• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 8 janvier 2009

BREVES D’AFRIQUE par www.afrik.com + Ahmed Aboutaleb, maire marocain de Rotterdam

Posté par issopha le 8 janvier 2009

BREVES D'AFRIQUE par www.afrik.com + Ahmed Aboutaleb, maire marocain de Rotterdam dans ACTUS ET DEBATS AFRIQUE fleche_rubrique_1 titre_meta_breves dans ACTUS ET DEBATS AFRIQUE fleche_rubrique_2

BREVES D’AFRIQUE par www.afrik.com

 

TogoFrance
Brice Hortefeux en visite au Togo et au Benin

Le ministre français de l’Immigration, Brice Hortefeux, est attendu, ce mercredi soir, à Lomé pour une visite officielle. Il y rencontrera, jeudi, le président Faure Gnassingbé et le Premier ministre, Gilbert Houngbo avant de s’envoler pour Cotonou (Benin), indique Republic of Togo. « Il n’y a pas de difficultés de migration au Togo. Par conséquent, le rôle de la France est d’aider le pays à favoriser son développement par des actions concrètes sur le terrain. C’est ce que nous allons faire dans les mois qui viennent », avait affirmé Brice Hortefeux en novembre dernier. (Mercredi 7 Janvier – 13:19)

 

 

SénégalChine
La Chine accorde 27, 5 milliards de FCFA au Sénégal

Deux subventions de 27, 5 milliards d’euros soit 42 millions d’euros ont été accordées au Sénégal par la Chine, indique Le Soleil. Elles sont destinées au financement de deux projets importants : le renouvellement du parc automobile de transport public et le réseau de sécurité nationale du gouvernement. (Mercredi 7 Janvier – 12:38)

Mauritanie
La Mauritanie rappelle son ambassadeur en Israël

L’un des trois pays de la Ligue arabe à avoir des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu a décidé, lundi, « de rappeler son ambassadeur en Israël, en réaction à l’offensive israélienne à Gaza en cours depuis le 27 décembre, rapporte Mauritanie-web. Il s’agit du premier rappel d’un ambassadeur mauritanien en Israël depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1999. (Mercredi 7 Janvier – 12:35)

Afrique du sud
Mondial 2010 : un élu local assassiné après avoir dénoncé un scandale

Un élu local a été assassiné après avoir dénoncé un scandale de corruption autour de la construction d’un stade destiné à accueillir la Coupe du monde 2010 de football, rapporte Mail and Guardian. Jimmy Mohlala, membre du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), a été abattu dimanche soir à son domicile de Nelspruit au nord-est de l’Afrique du Sud. (Mardi 6 Janvier – 12:49)

Côte d’Ivoire
Côte d’Ivoire : la pauvreté atteint le seuil critique de 48,9 %

En 2008, la pauvreté en Côte d’Ivoire a atteint un seuil critique de 48,9 % contre seulement 10% en 1985, écrit abidjan.net. Face à ce chiffre alarmant, le gouvernement ivoirien a mis au point un document de stratégie de la réduction de la pauvreté (DRSP) présenté, lundi, à Grand-Bassam, au Sénégal. Il révèle qu’un Ivoirien sur deux vit avec moins d’un euro par jour (660 FCFA). (Mardi 6 Janvier – 14:10)


Ahmed Aboutaleb, maire marocain de Rotterdam
Présenté comme un modèle d’intégration, il a été accueilli avec enthousiasme par la majorité des Néerlandais

arton16032Ahmed Aboutaleb, originaire du Maroc, a pris, ce lundi, ses fonctions de maire de Rotterdam, aux Pays-Bas. A 47 ans, c’est la première personnalité d’origine étrangère à accéder à un poste aussi prestigieux. De quoi susciter bien des passions.


lundi 5 janvier 2009, par Djamel Belayachi




C’est la première personnalité issue de l’immigration à être appelée à diriger une ville au Pays-Bas. Et quelle ville ! Rotterdam. Un important port européen, et la deuxième plus grande ville du pays. Ahmed Aboutaleb est un citoyen néerlandais d’origine marocaine (il possède la double nationalité). Il a été en installé lundi 5 janvier dans ses nouvelles fonctions de maire.

window.google_render_ad();A 47 ans, Ahmed Aboutaleb n’est pas ce qu’on appelle un bleu en politique. Valeur sûre du parti travailliste néerlandais, le PvdA, l’homme a occupé le poste de secrétaire d’Etat aux Affaires sociales, où il s’est forgé une solide réputation de sérieux et d’efficacité. Arrivé à 14 ans aux Pays-Bas, il a été tour à tour journaliste, porte-parole ministériel, puis conseiller municipal à La Haye et à Amsterdam, avant d’être sollicité aux Affaires sociales par l’actuel ministre des Finances Wouter Bos. Ahmed Aboutaleb est présenté comme un modèle d’intégration, et apprécié par la population autochtone qui a accueilli sa désignation par le conseil municipal de Rotterdam avec un réel enthousiasme. On se souvient surtout de ses nombreux appels au calme lorsqu’il y a trois ans l’islamiste Mohammed Bouyeri avait abattu en pleine rue le cinéaste et polémiste Theo Van Gogh.

Ses origines marocaines valent également au nouveau maire beaucoup de sympathie auprès de la communauté issue de l’immigration. Malgré la vague d’enthousiasme soulevée, l’homme reste conscient de la difficulté de la tâche qui l’attend. Pour rassurer sur sa loyauté envers son pays adoptif, il voudrait d’ailleurs bien se défaire de sa nationalité marocaine. Mais la législation du royaume chérifien ne le permet pas.

« Confiance » versus « méfiance »

Dans un discours prononcé à la mairie, il a indiqué qu’il y avait encore « beaucoup de crainte » et de « méfiance » chez les habitants de Rotterdam vis-à-vis des immigrés. Pour balayer les appréhensions qu’il suscite par ailleurs, il a choisi de miser tout sur la « confiance ». « La confiance est un ingrédient de la cohésion sociale mais elle est aussi le lubrifiant de notre économie. Instaurer la confiance est un investissement dans la croissance économique. Une société où les gens ont confiance les uns dans les autres est plus forte », a-t-il affirmé.

La confiance ? L’extrême droite, elle, n’y croit pas une seule seconde. Le député PVV d’extrême droite Geert Wilders a fait part de son souhait qu’Ahmed Aboutaleb soit nommé à Rabat ; et celle du parti Leefbaar Rotterdam, dans l’opposition, reproche au maire d’« avoir deux passeports ». On ne peut décidément pas plaire à tout le monde.

arton16035 Le vernis africain du Dakar s’écaille
La course automobile se déroule en Amérique du Sud pour ses 30 ans

Le rallye-raid Paris-Dakar, qui se déroule cette année en Amérique du Sud, a perdu en trente ans son point d’arrivée et son lieu de départ. Le Dakar, nouvelle dénomination de la course automobile, se déroule… en Argentine et au Chili. Que reste-t-il d’africain à l’épreuve créée en 1978 par Thierry Sabine ? Son nom peut-être.



mardi 6 janvier 2009, par Falila Gbadamassi




Le Dakar délocalisé en Amérique du Sud pour 2009 : cherchez l’erreur. La nouveauté constitue le dernier épisode de la vie d’une course automobile, qui bouscule ses fondamentaux. Surtout ses racines africaines. Partager sa passion pour l’Afrique et pour le sport automobile, telle était pourtant l’ambition de Thierry Sabine en créant en 1978 ce qui deviendra une course mythique. En 1977, alors qu’il participe à la course Abidjan-Nice en moto, il se perd dans le désert du Ténéré pendant trois jours. Cette mésaventure lui inspire l’itinéraire initial du Paris-Dakar : départ de Paris, puis arrivée à Dakar, au Sénégal, via Alger, en Algérie, et Agadez, au Niger. Le tracé va cependant évoluer au fil des éditions et les infidélités à l’intitulé de l’épreuve se multiplient. La première révolution arrive en 1992. Pour la première fois de son histoire, le rallye-raid Paris-Dakar finit sa course au Cap, en Afrique du Sud. La deuxième délocalisation survient trois ans plus tard. Le Dakar ne part pas de la France, mais de Grenade, en Espagne. En 2000, ce sont les pyramides de Gizeh, en Egypte, qui accueillent les participants en fin de parcours. Puis, c’est au tour de Lisbonne, au Portugal, d’abriter le départ de la course en 2007. L’avant-dernière incartade, en 2008, ne sera pas volontaire. La menace terroriste, notamment en Mauritanie où 4 touristes français sont assassinés fin décembre, conduit à l’annulation de l’épreuve.

Le Paris-Dakar, l’hommage de Sabine à l’Afrique

Le Dakar a donc décidé, pour son 30e anniversaire, de quitter l’Afrique pour les cieux, moins perturbés, de l’Amérique du Sud. Plébiscitée à son arrivée en Argentine, la course a été tout de suite adoptée par les Argentins dont la deuxième passion, après le foot, serait le rallye. Un nouveau départ, des fans sud-américains, mais il n’est toujours pas question de changer de nom à l’épreuve. Confirmation dans un entretien accordé à la chaîne française France Ô par Etienne Lavigne, le directeur du rallye. « Historiquement, il s’est appelé Paris-Dakar puis a changé pour simplement Dakar. Il a sillonné 30 pays, l’Algérie, l’Egypte, l’Afrique du Sud… Et comme on ne change pas le nom d’un bateau, le Dakar ne change pas de nom. Jamais je n’ai envisagé de changer le nom de l’épreuve. Je dirais même qu’il n’a jamais aussi bien porté son nom. C’est un événement extrême de sports mécaniques. Cette année, nous retrouvons même ce qui a fait son succès à savoir la découverte, l’aventure, l’inconnu. Tout est réuni pour qu’il s’appelle toujours comme cela. »

Le Dakar restera Le Dakar même s’il ne se déroule plus en Afrique. « C’est vrai que cela peut surprendre, reconnaît néanmoins Daniel Bilalian, le responsable des Sports de France Télévisions, qui retransmet la course en France. Le Dakar, qui est une marque et une affaire commerciale, correspond à un type particulier de compétition. L’organisateur a décidé d’en conserver le nom. Et puis il n’est pas impossible que le rallye revienne un jour en Afrique, même si ce n’est pas demain la veille ». L’organisation se veut néanmoins rassurante sur la dimension africaine de la course en mettant en avant les actions caritatives menées sur le continent africain par l’organisation, notamment en partenariat avec l’ONG Sos Sahel. Elles devraient se poursuivre en 2009. « Les liens qui ont été tissés avec l’Afrique, au cours des 30 ans de son histoire, amèneront le rallye à venir se ressourcer dans les eaux du Lac Rose (à Dakar, ndlr) dès que la situation géopolitique le lui permettra », peut-on lire sur le site officiel du Dakar.

Le Dakar, une marque

L’essence du Dakar se dilue malgré lui, et comme un écho, la contestation monte. La cinquantaine de personnes disparues (Thierry Sabine en 86 et ses compagnons de voyage, une trentaine de concurrents et 9 victimes africaines à la suite d’accidents) durant l’histoire de l’épreuve et les conséquences de cette course sur l’environnement y sont pour beaucoup. Les anti-Dakar, qui se sont aussi manifestés en Argentine, sont regroupés depuis 2006 au sein du Collectif pour les victimes anonymes du Dakar (Cavad), né à la suite de la mort de deux enfants durant l’épreuve. Sur le Net, c’est une pétition lancée en 2008 par le magazine spécialisé dans le trekking, Trek Mag qui alimente l’opposition à l’épreuve. La pétition « Non au Dakar 2009″ a déjà recueilli 10 000 signatures. Elle s’oppose à l’organisation de l’épreuve en Afrique et en Amérique du Sud. Le Dakar doit en effet traverser le désert chilien de l’Atacama, un autre bijou de la nature.

Afin de combler le vide laissé par Le Dakar, une course qu’il a remportée trois fois (1981, 1983 et 1992), Hubert Auriol, surnommé « l’Africain », a lancé Africa Race. Mais la course, qui se déroule actuellement, est frappée du sceau de l’illégalité. Le nouveau rallye-raid africain, qui relie Marseille à Dakar, a été interdit par une décision de justice prononcée le 5 décembre par le tribunal de grande instance de Paris, indique L’Equipe.fr. Elle a été confirmée par un deuxième référé, une action dont est à l’origine l’organisateur du Dakar, Amaury sport organisation (ASO).

Le Dakar ne devrait donc pas être de sitôt remplacé alors même que le retour de la course en Afrique reste encore très hypothétique. Interrogé sur cette possibilité par l’AFP, Etienne Lavigne n’a pas mâché ses mots. « L’actualité africaine est malheureusement terriblement dramatique. Année après année, le territoire d’expression du Dakar s’est réduit. L’Algérie est fermé depuis 1993, le Niger est fermé… Alors on verra ». Pour l’heure, l’Amérique du Sud continue de faire la fête au Dakar qui en est, ce mardi, à sa 4e étape. L’aventure a commencé le 3 janvier à Buenos Aires et s’achèvera le 18 janvier dans la capitale argentine. Les nostalgiques du Dakar devront se contenter des images du site Dakar d’antan (1978-1985) pour se rappeler du bon vieux temps où, sous les hauspices de Thierry Sabine, Dakar rimait avec Afrique.

 
Comment le Ghana est-il devenu une démocratie exemplaire ?
Le candidat de l’opposition, John Atta-Mils, est le nouveau président du pays

arton16043

John Atta Mils, le nouveau président ghanéen, est entré en fonction, ce mercredi, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Accra. Un succès pour lui et la démocratie au Ghana, un exemple pour les autres Etats africains. Pourtant, tout n’était pas gagné pour ce pays du Gold Coast qui a subi, depuis son indépendance en 1957, deux putschs militaires. Afrik.com s’est penché sur les raisons de la réussite du Ghana en matière de transition démocratique. Analyse.



mercredi 7 janvier 2009, par Stéphanie Plasse




Le nouveau président ghanéen, John Atta-Mils, a pris ses fonctions, mercredi, à Accra. C’est la deuxième fois, en dix ans, qu’un chef d’Etat élu au Ghana transmettra le pouvoir à l’opposition à l’issue d’un scrutin. A 64 ans, l’ancien leader du parti de l’opposition (le Congrès national démocratique), peut se vanter d’être à la tête d’une nation érigée en modèle de démocratie pour l’Afrique.

Le Ghana, l’un des rares exemples de démocratie en Afrique

Le Ghana sert d’exemple aux autres pays africains qui n’ont pas réussi cette transition démocratique. « C’est un exemple rare de la démocratie en Afrique », expliquait à l’AFP, Raila Odinga, le Premier ministre kényan, après l’annonce de l’investiture du président sortant. Si les dirigeants des pays africains saluent la victoire de John Atta-Mils, ils ne minimisent pas le rôle de l’ancien chef d’Etat (2001-2009), John Kufuor, et du candidat malheureux du Nouveau parti patriotique, Nana Akufo-Addo, dans la tenue exemplaire de ces élections.

Selon Alpha Oumar Konaré, l’ancien président malien, interrogé par RFI, le Ghana a bénéficié du « leadership incontestable du président Kufuor qui, par sa déclaration, a amené tous les partis à accepter le verdict des urnes et de l’attitude de Nana Akufo-Adda qui n’a pas non plus contesté les résultats ». John Kufuor , un démocrate tenace dont les efforts en matière de démocratie et d’économie ont été régulièrement salués par la communauté internationale.

L’éducation, un atout pour le Ghana

Si en Afrique, plusieurs Etats peinent à organiser des élections libres après des putschs militaires, le Ghana fait figure d’exception. La raison ? Pour Prince Ofori-Atta, rédacteur en chef de la version anglaise d’Afrik.com et de nationalité ghanéenne, l’installation de la démocratie dans les mœurs est passée par l’éducation des masses. « Après l’indépendance, en 1957, l’objectif principal du gouvernement était l’éducation nationale. Cette vision contraste avec celle des autres pays comme la Côte d’Ivoire. Au Ghana, les présidents voulaient éduquer le peuple, en Côte d’Ivoire ils voulaient les nourrir, c’est là toute la différence. Une phrase du chef d’Etat Ghanéen, Kofi Bozia (1972-1978) illustre la politique de ce pays du Gold Coast : ’Donne à manger à quelqu’un et il reviendra te redemander de la nourriture, donne-lui des outils de développement et il ira se chercher lui-même à manger ‘ », explique-t-il. Selon Amnesty International, le taux d’alphabétisation au Ghana s’évaluerait à 57,9 % contre 48,7 % pour la Côte d’Ivoire, par exemple.

Jerry John Rawlings : un président qui a marqué le pays

Pour Christian Chavagneux, le rédacteur en chef adjoint d’Alternatives Economiques, la démocratie ghanéenne a émergé grâce au personnage du président Jerry Rawlings (1981-1996). « Ces quinze années au pouvoir ont été une période charnière pour le Ghana. Il y a eu une réelle refonte économique sous l’impulsion de Jerry Rawlings, qui s’est converti à l’économie de marché avec le soutien des institutions financières. Cette nouvelle stratégie a participé au changement politique, par exemple, des élections locales puis nationales ont été mises en place », affirme-t-il.

Néanmoins, Christian Chavagneux se veut prudent sur l’ancien président : « Rawlings n’est pas le symbole de la démocratie, il a réussi à amener son pays vers la démocratie, ce qui n’est pas la même chose. Il ne faut pas oublier qu’il est à l’initiative du coup d’Etat de 1981 ! ».

Le Ghana est l’exemple de la victoire de la démocratie en Afrique. Mais il aura fallu deux coups d’Etat, celui de Jerry Rawlings en 1981 et celui du colonel Ignatus Acheampong en 1972, pour qu’elle s’installe dans le pays.

Publié dans ACTUS ET DEBATS AFRIQUE | Pas de Commentaire »

 

Kabylie News |
Ensemble, Préservons Rognac... |
Elections 2008 Municipales ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Transferring the UNITED NAT...
| l'Algérie au quotidien
| Yüzyıla Ağıt