La « rupture » de Nicolas Sarkozy a cédé devant la réalité

Posté par issopha le 4 janvier 2009

La « rupture » de Nicolas Sarkozy a cédé devant la réalité

 

Où est passée la « rupture » ? Il a fallu reculer face aux lycéens ; les emplois aidés pour endiguer le chômage sont de retour ; une volonté d’alliance avec la Russie est mise en avant… Lors des voeux aux Français, le 31 décembre 2008, Nicolas Sarkozy a annoncé un « monde nouveau ». N’est-il pas en train de retourner vers le monde ancien de son prédécesseur, Jacques Chirac ? Transformé en gestionnaire de crise permanent, le chef de l’Etat n’a-t-il pas abandonné cette rupture qu’il ne cessait d’invoquer et qui avait fortement contribué à son succès ? L’Elysée s’en défend. La rupture est là, elle s’appelle Nicolas Sarkozy. Quant aux réformes, explique-t-on, le président a annoncé leur poursuite : il demande à être jugé au terme du quinquennat. L’autonomie des universités, la réforme de la Constitution, celle de la représentativité syndicale finiront par porter leurs fruits, tandis que les réformes de l’hôpital, des collectivités locales, de la recherche, c’est promis, seront engagées. « On est dans la réforme, pas dans la révolution », assure Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

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Le concept de rupture avait été forgé après la prise de l’UMP, fin 2004. M. Sarkozy comprend alors qu’il ne peut remporter la présidentielle que s’il n’apparaît pas comme l’héritier de M. Chirac. Sa campagne contre l’immobilisme lui vaudra d’être taxé de libéralisme et d’atlantisme. Jusqu’au non français au référendum européen, bientôt suivi par la quasi-défaite d’Angela Merkel qui manque de perdre les élections en raison d’une campagne trop libérale. Nicolas Sarkozy « dope » alors sa rupture aux promesses sociales pour la France qui souffre. Il arrondit les angles en parlant de « rupture tranquille », clin d’oeil à la « force tranquille » de François Mitterrand.

Après un an et demi de présidence, le mot a disparu. « La rupture, c’est le refus de l’impuissance publique », assure un conseiller du président. « L’essentiel de la rupture réside dans le style, la pratique des institutions transformées », estime M. Copé. Le président fait tout, décide de tout. Ostensiblement. Malmenant la séparation des pouvoirs, il n’hésite pas à saisir la Cour de cassation après une décision du Conseil constitutionnel qui lui déplaît sur la rétention des criminels dangereux. Cette pratique est aux antipodes de celle prônée, en 2006, par M. Sarkozy ministre, qui plaidait « pour une présidence moins monarchique ». Mais elle apporte « plus de transparence ».

Après la parole présidentielle rare, inventée par Jacques Pilhan, conseiller en communication de François Mitterrand puis de Jacques Chirac, M. Sarkozy est partout en première ligne et ses conseillers, les vrais décideurs de la France, apparaissent dans les médias. Cette omniprésidence contredit l’esprit de la réforme constitutionnelle, adoptée en juillet 2008 et censée renforcer les droits du Parlement, paradoxalement défendue bec et ongles par le chef de l’Etat.

Le style Sarkozy menace la vraie rupture, celle qui devait réformer plus vite la France. A court-circuiter les corps intermédiaires, on les braque. La magistrature, malmenée par la garde des sceaux Rachida Dati, n’est pas seule concernée. Les syndicats ont été ravis d’être reçus aussi souvent, avant de déchanter quand ils ont compris que M. Sarkozy déciderait tout seul sur les 35 heures.

La petite musique élyséenne met ouvertement en cause l’inertie des corps intermédiaires. « L’impulsion politique est en totale rupture. Mais la difficulté est de faire embrayer l’administration, le Parlement, les institutions », assure Franck Louvrier, responsable de la communication du président. « C’est Sisyphe », soupire le conseiller Henri Guaino. M. Sarkozy, qui dénonçait, en 2005, les réformes « homéopathiques » dont on a « tous les inconvénients sans les avantages », aura vite réduit ses ambitions. « Dès l’été 2007, il a choisi d’avoir un tempo de réforme plus lent. Mais peut-être que sa micheline ira plus loin qu’un TGV qui serait rentré dans le mur », explique un proche.

Le doute sur la rupture est aussi né d’un non-choix en matière économique. Le quinquennat débute par une révolution idéologique : avec son «  »travailler plus pour gagner plus« , le nouvel élu croit avoir remporté la bataille des valeurs contre la gauche, ce qui lui permet de vider de leur substance l’impôt sur la fortune, les droits de succession, les 35 heures. La loi passe, mais il se fait, selon ses propres mots, « enfoncer » politiquement par le PS, qui dénonce un cadeau aux riches. Surtout, il n’a pas choisi entre baisse brutale des impôts, qui forcerait ensuite à réduire le poids de l’Etat, et maintien d’une certaine orthodoxie budgétaire. La crise financière met un voile sur l’échec politique du paquet fiscal, mais marque un retour à une France dépensière et étatiste. « Il va falloir surveiller la comptabilité de la relance pour gérer la crise et la réduction de la dette. C’est très explosif pour l’avenir », souligne M. Copé.

La promesse de réduire de quatre points les prélèvements obligatoires est caduque. La priorité accordée aux classes moyennes, oubliée. « Nous avions dit que nous soutiendrions notre électorat et les classes moyennes, mais on a décidé de réintroduire les emplois aidés. La prime de Noël n’a jamais été aussi élevée, le RSA n’est pas financé par une réduction de la prime pour l’emploi », note un proche du président. Les marges de manoeuvre sont limitées par la crise. Un conseiller déplore qu’il soit impossible de mener une révolution fiscale pour baisser le coût du travail, la TVA sociale ayant été torpillée, tandis que le contrat unique n’a pas vu le jour.

Sur le fond, la rupture la plus forte est intervenue en politique étrangère, domaine où le président a les mains les plus libres. « M. Sarkozy est revenu aux fondamentaux de la droite française d’avant le gaullisme, l’occidentalisme », analyse l’ancien ministre des affaires étrangères socialiste Hubert Védrine. Le président français est par conviction dans le camp des Etats-Unis et d’Israël. « Je veux rompre avec ce cancer qu’est l’anti-américanisme, qui empêche la diplomatie française de se déployer », expliquait-il en juillet 2008. M. Sarkozy a utilisé efficacement cette stratégie pour s’imposer en Europe, dont il a compris, à la différence de M. Chirac, qu’elle pouvait être un levier pour l’influence française. Ce levier est toutefois précarisé par la mésentente durable avec l’Allemagne d’Angela Merkel.

En revanche, l’engagement en faveur des droits de l’homme, proclamé le soir de son élection, a fait long feu. Le président Sarkozy est séduit par la brutalité du premier ministre russe Vladimir Poutine et veut dialoguer avec le président Dmitri Medvedev ; il a cafouillé sur la Chine et sa rencontre avec le dalaï-lama et n’a pas rompu avec la Françafrique. L’aveu du retour à la « realpolitik » a été prononcé par Bernard Kouchner lui-même, qui a regretté, en décembre 2008, la création d’un secrétariat aux droits de l’homme.

Arnaud Leparmentier

La écouvrez les réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cet article.

PHILIPPE L.
04.01.09 | 10h54
Arnaud Leparmentier a raison de noter le mépris du pouvoir central à l’égard des corps intermédiaires et la difficulté qui en résulte pour la mise en oeuvre des réformes. Même si ces corps sont conservateurs par nature, ils constituent, dans un « vieux pays », des points d’appui indispensables. Il en va ainsi des collectivités locales, méprisées, humiliées, accusées en permanence, alors que 500 000 élus locaux et 1,5 million de fonctionnaires territoriaux travaillent au quotidien pour les Français

Guy L.
04.01.09 | 10h47
Laborieux… dédales et labyrinthes d’explications pour finalement constater qu’on ne navigue pas de la même manière par gros temps que par mer calme. Prendre de la hauteur ou préfèrer la loupe, l’auteur a choisi la deuxième solution…

JUAN H. à THIERRY P.
04.01.09 | 10h44
Non ! MITTERRAND et les autres n’ont pas essayé grand chose pour aller vers une société plus égalitaire et solidaire. Bien au contraire : ils n’ont fait que du réformisme à tout crin, renforçant les prérogatives du capitalisme, tout en lui laissant grignoter les droits sociaux arrachés par les générations antérieures… Et le si «réaliste» SARKOZY, après CHIRAC, ne fait que poursuivre cette destruction sociale… Le réveil inéluctable de ses victimes ne fera-t-il pas un jour des ravages ?

ALAIN T.
04.01.09 | 10h07
Français, Françaises, le Parti socialiste est au travail… alors tout espoir est permis…!

ALAIN T.
04.01.09 | 10h04
Pour une fois que l’on a un homme qui se soucie de l’adaptation constante aux accidents de terrain… Les « bavardages intelligents » continuent à nous démontrer que tout est raté…

Clovis
04.01.09 | 09h03
Mais cette rupture n’est-elle pas précisément la volonté de réconcilier la politique en France avec un certain pragmatisme? Rompre avec des fractures et préjugés idéologiques jugés dépassés par la prise en compte de la réalité dans toute sa complexité? Rien à voir avec l’immobilisme chiraquien ou l’hypocrisie mitterrandienne… bien au contraire!

Fabio F.
04.01.09 | 08h52
Du temps de Chirac, la France n’aurait pu jouer le rôle de médiateur lors de la crise Georgie-Russie, ni celui que les différentes parties du conflit du Proche-Orient lui demandent de jouer dans l’actuelle crise à Gaza. Le Chirac pote de Poutine, et d’ »Ils ont perdu une opportunité de se taire », n’aurait eu aucune crédibilité auprès des Georgiens, comme non plus auprès d’Israël après l’esclandre médiatique recherché par lui lors de sa visite à Jérusalem en 96. Voilà la rupture!

Christian M.
04.01.09 | 08h27
Bling bling a le mérite selon ses amis de tenir compte de la réalité, son pragmatisme étant sa force. Quel dommage qu’il n’ait pas fait campagne sur ce thème unique, il aurait tout bon et les sondages a 65% qui vont avec.

Christian M.
04.01.09 | 08h17
Le pragmatisme, nouvelle clef de voute de la politique de Bling Bling, a « l’inconvénient » de mettre sous le boisseau ses promesses électorales de réformes. Mais il a pour avantages de pouvoir continuer à en parler dans le poste. Les promesses verbales n’engagent que ceux qui y croient ; à ce titre le bilan 2012 va faire perdre leurs cheveux aux Bling Bling plumes.

Michèle R.
04.01.09 | 08h08
La crise a aidé NS dans un premier temps à masquer sa responsabilité dans la débâcle des middle class, dans un deuxième temps elle révèle la part d’opportunisme et de calculs machiavéliques du personnage. Après le « tout pour parvenir au pouvoir », c’est le « va-tout pour s’y maintenir » : mais l’échéance à 5 ans ne donnera pas d’autre résultat que l’achèvement de la curée du service public en faveur du « tout pour le privé » qui lui a valu ses principaux soutiens pour parvenir au faîte de l’Etat.

antan
03.01.09 | 23h23
Comme il s’était écrié à Neuilly en 1984 « Je les ai tous niqués », il l’a fait aussi en Mai 2007 avec tous les Français avec de belles promesses qu’il n’a pas tenues. S’il veut garder le pouvoir il a intérêt a bien s’accrocher car nous les classes moyennes, on a de la mémoire, surtout lorsqu’on touche à notre fric ; et je lui rapelle qu’on est 12,5 millions d’épargnants qu’il a « couillonnés ».

paolo
03.01.09 | 23h11
Rappelons à Sarko ce qu’il advint de G. Bush père : battu après une campagne militaire victorieuse contre l’Irak de S. Hussein. Il avait trop négligé les affaires intérieures en faveur de sujets plus spectaculaires sur la scène internationale. Sarko l’Américain fait la même chose. Il recherche les succès internationaux, grisé par sa présidence de l’UE. Un petit conflit hors des frontières, c’est mieux que dedans et c’est supposé bon pour le moral. Les dictatures finissent toujours ainsi.

JUAN H.
03.01.09 | 22h12
À ceux qui ne l’auraient toujours pas compris, il faut dire que le but du «maître du haut château» est le POUVOIR pour lui-même, son parti, sa famille, et copains, pour les décennies à venir. Avec l’aide de conseillers zélés et de collaborateurs soumis, il transforme notre «République historique»… en ce que LE PEN lui-même n’aurait pu rêver : une «dictature molle»… Son dernier abus de pouvoir : la main mise sur les «mass média publics»… n’est-elle pas une preuve suffisamment convaincante ?

LibertéEquitéSolidarité
03.01.09 | 22h10
Plutôt que de gloser sur les reculs de Sarkozy devant la « réalité », il serait préférable de s’étendre sur les conséquences à moyen et long terme de la non-mise en oeuvre de ces réformes. Le renvoi de la réforme des lycées aux calendes grecques est beaucoup plus une défaite pour les jeunes sans capital culturel et social que pour Sarkozy ! Idem pour la santé, les retraites, etc. En bout de chaîne, c’est pour les plus démunis que la défaite sera la plus cinglante. Comme d’habitude.

THIERRY P.
03.01.09 | 21h49
NS a le mérite de tenir compte de la réalité, à l’inverse de Mitterrand qui prétendait adapter la société à l’idéologie socialiste (souvenons- nous du fameux « Ministère du temps libre ») avant de reconnaître son impuissance (le « on a tout essayé » contre le chômage), ou du tandem Jospin-Aubry et de leur calamiteuse initiative des 35 h. NS est aux manettes et il choisit, pour l’heure, entre le possible et le souhaitable. Son activisme menace tant de citadelles bâties sur tant de renoncements…

LE PETIT RAPPORTEUR
03.01.09 | 21h09
Il existe indéniablement une rupture depuis l’élection de Sarkozy. Les déficits sont jugulés, le service de santé est socialement rénové, le système de retraite est préservé, le déficit extérieur est limité, la gestion du pays est saine et redistributive, la solidarité a le vent en poupe et le paupérisme est en voie d’extinction malgré la crise économique due à un libéralisme débridé dont Sarkozy a toujours été le pourfendeur. Le pays est bien gouverné par un génie et les résultats sont là !

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Fabien
03.01.09 | 20h41
Rupture, rupture… Déjà, fin 2007, il annonçait des restrictions pour ses ministres et des déplacements en province pour lui : http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_ weblog/2007/12/sarkozy-serre-l.html Et que fait-il cette année ? En fait de rupture, il en a fait une, au moins : celle du jeûne du Ramadan, à la Grande mosquée de Paris, notre Chanoine honoraire de l’archibasilique de Saint-Jean de Latran. C’est mieux que rien.

j pierre b.
03.01.09 | 20h12
La seule réalité est qu’il n’a pas réussi à sortir de son « commisariat de quartier  » pour devenir président, la rupture n’a pas eu lieu….

a
03.01.09 | 20h11
Je ne pense pas que la crise « jette un voile » sur le calamiteux TEPA. Ou alors, un voile très précaire,et bien transparent: Côté heures sup, TEPA conduit en pleine recrudescence du chômage, à subventionner les entreprise qui recourent aux H.S. plutôt qu’à l’embauche. Côté bouclier fiscal, elle exonère par avance les plus riches de l’accroissement de l’effort qui devra être demandé à tous sauf eux pour rembourser les dizaines de milliards d’aide fournies sans contreparties aux banques.

Solemnis
03.01.09 | 20h02
Rupture? Est-il besoin de rappeler qu’après avoir été l’exceptionnel ministre du budget du novateur Balladur, NS a toujours été un « suiveur » opportuniste. Et sa présence dans tous les gouvernements depuis 2002 l’a amplement démontré. Mais de quelle rupture voulez-vous parler? ?? Combien de temps faudra-t-il encore pour que la phraséologie vide de sens du candidat Sarkozy ne soit plus confondue avec une véritable pensée politique? Les vessies et les lanternes, vous connaissez?

ilud
03.01.09 | 19h42
mon dieu, mais que va-t-on pouvoir écrire pour Sarko II en 2012 ?

C’est long !
03.01.09 | 19h35
Et il y en a encore pour 1219 jours.

THOMAS T.
03.01.09 | 19h35
Franchement, il faut que j’arrête mon abonnement au Monde, car je paie une somme d’argent par mois, pour lire une critique…qui n’est pas une critique de la politique de monsieur Sarkozy ! Et puis zut, autant attendre la fin des temps pour voir la merde dans laquelle on est à cause d’une bande d’illuminés qui finance avec nos impôts la richesse de certains ! Que faire, que faire ! Rien, le néant, place au néant, tellement c’est affligeant ! Affligeant, vive le parti unique, l’UMP !

Brice Blazy
03.01.09 | 19h34
le Président élu réalise que ce qui apparaîssait comme le pouvoir suprème ne peut s’exercer sans relais. les relais sont devenus des contre pouvoirs très puissants du fait des vagues de décentralisations (état, région, département, agglos, sictom, mairie,…) Au lieu de cela nous assistons à des guerre de chapelles de plus en plus couteuses aux frais du contribuable qui ne sait plus vers qui se tourner afin de régler les problèmes de la vie quotidienne. Le Président doit trouver ses relais.

Suggestion
03.01.09 | 19h33
Puisqu’on ne peut pas le virer avant 3 ans et demi, on pourrait lui suggérer de nommer Aubry comme premier ministre (si vous préférez Delannoë, va pour Delannoë) qui s’occuperait de la France (Hôpitaux, Education, Développement durable, etc.) et il serait libre de voyager comme bon lui semble. Un peu comme Chirac avec Jospin.

Sylvie P.
03.01.09 | 19h31
certes écrire « a cédé » sonne comme une anticipation. Mais je crains que la rupture d’un seul (NS), un leurre électoral, devienne tout ou tard une grand solitude, car un pays, ça se gouverne.

De ma presqu’ile
03.01.09 | 19h13
Quelque que soit le contexte, croissance ou crise,cette analyse néglige totalement les raisons profondes de l’ambition personnelle de NS: vendre, sous prétexte de réforme(s),les derniers avoirs collectifs des français à ses amis ou pour le profit de ses amis. Une analyse approfondie du dossier Alstom par ex. permettrait au Monde de commencer à y voir clair.Tout le reste n’est que rideau de fumée et cirque pour le petit peuple. Son objectif : enrichir ses amis qui le lui rendront bien ensuite.

kickaha – Baratin
03.01.09 | 19h06
Le plus drôle c’est le baratin qu’il nous a fait au sujet du rétablissement de l’Autorité a l’école. Pour ensuite faire mettre en prison un enseignant qui avait gifflé un élève l’ayant insulté… Dommage que le pays reste figé dans l’immobilisme, mandature après mandature…

Francois F.
03.01.09 | 18h54
Comme déjà dit: « s’il ne peut assurer la catastrophe, l’opposition pourrait s’en emparer »

olivier M.
03.01.09 | 18h51
Avant de mettre en cause les « corps intermédiaires », il faudrait peut être regarder du coté des « concepteurs » de ces réformes qui n’ont pas du passer beaucoup de temps à analyser la situation et identifier ce qui est vraiment à réformer. Si toutes les réformes sont aussi bien préparées que celle des universités il ne faut pas s’attendre à beaucoup de progrès.

Yves
03.01.09 | 18h44
Oui, la rupture promise par NS n’était destinée qu’à gagner l’élection en évitant de se poser en héritier de Jacques Chirac, tout en étant un membre éminent des différents gouvernements du second mandat. Le volontarisme ne suffit pas à faire une bonne politique. Le problème essentiel de notre pays est celui de la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail. Les différents gouvernements (de droite et de gauche) n’ont pas su pour le moment attaquer de problème. Alors…

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Louis D.
03.01.09 | 18h43
La seule vraie rupture ce serait celle qui abandonne le capitalisme au profit d’un système plus performant et plus juste au sens humain. Sans doute trop difficile pour des hommes politiques dont la pensée est coulée dans l’occidentalisme triomphant de l’après-guerre.

yoousmarais
03.01.09 | 18h42
Rupture…mais en quoi? Lorsqu’un ultra libéral prend la place d’un ultra libéral, je m’interroge sur la nature de la rupture. La grande majorité des décisions prises vise à accroitre la richesse de ceux qui l’ont acquise et à appauvrir les autres. Quant à l’impuissance, elle serait plutot l’apanage de ces libéraux qui préconisent de privatiser les services qui dégagent de la marge pour, en revanche, étatiser les pertes et crier à l’aide dès que leur incurie met les comptes dans le rouge.

Gladiator
03.01.09 | 18h37
La rupture n’est pas idéologique puisque Sarkozy malgré ses rodomontades a été de tous les gouvernements depuis 2002, a soutenu la politique qu’il dénonce maintenant et qu’il était patron de l’UMP avant 2007; tout ça c’est bling-bling- abracadabrantesque! Par contre, la rupture avec les Français, elle est bien là ….

Jean-Alain L.
03.01.09 | 18h37
Une volonté de réformer ne suffit pas. Il faut qu’elle soit portée par une confiance dans un plus de justice et plus de progrès social. Rien depuis 2 ans ne va dans ce sens et la critique du capitalisme par le président bling bling et ses amis du Fouquet’s n’est tout simplment pas crédible. La « rupture a cédé devant la réalité » ? Etait elle authentique ou participait elle du vent médiatique qui emporte le système des néocons ? Le jouet est cassé Mr le président.

Zébulon II
03.01.09 | 18h37
La seule rupture qu’incarne Zébulon Ier, c’est celle de la France qu’il s’ingénie, qque que soit le sujet, à couper en 2 : privé contre fonctionnaires, actifs contre chômeurs, vieux contre jeunes. Zébulon Ier n’agit que dans la confrontation, il est en train de briser la solidarité qui régnait dans la société française et cela sera lourd, très lourd de conséquences, surtout en période de crise, quand la rue s’enflammera !!!

michel a.
03.01.09 | 18h28
La réalité est quelque chose de tout à fait encombrant, en politique comme ailleurs. Le mieux à faire, c’est de ne jamais en tenir compte et de vivre dans le rêve. C’est plus facile quand on est riche et bien portant, mais les autres n’ont qu’à faire un effort…

Gigi23
03.01.09 | 18h13
Les Francais ont elu un pompier… Specialiste des incendies, il n’a aucune vision pour la France.

LIONEL P.
03.01.09 | 18h10
Comment incarner un état « protecteur » quand on le désosse à l’image de ces bateaux entrevus en Inde sur des chantiers de démolition? Comment justifier qu’on maltraite les enseignants, les personnels soignants et qu’on en réduise le nombre, quand ceux-ci incarnent non seulement une dépense mais aussi et surtout un investissement pour le bien commun présent et à venir, et accessoirement des salariés qui consomment? Combien de jeunes sans emplois stables pour créer des CDD dans le secteur public?

GURA4316
03.01.09 | 17h52
Certes, il y a les contingences.La crise du système libéral oblige NS à biaiser. Mais quant à la ligne globale elle reste, noyée dans un tourbillon de paillettes destiné à distraire l’attention. Le souci affiché des classes moyennes, le travailler plus… n’étaient que de la propagande pour gagner les élections. Le fond demeure, diminuer les couts salariaux, diminuer les impots pour les riches et continuer à démolir le service public au bénéfice de ses copains, Bouygues, Leclerc , Bolloré.

Pierre G.
03.01.09 | 17h43
Cet article est un tableau. Une belle description bien reflechi. L’auteur aimerait bien conclure par une petite démonstration d’anti-sarkozysme, mais n’y arrive pas. Oui, la crise change totalement la donne. Les engagements ne peuvent logiquement plus être tenu. Il faut s’adapter. Et ensuite ? quelle démonstration ? Il assure ou il se plante ? La faiblesse de l’opposition me donne un élement de réponse.

fejjf
03.01.09 | 17h33
c’était juste la rurupture, a droite toutes… Plus de ministres et de conseillers qu’avant toujours plus de dépenses, bref ce qu’on appelle une noyade forcée

THIERRY L.
03.01.09 | 17h31
Monsieur Sarkozy aurait pu, selon la tradition, être inutile comme beaucoup d’autres avant lui, mais monsieur Sarkozy a choisi une autre voie, gouverner le pays selon ses pulsions (et celles de ses proches conseillers) moyennant quoi il est devenu nocif. Qui peut par exemple justifier aujourd’hui le « Paquet Fiscal » ? (réduction d’impôts de 15 milliards d’€/an réservée aux contribuables les plus aisés). Le chomage explose ? Le déficit budgétaire est indécent ? pas grave les riches sont à l’abri !

Roger L.
03.01.09 | 17h24
L’inventaire est complet, ce qui rend le constat plutôt cruel. L’échouage du projet sarkozien était de toute manière inévitable, même sans la crise, tant paraissaient inconciliables les promesses. Pour l’instant, curieusement, le Président continue à vivre sur son capital de mots. On lui accorde encore un vague crédit de réforme mais le mirage, une fois dissipé, risque de révéler les échecs: cadeaux aux riches, demi réformes qui ne donneront pas de résultats significatifs, dette effroyable.

Emile G.
03.01.09 | 17h07
Un inventaire triste, sinistre même pour le citoyen. Mensonges, reniements, tromperies, reculades, dérobades, faux semblants, artifices : voilà les mots que l’on peut accrocher à chaque ligne de cet inventaire. Et ce monsieur ose s’appeler chef d’Etat ! Il est sain et courageux que M. Leparmentier ait osé établir ce funeste bilan.

THIERRY L.
03.01.09 | 17h05
« Transformé en gestionnaire de crise permanent », l’expression est juste. Moyennant quoi monsieur Sarkozy ne sait pas où il va et nous non plus. Comme ces prédécesseurs, il occupe la fonction suprême, peu importent la manière et les circonstances pourvu qu’il laisse une trace, SA trace, dans l’histoire. L’histoire qui oubliera peut-être ses comportements mafieux (grâce de Marchiani) et ses amitiés avec les milliardaires mais sûrement pas le torrent de promesses devenues caduques avec le temps.

G.
03.01.09 | 16h32
Pourtant la réalité, ce n’est pas M.Sarkosy et le gotha qui l’entoure qui la vivent, ce sont avant tout les gens de milieu modeste et peu fortuné.

OMER
03.01.09 | 16h30
« travailler plus pour gagner plus  » est un slogan de campagne de Sarkozy rappelé ici par lemonde.fr d’une manière un peu étrange .En effet , son auteur indique avant que « travailler plus …. » renvoie à une « révolution idéologique » qui serait le début quinquennat . Attribuer à ce slogan le qualificatif d’ « idéologique » n ‘est -il pas excessif ? Quant à lui attribuer un caractère  » révolutionnaire  » , de quelle révolution s’agit -il ? Copé confirme : « on est (..)pas dans la révolution « .

z
03.01.09 | 16h25
origine de la dite rupture : NS ayant quitté le camp Chirac pour le camp Balladur lors des présidentielles de 95 il est devenu la bête noire des Chiraquiens. Il s’est alors servi de ses mauvaises relations avec la camp Chirac pour apparaitre comme une rupture par rapport au camp chiraquien. Le camp chiraquien étant discédité, la tactique s’est révélée payante. Mais sans l’épisode Balladur, NS se poserait il aujourd’hui comme la rupture ?

Laurent L.
03.01.09 | 16h17
… de « lâcher les freins », et en particulier de réduire le poids de l’Etat. En contexte de crise, il s’agit d’abord de limiter la casse « sociale » => retour à certaines recettes précédentes. Que les déficits augmentent et qu’on prenne des mesures de soutien en période de récession, c’est logique. Les vrais coupables de la situation de la France sont ceux qui, par opportunisme électoral, ont fait vivre le pays au dessus de ses moyens pendant 35 ans: principalement Mitterrand et Chirac.

Laurent L.
03.01.09 | 16h11
Il y a beaucoup de points vrais dans cet article, mais à force de vouloir enfoncer Sarko (ligne éditoriale majeure du Monde depuis le changement de direction, et, j’imagine, depuis qu’il a compris que c’est ça qui fait vendre auprès de son public), il oublie l’essentiel: c’est qu’il est évident qu’on ne pilote pas un pays en période de crise mondiale comme en période de prospérité. La campagne de 2007 s’est déroulé dans un contexte de croissance où la France était à la traîne. L’enjeu était…

olivier l.
03.01.09 | 16h10
« A cédé » ? Vous vous moquez de nous? Sarkozy est en train de tout casser : l’école, l’université, la santé publique, la télé publique, et tout ce qui reste de service public sans que personne de fasse rien (les français sont aux sports d’hiver disent les journaux).Pourtant il n’y a plus d’opposition, et les gens ont peur de l’ouvrir. Quant à la réalité, notre Zébulon national l’a congédié depuis longtemps. Il n’a rien cédé du tout, le déni de réalité continue, et c’est là le problème.

Dubonsens
03.01.09 | 16h06
Article globalement plutôt critique mais, par souci de ménager la chèvre et le chou, le journaliste s’emmêle un peu les pinceaux et surtout n’aboutit nulle part ! Le nouveau « style » du Monde le conduit inéluctablement à son enlisement et au désamour de son lectorat fidèle.

michel j.
03.01.09 | 16h02
finalement, cher journaliste arnaud, tout est noir pour vous !!!

artru+marie
03.01.09 | 15h35
Ou comment Leparmentier nie la realite du changement car la France qui marche, ca l’embete…

Christiane D.
03.01.09 | 15h33
« l’Elysée met ouvertement en cause l’inertie des corps intermédiaires ». En effet, Ces corps sont devenus des Etats dans l’Etat ! C’est ce que le Français lambda voulait changer, mais comme d’habitude effrayé par son audace et possible perte de privilièges, il recule. Ce pays cigale vit en blocage permanent, d’où son déclin marqué. Quant à s’aligner sur la politique américaine, c’est une sottise quand on en voit les résultats. Par contre, si c’est pour faire tourner l’industrie, c’est réussi.

baragiano
03.01.09 | 15h29
tel était pris qui croyait prendre?

Renaud d.
03.01.09 | 15h29
Un article extremenent partisan que pourrait signer la totalite ( 50%+50%) du parti socialiste. Aucun commentaires sur la capacite d’adaptation et l’absence totale d’ideologie qui permet de faire des choix en face de chaque nouvelles situation. Rupture par rapport a Jospin et la gauche plurielle qui ne decide que par ideologie et rupture par rapport a Chirac qui decide de ne rien faire.

Olivier R.
03.01.09 | 15h21
Le problème au fond est que le paysage politique français est totalement misérable, et que la « meilleure tête » est Sarkozy. C’est dire l’état de déliquescence de la classe politique.

christophe d.
03.01.09 | 14h51
Journalisme ou militantisme PS ??

alain sager (nogent sur oise)
03.01.09 | 14h49
La meilleure preuve de la continuité est là. Comme les autres présidents de la République, l’actuel s’amuse beaucoup plus en politique étrangère qu’en politique intérieure. En fait, la France, c’est le boulet qu’il faut se coltiner, alors qu’on se sent des ailes dans l’international. Qu’on se rappelle de Gaulle. Il préside une réunion sur la stratégie militaire. A un moment, un officier s’inquiète : « mais l’intendance, mon général ? » – « L’intendance suivra » réplique-t-il. Un détail encombrant…

L’exercice du pouvoir a eu raison des tentations communautaristes

 

Discrimination positive, politique de quotas et statistiques ethniques, en passant par les lois mémorielles : vingt mois d’exercice du pouvoir ont effacé de la vulgate sarkozyste tout ce qui, de près ou de loin, pouvait être interprété comme un signal favorable au communautarisme.

Le chef de l’Etat a refermé ce chapitre essentiel de la « rupture » lorsqu’il a présenté, le 17 décembre 2008, à l’Ecole polytechnique, les mesures qu’il souhaite voir mises en oeuvre en faveur d’une « égalité réelle des chances ». « Répondre au défi de la diversité en recourant à des critères ethniques ou religieux conduirait à prendre le risque de dresser les communautés les unes contre les autres et enfermer chacun dans son identité et son histoire », a affirmé le président, en indiquant « avoir mûrement réfléchi » à la question.

 

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Cadrage La « rupture » de Nicolas Sarkozy a cédé devant la réalité

Eclairage M. Sarkozy devra obtenir des résultats concrets face à la crise

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Les faits Nicolas Sarkozy : « Nous allons sortir renforcés de cette crise »

Verbatim L’intégralité de l’allocution présidentielle

Nicolas Sarkozy avait déjà mûrement réfléchi à ces questions bien avant d’entrer à l’Elysée. Pour en conclure, alors, qu’il y avait là matière à se distinguer nettement de ses principaux adversaires et rivaux, au premier rang desquels figuraient Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Arguant de l’échec du modèle républicain d’intégration – qui assigne à chaque citoyen, quelles que soient ses origines, des droits et des devoirs -, M. Sarkozy a longtemps plaidé en faveur d’une prise en compte explicite de ces origines. Il estimait que c’était le seul moyen de mesurer et de corriger des discriminations persistantes.

GARANT DES MÉMOIRES

Partant de ce diagnostic, M. Sarkozy a multiplié les gestes et les déclarations visant à faire reconnaître l’identité culturelle et religieuse des minorités vivant en France. Ses deux passages Place Beauvau – dans les gouvernements Raffarin (2002-2004) et Villepin (2005-2007) – lui ont permis de creuser ce sillon.

Ce fut d’abord la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM). Puis des plaidoyers de portée plus générale et systématique en faveur de la discrimination positive – jusqu’à souhaiter publiquement la nomination d’un « préfet musulman » – et de son outil, le comptage ethnique. « Je n’ai toujours pas compris pourquoi certains trouvent choquant que l’on répertorie en France les catégories de populations selon leur origine. (…) Si l’on refuse de reconnaître la composition de la société française, comment pourrons-nous intégrer ceux à qui l’on nie leurs spécificités et leur identité ! », s’est ainsi exclamé M. Sarkozy, le 2 mai 2006, lors de l’examen par les députés de son texte sur l’immigration.

Quelques mois plus tôt, M. Sarkozy avait déjà fait une incursion remarquée dans la vaste querelle de frontière entre histoire et mémoire qui avait surgi après le vote d’un amendement sur « le rôle positif » de la colonisation, et relancé de multiples revendications identitaires. En confiant à l’avocat Arno Klarsfeld un « travail approfondi sur la loi, l’histoire et le devoir de mémoire », le président de l’UMP s’était érigé en garant des mémoires ; et des « communautés » correspondantes, qui représentaient des réserves de voix non négligeables dans la perspective de l’élection présidentielle de 2007. M. Sarkozy a toutefois atténué ce type de messages lorsqu’il est entré de plain-pied dans la campagne présidentielle. En décembre 2006, son conseiller Henri Guaino était formel : « La France est foncièrement anticommunautariste. Le principe d’égalité est sa clé de voûte. L’unité est une obsession. On ne peut revendiquer le communautarisme si on veut incarner ce pays. »

Deux rapports ont récemment achevé de convaincre le président d’oublier certains de ses anciens penchants. Le 18 novembre 2008, la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les questions mémorielles a invité le Parlement à ne plus légiférer sur l’histoire ni prescrire le contenu des manuels scolaires. Un mois plus tard, Simone Veil a remis à M. Sarkozy un autre rapport excluant, celui-ci, toute réécriture du préambule de la Constitution qui permettrait d’instaurer une politique de discrimination positive sur des fondements ethniques.

Jean-Baptiste de Montvalon

La direction de l’UMP veut investir la Toile pour fonder un réseau communautaire

 

Le nouveau secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, devra mettre en œuvre la mutation : basculer le parti sur Internet. Inspiré par les méthodes de Barack Obama, qui avait fait de la Toile son arme de communication, Nicolas Sarkozy a donné six mois aux dirigeants de l’UMP pour se doter d’une infrastructure performante.

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Depuis l’été 2008, une cellule stratégique, composée d’un spécialiste des études d’opinions, Pierre Giacometti, du communicant Christophe Lambert, du publicitaire Jean-Michel Goudard et de l’ancien journaliste Patrick Buisson, a élaboré un diagnostic. Chaque semaine, la cellule s’est réunie autour de Xavier Bertrand et de Nathalie Kosciusko-Morizet. A la lecture des études apportées par M. Giacometti, la direction de l’UMP a étudié à la loupe les attentes des Français et leurs relations aux partis politiques.

Le diagnostic posé, l’UMP a sélectionné, en décembre, l’agence Isobar pour refonder son site Internet et inventer les outils d’un réseau communautaire. Le chef de l’Etat veut faire de l’UMP un parti de masse, capable de dépasser les seuls militants pour s’ouvrir à des publics non encartés mais intéressés par la chose publique. Et susceptible, en période électorale, de transformer un membre de la communauté en relais d’opinion.

Premier parti de France avec 280 000 adhérents, l’UMP a vu fondre ses effectifs comparé à la campagne présidentielle de 2007, où elle avait atteint 375 000 adhérents. Sous la pression de M. Sarkozy, Patrick Devedjian avait dû inventer des stratagèmes pour regagner des militants.

L’EXEMPLE DE BARACK OBAMA

Il avait notamment décidé d’avancer l’échéance du renouvellement des instances locales pour inciter les militants à renouveler leur adhésion. Il avait acté l’organisation de primaires pour les élections régionales. Mais les dirigeants savent qu’ils ont atteint un plafond dans la configuration actuelle.

Le tournant d’Internet va impliquer des choix stratégiques et financiers, ainsi que des redéploiements de personnel pour ce parti qui emploie déjà 110 personnes. « Nous allons changer les métiers de l’UMP, aller vers plus de professionnalisation », explique un membre de la direction. Là aussi, le parti prend exemple sur Barack Obama, qui s’était entouré des meilleurs professionnels de la Toile, en recrutant notamment le cofondateur du réseau Facebook, Chris Hughes.

Jusqu’à présent, les tentatives de l’UMP pour investir Internet n’ont pas été vraiment concluantes. Les « ateliers du changement » organisés autour d’économistes sur le thème de la refondation du capitalisme et diffusés en direct sur le site n’ont pas drainé un public massif. Ni les nouveaux formats de débats de société, « Controverses » et « Agit’pop », animés par Mme Kosciusko-Morizet.

« Le but est de montrer que le débat d’idées s’exerce à l’UMP et non plus à gauche », justifie la direction. Les conseillers de M. Sarkozy ont pour seule ligne d’horizon 2012. « C’est dans la campagne présidentielle qu’un parti, un candidat, peut susciter des mouvements de fond d’adhésions. Et c’est à ce rendez-vous que nous nous préparons », expliquent-ils.

Sophie Landrin

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David T.
03.01.09 | 18h58
Et quel slogan ces génies vont ils nous pondre: la continuité agitée, ou la rupture tranquille? Obama avait un truc à vendre lui!

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David I.
03.01.09 | 11h04
Je suis étonné par le contenu de toutes les informations que nous offre la journaliste du Monde… quelle précision! J’attends donc le 24 janvier pour trouver confirmation. Je ne manquerai pas d’en faire l’analyse. Et puisque c’est le moment des voeux… j’aimerais que monsieur Le Monde soit pour l’année qui vient et les autres… un peu plus précis, un peu plus analytique, un peu plus objectif! C’est un des voeux! Alain de C

VISITEUR DU SOIR
03.01.09 | 00h07
Voila Patrick Buisson qui sort du coin du bois ! Le crypto frontiste qui a inspiré le programme réac de Sarkozy et du sinistre Hortefeux !Avec lui la France n’est pas préte d’élire un B.OBAMA !

LE SYCOPHANTE DECHAINE
02.01.09 | 20h48
Sarkozy n’a pas compris que l’on ne gouverne pas la France par des effets d’annonce, des coups médiatiques ou des gesticulations itératives. Gouverner, c’est d’abord avoir une vision cohérente pour l’avenir, c’est aussi donner l’exemple et faire en sorte que les efforts nécessaires soient partagés par tous. Or, les mesures sarkozyennes se situent aux antipodes de ces données basiques, d’où les ravages prévisibles d’une politique erratique sans véritable cap, hormis celui de servir une coterie !

thierry g.
02.01.09 | 18h54
c’est zarbi, mais Ségolène Royal a organisé sa campagne hors PS sur Désirs d’avenir, elle a organisé des réseaux sur l’internet …etc…zarbi, sinon cohérent que Martine Aubry refuse avec sa bande de ringards cette modernisation de l’action miltitante et que le congrés du Ps se soit fait « contre » l’idée d’un parti de masse et les militants à 20 euros : camarades, tenez bons ! Et restez sur la « ligne politique » : pas d’internet.

L’OURS
02.01.09 | 18h50
La com c’est son point fort à Sarkozy, son dada même, de plus il bénéficie du soutien partial de quasiment tous les medias français. Alors la Toile avec notre argent et celui des riches militants UMPistes, c’est une suite logique sauf que, nous internautes on n’est pas dupes, on n’est pas des spectateurs de TF1. C’est malheureux que son point fort ne soit pas l’économie, le social, l’éducation et toutes ces choses qui font un bon président… En 2012, on en trouvera un(e) bon(ne) président(e)!

Martine D.
02.01.09 | 18h48
Interet c’est le débat et la liberté, avec parfois, des conséquences imprévisibles… Bien loin de la culture UMP, et encore plus loin de ce que nous savons NS! Qui se laissera prendre? Les naïfs qui ont cru aux précédentes promesses? Ce n’est pas gagné!

C.Quest
02.01.09 | 18h45
investir la toile, lol, ils n’y sont pas encore? bah cela ne feras que du bruit en plus su le net, l’UMP seras noyé dans la masse comme tout les autres. en tout les cas, il est clair que cette stratégie signe la fin probable de TF1 comme relais prioritaire de l’infos gouvernentale ou de la télé comme 1er lieu d’investisseent du politique. la télé a « papa » vie sans doute ces dernières années.

Guy D.
02.01.09 | 18h45
simplement efficace, et une bonne leçon pour les amateurs du ps. Heureusement que l’ on avait pas ces guignols en ce moment. Alors martine si on veut gagner, fais en autant, c ‘est l’ avenir

02.01.09 | 17h53
Décidément, NS sait s’y prendre : un coup d’avance sur ses adversaires : pendant que le PS continue à chercher son identité, le président de la république et de l’UMP passe déjà à l’étape suivante. C’était déjà le cas pour la présidentielle de 2007. Alors, camarades, on se réveille ou on attend 2017 ?

Perplexe
02.01.09 | 17h51
Obama n a pas ete elu grace a la Toile. A un moment donne, Mc Cain et lui se divisaient l’electorat. Les erreurs des republicains, la crise financiere, la montee du chomage ont fait basculer l electorat en faveur du changement qu incarnait les democrates en general, Obama, en particulier. Si NS base son programme de 2012 sur Giacometti et compagnie en faisant du sur-mesure, il est perdu. L’electorat ne sera pas dupe.

Pas glop
02.01.09 | 16h50
Le but étant évidemment de rebaptiser internet : UMP. Ainsi, chaque français aura sa connection UMP pour parler avec Dieu.

PROLO
02.01.09 | 16h23
Depuis les Municipales j’ai créé le Réseau Victor Hugo de la France libre. J’organise des commentaires dans Le Monde et le Figaro puis je communique leurs contenus à mon réseau… Bien entendu ce réseau n’est encore qu’une initiative modeste mais il permet de mieux organiser les poussées politiques. On peut multiplier cette initiative. Chaque adhérent à l’UMP peut aussi créer le sien..! Il faut investir la Toile et créer un Grand réseau communautaire et fédérateur pour que Vive La France libre.!

michel a.
02.01.09 | 15h55
Un outil de communication, c’est comme un gant, ça se retroune… S’il y a des gens que cela amuse, invitons-les à participer aux « débats » mis en place par la nouvelle partie pensante de la société… Et à les rendre contre-productifs : la comm’, c’est de la comm’, ça ne sert qu’à faire semblant en disant plutôt qu’en faisant. Alors, alllez-y, les petits, amusez-vous avec les jouets qu’un pouvoir infantilisant vous propose ! Vous pouvez en faire autre chose que ce qui était prévu !

Ju
02.01.09 | 13h42
« Le but est de montrer que le débat d’idées s’exerce à l’UMP » Ah bon il y a un débat d’idées à l’UMP? Alors un débat d’idées ou le président officieux de ce parti (N.S) fixe les règles, régit le débat et statut au final sur les idées à adopter… Un débat ou une seule personne à le droit de s’exprimer sans se faire remonter les bretelles, le concept me laisse dubitative tout de même.

in vino veritas
02.01.09 | 13h33
cela me rappelle Carnaval : où chacun se fabrique de beaux chars ridicules destinés à la parade … PS ou UMP ? A tout le moins, le plus soviétique et le moins démocratique reste quand même l’UMP. Et ce n’est pas en mettant le rouge à lèvre INTERNET que le maquillage ne risque pas de couler sous la pluie de la Crise. Allez bon année Nicolas car c’est dur d’être aimé par etc etc

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florian
02.01.09 | 13h30
Quand on sait que se doter d’un véritable outil de communication online de nos jours, couplé à des campagnes publicitaires internet bien ciblées, le tout dans le cadre d’un stratégie digitale sur 3 ans peut couter de 1 a 3 Millions d’euros, on peut en conclure que dorénavant, l’argent est bien devenu le meilleur atout pour l’accès au pouvoir.

Des vessies pour des lunes!
02.01.09 | 12h24
Communautaire ou « communautariste »? Ils se sentent si mal que ça, menacés par la Toile? C’est la meilleure nouvelle… l’UMP en minorité sur le Net. Qu’ils y restent à ressasser tous seuls les palabres de leur Grand Manitou « fils de lunes »! Sarko essaierait de vous faire croire qu’il en a plusieurs dans son télescope…Moi, je me mets sur anti-spam UMP… ce logiciel est-il déjà commercialisé? Je suis intéressé!

Flying_Lolo
02.01.09 | 12h24
Mes bonnes résolutions en ce début d’année : 1 – Lorsque l’Internet se sera réduit complètement au réseau de l’UMP, je me déconnecterais ! 2 – D’ici là et plus que jamais, je me protégerais…

legrosminou
02.01.09 | 12h01
Une suggestion : se souvenir du Président de l’Augmentation du Pouvoir d’Achat, promis il y a deux ans. Mais l’Omniprésent a trouvé d’autres urgences supérieures, comme la réorganisation de l’UMP.

Guy L.
02.01.09 | 11h45
La multiplication des sites UMP 1)pour QUI? aux adhérents pour enrayer la défection? aux sympathisants pour qu’ils franchissent le pas? ceux de l’opposition à convaincre? 2)pour QUOI? du prosélytisme en distillant le catéchisme à l’aide de questions/réponses types?ou devenir un service pointu, répondant aux préocupations de chaque français? Les USA ne sont pas la France,la campagne Obama fût plus apparentée à du harcelement qu’aux débats d’idées.45% seront réfractaires 45% acquis,10% indécis

C. A.
02.01.09 | 11h29
Dans la mesure où c’est M. Sarkosy qui décide de tout ça occupera la direction de l’ump, une bonne initiative !

OLIVIER M.
02.01.09 | 11h24
Pour faire passer un message sur la toile, encore faut-il en avoir un. Le bombardement d’idées saugrenues auxquels le président donne le nom de communication agacera autant sur le web que sur les ondes.

THERESE M.
02.01.09 | 11h06
Un parti de masse;tiens ,tiens cela me rappelle quelqu’un.N’est ce pas la nouvelle équipe du PS,

Michèle R.
02.01.09 | 10h59
Pour le pot de fer contre le pot de terre, ils sont fortiches ! Manque de pot, le sigle UMP et le détournement hypocrite du P de Présidentielle, remplacé aux élections 2007 par le P honteusemement usurpé de « Populaire » n’attirera guère que quelques poussières égarées sur la toile d’araignée et fera fuir le gros du gros gibier, prêt depuis longtemps à prendre le maquis : Moralité on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !

CHARLES C.
02.01.09 | 10h59
Le net est un média à part entière qui tient aujourd’hui le rôle de la place de village qui n’existe plus ! Investir le net est incontournable. Surtout pour un parti politique. Il n’y a pas d’autres solutions. Le PS devrait aussi y consacrer ses principaux moyens. La toile, pour chacun, doit être à plusieurs niveaux. Et à chaque niveau l’objectif est de rechercher le contact avec le non encarté. Le plus dur sera le supplément d’âme, le french touch à définir pour chaque niveau.. joli challenge

 

 

 

Télévision sans « pub » : le choc du 5 janvier

A partir de lundi 5 janvier 2009, France Télévisions ne pourra plus diffuser de publicité entre 20 heures et 6 heures. La mesure avait été annoncée, à la surprise générale, il y a tout juste un an, par le président de la République, Nicolas Sarkozy.

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La publicité disparaîtra progressivement des écrans des chaînes publiques à partir du 5 janvier.

Entretien « A mes yeux, c’est comme si on avait démantelé une filière importante de la drogue »

 

Faut-il pour autant s’attendre à un « big bang » dans le paysage télévisuel ? Et quand ? Le rythme de la vie quotidienne des Français va-t-il changer ?

Pour inaugurer ses nouvelles soirées sans publicité, France Télévisions a avancé la pendule de ses programmes d’un quart d’heure. Finis les tunnels de publicités et d’autopromotions : les prime times de France 2 et France 3 démarreront désormais à 20 h 35 et non plus à 20 h 50.

Et les chaînes privées ? Lundi, pour cette première, la soirée avancée du service public ne bousculera pas celles de TF1 et M6 ni celles des chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT). France 2 diffusera un documentaire ; France 3 proposera une version « spécial juniors » de son jeu quotidien « Questions pour un champion ». TF1 offrira à son audience Avalanche, une fiction catastrophe, et M6 le film Podium.

Les deux grandes chaînes privées semblent pour l’instant privilégier la prudence, sinon l’attentisme, face aux changements de France Télévisions. Officiellement, TF1 ne bouge pas : début de soirée à 20 h 50, comme à l’habitude. Mais, ainsi que l’indique le directeur de l’information, Jean-Claude Dassier : « TF1 va être pragmatique. »

Preuve de son « pragmatisme », TF1 a cessé la commercialisation d’un de ses écrans de publicité de prime time. Celui de 20 h 40. La direction de la chaîne leader ne semble pas s’attendre à des changements rapides. Les habitudes de consommation de la télévision en soirée sont « quasiment des biorythmes », explique M. Dassier. Mais TF1 veut pouvoir réagir vite si ses téléspectateurs fuient vers la concurrence. Le carrefour du 20 h 30-21 heures est stratégique. A lui seul, il draine 15 % des revenus publicitaires des télévisions commerciales en clair. Interrogée, la direction de M6 « ne veut faire aucun commentaire ». Pourtant, la chaîne a déjà réagi. A partir du 5 janvier, ses prime times sont avancés de dix minutes. Ils commenceront à 20 h 45.

Numéro un de la télévision payante, Canal+ a choisi, comme TF1, de ne pas bouger. « Toute la question est de savoir si les gens vont modifier leurs modes de vie », analyse Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+. Dans un premier temps, Canal+ « va attendre de voir si les gens bougent ». Mais rien ne dit que la démarche de France Télévisions fasse école.

« Il ne faut pas sous-estimer l’intérêt du temps mort entre la fin du « 20 heures » et le début des programmes de prime time. Cela permet aux gens de faire leur choix et de s’installer pour la soirée », pointe Jean-Pierre Cottet, directeur du business development chez Lagardère, ancien directeur général de France 3, France 5 et ex-patron des programmes de France 2. A l’en croire, il existe une règle d’airain à la télévision : « Les chaînes les plus faibles doivent se caler sur le rythme de la grille des télévisions les plus fortes. »

Les acteurs de la TNT n’ont pas encore arbitré entre TF1 et France Télévisions. A l’image de TMC, elles ont « un tout petit peu avancé leur prime time en attendant que les choses se mettent en place ». Désormais, à TMC, Direct8, NRJ12 et W9, la soirée de la TNT commence à 20 h 40.

« DES AJUSTEMENTS DANS L’ANNÉE »

In fine, indique M. Cottet, « tout dépendra de la force d’attraction et de la qualité des programmes ». Il prévoit déjà qu’il y aura « des ajustements tout au long de l’année ». Faute de publicité après 20 heures, France Télévisions devrait donner une visibilité supplémentaire à ses programmes de deuxième ou troisième parties de soirée. Ainsi, « Ce soir (ou jamais !) », le magazine culturel quotidien de Frédéric Taddeï est avancé, dès lundi, à 23 heures.

Annoncée il y a un an par M. Sarkozy, la suppression de la publicité sur France Télévisions a suscité – et continue de susciter – de vives polémiques. Les partisans de cette réforme se réjouissent qu’enfin « chaînes privées riment avec argent privé et télévisions publiques avec fonds publics ». Les opposants dénoncent les cadeaux faits aux chaînes privées, notamment à TF1. Ils disent leurs craintes pour la pérennité du financement et l’indépendance future de France Télévisions.

Pour ce premier exercice, le manque à gagner des chaînes publiques, estimé à 450 millions d’euros, devrait être compensé à l’euro près. Mais l’avenir n’est pas garanti. L’Etat mettra la main à la poche. En contrepartie, il choisira les futurs présidents de France Télévisions. Conformément au voeu de M. Sarkozy, les prochains PDG des chaînes publiques seront directement nommés en conseil des ministres. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’aura plus qu’un avis consultatif. Pour certains, cette procédure renvoie France Télévisions aux heures grises de l’ORTF. Le projet de loi crée aussi une unique société nationale de programmes. Une menace, selon les syndicats des chaînes publiques, qui redoutent un plan social. Voire un démantèlement de France Télévisions.

Guy Dutheil

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Quince
04.01.09 | 09h39
Enfin des émissions qui débutent à 20H35 !!! La couche-tôt que je suis apprécie !! Marre des pubs qui n’en finissent plus et qui prennent les gens pour des c… Pour moi, moins de pubs = plus de crédibilité pour une chaîne !!

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Gigi23
04.01.09 | 01h00
Cher Thibaut d., votre commentaire m’attriste. D’abord parce que vous parlez de qqe chose qui ne semble pas vous concerner, puisque vous ne regardez pas la television. Ensuite, parce que cette reforme va poser un gros probleme de finacement, comme le souligne Louis. Enfin, parce qu’en tant que socialiste, vous devriez vous inquieter de l’independance des medias et de leur role dans notre societe. Cette reforme est mauvaise et il y avait possiblite d’amenager autrement la publicite sur le S P.

HENRI G.
03.01.09 | 23h43
A « Louis D. » Je préfére payer un petit impot direct pour financer la télévision qu’un gros impot indirect: la publicité n’est pas gratuite, lorsque vous consommez vous payez plusieurs fois les dépenses publicitaires sous forme de hausse de tarif.

LE PLOUTOCRATE EN ACTION
03.01.09 | 20h54
Nous sommes vraiment gouvernés par des hommes d’Etat soucieux de l’intérêt général. La suppression de la publicité sur les chaînes publiques et la nomination de leurs dirigeants par Sarkozy ccnstituaient une priorité absolue. Et, comme gouverner c’est prévoir, le manque à gagner sera compensé à l’euro prés par de nouvelles taxes tout en maintenant globalement le même nombre de salariés. Cette réforme conjugue bonne gestion et démocratie. Loué soit notre grand président, héraut de la rupture !

Olivier R.
03.01.09 | 20h19
Je vais donc devoir payer davantage pour qqchose que je ne regarde pas au motif que j’ai une TV pour regarder des DVD ? Cela me conforte neanmoins dans mon choix, les chaines ne sont meme pas parametrées sur ma TV.

Lucien A.
03.01.09 | 20h06
Les chaînes privées continuent à raisonner en audimat, plutôt qu’en qualité de programme, pour sauver leurs ressources publicitaires. Elles ont tort. La menace n’est pas dans le changement d’horaire du prime time des chaînes généralistes, mais bien dans la multiplicité des chaînes thematiques. Espérons que les chaînes puubliques, libérées de l’audimat, sauront saisir l’opportunité de jouer sur la qualité des programmes et de captiver leur public.

Thibaut d.
03.01.09 | 19h58
Non consommateur de télévision, je me réjouis malgré tout de cette mesure que notre parti socialiste a si longtemps préconisée … Enfin libres…adieu jambon,lessive, déodorant, crème anti-rides…l’honnêteté intellectuelle doit nous pousser à reconnaitre le bien fondé de ce choix plutôt que de reprendre en chœur les hurlements corporatistes …dans tout gouvernement, tout n’est pas forcément mauvais par principe …à gauche comme à droite

Louis D.
03.01.09 | 19h06
450 millions de manque à gagner pour la Tv publique. C’est cela le vrai choc ! Même en licenciant la moitié du personnel, le contribuable mettra la main à la poche. Le genre du moment « réforme-bricolage » en dit long sur l’état d’esprit économique de nos dirigeants: Colonne dépenses pleine; Colonne recettes remplie d’impôts nouveaux. Merci pour le mur !

Gigi23
03.01.09 | 17h58
La vrai choc, c’est celui de voir un pouvoir politique prendre le controle d’un pouvoir mediatique, sans scrupule, sans « hypocrisie ». Comment en est-on arrive la ? Ou est la liberte de l’information ? Ou va notre Democratie ? Qui s’en indigne ? Quelle apathie, quelle resignation !!

Guillaume P.
03.01.09 | 16h49
Je n’ai pas bien compris le rapport entre le titre et l’article. Où est le choc ? Tout le monde (de la télé) dit juste qu’ils vont attendre de voir si quelquechose change avant de s’adapter (ou pas). Celà ressemble plus à une danse nuptiale d’escargots qu’à un choc…

Pierre D.
03.01.09 | 15h32
n’exagère-t-on pas l’importance de cette modification du financement de l’audiovisuel public? Certes crucial pour la machine médiatique mais quand on parle d’un « changement des habitudes de vie des français » ne sous estime-t-on pas le morcellement continuel d’un auditoire qui n’est désormais plus captif? À l’image de son éponyme religieuse, la messe de 20h fait-elle encore vraiment recette? Les générations montantes considèrent-elles vraiment encore cela comme un rendez-vous important? à suivre.

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