITURES !!!

Issopha.

Paris , 04.02.2009.

 

 

 

GOUVERNEMENT

Exclusif: l’étrange diplomatie africaine de Bernard Kouchner

 

 

Pierre Péan se prépare à publier dans les semaines qui viennent un livre-portrait sans complaisance sur Bernard Kouchner. L’enquête, dont Marianne2 a pu avoir accès à certains extraits en avant-première, met en cause le désintéressement du «French doctor»: peu avant de devenir ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner aurait facturé, via une société créée par deux proches collaborateurs, plusieurs rapports à certains États, dont le Gabon.

Bernard Kouchner au Forum de Davos en 2008. (photo : World Economic Forum - Flickr - cc)

Bernard Kouchner au Forum de Davos en 2008. (photo : World Economic Forum – Flickr – cc)

Le paradoxe est énorme : l’homme qui incarne, auprès de millions de Français, la générosité, l’altruisme, la paix et le partage, l’homme qui truste tous les prix de popularité dans les machines à sondages, l’homme qui fait figure, depuis des années, de fils spirituel de l’abbé Pierre, cet homme-là se prêterait en réalité à des activités d’affairiste qui utiliserait son impact médiatique et surtout sa position de responsable public dans le cadre d’un commerce très privé. Telle est la démonstration que se prépare à publier, documents à l’appui, Pierre Péan dans un livre qui donne un éclairage cru à la carrière du french doctor.
On savait que Bernard Kouchner était resté gérant de la société BK Consultants, créée en 2004. Ce que l’on ignorait, c’est qu’il aurait ensuite fait passer ses prestations de conseil et d’audit sous l’égide de trois autres sociétés (IMEDA, Africa Steps et Danomex) créées par deux de ses proches collaborateurs, Éric Danon et Jacques Baudouin. Une fois devenu ministre des Affaires étrangères, en mai 2007, Bernard Kouchner fait nommer le premier ambassadeur extraordinaire à Monaco, le 8 août 2007. Quant au second, il lui avait confié dès sa nomination la direction de la Communication du Quai d’Orsay.Pierre Péan établit, preuves à l’appui, que Bernard Kouchner, bien avant ces deux nominations officielles, se serait fait le VRP de la société IMEDA auprès du Gabon d’Omar Bongo, alors qu’il occupe, avant même de redevenir ministre, une haute fonction à caractère public, puisque, nommé par Jean-Pierre Raffarin, il est à la tête d’un réseau international (ESTHER
) œuvrant pour l’amélioration des services de santé dans les pays du Sud.

Une facture de 2,65 millions d’euros!
« Au Gabon, précise Péan, le montant des contrats passés par IMEDA et Africa Steps est de 1 735 916 870 Francs CFA, soit 2 646 388 euros. Le premier versement, de 500 millions CFA, soit 762 245 euros, à IMEDA, a été effectué le 19 janvier 2004 ; le second, à Africa Steps, de 700 millions CFA, soit 1 067 143 euros. Fin 2006, le gouvernement gabonais devait encore 817 000 euros aux deux sociétés pour honorer complètement les contrats signés… » Le tout pour des prestations réalisées sous l’égide de l’actuel ministre des Affaires étrangères. Ce qui fait qu’au moment où Bernard Kouchner s’installe au Quai d’Orsay, l’État gabonais doit toujours le reliquat de 817 000 euros aux deux sociétés des collaborateurs du ministre. Qu’à cela ne tienne ! Il est vraisemblable que le ministre a demandé le règlement de facture lors d’un entretien officiel, comme l’écrit Péan :
« Le nouveau ministre des Affaires étrangères a eu l’occasion de remettre la question sur le tapis, le 25 mai 2007, lors de la première visite d’Omar Bongo au président Sarkozy, à Paris. C’est donc bien un ministre français en exercice qui peut suggérer au Président gabonais de régler une facture en souffrance qui le concerne directement ou indirectement. La preuve ? Le 3 août, soit cinq jours avant l’officialisation de sa nomination au Journal Officiel, Éric Danon, confortablement installé dans sa résidence du domaine Saint-Basile, à Mougins, envoie un fax à Blaise Loembe, Trésorier Payeur Général du Gabon, pour lui rappeler qu’ils (selon toute vraisemblance, il s’agit du ministre des Affaires étrangères et lui-même) ont obtenu toutes les assurances d’Omar Bongo concernant le règlement de cette facture. Il lui demande en conséquence de « bien vouloir (en) effectuer le paiement avec la plus grande diligence », précisant même : « Nous avons reçu le mois dernier de Son Excellence le chef de l’État l’assurance que notre dernière facture serait rapidement honorée. »

Sarkozy ignorait les activités africaines de Kouchner
Le cas du Gabon n’est pas, semble-t-il, isolé et Pierre Péan cite et détaille d’autres prestations facturées selon le même modèle pour d’autres États africains avec lesquels la France entretient des relations de grande proximité.Le livre de Pierre Péan précise que le président Sarkozy ignorait, au moment de la nomination de Bernard Kouchner, l’existence de telles prestations et de telles factures en souffrance.Bernard Kouchner pourra arguer qu’un homme politique a bien le droit de gagner sa vie lorsqu’il n’est plus en responsabilité, et qu’il n’est pas illogique qu’il le fasse dans les domaines de compétence qui sont les siens. A la fin des années 1990, Dominique Strauss-Kahn avait été mis en cause pour la facturation de ses honoraires d’avocat au groupe Vivendi. En droit, cette facture ne posait pas de problème, correspondant à un travail dûment effectué. Mais elle constituait néanmoins une pratique discutable en regard de la déontologie politique.

Plus récemment, le cumul, par Jean-François Copé de ses mandats politiques et de son activité d’avocat n’a pas suscité beaucoup de réprobation, alors qu’il aurait été impensable voici quelques années. Pourtant, conduire une activité d’avocat pourrait très bien le mettre, un jour ou l’autre, en position de conflit d’intérêt si la défense de son client a un rapport avec des dossiers qu’il gère en tant qu’élu du peuple. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Nicolas Sarkozy lui-même a fini, à la suite d’enquêtes publiées dans la presse (notamment par Marianne et le Canard Enchaîné) par renoncer, peu avant l’élection présidentielle, à son intéressement aux bénéfices réalisés par le cabinet qu’il a cofondé.Les prestations de Bernard Kouchner, telles que décrites par l’enquête de Pierre Péan, semblent bien poser un problème d’une autre ampleur puisqu’il était en charge du groupement ESTHER au moment de la signature des contrats et que ses « clients », hommes d’états africains, pouvaient espérer, en lui commandant des rapports, bénéficier de l’appui de la France pour l’octroi de subventions internationales. La réaction du gouvernement à ce qui pourrait peut-être devenir « le dossier Kouchner » ne manquera donc pas d’intérêt.

Lundi 12 Janvier 2009 – 01:00

Philippe Cohen

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« LE MONDE SELON K. »

Les principales accusations de Pierre Péan

NOUVELOBS.COM | 03.02.2009 | 17:38

Alors que le ministre des affaires étrangères est en pleine polémique avec la publication mercredi 4 février du livre à charge « Le monde selon K. » (Editions Fayard) de Pierre Péan, en voici quelques extraits :

La principale accusation concerne de lucratives activités de consultant menées dans le secteur de la santé en Afrique, entre 2002 et 2007, après la défaite électorale du PS auquel il appartenait et avant sa nomination au gouvernement de Nicolas Sarkozy. Selon Pierre Péan, Bernard Kouchner a mené ces activités pour deux sociétés privées, Africa Steps et Iméda, dirigées par deux de ses proches, alors qu’il présidait en même temps un groupement d’intérêt public, Esther, consacré à la coopération internationale hospitalière.

Mélange des genres

« Le ministre Kouchner n’est pas directement actionnaire de la société Imeda qui a facturé ses prestation aux Etats gabonais et congolais (et sans doute à d’autres Etats). Il a cepedant lui-même favorisé ces contrats et exécuté certaines des prestations; surtout il a recruté au ministère dont il a la charge les deux fondateurs de la société en question.

Activités lucratives

« Au Gabon, le montant des contrats passés par Imeda et Africa Steps est de 1.735.916.870 francs CFA, soit 2.646.388 euros. Le premier versement, de 500 millions de francs CFA, soit 762.245 euros, à Imeda a été effectué le 19 janvier 2004; le second à Africa Steps, de 700 millions de francs CFA, soit 1.067.143 euros. Fin 2006, le gouvernement gabonais devait encore 817.000 euros aux deux sociétés pour honorer complètement les contrats signés.

Double casquette

« Bernard Kouchner, responsable d’un organisme public, nommé par le premier ministre, peut-il opportunément rendre visite à un ministre d’un pays étranger à la fois sous sa casquette officielle et sous celle de consultant privé ? Peut-il effectuer des prestations privées pour des pays avec lesquels son gouvernement entretient des relations de grand proximité ? »

Le goût du pouvoir

« Kouchner n’a pas renoncé à revenir au pouvoir, alors même que les sondages donnent Nicolas Sarkozy gagnant à la prochaine élection présidentielle. Dès le mois de décembre 2006, alors qu’il soutient Ségolène Royal, il annonce qu’il n’hésiterait pas à participer à un gouvernement d’union nationale si Sarkozy était élu président ! Bernard Kouchner, début avril 2007, espérait donc être ministre, quel que soit le vainqueur de l’élection… »

Télescopage entre activités privées et diplomatie française

Le secrétaire d’Etat français à la Coopération Jean-Marie Bockel, placé l’autorité de Bernard Kouchner, disait le 15 janvier 2008 vouloir signer l’acte de décès de la « Françafrique » :
« A eux d’eux, le Gabon et le Congo ont commandé pour près de 4,6 millions d’euros de rapports à Imeda et Africa Steps ! Ils en veulent beaucoup à Kouchner d’avoir laissé son secrétaire d’Etat tenir des propos qu’ils considèrent comme désobligeants. […] Bockel est débarqué le 19 mars 2008 et se retrouve au secrétariat d’Etat des anciens combattants ».

LIVRE DE PIERRE PEAN

Bernard Kouchner répond dans l’Obs

NOUVELOBS.COM | 03.02.2009 | 18:14

Bernard Kouchner répondra jeudi dans Le Nouvel Observateur aux accusations portées dans le livre de Pierre Péan. Dans un long entretien accordé aux journalistes du Nouvel Obs, le ministre des affaires étrangères revient sur les principaux points à charge contenus dans cet ouvrage.

A côté d’accusations concrètes portant sur le « mélange des genres » pratiqué par l’ex french doctor, le livre retient aussi l’attention par son inspiration nationaliste. Pierre Péan n’hésite pas à accuser Bernard Kouchner de détester la France et de se comporter en « américanolâtre » cosmopolite … Son caractère de règlement de comptes personnel est également souvent gênant. Tout en revenant dans la majeure partie du livre sur le passé de Bernard Kouchner sur lequel il porte une appréciation systématiquement négative, « Le monde selon K » qui paraît mercredi, aborde deux dossiers « financiers » potentiellement compromettants pour le ministre des affaires étrangères.
Il rappelle qu’après avoir dénoncé la « narco-dictature » en Birmanie, Bernard Kouchner a, en 2003, rédigé, pour 25.000 euros, un rapport justifiant la présence de Total dans ce pays (comme l’avait révélé alors le Nouvel Observateur).
Il rappelle aussi que le fondateur de MSF a travaillé comme consultant pour le potentat du Gabon, Omar Bongo ainsi que pour le chef d’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, accusé, devant la justice, de « crimes contre l’humanité ». Pierre Péan souligne qu’il y aurait confusion des genres entre son rôle à la tête d’organismes d’assistance médicale non lucratifs et ses missions de consultant privé et rétribué. Il accuse également Bernard Kouchner d’avoir utilisé sa position de ministre pour faire payer les factures africaines en souffrance.
Il revient enfin sur une autre affaire embarrassante : la nomination de la femme du ministre des Affaires étrangères à la tête de l’audiovisuel extérieur. En plein conflit d’intérêts, Christine Ockrent aurait, selon lui, licencié plusieurs journalistes qui auraient critiqué son mari.
Ce livre à charge déstabilisera-t-il le ministre ? Jusqu’à quel point ?
Tout dépendra de l’ampleur que les médias donneront à « l’affaire Kouchner » – et de la suite que lui apportera Nicolas Sarkozy. D’après nos informations, des proches de l’Elysée ont, eux-mêmes, fourni un certain nombre des documents à charge, notamment des factures, qui compromettent Bernard Kouchner.
L’ont-ils fait sur ordre de certains conseillers du président de la République qui voudraient se débarrasser du ministre des Affaires étrangères ? Ou ont-ils agi dans le cadre d’un de ces sombres règlements de compte dont la « Françafrique » a le secret ?

René Backman, Jean Baptiste Naudet, Vincent Jauvert  

« LE MONDE SELON K. »

Les réactions au livre sur Bernard Kouchner

NOUVELOBS.COM | 03.02.2009 | 16:38

Réagissez à l'article 1 réaction

Voici les principales réactions sur le livre à paraître mercredi 4 février « Le monde selon K » de Pierre Péan (Editions Fayard), dans lequel Bernard Kouchner est accusé de mélange des genres entre activités publiques et privées : A DROITE

Claude Goasguen, député UMP : « On ne s’attendait pas quand même à ce genre de révélations sur Kouchner ». « Il faut d’abord que lui s’explique et après il faut voir s’il y a des poursuites ou s’il n’y en a pas. Cela étant, on est tombé des nues quand même. Moi je n’ai pas accès au dossier, j’espère que lui aura accès au dossier et que ce sera simplement une fausse analyse ou de faux bruits ». « C’est une mauvaise surprise ». (Déclaration, mardi 3 février)

A GAUCHE :

Martine Aubry, Premier secrétaire du PS : « Je crois que Bernard Kouchner est un homme honnête. Je pense qu’il aime un peu trop le pouvoir, c’est peut-être pour cela qu’il est là où il est ». « Je ne dirai pas un mot de désagréable sur lui sur cette affaire, dont je ne connais rien, et que je préfère ne pas croire, parce que je ne la crois pas ». « Vous n’entendrez pas un mot de ma part sur ce livre ».
Martine Aubry s’est dit « parfois étonnée des positions de Bernard Kouchner, lorsqu’il dit qu’on n’a plus besoin d’un secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme dans notre pays. Je me dis, pauvre Bernard, tu as bien changé ! ». (Déclaration à la presse, mardi 3 février)

Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire : « Les importantes révélations relatives aux multiples conflits d’intérêt et aux affaires d’argent dans lesquels se débat le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, constituent pour le moins de graves infractions à la morale publique ».
« Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s’expliquer sérieusement devant l’opinion publique ». Le député relève que la Constitution « prohibe toute conservation d’intérêt quel qu’il soit, surtout d’ordre financier, pour un ministre en exercice, en relation avec les affaires publiques dont il a la charge ». (Communiqué, mardi 3 février)

Yves Cochet, député Vert : « Je crois qu’il doit être interrogé par la commission des Affaires étrangères, longuement, lors d’une audition ». « Kouchner, qui est un homme courageux et pas trop langue de bois (…), doit s’expliquer publiquement, avant même quelque procès que ce soit ». « Plus loin en arrière, M. Kouchner a fait quelquefois des opérations qui étaient douteuses entre l’argent et l’éthique. Par ailleurs c’est un homme très courageux qui a fait beaucoup de choses dans les années 60 juqu’aux années 80. Après, l’ivresse du pouvoir a dévié un petit peu son parcours militant ». (Déclaration, mardi 3 février)

Plusieurs députés demandent à Kouchner de « s’expliquer »

LEMONDE.FR | 03.02.09 | 18h29  •  Mis à jour le 03.02.09 | 18h44

 

Le livre de Pierre Péan sur Bernard Kouchner n’est pas encore dans les rayons de librairie qu’il déclenche déjà de vives réactions parmi les députés. Dans Le Monde selon K. (Fayard), qui doit paraître mercredi 4 février, l’écrivain et enquêteur critique lourdement le ministre des affaires étrangères pour avoir bénéficié de contrats avec le Gabon et le Congo, en tant que consultant pour deux sociétés privées entre 2002 et 2007. Selon Pierre Péan, ces sociétés auraient continué à toucher des sommes issues de ces deux pays après l’entrée en fonction au Quai d’Orsay de Bernard Kouchner, au risque d’un conflit d’intérêt.

 

Le Parti socialiste a annoncé qu’il envisageait de poser une question au gouvernement sur ce sujet. « Quand on aura vraiment lu le livre, on posera une question de façon vraiment pertinente », a déclaré le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault. « On ne laissera pas passer cette affaire. N’attendez pas de nous la complaisance ou le silence. Si Bernard Kouchner pense cela il se trompe. » Martine Aubry, première secrétaire, a toutefois affirmé que Bernard Kouchner était « un homme honnête ». « Je ne dirai pas un mot de désagréable sur lui sur cette affaire, dont je ne connais rien, et que je préfère ne pas croire, parce que je ne la crois pas, a insisté la maire de Lille, lors de la visite d’un centre de planning familial à Paris. Vous n’entendrez pas un mot de ma part sur ce livre. »

De son côté, Claude Goasguen, député UMP de Paris, a déclaré être « tombé des nues » en découvrant le contenu du livre, estimant que le ministre des affaires étrangères devait « s’expliquer » sur les accusations de conflit d’intérêt portées à son encontre. « On ne s’attendait pas quand même à ce genre de révélations », a déclaré le député de Paris dans les couloirs de l’Assemblée.

Les Verts, par la voix du député Yves Cochet, ont démandé que Bernard Kouchner s’explique devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. « Kouchner, qui est un homme courageux et pas trop langue de bois (…), doit s’expliquer publiquement, avant même quelque procès que ce soit », a-t-il estimé.

Pour en savoir plus :

Les bonnes feuilles du livre de Pierre Péan (Marianne2.fr).

La réponse de Bernard Kouchner, sur le site du ministère des affaires étrangères.

Le Monde.fr avec AFP

CONFLIT D’INTERET

Bernard Kouchner est sommé de s’expliquer

NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 | 09:20

Les réactions politiques se multiplient, alors que sort ce mercredi « Le monde selon K. », du journaliste Pierre Péan, qui accuse le ministre des Affaires étrangères de conflit d’intérêt entre activités publiques et privées.

Bernard Kouchner

Bernard Kouchner

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a été sommé mardi 3 février par des responsables politiques de s’expliquer sur des accusations de conflit d’intérêt entre activités publiques et privées.
« Le monde selon K. » (Editions Fayard), du journaliste Pierre Péan, constitue l’attaque la plus violente jamais portée contre l’ancien « French doctor », personnalité politique la plus populaire en France.
Le livre contient ces accusations, mais aussi une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l’écrivain, en particulier sur le génocide rwandais.

Après l’entrée en fonctions au quai d’Orsay

La principale allégation concerne de lucratives activités de consultant dans le secteur de la santé en Afrique, entre 2002 et 2007, après la défaite électorale de la gauche à laquelle il appartenait et avant sa nomination dans un gouvernement de droite.
Selon le journaliste, Bernard Kouchner a mené ces activités pour deux sociétés privées, Africa Steps et Iméda, gérées par deux proches, alors qu’il présidait en même temps un groupement d’intérêt public, Esther, consacré à la coopération internationale hospitalière.
Ces sociétés ont vendu pour près de 4,6 millions d’euros de contrats de conseil sur la réforme des systèmes de santé au Gabon du président Omar Bongo Odimba et au Congo de Denis Sassou Nguesso. Pierre Péan affirme qu’une partie de ces sommes n’a été recouvrée par les sociétés qu’après l’entrée en fonctions de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay, le 18 mai 2007.
L’écrivain assure que l’un des proches du ministre, Eric Danon, gérant d’Iméda et alors ambassadeur auprès de Monaco, a démarché les autorités gabonaises pour obtenir des règlements jusqu’en septembre 2007. Mais il ne fournit pas la preuve d’interventions du ministre après sa prise de fonctions.
Dès le 12 janvier, Bernard Kouchner avait dénoncé « certaines allégations inexactes » du livre et affirmé se « réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires ». Il s’est refusé mardi à tout commentaire.

« On ne s’attendait pas à ce genre de révélations »

L’opposition socialiste, son ancien camp, a indiqué qu’elle envisageait d’interpeller le gouvernement à l’Assemblée nationale. « Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s’expliquer sérieusement », a dit le député PS Arnaud Montebourg. Mais pour la chef du parti, Martine Aubry, c’est un « homme honnête ».
Le député de la majorité Claude Goasguen (UMP) a confié qu’il était « tombé des nues ». « On ne s’attendait pas à ce genre de révélations sur Kouchner ».
Pierre Péan affirme que les activités de Bernard Kouchner au Congo et au Gabon se sont téléscopées avec le fonctionnement de la diplomatie française.
Au moment où, selon lui, ces deux pays payaient leurs dettes aux deux sociétés, le secrétaire d’Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel disait le 15 janvier 2008 vouloir signer l’acte de décès de la « Françafrique », la relation privilégiée mais opaque entre la France et ses ex-colonies.
« A eux deux, le Gabon et le Congo ont commandé pour près de 4,6 millions d’euros de rapports à Iméda et Africa Steps! Ils en veulent beaucoup à Kouchner d’avoir laissé son secrétaire d’Etat tenir des propos qu’ils considèrent comme désobligeants », écrit Pierre Péan.
Jean-Marie Bockel sera remplacé en mars 2008.

« LE MONDE SELON K. »

L’UMP prend la défense de Bernard Kouchner

NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 | 09:42

« Des socialistes ont décidé de régler leurs comptes avec Bernard Kouchner ». « Il y a chez eux beaucoup d’esprit de revanche », estime Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP.

Bernard Kouchner (Reuters).

Bernard Kouchner (Reuters).

Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand a défendu mercredi 4 février Bernard Kouchner, estimant qu’ »il y a beaucoup d’esprit de revanche » de la part des socialistes contre le ministre accusé dans un livre de conflit d’intérêt entre activités publiques et privées en Afrique. « Je n’ai pas lu ce livre » mais « ce que j’en retiens, ce que je sais, c’est que c’est un livre à charge, très critique », a affirmé Xavier Bertrand sur LCI.
« Ce que je vois surtout, c’est que des socialistes ont décidé de régler leurs comptes avec Bernard Kouchner », ministre d’ouverture, et qu’ »il y a chez eux beaucoup d’esprit de revanche à l’égard de Bernard Kouchner, le socialiste le plus populaire », a-t-il expliqué.

« Attaques personnelles »

Sur le fond de l’affaire, le secrétaire général de l’UMP juge que pour les accusations portées contre le ministre par Pierre Péan, « les réponses ont été apportées » par Bernard Kouchner et son avocat. « On est avec un livre à charge avec des attaques, des affirmations » qui, selon le leader de l’UMP, ne sont pas étayées. « Est-ce que les choses sont dites précisément dans ce livre, visiblement ce n’est pas le cas ».
Xavier Bertrand estime qu’ »il y a la volonté de pouvoir attaquer personnellement Bernard Kouchner et ces attaques personnelles sont déplacées de la part des socialistes ».
Selon le livre du journaliste Pierre Péan, « Le monde selon K. », le ministre des Affaires étrangères aurait exercé de lucratives activités de consultant dans le secteur de la santé en Afrique, entre 2002 et 2007.  « Ca commence à bien faire la chasse à l’homme politique, de gauche comme de droite », a également affirmé le leader de l’UMP citant le député socialiste de l’Essonne Julien Dray, visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour abus de confiance.

REVUE DE PRESSE

Bernard Kouchner

NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 | 09:06

Les commentaires de la presse, mercredi 4 février, sur les accusations portées contre Bernard Kouchner dans le livre de Pierre Péan, « Le monde selon K. » :

SUD OUEST
Patrick Venries

« (…)L’ex-French Doctor ne manquera pas d’arguments, jusqu’à la personnalité contestée de Pierre Péan, pour se défendre. Mais, au delà de l’interview que publiera demain Le Nouvel Observateur dans laquelle figurera en bonne place le rappel de son engagement de tous les instants en faveur des droits de l’homme, l’ancienne personnalité préférée des Français choisira-t-elle d’attaquer Pierre Péan en justice ? Au risque d’affronter un procès qui mettra forcément à jour des éléments très embarrassants pour la morale politique d’un ministre dont beaucoup, à droite comme à gauche, attendent la chute. À commencer par une question dont chacun est en droit d’attendre la réponse : que faisait Bernard Kouchner et la société BK Conseil, entre 2002 et 2007, auprès d’aussi sinistres dictateurs que Sassou Nguesso et Omar Bongo qui se soucient de leurs peuples comme d’une guigne? Difficile d’admettre que l’actuel ministre des Affaires étrangères y était bien à sa place. »

LE COURRIER PICARD
Francis Lachat

« (…)Jouissant d’une grande popularité en France, plébiscité par les sondages de notoriété, il avait été appelé par Nicolas Sarkozy au poste de ministre des Affaires étrangères et européennes, qu’il occupe toujours, et pour lequel il continue de faire inlassablement le tour du monde. Désormais rejeté par ses anciens amis de la gauche, et en particulier du parti socialiste, le voilà maintenant dans une tourmente qu’il n’a sans doute jamais connue, car les accusations dont il est victime mettent le doigt, cette fois, sur de graves erreurs, et même sur des jeux d’influence douteux. S’il veut reprendre la main, et rétablir la vérité qui est la sienne, il lui faut réagir sans délai et apporter des données tangibles de sa bonne foi. Faute de quoi, il pourrait bien sombrer dans une disgrâce médiatique catastrophique, qui pourrait remettre en cause non seulement son poste de ministre, mais aussi toute la politique d’ouverture du président de la République. »

LE REPUBLICAIN LORRAIN
Philippe Waucampt

« (…)Le livre de Pierre Péan explore un aspect moins reluisant du personnage qui, à en croire son enquête, ne se serait pas gêné de pratiquer le mélange des genres au profit de nourritures bien terrestres. Notre diplomatie s’en serait trouvée embarrassée. Au point de provoquer l’éviction d’un secrétaire d’Etat et d’empêcher la liquidation des derniers vestiges de la Françafrique. Si elle se confirmait, l’image serait désastreuse au regard d’une opinion publique qui, pourtant, n’entretenait déjà pas beaucoup d’illusions sur la classe politico-médiatique. Alors que l’avalanche des plans sociaux resserre quotidiennement l’étau de la crise sur chacun de nous, la tache sur l’honneur d’une des dernières effigies du désintéressement et de la générosité, en confirmant l’opportunisme traduit par son ralliement à Nicolas Sarkozy, offrirait un angle d’attaque idéal aux démagogues que les temps difficiles qui s’annoncent ne manqueront pas de faire surgir. Un travail d’explication s’impose. Pour le moins. »

LE PROGRES
Francis Brochet

« Il doit se sentir bien seul, Bernard Kouchner. L’homme de tous les honneurs, les plus mérités comme les plus dérisoires, fait aujourd’hui face au soupçon. Le pire imaginable pour l’éternel French Doctor, l’infatigable moraliste: le soupçon d’affairisme au détriment des plus faibles, au service des plus forts. Il cherche ses amis, quand ses ennemis flairent le sang. ‘S’il a encore un honneur, il doit s’expliquer’, mord le socialiste Montebourg. Le Vert Cochet fait dans le compliment empoisonné, loue son courage mais rappelle des ‘opérations douteuses entre l’argent et l’éthique’. Aubry joue la copine sermonneuse, plaignant ce ‘pauvre Bernard’ qui ‘aime un peu trop le pouvoir’. Et la majorité ? Un député UMP, un seul, a déclaré ‘tomber des nues’ – cela doit sans doute s’entendre comme un soutien… Et le gouvernement ? Rien. Pas un mot. Pauvre Bernard, qui aimait tant le pouvoir. »

LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE OUEST
Hervé Cannet

« (…) La France n’en aura donc jamais fini avec l’Afrique. C’est encore ce tissu de relations privilégiées peut-être, mais pourries, viciées de l’intérieur par l’argent, qui pourrait, pour le moins, déstabiliser le très populaire ministre des Affaires étrangères. Pourrait. Car le livre-brulôt de Pierre Péan est aussi mâtiné de règlements de compte personnels. Il n’empêche que les accusations de ‘mélange des genres’ sont particulièrement graves et qu’il faudra bien que Bernard Kouchner s’en explique. Il y a, c’est une évidence, une lourde dissonance entre le rôle d’un médecin, qu’il soit du monde ou sans frontières, et celui d’un consultant grassement payé par des tyrans africains accusés de ‘crimes contre l’humanité’. Les grands personnages publics ont la fâcheuse manie de porter souvent plusieurs casquettes. Il y a ici manifestement un casque colonial de trop. Si c’est vrai, c’est fâcheux ! Si c’est vrai, c’est odieux! »

LE MIDI LIBRE
Philippe Palat

« (…) Le monde selon K., un livre signé Pierre Péan. On sait les dégâts que les écrits de cet auteur redouté peuvent provoquer. Et ne jamais réparer. Pire : avant même parution de l’ouvrage assassin, la victime expiatoire est déjà clouée au pilori. A commencer par certains de ses ex-amis socialistes qui, après l’avoir accusé de haute trahison le jour où il entra au gouvernement, lui reprochent à demi-mot son absence d’honneur. Profitant de l’aubaine, et parce que jaloux de la surexposition médiatique du transfuge, ses nouveaux ‘amis’ politiques ricanent, eux aussi, sous le manteau. Mais l’icône populaire à la mèche bien rangée et au sourire ravageur a l’estomac bien accroché. D’autant que le bouquin qui veut lui faire la peau tricote un procès sur la base de positions politiques, certes parfois anachroniques, mais qui ne justifient pas qu’on fasse de Kouchner un bandit de grand chemin. Il y a des cas K. parfois douloureux… »

LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE
Patrice Chabanet

« (…)A droite également, l’arrivée des Besson et Kouchner n’a pas fait que des heureux, et cela d’autant plus que leur changement de camp n’a pas entraîné de mouvements de fond dans l’électorat. Bref, des deux côtés de l’arc politique, les adversaires de Bernard Kouchner ne lâcheront pas leur proie. Quoi qu’il en soit, le ministre des Affaires étrangères a intérêt à blinder son système de défense. Les accusations qui sont portées contre lui mettent à mal tout son discours, souvent grandiloquent, sur la morale. Oui, Bernard Kouchner joue très gros dans cette affaire, surtout dans une période cruciale où Nicolas Sarkozy a d’autres chats à fouetter. Si des parlementaires ont déjà sommé le locataire du Quai d’Orsay de s’expliquer, on imagine aisément que la même requête a été présentée par l’Elysée. »

LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus

« (…)Au nom des bonnes causes qu’il défendait, on lui pardonnait son goût pour l’exposition médiatique et ‘l’humanitaire spectacle’. On répugne ensuite à rallier le camp de ceux qui, à gauche, tiennent leur revanche sur le ‘traître’ au PS et rêvent de l’achever. Pour tout cela donc, on éprouve de la gêne. Et pourtant, on redoute que Bernard Kouchner ne se trouve dans un très mauvais pas, en étant plus la victime de lui-même que des autres. En mal de cette reconnaissance que lui dispensait si chichement le PS, il n’a pas résisté aux sirènes sarkozystes, au prix de quelques tonitruants renoncements sur les principes. Rama Yade, secrétaire d’État si maltraitée aux droits de l’Homme, ne dira pas le contraire. Alors, il se peut que le Kouchner que les Français appréciaient ait changé, par goût du pouvoir autant que de l’argent. Du coup, il se pourrait bien aussi que Nicolas Sarkozy refuse d’entretenir le mythe. »

LE TELEGRAMME
Hubert Coudurier

« (…)Soyons justes : en déclarant qu’elle le considérait comme un homme honnête, Martine Aubry a désamorcé les attaques que son camp pouvait fourbir contre le ministre des Affaires étrangères. Ceux qui le connaissent savent que Kouchner, fondamentalement généreux, n’est pas un homme d’argent. ll reste néanmoins le sentiment d’un piètre politique dont la maladresse est parfois coupable au risque d’écorner sa popularité. Quand il donne le coup de pied de l’âne à Rama Yade en semblant abjurer ce combat pour les droits de l’Homme qui fut toute sa vie. Quand il s’en prend au journaliste Ulysse Gosset dont l’interview sur France 24, certes un peu critique, n’avait rien de choquante. Quand il fait mine de s’étonner que l’on puisse contester la nomination malsaine de Christine Ockrent à la tête de l’audiovisuel extérieur. Ou même quand Kouchner semble trépigner à l’idée que le président de la République décide en politique étrangère, une règle d’airain sous la Ve. Au fond, ce cabotin légèrement colérique ne serait-il pas un peu naïf? »

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BREVES D’AFRIQUE par www.afrik.com + Ahmed Aboutaleb, maire marocain de Rotterdam

Posté par issopha le 8 janvier 2009

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BREVES D’AFRIQUE par www.afrik.com

 

TogoFrance
Brice Hortefeux en visite au Togo et au Benin

Le ministre français de l’Immigration, Brice Hortefeux, est attendu, ce mercredi soir, à Lomé pour une visite officielle. Il y rencontrera, jeudi, le président Faure Gnassingbé et le Premier ministre, Gilbert Houngbo avant de s’envoler pour Cotonou (Benin), indique Republic of Togo. « Il n’y a pas de difficultés de migration au Togo. Par conséquent, le rôle de la France est d’aider le pays à favoriser son développement par des actions concrètes sur le terrain. C’est ce que nous allons faire dans les mois qui viennent », avait affirmé Brice Hortefeux en novembre dernier. (Mercredi 7 Janvier – 13:19)

 

 

SénégalChine
La Chine accorde 27, 5 milliards de FCFA au Sénégal

Deux subventions de 27, 5 milliards d’euros soit 42 millions d’euros ont été accordées au Sénégal par la Chine, indique Le Soleil. Elles sont destinées au financement de deux projets importants : le renouvellement du parc automobile de transport public et le réseau de sécurité nationale du gouvernement. (Mercredi 7 Janvier – 12:38)

Mauritanie
La Mauritanie rappelle son ambassadeur en Israël

L’un des trois pays de la Ligue arabe à avoir des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu a décidé, lundi, « de rappeler son ambassadeur en Israël, en réaction à l’offensive israélienne à Gaza en cours depuis le 27 décembre, rapporte Mauritanie-web. Il s’agit du premier rappel d’un ambassadeur mauritanien en Israël depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1999. (Mercredi 7 Janvier – 12:35)

Afrique du sud
Mondial 2010 : un élu local assassiné après avoir dénoncé un scandale

Un élu local a été assassiné après avoir dénoncé un scandale de corruption autour de la construction d’un stade destiné à accueillir la Coupe du monde 2010 de football, rapporte Mail and Guardian. Jimmy Mohlala, membre du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), a été abattu dimanche soir à son domicile de Nelspruit au nord-est de l’Afrique du Sud. (Mardi 6 Janvier – 12:49)

Côte d’Ivoire
Côte d’Ivoire : la pauvreté atteint le seuil critique de 48,9 %

En 2008, la pauvreté en Côte d’Ivoire a atteint un seuil critique de 48,9 % contre seulement 10% en 1985, écrit abidjan.net. Face à ce chiffre alarmant, le gouvernement ivoirien a mis au point un document de stratégie de la réduction de la pauvreté (DRSP) présenté, lundi, à Grand-Bassam, au Sénégal. Il révèle qu’un Ivoirien sur deux vit avec moins d’un euro par jour (660 FCFA). (Mardi 6 Janvier – 14:10)


Ahmed Aboutaleb, maire marocain de Rotterdam
Présenté comme un modèle d’intégration, il a été accueilli avec enthousiasme par la majorité des Néerlandais

arton16032Ahmed Aboutaleb, originaire du Maroc, a pris, ce lundi, ses fonctions de maire de Rotterdam, aux Pays-Bas. A 47 ans, c’est la première personnalité d’origine étrangère à accéder à un poste aussi prestigieux. De quoi susciter bien des passions.


lundi 5 janvier 2009, par Djamel Belayachi




C’est la première personnalité issue de l’immigration à être appelée à diriger une ville au Pays-Bas. Et quelle ville ! Rotterdam. Un important port européen, et la deuxième plus grande ville du pays. Ahmed Aboutaleb est un citoyen néerlandais d’origine marocaine (il possède la double nationalité). Il a été en installé lundi 5 janvier dans ses nouvelles fonctions de maire.

window.google_render_ad();A 47 ans, Ahmed Aboutaleb n’est pas ce qu’on appelle un bleu en politique. Valeur sûre du parti travailliste néerlandais, le PvdA, l’homme a occupé le poste de secrétaire d’Etat aux Affaires sociales, où il s’est forgé une solide réputation de sérieux et d’efficacité. Arrivé à 14 ans aux Pays-Bas, il a été tour à tour journaliste, porte-parole ministériel, puis conseiller municipal à La Haye et à Amsterdam, avant d’être sollicité aux Affaires sociales par l’actuel ministre des Finances Wouter Bos. Ahmed Aboutaleb est présenté comme un modèle d’intégration, et apprécié par la population autochtone qui a accueilli sa désignation par le conseil municipal de Rotterdam avec un réel enthousiasme. On se souvient surtout de ses nombreux appels au calme lorsqu’il y a trois ans l’islamiste Mohammed Bouyeri avait abattu en pleine rue le cinéaste et polémiste Theo Van Gogh.

Ses origines marocaines valent également au nouveau maire beaucoup de sympathie auprès de la communauté issue de l’immigration. Malgré la vague d’enthousiasme soulevée, l’homme reste conscient de la difficulté de la tâche qui l’attend. Pour rassurer sur sa loyauté envers son pays adoptif, il voudrait d’ailleurs bien se défaire de sa nationalité marocaine. Mais la législation du royaume chérifien ne le permet pas.

« Confiance » versus « méfiance »

Dans un discours prononcé à la mairie, il a indiqué qu’il y avait encore « beaucoup de crainte » et de « méfiance » chez les habitants de Rotterdam vis-à-vis des immigrés. Pour balayer les appréhensions qu’il suscite par ailleurs, il a choisi de miser tout sur la « confiance ». « La confiance est un ingrédient de la cohésion sociale mais elle est aussi le lubrifiant de notre économie. Instaurer la confiance est un investissement dans la croissance économique. Une société où les gens ont confiance les uns dans les autres est plus forte », a-t-il affirmé.

La confiance ? L’extrême droite, elle, n’y croit pas une seule seconde. Le député PVV d’extrême droite Geert Wilders a fait part de son souhait qu’Ahmed Aboutaleb soit nommé à Rabat ; et celle du parti Leefbaar Rotterdam, dans l’opposition, reproche au maire d’« avoir deux passeports ». On ne peut décidément pas plaire à tout le monde.

arton16035 Le vernis africain du Dakar s’écaille
La course automobile se déroule en Amérique du Sud pour ses 30 ans

Le rallye-raid Paris-Dakar, qui se déroule cette année en Amérique du Sud, a perdu en trente ans son point d’arrivée et son lieu de départ. Le Dakar, nouvelle dénomination de la course automobile, se déroule… en Argentine et au Chili. Que reste-t-il d’africain à l’épreuve créée en 1978 par Thierry Sabine ? Son nom peut-être.



mardi 6 janvier 2009, par Falila Gbadamassi




Le Dakar délocalisé en Amérique du Sud pour 2009 : cherchez l’erreur. La nouveauté constitue le dernier épisode de la vie d’une course automobile, qui bouscule ses fondamentaux. Surtout ses racines africaines. Partager sa passion pour l’Afrique et pour le sport automobile, telle était pourtant l’ambition de Thierry Sabine en créant en 1978 ce qui deviendra une course mythique. En 1977, alors qu’il participe à la course Abidjan-Nice en moto, il se perd dans le désert du Ténéré pendant trois jours. Cette mésaventure lui inspire l’itinéraire initial du Paris-Dakar : départ de Paris, puis arrivée à Dakar, au Sénégal, via Alger, en Algérie, et Agadez, au Niger. Le tracé va cependant évoluer au fil des éditions et les infidélités à l’intitulé de l’épreuve se multiplient. La première révolution arrive en 1992. Pour la première fois de son histoire, le rallye-raid Paris-Dakar finit sa course au Cap, en Afrique du Sud. La deuxième délocalisation survient trois ans plus tard. Le Dakar ne part pas de la France, mais de Grenade, en Espagne. En 2000, ce sont les pyramides de Gizeh, en Egypte, qui accueillent les participants en fin de parcours. Puis, c’est au tour de Lisbonne, au Portugal, d’abriter le départ de la course en 2007. L’avant-dernière incartade, en 2008, ne sera pas volontaire. La menace terroriste, notamment en Mauritanie où 4 touristes français sont assassinés fin décembre, conduit à l’annulation de l’épreuve.

Le Paris-Dakar, l’hommage de Sabine à l’Afrique

Le Dakar a donc décidé, pour son 30e anniversaire, de quitter l’Afrique pour les cieux, moins perturbés, de l’Amérique du Sud. Plébiscitée à son arrivée en Argentine, la course a été tout de suite adoptée par les Argentins dont la deuxième passion, après le foot, serait le rallye. Un nouveau départ, des fans sud-américains, mais il n’est toujours pas question de changer de nom à l’épreuve. Confirmation dans un entretien accordé à la chaîne française France Ô par Etienne Lavigne, le directeur du rallye. « Historiquement, il s’est appelé Paris-Dakar puis a changé pour simplement Dakar. Il a sillonné 30 pays, l’Algérie, l’Egypte, l’Afrique du Sud… Et comme on ne change pas le nom d’un bateau, le Dakar ne change pas de nom. Jamais je n’ai envisagé de changer le nom de l’épreuve. Je dirais même qu’il n’a jamais aussi bien porté son nom. C’est un événement extrême de sports mécaniques. Cette année, nous retrouvons même ce qui a fait son succès à savoir la découverte, l’aventure, l’inconnu. Tout est réuni pour qu’il s’appelle toujours comme cela. »

Le Dakar restera Le Dakar même s’il ne se déroule plus en Afrique. « C’est vrai que cela peut surprendre, reconnaît néanmoins Daniel Bilalian, le responsable des Sports de France Télévisions, qui retransmet la course en France. Le Dakar, qui est une marque et une affaire commerciale, correspond à un type particulier de compétition. L’organisateur a décidé d’en conserver le nom. Et puis il n’est pas impossible que le rallye revienne un jour en Afrique, même si ce n’est pas demain la veille ». L’organisation se veut néanmoins rassurante sur la dimension africaine de la course en mettant en avant les actions caritatives menées sur le continent africain par l’organisation, notamment en partenariat avec l’ONG Sos Sahel. Elles devraient se poursuivre en 2009. « Les liens qui ont été tissés avec l’Afrique, au cours des 30 ans de son histoire, amèneront le rallye à venir se ressourcer dans les eaux du Lac Rose (à Dakar, ndlr) dès que la situation géopolitique le lui permettra », peut-on lire sur le site officiel du Dakar.

Le Dakar, une marque

L’essence du Dakar se dilue malgré lui, et comme un écho, la contestation monte. La cinquantaine de personnes disparues (Thierry Sabine en 86 et ses compagnons de voyage, une trentaine de concurrents et 9 victimes africaines à la suite d’accidents) durant l’histoire de l’épreuve et les conséquences de cette course sur l’environnement y sont pour beaucoup. Les anti-Dakar, qui se sont aussi manifestés en Argentine, sont regroupés depuis 2006 au sein du Collectif pour les victimes anonymes du Dakar (Cavad), né à la suite de la mort de deux enfants durant l’épreuve. Sur le Net, c’est une pétition lancée en 2008 par le magazine spécialisé dans le trekking, Trek Mag qui alimente l’opposition à l’épreuve. La pétition « Non au Dakar 2009″ a déjà recueilli 10 000 signatures. Elle s’oppose à l’organisation de l’épreuve en Afrique et en Amérique du Sud. Le Dakar doit en effet traverser le désert chilien de l’Atacama, un autre bijou de la nature.

Afin de combler le vide laissé par Le Dakar, une course qu’il a remportée trois fois (1981, 1983 et 1992), Hubert Auriol, surnommé « l’Africain », a lancé Africa Race. Mais la course, qui se déroule actuellement, est frappée du sceau de l’illégalité. Le nouveau rallye-raid africain, qui relie Marseille à Dakar, a été interdit par une décision de justice prononcée le 5 décembre par le tribunal de grande instance de Paris, indique L’Equipe.fr. Elle a été confirmée par un deuxième référé, une action dont est à l’origine l’organisateur du Dakar, Amaury sport organisation (ASO).

Le Dakar ne devrait donc pas être de sitôt remplacé alors même que le retour de la course en Afrique reste encore très hypothétique. Interrogé sur cette possibilité par l’AFP, Etienne Lavigne n’a pas mâché ses mots. « L’actualité africaine est malheureusement terriblement dramatique. Année après année, le territoire d’expression du Dakar s’est réduit. L’Algérie est fermé depuis 1993, le Niger est fermé… Alors on verra ». Pour l’heure, l’Amérique du Sud continue de faire la fête au Dakar qui en est, ce mardi, à sa 4e étape. L’aventure a commencé le 3 janvier à Buenos Aires et s’achèvera le 18 janvier dans la capitale argentine. Les nostalgiques du Dakar devront se contenter des images du site Dakar d’antan (1978-1985) pour se rappeler du bon vieux temps où, sous les hauspices de Thierry Sabine, Dakar rimait avec Afrique.

 
Comment le Ghana est-il devenu une démocratie exemplaire ?
Le candidat de l’opposition, John Atta-Mils, est le nouveau président du pays

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John Atta Mils, le nouveau président ghanéen, est entré en fonction, ce mercredi, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Accra. Un succès pour lui et la démocratie au Ghana, un exemple pour les autres Etats africains. Pourtant, tout n’était pas gagné pour ce pays du Gold Coast qui a subi, depuis son indépendance en 1957, deux putschs militaires. Afrik.com s’est penché sur les raisons de la réussite du Ghana en matière de transition démocratique. Analyse.



mercredi 7 janvier 2009, par Stéphanie Plasse




Le nouveau président ghanéen, John Atta-Mils, a pris ses fonctions, mercredi, à Accra. C’est la deuxième fois, en dix ans, qu’un chef d’Etat élu au Ghana transmettra le pouvoir à l’opposition à l’issue d’un scrutin. A 64 ans, l’ancien leader du parti de l’opposition (le Congrès national démocratique), peut se vanter d’être à la tête d’une nation érigée en modèle de démocratie pour l’Afrique.

Le Ghana, l’un des rares exemples de démocratie en Afrique

Le Ghana sert d’exemple aux autres pays africains qui n’ont pas réussi cette transition démocratique. « C’est un exemple rare de la démocratie en Afrique », expliquait à l’AFP, Raila Odinga, le Premier ministre kényan, après l’annonce de l’investiture du président sortant. Si les dirigeants des pays africains saluent la victoire de John Atta-Mils, ils ne minimisent pas le rôle de l’ancien chef d’Etat (2001-2009), John Kufuor, et du candidat malheureux du Nouveau parti patriotique, Nana Akufo-Addo, dans la tenue exemplaire de ces élections.

Selon Alpha Oumar Konaré, l’ancien président malien, interrogé par RFI, le Ghana a bénéficié du « leadership incontestable du président Kufuor qui, par sa déclaration, a amené tous les partis à accepter le verdict des urnes et de l’attitude de Nana Akufo-Adda qui n’a pas non plus contesté les résultats ». John Kufuor , un démocrate tenace dont les efforts en matière de démocratie et d’économie ont été régulièrement salués par la communauté internationale.

L’éducation, un atout pour le Ghana

Si en Afrique, plusieurs Etats peinent à organiser des élections libres après des putschs militaires, le Ghana fait figure d’exception. La raison ? Pour Prince Ofori-Atta, rédacteur en chef de la version anglaise d’Afrik.com et de nationalité ghanéenne, l’installation de la démocratie dans les mœurs est passée par l’éducation des masses. « Après l’indépendance, en 1957, l’objectif principal du gouvernement était l’éducation nationale. Cette vision contraste avec celle des autres pays comme la Côte d’Ivoire. Au Ghana, les présidents voulaient éduquer le peuple, en Côte d’Ivoire ils voulaient les nourrir, c’est là toute la différence. Une phrase du chef d’Etat Ghanéen, Kofi Bozia (1972-1978) illustre la politique de ce pays du Gold Coast : ’Donne à manger à quelqu’un et il reviendra te redemander de la nourriture, donne-lui des outils de développement et il ira se chercher lui-même à manger ‘ », explique-t-il. Selon Amnesty International, le taux d’alphabétisation au Ghana s’évaluerait à 57,9 % contre 48,7 % pour la Côte d’Ivoire, par exemple.

Jerry John Rawlings : un président qui a marqué le pays

Pour Christian Chavagneux, le rédacteur en chef adjoint d’Alternatives Economiques, la démocratie ghanéenne a émergé grâce au personnage du président Jerry Rawlings (1981-1996). « Ces quinze années au pouvoir ont été une période charnière pour le Ghana. Il y a eu une réelle refonte économique sous l’impulsion de Jerry Rawlings, qui s’est converti à l’économie de marché avec le soutien des institutions financières. Cette nouvelle stratégie a participé au changement politique, par exemple, des élections locales puis nationales ont été mises en place », affirme-t-il.

Néanmoins, Christian Chavagneux se veut prudent sur l’ancien président : « Rawlings n’est pas le symbole de la démocratie, il a réussi à amener son pays vers la démocratie, ce qui n’est pas la même chose. Il ne faut pas oublier qu’il est à l’initiative du coup d’Etat de 1981 ! ».

Le Ghana est l’exemple de la victoire de la démocratie en Afrique. Mais il aura fallu deux coups d’Etat, celui de Jerry Rawlings en 1981 et celui du colonel Ignatus Acheampong en 1972, pour qu’elle s’installe dans le pays.

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Biens mal acquis : Bongo choisit la répression

Posté par issopha le 7 janvier 2009

Biens mal acquis : Bongo choisit la répression

La Cellule Françafrique demande la libération immédiate des militants incarcérés au Gabon

Le 6 janvier 2009, par Jean Denard,

Déjà six jours de détention pour les Gabonais qui osent dénoncer les dérives du régime Bongo. Une incarcération sans motif. La crispation du régime gabonais, mis en cause devant la justice française dans l’affaire des biens mal acquis, sonne comme un nouvel aveu de culpabilité. La Cellule Françafrique salue le courage des citoyens gabonais qui se battent pour la transparence et la démocratie, et demande au gouvernement français d’exiger leur libération immédiate.

Plusieurs figures de la société civile gabonaise ont été interpellées, à la veille du Nouvel An :

- le mardi 30 décembre 2008, ont été arrêtés, après avoir été convoqués au 2ème Bureau des services de renseignements de l’Armée Gabonaise :

Gaston Asseko

directeur technique de « Radio Sainte-Marie » qui dépend de l’Eglise catholique et

Léon Dieudonné Koungou

du journal « Tendance Gabon ».

- le mercredi 31 décembre 2008, c’est à leur domicile qu’ont été interpellés :

Grégory Ngbwa Mintsa

le contribuable gabonais qui s’est constitué partie civile dans la dernière plainte déposée, à Paris, dans l’affaire des biens mal acquis du clan Bongo en France, aux côtés des associations Sherpa et Transparence International.

Marc Ona Essangui

le Coordonnateur de Publiez Ce Que Vous Payez Gabon et Président de l’ONG Brainforest, qui n’a pas hésité à manifester à nos côtés, à Paris, pour dénoncer la corruption du régime gabonais. Ce n’est pas la première fois qu’il est la victime des intimidations du pouvoir en place à Libreville, suite à cette action.

Georges Mpaga

président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG).

Le frère de Grégory Ngbwa Mintsa, interpellé aussi le 31, a été libéré dans la journée. Alain Moupopa, Président de l’ONG Afrique Horizon, n’a pas arrêté, contrairement à ce qui fut annoncé dans un premier temps. Il serait cependant recherché, de même que Marcel Libama, un responsable du collectif de syndicats et ONG appelé « Front des organisations de la société civile contre la pauvreté au Gabon » (FOSCPG).

Une détention inacceptable

Selon nos informations, le journaliste Léon Dieudonné Koungou aurait été libéré ce lundi matin, 5 janvier 2009. La famille des détenus n’aurait toujours pas pu leur rendre visite. Un médecin, en revanche, a pu constater que Grégory Ngbwa Mintsa souffrait d’oedèmes après 6 jours de détention assis. Il a refusé un moment de se nourrir et de se soigner. Marc Ona Essangui, Georges Mpaga et Gaston Asseko seraient détenus dans un sous-sol humide, dans des conditions déplorables. Rappelons que Marc Ona Essangui souffre d’un handicap physique et circule habituellement en chaise roulante.

Le Ministre de l’Intérieur gabonais, André Mba Obame, un dur du régime, a expliqué que l’arrestation avait été effectuée dans le cadre d’une enquête en cours… L’explication est un peu courte.

Tout laisse à penser que cette détention est illégale : arrestation au domicile des militants en l’absence d’un mandat d’arrêt ; durée de détention exceptionnellement longue – on veut bien croire que le droit de cette grande démocratie qu’est le Gabon (dixit notre cher président) s’est amusé à n’inclure que les jours ouvrés dans la durée de détention, mais même avec le 1er janvier et le WE des 3-4, on a dépassé les 48h à présent

Intégri-koi ?

Décidément, l’affaire des biens mal acquis déstabilise le régime gabonais, qui se crispe. D’habitude, Omar Bongo achète le silence de ses détracteurs. Ce dossier n’échappe pas à la règle : tentatives de séduction des militants gabonais, intimidations, propositions financières à l’association Sherpa qui instruit la plainte… Mais l’intégrité désarçonne un régime fondé sur le clientélisme. Alors, voyant son patrimoine colossal mis à nu devant les victimes de son pillage -ses concitoyens, Bongo n’en finit plus d’en perdre son sang froid : interdiction d’antenne pour RFI qui avait traité du dossier dès l’été 2007 ; demande (honorée) de classer l’enquête préliminaire sur les biens mal acquis ; brouille avec Paris suite à la diffusion d’un reportage sur le sujet par France 2 ; prise de mouche révélatrice après que feu le Bockel-de-la-rue-Monsieur a eu l’outrecuidance d’appeler à une gestion transparente du pétrole en Afrique ; représailles sans phare à présent contre Marc Ona, Grégory Ngbwa Mintsa et les rares Gabonais qui osent s’élever publiquement contre la prébende et les libertés bafouées ; organisation de manifs bidons en soutien au régime…

Sarko en pince pour Omar

Il faut dire, pourquoi Bongo se priverait-il ? Chaque fois, Paris cède. La Cellule a d’ailleurs, très tôt, percé le secret du soutien indéfectible que Nicolas Sarkozy voue à son homologue gabonais. Plutôt que de recevoir en novembre dernier à l’Elysée le fils terrible et successeur désigné, Ali Bongo (était-ce pour vérifier qu’il jouit des mêmes attributs que son père ?), le chef de l’Etat français s’honorerait en exigeant la libération immédiate des défenseurs gabonais des droits de l’homme et de la transparence et en mettant à exécution sa promesse de campagne – la rupture avec les dictateurs, par un geste simple : le gel immédiat des avoirs et des biens situés en France dont Omar Bongo ne pourrait pas justifier de l’origine légale.

Sarkozy au Gabon Sarko sur Bongo :

« on a toujours besoin d’un plus petit que soi »

En exclusivité, la cellule Françafrique vous dévoile pourquoi le président français a tant d’égards pour son homologue gabonais

Le 19 juillet 2007, par Jean Denard,

A priori, on ne comprend pas : Sarkozy promet pendant toute la campagne que la France ne maintiendra de liens qu’avec des « régimes démocratiques ». Bockel renchérit le 17 juillet devant le réseau des coopérants : « Là où règne l’arbitraire, là où la démocratie est bafouée, les droits de l’homme violés, les décisions de justice jamais ou rarement appliquées, là où se développe la corruption, la communauté internationale se doit de parler vrai. (…) L’histoire le prouve : les lâchetés d’aujourd’hui peuvent être les conflits de demain ».

Les conflits de demain au Gabon ne semblent pas préoccuper outre mesure notre bon président :

- à 19h30 le 6 mai, il appelle Omar Bongo, lui annonce la bonne nouvelle et le remercie de ses conseils… Faut dire, depuis le temps qu’il est élu à l’unanimité des suffrages, le Gabonais a pu en prodiguer des conseils ! Bien en a pris à Sarkozy : non content de son élection triomphale, il a appliqué à la lettre le conseil avisé de son mentor : flatter quelques leaders de l’opposition et les retourner…

- le 25 mai, Sarko fait son footing. Ca fait pas 10 jours qu’il est entré au Château, il repère les environs. Mais il sent bien que sur ses grandes jambes, Fillon va plus vite. Il se dit alors, dans un sursaut d’orgueil : « je l’aurais à l’endurance ». Aussitôt dit, aussitôt fait : il appelle son consultant officiel à l’Elysée, le brave Omar, passé maître es endurance après 40 ans d’exercice à la tête de l’émirat pétrolier du Golfe de Guinée.

En récompense, Bongo obtient du monarque républicain qu’il passe l’éponge sur une petite partie de l’ardoise de son pays à l’égard de la France.

- Surtout, le 28 mai, il obtient le droit de voir défiler un par un tous les nouveaux ministres dans l’un de ses luxueux appartements du 16ème… il faut dire, depuis Couve de Murville, il ne manque pas beaucoup de ministres à la collec’ d’othographes du père Omar.

- Début juillet, il parachève l’album de signatures en invitant le nouveau venu dans Fillon 2, l’Alsacien Bockel, à co-signer avec Hortefeux le premier accord de codéveloppement, un modèle du genre.

Reste cette petite tension latente entre le jeune loup ardent de l’Elysée et le vieux sage du palais du bord de mer, partenaire privilégié des Hauts-de-Seine (département le plus riche de France, 22eme PIB mondial) : Le 25 mai à l’Elysée, Sarko-le-président-qui-tient-toujours-parole avait annoncé : pour la dette gabonaise, ce sera réglé avant le 14 juillet. On comprend que le pauvre Bongo se soit inquiété : entre temps, Sarko laisse la justice faire son travail (un comble) et l’emmerder pour quelques pieds-à-terre parisiens… Le voilà obligé de réprimer des manifestations anti-françaises à Libreville. Et puis, la fête nationale passe… et cette histoire d’ardoise qui n’avance pas.

Ni une ni deux, voilà Omar à Paris.

Depuis, force est de constater que les choses vont nettement mieux dans le couple franco-gabonais :
- le 17 juillet, le porte-parole de l’Elysée David Martinon annonce que Sarko a finalement choisi, à tout hasard, Libreville en plus de Dakar pour sa première virée africaine, le 25-26 juillet.
- le 19 juillet, le Club de Paris (puisqu’on vous dit que c’est pas le PSG, mais le groupe des grands créanciers publics) devrait annoncer une remise de 20% de la dette du Gabon envers la France – une bagatelle de 200 millions d’euros. Faut dire, après les 13,6 milliards abandonnés via le « paquet fiscal », Sarko n’est plus à ça près !

Reste LA grande question : pourquoi Sarkozy voue-t-il une affection aussi prononcée pour le doyen des dictateurs africains, au mépris de toutes ses promesses ?
- Ca ne pas être par goût du mensonge : Sarkozy fait ce qu’il dit. C’est même lui qui l’a dit.
- Ca ne peut pas être pour défendre les intérêts de Total au Gabon : il a dit qu’il en finirait avec les réseaux d’un autre temps. Bolloré, Bouygues et Lagardère ne sont d’ailleurs pas ses amis. Et, non, non, le Guillaume qui co-dirige le Medef et qui porte le même nom, ce n’est pas son frère.
- Ce ne peut pas être un renvoi d’ascenseur pour financement de campagne présidentielle : Mônsieur Sarkozy est un homme intègre. Et le financement des partis politiques est encadré trrrès strictement.

N’en pouvant plus, nous avons fini par lui poser la question. En personne. Il nous a avoué, au bord des larmes, qu’il ne trouvait pas sa place parmi les « grands » de ce monde : « voyez, au G8, nous a-t-il confié, j’étais encore plus petit que le Japonais sur la photo. Je me suis torché avec Poutine pour oublier ». « Pendant la campagne, au moins, a-t-il ajouté, j’avais Christian Clavier et Mireille Mathieu ». « Ca ne pouvait plus durer » a-t-il résumé. C’est au cours d’un brainstorming au sommet que lui est apparue l’idée, comme une évidence : sur la scène internationale, le Gabon serait son salut.

Et le président de conclure : »Omar m’a sauver ».

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Zimbabwe : L’insoumis et le bouc emissaire , par Aminata TRAORE , ancienne ministre malienne

Posté par issopha le 3 janvier 2009

19/12/2008
 
Zimbabwe : L’insoumis et le bouc emissaire , par Aminata TRAORE , ancienne ministre malienne dans ACTUS ET DEBATS AFRIQUE artsubtitleleft transparent dans AFRIQUE PARADOXES
« Il n’est pas certain que l’extrême personnalisation du conflit et la diabolisation de l’un des principaux protagonistes – Robert Mugabé en l’occurrence – ait aidé en quoi que ce soit à clarifier les enjeux de la lutte sociale et politique en cours au Zimbabwe ». Achille Mbembe (Zimbabwe : le cynisme des nations)
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Par Aminata D Traore
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Zimbabwe : L’insoumis et le bouc emissaire

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1. Qui juge qui ? Pour quels crimes ?

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Le torrent de boue dont on couvre Robert Mugabé depuis de longs mois a quelque chose de nauséabond et de suspect. J’en souffre. »Qui le juge ? De quels crimes est-il coupable ? » sont parmi les questions que nous sommes nombreux à nous demander, ce 10 décembre 2008, à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH).

« A 85 ans, pourquoi s’accroche-il tant au pouvoir ? » entendons nous dire. Est-ce une raison suffisante pour l’humilier ? Est-il le seul de cette génération, à occuper ce poste a un tel âge ?

« Il est au pouvoir depuis 28 ans. » En termes de longévité au pouvoir est-il le doyen en Afrique ?
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« La fraude électorale ? » A-t-on oublié les élections américaines de 2000 ?

Rares sont ceux qui, en dehors du continent, se doutent des enjeux véritables de cette campagne de dénigrement et de déstabilisation d’une rare violence contre cet homme tant le titre de dictateur sied aux dirigeants du Sud, plus particulièrement ceux du Continent noir. Il suffit de regarder du côté de la Cour Pénale Internationale pour s’en convaincre. Pendant ce temps les fauteurs de guerre en Irak et en Afghanistan se posent en défenseurs des droits de l’homme au Zimbabwe et partout ailleurs.

Puisqu’ils ne sont pas à une contradiction près, les puissants de ce monde élèvent par ailleurs des murs devant ceux dont ils prétendent défendre les droits lorsque ceux-ci tentent d’échapper aux effets destructeurs du capitalisme mondialisé. Le pacte européen sur l’immigration et l’asile dont la France a fait de l’adoption une priorité dans le cadre de sa présidence de l’Union Européenne est l’une des traductions de ce cynisme.

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2. L’indignation sélective

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transparent transparent Aminata Traoré
© universitadelledonne.it
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L’indignation et la justice à géométrie variable qui jettent le discrédit sur les droits de l’homme tournent au scandale lorsque George W Bush se joint à Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour exiger la démission de Robert Mugabé, responsable selon eux des 600 personnes victimes du choléra. Toute perte de vie humaine est un drame. Mais alors, que dire des guerres en Irak et en Afghanistan qui ont fait près d’un million et demi de morts ?
Robert Mugabe aurait ruiné son pays dont l’économie était florissante et violé les droits des Zimbabwéens. En huit années d’une gestion calamiteuse George W Bush, a fait pire en conduisant l’économie la plus puissante de la planète au bord du gouffre avec des conséquences dramatiques et pour son pays et pour le reste du monde : accroissement du chômage, pertes de revenus, tensions sociales et violences en tout genre.

Que fait et que compte faire la fameuse communauté internationale dont George W Bush et ses alliés se réclament face au drame de l’Irak puisqu’il a enfin admis qu’il a commis une « erreur » tout en se défaussant sur des services de renseignements qui lui auraient présenté Saddam Hussein comme une menace pour les USA ? Ce mea-culpa tardif n’incite, visiblement, ni le Président américain, ni le Premier ministre britannique à changer de regard et de perspectives quant au Zimbabwe.

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transparent transparent Robert Mugabe
© AFP
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Le départ de Robert Mugabé, le Saddam Hussein de Tony Blair, est une obsession. Et, tant mieux, si la faim, le chômage, la maladie et la fuite des Zimbabwéens, provoqués par des années d’isolement et de sanctions économiques, peuvent être instrumentalisés en vue d’atteindre cet objectif. Un tel acharnement participe, bel et bien, à la criminalisation, la traque et l’élimination de la « racaille » dans les banlieues du monde globalisé.
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Ainsi va le monde, soixante ans après la déclaration universelle des Droits de l’Homme (DUDH). Le « plus jamais ça » est parfaitement valable pour les « civilisés » qui évitent la guerre chez eux et se serrent les coudes dans la mise au pas des « barbares ». Pillée et humiliée l’Afrique se doit de tirer le maximum d’enseignements de cette réalité en apprenant à distinguer les conséquences des actes de sabotage économique et de déstabilisation des dirigeants qui osent dire « non » de la mauvaise gestion que les démocraties occidentales savent, du reste, pardonner tant que leurs intérêts ne sont pas menaces

 

 

3. L’asphyxie économique
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transparent transparent Des partisans de  »Bob » Mugabe
© daylife
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Pèle mêle, les ennemis Robert Mugabe retiennent, contre lui, en plus de l’expropriation des fermiers blancs des terres agricoles, l’hyperinflation qui chasse les élites (médecins, avocats, enseignants, journalistes…) du pays, l’opération de déguerpissement des mal logés en 2005, la fuite de plus de trois millions zimbabwéens vers l’Angleterre et l’Afrique du Sud, la répression des opposants, le pourcentage élevé de personnes atteintes du SIDA, la faim et, à présent, l’épidémie de choléra.
Mais, la quasi-totalité des situations imputées à l’incapacité du dirigeant zimbabwéen à gérer son pays résulte d’abord du non respect d’engagements pris, l’une des caractéristiques de nos rapports avec les pays riches comme l’atteste, plus récemment, les fausses promesses d’aide du Sommet de Gleneagles. L’argent qui coule à flot ces derniers temps dans le cadre du sauvetage des banques a toujours fait défaut quand il s’agit d’honorer les engagements pris envers les peuples dominés. Le facteur déclencheur de la crise zimbabwéenne est plus précisément le non respect par la Grande Bretagne de l’accord de Lancaster House (signé en 1979) selon lequel elle devait dédommager les fermiers blancs dans le cadre de la réforme agraire.

La terre, – un enjeu central dans toutes les sociétés dont l’économie repose sur l’agriculture – est donc au cœur de la rupture. C’est en cela que le bras de fer entre l’ex Rhodésie du Sud et l’ancienne puissance coloniale est emblématique des tensions en Afrique Australe et des conflits à venir à l’échelle du Continent puisque l’ouverture au marché rime de plus en plus avec l’octroi de centaines de milliers d’hectares aux investisseurs étrangers au détriment des petits producteurs.

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transparent transparent Gordon Brown accusé d’être responsable de l’épidémie de choléra qui sévit dans le pays
© afp/getty
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L’économie zimbabwéenne était florissante et Robert Mugabé fréquentable tant que la minorité de fermiers blancs d’origine britannique pouvaient faire travailler des centaines de milliers d’ouvriers agricoles noirs sur les millions d’hectares de terres agricoles qui étaient en leur possession. Le héros de l’indépendance, est devenu l’homme à abattre à partir du moment où face au refus de Tony Blair de respecter les termes de l’accord de Lancaster House, il a dû récupérer les terres des fermiers blancs. Tout a depuis lors été dit à propos de la redistribution de ces terres qui n’aurait profité qu’aux proches de Robert Mugabé. La réalité est toute autre. Des milliers de familles sans terre jouissent aujourd’hui de leur droit à ce moyen de production. L’irrigation, les fertilisants, les prêts et la mécanisation sont autant d’efforts fournis dans le cadre de cette réforme agraire, avec les maigres moyens de l’Etat la priorité étant la couverture des besoins nationaux par l’agriculture nationale.
L’Europe, l’Amérique du Nord, l’Australie, la Nouvelle Zélande ont réagi dès la première procédure de retrait des terres, en 1997. Le dollar zimbabwéen a commencé à chuter et les sanctions économiques à pleuvoir : privation du pays de toute aide extérieure, de crédit, d’assistance de la part des institutions financières internationales et l’interdiction d’échanges commerciaux avec les entreprises américaines. Le pays de Robert Mugabé n’a bénéficié d’aucune aide en matière de balance des paiements depuis 1994 alors que jamais auparavant, il n’avait été privé d’apports extérieurs. Il a fallu, faute de prêts assortis de conditions favorables procéder à des émissions monétaires.

L’ingérence et la subversion à la base consistent dans ces circonstances à créer la pénurie en privant l’Etat souverain de moyens et à soutenir des ONG et des opposants politiques qui s’attirent la sympathie des populations auprès desquelles ils interviennent. Les conséquences de l’embargo et des sanctions économiques ont été aggravés par des sécheresses autrefois cycliques (à peu près tous les dix ans) mais désormais fréquentes du fait des perturbations climatiques.

 

 

4. L’alibi démocratique
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transparent transparent Gordon Brown
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La Grande Bretagne prendrait une sacrée revanche sur l’histoire et rendrait un immense service aux fermiers blancs qui attendent, si elle parvenait à porter au pouvoir dans son ancienne colonie, un dirigeant de son choix ou tout au mois acquis au libéralisme économique. Au-delà de la Grande Bretagne, les puissances coloniales et leurs alliés n’ont jamais eu autant besoin de renforcer leur présence en Afrique, l’avancée de la Chine étant une véritable menace pour eux. Ils y arrivent au prix de l’ingérence, de la subversion et de la guerre. C’est dire jusqu’à quel point le fossé est abyssal entre la rhétorique sur la démocratie, les droits de l’homme et les desseins des Etats libéraux d’Europe et d’Amérique sur le Continent noir.
Le débat houleux qui pendant longtemps a opposé les Occidentaux aux dirigeants des pays d’Asie dont la Chine quant à la primauté des droits économiques et sociaux sur les droits politiques ressurgit ainsi à la faveur de la mondialisation néolibérale sans être pris en charge de manière conséquente par les formations politiques africaines, la société civile et les médias. Il en est ainsi parce que les dirigeants africains savent que leurs pays seraient dans le même piteux état que le Zimbabwe s’ils s’avisaient, à l’instar de Robert Mugabe, à aller à l’encontre des intérêts dominants. La politique de la terre brûlée est réservée, comme ce fut également le cas pour la Guinée de Sékou Touré, à tous ceux qui s’écartent du « droit chemin ».

Pour l’heure, en dépit du satisfecit des Occidentaux pour certaines « transitions démocratiques », le vote ne sert qu’au renouvellement du personnel local du système-monde. Les électeurs locaux en deviennent, à leur propre insu des clients de la politique spectacle et les victimes des rapports marchands qui lui sont sous-jacents. Les sujets qui peuvent écorcher les oreilles du G8, de l’UE et les IFIS tel que le pillage des matières premières de l’Afrique, le diktat des grandes puissances, la dette extérieure, les réformes néolibérales sont soigneusement écartés du débat électoral quand débat il y a. Et gare aux esprits critiques (opposants, médias, citoyens avisés…) qui osent défier les dirigeants dirigés dans leurs comportements mimétiques et complaisants. Ils sont combattus, de manière sournoise ou ouverte. Par contre, les faux opposants, les médias aux ordres, les associations et ONG qui savent manier la langue de bois seront épargnés, récompensés et utilisés pour soigner l’image du pays.

 

 

5. Nous sommes tous zimbabwéens
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transparent transparent Morgan Tsvangirai, accusé d’être à la solde des occidentaux
© AFP
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Rien ne justifie l’humiliation de Robert Mugabé et les privations imposées à son peuple afin qu’il se soulève et le renverse. Il n’est pas paranoïaque puisque Gordon Brown et ses alliés après avoir poussé Morgan Tsvangiraï marchent à présent à visage découvert et sans complexe, lui demandant de démissionner. Nommer et défier ses agresseurs n’a rien à voir avec la haine des Occidentaux véhiculée par certains médias qui excellent dans le lavage des cerveaux quant a Robert Mugabe. Précisément parce qu’il se savait le dirigeant d’un pays composé de Blancs et de Noirs il a tenté de les fédérer en nommant des ministres zimbabwéens d’origine britannique dans gouvernement.
Robert Mugabé n’est en aucun cas ce bourreau qui affame son peuple et le condamne à mourir du cholera et de je ne sais pas quelle autre maladie. Les quinze années durant lesquelles il avait les mains libres il a réussi à réaliser le taux d’éducation le plus élevé du continent en plus des performances économiques enregistrées. On ne peut lui reprocher non plus de s’être enrichi personnellement ; à l’instar de la plupart de ses homologues même si certains excès son reprochés à son épouse.

La persécution dont il est l’objet augure en réalité des difficultés à venir chaque fois qu’un dirigeant africain voudra se démarquer de la pensée unique en revendiquant la souveraineté économique, politique et alimentaire. Nous serons faibles et vulnérables tant que, face a une telle situation les peuples conscients des enjeux et des dangereux rouages du monde actuel ne prendront pas leurs destins en mains et ne défieront pas eux-mêmes leurs dirigeants mais aussi l’Union Européenne, les IFIs les anciennes puissances coloniales en quête de lieux d’ancrage ; de matières premières et de parts de marchés.

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Nous sommes tous des Zimbabwéens face au défi de la nouvelle citoyenneté qui fera de nous les seuls et véritables responsables de l’alternance politique dans nos pays et de la défense de tous nos droits.Aminata D TRAORE
Ancienne ministre, Essayiste
Animatrice du Forum pour un Autre Mali (FORAM)

Bamako le, 10 décembre 2008

pucemenu Note de grioo.com : vous pouvez lire sur le même sujet l’article La faillite diplomatique de l’Afrique du Sud au Zimbabwe de J.C Shanda Tomne qui critique notamment l’attitude des intellectuels africains vis-à-vis du Zimbabwe

 

 

 REACTION A L’ARTICLE CI-DESSUS

 

Une défense honteuse de Robert Mugabe derrière une critique, pourtant, juste des régimes impérialistes européens

28/12/2008
 

Une paire d’auteurs réagit au dernier pamphlet écrit par Aminata Traoré, qui donnait son avis sur la persécution dont est victime, selon elle, le régime de Robert Mugabe de la part des chancelleries occidentales
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Par Cheikh KASSÉ et Modou Matar DIA
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Du dégoût, de la consternation, tels sont les sentiments qu’on éprouve à la lecture du texte d’Aminata Traoré daté du 10 décembre 2008 et intitulé «Robert MUGABE, l’insoumis et le bouc émissaire», pour peu qu’on soit, un brin, sensible à la tragédie du peuple Zimbabwéen.
Tout au long de ce document, la démarche de l’auteure consiste à défendre Mugabe et son régime en tentant de disqualifier ses détracteurs occidentaux du moment (Bush, Gordon Brown, Sarkozy etc.) au motif qu’ils sont coupables de crimes monstrueux dont l’ampleur dépasse de loin ce qu’ils reprochent, selon elle, au « pauvre » Mugabe.
Il est vrai que les régimes occidentaux ont une conception à géométrie variable des «Droits de l’homme». Il est vrai que ces régimes jugent la politique des autres États « non démocratiques » à l’aune de leurs intérêts. Il est que vrai que les preuves ne manquent pas pour étayer cela.
Ainsi :
pucemenu Quand dans les années 1980, la ZANU de Mugabe libéra par la guérilla contre le régime raciste de Rhodésie, un tiers du territoire, l’Angleterre, la France (aussi avec le PS et le P«C»F au pouvoir), les USA etc. menèrent une politique de «dialogue constructif, de détente » et entretinrent des relations économiques fructueuses avec les régimes d’apartheid d’Afrique du Sud et Rhodésie.

pucemenu Comme elle l’a dit, en étant responsables d’au moins un millions de morts en Irak et en Afghanistan, Bush et l’Amérique ne sont nullement au ban de la dite communauté internationale. Le droit d’ingérence humanitaire brandi au nom d’une lutte pour la défense de la « civilisation » contre la barbarie est un moyen hypocrite de protection d’intérêts stratégiques et d’accaparement des gisements du pétrole.

pucemenu De toutes les barbaries perpétrées par les pays « civilisés et libres » occidentaux et reconnus parfois par eux-mêmes comme «crimes contre l’humanité», il ne s’en est suivi jusqu’à présent ni jugement, ni condamnation des coupables, ni indemnisations des victimes.

pucemenu Henry Kissinger, secrétaire d’État américain, fut le lauréat du prix Nobel de la Paix en 1973 au même moment où les USA continuèrent à bombarder le peuple vietnamien. Un prix évidemment refusé par le co-lauréat le négociateur vietnamien Le Duc Tho.

pucemenu Frederick de Klerk ancien dirigeant de l’apartheid fut le lauréat du prix Nobel de la paix au même titre que les oppresseurs israéliens du peuple palestinien Shimon Pérès et Rabin. Tandis que de l’autre côté, les Saddam et Cauecescu sont fusillés avec l’aval ou sans les protestations de l’Occident. Alors que Saddam, avant d’être plus vorace en voulant mettre la main sur les gisements pétroliers koweitiens, fut un fidèle allié de l’Occident qui lui fournit tout le matériel pour gazer les Kurdes Irakiens et pour contenir la «révolution iranienne». Alors que des autocraties corrompues plus ou moins tribales ou moyenâgeuses d’Afrique ou d’Arabie Saoudite peuvent rester tranquilles !

quote_left Le fait que les critiques occidentaux sont des hypocrites ordures avec le sang dans les mains, ne peuvent nullement servir de caution à une innocence ou une immunité pour Mugabe et son régime quote_right

Toutes ces vérités, à savoir le fait que ces critiques occidentaux sont des hypocrites ordures avec le sang dans les mains, ne peuvent nullement servir de caution à une innocence ou une immunité pour Mugabe et son régime. La stratégie argumentative adoptée est la délégitimation des régimes impérialistes occidentaux, anciens alliés, aujourd’hui le lâchant et sa légitimation au simple registre de son passé de combattant anticolonialiste et de bouc émissaire pour couvrir ainsi les crimes de son régime, la dégradation continuée du niveau de vie des masses populaires. Ainsi le gouffre économique et social, la politique de prébendes, de copinage, de castes d’anciens résistants sont occultés.

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Les relations actuelles envenimées entre Mugabe d’une part et les Bush, Sarkozy, Merkel etc. d’autre part ne doivent faire illusion. Tout au contraire, ce fut presque une lune de miel entre eux durant longtemps dans le passé.
Dès sa prise du pouvoir, Mugabe prit toutes les mesures susceptibles de rassurer les pays occidentaux, la minorité blanche, les classes moyennes. Ainsi :
pucemenu Mugabe maintint à son poste l’ancien chef d’état major de l’armée du régime raciste d’Ian Smith pourtant coupable de massacres de populations civiles durant la guerre de libération. Celui qui usa de la phraséologie marxiste dans le maquis va jeter progressivement ses masques !

pucemenu Des représentants de l’aile gauche de son mouvement sont éliminés ou écartés. Tongogara, l’ancien chef militaire de la ZANU meurt dans un accident de voiture jamais élucidé en rentrant dans la capitale à la prise du pouvoir par la ZANU EN VOITURE alors que tous les grands dirigeants rentrèrent par avion. Tékéré, un autre dirigeant de l’aile gauche du mouvement fut écarté.

A l’extérieur de la ZANU, il marginalisa toute opposition, en particulier celle de son grand rival durant la guerre de libération Joshua Nkomo persécuté et mort dans des conditions humiliantes. Tant que Mugabe fut garant d’une paix sociale pour la continuation des bonnes affaires de l’impérialisme, l’Occident lui accorda son soutien. Et Mugabe continua d’être réélu plus ou moins régulièrement.

Le ton changea dans les années 2000, dès qu’avec l’usure du pouvoir, il n’arrivait plus à se faire réélire avec des critères acceptables pour les Occidentaux. C’est seulement à ce moment qu’il se rappela l’engagement de l’Angleterre de financer l’indemnisation des fermiers Blancs dans la réforme agraire programmée. Cette clause financière incombant à l’ancienne puissance coloniale britannique des accords de Lancaster House en 1979 pour l’indépendance du Zimbabwe ne fut jamais respectée par l’Angleterre.

En butte à une impopularité croissante, Mugabe s’empara d’une manière démagogique de la question de la terre pour jeter ses nervis contre les 4000 fermiers Blancs. Alors durant vingt années, il ne se préoccupa du sort désastreux des paysans sans terres, des anciens guérilléros démobilisés. Le régime chassa les fermiers Blancs des terres qui furent livrées à sa CLIENTELE. Avec la désorganisation du secteur agricole consécutive au départ des fermiers Blancs qui en furent les piliers, le Zimbabwe ne fut plus le grenier de l’Afrique australe qu’il était. Conséquences : chute brutale de la production agricole, baisse vertigineuse des recettes d’exportation, famine, exode rural, exode massif de la population vers l’étranger proche ou lointain. La seule mesure tangible prise par le régime face à cette situation fut la création monétaire, la planche à billets. Il en résulta une hyperinflation record devant laquelle l’hyperinflation allemande de 1923 fait pâle figure.

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© universitadelledonne.it
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La répression ne fait que s’accroître contre toute opposition politique ou syndicale. Des bidonvilles habités par des couches populaires et des paysans fuyant la misère des zones rurales furent brulés par la police et ses bandes armées auxiliaires. Le gouvernement Zimbabwe gravit chaque jour des sommets de despotisme.
Les élections présidentielles étriquées, (la pression de la rue, la violence pour l’endiguer, le recul par l’acceptation du partage du pouvoir, La perte des élections législatives) ne peuvent être, en aucun cas, uniquement imputables au blocus économique occidental. Le blocus a bon dos pour expliquer la faillite du régime de Mugabe car il est largement contourné avec la complicité des pays limitrophes sans compter les relations économiques du Zimbabwe avec d’autres pays comme la Chine ou la Russie etc.

C’est ce gouvernement que défend Aminata Traoré, qui plus est, avec une méthode inélégante et avec malhonnêteté ! La seule critique formulée à son encontre le fut contre son entourage proche c’est-à-dire l’épouse de Mugabe dont le gout immodéré pour le luxe, les richesses matérielles spoliées est connu. Cette critique est de la même antienne que l’expression en langue Wolof : «Bour Ayoul, dakk ya ay ». Nous n’avons que faire de cette logique de servilité monarchique. L’ Afrique n’a pas seulement besoin d’un radicalisme bâti en termes de diatribes sévères contre la politique impérialiste de L’Europe mais aussi d’une critique sans merci contre les régimes pourris , dictatoriaux, capitalistes ou libéraux de L’Afrique.. Les intellectuels, les partis pour une réelle alternative ne peuvent plus se suffire d’une vieille rhétorique consistant en une simple vision victimaire de l’Afrique par des ennemis extérieurs. Ils veulent se débarrasser d’une oppression, d’une exploitation d’où qu’elles viennent, d’ailleurs et de sa classe dirigeante
C’est pour toutes ces raisons que nous appelons à ne pas signer ce plaidoyer d’Aminata Traoré en faveur du régime autoritaire, corrompu, anti-ouvrier, antipopulaire de Robert Mugabe. Au contraire de toute illusion sur un providentiel sauveur que serait l’Occident ou un Mugabe requinqué ou ragaillardi, le salut du peuple zimbabwéen ne viendra que de lui-même. Il passe par son soulèvement révolutionnaire en écho à la solidarité des peuples d’Afrique australe et des forces progressistes et démocratiques dans le monde entier. Le vrai slogan différent de celui d’Aminata Traoré est le suivant :

NOUS SOMMES TOUS DES ZIMBABWEENS. NOUS NE SOMMES PAS DES MUGABEISTES. NOUS SOMMES POUR DES POUVOIRS POPULAIRES AU SERVICES DES MASSES TRAVAILLEUSES.

Par Cheikh KASSÉ (seexkasse@yahoo.fr) et Modou Matar DIA (matar@pt.lu)* En français, «Le Roi n’est pas mauvais, c’est son entourage qui est coupable» ! A supposer qu’on soit d’accord avec l’institution monarchique non symbolique, le monarque est responsable en dernier des actes de son entourage. De deux choses l’une, soit il les a choisis dans ce cas il est incapable de bien choisir ses collaborateurs, soit ces derniers n’en font qu’à leur tête, dans ce cas, il n’est qu’un roi de pacotille qui sert uniquement d’alibi ou de décoration.

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La junte guinéenne promet de combattre la corruption + Guinée: le secrétaire d’Etat Alain Joyandet en déplacement à Conakry

Posté par issopha le 3 janvier 2009

La junte guinéenne promet de combattre la corruption
28/12/2008
 
La junte guinéenne promet de combattre la corruption + Guinée: le secrétaire d'Etat Alain Joyandet en déplacement à Conakry dans ACTUS ET DEBATS CAMEROUN artsubtitleleft transparent dans AFRIQUE DES PREDATEURS D'AILLEURS
Les contrats miniers seront renégociés selon Moussa Dadis Camara qui a critiqué les anciens dirigeants « véreux » du pays
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Le chef de l’Etat guinéen, le capitaine Moussa Dadis Camara, a déclaré samedi à Conakry que le Conseil national de démocratie et de développement (CNDD) allait combattre la corruption sous toutes ses formes. S’exprimant au cours d’une rencontre avec les partis politiques, la société civile et les chef religieux, il affirmé que le général Conté, qui était un homme honnête, s’en est allé honorablement, regrettant qu’il avait bien amorcé son départ avant de dévier par la faute de «véreux collaborateurs» qui ont terni son image par la corruption.

«Si tous les gouvernements précédents avaient bien fait, la Guinée ne serait pas dans une situation de déliquescence honteuse et l’économie ne serait pas au creux de la vague par la faute de ceux-là qui ont pillé les caisses de l’Etat avant d’aller placer leurs butins à l’étranger», a ajouté le capitaine Camara. Il a averti que tout cela est du domaine du passé, promettant que le CNDD va traquer toutes les personnes impliquées dans la corruption et les traduire devant la justice pour répondre de leurs forfaitures.

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«Toute personne coupable de corruption ou de détournement sera jugée et condamnée», a-t-il dit, sous les applaudissements nourris de l’assistance. Le capitaine Camara a invité ses compatriotes à lui faire «de bonnes propositions» pour sauver leur pays au lieu de chercher à lui faire des propositions d’affaires. Il a annoncé la résiliation, dès aujourd’hui, de tous les contrats miniers qui seront renégociés sur des «bases claires».Il a aussi annoncé la révision prochaine du contrat du parc à containers du Port autonome de Conakry, qui a récemment défrayé la chronique, et la mise en place prochaine d’une Commission qui va gérer les dons venant de l’extérieur. Avant la fin de la réunion, les chefs religieux, musulmans et chrétiens, ont pris la parole pour saluer «les bonnes intentions» du capitaine Camara et prier pour qu’il réussisse dans «sa noble mission».

 

 

 

Guinée: le secrétaire d’Etat Alain Joyandet en déplacement à Conakry

 

02/01/2009 14:13

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Le secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet, le 1er décembre 2008 à Doha
© AFP

Le secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet se rendra samedi et dimanche à Conakry, pour y rencontrer des représentants de la junte qui a pris le pouvoir le 23 décembre en Guinée et appeler à la tenue d’élections au plus vite, ont annoncé ses services.
Selon un communiqué de son ministère, Alain Joyandet va « rencontrer les représentants de la junte, de l’opposition, de la société civile ainsi que le Premier Ministre désigné, pour considérer les modalités d’organisation d’élections libres et équitables dans les meilleurs délais -au cours du premier semestre 2009″.
Le ministre français, le premier à se rendre en Guinée depuis le coup d’Etat, souhaite aussi « apporter un message de soutien à la communauté française -2.500 ressortissants- présente à Conakry ».
Une junte, dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, a pris le pouvoir en Guinée par un coup d’Etat militaire, peu après le décès du président Lansana Conté à l’âge de 74 ans, qui dirigeait le pays depuis 1984.
Depuis lors, la France a demandé à plusieurs reprises l’organisation d’élections dans le pays.
Le président Nicolas Sarkozy a en particulier formé, le 25 décembre, « le voeu qu’une transition pacifique ordonnée et démocratique se mette en place en vue de permettre un retour rapide au fonctionnement normal des institutions, par des élections libres et transparentes qui devraient être organisées à bref délai et sous observation internationale ».

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Guinée: le président Lansana Conté est mort + Un officier guinéen annonce la dissolution du gouvernement et des institutions

Posté par issopha le 23 décembre 2008

  

  

Guinée: le président Lansana Conté est mort

 

Le président de Guinée, le général Lansana Conté, est mort lundi soir à l’âge de 74 ans, après un long règne de 24 ans marqué par de sanglantes répressions et une gestion calamiteuse d’un pays classé parmi les plus pauvres du monde malgré un sous-sol très riche. Lire la suite l’article

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Guinée: le président Lansana Conté est mort + Un officier guinéen annonce la dissolution du gouvernement et des institutions dans AFRIQUE DES PREDATEURS D'AILLEURS Lansana Conté le 7 septembre 2002 à Khemaya en Guinée Agrandir la photo

Aussitôt après l’annonce du décès, dans la nuit de lundi à mardi, le Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré a lancé, via la télévision d’Etat, un appel « au calme et à la retenue » aux « braves populations guinéennes », demandant le concours de l’armée pour assurer cette tranquillité.

Aucun incident n’avait été signalé plus de deux heures après l’annonce du décès.

Militaire de carrière, Lansana Conté était arrivé au pouvoir le 3 avril 1984, à la faveur d’un coup d’Etat, une semaine après la mort du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré.

Depuis, il avait toujours pris appui sur les dirigeants de l’armée pour avoir la haute main, avec son clan, sur la vie politique et économique de ce pays ouest-africain. Et il s’accrochait au pouvoir, malgré ses maladies (une forme aiguë de diabète, une leucémie…) et une contestation de plus en plus vive.

Son décès a été annoncé dans la nuit de lundi à mardi par le président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, aux côtés du chef d’état-major, le général Diarra Camara et du Premier ministre. Auparavant, tous les hauts responsables du régime s’étaient réunis au Palais du peuple (siège de l’Assemblée nationale), pour évoquer « la succession du président ».

« Nous avons le regret d’annoncer au peuple de Guinée le décès du général Lansana Conté, des suites d’une longue maladie, à 18H45″ (locales et GMT), a déclaré M. Somparé, demandant officiellement au président de la Cour suprême de constater la vacance du pouvoir et de faire appliquer la Constitution. La gestion des affaires du pays doit alors revenir temporairement au président de l’Assemblée nationale, chargé d’organiser une élection présidentielle dans les 60 jours.

Le chef du gouvernement, décrétant « un deuil national de 40 jours », a déclaré: « Les drapeaux seront mis en berne et le programme des obsèques nationales sera communiqués ultérieurement ».

« En cette douloureuse circonstance, j’invite les braves populations guinéennes – qui ont toujours fait preuve de dignité, chaque fois que nous affrontons ensemble de dures épreuves à travers notre histoire – au calme et à la retenue », a poursuivi M. Souaré, en poste depuis mai. Réputé proche du clan présidentiel, M. Souaré a ensuite appelé les forces de défense et de sécurité à « assurer la sécurité aux frontières et le calme à l’intérieur du territoire national ».

Début 2007, de grandes manifestations populaires hostiles au régime et aux « prédateurs de l’économie nationale » avaient été violemment réprimées: au moins 186 personnes avaient été tuées et 1.200 blessées.

Les discours de condoléances des hauts dignitaires, évoquant le « regretté président », ne devraient pas beaucoup émouvoir les neuf millions d’habitants de la Guinée, dont 53% vivent au dessous du seuil de pauvreté.

Les organisations non gouvernementales ont maintes fois dénoncé la « gestion calamiteuse » de la Guinée, minée par la corruption et classée parmi les pays les plus pauvres du monde malgré les richesses de son sous-sol (bauxite, fer, or, diamants…). Le mois dernier, plusieurs manifestations avaient eu lieu dans la capitale comme en province, notamment pour protester contre la cherté du carburant ou les coupures d’électricité.

Selon l’organisation Human Rights Watch, la répression de ces manifestations avait abouti à la mort de « quatre » personnes « au moins », les forces armées ayant parfois tiré à balles réelles.

Un officier guinéen annonce la dissolution du gouvernement et des institutions

Un capitaine de l’armée guinéenne a annoncé mardi à la radio d’Etat « la dissolution » du gouvernement et des institutions républicaines et la suspension de la Constitution en Guinée, quelques heures après le décès du président Lansana Conté au pouvoir depuis 1984. Lire la suite l’article

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 dans AFRIQUE PARADOXES Députés guinéens lors d’un vote le 23 février 2007 à Conakry.

« A compter d’aujourd’hui, la Constitution est suspendue, ainsi que toute activité politique et syndicale », a déclaré le capitaine Moussa Dadis Camara sur les ondes de Radio Conakry.

« Le gouvernement et les institutions républicaines sont dissous », a-t-il ajouté en annonçant qu’un « conseil consultatif » allait bientôt être mis en place, « composé de civils et militaires ».

« Les institutions républicaines se sont illustrées par leur incapacité à s’impliquer dans la résolution des crises » que traversent le pays, a notamment déclaré ce militaire, évoquant le « désespoir profond de la population » ou la nécessité du « redressement économique » et de la lutte « contre la corruption ».

Dans la nuit de lundi à mardi, le président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, avait annoncé à la télévision d’Etat le décès de Lansana Conté, 74 ans, « des suites d’une longue maladie ».

COR – La radio guinéenne annonce la dissolution du gouvernement

Bien lire depuis 1984 dans le premier paragraphe. Lire la suite l’article

La radio publique guinéenne a lu mardi un communiqué annonçant la dissolution de la constitution et du gouvernement, quelques heures seulement après l’annonce de la mort du président Lansana Conté, au pouvoir depuis 1974.

Des journalistes de la radio ont déclaré qu’un groupe de soldats avait ordonné la lecture du communiqué mais l’identité des mutins, ainsi que leurs intentions, restaient floues dans l’immédiat.

Saliou Samb, version française Clément Dossin

Quelques heures plus tard….la confusion la plus totale !!!

GUINEE

Le Premier ministre dément la dissolution du gouvernement

NOUVELOBS.COM | 23.12.2008 | 15:28

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Quelques heures après la mort du président, au pouvoir depuis 24 ans, un porte-parole en uniforme a annoncé la dissolution du gouvernement et de la Constitution. Le Premier ministre a démenti.

Lansana Conté (AP)

Lansana Conté (AP)

La situation semble confuse en Guinée. Quelques heures seulement après la mort du président Lansana Conté, qui exerçait depuis 24 ans un pouvoir sans partage à la tête de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, Conakry connaissait mardi 23 décembre une tentative de putsch : un Conseil national pour la Démocratie a annoncé la dissolution du gouvernement et de la Constitution, ensuite démenti par le Premier ministre.
Arrivé au pouvoir à la faveur d’un putsch en 1984, Lansana Conté est mort lundi soir, a annoncé mardi vers 2h du matin le président de l’Assemblée nationale Aboubacar Somparé lors d’une allocution télévisée. Lansana Conté, dont l’âge jamais établi exactement était évalué à 74 ans, était malade depuis longtemps.

Un porte-parole en uniforme à la télévision

Aboubacar Somparé a appelé lors de son allocution la Cour suprême guinéenne à constater la vacance du pouvoir et à faire respecter la loi, tandis que le Premier ministre Ahmed Tidiane Souare demandait à l’armée, dans son intervention télévisée aux côtés d’Aboubacar Somparé et du chef des armées, de sécuriser les frontières du pays.
Mais vers 7h30 du matin, le porte-parole, en uniforme, d’un Conseil national pour la démocratie est apparu à la télévision pour annoncer la dissolution des institutions. On ignore si cet homme, présenté par la télévision comme le capitaine Moussa Camara, est le leader du putsch ou son simple porte-parole.
« La Constitution est dissoute. Le gouvernement est dissous. Les institutions de la République sont dissoutes (…) A partir de maintenant, le Conseil prend en charge les destinées du peuple guinéen », a-t-il déclaré. Des élections présidentielles seront organisées prochainement, a-t-il ajouté sans autres précisions.

Blindés et soldats vers la présidence

Mais le Premier ministre Ahmed Tidiane Souare est par la suite à nouveau intervenu sur les ondes lors d’une allocution radio-diffusée, démentant la dissolution du gouvernement. Il a affirmé qu’il s’exprimait depuis son bureau et que son cabinet continuait à fonctionner « comme il devait ».
Le capitaine Camara avait par ailleurs ordonné à la population de ne pas sortir, et convoqué les membres de l’ex-gouvernement à la caserne Alpha Yaya Diallo. On ne disposait pas de plus amples informations dans l’immédiat, mais la capitale Conakry semblait calme dans la matinée. Un reporter de l’Associated Press a vu des blindés et soldats faire mouvement vers la présidence.
Lansana Conté était arrivé au pouvoir en 1984 à la faveur d’un putsch, fomenté une semaine tout juste après la mort du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré.
En prenant le pouvoir par la force, Lansana Conté a mis fin au socialisme révolutionnaire de son prédécesseur. Mais, comme ce dernier avant lui, il a supprimé toute dissidence. A l’heure du début du multipartisme en Afrique, il a formé un parti politique et organisé en 1993 les premières élections multipartites du pays. Il a été ensuite élu, puis réélu en 1998 et en 2003. L’opposition a à chaque fois dénoncé des élections truquées.

Le régime de plus en plus défié

Ancienne colonie française, la Guinée a connu de nombreuses tentatives de putsch depuis son indépendance en 1958. Émeutes et mutineries se sont multipliées au cours des deux dernières années.
La mainmise de Lansana Conté sur le pouvoir dépendait en grande partie de la loyauté de l’armée et le gouvernement avait cédé en mai dernier aux demandes d’augmentation de solde des militaires, qui menaçaient de recourir à la violence.
En 24 ans de pouvoir autoritaire, qui avaient pris le relais du régime encore plus fermé et paranoïaque de Sekou Touré, les Guinéens se sont enhardis à défier de plus en plus ouvertement le régime, en particulier les deux dernières années, participant en masse aux grèves lancées par les syndicats, contestant de plus en plus un régime corrompu et réclamant la démission de Lansana Conté.

Paris condamne

Celui-ci avait décrété la loi martiale au printemps 2007, n’hésitant pas à faire donner les chars contre les manifestants, entraînant la mort de dizaines de personnes.
Située en Afrique de l’ouest, la Guinée est un pays riche en minerais, fer, or et diamants. C’est le plus gros producteur mondial de bauxite, une matière première qui entre dans la composition de l’aluminium. La Guinée fournit la moitié de la production mondiale de bauxite, mais elle reste pourtant l’un des pays les plus pauvres d’Afrique.
A Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Eric Chevalier a fait état d’une « revendication de coup d’Etat qu’évidemment nous condamnons ». Il « semble que les autorités civiles et militaires légitimes du pays aient actuellement le contrôle de la ville et du pays », a-t-il ajouté. (AP)

 

 

REACTIONS D’INTERNAUTES

Les réactions des lecteurs

lola
coup d’Etat en Afrique
C’est malheureux mais parler d’un coup d’Etat en Afrique, c’est comme une manifestation dans l’Education nationale ou les divisions entre socialistes … une redondance.
23.12 à 14h47
Alerter
tanguy
enfin!!
peut etre un espoir pour la democratie?mais j’en doute
23.12 à 12h11
Alerter
Limasoyl
@yacoub
Je crains malheureusement que vous ayez raison. Comment expliquer autrement que malgré des sous-sols regorgeant de richesses minières, la plupart des pays d’Afrique soient encore à la traîne, aussi bien économiquement que socialement ?
Chacun en effet ne désirant le pouvoir que pour en tirer bénéfices et avantages.
La rébellion au Kivu en est une illustration. Sous un couvert faussement politique, les rebelles n’ont en fait qu’un seul objectif, non avoué bien sûr : Prendre le contrôle des mines de cette région, ce qui garantira leur fortune.
Et c’est ainsi depuis les indépendances.
Cela explique aussi souvent la longévité de ces régimes dictatoriaux. 20, 30 voire 40 ans au pouvoir est assez fréquent en Afrique, malgré les échecs patents en matière de développement.
Les opposants ne sont pas plus fiables. Certains n’hésitant pas à rallier le gouvernement du dictateur qu’ils dénonçaient auparavant.
Enfin depuis peu, les dictatures (ou présidence) deviennent héréditaires !!!
23.12 à 11h24
Alerter
thimotée
l ex guinée Française
j ai vecu plusieurs années en GUINEE a Conakry meme et je faisais travailler des Guinéens sur les quais. il y avait trois ethenies au moins , les soussous , les FOULHAS les Malinkéset il ne fallait jamais melanger ces trois races pour travailler:
comment voulez qu ils arrivent a s entendre……pour le pouvoir
chacun d eux veut tenir les rennes du Pouvoir total;;;;
23.12 à 11h13
Alerter
bil56
une dictature de moins, une autre en préparation ?
encore un pays d’Afrique qui souffre, alors qu’ils sont assis sur une mine de richesses !

toute l’Afrique pourrait être largement autosuffisante pour quasi toutes les productions agricoles, minières et autres….
mais pourquoi nos pays occidentaux sont-ils riches ?
parce qu’on a mis en place et laisser faire des dictateurs corrompus de tous poils pendant qu’on pille allègrement le continent

je suis très inquiet pour mon fils qui travaille là-bas et pour tous les expatriés qui travaillent à l’étranger qu’on risque de prendre pour bouc-émissaires ………

bonnes fêtes quand même à tous !
23.12 à 10h20
Alerter

yacoub
L’Afrique victime de ses fils
Bonjour,

Il faut savoir que Lasana Conte est au pouvoir depuis 1984,aprés la mort de Sekou Toure et non depuis 1974 comme vous le dites dans vos lignes.

L’afrique est pris dans un piege tendu par ses propres fils,des fils assoiffés de pouvoir. La corruption fait partie malheureusement de la culture africaine,les coup d’etats en témoigne,chacun veut etre chef pour spolier le peulple et enrichir sa famille,sa tribu et son entourage.Il est trés facile d’accuser les autres de la faillite des politiques africaines,les africains sont les seuls responsables de leurs actes.Le musellement de la presse,corruption,exécution des opposants,pietienement des droits de l’Homme,appauvrissement de la poulation et enfin la course opportuniste au coup d’etat comme en Mauritanie.
Les Africains sont seuls responsables de cette situation, je suis africain révolté et je contunuerai à dénoncer notre passivité.
23.12 à 10h14
Alerter

 

 

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Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

Posté par issopha le 22 décembre 2008

 

Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

Afrique - pillages, massacres et misère : Stop Françafrique. dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE Francafrique-b4d55

Les coulisses de la misère


Vous avez sans doute entendu parler du génocide sur les Tutsis au Rwanda, de guerres atroces (enfants-soldats au Libéria, congo, ex-Zaïre…) et des dictatures qui secouent le continent africain.

Pourquoi le gouvernement français a-t-il en connaissance de cause, continué de financer les auteurs du généocide du Rwanda ? Comment les responsables politiques français, qui se réclament des droits de l’ Homme, peuvent-ils en arriver à mettre en place ou financer des régimes aussi abominables – Tchad, Congo-Brazzaville, Cameroun, Mauritanie… ?

A qui profite le crime ?

La Françafrique, c’ est une infime minorité de Français qui, aidés au plus haut niveau de l’ état, pillent les richesses des ex-colonies françaises en Afrique, en utilisant l’ argent public et ce au mépris de millions de vies humaines.

C’ est le plus long scandale de la République française.

De nombreux politiciens et partis politiques, des hauts cadres et actionnaires de multinationales françaises ( Elf-TotalFina, Bolloré, Bouygues…) certains militaires, les dictateurs et leur entourage, les marchands d’ armes : en bref, ce sont des réseaux bien organisés qui disposent de nombreux relais dans les médias. Des centaines de milliars détournés en 47 ans.

Découvrez en cliquant sur chaques pays, ce mécanisme synonyme de misère et de mort.

Découvrez comment quelques centaines de personnes s’ enrichissent sur le dos d’ un continent en soutenant un génocide, des guerres, tortures, en organisant le détournement de l’ aide publique au développement.
www.stop-francafrique.com

Ces informations sont en majorité tirées des ouvrages de François-Xavier Verschave : La françafrique, Noir silence, Noir Chirac www.survie-france.org

Revendications du Sommet citoyen France – Afrique pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente.

Survie, communiqué, le 13 février 2007.


A l’occasion du 24ème Sommet des Chefs d’État d’Afrique et de France à Cannes les 15 et 16 février 2007, un grand nombre de dictateurs viendront, dans la tradition des sommets franco-africains, s’assurer du soutien de la diplomatie française.

Convaincues que les relations franco-africaines constituent un sujet qui ne saurait se limiter à un rendez-vous diplomatique de ce genre, des organisations françaises organisent un Sommet citoyen France-Afrique du 11 au 16 février, avec notamment un colloque international de deux jours à Paris (12 – 13 fév).

Des sujets souvent occultés mais ô combien cruciaux ont été abordés lors de ce colloque : le soutien de la France aux dictatures, le pillage des ressources naturelles du continent, l’aide au développement dévoyée, les causes politiques et économiques de l’immigration, etc.

Durant ce Colloque, auquel ont participé des personnalités importantes de la société civile africaine, des revendications concrètes ont été élaborées dans le but d’interpeller les partis politiques et les candidats aux élections présidentielle et législatives de 2007 en France. En attendant la publication des actes du colloque, les organisations françaises et africaines du Sommet citoyen France-Afrique demandent d’ores et déjà aux candidats de s’engager, entre autres, à :

- Reconnaître les aspects négatifs de la colonisation française en Afrique et l’échec des politiques françaises de coopération depuis les indépendances.

- Rendre transparente la politique de la France en Afrique :

Par l’instauration d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique française en Afrique ;

Par l’instauration d’un vote à l’Assemblée nationale pour toute signature d’accords de défense et toute intervention militaire de la France en Afrique ;

Par la publication des accords militaires et de défense liant la France et certains pays africains ;

Par la suppression de la cellule Afrique de l’Elysée, qui agit en toute opacité et en dehors de tout contrôle démocratique, afin de mettre un terme à la politique du « domaine réservé ».

Cesser l’ingérence de la France en Afrique et à promouvoir la démocratie :

Par la suppression des bases militaires françaises sur le continent africain ;

Par la suspension des interventions militaires bilatérales de la France en Afrique sans mandat de l’ONU ;

En conditionnant la coopération française au respect de l’État de droit et du principe de la gouvernance démocratique par les États africains ;

En favorisant la supervision des processus électoraux en Afrique par l’ONU ;

En impliquant les organisations des sociétés civiles africaine et française dans l’élaboration de la politique française de coopération.


Instaurer des règles internationales commerciales et économiques transparentes et bénéficiant à toutes les populations africaines :

En demandant à l’Union européenne la suspension des négociations sur les accords de partenariat économique (APE) ;

En obligeant les entreprises françaises opérant en Afrique à respecter les normes environnementales et sociales et à publier ce qu’elles versent aux États africains ;

En améliorant les dispositifs juridiques pour permettre une justiciabilité effective des entreprises françaises pour des actes commis dans les pays où elles opèrent ;


Favoriser les flux financiers en faveur du développement effectif des populations africaines notamment :

Par l’audit et l’annulation de la dette publique des États africains ;

Par la saisie et la restitution des biens mal-acquis et des avoirs détournés par certains dirigeants africains ;

Par une réorientation massive de l’aide publique au développement en faveur d’un accès universel aux services de base et d’un soutien fort aux sociétés civiles dans la construction des Etats de droit.


Mettre un terme aux politiques répressives et sélectives de l’immigration :

Par la remise en cause des visas de court séjour ;

Par la ratification par la France de la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille ;

Par la dépénalisation du séjour irrégulier des migrants. Les organisations présentes au Sommet Citoyen tiennent à manifester leur soutien à la société civile guinéenne qui lutte tragiquement pour sa dignité, le respect de ses droits et l’instauration d’un régime véritablement démocratique.

- Source : Survie France www.survie-france.org

Matières premières : les États-Unis à nouveau très intéressés par l’Afrique, par Tony Busselen.

 

 

REACTIONS D’INTERNAUTES

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

10/03/2007 à 11:36, par pilou

J’ai parcouru la fiche consacrée au Gabon, pays où j’ai vécu, et certains affirmations sont fausses, principalement sur la bio d’Albert Bernard Bongo. Il n’a jamais été policier. Il était dans l’armée de l’air. Et je ne crois pas qu’il ait été membre d’un quelconque service de renseignements.

Pour être crédible, il ne faut pas donner de fausses informations !

Ce qui ne m’empêchera pas de continuer de lire les articles de votre site.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 01:16

Mais mon cher Pilou, vous ne vous étes pas encore apperçu que la majorité des affirmations de Verschave et des membres de Survie relèvent de la manipulation la plus mensongère !

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 04:43, par Cyril

Ces deux commentaires relèvent soit d’une innocence coupable, soit, et je pencherai plutôt pour cette hypothèse, d’une banale tentative de décrédibilisation d’un mouvement qui appuie où ça fait mal. Survie est une association qui à l’origine est un mouvement pour allouer un certain pourcentage de l’aide publique au développement à la lutte contre la famine. Initié par quelques prix nobel, il a débouché, après avoir mobilisé de nombreux maires (une maire de 9000 maires sur Paris a eu lieu), les stars du football et d’autres personnalités, sur une proposition de loi signée par plus de 400 députés de tous bords. Mais ce texte n’a étrangement jamais été inscrit à l’ordre du jour. C’est en essayant de comprendre pourquoi que le combat mené par Survie est né, combat ayant pris une autre ampleur suite au génocide des Tutsi au Rwanda.

Survie a alors mis au jour au fil d’un travail rigoureux d’investigation ce vaste système qu’on appelle la Françafrique, expression, qui faut-il le rappeler, revient à Omar Bongo qui définissait ainsi ce système néocolonial clientéliste : « L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique ; c’est une voiture sans carburant ». La vérité, c’est que L’accès à l’ « indépendance » de l’Afrique francophone n’a pas marqué, loin s’en faut, la décolonisation des esprits au pouvoir. Pour ces derniers, il était inconcevable de lâcher les rênes du pouvoir et de rendre aux peuples africains les ressources dont leurs sols et sous-sols regorgeaient. Alors, sous la pression des mouvements indépendantistes, la « solution » fut de feindre une retraite bienveillante en coupant le cordon officiel tandis qu’à l’ombre de la cellule africaine de l’Elysée, Jacques Foccart assurait la continuité en déléguant le maintien de l’ordre colonial à des potentats adoubés, ces collaborateurs d’un genre nouveau qui plus tard, sous l’œil attentif du trio Elysée / Etat Major / Elf, sèmeraient la terreur, réprimeraient dans le sang et élimineraient les figures de l’espoir pour verrouiller le pillage des ressources. Aujourd’hui les avatars de cette politique continuent de nuire tandis que le prêt à penser se limite à l’image d’une France en perte de vitesse dans son précarré. Pour ne pas être dupe, il faut s’informer correctement et, dès lors, accepter cette réalité implacable :

 au Togo, nous portons soutenons une dictature héréditaire de 50 ans ; nous avons d’ailleurs été bien seul à valider l’intronisation du fiston Eyadéma lors de la mascarade électorale d’avril 2005 ;

 au Tchad et en Centrafrique, nos forces armées interviennent dans l’ombre pour nos obligés tortionnaires ;

 à Djibouti, nous couvrons une dictature coupable des pires exactions et très probablement de l’assassinat du juge français Bernard Borrel, affaire dans laquelle on peut à tout le moins s’interroger sur l’attitude de magistrats français n’ayant instruit que la seule thèse du suicide, et ce contre toute évidence ; mais heureusement, la raison d’Etat n’a pas entamé la détermination de la famille du défunt dans sa quête de vérité : plus de 11 ans après les faits, l’instruction du dossier se poursuit et la thèse du suicide est définitivement écartée ;

 au Rwanda, les sommets de l’horreur ont été atteint par notre soutien sans faille au gouvernement génocidaire ; un très grand nombre de preuves et de témoignages issus de sources très diversifiées dresse un constat accablant des complicités de l’Etat français avant, pendant et après le génocide des Tutsi : formation militaire, appui logistique, fourniture d’armes violant l’embargo de l’ONU intervenu en mai 1994, participation aux contrôles « ethniques » aux barrages (arrestation des Tutsi remis directement sur place aux miliciens Interhamwe), exfiltration turquoise des génocidaires vers l’ex-Zaïre, etc. L’examen, constitutionnellement prévu et précipité par quelques révélations, de la responsabilité du gouvernement devant le Parlement fut un exercice périlleux où il fallut esquiver la constitution d’une commission d’enquête (instrument trop efficace), s’est trouvée contrainte de refouler les véritables questions en annexe et de ne pas

Je n’entrerai pas plus dans les détails ici, le bilan est très lourd. On pourrait évoquer le Cameroun, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, la Centrafrique, le Biafra… Je laisse le soin aux citoyens de s’informer eux-mêmes par les chemins non balisés…

On peut tout de même ajouter aux ouvrages cités le livre « Noir Procès » qui correspond aux minutes du procès intenté par les 3 dictateurs Omar Bongo (Gabon), Idriss Déby (Tchad) et Denis Sassou N’Guesso (Congo Brazzaville) à l’auteur et à son éditeur pour « offense à chef d’Etat étranger », un chef d’inculpation datant du 19ème siècle. Et bien ce procès s’est retourné contre eux puisqu’il fut l’occasion de faire témoigner une multitude de personnes (malgré les risques encourus pour certains Africains) étayant les thèses de l’ouvrage. Verdict : le juge a reconnu le sérieux des investigations et relaxé les 2 prévenus. Des députés comme Noel Mamère était venu leur apporter leur soutien. Les intouchables se sont biensûr gardés d’attaquer ces ouvrages. Toutefois Charles Pasqua a attaqué Noir Silence car FXV lui attribuait le rapprochement et le réchauffement des relations avec le régime tortionnaire soudanais contre la livraison du terroriste Carlos (ce qui lui permettait de revenir dans le jeu de la communauté internationale). Et bien il reçut 1 Fr de dommages et intérêts car il ressortait des faits qu’ils devaient être attribués au gouvernement français dans son ensemble.

Bref, je ne renchérirai pas sur ces arguments ridiculement insignifiants de patriotes béats ou d’intéressés cyniques. Je concède toutefois que les médias n’aident pas trop à y voir clair dans le précarré français…

Et pour finir, je n’apprécie pas le Grand Soir sur ce coup qui d’abord m’accorde de publier mes envois (voir article sur les matières premières et les Etats-Unis d’il y a qq jours) et qui choisit finalement de publier mon un morceau pioché on ne sait où. Entre un article d’Odile Tobner , admirablement écrit, sur l’intervention récente de l’armée française en Centrafrique et un article on ne peut plus général et truffé de fautes d’orthographe, le choix s’est porté sur le second. Un fait étrange qui ressemble à une perche tendue…

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

11/03/2007 à 19:59

- Le « morceau pioché on ne sait où » vient d’ ici www.stop-francafrique.com ( introduction, sur la droite)

- Avant de publier l’article d’Odile Tobner ils nous a semblé utile d’ abord, de commencer par le commencement : introduire la Françafrique. Tout les lecteurs du Grand Soir ne sont pas forcément au courant.

- Et pour la « perche tendue… », libre à vous de penser ce que vous voulez…

Rédaction LGS

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

12/03/2007 à 10:53

Je m’excuse, il n’était sûrement pas dans vos intentions de participer à la décrédibilisation de Survie. Mais le paragraphe choisi pour résumer la Françafrique, à mon avis un peu trop réducteur (il n’est pas facile de résumer un système de façon si courte), peut facilement apparaître caricatural pour certains. Alors les 2 commentares qui ont suivi m’ont un peu énervé… J’ajoute que le site stop-françafrique est le site personnel d’un adhérent de Survie qui peut comme tout le monde (pour répondre aux détracteurs) se tromper (quoi que je n’ai pas vérifié les soi disantes erreurs).

Cyril

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

08/04/2007 à 16:37, par Pilou

Mais mon brave monsieur, il me semble que j’ai écrit que je connaissais le Gabon tout simplement parce que j’y ai vécu une quarantaine d’années !

Je sais donc pertinemment que c’est loin d’être une démocratie. Que le chef d’état est sur le trône depuis 1968 et qu’il a en partie pillé le pays, partageant avec d’autres. Mais à la différence avec d’autres pays, il a eu « l’intelligence » de partager avec des représentants d’autres ethnies pour garder l’unité du pays.

Ma critique portait, non sur le texte proprement dit, mais sur l’infographie par pays. Et je maintiens que pour avoir une certaine crédibilité, il faut éviter les erreurs.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

18/05/2007 à 15:04, par Ketchateng

C’est un mensonge de prétendre que Bongo au Gabon (comme Biya au Cameroun) a eu l’intelligence de maintenir l’unité nationale en partageant les richesses du pays entre les ethnies.

C’est bien entre élites que les richesses-miettes (puisque l’esentiel est emporté par les multinationales françaises notamment) sont réparties au Gabon, au Cameroun, en Rca, au Congo Brazza et ailleurs en terre maudite françafricaine. C’est également une marque de racisme de penser que les ethnies sont un problème principal chez les Africains. Elles coexistaient bien avant la colonisation et les nouveaux Etats.

C’est l’opposition organisée des ethnies, par des régimes fantoches et corrompus, qui crée des problèmes. Ce serait pareil en France si on se mettait à recruter des alsaciens pour mater les terroristes corses.

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10/08/2007 à 22:16, par pilou

J’ai écrit « des représentants de chaque ethnie. »

Ce qui signifie que Bongo a associé à son pouvoir des membres de chaque ethnie (Fang, Myene, Pounou, Kota, Teke, Djabi, …)

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09/09/2007 à 19:12, par Ketchateng

Combien faut-il de membres associés de mon ethnie au pouvoir, pour que j’aie droit, comme tous les citoyens du monde, à l’éducation, aux soins de santé, au travail sain et justement rémunéré ? Assurément, la question ethnique n’est qu’un cache-sexe pour les bandits qui pillent les peuples africains.

Bongo aurait-il associé chacune des ethnies gabonaises à « Son pouvoir », que cela n’aurait rien changé. Une fois associé, le supposé représentant du village, se remplit la panse, même au détriment des projets de développement de sa région.

Une fois de plus, cessez de poser le problème ethnique qui empêcherait le progrès démocratique. C’est l’instrumentalisation des ethnies et non l’existence des ethnies elle-même qui est le problème. Ps : Je vous invite à visiter la région natale de Paul Biya au Cameroun. Vous me direz si elle est mieux lotie que le pays bamiléké dont je suis originaire et qui est réputé (faussement) être victime de l’ostracisme du pouvoir.

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15/03/2008 à 21:54, par THEOPHILE OBAKER

Très surpris de savoir que l’oeuvre du très regreté François-Xavier V. laisse encore jusqu’à nos jours certaines personnes indifférentes à la lutte d’émancipation,de prise de conscience des peuples opprimés par l’autre sous un falaçieux prétexte de Civilisation.C’est en quelque sorte nier que le nez est situé au dessus de la bouche.Il n’y a pas de demagogie ni même de manipulation comme ç’a été pretendu,c’est la pure verité.Il faut s’en accommoder,c’est une question d’humulité intellectuelle.

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13/03/2007 à 16:35, par claude

Ce n’est pas ce que disent les Africains qui venaient écouter les conférences de F.X. Verschave mais c’est tellement plus confortable de nier tout la politique néfaste que nous avons eu et continuons d’avoir en Afrique. Si nous n’avions pas agi ainsi ce continent ne serait pas dans les difficultés terribles actuelles.

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03/07/2007 à 19:08, par THEOPHILE OBAKER

Il est indéniable que l’association Survie nous a permis de prendre conscience de tous les méfaits des rélations francoafricaines.Une inadéquation entre les rapports officiels carricaturés par la courtoisie avec un langage diplomatique soutenu dont les réalités conséquentes sont infines face au desastre causé par les rapports contractuels officieux qui élitisent une classe par rapport à une communauté. -La LIBERTE d’aliéner toute un population pauvre,asservie,inoffensive. -La FRATERNITE de consentir à la dechéance d’une foule de desoeuvrés. -L’EGALITE de tous par l’incorporation ségrégative des élites africaines dans l’esotérisme métropolitain,fidélisant ainsi leur sulbaternisation. VOILA LA FRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC L’AFRIQUE.Le pays des DROITS DE L’HOMME.

J’ai du respect pour les rapports communautaires entre société favorisant ainsi la mise en valeur de ce que l’homme à de plus fort en lui:le respect de l’autre et la survie de l’espèce humaine.Voilà ce que la citoyennété nous oblige dans cette mondialisation qui fait de notre planète un VILLAGE.

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

07/07/2007 à 10:14, par zilikana

La france devait arreter la philosophie des humans tutsi,plan nilotique qui n’est autre que de se considerer comme une élite de classe crée pour réigner sur les Bantouts ,éhtinie majoritairement autoctonne de l’afrique centrale , ;Monsieur Théophile ,Imaginer vous le pouvoir à Kampala : Museveni ;un Tutsi, ;KIgali : Kagame ,un tutsi ; Kinshasa :Kabarebe un Tutsi ;Burundi:un presiden Tutsi ; Cameroon ,Tchad,Cote d’Ivoire ,Angola Namibie ; et le combat continue ,Les Tutsi Rwandais sont encandrés et guidés par le pays fort que tu n’ose pas citer !Après tout le Rwande ne fabrique pas les armes et pour mener la victoire il utulise les satelitte pour guider les militaires les muits et repeler les adversaires et cela par un grand pays ! Le plobleme pour la France c’est ils sont tellement peuréux ils étaientle seul pays de dire à leur ami pays d’occident d’arreter mais ils ne veulent pas se meuler !

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

28/10/2007 à 18:44, par THEOPHILE OBAKER

Mon cher ZILIKANA,je n’est pas peur de citer la FRANCE qui a fait beaucoup de degats en AFRIQUE.Si je prend le cas du CAMEROUN,elle s’est arrangée à se reserver la main mise sur les filiaires de pointe telles que la cotonnerie,l’eau,la chocolaterie,le transport etc…Ne pas citer la FRANCE comme tel s’est manquer du respect à sa propre intélligence,au bon sens et surtout avoir une myopie intellectuelle ;ce qui n’est pas utile à l’AFRIQUEd’aujourd’hui.

#19673 

> Afrique – pillages, massacres et misère : Stop Françafrique.

16/03/2007 à 12:09, par Aram

Il est totalement faux d’attribuer l’assassinat des intellectuels et autres journalistes algériens au groupuscule de généraux qui ont fait main basse sur le pays depuis des lustres. Certes, la rumeur publique, amplifiée par certaines déclarations d’anciens officiers et corroborée par le laisser-faire qui a toujours accompagné le massacre de populations entières, accrédite la thèse incriminant l’armée dans ce massacre crapuleux, mais on ne saurait en tirer une généralité. Le plus grand nombre d’attentats commis contre les populations ou les individus reste bien le fait des terroristes islamistes, dont chacun sait, en Algérie, la volonté de sacrifier, au besoin, la moitié du peuple pour parvenir à leurs objectifs.

#19984 

cè triste la misère en afrique

01/10/2008 à 20:44, par yohanna

je suis une négresse,martinikaise et kan je vois des enfants africain maigrent ça me fait mal,ça ne me fait pas rire comme certaines personnes ki se moquent,franchement ça me rend triste.Il y a des kestions ke je me pose : Pourkoi les Européens ne les aident pas ? Est-ce-ke ça les touche pas le coeur de voir un enfant dans la misère ? Moi,personnellement si j’étais Présidente de la république,j’aurai aimé aider les africains pour k’ils vivent bien.

 

 

 

Afrique

Matières premières : les États-Unis à nouveau très intéressés par l’Afrique, par Tony Busselen.

Mehdi_Sadeghi_Iran-a15c5 dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Solidaire, 28 février 2007.


Pour fin septembre 2008, les États-Unis rassembleront leurs activités militaires en Afrique (sauf en Égypte) sous un seul commandement. Leur objectif : le contrôle complet des matières premières africaines.


La décision a été dévoilée au début de ce mois et montre bien l’importance stratégique de l’Afrique pour les États-Unis. C’est la première réorganisation de la structure de commandement de l’armée américaine sur le plan mondial depuis 1946. La nouvelle structure a été baptisée African Command et reprend une partie des tâches de l’EUCOM, le commandement installé à Stuttgart.

Au cours de la dernière période de préparation, la part des opérations dirigées en Afrique par l’EUCOM est passée de presque rien en 2003 à 70% en 2006 [7]. La majeure partie de ces activités se déroule en Afrique occidentale et plus précisément dans le golfe de Guinée, entre la Côte d’Ivoire et l’Angola, une région riche en pétrole. Le gouvernement américain s’attend à ce que 25 % des importations américaines en pétrole viendront de cette région, vers 2015 (19 % aujourd’hui). Entre 1995 et 2005, les grandes compagnies pétrolières américaines ont investi plus de 40 milliards de dollars, dans cette région. Entre 2005 et 2010, 30 autres milliards sont encore prévus [8]. Le pétrole est une première raison importante de l’accroissement de l’intérêt stratégique de l’Afrique.


La Chine inquiète les USA.

Une seconde raison, c’est la présence accrue de la Chine en Afrique, comme le disent les experts américains du Council on Foreign Relations : « La Chine a modifié la situation stratégique de l’Afrique. Sur tout le continent, elle est en quête de richesses naturelles, elle dame le pion aux entreprises occidentales dans les grands travaux d’infrastructure, elle fournit des prêts avantageux [9]. » Actuellement, plus de 25 % des importations chinoises en pétrole viennent déjà d’Afrique. Ces dernières années, le commerce entre la Chine et l’Afrique a triplé, passant à 37 milliards de dollars, faisant de la Chine le troisième partenaire commercial de l’Afrique après les États-Unis et la France [10].

L’African Command doit aborder de façon plus centralisée et plus efficace la présence militaire en Afrique, de façon à multiplier et faciliter désormais des expéditions militaires comme celle qui a eu lieu en Somalie, voici quelques semaines, lorsque des avions américains ont mitraillé des centaines de paysans somaliens dans le vain espoir d’éliminer trois (3 !) membres d’al-Qaïda.

Mais, avec la mise en place de l’African Command, les dirigeants américains ont encore de plus grandes ambitions. Une étude de l’armée américaine sur ce même African Command constate : « Ce qui manque aujourd’hui, en Afrique, c’est un mécanisme continental de stabilisation. Plusieurs tentatives ont bien été faites pour mettre sur pied des organisations régionales, comme la Communauté économique des États ouest-africains (ECOWAS) ou l’Union africaine. Mais ces organisations ont été marginalisées vu l’absence d’un soutien solide de la part des pays développés. Les Nations unies essaient sans y parvenir d’unir le monde pour aborder les grands problèmes de sorte que l’Afrique puisse aller au devant d’un avenir pacifique. » L’étude conclut : « La meilleure façon de montrer au monde que les États-Unis sont vraiment en phase avec l’Afrique consiste à installer un Commandement africain comme seule structure de commandement pour l’ensemble du continent africain [11]. »

Le général Jones, qui a préparé la mise en place de l’African Command, a constitué un groupe d’étude à Stuttgart. Quinze agences et services du gouvernement américains, de même que la chambre de commerce américaine pour l’Afrique, y ont participé. « Le combat du 21e siècle en Afrique consistera à coordonner tous les éléments pouvant avoir une influence nationale. » Autrement dit, l’African Command de l’armée américaine devient non seulement le chaînon central du contrôle militaire de l’Afrique, mais aussi celui du contrôle politique et économique du continent.

Nigeria : Résistance croissante à la domination américaine.


Avec ses 137 millions d’habitants, le Nigeria compte à lui seul un cinquième de toute la population africaine. L’espérance de vie y est de 44 ans, soit 2 ans en dessous de la moyenne africaine. D’après la Banque mondiale, la part des familles dans la consommation nationale a baissé, passant de 73 % en 1985 à 40 % à peine en 2005.


Le Nigeria est le principal producteur de pétrole en Afrique. Les compagnies pétrolières y font d’énormes bénéfices, mais la pauvreté du pays s’accroît sans cesse [12] .

Le Nigeria prend à son compte 40 % du total des exportations pétrolières africaines aux États-Unis. Le pays compte plus de 300 champs pétrolifères, 5284 sites de pompage, 7000 km de pipelines et 10 terminaux pour l’exportation. La croissance de ce secteur pétrolier a commencé dès 1970, après une guerre civile meurtrière. On s’attendrait donc à ce que le pays connaisse une prospérité croissante. Mais c’est tout le contraire : seuls ont grimpé les chiffres des bénéfices des grandes sociétés pétrolières et de leurs complices locaux. 85 % des revenus du pétrole au Nigeria vont dans les poches de 1 % de la population. Les 99 autres s’enfoncent dans une misère croissante.

Entre 1970 et 2000, le nombre de Nigérians vivant avec moins de 1 dollar par jour est passé de 19 à 90 millions. Dans les « riches » régions pétrolières du pays, il y a 1 médecin pour… 150.000 habitants.

La résistance de la population des zones d’exploitation pétrolière du Nigeria gagne en ténacité et en violence. Entre 1998 et 2003, il y a eu 400 actions contre les installations pétrolières. Cela va de manifestations, blocages, occupations et grèves, à des attentats et des actes de sabotage. Les compagnies pétrolières y perdaient annuellement un milliard de dollars. Fin 2005, les représentants politiques de la population ont quitté les négociations sur la répartition et l’utilisation des rentrées de l’exploitation pétrolière. Depuis le début 2006, un groupe militant, le Movement for the Emancipation of the Niger Delta (MEND), organise des enlèvements systématiques d’employés étrangers de compagnies pétrolières. Début 2006, la production de 630.000 barils par jour était menacée. Depuis 2003 déjà, l’armée américaine assure un programme d’entraînement très complet des troupes nigérianes. Il y a un accord de collaboration pour la protection des installations pétrolières. Et, dans le cadre de cette collaboration, les États-Unis ont également acheminé des navires patrouilleurs dans les régions productrices de pétrole.

Le journaliste Michael Watts conclut : « La perspective de la militarisation américaine du sud afin de protéger les champs pétrolifères et du nord pour contrôler la terreur islamique est la recette idéale pour une violence politique massive. Le Nigeria pourrait très bien être le prochain Irak. »

Tony Busselen

 

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Regards africains sur la « première guerre du siècle » , par Jean-Marc ELA in Le Monde diplomatique , septembre 2002

Posté par issopha le 19 décembre 2008

 

Regards africains sur la « première guerre du siècle »

par Jean-Marc ELA in Le Monde diplomatique , septembre 2002

 

« Après ce funeste 11 septembre, écrit un jeune Camerounais dans le journal Regard nouveau  (1), les Etats-Unis d’Amérique ont transformé leur ambassade à Yaoundé en véritable blockhaus. La descente qui côtoie le Centre culturel américain de même que les deux axes qui communiquaient avec le carrefour Abbia sont complètement obstrués, rayés de la circulation par l’Oncle Sam, paralysant du même coup l’activité commerciale dans cet important secteur de la capitale, et les automobilistes sont obligés d’effectuer de longs détours pour contourner le no man’s land américain. Difficile d’imaginer l’arrogante Amérique laisser quelque pays que ce soit ériger un mini-Etat au beau milieu de Washington… » Cette réaction exprime, en dépit des mythes fascinants que véhicule un cinéma de pacotille au fond des bidonvilles en expansion, le ras-le-bol des populations du Cameroun, considéré comme une « Afrique en miniature ».

Face à l’arrogance avec laquelle les Etats-Unis tentent d’imposer leur domination jusque dans le rapport au sol en territoire étranger, on comprend les « larmes de crocodile » des Camerounais : s’ils n’ont pas caché leur indignation devant la terrible tragédie du 11 septembre, ils y ont vu « un châtiment de Dieu », et ils se demandent si les Américains s’inquiètent, eux, « quand il y a des génocides en Afrique  (2) ». Dans la rue, au bureau, la perception des attentats de New York et de Washington est liée à la mémoire des horreurs que la puissance américaine a fait subir à de nombreux peuples : « Les Américains et leurs alliés, dit-on, ne se posent jamais de questions lorsque, au nom de la démocratie et de la liberté, les populations civiles sont prises pour cibles lors des bombardements punitifs »…

Il est vrai que ces attentats ont frappé le noyau central de la « civilisation occidentale », les Etats-Unis. Mais, après les bombardements américains en Afghanistan, peut-être le moment est-il venu de retrouver l’« honneur de penser ». Ce qui domine dans l’opinion mondiale, c’est le point de vue du Nord. Loin d’être innocent, il sert d’alibi aux pays riches pour imposer un système de sécurité de la mondialisation libérale. Il importe pourtant de procéder à l’inversion du regard à partir des « damnés de la terre », afin de repenser les relations internationales.

Au moment où l’Occident s’américanise  (3), il faut se demander s’il ne se réapproprie pas la culture de cow-boy qui ressurgit au pays de l’Oncle Sam, quand M. Bush s’engage dans la « première guerre du XXIe siècle », en réactualisant l’esprit du Far West pour traquer « partout où elles se trouvent » les forces du Mal  (4).

Les politiques sécuritaires élaborées sous la tutelle de Washington ne tolèrent aucune dissidence, sous prétexte de combattre le terrorisme. Ainsi, pour faire plaisir à l’Amérique et recevoir une aide économique, des dictateurs africains s’aplatissent, prétendant dénicher des « cellules d’Al-Qaida » après avoir « ben ladenisé » leurs rebelles locaux, cherchant ainsi à échapper aux critiques des organisations de protection des droits de la personne.

Au-delà du continent noir, ce défi pose la question de l’Etat de droit dans une ère de conquête des ressources stratégiques où les puissances hégémoniques et assoiffées d’or noir font la loi. Aussi, en rupture avec les références à la « nébuleuse islamique », qui ouvrent la porte à toutes sortes d’amalgames susceptibles de réveiller les vieux réflexes de l’histoire des croisades, il faut resituer les événements dans le contexte de la politique étrangère des Etats-Unis pour en saisir le sens et le message.

En fait, l’histoire doit retenir que les attentats de New York et de Washington ont fait voler en éclats le mythe de l’inviolabilité de l’Amérique, déjà mis à mal, en février 1993, lors de l’attentat d’Oklahoma City. Ce qui est ébranlé en profondeur, c’est la croyance à un imperium érigé par les Etats-Unis sur toute l’étendue de la terre. Dans l’après-guerre froide, les Américains étaient habités par la conscience d’être le « dernier empire ». Depuis le 11 septembre, « les gens apprennent à vivre avec le doute et la peur  (5)  ».

Après avoir détruit ailleurs des vies humaines plus qu’on ne l’aurait imaginé et semé la terreur dans les pays où, avec l’aide de la CIA, ils ont appuyé, armé ou mis en place des régimes militaires et des dictatures sanguinaires en humiliant des peuples entiers et en brisant avec violence les mouvements de lutte pour la liberté et la démocratie  (6), les Etats-Unis se retrouvent fragiles comme les autres peuples de la terre.

Tout indigène est suspect

Dès lors que le géant tremble et que le héros se comporte en victime, n’est-ce pas tout le monde occidental qui vit désormais dans l’inquiétude ? Mais face à l’ennemi invisible et sans territoire, l’avenir est-il dans le resserrement des frontières ? Dans un monde d’inégalités et de conflits où le flot d’immigrés et de réfugiés n’est pas près de se tarir, à qui profite le mur de Berlin qu’on reconstruit au sein de l’Occident ? Devant ce défi, il semble nécessaire de repenser le rapport à l’autre, en l’occurrence l’Africain ou l’Arabe, en rupture avec les mythes et les préjugés qui, comme le montre Edward Said, les ont vidés de leur humanité dans le contexte de l’expansion coloniale  (7). En outre, une question s’impose : les puissances politiques et économiques qui dépensent des milliards de dollars dans l’armement peuvent-elles résister à l’état de guerre, dès lors qu’elles s’installent dans la peur de voir s’écrouler les fondements de leur hégémonie ?

Secoués, les Etats-Unis, qui nourrissent la prétention de devenir le gendarme de la planète, risquent de sombrer dans une paranoïa contagieuse, avec la création de périmètres de sécurité destinés à enfermer les « barbares » dans leur enclos. En examinant les lois musclées adoptées dans la lutte contre l’« axe du Mal », on doit s’inquiéter des effets néfastes de ces mesures pour les pays du Nord eux-mêmes. Qu’il suffise de souligner la tendance à gouverner par l’inquiétude en entretenant un imaginaire de menace à travers les dispositifs sécuritaires qui portent atteinte aux libertés fondamentales. Remarquons aussi les pouvoirs accrus accordés aux policiers. On s’oriente vers un Etat répressif qui s’autorise à faire irruption dans la vie privée en justifiant le contrôle du courrier postal et électronique au nom de la lutte contre le terrorisme.

Les gens venus d’ailleurs risquent de se faire matraquer par des policiers qui agissent en toute impunité et se comportent comme s’ils étaient au-dessus des lois quand il s’agit de défendre l’ordre marchand. L’autre qui vient du Sud est la cible de l’arsenal répressif mis en place par les gouvernements qui lient crime et immigration. Pour les cerbères qui veillent à la porte du Temple, le soupçon est de rigueur sur tout indigène débarquant dans un aéroport européen et nord-américain, où porter le turban, le boubou ou la djellaba est devenu un risque énorme. Tout se passe comme si venir d’au-delà de la Méditerranée était synonyme d’appartenance à un réseau terroriste. On doit s’interroger sur le retour à la barbarie en Occident.

Au-delà des schémas usés, il faut poser les rapports du monde occidental et des pays du Sud en termes de peuples vieux et de peuples jeunes dont l’irruption dans l’histoire est un mouvement irréversible à l’ère des nouvelles mobilités. Dans cette direction, aucun Etat, si puissant soit-il, ne peut échapper à la nécessité de se regarder lui-même afin d’exorciser les monstres qui l’habitent. La véritable riposte aux attentats du 11 septembre, c’est la remise en question de l’attitude des pays riches à l’égard des humiliés de la terre.

Remarquons la fatigue des pays riches face à la clameur des pauvres. Malgré les cris d’alarme sur l’expansion du sida, le sort des pays contraints de vivre en bordure du monde demeure l’urgence oubliée. « D’abord le terrorisme, plus tard la pauvreté », ont, en substance, déclaré les ministres des finances du G 20 réunis le 16 novembre 2001 à Ottawa. Au sommet du G8 à Kananaskis (Alberta), les 26 et 27 juin 2002, le projet de voir les pays riches accorder à l’Afrique plus de la moitié de leurs nouveaux budgets d’aide s’est heurté au mur américain. Or toute alliance contre le terrorisme n’a de sens que si elle s’emploie à réduire l’immense terreau dont il se nourrit. Ce terreau est fait de pauvreté et d’injustice. On ne peut continuer à mener l’humanité vers de telles inégalités.

Si la puissance ne se réduit pas au pouvoir de polluer et de détruire, de tuer et de conquérir, de confisquer et de dominer, l’Occident ne doit-il pas inventer une autre manière de vivre en participant au relèvement des peuples longtemps crucifiés ? Il ne s’agit pas de transformer ces peuples en assistés mondiaux, mais de répartir les richesses de la planète en sachant que les « damnés de la terre » ne peuvent accepter de demeurer indéfiniment les « rien du tout ». Dès lors, la sécurité n’est pas l’affaire des policiers ou des gendarmes. Elle est un fruit de la justice. Cela exige de changer de paradigme et de retrouver le désir de faire sens dans les sociétés de la grande bouffe.

Jean-Marc Ela

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Nouvelle mise en demeure de Barrick Gold

Posté par issopha le 28 octobre 2008

Nouvelle mise en demeure de Barrick Gold  dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE

Bulletin d’information

Nouvelle mise en demeure de Barrick Gold



Montréal, 27 octobre 2008

Les Éditions Écosociété et les trois auteurs de Noir Canada – Alain Deneault, William Sacher et Delphine Abadie – ont reçu le 19 septembre dernier une nouvelle mise en demeure de Barrick Gold les enjoignant de cesser, « dans le cadre de la campagne de financement ou de solidarité, de lobbying politique, d’événements promotionnels, d’entrevues médiatiques ou sur des sites Internet », de qualifier de « poursuite-bâillon » la poursuite qu’elle leur intente.
 
La lettre d’avocat avise les auteurs et l’éditeur de Noir Canada qu’ils s’exposent ce faisant à « davantage de dommages punitifs » et que leur « comportement rendra d’éventuelles rétractations, excuses publiques, ou actions réparatrices encore plus difficiles et embarrassantes ».

Rappelons que Barrick Gold, plus importante société aurifère du monde, intentait en mai dernier une poursuite en diffamation de 6 millions de $ à l’endroit des Éditions Écosociété et des auteurs de Noir Canada. Quelques semaines plus tard, une autre géante de l’extraction de l’or, Banro Corporation, venait à sa rescousse en déposant contre l’éditeur et les auteurs une seconde poursuite pour 5 millions de $.

Noir Canada : un simple cas de libelle diffamatoire?

Persistant à présenter les références bibliographiques de Noir Canada comme des « fausses affirmations », Barrick et Banro voudraient bien traiter Noir Canada comme un simple cas de libelle diffamatoire. Pourtant, les sources citées dans l’ouvrage, rapportant des écarts de conduite, des abus, voire des crimes de la part de compagnies canadiennes en Afrique, sont suffisamment nombreuses et crédibles pour justifier la tenue d’un débat public sur la question et la création d’une commission indépendante d’enquête. On ne saurait exiger d’auteurs et d’éditeurs qu’ils se substituent à la justice ou à l’appareil d’État et qu’ils administrent eux-mêmes des preuves in fine.

Une poursuite-bâillon a pour effet d’entraver le débat public et de restreindre la liberté d’expression, en contraignant les défendeurs à mobiliser toutes leurs ressources financières et humaines pour assurer leur défense. Aujourd’hui, Barrick voudrait nous interdire l’usage du terme « poursuite-bâillon », ce qui aurait pour effet de nuire à notre défense et de rendre difficile, voire impossible, notre campagne de solidarité et de financement. Cela risquerait en effet de nous priver des seules ressources nous permettant d’assumer les frais que supposent pareilles poursuites. Il s’agit d’une méta-Slapp, d’une Slapp au carré!
 
Écosociété et ses auteurs ne comptent pas reculer devant ce qu’ils ressentent comme des menaces. Ils poursuivent leur travail d’éditeur et d’auteurs engagés et continuent de dénoncer les poursuites-bâillons qui ont pour effet d’empêcher le libre accès de tous, et dans ce cas précis de chercheurs universitaires, au débat public.

Des universitaires appuient les auteurs de Noir Canada


Un collectif d’universitaires de l’Université de Montréal et de l’UQAM a publié dans Le Devoir le 29 septembre dernier une lettre d’opinion intitulée « Le discours orwellien de Barrick Gold », dans laquelle ils soutiennent que « la poursuite de Barrick Gold est une attaque directe contre la liberté de recherche universitaire et la quête de vérité, essentielles à toute société démocratique ». Pour lire cet article dans son intégralité, consultez notre revue de presse à l’adresse suivante : http://slapp.ecosociete.org/fr/revue_de_presse.

Pierre Noreau, président de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), en appelle pour sa part à « l’élaboration des conditions d’un véritable débat public », parmi lesquelles « la reconnaissance de l’immunité dont doit être revêtu le monde de la recherche » et « la liberté de parole qui doit être reconnue au chercheur et au penseur dans notre société ». L’Acfas vous invite d’ailleurs à participer à la campagne de signatures de la lettre «Savoir et se taire? De la nécessité des chercheurs dans l’espace public » parue dans Le Devoir le 21 août 2008 et disponible sur notre site en cliquant ici: http://slapp.ecosociete.org/fr/node/9174.

Chronique juridique

Par Alain Deneault, auteur de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique.
 
Une poursuite judiciaire suppose pour des auteurs  et un éditeur de se découvrir soudainement dans la position sociale de  « défendeurs », de devoir de ce fait même mobiliser énormément de temps et d’énergie pour constituer des dossiers et répondre obligatoirement à des interrogatoires hors cour qui peuvent s’étendre sur plusieurs journées. Une  poursuite contraint aussi les « défendeurs » à engager des frais judiciaires  considérables, qui sont de nature à les ruiner avant même que leur procès n’ait commencé, sitôt que la partie qui poursuit exige beaucoup de temps et de documents de leur part. Les « défendeurs » découvrent alors l’ampleur des droits qu’a soudainement sur eux la partie qui poursuit.

L’argent devient donc un élément fondamental de la lutte. On n’a accès à la justice que si on a les moyens de se payer les services d’un  avocat. Car un avocat ne défend pas un citoyen, mais nommément un « client ». La notion de « client » n’est dans son fondement ni juridique, ni civique, mais économique. Elle implique la possession de capitaux financiers. Or, on n’a vraiment accès à la justice que par le biais d’un avocat et un avocat défend en principe des clients, c’est-à-dire ceux qui ont les moyens de réclamer ses services. Les auteurs et l’éditeur de Noir Canada font aujourd’hui difficilement exception. Ils arrivent tout de même aujourd’hui à tenir tête aux deux sociétés qui les poursuivent pour un total de 11 millions $, essentiellement grâce au soutien que la population leur manifeste dans le cadre de leur campagne de financement ainsi qu’à la générosité proverbiale de leur avocat québécois et du service juridique ontarien Ecojustice . Ils seraient sinon déjà ruinés, avant même qu’un juge se soit concrètement saisi de leur dossier. Cela présage du pire : tout livre qui déplaît à une « personne morale » dont les fonds sont colossaux peut aujourd’hui entraîner à leur perte éditeurs et auteurs, même si le livre en question est fait en adéquation avec les méthodes de recherche qui prévalent dans l’institution universitaire et le milieu de l’édition. Cet état de fait dans notre administration du droit est de nature à faire craindre le pire, et donc à mobiliser le monde universitaire ainsi que  tous les citoyens qui ont à c¦ur la possibilité même du débat public.
 

Écosociété réclame l’adoption rapide du projet 99


Le 13 juin dernier, prenant acte du vaste consensus existant au Québec pour protéger la liberté d’expression, le ministre de la Justice du Québec, M. Jacques Dupuis, déposait le projet de loi 99 intitulé « Loi modifiant le Code de procédure civile pour prévenir l’utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d’expression et la participation des citoyens aux débats publics ».
 
Les Éditions Écosociété saluent cette initiative visant à garantir la liberté d’expression et à favoriser l’accès équitable à la justice pour l’ensemble des citoyens. Cependant, nous souhaitons voir le projet de loi 99 bonifié, notamment pour s’assurer qu’une poursuite puisse être déclarée abusive dès lors qu’elle a pour effet de nuire au débat public. Nous souhaitons, il va s’en dire, voir ce projet de loi amélioré et adopté le plus rapidement possible.

Pour connaître les revendications communes des Éditions Écosociété, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), du Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) et de la Ligue des droits et libertés, consultez notre site à l’adresse suivante : http://slapp.ecosociete.org/fr/node/10633.

Nous soutenir


Les Éditions Écosociété sollicitent à nouveau votre aide dans cette lutte pour la libre participation au débat public. Bien que nous bénéficiions d’un vaste réseau d’appuis et d’une équipe juridique bénévole, votre soutien financier est important afin de défrayer les coûts inhérents à ce type de poursuites.
 
Vous pouvez faire un don aux Éditions Écosociété via notre site Internet
http://slapp.ecosociete.org/fr/node/32 ou en envoyant un chèque à l’adresse suivante :

Les Éditions Écosociété
C.P. 32052, Comptoir Saint-André
Montréal (Québec) H2L 4Y5

Vous pouvez également :

1. Diffuser largement ce bulletin d’information en le transmettant à tous vos contacts et en les invitant à signer la pétition d’appui: http://slapp.ecosociete.org/fr/node/add/signature.

2. Acheter le livre Noir Canada: http://www.ecosociete.org/outrouverlivres.php.

3. Inviter un représentant d’Écosociété et/ou les auteurs de Noir Canada dans le cadre de vos activités/évènements pour présenter le livre Noir Canada, pour aborder la problématique du pillage de l’Afrique par les compagnies canadiennes, pour traiter de la question des poursuites-bâillons ou simplement pour tenir une table de vente et d’information.

4. Les Éditions Écosociété sont toujours à la recherche de traducteurs bénévoles pour assurer la traduction (du français vers l’anglais) de communiqués, bulletins d’information et courts textes apparaissant sur le site internet. Écrivez-nous!
 
LES ÉDITIONS ÉCOSOCIÉTÉ VOUS REMERCIENT DE VOTRE SOUTIEN !
L’équipe des Éditions Écosociété
C.P. 32052, Comptoir Saint-André
Montréal (Québec) H2L 4Y5
Téléphone: (514) 521-0913
Télécopieur: (514) 521-1283
Courriel:
amvoisard@ecosociete.org

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