L’envers de la pilule-Les dessous de l’industrie pharmaceutique et Autres scandales

Posté par issopha le 11 mars 2009

L’envers de la pilule-Les dessous de l'industrie pharmaceutique et Autres scandales dans LES LOBBIES et L'INDUSTRIE DU MENSONGE t119 L’envers de la pilule
Les dessous de l’industrie pharmaceutique

Nouvelle édition revue et augmentée

J.-Claude St-Onge


Préface d’Amir Khadir

ISBN 978-2-923165-40-0
311 pages – 24 $
Octobre 2008

Les succès de l’industrie pharmaceutique ne doivent pas nous fermer les yeux sur des pratiques devenues injustifiables. Que faut-il penser quand nous apprenons qu’un fabricant:

- supprime volontairement les données sur les effets indésirables de son produit ou embellit les résultats d’une étude;
- continue de commercialiser un produit qu’il sait à l’origine de nombreux décès;
- tente de bâillonner des chercheurs dont les découvertes mettent en question l’efficacité et la sécurité de son médicament;
- verse le prix fort à des médecins et des pharmaciens pour faire la promotion d’un produit;
- et engrange, bien sûr, chaque année des milliards de profits sans payer sa juste part d’impôts?

La situation est d’autant plus inquiétante que le retrait de produits potentiellement dangereux est en hausse depuis les années 1980 et 1990 et que la part des budgets consacrée au remboursement de médicaments est en train d’entamer sérieusement la portion qui reste pour payer médecins et infirmières. À petites doses, on finit par digérer ces faits. Mais, mis bout à bout, la pilule devient difficile à avaler.
Dans L’envers de la pilule, nouvelle édition revue et augmentée, J.-Claude St-Onge dresse un portrait aussi clair qu’inquiétant de l’industrie pharmaceutique et de notre rapport au médicament.
De sa plume cynique et alerte, il présente des analyses plus affolantes les unes que les autres: de l’invention de pathologies aux essais cliniques en passant par les vitamines, le Vioxx, le Prozac et autres… Il nous guide au sein de l’empire du médicament et de ses fabricants où la surconsommation et la rentabilité sont reines.
 

À l’heure où le Québec laisse de plus en plus de place au privé dans notre système de santé, J.-Claude St-Onge montre avec éloquence que les moyens financiers pour soigner la population ne sont pas entre les bonnes mains…

«Une recherche très fouillée qui aide à comprendre comment des cas comme celui du Vioxx peuvent encore se produire au XXIe siècle.»
Julie Gobeil,
Bulletin de Santé publique

«La plume de Jean-Claude St-Onge est lapidaire. L’essayiste jette […] les bases d’une réflexion urgente et nécessaire»
Ulysse Bergeron, Le Devoir

J.-Claude St-Onge enseigne la philosophie au Collège Lionel-Groulx. Il détient une maîtrise en philosophie et un doctorat en socio-économie.
À la suite de la première publication de L’envers de la pilule, il a participé à de nombreuses émissions d’information et d’affaires publiques et prononcé plusieurs conférences, notamment au 1er congrès international du médicament à Montréal en 2005 et au 11e congrès international de la santé publique à Rio de Janeiro en 2006.
Il s’est mérité le prix Orange 2005 de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec. Il est également l’auteur de
Les dérives de l’industrie de la santé, Dieu est mon copilote, ADQ, voie sans issue, L’imposture néolibérale et de nombreux articles
.


TABLE DES MATIÈRES

Glossaire des sigles
Préface par Amir Khadir m.d
Introduction

CHAPITRE I – Un empire en bonne santé financière
Des profits mirobolants : une industrie qui croule sous l’or
Une industrie à risque ?
Des coûts en nette progression et une consommation qui explose
Évolution des dépenses de santé : le privé, voie sans issue
Crois ou meurs : les dures lois de l’accumulation

CHAPITRE II – Des prix dopés
Des écarts considérables
Pourquoi des prix si élevés ?
Un marché captif
Les brevets et le monopole des médicaments
L’« evergreening » ou comment étendre la durée de vie des brevets
et multiplier les profits sans se fatiguer

L’introduction de nouveautés coûteuses
Les explications de l’industrie
Et dans le tiers-monde… quelques centaines de milliers de morts plus tard
Des brevets, de la charité et des vies humaines

CHAPITRE III – Recherche et développement : tigre ou baudruche ?
Anatomie d’une illusion
Le tigre de 802 millions
Les « nouveaux » médicaments ?
À qui appartiennent les médicaments ?
Les brevets : incitation ou entrave à l’innovation ?

CHAPITRE IV – Les médicaments, c’est pas des bonbons.
Le danger des pilules : une industrie à mettre sous haute surveillance

Tout médicament comporte des risques
Des victimes inévitables ?
Le retrait de médicaments dangereux :une tendance à la hausse
Une profonde crise de confiance
Le Sénat demande une commission d’enquête sur la sécurité des médicaments
Un peu d’histoire : pour ne pas répéter les erreurs du passé. Héroïne, élixirs & Co
Diéthylstilbestrol : « pour des bébés plus forts »
La catastrophe de la thalidomide lance la pharmacovigilance
Ciba-Geigy : une compagnie qui a commercialisé des produits « à risques »
Les anti-inflammatoires : des produits banals ou à risque insoupçonné ?
Le Baralgin « tue la douleur efficacement »… et plus ?
Un produit contre le cholestérol cause des maux de tête à la compagnie
Les gourous de la minceur
Rezulin : un médecin écarté du processus d’évaluation
Le refus de divulguer des informations compromettantes

CHAPITRE V – Quand nouveau ne rime pas avec beau. Des médicaments plus ou moins utiles et plus ou moins efficaces que les anciens traitements
Tout nouveau tout beau ?
Des nouveautés moins efficaces que les vieilles pilules !
Quand les preuves d’efficacité accrue se font attendre
Avandia : tout n’est pas rose avec le rosiglitazone
Ketek : un autre antibiotique dont on aurait pu se passer ?
Celebrex : un médicament révolutionnaire ?
Vioxx : une catastrophe monumentale
Des médicaments à l’efficacité douteuse
Démystifier les traitements du rhume et de la toux
Des vitamines pour la croissance… des barons de l’industrie
Vingt-cinq ans pour retirer un produit inefficace

CHAPITRE VI – Une industrie malade du secret : les essais cliniques
Procédure d’approbation des médicaments
Les essais contrôlés
Des études biaisées
Suppression des résultats gênants et morbidité à la clé…
Les résultats déprimants d’un antidépresseur
Bâillonner les chercheurs : à qui appartiennent les résultats ?
Le tamoxifène : présenter les résultats sous un jour favorable
L’étrange couple science et profit : les sociétés de développement clinique
Des experts au service des compagnies pharmaceutiques : les leaders
d’opinion transformés en promoteurs
La prévention chimique des maladies
L’harmonisation des protocoles d’approbation

CHAPITRE VII – Danser avec les sous : esprit critique et profits,
un mélange incompatible
Olivieri tient tête au géant
« Qu’ils mangent du Prozac » : l’affaire Healy
La sécurité n’est pas une priorité : la saga des implants mammaires
La culture du secret à Santé Canada : 200 scientifiques
dénoncent les normes insuffisantes de l’agence
Quand l’État ne doit pas se désengager

CHAPITRE VIII – La médicalisation des événements de la vie
ou l’art de forger des pathologies
Vendre aux malades comme aux bien-portants
Les chasseurs de maladies
Quelques figures de surconsommation
L’industrie cible les femmes. L’hormonothérapie : « à jamais féminine »
Des promesses de jeunesse éternelle

Une vieille controverse
L’étude du Women’s Health Initiative
La One Million Women Study : 20 000 cancers du sein excédentaires

Le spectre de l’ostéoporose : la promotion d’une maladie
D’autres traitements préventifs pour l’ostéoporose
La dysfonction sexuelle chez les femmes

CHAPITRE IX – La main très visible du marketing : pour que la pilule
passe plus facilement
Les milliards coulent à flots
Des budgets colossaux pour les grosses bombes
Une information de qualité douteuse
Prescrire sous influence
Un phénomène qui prend de l’ampleur
Effets sur la pratique : études de cas et enquêtes
Les médecins qui s’en remettent aux visiteurs médicaux
Des témoignages d’ex-représentants et de médecins
« Les autres, pas moi »

PharmFree
Des effets sur les patients
Les médicaments en vente libre : trop d’information est nuisible
La publicité directe au consommateur : inutile, nuisible, coûteuse
La publicité dans les magazines spécialisés
La commandite d’associations de malades pour contourner les règles
L’art d’utiliser les médias
La promotion des utilisations non approuvées
L’information distribuée par les pharmacies

CHAPITRE X – On y trouve de tout : un ami, des ristournes,
des croisières…
Des ristournes pour les pharmaciens
Des millions pour empêcher la commercialisation des génériques
Des accusations de fraude pour avoir détroussé les systèmes de santé publics
Pendant ce temps en Europe…
Cartels et monopoles des principes actifs
« On ne peut empêcher les gens de recevoir des cadeaux »
Épilogue
Couper la facture des médicaments
Pour une réforme en profondeur : la santé et la protection du citoyen avant les profits Bibliographie partielle
Notes
Table des matières

MISE EN GARDE
Ne jamais arrêter une médication sans avoir consulté
son médecin au préalable.

LE FIL TéLéVISION – C’est un film ravageur, une enquête implacable. En cinquante-deux minutes aussi drôles que stupéfiantes, “Les Médicamenteurs” révèle les dessous peu glorieux de l’industrie pharmaceutique. Nous l’avons vu en avant-première, en attendant sa diffusion par France 5. Bientôt ?

La salle riait de bon cœur. Il y avait pourtant de quoi pleurer. Lors de leur présentation en avant-première, Les Médicamenteurs a conquis le public. Cette enquête, conduite par Brigitte Rossigneux, journaliste au Canard enchaîné, et coréalisée par Stéphane Horel et Annick Redolfi, dévoile les secrets de l’industrie pharmaceutique en suivant les pérégrinations des médicaments, depuis leur conception jusqu’à leur exploitation commerciale. Ses interviews incisives, son ton décapant et son invention visuelle (avec le recours à l’animation d’objets) en font une arme de dénonciation massive, une œuvre de salubrité publique. Petit avant-goût.

Réalisation : Stéphane Horel, Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux. © Beau comme une image / France 5, 2008.

Pour les multinationales du médicament, le marketing et les parts de marché ont bien plus d’importance que la santé des patients. On s’en doutait un peu, mais ce film démonte parfaitement les rouages de la manipulation. Tout le monde en prend pour son grade : les labos, bien sûr, mais aussi les politiques qui les choient (Roselyne Bachelot, Nicolas Sarkozy), les autorités de régulation qui les adoubent, les médecins qui leur font une confiance aveugle (ou intéressée). Les conséquences sont catastrophiques, tant au niveau économique (le trou de la Sécu) qu’au niveau de la santé publique (les victimes de la surmédication se comptent par milliers).

Saluons le courage et la perspicacité de France 5, qui a participé à la naissance de ce film. Cependant, livré depuis un bon moment, il attend toujours une date de diffusion. Le temps de peaufiner quelques détails et de prendre toutes les précautions juridiques, explique la chaîne. Devant la sévérité de la charge, on comprend qu’elle veuille assurer ses arrières. Mais on lui fait confiance pour mettre en valeur Les Médicamenteurs d’ici peu de temps. Nous ne manquerons pas alors de vous faire une piqûre de rappel pour vous prévenir de la programmation de ce film qui devrait être remboursé par la Sécurité sociale – elle y gagnerait.

Comité invisible : L’insurrection qui vient (PDF)

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arton215 dans PROJETS DES MAITRES DU MONDE

Comité invisible

Chaque secteur spécialisé de la connaissance fait à sa manière le constat d’un désastre. Les psychologues attestent d’inquiétants phénomènes de dissolution de la personnalité, d’une généralisation de la dépression qui se double, par points, de passages à l’acte fou. Les sociologues nous disent la crise de tous les rapports sociaux, l’implosion-recomposition des familles et de tous les liens traditionnels, la diffusion d’une vague de cynisme de masse ; à tel point que l’on trouve dorénavant des sociologues pour mettre en doute l’existence même d’une quelconque « société ». Il y a une branche de la science économique – l’« économie non autistique » – qui s’attache à montrer la nullité de tous les axiomes de la prétendue « science économique ». Et il est inutile de renvoyer aux données recueillies par l’écologie pour dresser le constat de la catastrophe naturelle.

Le Comité invisible croit au contraire que tous les remous qui agitent la surface du présent émanent d’un craquement tectonique dans les couches les plus profondes de la civilisation. Ce n’est pas une société qui est en crise, c’est une figure du monde qui passe. Les accents de fascisme désespéré qui empuantissent l’époque, l’incendie national de novembre 2005, la rare détermination du mouvement contre le CPE, tout cela est témoin d’une extrême tension dans la situation. Tension dont la formule est la suivante : nous percevons intuitivement l’étendue de la catastrophe, mais nous manquons de tout moyen pour lui faire face. L’insurrection qui vient tâche d’arracher à chaque spécialité le contenu de vérité qu’elle retient, en procédant par cercles. Il y a sept cercles, bien entendu, qui vont s’élargissant. Le soi, les rapports sociaux, le travail, l’économie, l’urbain, l’environnement, et la civilisation, enfin. Arracher de tels contenus de vérité, cela veut dire le plus souvent : renverser les évidences de l’époque. Au terme de ces sept cercles, il apparaît que, dans chacun de ces domaines, la police est la seule issue au sein de l’ordre existant. Et l’enjeu des prochaines présidentielles se ramène à la question de savoir qui aura le privilège d’exercer la terreur ; tant politique et police sont désormais synonymes.

L’insurrection qui vient nous sort de trente ans où l’on n’aura cessé de rabâcher que « l’on ne peut pas savoir de quoi la révolution sera faite, on ne peut rien prévoir ». De la même façon que Blanqui a pu livrer les plans de ce qu’est une barricade efficace avant la Commune, nous pouvons déterminer quelles voies sont praticables hors de l’enfer existant, et lesquelles ne le sont pas. Une certaine attention aux aspects techniques du cheminement insurrectionnel n’est donc pas absente de cette partie. Tout ce que l’on peut en dire ici, c’est qu’elle tourne autour de l’appropriation locale du pouvoir par le peuple, du blocage physique de l’économie et de l’anéantissement des forces de police.

t116 L’impasse de
la globalisation
Une histoire sociologique et philosophique du capitalisme

Michel Freitag

Propos recueillis par Patrick Ernst

Collection Théorie

ISBN 978-2-923165-41-7  
416 pages  
39 $


Derrière cette globalisation « incontournable », aujourd’hui financiarisée et virtualisée, se cache toute la question du rapport entre l’économique et le politique. Pourquoi cette suprématie de l’économie ? Comment à travers la genèse du capitalisme, comprendre les sources de l’aveuglement néolibéral ?      
                                                        
Associant les perspectives herméneutiques de l’histoire, de l’économie, de la sociologie et de la philosophie, Michel Freitag met en lumière les développements du capitalisme, réactualisant au passage le terme grec d’oikonomia – une économie centrée le cadre privé – en l’opposant à celui de chrématistique, « l’art » individualiste de faire de l’argent par l’accumulation de richesses. Dans cette lente évolution, la chrématistique généralisée a fini par supplanter l’oikonomia traditionnelle.

Prédateur par essence, le capitalisme ne crée rien à l’extérieur de lui mais s’approprie les conditions de son changement et règne désormais sur le monde. Le néolibéralisme actuel qui en découle conserve le même discours sur la liberté individuelle et les lois naturelles du marché que le libéralisme classique ; il lui ajoute cependant une déconstruction systématique des concepts, des limites institutionnelles et identitaires, s’émancipant de tout cadre normatif. Avec la période moderne, nous avons réalisé l’idéal de liberté individuelle et nous nous sommes affranchis de tout… sans voir que la libération de l’économie prenait la place de la libération de l’homme ! C’est la disparition annoncée de la société comme ordre symbolique et politique.

La véritable question qui se pose alors à nous aujourd’hui est celle-ci : Qui du capitalisme ou du monde entamera le premier la descente vers l’éclatement ou la destruction ?

L’impasse de la globalisation nous propose une réflexion critique sur les formes que devrait prendre un réaménagement postcapitaliste des conditions de vie sur Terre. Il s’agit de se ressaisir de notre capacité politique et de s’en servir : revenir à une autonomisation du politique qui s’inscrirait dans un véritable ordre oikonomique mondial ; retrouver l’âme de l’humanité en accordant une place de choix aux civilisations.

Il existe de multiples chemins explique Michel Freitag, mais, pour cela, il nous faut choisir l’expérience qualitative plutôt que quantitative : « Préférer la beauté des papillons plutôt que la valeur des titres en Bourse. » Car réfléchir à un autre chemin mène à questionner la nature essentielle de ce qu’il s’agit de préserver et de sauver, et notre propre rapport au monde.

Michel Freitag est professeur émérite au département de sociologie de l’UQAM. Il a surtout travaillé à l’élaboration d’une théorie sociologique générale à caractère dialectique. Il est l’auteur de Dialectique et Société, Introduction à une théorie générale du symbolique;  Culture, pouvoir, contrôle: les modes de reproduction formels de la société, de Le naufrage de l’université – Et autres essais d’épistémologie politique, prix du gouverneur général 96 et de L’oubli de la société, Pour une théorie critique de la postmodernité.

TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos de Patrick Ernst
Prologue de Michel Freitag

Introduction Les enjeux de le mondialisation et de la globalisation :
critique de l’économie néolibérale

Partie I Le développement du capitalisme et sa critique
De l’émergence de l’économie de marché dans les sociétés traditionnelles à la notion de marché généralisé dans le capitalisme industriel
De l’Oikonomia à la chrématistique : la science économique comme justification idéologique d’un nouvel ordre social global
L’idéologie libérale : de la finalité sociale de la propriété comme fondement de la liberté bourgeoise au contrat de travail comme nouvelle forme d’assujettissement au mode de production capitaliste
Le développement de la contradiction du capitalisme et le dépassement du matérialisme historique de Marx par une nouvelle « métaphysique » de la technologie productive

Partie II La mutation du capitalisme en Amérique
et ses conséquences globales
La mutation du capitalisme entrepreneurial en capitalisme organisé et corporatif en Amérique
La mutation managériale du capitalisme américain
L’essor mondial du capitalisme financier spéculatif
Les conséquences sociales de la globalisation financière

Partie III Le nouvel ordre « globalitaire » et systémique du capitalisme financier
Le programme global de l’AMI comme verrouillage de la souveraineté législative des États
Les alternatives financières et économiques à la globalisation : taxer le capital ou l’affranchir du contrôle fiscal ?
Penser la globalisation comme une question de civilisation

Partie IV Comment sortir de l’impasse ?
Globalisation ou mondialisation : une question de civilisations Entre sociétés et civilisations : le politique comme forme d’action pour sauver l’avenir
La dynamique de l’Occident
Pour une reconnaissance politique de la diversité civilisationnelle de l’humanité
De quelques principes susceptibles de guider la constitution
d’instances politiques mondiales diversifiées

Conclusion
Combien de temps le développement peut-il encore durer ?
Glossaire des mots grecs

fév 27 2009

La guerre psychologique du LEAP/E2020

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Par Chevalier Jedi

Nous avons publié, le 16 février dernier, un extrait du bulletin (GEAB) du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) qui nous alertait sur les conséquences de la crise financière et ses répercussions aux Etats-Unis et au Royaume-Uni au troisième trimestre 2009, à savoir une possible cessation de payement pour ces deux pays. Nous nous sommes donc naturellement intéressé à ce LEAP, qui se présente comme « le seul et l’unique think-tank européen indépendant ». La réalité des objectifs de cette organisation semble bien différents que ceux affichés.

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Il est tout d’abord nécessaire de comprendre que nous sommes entré dans une phase essentielle pour les tenants de l’économie mondiale, pour qui cette crise systémique globale est l’ultime instrument pour redessiner la carte du monde et, à terme, faire éclore ce « gouvernement mondial » qu’ils n’ont de cesse de présenter comme étant la « solution finale » à tous les problèmes de la planète.

A cette « guerre économique » auquel se livrent les puissances financières internationales pour se partager les parts du pouvoir, il va bientôt être nécessaire d’associer une « guerre psychologique », dont le but sera de contraindre les populations à accepter l’abandon des derniers principes démocratiques qui régissent leur existence.

Générer des situations anxiogènes afin de manipuler les masses par la peur pour faire entériner des changements qui, en temps normal, auraient été inacceptables est un grand classique de l’Histoire du monde. Plus récemment, dans un genre différent mais qui n’est toutefois ni sans lien ni sans similitudes, les « évènements du 11 septembre » nous ont démontré ce à quoi une démocratie était capable de renoncer en terme de libertés individuelles, sous prétexte de « lutte contre le terrorisme ».

A l’approche du G20, qui se tiendra à Londres le 2 avril prochain, les chefs d’Etats réunis à cette occasion ne manqueront de définir les principes de base de cette « gouvernance mondiale ». Et c’est dans ce cadre qu’il faut analyser les informations du LEAP quand il indique que ce G20 sera la « réunion de la dernière chance » pour arrêter un plan d’action « convaincant et audacieux ».

Le LEAP est dirigé par Frank Biancheri, qui est aussi le Président du comité directeur du parti « Newropean », dont ont peut lire, sur leur site, qu’il est le « premier mouvement politique trans-européen (…) car l’UE est trop importante pour être laissée aux mains des partis nationaux et des bureaucrates. »

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Les visées mondialistes de Newropean sont clairement affichées. Leur « manifeste » indique : «Pour la planète, un des problèmes centraux au 21ième siècle sera de répondre à cette question : « Comment combiner l’immense diversité de taille, de culture, de puissance des pays du globe en évitant que la loi du plus fort prédomine ? » La réponse ne peut-être que l’abandon de leur souveraineté pour les États membres de l’Union européenne. Bien sûr, le LEAP ne l’indique pas directement, mais il ne peut être question d’autre chose quand, dans leur programme politique (point 4), ils proposent un « siège unique au conseil de sécurité de l’ONU ; une politique de défense européenne commune ; une politique d’immigration qui aille de pair avec une politique de développement ; un rôle européen proéminent pour reconstruire le système international ».

Le LEAP, qui fait parvenir ses bulletins d’informations à plus de 50′000 acteurs économiques et politiques en Europe, ne serait-il pas plutôt l’organe de propagande de Newropean, un parti politique en faveur d’un mondialisme pro-européen ?

Comme dit le proverbe : « Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. » Et dans ce sens, le LEAP à manifestement intérêt à nous annoncer que des bouleversement sociaux catastrophiques vont avoir lieux aux États-Unis, de sorte promouvoir avantageusement un mondialisme hégémoniquement européen. Mais il n’est pas nécessaire d’être un fin analyste pour savoir que cette crise systémique globale va faire apparaitre des révoltes et des contestations. Elle sont d’ailleurs déjà en marche, et les appareils répressifs travaillent d’arrache-pied pour mettre au point des plans d’urgence et des scénarios pour contrecarrer émeutes et révolutions populaires (voir notre article « But et techniques de la guerre psychologique ») .

Plus que jamais, il est nécessaire d’analyser les informations qui nous parviennent et, à chaque fois, de se poser les questions sur les objectifs des organisations qui en font la promotion. Si nous voulons conserver les libertés fondamentales qui nous restent et garder l’espoir qu’un monde libre puisse émerger, nous ne devons pas participer à choisir un mondialisme plutôt qu’un autre, mais les dénoncer tous, sans exception.

Chevalier Jedi, pour Mecanopolis

mar 11 2009

Non aux manœuvres de diversion pour cacher les erreurs américaines

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Après la «capitulation de la Suisse» face aux autorités américaines, ils occupent à nouveau le devant de la scène. Eux, ce sont les «puritains» et «moralistes» de la fiscalité, comme les appelle Konrad Hummler. Dans une chronique publiée hier dans Handels­blatt, relayée via un communiqué diffusé par la banque privée saint-galloise Wegelin, son directeur se livre à une attaque en règle à l’encontre de l’attitude des Etats-Unis et de l’Union européenne (UE) dans le dossier du secret bancaire. Il estime que les Etats-Unis et l’UE veulent faire de la Suisse «un bouc émissaire» pour détourner l’attention de leurs propres erreurs, comme nous l’indiquions dans les colonnes de Mecanopolis le 2 mars dernier.

welt-gross

Pour le président de l’Association des banquiers privés suisses, pas de doute: le combat politique livré à l’encontre du secret bancaire helvétique constitue avant tout une «manœuvre de diversion». Et de mentionner les trusts britanniques basés dans les îles Anglo-Normandes ou dans les Caraïbes. De même, les Etats-Unis devraient d’abord s’intéresser à leurs propres places financières telles que le Delaware ou la Floride. Il s’étonne aussi de l’attitude des autorités américaines, d’ordinaire si agressives, mais qui ont agi de manière très hésitante dans le cas de l’affaire ­Madoff.

Selon le banquier saint-gallois, la Suisse a d’excellentes raisons de renvoyer la balle à ses détracteurs. La Suisse doit être prête à discuter de tout avec ses partenaires américains et européens, mais vraiment de tout, ironise-t-il. Et de citer tour à tour l’argent de la cocaïne aux Etats-Unis, de Berlusconi ou des modalités de paiement sur le marché noir en Allemagne.

Les USA inversent le fardeau de la preuve

Quant aux 52′000 noms supplémentaires exigés par le fisc américain, Konrad Hummler reproche aux «Etats-Unis d’inverser le fardeau de la preuve». Pour les Américains, toutes ces personnes sont considérées comme suspectes, critique-t-il lors d’un entretien accordé au «Bund» du 21 février. Une approche «très problématique», selon lui, car il est impossible pour un établissement de connaître avec certitude si chacun de ses clients étrangers paie ou non ses impôts dans son pays d’origine.

Que se passerait-il si UBS transmettait l’ensemble des noms de ses clients au fisc américain? «Le prix de l’évasion fiscale augmentera. L’argent se dirigera vers des structures plus complexes et affluera vers de quelconques îles douteuses», conclut-il. Au final, en cas de suppression du secret bancaire, la place financière helvétique perdrait environ la moitié des avoirs placés par la clientèle étrangère, estime le banquier privé, soit un montant de l’ordre de 1400 milliards de francs.

Mecanopolis

mar 06 2009

Un vaccin expérimental contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire

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D’après un article d’AlterInfo

La presse canadienne nous apprend que, lors d’expérimentation sur des vaccins, le virus de la grippe H3N2 aurait été contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire, au risque de produire un virus hybride qui pourrait se transmettre à l’homme. Cette manipulation aurait été faite dans les laboratoire Baxter en Autriche. Ce produit contaminé aurait été envoyé à des sous-traitants en Slovénie, en Allemagne et en République Tchèque, qui a découvert l’anomalie après avoir fait une injection sur des furets, qui en seraient morts .

bio-terror

Baxter confirme qu’elle a fabriqué un produit contaminé par le virus H5N1

La compagnie Baxter a confirmé, vendredi, qu’elle a fabriqué un vaccin expérimental qui a accidentellement été contaminé par le virus H5N1de la grippe aviaire. Dr Roberta Andraghetti, une porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a affirmé que l’OMS suivait de près l’enquête qui retrace le fil des événements ayant mené à cette bévue.

“A ce stade-ci du processus, nous pouvons affirmer que les risques pour la santé publique et pour les professionnels ayant été mis en contact avec le virus sont à un très bas niveau”, a-t-elle déclaré.

L’erreur, que les autorités de santé publique ont décrite comme étant “grave”, a eu lieu au laboratoire de recherche de Baxter International à Orth-Donau, en Autriche. Mais les circonstances entourant l’incident sont encore floues.

Le produit contaminé, un mélange de virus de la grippe humaine H3N2 et de virus de la grippe aviaire H5N1 qui n’étaient pas correctement identifiés, a été envoyé à l’entreprise Avir Green Hills Biotechnology, une firme autrichienne. Celle-ci a par la suite transmis des portions du mélange à des sous-traitants en République tchèque, en Slovénie et en Allemagne.

C’est le sous-traitant tchèque qui s’est rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond, lorsque des furets auxquels il avait injecté le mélange sont morts. Ceux-ci ne devraient pas mourir après une exposition au virus H3N2, ce qui signifiait donc qu’ils avaient également reçu le virus actif du H5N1.

Christopher Bona, porte-parole de Baxter, a confirmé l’information vendredi. Mais la compagnie n’a livré que peu de détails entourant l’incident.

Des spécialistes en biosécurité se sont montrés fort préoccupés du fait que le virus de grippe humaine H3N2 ait été mélangé avec le virus de la grippe aviaire H5N1. Il s’agit d’une pratique dangereuse qui devrait être interdite, ont signifié plusieurs experts.

Une propagation accidentelle du mélange de H5N1 et de H3N2 aurait pu mener à des conséquences désastreuses.

Le H5N1 ne contamine pas facilement les humains, mais le H3N2 si. Dans l’éventualité où une personne exposée au mélange était infectée simultanément par les deux souches, elle pourrait servir d’incubateur à un virus hybride capable de se propager facilement d’un humain à un autre.

Ce mélange de souches, appelé réassortiment, est l’une des deux manières de créer un virus pandémique.

Mais rien ne laisse croire qu’un tel phénomène se soit passé dans ce cas-ci.

“Nous n’avons aucune information nous portant à croire qu’il y a eu un quelconque réassortiment”, a dit Dr Roberta Andraghetti.

Source : Alterinfo

mar 05 2009

La Suisse veut interdire les minarets, débat avec Tariq Ramadan (vidéo)

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Mecanopolis

A l’heure ou la Suisse se retrouve attaquée de toute part sur le secret-bancaire et l’évasion fiscale, où ses relations avec la Libye sont au plus mal, où deux otages helvètes sont retenus prisonnier par Al-Qaeda au Maghreb, l’UDC (parti politique d’extrême droite) n’a rien trouvé de mieux que de défendre une initiative populaire « contre la construction de minarets » Le peuple suisse devra donc se rendre aux urnes prochainement afin de se prononcer.

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C’est une attaque en règle contre les frères Ramadan, mais aussi à l’encontre de tous les musulmans vivant en Suisse qu’a du subir Tariq Ramadan, lors d’un débat avec un député de l’Union démocratique du centre (UDC), l’islamophobe Oskar Freysinger, diffusé mercredi soir sur la télévision suisse romande.

En Suisse, les églises ressemblent à des églises, les synagogues à des synagogues, mais il faudrait cacher ces mosquées que l’on ne saurait voir…

Jasmin Hutter, vice-présidente de l’UDC, indignait ses collègues députés, pas plus tard que hier, en déclarant que les « minarets participent à l’islamisation rampante de la Suisse ».

Le message pourrait bien se répandre très rapidement, comme une trainée de poudre, à travers tout le Moyen-Orient.

Mecanopolis

Vous avez dit complot ?

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Le siècle dernier, l’histoire du terrorisme a démontré qu’il s’agit toujours, pour une faction politique, de manipuler des groupes terroristes en vue de provoquer un revirement avantageux de l’opinion publique dont le but peut être de renforcer des dispositifs policiers pour contrer une agitation sociale, présente ou prévisible, ou de déclancher une opération militaire offensive, et son cortège d’intérêts économiques, à laquelle s’oppose la majorité de la nation (voir la note 1 en fin de page).

Tout individu notoirement ennemi de l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se déclarer dans cette catégorie est connu de plusieurs services de renseignements. De tels groupes sont constamment sous surveillance. Leurs communications internes et externes sont connues. Ils sont rapidement infiltrés par un ou plusieurs agents, parfois au plus haut niveau de décision, et dans ce cas aisément manipulable. Cette sorte de surveillance implique que n’importe quel attentat terroriste ait été pour le moins permis par les services chargés de la surveillance du groupe qui le revendique, parfois encore facilité ou aidé techniquement lorsque son exécution exige des moyens hors d’atteinte des terroristes, ou même franchement décidé et organisé par ces services eux-mêmes. Une telle complaisance est ici tout à fait logique, eu égard aux effets politiques et aux réactions prévisibles de ces attentats criminels.

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L’exaltation idéologique peut conduire à toutes sortes de crimes, et l’héroïsme individuel comme les assassinats en série appartiennent à toutes les sociétés humaines. Ces sortes de passions ont contribué depuis toujours à construire l’histoire de l’humanité à travers ses guerres, ses révolutions, ses contre-révolutions. On ne peut donc être surpris qu’un mitrailleur, un kamikaze ou un martyre commettent des actes dont les résultats politiques seront exactement opposés à ceux qu’ils prétendent rechercher, car ces individus ne sont pas ceux qui négocient sur le marché des armes, organisent des complots, effectuent minutieusement des opérations secrètes sans se faire connaître ni appréhendés avant l’heure du crime.

Mais il n’y a rien de nouveau à tout cela. Thucydide écrivait déjà, 400 ans avant Jésus-Christ, dans “La guerre du Péloponnèse” : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole étaient du complot et les discours qu’ils prononçaient avaient été soumis au préalable à l’examen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, qu’effrayait le nombre des conjurés. Lorsque que quelqu’un essayait malgré tout des les contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode des les faire mourir. Les meurtriers n’étaient pas recherchés et aucune poursuite n’était engagée contre ceux qu’on soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés qu’ils s’estimaient heureux, même en restant muet, d’échapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux qu’ils n’étaient, ils avaient le sentiment d’une impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour qu’il leur fût possible de découvrir ce qu’il en était vraiment. Dans ces conditions, si indigné qu’on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il eût fallut pour cela s’adresser soit à un inconnu, soit à une personne de connaissance en qui on n’avait pas confiance. Dans le parti démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance, et l’on se demandait toujours si celui auquel on avait à faire n’était pas de connivence avec les conjuré ».

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Quoiqu’elle veuille s’en donner l’allure, l’action terroriste ne choisit pas au hasard ses périodes d’activités, ni selon son bon plaisir ses victimes. On constate inévitablement une strate périphérique de petits terroristes, dont il est toujours aisé de manipuler la foi ou le désir de vengeance, et qui est, momentanément, tolérée comme un vivier dans lequel on peut toujours pécher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau : mais la « force de frappe » déterminante des interventions centrales ne peut-être composée que de professionnels ; ce que confirme chaque détails de leur style.

L’incompétence proclamée de la police et des services de renseignements, leurs mea-culpa récurrent, les raisons invoquées de leurs échecs, fondées sur l’insuffisance dramatique de crédits ou de coordination, ne devraient convaincre personne : la tâche la première et la plus évidente d’un service de renseignements est de faire savoir qu’il n’existe pas ou, du moins, qu’il est très incompétent, et qu’il n’y a pas lieu de tenir compte de son existence tout à fait secondaire. Pourtant, ces services sont mieux équipés techniquement aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été.

Aujourd’hui, les manipulations générales en faveur de l’ordre établi sont devenues si denses qu’elles s’étalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent qu’être assez difficilement soupçonnée, presque jamais comprises.

Notre monde démocratique qui, jusqu’il y a peu, allait de succès en succès, n’est aujourd’hui plus que l’arme idéologique d’une mécanique de domination, dont l’aboutissement du mensonge mondialiste pourrait devenir notre pire cauchemar.

Alors que nous sommes pris dans une réalité aussi mouvante que violement destructrice, nous ne devons pas perdre de vue que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreint, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables…

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Note 1 :

Allemagne 1933 : Hitler

Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier d’Allemagne et chef du pouvoir exécutif. Pourtant, deux adversaire potentiels sont encore devant lui : le Reichstag, qui vote les lois, arrête le budget et décide la guerre, ainsi que le parti communiste allemand, qui, dans le marasme économique de l’époque, pouvait se relever inopinément et constituer un dangereux concurrent. Le 22 février, Goering, alors président du Reichstag attribue aux SD (Sicherheitsdienst : Service de renseignements de sûreté) des fonctions de police auxiliaire. Le 23, la police perquisitionne au siège du parti communiste et y « découvre » un plan d’insurrection armée avec prises d’otages, multiples attentats et empoisonnements collectifs. Le 27 février, un militant gauchiste s’introduit sans difficultés dans le Reichstag et, avec quelques allumettes, y provoque un incendie. Le feu s’étend si rapidement que le bâtiment est détruit. Tous les experts, techniciens et pompiers, ont témoigné qu’un tel incendie ne pouvait être l’œuvre d’un seul homme. Bien après la guerre, d’anciens nazis confirmeront le rôle des SD dans cet attentat. Dès le lendemain de l’incendie, plusieurs milliers d’élu et de militants communistes sont arrêtés, l’état d’urgence décrété, le parti communiste interdit. Quinze jours plus tard les nazis remportent les élections au Reichstag, Hitler obtient les pleins pouvoirs et, dès juillet 1933, interdit tous les autres partis.

Italie 1970 : les Brigades rouge

Au cours des années septante, l’Italie était au bord d’une révolution sociale. Grèves, occupations d’usines, sabotage de la production, remise en question de l’organisation sociale et de l’Etat lui-même ne semblaient plus pouvoir être jugulé par les méthodes habituelle de la propagande et de la force policière. C’est alors que des attentats terroristes, destinés à provoquer de nombreuses victimes, et attribués à un groupe « révolutionnaire », les Brigades Rouges, sont venu bouleverser l’opinion publique italienne. L’émotion populaire permit au gouvernement de prendre diverses mesures législatives et policières : des libertés furent supprimées sans résistance, et de nombreuses personnes, parmi les plus actives du mouvement révolutionnaire, furent arrêtées : l’agitation sociale était enfin maîtrisée. Aujourd’hui, les tribunaux eux-mêmes reconnaissent que la CIA était impliquée, de même que les services secrets italiens, et que l’Etat était derrière ces actes terroristes.

USA 1995 : Timothy Mc Veigh

Le 19 avril 1995, un vétéran de la première guerre du Golfe, Timothy Mc Veigh, lance contre un bâtiment du FBI, à Oklahoma City, un camion chargé d’engrais et d’essence. Le bâtiment s’effondre et fait cent soixante-huit victimes. Au cours de l’instruction, Mc Veigh a déclaré avoir été scandalisé par l’assaut donné par le FBI, deux ans plus tôt, à une secte d’adventiste à Wacco, dans le Texas. Assaut au cours duquel périrent plus de quatre-vingt membres de la secte, dont vingt-sept enfants. Révolté par ce crime, Mc Veigh était donc parti en guerre, seul, contre le FBI. Et au terme de son procès, largement médiatisé, il a été exécuté, seul, par une injection mortelle, devant les caméras américaines.
Après l’attentat, 58 % des Américains se sont trouvés d’accord pour renoncer à certaine de leur liberté afin de faire barrage au terrorisme. Et dans l’effervescence populaire entretenue par les médias, le président Clinton du signer le consternant antiterrorism Act autorisant la police à commettre de multiples infractions à la constitution américaine.
Au vu des ravages causés par l’attentat, Samuel Cohen, le père de la bombe à neutrons, avait affirmé : « Il est absolument impossible, et contre les lois de la physique, qu’un simple camion remplis d’engrais et d’essence fassent s’effondrer ce bâtiment. » Deux experts du Pentagone étaient même venu préciser que cette destruction avait été « provoquée par cinq bombes distinctes », et avaient conclu que le rôle de Mc Veigh dans cet attentat était celui de « l’idiot de service ».

Au cours de son procès, Mc Veigh a reconnu avoir été approché par des membres d’un « groupe de force spéciales impliquées dans des activités criminelles ». Le FBI ne les a ni retrouvé, ni recherchés. Mais dans cette affaire, la police fédérale a dissimulé tant d’information à la justice qu’au cours de l’enquête, l’ancien sénateur Danforth a menacé le directeur du FBI d’un mandat de perquisition, mandat qu’il n’a pu malheureusement obtenir. L’écrivain Gore Vidal affirme, dans son livre La fin de la liberté : vers un nouveau totalitarisme, sans hésiter : « Il existe des preuves accablantes qu’il y a eu un complot impliquant des milices et des agents infiltrés du gouvernement afin de faire signer à Clinton l’antiterrorism Act ».

USA : 11/9

La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle en croissance constante. Les immenses réserve des pays arabes, et la possibilité des se les approprier, d’acheminer cette énergie à travers des zones contrôlées, font désormais l’objet de conflits entre les USA, décidés à asseoir leur hégémonie, et les autres pays d’Europe et d’Asie. S’emparer de telles réserves aux dépends du reste du monde exige une suprématie militaire absolue et d’abord une augmentation considérable du budget de la défense. Mesures que la population américaine n’était, il y a quelques années encore, aucunement disposée à entériner. Le 11 janvier 2001, la commission Rumsfeld évoquait qu’un « nouveau Pearl Harbour constituera l’évènement qui tirera la nation de sa léthargie et poussera le gouvernement américain à l’action.»

Les services de renseignements américains, qui prétendaient tout ignorer de l’attentat du 11 septembre, étaient si bien averti dans les heures qui ont suivi, qu’ils pouvaient nommer les responsables, diffuser des comptes rendus de communications téléphonique, des numéros de carte de crédit, et même retrouver inopinément le passeport intact d’un des pilotes terroristes dans les ruines fumantes des deux tours, permettant ainsi de l’identifier ainsi que ses présumés complices. La version des autorités américaines, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’a pas été un seul instant croyable. Son intention n’était d’ailleurs pas d’être crue, mais d’être la seule en vitrine.

Le pouvoir est devenu si mystérieux qu’après cet attentat, on a pu se demander qui commandait vraiment aux Etats-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique. Et donc, par extension, on peut se demander également qui peut bien commander le monde démocratique ?

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