Peuples du monde : Kate Winslet et Penelope Cruz appelées à boycotter les bijoux Graff , par SURVIVAL FRANCE

Posté par issopha le 3 mars 2009

Kate Winslet et Penelope Cruz appelées à boycotter les bijoux Graff

17 Février 2009

Manifestation de Survival devant la boutique du joaillier Graff à Londres
Manifestation de Survival devant la boutique du joaillier Graff à Londres
© Survival

Survival International a lancé aujourd’hui un appel aux actrices Kate Winslet et Penelope Cruz, toutes deux nominées aux Oscars, leur demandant de ne pas porter de diamants Graff lors de la cérémonie qui a lieu cette semaine. Le joaillier détient 9% des parts de Gem Diamonds, une compagnie impliquée dans un projet controversé d’exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen dans la réserve du Kalahari au Botswana.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a declaré aujourd’hui : “Tant que Graff détiendra des parts de Gem Diamonds sa réputation sera inévitablement entâchée par la situation qui est faite aux Bushmen et qui constitue l’un des plus grands scandales actuels du Botswana. Envisager d’exploiter le territoire d’un peuple indigène sans son consentement préalable est illégal dans beaucoup de pays et devrait l’être partout. Cette exploitation détruira les Bushmen et Graff doit en accepter sa part de responsabilité.”

Survival a également écrit à des actrices, dont Victoria Beckham, Naomi Campbell et Elizabeth Hurley, pour les dissuader de porter des diamants Graff. Une manifestation organisée devant la boutique du joaillier la semaine dernière à Londres a fait l’objet d’une couverture médiatique internationale.

Lorsqu’en 2002 le gouvernement botswanais a expulsé les Bushmen, il était plus que probable que son intention était de faire place nette à la future exploitation des gisements de diamants que recèle leur territoire. La Haute Cour du Botswana a confirmé en 2006 le droit des Bushmen de vivre sur leurs terres, mais les autorités ont tenté de les en empêcher en leur supprimant l’accès à l’eau et leurs droits de chasse. Dans l’impossibilité de retourner chez eux, de nombreux Bushmen ont été parqués dans de sinistres camps de relocalisation.

Les Bushmen subissent de sévères restrictions d’eau et un homme est déjà mort de soif depuis que le gouvernement les a privés de leur unique puits. Le gouvernement botswanais est sur le point d’accepter le projet d’exploitation minière de Gem à condition que la compagnie ne fournisse pas d’eau aux Bushmen.

Gem Diamonds prétend que les Bushmen sont favorables à l’exploitation de cette mine, or ceux-ci n’ont jamais été informés de manière indépendante sur l’impact probable qu’elle aura sur eux et leur environnement.

Pour plus d’informations
Sophie Baillon 00 33 (0)1 42 41 44 10
sb@survivalfrance.org

 

 

Pygmées

Peuples du monde : Kate Winslet et Penelope Cruz appelées à boycotter les bijoux Graff , par SURVIVAL FRANCE dans DROITS DE L'HOMME ET ACTION HUMANITAIRE 35_map

Dans beaucoup d’endroits ils sont reconnus comme les premiers habitants
de la région. Il y a beaucoup de groupes pygmées différents, par
exemple les Bambuti, les Batwa, les Bayaka et les Bagyeli (‘Ba’
signifie ‘les gens’ dans les langues bantoues) qui vivent disséminés
dans une vaste région de l’Afrique centrale et occidentale, en
République démocratique du Congo (RDC), au Congo, au Cameroun, au
Gabon, en République centrafricaine, au Rwanda, au Burundi et en
Ouganda.  Les différents groupes pygmées parlent des langues
distinctes, la plupart apparentées à celles de leurs voisins non
Pygmées. Quelques mots communs à des langues pygmées séparées par de
grandes distances suggèrent qu’ils possédaient un langage commun dans
le passé; par exemple, l’un de ces mots est le nom de l’esprit de la
forêt, Jengi.

Comment vivent-ils ? Ils sont chasseurs d’antilopes, de porcs
sauvages et de singes, ils pêchent, récoltent le miel, les ignames
sauvages, les baies et d’autres végétaux. Pour eux la forêt est un dieu
personnel bienfaisant qui leur donne ce dont ils ont besoin. Tous les
groupes pygmées ont des liens étroits avec les agriculteurs villageois
voisins et travaillent pour eux : en échange des produits de la forêt
ils reçoivent des plantes cultivées et d’autres marchandises. Dans le
meilleur des cas, c’est un échange équilibré mais il peut tourner à
l’exploitation des Pygmées quand ceux-ci ont perdu le contrôle de la
forêt et de ses ressources.

A quels problèmes sont-ils confrontés ? Les Pygmées voient leur
forêt tropicale humide menacée par les coupes de bois, eux-mêmes sont
chassés par les colons. En certains endroits ils ont été expulsés et
leur terre a été déclarée parc national. Ils sont continuellement
privés de leurs droits par le gouvernement qui ne considère pas ces
habitants de la forêt comme des citoyens égaux. Au Cameroun, la vie des
Bagyeli est bouleversée par la construction, à travers leur territoire,
d’un oléoduc financé par la Banque mondiale. Les Batwa de l’est de la
RDC, du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda ont vu presque toutes leurs
forêts détruites et survivent difficilement comme ouvriers agricoles ou
mendiants.

La campagne de Survival Survival fait pression sur les
gouvernements de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda et du Cameroun pour
qu’ils reconnaissent les droits des Pygmées. Elle s’oppose
vigoureusement à la construction de l’oléoduc Tchad-Cameroun,
intervenant auprès des gouvernements, des compagnies pétrolières et de
la Banque mondiale. Cette dernière a répondu aux inquiétudes des
Bagyeli en promettant qu’un observatoire des questions sociales et
environnementales serait institué. Survival continue à surveiller la
réalisation de cette promesse et la construction de l’oléoduc.

 

Des journaux britanniques bannissent l’usage des termes ‘primitif’ et ‘âge de pierre’

27 Février 2009

Hommes yali, Papouasie
Hommes yali, Papouasie
© William Milliken/Survival

The Guardian et The Observer ont banni de leur vocabulaire les termes ‘primitif’ et ‘âge de pierre’ en référence aux peuples indigènes à la suite de la campagne antiraciste ‘Stamp it Out’ de Survival.

La ‘ligne éditoriale’ de ces deux journaux déconseille désormais l’usage de ces deux termes pour qualifier les peuples indigènes : ‘Il n’y a pas si longtemps, en 2006, nous avons employé à la une l’expression ‘tribu de l’âge de pierre’ pour décrire les habitants des îles Andaman. L’organisation Survival estime que : « Les termes de ‘primitif’ et ‘âge de pierre’ ont été utilisés depuis l’ère coloniale pour décrire les peuples indigènes, renforçant le préjugé que n’ayant pas évolué à travers les siècles, ils sont restés attardés. Cette vision est non seulement fausse mais extrêmement dangereuse : fausse parce que toutes les sociétés s’adaptent et évoluent ; et dangereuse parce que ces expressions sont souvent employées pour justifier les persécutions dont sont victimes les peuples indigènes et le développement forcé qu’on leur impose. »

La décision du Guardian et de l’Observer représentent une victoire majeure pour la campagne ‘Stamp it Out’ qui compte de plus en plus de soutiens dans la presse anglo-saxonne.

Michael Buerk, ex-présentateur de la BBC a déclenché un scandale après avoir traité les Papous de ‘primitifs’ et prétendu que ‘lorsqu’ils rencontraient un étranger, ils le tuaient’. Elsham, la principale organisation de droits de l’homme de Papouasie a répondu en accusant Buerk de ‘régurgiter de vieux clichés racistes’ et de ‘renforcer l’idée que d’être opprimé et colonisé sous occupation indonésienne est ce qui convient aux Papous’.

Le quotidien britannique The Independant a publié aujourd’hui un article de Stephen Corry, directeur de Survival International en réponse aux remarques de Michael Buerk.

LES BUSHMEN ( Botswana)

Les Bushmen représentent une population d’environ 100 000 personnes dispersées dans plusieurs Etats africains : le Botswana, la Namibie, l’Afrique du Sud et l’Angola où ils vivent depuis des dizaines de milliers d’années.

Carte du territoire des Bushmen, Botswana

La Réserve naturelle de gibier du Kalahari central est située au cœur du Botswana, elle avait été créée pour protéger le territoire ancestral des 5 000 Bushmen gana, gwi et tsila et de leurs voisins, les Bakgalagadi, ainsi que les animaux sauvages dont ils dépendent.

Au début des années 1980, on découvrit d’importants gisements de diamants dans la réserve. Peu de temps après, des représentants du gouvernement se rendirent dans la réserve et annoncèrent aux Bushmen qu’ils devaient partir en raison de la présence de ces gisements sur leur territoire.

Trois vagues d’expulsion eurent lieu en 1997, en 2002 et en 2005 au cours desquelles la plupart des Bushmen furent chassés de la réserve. Leurs huttes furent démantelées, leur école et leur poste de santé furent fermés, leurs sources d’eau détruites.

Ils vivent actuellement dans des camps de relocalisation situés en dehors de la réserve. Rarement autorisés à chasser, ils sont arrêtés et battus lorsqu’ils sont pris sur le fait et sont devenus dépendants des rations alimentaires distribuées par le gouvernement. Beaucoup d’entre eux sont confrontés à l’alcoolisme, l’ennui, la dépression et à des maladies telles que la tuberculose ou le SIDA.

S’ils ne retournent pas sur leurs terres ancestrales, leur culture et leur mode de vie uniques seront détruits et ils disparaîtront.

Ne faisant aucun cas du verdict de la Haute Cour rendu en 2006 qui leur permettait de retourner dans la réserve, le gouvernement s’efforce par tous les moyens de rendre leur retour difficile. Il a ainsi :

condamné leur unique source d’eau ;
refusé de leur délivrer des permis de chasse (malgré le verdict de la Haute Cour du Botswana qui avait jugé ce refus illégal) ;
arrêté plus de 50 Bushmen pour avoir chassé afin de nourrir leurs familles,
interdit aux Bushmen de rapatrier leurs troupeaux de chèvres dans la réserve.

Cette politique vise à intimider et terroriser les Bushmen afin qu’ils ne quittent pas les camps de relocalisation et à rendre la vie impossible à ceux qui ont choisi de retourner sur leur territoire ancestral.

Le bilan des victimes indigènes ne cesse d’augmenter

26 Février 2009

Les massacres perpétrés dans une région reculée d’Amazonie colombienne font de plus en plus de victimes parmi les Indiens awá.

Selon les rapports sur ces massacres publiés au début du mois par des leaders awá de l’ONIC, l’organisation indigène nationale de Colombie, le nombre des victimes s’élèverait à 27.

La guérilla colombienne des FARC a reconnu la responsabilité de 8 meurtres commis le 6 février dernier. La population locale soutient que ce chiffre ne correspond pas à la réalité, les FARC étant selon eux responsables de plusieurs autres meurtres d’Awá. Les corps de certaines victimes n’ont toujours pas été retrouvés.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme, la plus grande instance latino-américaine en matière de droits de l’homme, vient de publier un communiqué condamnant ces assassinats.

Des experts dénoncent l’aspect ‘mensonger’ et ‘diffamatoire’ de l’accusation de cannibalisme portée sur des indiens d’Amazonie

19 Février 2009

Des anthropologues spécialistes de la tribu amazonienne récemment accusée d’avoir tué et mangé un colon blanc jettent le doute sur l’authenticité de ces faits. L’affaire a été largement rapportée par les médias du monde entier.

Donald Pollock, directeur du département d’anthropologie de la State University of New York à Buffalo, a affirmé : « Les Kulina n’ont jamais eu aucune expérience ou tradition de cannibalisme, et ont souvent exprimé du dégoût face à cette pratique. Je suis persuadé que l’enquête établira que cette accusation n’a aucun fondement. »

Des membres de la tribu kulina (ou culina) ont été accusés d’avoir tué un homme qui, selon les sources, serait soit un étudiant handicapé soit un éleveur de bétail, et d’avoir mangé son cœur et ses cuisses lors d’un « rituel cannibale ». Les Kulina vivent dans une région isolée de la forêt amazonienne, au Brésil et au Pérou.

Domingos Silva, anthropologue à l’Université fédérale de Santa Catarina au Brésil, a pour sa part déclaré : « Durant toutes ces années où j’ai travaillé et vécu avec les Kulina, ils n’ont jamais montré aucun signe de cannibalisme. »

Daniel Everett, directeur du département des langues, littératures et cultures à l’Illinois State University et auteur du best-seller Don’t sleep, there are snakes (Ne dormez pas, il y a des serpents), a confirmé les allégations de ses collègues : « J’ai travaillé avec tous les groupes de la famille arawan, à laquelle appartiennent les Kulina. Je n’ai jamais entendu parler de cannibalisme chez les Kulina ou chez d’autres groupes arawan. »

Il s’avère que les sources d’information de ce prétendu acte de cannibalisme sont limitées à celle du maire du village proche qui a déclaré à la police avoir été informé par un membre de la tribu que le « rituel » avait eu lieu.

Ivar Busatto, coordinateur de l’ONG OPAN, qui a travaillé avec les Kulina pendant des années, a déclaré : « Ces actes ont été attribués aux Indiens sans enquête préalable. Ils sont victimes d’un jugement arbitraire dans le cadre d’une vaste campagne de calomnie dont les raisons sont obscures. »

La FUNAI, département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, a publié un communiqué indiquant que « la pratique de l’anthropophagie n’existe pas chez les Indiens brésiliens contemporains. »

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Un ex-présentateur de la BBC critiqué pour ses propos diffamants

25 Février 2009

Un homme dani, Papouasie.
Un homme dani, Papouasie.
© Adrian Arbib/Survival

Michael Buerk, ex-présentateur de la BBC a subi de sévères critiques de la part des Papous après les avoir traités de ‘primitifs’ et prétendu qu’ils tuaient les étrangers.

Un porte-parole de Elsham, la principale organisation de droits de l’homme de Papouasie a déclaré : ‘Je suis surpris qu’un journaliste aussi expérimenté que Michael Buerk puisse avancer des paroles aussi offensantes et totalement fausses. Les gens qui sont habituellement tués en Papouasie sont les Papous et c’est la police et l’armée indonésiennes qui s’en chargent. 100 000 Papous au moins ont déjà été assassinés. Il serait bon que les journalistes parlent de cela plutôt que de régurgiter de vieux clichés racistes.’

Au cours d’un programme radiophonique de la BBC, Buerk a déclaré : ‘Les seules véritables sociétés primitives survivant à l’âge moderne sont les tribus des régions reculées de la Nouvelle Guinée, et lorsqu’elles rencontrent un étranger, elles le tuent.’

Ces propos calomnieux surviennent peu après qu’une ignoble accusation de cannibalisme portée contre une tribu amazonienne eut fait la une des médias du monde entier. Les Indiens de la tribu kulina du Brésil et du Pérou ont été accusés d’avoir tué et mangé un colon blanc. Des spécialistes internationaux de cette tribu ont dénoncé ces accusations les qualifiant de ‘mensongères’ et ‘diffamantes’.

‘Les commentaires de Buerk renforceront l’opinion publique que les peuples indigènes de Papouasie sont incapables de prendre leurs propres décisions en ce qui concerne leurs terres, leurs ressources naturelles et leurs forêts et que de ce fait, ils ne devraient pas jouir des droits de l’homme comme tout être humain’ poursuit l’organisation Elsham dans son communiqué. ‘Cela renforce l’idée que d’être opprimé et colonisé sous occupation indonésienne est ce qu’il nous faut. Buerk et sa radio devraient plutôt essayer de convaincre le gouvernement britannique de faire pression sur les autorités indonésiennes pour qu’elles ouvrent la Papouasie au monde extérieur. Ce qui signifie autoriser la visite de journalistes. Buerk pourrait alors venir en Papouasie rencontrer des Papous et se faire sa propre opinion de la situation.’

La vision de Buerk des peuples indigènes diffère de celle de nombre de ses collègues britanniques tels que John Simpson, George Monbiot, Sandy Gall, Tim Butcher, John Vidal ou Christine Lamb. Tous ces journalistes soutiennent la campagne ‘Stamp it Out’ de Survival visant à bannir l’usage de termes tels que ‘primitif’ et ‘âge de pierre’ pour qualifier les peuples indigènes.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : Michael Buerk fait tout simplement fausse route. Les peuples isolés ou en contacts sporadiques ont de très bonnes raisons de craindre les étrangers qui apportent dans leur sillage la mort et la destruction. La plupart des peuples indigènes savent cela de nos jours, ils l’ont appris de leurs expériences passées et de celles de leurs voisins. Ce qui explique l’hostilité et la crainte qui caractérisent les nouveaux contacts et qui n’ont rien à voir avec le fait d’être ‘primitif’. Il y a bien plus de peuples indigènes tués par des étrangers que le contraire’.

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Une compagnie pétrolière française en difficulté en Amazonie

16 Janvier 2009

Femme nahua, Pérou
Femme nahua, Pérou
© Shinai

La compagnie franco-britannique Perenco est confrontée à de sérieuses difficultés dans une région reculée de l’Amazonie suite à une décision de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et aux préoccupations que suscite la situation des Indiens isolés dans l’un des territoires où elle opère.

Quelques jours après que la compagnie ait annoncé son intention d’exploiter le territoire d’Indiens isolés du Pérou, le gouvernement équatorien a suspendu ses activités sur son territoire pour se conformer à la décision de l’OPEP.

Les gisements exploités par Perenco sont considérés comme la plus grande découverte pétrolière depuis ces trente dernières années au Pérou. Ce programme, qui viole les droits fondamentaux des Indiens isolés et menace leur survie, a suscité une protestation massive de la part des organisations indigènes locales ainsi qu’un recours auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

Perenco, qui prétend que ces Indiens n’existent pas, a l’intention d’investir une somme plus importante – 350 millions de dollars – que toutes les autres compagnies qui opèrent au Pérou en une année.

Les activités de Perenco en Equateur ont été suspendues en réponse aux restrictions imposées par l’OPEP dans l’attente de stabiliser le prix mondial du pétrole brut. La présence de la compagnie avait mobilisé des milliers de manifestants qui avaient paralysé un de ses sites pétroliers et un aéroport et avait provoqué de violents conflits au cours desquels deux manifestants au moins avaient été blessés par des tirs de fusil à balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « L’OPEP et les Indiens isolés forment un duo improbable, mais quoi qu’il en soit, les temps sont durs pour Perenco. Ses activités ont été suspendues en Equateur et la pression augmente pour qu’elles le soient également au Pérou. La compagnie devrait admettre que propulser des centaines d’ouvriers pétroliers sur le territoire des Indiens isolés du Pérou est une entreprise plus qu’hasardeuse« .

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Le projet d’une compagnie pétrolière franco-britannique en Amazonie voué à un échec probable

26 Janvier 2009

Indiens isolés au Brésil photographiés par avion, mai 2008
Indiens isolés au Brésil photographiés par avion, mai 2008
© Gleison Miranda/FUNAI

La compagnie franco-britannique Perenco qui se préparait à exploiter le pétrole dans le territoire d’Indiens isolés en Amazonie péruvienne pourrait se voir contrainte d’y renoncer suite à l’intention du gouvernement de supprimer ses investissements.

Le projet pétrolier repose sur la construction d’un oléoduc d’un coût d’un milliard de dollars destiné à transporter le pétrole depuis l’Amazonie jusqu’à la côte péruvienne. La compagnie pétrolière nationale Perupetro est actuellement en train de « réévaluer » son implication dans le projet après la récente chute des prix du baril de pétrole brut.

« Tout paraît indiquer que (le projet d’oléoduc) doit être réévalué », a déclaré le ministre de l’Energie, Pedro Sanchez, lors d’une conférence de presse.

La forêt dans laquelle Perenco compte exploiter le pétrole est le territoire ancestral d’au moins deux groupes d’Indiens isolés. Le projet de la compagnie a été condamné par les organisations indigènes locales et a déjà fait l’objet d’un procès et d’un recours auprès de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, exigeant son interdiction.

Les gisements en question sont considérés comme la plus grande découverte pétrolière de ces trente dernières années au Pérou. Le président Garcia, qui prétendait que les Indiens isolés n’étaient qu’une « invention » des écologistes opposés à l’exploitation pétrolière, avait exprimé son désir de transformer le Pérou en pays exportateur de pétrole.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « Nous avons fait pression sur Perenco pour qu’elle abandonne son projet et la toute récente déclaration du gouvernement péruvien devrait également aller dans ce sens. Si Perenco exploite cette région, plus de la moitié des Indiens isolés disparaîtront. »

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Sophie Baillon  00 33 (0)1 42 41 44 10
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