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Vers un contrôle social bionique

Posté par issopha le 27 septembre 2007

Vers un contrôle social bionique
 

 

Vers un contrôle social bionique dans PROJETS DES MAITRES DU MONDE vide

FlaconADN dans SOUS HAUTE SURVEILLANCE

A la fin du mois d’Août 2001, des scientifiques américains ont réalisé avec succès trois expériences majeures pour un contrôle social du 21è siècle, basé sur les implants neuronaux et les biotechnologies.

BlueBall Un cerveau de lamproie (une sorte d’anguille) a été greffé sur les circuits d’un robot. Résultat: un robot autonome, entièrement piloté par le cerveau encore vivant de la lamproie.

BlueBall Un microprocesseur a été greffé dans le cerveau d’une souris vivante pour commander les muscles à la place de l’animal.

BlueBall Des neurones humains ont été greffés dans le cerveau du foetus d’un singe. Les neurones humains se sont parfaitement intégrés et se sont multipliés dans le cerveau du singe, créant ainsi un hybride singe-homme. Officiellement, les scientifiques disent avoir détruit le foetus hybride avant sa naissance.

 
 

MicrochipNeuron BionicMedecine
MatrixFoetus
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image du film « Matrix« 

Science sans conscience

Des scientifiques ont pu réaliser ces expériences sans éprouver de scrupules ni sans s’interroger sur les implications éthiques ou les éventuelles conséquences sociales et politiques.

Ces expériences sont comparables à celles du Docteur Mengele dans les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale, même si elles n’ont pas été effectuées sur des êtres humains (ou plutôt, pas encore; en tous cas pas officiellement).

Nous sommes arrivés à un stade où le projet et la finalité de la Création
ont été totalement détournés.

La « grande machine » est en train de s’approprier totalement le vivant.

Pour elle, tous les organismes vivants, végétaux, animaux, et humains,
sont des « ressources » à exploiter.

Le stade ultime sera quand ces « ressources » seront totalement intégrées, incorporées par le système. La suite logique est donc que les humains soient placés sous le contrôle direct de la machine, raccordée à leur système nerveux au moyen de greffes bioniques et d’implants neuronaux. Un futur annoncé par de nombreux films de science-fiction.


ConeIndigoPour plus de détails sur les expériences bioniques, voir la page sur Terre Sacrée

La puce « Digital Angel »

PuceVerichip_smallFabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, la puce « Digital Angel » permet l’identification et la localisation par satellite des individus. Il s’agit d’une puce électronique de la taille d’un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc).

Une autre version de la puce appelée « Veripay » a été présentée en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d’y inscrire des données personnelles en vue de servir de carte d’identité ou de carte de crédit.

Déjà, une troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur le bétail pour en assurer la « traçabilité ». Bientôt le bétail humain lui aussi sera parfaitement « traçable », dès qu’un nouveau « 11 Septembre » fournira le prétexte pour rendre la puce obligatoire, au nom de la « sécurité ».

De multiples moyens sont actuellement utilisées pour préparer l’opinion publique à accepter la puce, et pour réduire la répulsion instinctive à l’intrusion d’objets matériels dans le corps. D’où les efforts des médias et de l’industrie culturelle pour populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les anneaux gastriques (comme solution à l’obésité).

Pour rendre la puce désirable et « tendance », une discothèque de Barcelone dirigée par un américain propose déjà à ses clients de se faire implanter pour 100 euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent (voir l’article à ce sujet dans les « Brèves nouvelles des Maitres du Monde« ). Mais la méthode la plus largement utilisée est de populariser la puce grâce à des prétextes médicaux. Des hopitaux américains encouragent déjà les patients à se faire greffer une puce contenant leurs données médicales personnelles (groupe sanguin, traitements déjà en cours, etc), dans le but d’éviter les risques d’erreur dans l’identification et traitement des malades. Les implants seront aussi proposés pour une surveillance médicale à distance avec envoi automatique d’une alerte au médecin en cas de problème.

Cette puce est la prochaine étape pour un contrôle absolu des individus par les « Maîtres du Monde ». A terme, les implants électroniques permettront de contrôler directement les esprits en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l’humeur, les émotions, les pensées et le comportement.

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Sarkozy, danger majeur

Posté par issopha le 27 septembre 2007

Sarkozy, danger majeur


 

Sarkozy, danger majeur dans LES NOUVEAUX MAITRES DU MONDE vide
Sarkozy_fasciste_sinistre dans NICOLAS SARKOZY
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Rappel historique – « l’homme providentiel »

En 1933, à la suite d’une élection démocratique, Hitler accédait au pouvoir dans une Allemagne rongée par la crise économique, où les citoyens ordinaires avaient subi un appauvrissement sans précédent à cause d’un chômage massif et d’une inflation galopante, créant dans l’opinion un sentiment d’amertume et le désir d’un changement fort pour remettre l’Allemagne sur la bonne voie.

Hitler était alors perçu comme « l’homme providentiel », le seul ayant l’énergie et la détermination nécessaire. Il bénéficiait du soutien du patronat et des classes aisées, en même temps que d’une partie des classes populaires victimes de la crise. Le danger représenté par Hitler était alors complètement sous-estimé ou ignoré par les médias et par la majorité de « l’intelligentsia ».

A l’issue de la seconde guerre mondiale, les Allemands, et dans une moindre mesure les Italiens, ont durablement pris conscience des dangers du fascisme. Mais cette prise de conscience n’a pas eu lieu en France, où le régime fasciste de Vichy pouvait être considéré comme imposé par la défaite et l’occupation, et non véritablement choisi par les Français, alors qu’en réalité, les fascistes représentait une force politique importante en France pendant les années 30, et le régime de Vichy bénéficiait d’un large soutien populaire. Mais les Français se sont dispensés de faire leur examen de conscience, et la « bête immonde » n’a pas été éradiquée dans les esprits comme en Allemagne. D’où la montée en puissance du Front National et l’actuelle dérive du principal parti de droite (l’UMP) vers l’extrême-droite.
 

Sarkozy_FascisteMenacant

Nous sommes aujourd’hui au 21è siècle, et le fascisme est de retour avec un nouveau visage. Il a évolué vers une forme « moderne », débarrassé de l’antis-émitisme, mais en conservant les mêmes principes et les mêmes méthodes: autoritarisme, culte de la répression, mépris de la démocratie, propagation de la haine, désignation de boucs-émissaires, et absence de scrupules (« la fin justifie les moyens »).

Ainsi, Nicolas Sarkozy n’est pas anti-sémite (au contraire), mais il est violent, rempli de haine, et ne supporte pas les opinions différentes de la sienne.

Autre caractéristique du fascisme, Nicolas Sarkozy ne cesse de stigmatiser des catégories de personnes en les désignant à la vindicte publique et en les utilisant comme boucs-émissaires:

- les jeunes des banlieues (les « racailles », à nettoyer au « karscher »)
- les « assistés »
- « ceux qui se lèvent tard »
- les « soixante-huitards » et l’esprit de Mai 68 (cause de tous les maux de la France selon Sarkozy)
- les consommateurs de drogues douces
- les syndicalistes (« ces braillards », comme il dit)
- les défenseurs des droits de l’homme, qu’il appelle avec mépris les « droits-de-l’hommistes »

Ce n’est pas un hasard si l’édition italienne du livre de Sarkozy a été préfacée par Gianfranco Fini, le leader de l’Alliance Nationale, précédemment dénommée MSI, le parti fasciste mussolinien dont l’Alliance Nationale a conservé le logo, une flamme tricolore aux couleurs de l’Italie (un logo repris et mis aux couleurs de la France par le Front National).

Et ce n’est pas un hasard non plus si Nicolas Sarkozy est la deuxième personnalité préférée des électeurs du Front National après Jean-Marie Le Pen.

Une personnalité inquiétante

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Son ambition dévorante, sa soif de pouvoir, le fait qu’il ne pense qu’à son intérêt personnel, sa démagogie, son mépris de la démocratie, son intolérance et sa haine font de Nicolas Sarkozy un danger majeur si il est élu. Sa soif de pouvoir est d’autant plus inquiétante qu’il a déclaré vouloir modifier la constitution pour étendre les pouvoirs présidentiels.

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Les observateurs objectifs qui ont approché Sarkozy disent qu’il émane de lui de la violence. Anecdote révélatrice, lorsque Nicolas Sarkozy a été mis en cause par une manipulation dans l’affaire Clearstream, il a dit « je trouverai le responsable de ça et je le pendrait à un croc de boucher ».

Comme il l’a souvent montré à l’Assemblée Nationale ou à Argenteuil, Nicolas Sarkozy est un violent, et il gouvernera dans la violence, « à la cravache », il dressera les uns contre les autres, et le résultat sera une guerre civile. Les 5 semaines d’émeutes qu’il a déjà provoqué en 2005 ne sont qu’un avant-goût de ce qui arrivera si il s’empare du pouvoir.

Il est alors probable qu’il utilisera le soulèvement populaire comme prétexte pour prendre les pleins pouvoirs, comme l’article 16 de la constitution le permet lorsque « l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu ».

 

Ce qu’il a fait – Le bilan de Sarkozy

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- Baisse en trompe l’oeil de la délinquance, qui masque une hausse sans précédent des violences aux personnes. Cette hausse est de 20% en moyenne nationale mais elle atteint 70% dans certains départements.

- Primes au rendement pour les policiers, les encourageant ainsi à une répression hystérique, disproportionnée, avec gardes à vues injustifiées, et tolérance zéro pour les automobilistes.

- Transformation des policiers en cow-boys agressifs qui se croient tout permis; hausse sans précédant des bavures et des violences policières.

- Généralisation du flashball et introduction du taser

- Recul sans précédent des droits de l’homme en France, dénoncé par Amnesty International et la Ligue des Droits de l’Homme. Transformation de la France en un état policier oppressant.

- Remplissage des prisons sans se soucier un instant des conditions de détention crées par la surpopulation carcérale (violence entre détenus, viols, suicides, propagation du sida et de la tuberculose). Par sa politique ultra-répressive, Sarkozy a créé une situation catastrophique dans les prisons, une situation indigne d’un pays qui prétend respecter les droits de l’homme et qui donne des leçons au reste du monde à ce sujet.

- Propos irresponsables et haineux qui, combinées aux violences policières et à la « tolérance zéro », ont provoqué une insurrection des banlieues pendant 5 semaines.

- Privatisation partielle d’EDF

- Fausse promesse que GDF ne serait jamais privatisé.

 

Ce qu’il fera – Le vrai programme de Sarkozy

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- Baisse des impôts pour les riches et pour les entreprises, creusant encore plus le déficit public et l’endettement de la France, une mesure purement idéologique et totalement irresponsable.

- Démantèlement du droit du travail, CPE pour tout le monde, précarité généralisée, avec une licenciement possible pendant 2 ans, sans justificatif ni recours.

- Retraite à 70 ans, et encouragement des retraites privées (fond de pension) pour ceux qui souhaitent partir plus tôt à la retraite et dans de meilleures conditions

- Semaine de 48 heures (alignement sur la norme européenne), et autorisation des heures supplémentaires jusqu’à 70 heures par semaine (opt-out, comme en Angleterre)

- Suppression des charges sociales sur les heures supplémentaires, ce qui encouragera les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’embaucher

- Obligation d’effectuer un « travail d’utilité collective » (des travaux forcés payés moins que le SMIC) pour les bénéficiaires de minima sociaux

- Restauration du service national obligatoire pour les jeunes

- Privatisation d’EDF, de la SNCF, de la Poste

- Réduction du nombre d’enseignants, réduction du budget de l’éducation nationale, l’argent restant devant être partagé avec les écoles privées (suppression de la loi Falloux)

- Adoption de la constitution européenne par le parlement, sans consulter les Français par référendum

- Discrimination positive et encouragement du communautarisme

- Immigration choisie, c’est à dire appel à l’immigration quand le rapport entre l’offre et la demande sur le marché du travail est défavorable aux entreprises, risquant ainsi de les obliger à augmenter les salaires

- Suppression de la séparation des églises et de l’état, pour permettre aux lieux de culte d’être financées par l’argent du contribuable

Sarkozy_meroufasciste2- Augmentation du budget militaire pour renforcer les capacités de la France à participer aux guerres des Etats-Unis, au grand bénéfice des multinationales de l’armement, notamment Dassault (dont le PGD Serge Dassault est député UMP et sarkozyste convaincu), et Lagardère (dont le PDG Arnaud Lagardère est un proche de Sarkozy qui a même été témoin à son mariage avec Cécilia).

- Extension des pouvoirs présidentiels, au détriment du parlement

- Généralisation des machines à voter, afin de pouvoir truquer les futures élections

- Modification probable du jeu électoral en autorisant à nouveau les entreprises à financer les partis politiques, et en légalisant les publicités politiques à la télévision (comme aux USA), afin de renforcer l’avantage donné au parti le plus riche, c’est à dire le plus favorable aux intérêts des multinationales afin de bénéficier de leur « générosité »

- Généralisation de la vidéosurveillance « intelligente », avec détection automatique des comportements interdits ou jugés suspects y compris pour les infractions anodines, comme allumer une cigarette dans un lieu public. La vidéosurveillance « intelligente » aura aussi pour effet de multiplier les bavures policières (comme l’assassinat d’un jeune brésilien par la police à Londres après les attentats)

- Fichage des enfants dès la maternelle, pour repérer les « futurs délinquants ».
(En tant que ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy avait prévu de faire adopter cette mesure début 2007, mais il l’a finalement retirée à cause de la polimique qu’elle pouvait susciter avant l’élection présidentielle)

- Création de prisons privées, comme dans le film « Fortress« . Aux Etats-Unis, un tiers des prisons sont déjà privées, et l’un des buts de la répression est désormais de gonfler les profits des sociétés qui gèrent ces prisons et qui sont rémunérées en fonction du nombre de prisonniers.

Et à plus long-terme:

- Arrestations préventives, comme dans « Minority Report », avec emprisonnement des personnes en raison des crimes qu’elles « pourraient commettre » en fonction de probabilités établies par la police grâce au recoupement des fichiers informatiques publics et privés. Ces fichiers enregistrent de multiples données qui permettent de presque tout savoir sur chaque individu (consommation, déplacements, fréquentations, situation professionelle, financière, familiale, santé, horaires et habitudes de vie, lectures et sites internet consultés, caméras de surveillance, etc)

PuceVerichip_small- Utilisation du terrorisme comme prétexte pour rendre obligatoire le marquage de chaque citoyen avec une puce électronique insérée sous la peau et lisible par un scanner ou par satellite. (voir l’article sur les implants)

Avec Nicolas Sarkozy, vivre en France deviendra un cauchemar digne des visions les plus sombres de la science-fiction, comme « 1984″ de George Orwell ou « un bonheur insoutenable » d’Ira Levin. Une minorité de privilégiés vivront dans l’opulence et à l’abri de la répression, tandis que le reste de la population vivra dans la misère et dans la peur (peur de la répression, peur des délinquants, peur des attentats, peur de perdre son misérable emploi ou son logement).

Dévotion envers les Etats-Unis

Sarkozy_Bush

Nicolas Sarkozy veut tuer l’âme de la France, un pays qu’il n’aime pas et qu’il veut rendre semblable au pays qui est son modèle: les Etats-Unis. Nicolas Sarkozy l’a dit à de nombreuses reprises: il veut en finir avec le modèle social français, lui préférant un modèle américain, caractérisé par une société inégalitaire, violente, et ultra-repressive.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy alignera la politique de la France sur celle des Etats-Unis et engagera la France dans les futures guerres américaines au Proche-Orient. A cause de la politique étrangère de Sarkozy, la France subira des attentats sanglants comme ceux de Madrid ou de Londres. Et ces attentats lui fourniront le prétexte pour réduire encore les libertés et parachever ce qu’il a commencé au ministère de l’intérieur: l’instauration d’un état policier fasciste.

Enfin, par son soutien inconditionnel aux Etats-Unis de Bush, Sarkozy se fait le complice des crimes de guerre américains, des tortures (à Guantanamo, en Afghanistan, en Irak, et dans les prisons secrètes), des assassinats de journalistes par l’armée américaine en Irak, ou de l’emploi de bombes au phosphore contre des civils irakiens. Complice aussi de l’utilisation d’obus et de missiles à uranium appauvri, de l’absence d’interdiction des mines anti-personnelles et des bombes à fragmentation, et du refus américain de ratifier le protocole de Kyoto sur les émissions de CO2. 

La garde rapprochée de Sarkozy qui attend dans l’ombre

La « garde rapprochée » de Sarkozy est constituée par Brice Hortefeux et Christian Estrosi, ses fidèles depuis toujours. Il les a nommé à ses cotés au ministère de l’Intérieur, et ils seront récompensés par des postes-clé si Sarkozy arrive au pouvoir.

Tous les deux sont de véritables fascistes, encore pires que leur mentor. Sorte de Dick Cheney français, Brice Hortefeux n’aurait pas déparé au gouvernement de Vichy. Quant à Christian Estrosi, c’est un clone de Sarkozy avec l’intelligence en moins et les connexions « niçoises » en plus. (il est président du conseil général des Alpes Maritimes, un poste précédemment occupé par Jacques Médecin)

Brice Hortefeux sera probablement nommé ministre de l’intérieur, ce qui laisse présager le pire.

Pour faire plus ample connaissance, voici quelques photos des « lieutenants » de Sarkozy…

Brice Hortefeux

Hortefeux_dangereux

BriceHortefeux3

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Christian Estrosi

ChristianEstrosi

Candidat et ministre de l’intérieur

Pour la première fois dans l’histoire de la république française, un candidat à l’élection présidentielle est en même temps ministre de l’intérieur pendant la période qui précède les élections. Cette position donne à Sarkozy le contrôle de la police, des Renseignements Généraux, de la DST (contre-espionnage), mais aussi de l’organisation des élections.

Ayant tous les leviers nécessaires entre ses mains, il n’est pas impossible que Sarkozy les utilise pour espionner ces adversaires (c’est déjà fait, avec la surveillance de l’entourage de Ségolène Royal par les Renseignements généraux), pour truquer les élections, ou pour susciter des événements qui lui seraient électoralement favorables, par exemple des attentats islamistes.
 

Un ticket sans retour

Si Nicolas Sarkozy est élu, il généralisera les machines à voter, ce qui lui permettra de truquer les prochaines élections, comme Bush aux Etats Unis.

Les machines à voter sont une grave menace pour la démocratie, car elles sont facilement piratables par des virus informatiques destinés à modifier le comptage des votes, ou par le remplacement de composants par des versions truquées. De plus, les machines à voter signifient la fin de l’anonymat du vote, car l’électeur doit s’identifier par une carte magnétique qu’il doit insérer dans la machine pour valider son vote. Techniquement, rien n’empêche que les machines gardent en mémoire qui a voté quoi.

Nicolas Sarkozy s’est déjà déclaré favorable aux machines à voter. Les élections de 2007 risquent donc bien d’être les dernières élections démocratiques en France.

 

 

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Portrait de Nicolas Sarkozy
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Nicolas Sarkozy fait actuellement beaucoup d’efforts pour faire oublier qui il est vraiment. Voici donc un clip-mémo des ses principales actions et déclarations…
 

Publié dans LES NOUVEAUX MAITRES DU MONDE, NICOLAS SARKOZY | Pas de Commentaire »

Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples

Posté par issopha le 26 septembre 2007

  

  

Mouvement contre le racisme

  

et pour l’amitié entre les peuples

  

  

  

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Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples dans DU RACISME EN FRANCE 55px-R3R.svg 

 

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Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) est une association française dont l’objet statutaire est de lutter contre le racisme et de préconiser des solutions pacifiques aux conflits mondiaux. Par un arrêté du Ministère de la jeunesse et des sports du 21 avril 1983, le MRAP est agréée comme « Association nationale d’éducation populaire ». C’est aussi une organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif auprès de l’ONU. Le MRAP est membre de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH)

Le MRAP lutte contre le racisme sous toutes ses formes et quels qu’en soient les auteurs et les victimes. Il se bat contre le rejet de l’autre en raison de son appartenance réelle ou supposée à une ethnie, une « race », une religion, un sexe, une appartenance politique ou philosophique, ou une orientation sexuelle, etc. C’est en vertu de cette définition que l’action du MRAP s’exerce en faveur de toutes les victimes, migrants, demandeurs d’asile, immigrés avec ou sans papiers, Roms, Tsiganes et gens du voyage, juifs, Français d’origine étrangère, etc. Le MRAP soutient fermement la lutte des sans-papiers dans la défense de leur droit à une vie digne. Il refuse également toute discrimination raciste dans le travail, le logement, les loisirs, etc.

Le MRAP veut favoriser l’amitié entre les peuples : la lutte pour une paix juste et durable au Proche-Orient, le soutien aux démocrates iraniens, la lutte contre contre la peine de mort aux Etats-Unis et en Chine surtout, le soutien à toutes les victimes innocentes des violences politiques (au Darfour et en Tchétchénie), etc.

Il organise chaque année une semaine d’éducation contre le racisme dans les étalissement scolaires et s’occupe également des questions de citoyenneté et de droit de vote des étrangers. Ce mouvement a pris part à la création d’ATTAC et en est membre à ce titre. Il fait partie du réseau éducation sans frontière (RESF), de Migreurop[1], de l’ENAR[2], et à ce titre participe à une réflexion globale, avec d’autres associations, sur les droits de l’homme aujourd’hui.

Sommaire

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Histoire et actions

1942-1949 : le MNCR (Mouvement national contre le racisme)

La clandestinité

Depuis le XIXe siècle, la France a fait appel aux migrants européens (Espagnols, Italiens, Belges, Allemands, Polonais) qui travaillent dans l’industrie minière, le bâtiment, l’agriculture et l’artisanat. Les manifestations de xénophobie jalonnent le XIXe siècle et le début du XXe. Par exemple, à Aigues Mortes en août 1893, une dizaine d’ouvriers italiens employés dans des salines sont lynchés par des ouvriers français qui leur reprochent de leur voler leur travail.

Depuis le XXe siècle arrivent régulièrement des femmes et des hommes qui fuient les persécutions : des Arméniens après le génocide de 1915, des juifs d’Europe de l’Est victimes de massacres en Pologne, en Roumanie, en Russie dans les années 20 et 30, des Espagnols en 1939 à la suite de la victoire franquiste sur les Républicains espagnols.

Très tôt sont prises des mesures pour contrôler les étrangers : la loi du 10 août 1932 permet de refuser leur séjour sur des critères arbitraires. Dès lors, les contrôles, les refoulements, et les expulsions se multiplient.

Les juifs d’Europe de l’Est sont estimés à environ 200.000 en 1936. Faibles numériquement, ils font pourtant l’objet de violentes attaques antisémites. La presse d’extrême-droite, Gringoire, L’Action française ne se prive pas pour dénoncer une « invasion ».

Le bref épisode du Front populaire influe peu sur la politique vis-à-vis des étrangers. A la veille de la deuxième guerre mondiale, la xénophobie et l’antisémitisme en France sont virulents. L’invasion de la France par l’armée allemande en mai 1940 permet à Philippe Pétain de se faire accorder tous les pouvoirs.

Les mesures à l’égard des juifs sont parmi les premières prises par le gouvernement de Vichy. Elles inaugurent une politique de persécutions automatiques : de juin à décembre 1940, 46 décrets, lois et ordonnances sont promulgués contre les juifs, qui sont exclus de la fonction publique, qui n’ont plus le droit d’exercer des professions libérales, et qui sont dépossédés de leurs entreprises; des numeraus clausus sont institués dans les universités. Ce dispositif s’accompagne d’une propagande antisémite relayée par les médias et les discours politiques.[3]

Créé en septembre 1942 à l’initiative des résistants membres des Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), le Mouvement national contre le racisme (MNCR) est un mouvement dont la vocation est de réunir des résistants juifs et non-juifs pour des actions à caractère humanitaire : cacher des enfants qui risquent la déportation, organiser des évasions et le passage des frontières, fabriquer des faux-papiers.[4]

Le MNCR agit avec l’Union des juifs pour la résistance et l’entraide, l’UJRE, dont l’organe Droit et Liberté sera donné au MRAP à sa création.

Le MNCR imprime deux journaux clandestins : J’accuse en zone nord, et Fraternité en zone sud. Dès octobre 1942, J’accuse publie des témoignage sur l’extermination massive des juifs déportés en Europe de l’Est.

L’après-guerre

Les années 1945 et 1946 voient le retour des déportés, résistants, juifs. Nombreux sont les déportés qui rentrent pour voir que leur famille a été exterminée, qu’ils ont été dépossédés de tout, qu’ils vont devoir recommencer à zéro.

Une des premières activités du MNCR et d’autres associations, notamment de l’UJRE, est de soutenir les déportés et leurs familles. Une aide matérielle est apportée aux orphelins, et on tente de récupérer les enfants juifs que les familles d’accueil ne veulent plus rendre[5]. Une aide juridique est apportée aux juifs déportés dont les logements ont été occupés par des « locataires de bonne foi » (il faudra attendre une jurisprudence 1950 pour que les héritiés des déportés puissent réoccuper les logements habités par leurs parents disparus).

« L’Alliance antiraciste » : les premières divergences politiques

Tract du Congrés fondateur du MRAP (1949).

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Tract du Congrés fondateur du MRAP (1949).

Gala d'ouverture du premier congrés du MRAP (1949).

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Gala d’ouverture du premier congrés du MRAP (1949).

En 1946, les membres du MNCR décident de constituer L’Alliance Antirarciste, qui regroupe des militants de tous horizons. Parmi ceux-ci, se trouvent des membres de la LICA (Ligue internationale contre l’antisémitisme), constituée à l’initiative de Bernard Lecache et dissoute sous l’occupation[6]. Des divergences apparaissent très vite.

D’abord des conflits de milieux : les membres de la LICA sont considérés comme des notables alors que ceux du MNCR viennent de milieux ouvriers ou des petits artisants[7].

Ensuite des conflits de générations : les membres de la LICA sont plus âgés que les membres du MNCR. Enfin, des divergences politiques se font jour : des militants communistes et progressistes s’opposent au sein de l’Alliance Antiraciste contre le courant gaulliste[8]. Une partie des membres issus du MNCR seront exclus de l’Alliance Antiraciste au congrès de juin 1947, et le conflit s’accentuera lors de la Conférence nationale de juillet 1948. Fin 1948, la LICA se reconstitue d’abord sous le titre « Alliance Antiraciste (LICA) ».

Dans un article paru dans Droit et Liberté (la future revue du MRAP), en janvier 1949, Charles Feld, Secrétaire général évincé, dissèque l’opposition qui existe au sein de l’Alliance. Pour lui, le courant dirigeant autour de Bernard Lecache prétend détacher l’action antiraciste des contingences politiques, alors que le MNCR souhaite, pour schématiser, faire constamment le lien entre les faits de racisme et les faits politiques.

Charles Palant (1949), ancien Président du comité des jeunes de la LICA, devenu un des fondateurs du MRAP en 1949. Secrétaire général du MRAP de 1950 à 1971.

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Charles Palant (1949), ancien Président du comité des jeunes de la LICA, devenu un des fondateurs du MRAP en 1949. Secrétaire général du MRAP de 1950 à 1971.

L’élément qui consommera la rupture aura lieu le 22 mai 1949, au Cirque d’Hiver, lors de la « journée internationale contre le racisme, l’antisémitisme, et pour la paix », qui est le congrès fondateur du MRAP. Les membres du comité des jeunes de la LICA, dont Charles Palant est Président, décident d’assister à cette journée. Parce qu’ils pensent que la création du MRAP se fait contre eux, les dirigeants de la LICA leur demandent de ne pas le faire, interdisent la double allégeance entre ce futur-MRAP et la LICA, et les excluent de la LICA en juin 1949. L’année suivante, Charles Palant succédera à Maître Maurice Grynspan au poste de Secrétaire général du MRAP (il le restera pendant 21 ans).

Historiquement, on voit ici la genèse de la cassure qui peut exister entre la LICRA et le MRAP.

1949-1977 : Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix

Le 22 mai 1949, le MRAP se crée autour d’anciens membres du MNCR et de diverses personnalités telles que le peintre Chagall. Il prend le nom de « Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix ».

Antisémitisme

Au lendemain de la création du Mouvement, Maître André Blumet, le premier Président du MRAP (1949-1953), écrira le 15 mai 1949 : « D’une prétendue race inférieure à l’autre, le glissement est à peine perceptible. De ce chef, les juifs sont tous des nègres ! ».

En octobre 1949, reparaît le Stümer, journal nazi dont le directeur, Julius Streicher a été exécuté à Nuremberg. Le MRAP organise immédiatement un appel contre sa reparution, signé notamment par Marc Chagal et l’Abbé Pierre.

De 1950 à 1954, le MRAP joue un rôle important contre le réarmement de l’Allemagne en organisant des manifestations, des rassemblements, des délégations auprès des députés. En 1951, il participe à la vast e campagne de pétitions contre l’arme atomique. Le 13 décembre 1951, il organise à l’Hôtel Moderne une conférence contre le réarmement allemand et se rend à l’ONU pour y porter une résolution. Le 9 mars 1953, le MRAP organise, toujours à l’Hôtel Moderne, une réunion contre la reconstitution de la Wehrmacht. Le 9 mars 1954, sous l’égide de son Président Maître Léon Lyon-Caen, il tient un meeting contre le réarmement allemand. En août 1954, à la veille du vote sur le CED, une délégation du MRAP se rend à l’Assemblée nationale pour demander de s’y opposer.

Quatre ans après la libération de la France, le MRAP est confronté au renouveau des formations à caractère raciste, notamment par le biais de nombreuses publications (L’Epoque, Le Nouveau Prométhée, Aspects de la France, Paroles Françaises). Déjà en février 1949, dans la revue Droit et Liberté (qui deviendra la revue du MRAP trois mois après), Daniel Bess préconise d’engager des poursuites judiciaires contre le MSUF (Mouvement socialiste d’unité populaire, qui deviendra le Parti républicain d’unité populaire), un groupuscule nazi qu’il suspecte d’être la vitrine légale d’un groupe responsable de plusieurs attentats antisémites dans les magasins dans Paris. Mais les limites de la loi sont là car les textes sont difficiles à employer et sont insuffisants. D’ailleurs, les publications d’extrême droite le savent et en jouent. En 1947, le journal L’Epoque publie une enquête en cinq articles intitulée : « La médecine française envahie par les métèques. »; le journal ne sera attaqué que deux plus tard.

A la suite de divers procès[9], le MRAP entamme une campagne pour obtenir l’interdiction de la Presse antisémite. En mai 1952, il diffuse auprès d’une large public une liste de brochures antisémites. En septembre 1952, Charles Maursas réclame, dans Aspects de la France, un statut pour les juifs. Le MRAP demande alors à ses adhérents d’écrire et d’envoyer des pétitions au juge d’instruction du Palais de Justice de Paris pour que Maurras soit trainé le plus rapidement devant les tribunaux. Maurras sera effectivement inculpé.

Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 septembre 1975, des attentats sont commis contre les deux fils du Président de la LICA, Jean-Pierre Bloch. Le MRAP condamnera fermera ces attentats.[10]

Le samedi 18 et le dimanche 19 octobre 1975 a eu lieu la conférence annuelle « Neï Press » (« Presse nouvelle » en yiddish). Le MRAp, par l’intermédiaire de son Président Pierre Paraf, y participera.[11]

L’affaire Rosenberg

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Le 19 juin 1953, Ethel et Julius Rosenberg sont exécutés dans la prison de Sing Sing (New-York, États-Unis). Ils ont été accusés d’avoir « donné le secret de la bombe atomique à l’Union soviétique » et condamnés pour espionnage sur des accusations incomplètes, les faits réels n’ayant été déclassifiés qu’à la fin du XXe siècle.

Le MRAP a été à l’initiative de la création en France du Comité de défense des Rosenberg. Le siège de l’Association pour le réexamen de l’affaire Rosenberg est encore aujourd’hui situé au MRAP.

Anticolonialisme, Immigration, et racisme

Les guerres coloniales et le recours à une main d’œuvre immigrée durant les « 30 Glorieuses » ont changé les données de la lutte contre un racisme qui prenait des formes diverses.

La France des années 50, qui était la deuxième puissance coloniale au monde derrière l’Angleterre, a favorisé au cours de la Première et de la Deuxième guerre mondiale l’immigration de ses « coloniaux » : Indochinois, Algériens, Antillais, Sénégalais, etc. qu’elle a intégrés à ses troupes, comme les Spahis et les Tirailleurs sénégalais. Après ces guerres, ils ont été priés de regagner leurs pays d’origine, la Métropole n’ayant plus besoin d’eux.

En ce qui concerne les ex-colonies d’Afrique subsaharienne, « on peut s’appuyer sur les recensements qui font passer la population d’Afrique subsaharienne résidant en métropole de treize mille cinq cent dix sept personnes en 1946 à dix sept mille sept cent quatre vingt dix sept personnes en 1962. »[12] Les Africains participent beaucoup à la vie politique française, notamment à partir de 1946, date de la naissance de la l’Union française : on trouve à l’assemblée nationale le sénégalais Lamine Gueye et Léopold Sédar Senghor, l’ivoirien Félix Houphouët-Boigny, le Dahoméen Souriou Migan Apithy, le Gabonais Jean Félix Tchikaya (20 élus en 1946, 28 en 1951, et 29 en 1956); Léopold Sédar Senghor entre au gouvernement comme secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil en 1955, et Felix Houphouët-Boigny en 1956 et « participera à la loi cadre qui prépare l’indépendance (…) de l’Afrique noire sous domination française. »[13] Un grand nombre d’intellectuels (Sarte, Aron, Camus, Gide Monod, Leiris, etc.) qui soutiennent le lancement de la revue Présence Africaine, fondés en 1947 par le sénégalais Alioune Diop. « En septembre 1956, la Presse se fait largement l’echo du premier Congrès international des écrivains et des artistes noirs, organisé par Alioune Diop dans l’amphithéatre Descartes de la Sorbonne. »[14] Dès l’après-guerre, on assiste à une richesse des débats parmi les afro-parisiens : Abdoulaye Sadji, Nini, 1956 – l’impasse de l’assimilation; Ferdinand Oyono, Une vie de boy, 1956 – les méfaits de la colonisation; Birago Diop, Les comtes d’Amadou Koumba, 1947 – la découverte de la tradiction orale; Camara Laye, L’enfant noir, 1953 – la célébration des valeurs villageoises;Sembène Ousmane O pays, mon beau peuple, 1957 – l’exaltation des cultures africaines; Bernard Dadié, Un nègre à Paris, 1959 – l’expérience européenne des étudiants africains. Selon les estimations du ministère de l’éducation nationale, le nombre d’étudiants africains ne cesse d’augmenter : 250 en 1946, 800 en 1950, 2000 en 1955, 5500 en 1960[15]. Tout ceci concoure, écrit Philippe Dewitte, au fait que « le paternalisme existe lui aussi toujours, mais il est incontestablement moins affirmé qu’il ne l’était dans les années 1920 et 1930, quand « le Noir » était symbolisé par par les tirailleurs et le parler « p’tit nèg », par les pseudos « cannibales » du jardin d’Acclimatation, par les exhibitions de l’exposition coloniale, par les spactacles de Joséphine Baker et les bals nègres où la bonne société parisienne n’hésitait pas à s’encanailler. »[16] Cependant, le racisme existe malgré tout. Alexandre Biyidi, dira dans Présence africaine : « a-ton jamais évalué la proportion de chances, pour un africain, de se trouver un emploi dans ce pays ? La France n’est pas un pays raciste ! C’est si vite dit. On ne lynche pas les gens ici ![17] ». Dans L’ enquête sur les étudiants noirs en France (Réalités Africaines, 1962), Jean-Pierre Ndiaye demande l’avis des africains sur différentes questions; il en ressort que 34,4% des enquêtes portent un jugement favorable sur les français, parmis lesquels 14,6% en comparaisons avec les français d’Afrique.[18]

Pour ce qui concerne les ex-colonies maghrébines musulmanes, les choses se sont passées différemment et pour plusieurs raisons. De 1940 à 1945, 500 000 maghrébins prirent part au conflit dans les forces françaises combattantes. De 1947 à 1954, le nombre d’immigrés en provenance du Maghreb dépassera le million.[19] L’on ne peut que citer à ce sujet Pascal Blanchard, Eric Deroo, Driss El Yazami, Pierre Fournié, Gilles Manceron : « Dans son étude sur les flux migratoires venus d’Algérie, Jacques Simon rappelle[20] que, pour ces « travailleurs », la venue en France apparait comme « le seul moyen d’échapper à la misère et à l’oppression coloniale ». Pour autant, les conditions d’hébergement sont souvent dramatiques : « des lieux parfaitement impropres à l’habitation humaine ont été découverts à Paris, notent les services sociaux de la la préfecture de la Seine, des caves, des greniers, des greniers, d’anciens abris bétonnés, des tours d’usine servant de refuge à une population misérable. » Apparaissent les bidonvilles comme à Nanterre ou vivent près de huit mille Maghrébins[21] »[22] Maître Marcel Manville raconte dans son livre Les Antilles sans fard (paru en 1992 chez L’Harmattan) comment le MRAP, avec sa participation et celle de la journaliste Madeleine Jacob, réussit à piéger un hôtel du 2ème arrondissement qui refusait des logements sur des critères de faciès.

Cette situation préoccupe le MRAP dès sa création. Dans les « journées contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix » qui suivent la création du Mouvement, la référence au sort des travailleurs migrants est constante.

A partir des années 50, le magazine du MRAP Droit et Liberté publie plusieurs reportages qui expliquent les raisons qui poussent les migrants à quitter leur pays et qui dénoncent les conditions d’accueil en France. C’est essentiellement l’immigration des Maghrébins qui est étudiée puisqu’elle est majoritaire et la plus en proie à l’oppression (ref à venir).

Au moment de la guerre d’Algérie, la police française s’illustre par ses pratiques racistes. A plusieurs reprises, des travailleurs maghrébins sont pris à partie par des officiers de police et molestés dans les commissariats. Des campagnes racistes se développent dans des journaux comme France Dimanche, Le Parisien Libéré, et l’Aurore[23]. Le MRAP dénonce dès 1951 ces campagnes calomnieuses où les Maghrébins sont accusés de tous les maux, et en particulier des phénomènes de délinquance.

Le MRAP soutient alors les luttes de décolonisation, notamment en Algérie. Il est une des rares organisations à condamner les méthodes du préfet Papon et le massacre d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961.

Contre l’apartheid

  • Dès 1950, dans sa revue Droit et Liberté, le MRAP condamne l’arrivée au pouvoir du Parti National en Afrique du Sud et cite des extraits du livre L’Afrique du Sud cette inconnue d’Andrée Viollis.
  • Le 2 juillet 1974, le MRAP proteste contre le jumelage de la ville de Nice avec la ville de Cape Town en Afrique du Sud[24].
  • Le 29 novembre 1974, le MRAP organise une manifestation contre la venue de l’équipe sud-africaine de rugby en France[25].

« La loi Pleven »

Dès sa création, le MRAP a senti la nécessité d’une loi pour réprimer le racisme et pour permettre aux associations de se constituer partie civile. En effet, soit beaucoup de procès, faute d’une loi, se soldent par la relaxe des auteurs de délits racistes, soit les actions en justice ne sont même pas entamées.

En 1959, Léon Lyon-Caen, alors Président du MRAP, rédige un projet qui est envoyé à tous les députés et les sénateurs, mais il restera longtemps sans suite.

La problématique à laquelle se confronte le MRAP est symbolisée par plusieurs procès.

Fraternité Française, en juin 1961, a publié un article antisémite de Pierre Poujade attaquant un candidat du 9ème arrondissement de Paris. Le MRAP alertera le Procureur de la République qui intentera un procès, mais en décembre 1961 paraît un second article dans Fraternité Française intitulé « Le régime et les juifs. Pierre Poujade incuplé d’antisémitisme. Un comble ! ». Pierre Poujade accuse le MRAP d’exciter la haine raciale et attaque l’association pour diffamation. Le procès est jugé à Limoges en octobre 1962, où Pierre Poujade et Fraternité Française se verront condamnés chacun à 2000 nouveaux francs (300 euros). Mais Pierre Poujade et le Directeur de Fraternité Française font appel, et en mars 1963, la Cour d’appel casse le jugement de première instance et se range aux arguments de l’avocat de Pierre Poujade selon lequel l’article incriminé ne s’attaquait pas à tous les juifs, mais à une personne en particulier (le candidait aux élections dans le 9ème arrondissement de Paris).

En novembre 1962, le même Fraternité Française s’attaque à Maître Armand Dymenztajn, venu faire une conférence sur le procès à Limoges. Il portera plainte contre le journal mais sera débouté car la phrase l’incriminant est tournée de telle manière qu’on ne peut affirmer qu’il est personnellement visé.

En novembre 1963, Marc Augier, un ancien collaborateur avec l’armée allemande lors de l’occupation de la France, publie sous le pseudonyme de « Saint-Loup » une apologie de la Luftwaffe. Le MRAP et des associations de résistants et de déportés demandent en vain l’intervention du Ministère de l’intérieur, invoquant l’interdiction d’apologie de crimes de guerre. Mais le Parquet ne s’estimera pas compétent.

En mars 1964, Paul Rassinier, un négationiste notoire, sous le pseudonyme de Jean-Pierre Bermont, nie dans Rivarol l’existence des chambres à gaz (la mortalité dans les camps de concentration serait due selon lui aux prisonniers qui se volaient la nourriture !). Attaqué pour diffamation, il est jugé et condamné en octobre 1965, mais ce sont les résistants qui ont dû faire la preuve, témoignages à l’appui, de leur honnêteté !

En novembre 1965 éclate l’« affaire de Bagneux ». Une adolescente prétend avoir été violée par quatre Nord-Africains, puis dément trois jours plus tard. Le journal d’extrême-droite Minute décrit alors les Maghrébins comme des brutes sanguinaires et se lance dans une campagne contre « la criminalité des Nord-Africains ». A la suite d’une plainte de deux algériens, le procès débute en juin 1967 mais la plainte sera jugée irrecevable, y compris en appel.

En juin 1969, la revue du MRAP Droit et Liberté démonte l’argumentaire raciste d’un journaliste de Minute, Pierre Desmaret. Ce dernier poursuivra le MRAP pour diffamation, mais sera débouté.

A chaque élections législatives, le MRAP envoie ses propositions de loi aux députés et aux sénateurs. Il demande une extension des poursuites à toutes les formes de discrimination et de diffamation, la dissolution des groupes fascistes, et – avancée considérable – la possibilité pour les associations de se constituer partie civile. Le MRAP fait signer des pétitions et continue d’envoyer sans succès ses proposition aux parlementaires (notamment en 1963 et 1966, après l’« affaire de Bagneux »).

Le 7 janvier 1971, dans le contexte de l’« affaire du Latin musique »[26], une délégation du MRAP est reçue par le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas et lui demande que la proposition de loi contre le racisme soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée. Même si cette proposition n’a pas été suivie d’effet, l’année 1971 a été décrétée année internationale contre le racisme et la France a ratifié la même année la Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discriminations raciales de 1965.

La loi contre le racisme est finalement examinée par l’Assemblée nationale le 7 juin 1972. La LICA demandera dans un projet concurrent déposé au sénat que seules les associations reconnues d’utilité publique puissent se porter partie-civile; le MRAP propose que seules les associations ayant plus de cinq années d’existence puisse le faire. C’est finalement cette dernère option qui sera choisie et le 22 juin 1972, après plus de 20 ans de lutte, le MRAP obtient une loi contre le racisme, dite « loi Pleven ». Elle sera complétée par la suite, notamment par la « loi Gayssot », qui étend l’application des poursuites au négationisme.

1977-nos jours : Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples

Le changement de nom

Le fond raciste hérité de la guerre d’Algérie, les discours politiques et les mesures gouvernementales contre les immigrés, créent une situation de plus en plus pesante dans les années 70. Le MRAP attire à plusieurs reprises l’attention des pouvoirs publics sur les crimes racistes, les « bavures » policières et les contrôles au faciès.[non neutre]

Entre 1971 et 1979, le MRAP a recensé pas moins de 104 crimes à caractère raciste. En novembre 1971, Djellali Ben Ali est assassiné par le gardien de son immeuble rue de la Goutte-d’Or à Paris. Le 28 novembre 1972, Mohammed Diab, 32 ans, est tué au commissariat de Versailles par le sous-brigadier Robert Marquet, qui sera finalement inculpé pour homicide involontaire. Maître Gisèle Halimi, avocate du MRAP, se battra en vain pour qu’un caractère raciste de l’homicide soit reconnu : la Cour d’appel de Paris prononcera un non-lieu en 1979 ! La suite de ce décompte macabre est listé sur cette page [2]. D’autres sources viendront, dot des documents d’archive du service juridique du MRAP.

Le MRAP lancera un appel intitulé : « Le racisme tue en France ». Cette affaire suscite une importante mobilisation, dont celle de Jean-Paul Sartre et Michel Foucault. Le meurtrier, Daniel Pigot, est finalement condamné à deux ans de prison ferme (juin 1977).

En juin 1973, le ministre du Travail et des Affaires sociales, M. Gorse, annonce la suppression de la concordance entre permis de travail et titre de séjour. Le ministre annonce également le renforcement du contrôle de l’immigration. La circulaire Fontanet inaugure l’ensemble des lois qui seront prises dans les décennies suivantes pour empêcher l’entrée des immigrés en France. Le MRAP les étudie avec beaucoup d’attention. Maître George Pau-Langevin[27] écrit régulièrement pour le MRAP des articles où elle décortique ces projets et en explique les conséquences.

Fin 1973, 35 000 immigrés ont déposé des demandes de régularisation comme les y incitait la circulaire Fontanet, alors que le solde migratoire était de 105 000 personne en 1972. Pour le MRAP : « Tout se passe comme si l’objectif visé n’était pas fondamentalement le contrôle de l’immigration mais des immigrés, facilitant à moindre frais l’utilisation de cette main-d’oeuvre. »[28]. Dans la revue du MRAP Droit et Liberté, la sociologue Maryse Tripier analyse la place des travailleurs immigrés dans l’emploi en France. 80 % sont embauchés comme ouvriers spécialisés. Les portuguais comptent 70% de travailleurs non qualifiés, les Maghrébins 81,5%, et les Algériens 87%.

Fin août 1973, un déséquilibré mental, Salah Bougrine, blesse mortellement un chauffeur de bus. La Presse se déchaîne[non neutre][29]. Sept algériens sont assassinés à Marseille dans les jours qui suivent l’enterrement du chauffeur. Le sud a été particulièrement touché par les exactions racistes de cet été 1973. Le gouvernement algérien suspend officiellement l’émigration car la sécurité de ses ressortissants n’est plus assurée. Le MRAP écrit à l’ambassade d’Algérie pour exprimer sa compréhension.

En janvier 1974, le journal d’extrême droite Minute titre : « Dehors les Algériens ! Ils n’ont plus leur place chez nous après le coup de force des pirates du pétrole. »[30].

En mars 1975, le MRAP élabore un projet de loi contre les expulsions arbitraires. A l’époque, un étranger entré régulièrement sur le territoire français et titulaire d’un titre de séjour peut être expulsé s’il « constitue une menace pour l’ordre ou le crédit public ». Quand une expulsion est prononcée, il faut deux ans avant que le cas soit réexaminé et le cas échéant, que la personne puisse revenir. Malgré certains arrêts du Conseil d’Etat, le sort des étrangers reste entre les mains des autorités politiques.

George Pau-Langevin, Albert Levy, Mouloud Aounit, François Grémy (vers 1989).

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George Pau-Langevin, Albert Levy, Mouloud Aounit, François Grémy (vers 1989).

En 1976, à Neuville-en-Ferrain (près de Lille), l’entreprise de céramique Delecour emploie 90% de travailleurs étrangers, logés dans l’enceinte de l’usine dans des conditions misérables. Leurs heures supplémentaires ne sont pas payées et leurs fiches de paye n’ont aucune valeur juridique.[réf. nécessaire] Les travailleurs étrangers feront une grève que la direction de l’entreprise tente de briser en accusant les étrangers de briser l’activité de l’entreprise. Le MRAP et la CGT se porteront partie civile contre l’entreprise.

En 1976, les agressions racistes dans Paris et la banlieue se multiplient. A plusieurs reprises, la police refuse d’enregistrer les plaintes.[réf. nécessaire] les policiers sont confrontés par les déclarations du ministre de l’Intérieur Poniatowski, qui affirme sans aucune preuve dans un bulletin du ministère confidentiel de juillet 1976 que les immigrés sont responsables de plus de crimes que les Français.[31] Le MRAP rédige un argumentaire en dix point qui réfutent ces arguments racistes. Il alerte l’opinion et organise à Saint-Denis une Semaine de l’immigration.

L’année suivante, sous l’impulsion notable de son Secrétaire genéral Albert Lévy, le MRAP cesse de signifier Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix pour devenir le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples.

Le changement de nom du MRAP reste encore aujourd’hui l’objet de débats passionnés. Pour certains, le retrait du terme « antisémitisme » signifie l’abandon de cette lutte, tandis que pour d’autres le changement de nom n’est qu’un signe de l’engagement du MRAP aux côtés des victimes de tous les racismes.

Les autres combats historiques

Très sensible aux questions internationales, le MRAP milite notamment contre l’apartheid en Afrique du Sud, le racisme anti-noir aux États-Unis (en défendant notamment le journaliste membre des Black Panthers Mumia Abu-Jamal, dont la condamnation à mort pour meurtre a fait débat au sujet d’une éventuelle erreur judiciaire).

En France, il continue à s’exprimer contre l’antisémitisme (bien qu’il supprime de son appellation la mention « contre l’antisémitisme »), défend les droits des travailleurs immigrés, des gens du voyage, et plus généralement toutes les formes de racisme. Il combat aussi l’extrême droite, la droite et même le Parti socialiste lorsque Ségolène Royal annonce son programme en matière de sécurité, estimant qu’elle se lance « dans le populisme le plus dangereux » [3].

En 1998, le MRAP s’est engagé comme personne morale dans la création d’Attac, et ainsi dans le mouvement altermondialisme.

Le mouvement concentre actuellement son action contre les lois en matière d’immigration et pour les droits des immigrés, dans la dénonciation du racisme sur internet[4] et contre le négationnisme (procès à Bruno Gollnisch). Il estime par ailleurs que l’islamophobie [5] est une forme de racisme et doit être combattue au même titre que l’antisémitisme.

La lutte contre l’antisémitisme

  • Le 16 octobre 1981, Robert Henri Petit, le secrétaire de l’ancien commissaire aux affaires juives est condamné à un an de prison avec sursis et 20.000 francs français de l’époque. Il avait attaqué dans une revue qu’il étditait à Argenteuil Simone Veil, Michel Debré, des juifs, et les habitants de l’Etat d’Israël. Le MRAP et la LICRA s’étaient portés partie civile.[32]
  • Le 22 mars 1982, Mark Frederiksen, ex-dirigeant du groupe néo-nazi « Fane » a été condamné suite à une plainte du MRAP à 6 mois de prison avec sursis et 6.000 francs français de l’époque pour apologie de crimes de guerre, provocation à la haine et à la violence raciale, diffamation et injures raciales. Il avait repris dans la revue « Notre Europe » la thèse du négationiste Robert Faurisson selon laquelle les chambres à gaz n’avaient pas existées. Il avait déjà été condamnés pour les mêmes faits en 1980 et 1981.[33]
  • Début 1990, dans une brochure destinée aux cadres du Front national, on peut lire : « Ce qu’il faut par contre, c’est s’en prendre aux lobbys, aux groupes de pression, par le truchement desquels ces milieux[34] interviennent, qu’il s’agisse du MRAP, de la LICRA, de la LDH, de SOS Racisme, du CRIF, etc… et constituent la partie émergée du parti de l’étranger ou encore du lobby pro-immigration. »[35]
  • En avril 1996, le MRAP porte plainte contre le journal de rue Le Réverbère, pour provocation à la haine raciale et à la discrimination. Dans le numéro du 17 février, le MRAP relève « des digressions antisémites calomniant l’ensemble des professions juridiques » dans un article signé de Georges Mathis, directeur de la publication. Celui-ci s’y interroge sur l’implication « des personnes de confession juive dans l’absence d’indépendance de la justice ».[36]
  • En mars 2000, 13 juifs iraniens sont incarcérés par le régime iranien pour un prétendu espionnage au profit d’Israël et des Etats-Unis. Ils encourents la peine de mort. Le CRIF suivra l’affaire de très près et agira, en France, pour que ces treize juifs puissent être sauvés. Le MRAP apportera son entier soutien au CRIF dans cette démarche, ainsi que la LICRA, SOS Racisme, de nombreuses organisations d’avocats et de magistrats, dont le barreau de Paris.[37]
  • Alain LBihel, employé à l’usine nucléaire de la Cogema à La Hague (Manche), a comparu, lundi 15 novembre 1999, devant le tribunal correctionnel de Paris, poursuivi pour « injure raciale » par le MRAP qui lui reproche d’avoir dit, lors d’une manifestation en marge de la visite du candidat Verts aux élections européennes, Daniel Cohn-Bendit à Cherbourg : « Avec quoi les Allemands vont-ils faire brûler leurs centrales ? Avec des Juifs ? ».[38]
  • MRAP proteste contre l’enregistrement, au Journal officiel du 25 novembre dernier, d’une association intitulée  » Amnistie nationale pour les internés et les victimes de la loi Gayssot « , qui se donne pour objet d’ » ouvrir un débat contradictoire sur la question des chambres à gaz homicide durant la seconde guerre mondiale « . Le MRAP se déclare  » stupéfait par cette légalisation officielle de la propagande négationniste  » et demande  » la dissolution de cette association « . Il indique qu’il a, à cette fin,  » interpellé le ministère de l’intérieur « ,  » saisi l’ensemble des groupes parlementaires  » et  » initié une procédure « , le 10 décembre, devant le tribunal de grande instance de Fontainebleau,  » afin qu’il soit procédé à l’annulation de ladite association « . Saisissant le ministère de l’intérieur et la justice.Le MRAP s’indigne de l’enregistrement d’une association  » négationniste  » au  » Journal officiel , Paris, Le Monde, 01.01.93.

Le racisme sur Internet

  • Le lundi 13 juillet, le MRAP ddépose plante contre la société Yahoo! « tant qu’elle n’aura pas moralisé ses services ». Cette fois-ci, Yahoo vendait des armes ornées de croix gammées. Plusieurs associations antiracistes, dont le MRAP, poursuivent en justice le géant américain de l’Internet, accusé notamment de donner accès à un site de vente aux enchères sur lequel figurent des objets à la symbolique nazie (Le Monde du 26 juillet). Le juge des référés doit rendre sa décision dans cette affaire le 11 août.
  • Le MRAP appelle le 31 juiller 2001 à une manifestation qui appelle au boycott de la société Yahoo, notamment pour y avoir vendu des armes recouvertes d’insignes nazis.[39]

Soutien aux migrants et demandeurs d’asile

Action dans le cadre de Migreurop
  • Le MRAP a soutenu le 16 juillet 2004 l’action de Migreurop « Cap Anamur, cap au pire : l’Europe contre l’asile se fait sous nos yeux »[40]
  • Le 25 mars 2005, le MRAP soutenu à nouveau l’action de Migreurop « L’Italie expulse des boat-people, l’UE ferme les yeux »[41]
  • En avril 2006, le MRAP a participé à l’action Migreurop « La « réinstallation » contre le droit d’asile ».[42]
  • Le 22 août 2007 s’est ouvert à Agrigente en Italie le procès de sept pêcheurs tunisiens qui ont recueilli à leur bord 44 migrants dont l’embarcation allait sombrer. En tant qu’association soutenant le réseau migreurop en France, le MRAP a participé à la mobilisation européenne de soutien aux pêcheurs tunisiens en soutenant la manifestation organisée par la FTCR (Fédération tunisienne pour une citoyenneté des deux rives) devant l’ambassade d’Italie à Paris le 7 septembre 2007. « Auparavant, les navires de sauvetage italiens et maltais, tout comme d’autres bâtiments de pêche, avaient refusé de les prendre à leur bord, « effet tragiquement palpable des intimidations croissantes » dont ils font l’objet, explique le Mrap. »[43]

Lutte pour la mémoire des victimes de l’esclavage

Le MRAP a produit des actions de lobbying pour le changement de nom de la rue Richepanse (général qui rétabli l’esclavage en Guadeloupe en 1802) en rue du Chevalier Saint-Georges, dans le Ier arrondissement de Paris[44].

Soutien aux femmes immigrées, iraniennes et afghanes

  • Le 1er octobre 2001, par la présence de ses militants et de Mouloud Aounit, le MRAP participe à la manifestation organisée par l’association Negar-soutien aux femmes afghanes afin de protester contre le sort des femmes afghanes sous le régime des Talibans. La manifestation réunira 5000 personnes et plusieurs autres personnalités et organisations y participeront : Brice Lalonde (Génération Ecologie), Halima Boumédienne, députée européenne des Verts, des soeurs de la Grande Loge féminine de France, l’association Mix Cité, Alain Lipietz et Noël Mamère, le PCF, la CGT, le Groupe des Dix, la FSU notamment.[45]
  • Le 8 mai 2001, Mouloud Aounit, alors Secrétaire général du MRAP, publie dans L’Humanité une tribune intitulée : « Ils devront répondre de ce crime contre ton humanité ». En voici le texte intégral reproduit avec l’autorisation de Mouloud Aounit.

« Toi la mère, la femme, l’épouse, la soeur, condamnée à vivre sans exister, transformée en ombre fantomatique. Toi la mère qui a donné la vie à des tortionnaires dont l’aveuglement t’interdit de visage, ils te nient dans ton droit à être toi-même dans la colère, la joie ou le chagrin. Ta vie confisquée blesse notre conscience qui s’interroge douloureusement. Ces êtres au cour sec, dont l’esprit de ténèbres oblitère le visage innocent des fillettes et t’enchaîne, pour tous tes déplacements, à ton mari, ton père, ton cousin, sont à mettre au ban de l’humanité. Viendra le jour où, à l’instar des bourreaux qu’a charrié l’histoire la plus lointaine, ceux-là mêmes devront répondre de ce crime contre ton humanité. Qu’ils sachent que ne restera pas sans réparation l’humiliation quotidienne qu’ils te font subir, la douleur d’être publiquement battue dans les rues de Kaboul. Un jour viendra où seront citées à comparaître au tribunal des  » hommes libres  » pour non-assistance à femmes en danger et complicité de haine et d’obscurantisme les nations qui ont porté et maintiennent au pouvoir les taliban. Et ces derniers devront répondre, ce jour aussi, du mal terrible fait aux musulmans en renvoyant une image caricaturée, déformée, moyenâgeuse de l’islam. Dans ta vie faite de torture permanente, l’impuissance parfois te ronge, accentue tes souffrances. Sache cependant que les oppressions les plus insupportables ont toujours libéré et stimulé révolte, colère et résistance collective. Regarde ces femmes qui, au péril de leur vie, défient toutes les interdictions pour continuer à exercer leur métier dans la clandestinité. Vois ces familles qui persistent à envoyer leurs filles à l’école. Pense à tous ces hommes assoiffés de liberté et de justice qui, en Afghanistan, luttent dans les conditions les plus extrêmes pour tirer ton peuple vers la démocratie et la modernité. Ce sont autant de petites étoiles d’espoir dans les ténèbres qui se sont étendues sur ta terre. Enfin, toi que je regarde sans te voir, je ne te quitte pas. Je lance vers toi ma solidarité d’homme, ton frère d’humanité. Toi dont les souffrances, souvent, m’empêchent de dormir. »[46]

Le soutien au mouvement lesbien-gay-bi-trans

Premières manifs anti homophobie du MRAP (date inconnue).

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Premières manifs anti homophobie du MRAP (date inconnue).

  • En 1996, Mouloud Aounit sera présent à la Gay Pride et y représentera le soutien du MRAP.[47] Il participera tous les ans au nom du MRAP à la Marche des fiertés.
  • Le 8 juin 2004, le MRAP en tant que Mouvement et Mouloud Aounit en tant que personnalité soutiendront l’appel « Contre l’extrême droite homophobe : solidarité avec les antifascistes inculpés ! »[48]
  • Le MRAP soutiendra et appuiera depuis le début de cette lutte toutes les démarches de lobbying des associations de lutte contre l’homophobie afin que ces associations puissent se porter partie civile contre les actes et les paroles homophobes[49]

Les violences policères

Le terme « violences » est entendu ici aussi bien comme étant physiques que morales. Les faits seront classés par la suite dans deux sous titres correspondant à ce type de violences.

  • Début 1994, Mme Ben Brahim se présente au comissariat d’Aubenas (Ardèche) pour déposer une plainte suite à l’agression de son mari par un forain et son hospitalisation pour une fracture du crâne. Les policiers répondent à Mme Ben Brahim que son mari doit venir lui-même déposer la plainte. Le comité local du MRAP est sollicité par Mme Ben Brahim et les militants locaux mettent quatre jours pour que la plainte soit finalement enregistrée. Nadia Kurys, alors Présidente du Comité local d’Aubenas et Vice Présidente du MRAP depuis 2004, écrit le 10 février 1994 au Procureur pour dénoncer l’« inertie » des services de polices à enregistrer la plainte; elle termine sa lettre par : « Nous osons espérer que ce n’est pas l’origine maghrébine de la victime qui a ainsi suscité l’attitude inconcevable des services de police. ». Le procureur de la République poursuit immédiatement Nadia Kurys pour lui avoir « dénoncé un fait de nature à entraîner des sanctions disciplinaires contre les services de la police nationale d’Aubenas, en l’espèce leur inertie à diligenter une enquête judiciaire, en sachant que ce fait était totalement ou partiellement inexact ». Elle encourt jusqu’à cinq ans de prison et une très lourde amende. Elle comparait le 1er février 1995 devant le tribunal correctionnel de Privas; une pétition est lancée pour participer à un rassemblement de soutien devant le tribunal avec notamment pour signataires Jean Ferrat, Mouloud Aounit, Mgr Gaillot, Albert Jacquard, Gilles Perrault, Jack Ralite, le professeur Schwartzenberg, l’ASTI, la Ligue des droits de l’homme, la Fédération des oeuvres laïques, Terre des hommes, les Amis de « Témoignage chrétien », l’Appel des cent, la FDIRP, la CGT, le SNES, la FSU, la CFDT-Santé, le PCF, le PS, les Verts.[50] Le 2 février 1995, l’Humanité écrit : « Au nom du MRAP, Mouloud Aounit, président national, s’est indigné de « l’affront qui était fait à Nadia et à tous ceux qui sont attachés aux valeurs fondamentales ». Après avoir dénoncé la « brutalité » et la « nocivité » de l’arsenal que constituent les lois Pasqua, il a souligné que « l’affaire Nadia Kurys n’était pas un fait divers, mais bien un fait de société ». »[51] Elle est relaxée le 1er mars 1995, mais le Procureur fait appel et Nadia Kurys comparait à nouveau, cette fois devant la cour d’appel de Nîmes, le 23 février 1996[52] Elle est finalement relaxée le 5 avril 1996[53], après deux ans d’acharnement judiciaire sur une militante des droits de l’homme qui s’est interrogée sur un dénis de droit de la part des autorités policières.
  • Le 27 juillet 2006, la Présidente du Comité Local du MRAP de Sarreguemines, Vice Présidente de la Fédération de la Moselle et membre du Réseau éducation sans frontière, a été arrêtée et mise en garde à vue pour avoir pris soin des deux enfants d’une famille congolaise interpellée par les gendarmes pour une reconduite à la frontière (les enfants avaient été laissés sur place par les gendarmes). Mouloud Aounit, alors Secrétaire général du MRAP, avait écrit au Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Nicole Mussle fût libérée devant la mobilisation citoyenne au terme légale de la garde à vue (48 heures).[54]
  • Le 27 mars 1991, le jeune Damel Chettoux meurt au cenre commercial de Sartrouville par des vigiles. Au début de l’après-midi, le MRAP déposait une gerbe de fleur à l’endroit où était morte la victime. Une voiture de police qui passait par là a été prises à partie par plusieurs jeunes. Kamel Zouari, 28 ans, le vigile, a été inculpé dans la journée d’homicide involontaire par les juges d’instruction de Versaillles.[55] Dans la nuit du 28 au 29 mars, c’est l’émeute : des magasins et des voitures brulent et de grands renforts de police sont ammenés.[56] Le MRAP déclarera le 28 mars 1991, dans La Liberté (Lille) : « Ce drame révélé, si besoin est, d’une part la substitution au profit de société pivées du rôle préventif de la puissance publique et de la paix sociale, d’autre par il illustre le déficit des lieux de vie, de rencontres, d’animations au sein de cités rongées par les exclusions.[57]. Le comité local d’Epinay se rendras le 26 mars au foyer des travailleurs immigrés pour y exprimer ler indignation.[58]

Lutte contre l’apartheid [modifier]

  • Le 5 mars 1977, Albert Levy, alors Secrétaire général du MRAP, signe une tribune dans Le Monde intitulé « Les armes de l’apartheid ».
  • En 1979, Droit et liberté, l’organe de production du MRAP, publie La France et l’apartheid aux éditions L’Harmattan. Ce livre est le résultat des travaux d’une commission mise en place par le MRAP en 1976 et 1977. Cet ouvrage détaille les organisations qui luttent contre l’apartheid et les sources idéologiques de l’apartheid[59].
  • En septembre 1979, le MRAP soutien l’ action engagée par la CGT contre l’importation de charbon d’Afrique du Sud[60].
  • Le 17 octobre 1979, le MRAP proteste contre « des liens de plus en plus étroits qui semblent se tisser entre la télévision française et l’Afrique du sud raciste », notamment en s’élevant contre la co-production franco-sud-africaine Pour tout l’or du Transvaal (feuilleton passant sur Antenne 2)[61].
  • Le MRAP a participé à l’ édition de nombreux ouvrages dénonçant l’apartheid : 75 photographes contre l’apartheid, MRAP et les éditions Différences, Paris, 1988 (ISBN 2-9503169-0-5); L’apartheid : le dos au mur, Droit et Liberté-L’Harmattan, recueil d’affiches; L’apartheid, les dossiers du MRAP, Paris, recueil de textes avec des illustrations de Sechaba, organe de l’ANC.
  • En 1980, le MRAP a été la principale organisation, avec l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA), à soutenir l’ annulation de la tournée de l’équipe de rugby française en Afrique du sud à la fin de l’année 1980; il a fait partie de la délégation reçue à l’époque au mnistère des Affaires etrangères[62]; à la même époque, le MRAP a demandé la libération de Nelson Mandela et a fait pression sur les organismes bancaires pour que les prêts à l’Afrique du sud soient stoppés[63].
  • Le 20 juin 1980, à la suite de l’arrestation de 1270 noirs au cours d’une « opération de routine »[64], le MRAP organise une manifestation devant l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris[65].
  • Le 22 mai 1981, le MRAP organise, avec le Mouvement anti-apartheid, un meeting de soutien aux peuples d’Afrique du Sud et de Namibie; dénonçant le racisme dont sont victimes les Noires d’Afrique du Sud, « Albert Levy[66] critiquait aussi vertement les gens qui ne protestent contre la violation des droits de l’Homme que dans certains pays. »[67].
  • En février 1982, le MRAP a organisé, en collaboration avec plusieurs associations d’amitié franco-africaine, une semaine d’information sur l’Afrique australe[68].

Actions dans le cadre de l’année internationale de lutte contre l’apartheid (1978) [modifier]

En 1978, année internationale de lutte contre l’apartheid, le MRAP met en oeuvre en France toute une série d’actions contre l’apartheid[69] :

  • Il distribue aux membres de l’Assemblée nationale un document qui demande la convocation spéciale des députés le 16 juin 1978 (anniversaire du massacre de Soweto)
  • il écrit au ministre des sports afin d’annuler la venue de l’équipe sud-africaine de rubby, les Springbok
  • il parraina une série de conférence à travers le territoire français d’un représentant de l’ANC (African National Congress of South Africa)
  • il publiera un livre La France et l’apartheid, en coédition avec l’Harmattan, 1978. Cet ouvrage a été réalisé à partir des travaux de la commission d’enquête contre l’apartheid, réunissant plusieurs organisations.
  • le 21 mars 1978, a organisé des projections de films anti-apartheid suivis de débats à Colombes, Malakoff, Nimes, Carcassonne, Saint-Etienne, Orléans (plus de 400 personnes), et une exposition de peinture à Nantes[70].

Le MRAP lancera une souscription pour du matériel scolaire et une participation financière pour les jeunes réfugiés d’Afrique du Sud[71]

Action de lobbying pour le nomage de rues en faveur de la lutte contre l’apartheid (1978 et 1982)

Albert Levy (1939)

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Albert Levy (1939)

A la mi 1978, le MRAP lance une première campagne auprès des maires des principales villes de France pour qu’ils donnent à une artère de leur ville un nom évoquant les luttes de libération en Afrique du Sud. Sur les treize réponses reçus[72], cinq villes acceptent immédiatement et organisent très rapidement les inaugurations : le square Soweto à Malakoff; la rue Nelson Mandela, la rue Albert Luthuli, et l’allée de Soweto à Reims; la rue des Martyrs de Soweto à Villeneuve le Roi; le Pont Soweto à Yerres; la rue Albert Luthuli à Montpellier. Quatre villes donnent un accord d’intention et s’engage à proposer ces noms lors de créations de rues : Nimes, Béziers, Mâcon, Chalette-sur-Loing. Les trois lettres de refus proviennent de la ville d’Henin Beaumont (accusé de réception poli), Neuilly-sur-Seine (« Je dois vous signaler que, depuis longtemps, le Conseil Municipal se refuse à modifier le nom des rues de la Ville, les riverains sont, en effet, généralement hostiles à tout changement de ce genre qui pose des problèmes divers tels que remplacement du papier à lettres, incidents d’acheminement de courrier, etc… »), et Bagneux (« Notre Commune qui connait de très graves difficultés budgétaires, ne peut pour le moment, subventionner votre oeuvre, et croyez que nous le regrettons amèrement. »).

Le 14 juin 1982, une seconde campagne est lancée et le secrétaire général du MRAP Albert Levy adresse aux principales villes de France une lettre dans laquelle le MRAP « suggère aux municipalités, dans un délai aussi rapproché que possible, de donner le nom des « Martyrs de Soweto » à une artère ou une place de leur ville. La solidarité avec ceux qui combattent l’apartheid pourrait également être signifiées par des plaques portant le nom de Nelson Mandela, de Salomon Mahlangu[73] ou du Docteur Neill Aggett[74]. »[75] Le maire de Paris est le premier à répondre favorablement le 23 juin 1982[76] La désicion sera reportée aux prochaines délibération. Sur les réponses 26 réponses, une précise qu’elle a déjà fait l’objet de cette mesure (Malakoff); sur une répose envoyée sur papier simple, le maire de Vitteaux se plant de ses moyen; la mairie de Yerres décide de donner le nom de la petite ville de Soweto. x ville donen leur engagement de princfipe dès les principe prochaine rue : Clermont-Ferrand, Oissel, Epinay sous senard, saint Brieuc, Evreux, Alençon, Laon, Chelles, Nantes, L’Orient, Amilly, Dreux, Roche sur yon, Talant, Sarhues, Saint Quentin, Annecy, Aulnoye-Aymeries, saint-Leu d’Esserent, Rive de giers, Roanne, Tremblade, Champigny sur marne, Bézier. Nous n’(avon reçu aucune refux.

Action de lobbying pour des sanctions internationales contre l’Afrique du Sud (1986)

Lors de l’anniversaire de création de l’ANC, le MRAP appellera et participera à une manifestation le mardi 21 janvier 1986 devant l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris.[77] Début octobre 1986, le congrès des Etats-Unis vote des sanctions économiques sévères contre l’Afrique du Sud. En Europe, le Danemark et les Pays-Bas se félicitent de cette décision et le mnistre des affaires étrangères néerlandais a proposé que la CEE adopte plus rapidement son plan de sanctions contre l’Afrique du Sud (sanctions qui comprennent l’arrêt des importations de charbon). Au Royaume Unie et en Allemagne des sanctions sont aussi demandées. « A Paris, le MRAP « appelle le gouvernement français à prendre sans délai des mesures semblables et àintervenir instamment pour que la Communauté européenne fasse de même ».[78]. [Il] a adressé aux présidents du Sénat et de la chambre des représentants des Etats-Unis un message « félicitant ces deux assemblées d’avoir voté des sanctions significatives à l’encontre du régime raciste sud-africain »[79]. Le MRAP estime que « les autres pays qui assurent par leur collaboration économique la survie de ce régime sanglant, ne sauraient faire moins. Il appelle le gouvernement français à prendre sans délai des mesures semblables et à intervenir instamment pour que la communauté européenne fasse de même. L’inquiétude manifestée à Prétoria confirme que la rupture totale des relations avec le système d’apartheid est le seul moyen d’aboutir à son effondrement », conclut le MRAP. »[80] Le MRAP récévra une lettre de Pierre Mauroy, Premier ministre, dans laquelle il exlique que la visisite de boghta ne saurait changeit l’opinion du PS sur ce sujet.

Action contre le mémorial sud-africain de Longeval (1986)

Le 11 novembre 1986, Pieter Botha, alors Président de la République Sud-Africaine, se rend au cimetière militaire de Longeval (au sud de Bapaume) afin d’inaugurer un monument aux morts sud-africains des deux guerres mondiales. Le MRAP organise alors, avec la Ligue des Droits de l’Homme et SOS Racisme, une manifestation de protestation sur place[81]. Ils sont rejoints par le Parti Communiste Français (section de Lille), la LCR, des associations regroupant des immigrés, le Comité Régional Anti-Fasciste et Anti-Raciste (CRAFAR), la CGT, l’Union local de Lille CFDT, le Mouvement de la paix[82]. « Ces organisations estiment que Botha n’a aucun droit à utiliser le souvenir des guerres mondiales alors que le cimetière de Longeval est organisé selon les principes de l’apartheid : des tombes et des plaques pour les Blancs, la fosse commune sans aucun nom pour les Noirs. »[83] Par ailleurs, le MRAP a « dénoncé le « mémorial de l’apartheid » et affirme que le monument ne comporte pas de noms de Sud-Africains Noirs, « serviteurs des soldats blancs » »[84]. A cette occasion, le MRAP « a planté, devant l’église de Longeval, deux arbres, l’un à feuilles blanches et l’autre à feuilles rouges, pour dénoncer un régime qui classe les hommes selon la couleur de leur peau. »[85]. Lors de la manifestation, « les manifestants ont forcés les barrages (…). Quatre cent cinquante gendarmes et une garde rapprochée n’ont pas réussi à défendre le périmètre de Botha et de ses invités sud-africains et français. L’inauguration du monument dressé par le régime de l’apartheid, dans le bois de la Delville, s’est déroulé sous les huées de milliers d’antiracistes »[86]. Un militant du MRAP aux anciens combattants déclarera avec véhémence aux dignitaires : « Mon grand-père est mort pour la France, je n’ai pas de leçons à recevoir de vous ! »[87]. Les manifestants sont même allés jusqu’à jeter un grand nombre d’éclairs au chocolat sur les dignitaires présents[88]. On notera également la présence du Front national et des bérets rouges (l’Union nationale des parachutistes) qui ont applaudi le président sud-africain lors de cet hommage[89].

Le MRAP et l’éducation populaire

les affaires de voiles islamiques et de foulards à l’école
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Le contexte : l’affaire Rushdie (14 février 1989)

Le début des affaires de voile islamique à l’école se situe dans le contexte de l’affaire Salman Rushdie. Cet écrivain publie en septembre 1988 les Versets sataniques, et déclenche par ce fait une vive réaction dans le monde islamique. L’Inde a banni le livre dès le 5 octobre ; l’Afrique du Sud a fait de même le 24 novembre. Le Pakistan, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Somalie, le Bangladesh, le Soudan, la Malaisie, l’Indonesie et le Qatar ont suivi dans les semaines suivantes. Le 14 janvier 1989 le roman a été l’objet d’un autodafé à Bradford au Royaume-Uni. Le 12 février, cinq personnes ont été tuées par la police pendant une manifestation à Islamabad. Le 14 février 1989, une fatwa réclamant l’exécution de Rushdie a été proclamée sur Radio Téhéran par l’Ayatollah Rouhollah Khomeini, guide de la révolution de l’Iran dénonçant le livre comme « blasphématoire » envers l’Islam. En Occident, Salman Rushdie est majoritairement défendu et trouve le soutien des militants des droits de l’homme.[90]

Les premiers cas (juin 1989)

Dès la mi juin 1989 (soit 3 mois avant que n’éclate l’affaire de Creil et 4 mois après la fatwa contre Salman Rushdie), certains médias commencent à parler de filles qui portent « le Tchador à l’école ». Dans Le Quotidien de Paris, Ghislaine Ottenheimer, en tant qu’« envoyée spéciale » à Epinal, relate le 13 juin 1989 une querelle entre des instituteurs et des parents d’élèves. « Les premiers, écrit-elle, au nom des principes laïcs, proscrivent le port du foulard traditionnel. Les seconds invoquent le droit d’afficher leur religion. ». L’article est illustré par une photo de 4 enfants de 5 ou 6 ans (trois garçons et une fillette non voilée) d’origine étrangère; la légende titre : « Tout le problème de l’intégration. ».

L’article de Ghislaine Ottenheimer explique qu’à la faveur de récréations, alors qu’il faisait très chaud, la Directrice, voyant une fillette suer, lui aurait demandé de retirer son foulard, ce que la fillette refusa de faire. Au delà de l’anecdote[91], Ghislaine Ottenheimer insiste bien sur l’époque et sur le climat : « Mais de quel droit, sous quel prétexte s’offenser du port d’un couvre-chef quel qu’il soit, en plein hiver ? Là, à la faveur des premiers rayons de soleil, la directrice a testé le caractère emblématique et religieux de ce fichu. ». La fillette refusera, la Directrice se braquera, puis les parents aussi. Le père de la fillette, « Miloud el-Kihal, Président de l’association musulmanne culturelle des Vosges, et directeur de l’école arabe, fréquentée le dimanche par les jeunes musulmans, prend les choses en mains. » Aucune des parties ne veut lacher du terrain, et le conflit sera finalement tranché par les « responsables académiques », qui soutiendront la Directrice mais accepteront que les fillettes portent leur foulard en cours.

L’affaire de Creil (septembre 1989)

Le 18 septembre 1989, Fatima (13 ans) et Leïla (14 ans) Aichahboun, ainsi que Samira Saïdani, cessent de fréquenter le Collège Gabriel-Havez de Creil dans l’Oise (500 élèves musulmans sur 876[92] et 25 nationalités[93]), sur la demande du principal du Collège, M. Chenières, qui estime dans une lettre aux parents que le voile est une marque religieuse incompatible avec le bon fonctionnement d’un établissement scolaire. Il écrit : « Notre objectif est de limiter l’extériorisation excessive de toute appartenance religieuse ou culturelle. Je vous prie de leur donner la consigne de respecter le caractère laïc de notre établissement. »[94] Selon le Principal, dans ce même établissement, « une vingtaine de jeunes israélites ne viennent pas le samedi matin, ni le vendredi soir pendant l’hiver. Les professeurs ne peuvent plus l’accepter. Nous ferons respecter la laïcité. »[95] Les parents des filles portant le foulard ne veulent pas désarmer. Les filles seront exlcues de l’établissement.

L’Humanité titre le 6 octobre 1989 : « Le renvoi de trois collégiennes musulmanes soulève la protestation du MRAP et de SOS Racisme. Pendant que le SNES appelle à la tolérance, l’administration annonce la reprise du dialogue avec les familles. »

Mouloud Aounit, qui venait d’être élu Secrétaire général du MRAP un mois auparavant, déclare : « Menace sur l’emploi, menace sur la santé, menace sur l’identité culturelle et maintenant menace intégriste. Le racisme commence toujours par chercher des boucs émissaires à des difficultés sociales qui ont des racines économiques et politiques. (…) Pourquoi la pratique de la religion musulmane serait-elle nécessairement intégriste, fanatique, ou intolérante ? »[96] Le MRAP publiera un communiqué dans lequel il réclamera des « moyens pédagogiques » en lieu et place des « mesures autoritaires ». « En France, déclare le MRAP, d’autres communautés manifestent leur apprtenance religieuse par le port d’autres symboles, sans qu’elles fassent l’objet de sanction. »[97]

Malek Boutih, alors vice-président d’SOS Racisme, trouve « scandaleux que l’on puisse au nom de la laïcité intervenir ainsi dans la vie privée des gens, malmener les convictions personnelles. »[98]. L’Humanité du 6 octobre 1989 continue : «  »volonté de mettre l’islam au ghetto », « relents de racisme », « démission éducative », Malek Boutih ne mâche pas ses mots. ». SOS Racisme demandera la réintégration des trois élèves et déclarera : « En aucun cas une sanction ne peut être infligée à des élèves en vertu de leur foi. »[99]

Le SNES, dans une déclaration du 5 octobre 1989, affirme que « certaines facilités peuvent être offertes aux élèves pour l’exercice de leur croyance (…) dans le respect du principe de neutralité et dans la limite des contraintes matérielle (…) cette pratique souple et tolérante de la laïcité exclut cependant de transformer les établissements scolaires en lieux d’affrontement entre croyants de différentes confessions ou avec les non-croyants. »

Lionel Jospin, ministre de l’éducation de l’époque, déclarera qu’il faut respecter « la laïcité de l’école qui doit être une école de tolérance, où l’on n’affiche pas, de façon spectaculaire ou stentatoire, les signes de son appartenance religieuse. ». Il précisera que « l’école est faite pour accueillir les enfants et pas pour les exclure »[100]

Finalement, les trois élèves du Collège Gabriel-Havez de Creil retourneront à l’école le lundi 9 octobre 1989 suite à un accord entre les parents et le Collège. Les filles pourront mettre leur foulard dès la sortie des cours et le retirer avant d’y entrer[101].

Mais cette affaire a pour plusieurs années déclenché une vague médiatique[102] et politique[103] qui fera beaucoup de dégâts au sein de plusieurs associations[104], dont le MRAP.

L’emballement (octobre-novembre 1989)

Toute de suite après l’affaire de Creil, le MRAP est saisi par le frère de Souan Flijan. Cette tunisienne en cours de naturalisation de 18 ans demeurant à Marseille s’est vu essuyer plusieurs refus d’inscription parce qu’elle portait le voile[105]. Inscrite finalement au lycée professionnel de Marie Laurencin à Sainte-Marthe, elle est admise en cours le matin du 6 octobre 1989. Cependant, dès l’après midi on la refuse à nouveau en classe et Souan Flijan n’est plus revenue au lycée. Le MRAP est saisit et Maitre Gilbert Collard assurera la défense des intérêts de l’association et de Souan Flijan. Le 16 octobre 1989, le recteur de l’Académie d’Aix-Marseille Charles Zorgbibe se rend au Lycée Professionnel pour soutenir les enseignants, qui font blocs avec le proviseur pour ne pas accepter que la jeune Souan porte son voile en cours. Il déclarera : « Cette intégration ne se fera que dans la laïcité. on ne peut pas lâcher sur ses principes. Il faut que tous les jeunes Marseillais apprennent à vivre dans la république. »[106] SOS Racisme suivra le MRAP dans cette affaire et jugera cette position « on ne peut plus douteuse et irresponsable »[107].

A la suite de l’exclusion le lundi 16 octobre 1989 de Saida[108] (17 ans, préparant un BEP de coiffure) du LEP Philippe de Girard à Avignon, huit élèves viennent à l’école en arborant un foulard sur la tête. Une des élèves déclarera : « Saida a porté pendant deux ans le tchador au collège, deux mois sans problème au LEP et puis d’un coup les affaires se multiplient en France et on vire Saida ! »[109]

Le 19 octobre 1989, Le Provencal publie un reportage sur une école coranique comorienne à Frais-Vallon intitulé : « La guerre du voile n’aura pas lieu. ». L’orientation de l’article est révélateur de l’ambiance qui entoure l’attention toute particulière portée soudain sur le voile en plein contexte de l’affaire Rushdie : « Les voiles des petites Comoréennes [sic] de Frais-Vallon n’ont rien à voir avec les tchadors iraniens, ni mêmes avec les tenues austères des religieuses. Ce sont des pièces de coton colorées, de couleurs vives, que les filles portent comme des foulards. Verts, jaunes, orange, unis ou décorés de motifs. Plutôt agréable à l’oeil. ».

Le jeudi 19 octobre 1989, les trois jeunes musulmanes du Collège Havez de Creil reviennent à nouveau avec leur voile en classe et ne sont donc plus admises en cours.

Le 20 octobre 1989, Libération consacre une pleine page sur les « tchadors ». Il rend compte notamment de la rencontre entre le recteur de la Grande Mosquée de Paris et le Cardinal Lustiger, et de l’interview d’Alain Goldmann, Grand Rabbin de Paris, qui explique qu’accepter les voiles à l’école serait une mesure discriminatoire envers les Juifs : « L’école laïque doit donner l’exemple de la tolérance. La confrontation pour les petits Français avec « la différence » est de plus une excellente technique. [Mais] si un enfant juif veut vivre pleinement son identité dans le respect de la cacheroute et des fêtes, ses parents doivent l’inscrire dans une école juive »[110].

Le dimanche 22 octobre 1989 un millier de personnes selon Libération, « quelques centaines » pour l’Humanité, ont manifesté à Paris contre l’interdiction du port du foulard à l’école. Libération du 23 octobre 1989 consacrera 4 pages à ce dossier et titrera en une : « Un déferlement de prises de position a marqué ce week-end, à propos du port des foulards coraniques dans les écoles publiques. Si l’embarras domine, les clivages ne recoupent pas les frontières politiques et idéologiques traditionnelles. Ils départagent ceux qui prônent l’interdiction par crainte du développement de l’intégrisme et les partisans de l’autorisation, eux-mêmes différemment motivés. ». Tous les journaux, y compris l’Humanité, illustreront leur édition du 23 octobre 1989 par des photos de manifestantes voilées en tenu iranienne.

Le mercredi 25 octobre 1989, Lionel Jospin, alors ministre de l’éducation, fait à l’Assemblée nationale une déclaration saluée par le MRAP comme une déclaration « courageuse et pédagogique »[111], dans laquelle il affirme notamment qu’« en cas de blocage [avec des filles voilées], l’école doit accepter et accueillir »[112], ce qui sera une position constante du MRAP depuis l’affaire de Creil. Un éditorial de Claude Cabanes dans l’Humanité du 26 octobre 1989 critiquera néanmoins violemment la position de Lionel Jospin, accusé d’« offrir sur un plateau à la droite le brevet de défenseur intraitable de la laïcité ». Deux députés socialistes (Edmond Vacant et Jacques Lavédrine) arrivent à l’Assemblée nationale coiffés d’un foulard sur lequel est imprimé la déclaration des droits de l’homme[113] afin de protester contre le discours de Lionel Jospin[114].

Le jeudi 26 octobre 1989, le MRAP dépose plainte, par l’intermédiaire de Maître Gilbert Collard, contre Mme Vouland-Fessard, proviseur du LEP Marie-Laurencin dans le 14e arrondissement de Marseille, pour avoir refusé en cours une élève voilée, Souan Flijan[115].

Toutes ces affaires viennent relancer un climat délétère : sans discontinuer, les prises de position et analyse des médias connaîtront un déferlement incroyable pendant 7 jours. La violence des débats le disputera à la cacophonie.

[Texte temporaire résumant les avis exprimés en 7 jours]

  • Les fantasmes envers les immigrés sont réalimentés à cette occasion, par exemple par France Soir, qui fait sa Une, le 2 novembre 1989, sur les nombre d’immigrés en France, « ce qu’ils coûtent et rapportent à la sécurité sociale », leur « taux de fécondité » (sic) et leur « taux de criminalité ».
  • A droite, Pierre Bernard, le sulfureux Maire de Montfermeil[116], montre du doigt le prétendu comportement raciste des immigrés, et Brunot Maigret (FN) prétend que la cohabitation n’est pas possible entre des « communautés ethniques religieuses [sic] différentes »[117].
  • A gauche Julien Dray (PS), réclame un « ministre de l’Intégration » le 2 novembre 1989[118], mais prônera deux jours après l’acceptation des filles voilées à l’école qui, ainsi, « évolueront d’elles-mêmes »
  • Chez les religieux

Le même jour, Le Figaro rend compte d’une polémique autour de la création d’une mosquée à Marseille : « Alors que la question du voile islamique déchire la gauche, Robert Vigouroux[119] relance le débat sur un front parallèle, avec la construction d’une « mosquée cathédrale » à Marseille »[120]. Dans une tribune dans Libération le 3 novembre intitulée Le symbole ou la vérité, Etienne Balibar (Maitre de conférence en Philosophie à l’Université Paris-I), tout en pronant la tolérance, pose le problème de la laïcité à l’école dans toute sa complexité et rend compte des divergences ou convergences d’opinion à ce sujet qui traversent tous les courants politiques[121]. Lors de la séance à l’assemblée nationale le 3 novembre 1989, Lionel Jospin (soutenu par Jack Lang, alors ministre de la culture), est vivement critiqué par « l’opposition libérale et le Parti communiste, mais aussi par plusieurs députés socialistes » parce qu’il ne respecte pas le principe de laïcité; les enseignants du collège de Creil demande à Lionel Jospin de venir dans l’établissement pour expliquer ses directives; La Voix de l’Islam, une association ultra-musulmane (dite « islamiste »), avait appelé à une manifestation pour le port du voile à l’école, mais l’avait annulé pour organiser « un débat sur les droits et les devoirs des musulmans en France » le 11 novembre 1989.[122]. Le 4 novembre 1989, c’est au tour de Danielle Mitterrand de se prononcer pour le respect des traditions et accepter les filles voilées à l’école, Danielle Mitterrand qui sera accusée par Marie-Claire Mendès-France de faire le lit de la « charia musulmane ». De son côté, Julien Dray (PS) prôner l’acceptation des filles voilées qui, ainsi, « évolueront d’elles-mêmes » tout en soulevant la problèmatique d’intégration de la population d’origine étrangère, opinion partagée par Jean Bousquet (Député UDF de Nîmes). De son côté, la démarche de Lionel Jospin est rapprochée, dans Le Monde du 4 novembre 1989, de celle d’Eugène Spüller, ministre des cultes en 1894 : « En mettant en avant l’impératif de tolérance, écrit le journaliste du Monde Alain Rollat, à l’époque comme aujourd’hui, il s’agissait pour le gouvernement de la gauche de pratiquer une politique centriste de rassemblement ».[123]. Le débat est clairement posé sur l’identité culturelle de la France face à l’Islam[124]. Le maire PC de Clichy-sous-Bois, André Deschamps, dit «  »comprendre » l’attitude de son collègue de Montfermeil Pierre Bernard (Divers droite) qui avait décidé d’exclure du service public deux écoles maternelles de la cité des Bosquets, les Directrices de ces dernières ayant inscrit, sans son accord, 40 enfants d’immigrés nouvellement installés dans la commune »[125]. Une pétition qui fait « Le pari de l’école » et qui reconnait « le signe de l’oppression et de la contrainte exercée sur les femmes musulmanes », mais qui affirme que « l’exclusion sera toujours la pire des solutions » est signée dans Libération du 6 novembre 1989 par plusieurs personnalités, dont Marguerite Duras (écrivain), Catherine Barma (productrice), Elli Medeiros (artiste), Catherine Lara (artiste), Noria Allami (auteur de « voilées et dévoilées »), Monique Ewange-Epee (recordwoman de France du 100 mètres haie), Souad Benami (Présidente de « nana beurs »), Ségolène Royal (PS), Anne-Marie Granger (« Chahiers du féminisme »), Halima Boumédienne, etc. Michel Rocard, alors Premier Ministre, défend de son côté la défense de la laïcité et le principe de refus des exclusions[126]. Libération ne parle plus de « tchadors », mais de « foulards ». Au milieu de ce capharnaüm, le Conseil d’Etat est saisi pour trancher la question et Lionel Jospin invitera à déjeuner trois chefs d’établissement, dont celui du collège de Creil, pour leur expliquer sa position.[127] Jean-Marie André, maire (droite) de Beaucaire dans le Gard, s’apprête à exclure une trentaine d’enfants marocains des établissement scolaires de « sa » commune, mais reculera devant la mobilisation de la FCPE.[128]

L’emballement au sein du MRAP (novembre 1989)

Le MRAP n’échappe pas non plus à des divisions internes sur la question. Comme le dit Libération du 23 octobre 1989 à propos du débat de société qui vient de s’engager, « les clivages ne recoupent pas les frontières politiques et idéologiques traditionnelles. Ils départagent ceux qui prônent l’interdiction par crainte du développement de l’intégrisme et les partisans de l’autorisation, eux-mêmes différemment motivés. ». Le 6 novembre 1989, le comité local de Marseille marque sa désaprobation avec la position nationale du MRAP (contre le port du voile mais contre les exclusions). Baya Bouhouné-Jurquet rend publique une résolution adoptée en assemblée générale par le comité de Marseille « opposé à la tolérance de toute représentativité religieuse à l’intérieur des établissements d’enseignement public. ». Selon elle, « la position adoptée par le secrétariat national dans un communiqué flagorneur soutenant la position prise par Lionel Jospin à propos du voile coranique dans les écoles, constitue une violation de l’orientation de la dernière session du bureau national. Devant cette situation, écrit-elle, je me trouve dans l’obligation d’en appeller, publiquement pour être entendue, à une convocation urgente du conseil national du MRAP. ». Elle s’étonne que le MRAP « puisse soutenir une attitude obscurantiste et sexiste vis-à-vis des femmes musulmanes. ». Tout en rappelant son origine maghrébine, elle affirme qu’elle a pu « s’affranchir du port du voile après l’avoir subi pendant quinze ans » et que « toute concession accordée à l’intégrisme ne peut provoquer un nouvel essor du racisme ». Elle affirmera à l’AFP que cette divergence avec les instances du MRAP « ne marque pas une rupture, mais simplement une discussion sur un problème sensible. » [129].

Illustration Tournaire - MRAP vitrolles

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Illustration Tournaire – MRAP vitrolles

Affaire Louis Chagnon (2004)

En octobre 2003, des élèves de cinquième au Collège Georges Pompidou à Courbevoie rentrent chez eux et parlent à leurs parents du cours religion qu’ils ont eu ce jour là, dans leur cours d’histoire. Ce jour là, il s’agissait de parler de l’Islam. Les parents, devant les questionnements de leurs enfants, ont été choqués par ce qu’ils lisaient sur les cahiers et avaient du mal à donner des explications à leurs enfants.« Mahomet va se transformer en voleur et en assassin (…) il va imposer sa terreur (…) Il fait exécuter 600 à 900 juifs par jours. »[130] Le MRAP est saisi par des parents d’élèves, le dossier est étudié, les cahiers comparés, et le MRAP décide de déposer plainte contre Louis Chagnon, accompagnée de Kamel ZMIT, un des parents des élèves musulmans dont il est question ici.

Le Collectif des parents d’élèves de Courbevoie (association loi 1901) écrit le même jour à Mouloud Aounit pour l’avertir que l’Education nationale a reconnue leurs attentes :

« Suppression du cours incriminé des 3 classes de cinquième dont M. Louis Chagnon avait la charge

« Reprise du cours par un autre enseignant.

« Mission d’enquête du rectorat de Versailles

« Le 22 janvier 2004 M. Louis Chagnon est convoqué devant un conseil de discipline

« Le 29 janvier le conseil de discipline inflige un blâme à l’enseignant. »[131]

Le 22 octobre 2003, le MRAP saisi le procureur de la République pour injure et provocation à la haine, à la discrimination, et à la violence, mais devant le silence du Procureur, il décide de recourir par voie de citation directe.[132]

Le 10 février 2004, devant la sanction prise à l’encontre de Louis Chagnon (blâme) et son départ de l’Education nationale, le MRAP retire sa plainte.[133]

Louis Chagnon poursuivra et le MRAP et le président du Collectif des parents d’élèves de Courbevoie, le 6 mai 2004. Louis Chagnon s’appuie sur le fait que la dépêche de l’Agence France Presse qu’il cite lui-même (cf. note précédente) serait la seule preuve d’une plainte du MRAP pour racisme. Louis Chagnon argue que le MRAP, en ayant écrit et envoyé le texte à l’AFP, se serait substitué à la justice et aurait fait passer Louis Chagnon pour quelqu’un qu’il n’était pas : une personne qui avait produit des textes racistes ou eu un comportement visant à les diffuser auprès de jeunes enfants de 12-13 ans. Il attaque M. Kamel ZMIT pour sensiblement les mêmes raisons.[134] Louis Chagnon réclame réclame pour le MRAP une condamnation pour complicité de diffamation envers un fonctionnaire; il demande en outre 1 euro au titre des dommages et intérêts.

Au terme du procès, Louis Chagnon sera débouté et le motif de sa plainte non reconnu. Non content de cette décision, il porta l’affaire devant la cour d’appel. La Cour d’appel, qui a, comme le jugement de première instance, relaxé le MRAP et M Kamel ZMIT, a motivé son arrêt par le fait que la Cour considérait que « la relaxe était définitive » mais qu’il « convenait cependant de rechercher si des faits déférés à la cour constituent une infraction pénale ouvrant droit à la réparation au profit de la partie civile. »[135]

Or, la Cour d’appel confirma la relaxe du MRAP et de M Kamel ZMIT. Elle précisera en outre qu’en retirant sa plainte suite au blâme que reçu Louis Chagnon, et qu’en l’expliquant en ces termes, le MRAP n’avait aucunement continué à faire la publicité (Louis Chagnon se plaint de cela justement) selon laquelle Louis Chagnon serait passible, pour ces faits du moins, de poursuites pour racisme. En retirant sa plainte, toute accusation contre Louis Chagnon devient inexistante, d’où l’inexistence originelle de la possibilité d’une diffamation. Concernant la dictée, le fait que quelques élèves auraient écrit sous la dictée que Mahomet aurait fait exécuté « 600 à 800 juifs par jours » au lieu de « 600 à 900 en une journée », « ne présente en elle-même aucun caractère diffamatoire pour cet enseignant. »[136]

Monsieur Chagnon a reçu de nombreux soutiens de la part d’autres professeurs, mais aussi d’historiens, d’islamologues et du Mouvement des Maghrébins Laïques de France[137], venus témoigner en sa faveur à la barre du tribunal; tous ont exprimé leur soutien et mis en évidence la difficulté dans laquelle les enseignants sont placés quand la religion est au programme et qu’un regard critique lui est porté.

Cependant, lors du procès en première instance, Louis Chagnon avait cité à la barre un historien. Maître Gérard Taïeb, avocat du MRAP, a interrogé cet historien sur le fait de savoir si on pouvait enseigner à des élèves du même âge qu’à ceux auxquels enseignait M. Chagnon que Charles IX fut un massacreur et un assassin au moment du Massacre de la Saint-Barthélemy[138]. Dans un premier temps, gêné, le témoin refusa de répondre à Maître Taïeb puis, poussé par le Président du Tribunal, il déclara : « C’est en effet un raccourci que l’on ne peut pas enseigner de cette façon. » [139]

 

Le MRAP et l’ONU

Le MRAP est admis comme ONG auprès de l’ONU depuis 1975. Il peut introduire des témoins, à qui la parole est accordée. Ce fut notamment le cas de José Ramos Horta, dirigeant pour l’indépendance du Timor oriental, qui a reçu le Prix Nobel.

Organisation du MRAP

Les organisations locales

Le MRAP est constitué par un siège national situé à Paris. Il s’appuie sur plus de 180 comités locaux et une vingtaine de fédérations situés dans toutes la France. Les comités locaux et les fédérations sont indépendantes du siège national et ont des statuts à part[140].

Les Responsables

De sa création en 1949 au congrès de décembre 2004, le MRAP a été composé de présidents ou de présidences collégiales (rôle politique), de présidents délégués (chargés d’ester en justice), de vice-présidents (rôle politique également), et de Secrétaires généraux (généralement porte-parole du Mouvement). Au délà de 2004, le poste de Secrétaire général a été statutairement transformé en poste de Président(e), et les postes de président(e)s sont devenus des vice-président(e)s.

Les Président(e)s, vices Président(e)s, et Président(e)s délégué(e)s

  • 1949 – 1953 : Maître André Blumel (Président).
  • 1953 – 1962 : Léon Lyon-Caen (Président).
  • 1962 – 1981 : Pierre Paraf (Président), Maître Fred Hermantin (Vice-Président), Charles Palant (Vice-Président), Abbé Jean Pihan (Vice-Président).
  • 1981 – 1984 : François Grémy (Président délégué), Maître George Pau-Langevin (Présidente), Charles Palant (Président), Abbé Jean Pihan (Président).
  • 1984 – 1988 : Maître George Pau-Langevin (Présidente), Charles Palant (Président).
  • 1988 – 1989 : Maître Roland Rappaport (Président délégué), Jacques Chevassus (Président), Pierre-Marie Danquigny (Président), Albert Lévy (Président), Maître Alain Miranda (Président), Charles Palant (Président).
  • 1989 – 1996 : Jacques Chevassus (Président délégué), Pierre-Marie Danquigny (Président), Albert Lévy (Président), Maître Alain Miranda (Président), Charles Palant (Président).
  • 1996 – 1998 : Jean-Jacques Kirkyacharian (Président délégué), Jacques Chevassus (Président), Maître Pierre Mairat (Président), Paul Muzard (Président).
  • 1998 – 2001 : Maître Pierre Mairat (Président délégué), Alain Callès (Président – démissionnaire en 2000), Catherine Lloyd (Présidente), Paul Muzard (Président).
  • 2001 – 2004 : Maître Pierre Mairat (Président délégué), Jean-Jacques Kirkyacharian (Président), Paul Muzard (Président), Bertrand Barry (Président).

A partir de 2004, le Président est l’équivalent de l’ex-Secrétaire général, et les Présidents deviennent des Vice-Présidents.

  • 2004 – nos jours : Mouloud Aounit (Président), Jean-Claude Dulieu (Vice-Président), Bernadette Hétier (Vice-Présidente), Nadia Kurys (Vice-Présidente), Renée le Mignot (Vice-Présidente).

Les Secrétaires généraux

Controverses

Sur les prises de position

Depuis l’an 2000, des orientations du MRAP ont été désapprouvées par une partie de ses membres. Sa position en faveur de la libération pour motif humanitaire de Maurice Papon, partagée par Robert Badinter, a été critiquée. Le MRAP est ensuite revenu sur cette position.

Alain Callès (Président démissionnaire du MRAP de 1998 à 2000), déclarait à propos du MRAP « il est évident qu’il a abandonné dans son combat antiraciste, ses références aux principes fondamentaux qui constituaient sa colonne vertébrale. En obscurcissant les principes laïques à l’ombre du voile puis en développant le concept d’islamophobie, il ouvrait la voie à un communautarisme à l’anglo-saxonne et perdait progressivement pied avec les principes d’égalité et de citoyenneté. La citoyenneté n’est plus le combat du MRAP » (Charlie-Hebdo n° 713 du 15/2/06) Deux anciens présidents, François Grémy et Albert Lévy ont au contraire apporté leur soutien aux orientations actuelles du MRAP à la même période.

Sur ces points, lors du congrès de 2004, la ligne de la direction de Mouloud Aounit a été vivement contestée par un certain nombre de ses fédérations. Finalement Mouloud Aounit a réussi à conserver une majorité de 61% des exprimés.

Le MRAP a été accusé par un certain nombre d’intellectuels, par diverses associations dont l’Union des Familles Laïques (UFAL) ou encore par le « Mouvement des Maghrébins Laïques de France »[141] de vouloir réintroduire un délit de blasphème, disparu avec la laïcité, et d’œuvrer ainsi contre la liberté d’expression. Ces accusations ont notamment été proférées lorsque le MRAP a voulu intenter un procès à Louis Chagnon, professeur d’histoire, pour avoir évoqué devant des élèves de 5ème les activités guerrières de Mahomet dans un cours sur l’islam. Le MRAP a également poursuivi en justice, sans obtenir gain de cause, avec la Ligue française pour la défense des droits de l’Homme et du citoyen et des associations musulmanes, l’écrivain Michel Houellebecq, celui-ci ayant déclaré : « La religion la plus con c’est quand même l’islam».

Le président du MRAP, Mouloud Aounit, déclare au journal télévisé de 13h00 de France 3 dans une réaction aux propos de Jean-Marie Le Pen [142]: « la liberté de blasphémer et la liberté d’ouvrir le champ au racisme doit être condamnée avec la plus grande fermeté ». Sous l’effet des critiques de l’UFAL, Mouloud Aounit se ravisa dans une autre déclaration. Au sujet de ce propos, Mouloud Aounit précisera en 2006 sur le site du Nouvel Observateur : « Après les propos de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz et le doute qu’il a émis sur le nombre de juifs exterminés, j’ai estimé que cette déclaration était une offense blasphématoire à la mémoire des victimes de la Shoah. Le sens que je donnais à blasphème, c’était le caractère sacré de la protection de cette mémoire. C’est cela qui a été transféré en campagne. ».[143].

En 2004, lors du débat sur le port du voile dans les établissements publics français, le MRAP soutient les sœurs Levy, filles d’un des avocats du mouvement, lycéennes qui refusent d’enlever leur voile islamique dans leur lycée . Il est alors encore une fois sujet d’autres critiques qui l’assimilent à un mouvement pour l’unique défense et de prosélytisme de l’islam. Au journal de France 2 le 6 janvier 2005, Mouloud Aounit intervient sur le cas d’élèves exclus de la cantine parce qu’ils avaient refusé de manger des plats non « hallal » et il suggère que les élèves puissent avoir le choix entre plusieurs plats. Cette intervention a été aussi présentée comme une défense de l’islam[réf. nécessaire].

Le mouvement s’est aussi associé dans des déclarations et conférences à l’intellectuel controversé Tariq Ramadan, notamment au Forum Social Européen à Ivry sur Seine. Selon l’essayiste et polémiste Caroline Fourest, c’est Tariq Ramadan qui a apporté au mouvement le concept de lutte contre l’islamophobie pour faire condamner le blasphème et les critiques de l’islam en France. En 2003, la section de Paris du MRAP prendra la défense de Tariq Ramadan à la suite de son article controversé sur notamment certains intellectuels juifs [144].

En 2006, suite à la publication des Caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten dans le journal France-Soir, le MRAP est la seule association avec le Conseil français du culte musulman à porter plainte contre ce journal. Répondant à des internautes inquiets de ce qu’ils perçoivent comme une dérive identitaire et religieuse, Mouloud Aounit répond: « J’estime que le droit au blasphème fait partie intégrante de cette exigence démocratique ». [6] Cette notion de lutte contre l’islamophobie, chère au président du mouvement Mouloud Anounit, est contestée au sein même du mouvement et a provoqué des conflits et des démissions. Emmanuelle Le Chevallier, ancienne présidente de la fédération de Paris estime que ce « ce concept va à l’encontre du principe d’universalité et confond défense de l’homme et défense d’une religion ».
Pour Gérard Kerforn, président de la fédération des Landes, la promotion de ce concept d’islamophobie est « un tiers-mondisme primaire, qui conduit à tolérer dans les religions dites « des pauvres » ce que l’on n’aurait pas toléré pour d’autres religions ».[145]

Certains de ses détracteurs voient ses prises de positions en faveur d’un islam radical.

Plus généralement, le mouvement est critiqué concernant ses prises de positions clairement contre Israël dans le conflit israelo-palestinien, ainsi que par certains mouvement et intellectuels dont Alain Finkielkraut pour son mutisme quand il s’agit de dénoncer le racisme anti-blanc.

Les divergences avec SOS Racisme

Du fait des positions du MRAP en ce qui concerne ce qu’il appelle la « lutte contre l’islamophobie » et le conflit du proche orient, le mouvement a eu de fortes et parfois vives divergences avec SOS Racisme.

Le 23 novembre 2003, Malek Boutih alors encore président de SOS Racisme déclare à propos du MRAP : « Il faut dire par exemple que si je prends la société française que je connais, il y a des formes d’antiracismes différentes : il y a celui du MRAP qui défile aux cris de « Mort aux juifs », celui de la Ligue des droits de l’homme qui écrit le texte justifiant la présence de Tariq Ramadan au FSE. Mais il y a aussi celui de SOS Racisme qui lui organise des débats contre l’antisémitisme et qui l’assume. »[146] Le MRAP a porté plainte contre Malek Boutih, les cris incriminés ayant été prononcés par des éléments incontrôlés en marge de la manifestation. Le 14 septembre 2006, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a décidé de condamner Malek Boutih pour diffamation à l’encontre du MRAP. Il devra, comme le MRAP l’avait demandé, verser un euro de dommage et intérêt pour le MRAP, 1000 d’amende, et 2500 au titre 475-1 du code pénal. Cette condamnation a été confirmée par la Cour d’appel de Paris le 27 juin 2007.

En février 2006, suite au meurtre crapuleux avec des prégugés antisémites d’Ilan Halimi, une manifestation est organisée en mémoire du jeune juif assassiné, à l’appel de SOS Racisme, de la LDH, de l’UEJF et de la LICRA et avec la participation de partis politiques UDF, UMP, PS, Les Verts et le MPF. Le MRAP retire son soutien à cette manifestation, au motif de « la participation annoncée du Front national [...] et celle du MPF de Philippe de Villiers [...] Le soutien de ces deux organisations d’extrême droite met en lumière le caractère ambigu de cette manifestation et son instrumentalisation politique. »[147] Interviewé par le journal 20 minutes à ce sujet, le vice-président de SOS Racisme Patrick Klugman déclare que de la part du MRAP « cet argument est crapuleux » et qu’il « n’est pas nouveau qu’il y a un malaise au sein de ce mouvement sur les questions de l’antisémitisme ». Le vice président de SOS Racisme dit aussi se réserver « le droit d’attaquer le MRAP et son dirigeant, Mouloud Aounit, en diffamation ».[148]

Au sujet de l’antisémitisme, Maya Vigier, membre du conseil d’administration du MRAP, estime qu’au sein du mouvement « au prétexte de ne pas les stigmatiser, on ne peut plus parler du racisme antisémite en banlieues ». [149]

Affaire Robert Redeker

Robert Redeker est un professeur de philosophie qui a écrit un article critique sur l’islam, le coran et Mahomet[150]. Il a exprimé l’idée que l’Islam est une religion de violence et de haine, contrairement aux autres religions. Il a été menacé de mort par divers groupuscules islamistes et vit désormais caché. Le MRAP et Mouloud Aounit ont à la fois critiqué les propos du philosophe et condamné les menaces de mort à son encontre[151],[152]. Lors d’un débat télévisé (« L’Arène de France » le 25 octobre 2006 sur France 3), M. Aounit a associé M. Redeker à Ben Laden dans un même rejet[153].

Contestation de Mouloud Aounit et de ses positions au sein du mouvement

Suite à ses diverses prises de positions concernant l’opposition à l’islamophobie, le président Mouloud Aounit est de plus en plus contesté au sein du mouvement. En mai 2007, 26 membres du mouvement dont plusieur membres du Conseil National signent un appel considérant que Mouloud Aounit ne représente pas « les valeurs universalistes et laïques » du MRAP et estiment qu’il utilise une « rhétorique communautariste et éthniciste » [154].

Gérard Kerforn, Emmanuelle Le Chevallier, Horiya Meklerouf, René Meyer, Didier Poupardin, Yves Loriette, Anne Savigneux, Maya Vigier et Nadia Kurys, membres du Conseil National du MRAP entendent signifier par cet appel qu’ils ne reconnaissent plus Mouloud Aounit comme le président du mouvement. Gérard Kerforn avait déclaré « Nous craignons que le Mrap ne s’égare sur une voie qui n’est pas la nôtre celle de la défense d’une religion« .

Cette contestation s’est intensifiée quand Mouloud Aounit s’est déclaré candidat au mandat de député dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis en tant que « candidat des populations issues de l’immigration ». Ces membres du Conseil National ont considéré cette candidature « incompatible avec la présidence d’un mouvement qui repose sur des valeurs universelles » et ont donc demandé sa démission[155].

Publications du MRAP

  • MRAP, Chronique du flagrant racisme, Editions la Découverte, Paris, 1984 (ISBN 2-7071-1453-7).
  • Pierre Paraf[156], La France de l’affaire Dreyfus, Paris, Droit et liberté, 1978 (ISBN 2-900-213-10X).
  • Collectif, Chronique d’un combat inachevé (50 ans contre le racisme), éd. Le temps des cerises/MRAP 1999 ; livre édité à l’occasion du 50e anniversaire du MRAP
  • Marie-Agnès Combesque, Racisme, de l’injure au meurtre, éd. Syros/MRAP, 1996
  • Jeunes Israéliens et Palestiniens ensemble contre l’occupation et pour la paix, MRAP

Voir aussi [modifier]

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. http://www.migreurop.org
  2. http://www.enar-eu.org/fr/
  3. Voir notamment Renée Neher-Bernheim, Histoire juive de la Révolution à l’État d’Israël, Seuil, février 2002, 1231 pages. Cet ouvrage contient des documents historiques considérables.
  4. Cf. Gérard Noiriel, Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIX-XXe siècle), Fayard, 2007, pp. 4989-494. [à venir]
  5. Voir le cas des enfants Finaly, confiés à une militante catholique, qui les a fait baptiser et qui refuse qu’ils retournent dans leur famille.
  6. La LICA se reconstituera dans la clandestinité pour venir en aide aux victimes des lois anti-juives, en leur trouvant des caches en Province, en leur fournissant des faux papiers d’identité, en créant des réseaux d’évasion vers la Suisse, l’Espagne et l’Angleterre. Voir article LICA
  7. Même si il ne faut surtout pas en faire une généralité, beaucoup de cadres actuels de la LICRA sont avocats, contrairement au MRAP qui repose sur des cadres proches du milieu syndical, notamment enseignant. Il reste que le combat de chacune de ces associations est complémentaire en matière de lutte contre le racisme, l’une (LICRA) agissant plutôt sur l’aspect juridique en gagnant des procès, tandis que l’autre (MRAP) agit sur l’aspect social en gagnant des luttes politiques. Ceci n’est toutefois pas une généralité et ne doit pas être vu comme telle, la LICRA menant des luttes sociales (contre le racisme dans le sport par exemple), et le MRAP gagnant des procès historiques (on peut citer le procès de Maurice Schmitt contre la torture en Algérie).
  8. Historiquement, le MRAP sera toujours considéré comme ayant des affinités avec la gauche, et notamment le Parti communiste, alors que la LICRA sera considérée comme proche de la droite. On peut noter par exemple que Mouloud Aounit, actuel Président du MRAP, est élu au Conseil régional d’Ile-de-France sous les couleurs du Parti communiste (sans avoir jamais été membre du Parti Communiste Français), tandis que Patrick Gaubert, l’actuel Président de la LICRA, est élu au Parlement européen sous l’étiquette du Parti Populaire Européen (Droite). On peut noter également que tous les Présidents de SOS Racisme furent des cadres du Parti Socialiste français.
  9. Celui de l’association des médecins d’origine étrangère contre L’Epoque en mars 1949. Celui intenté par lAssociation des anciens internés et déportés juifs et par lUnion des engagés volontaires et anciens combattants juifs contre Aspects de la France qui affirmait, notamment, que les juifs « sont responsables de quelques-unes des pires conséquences de cette guerre de 1939 ».
  10. Encart, Le Monde, Paris, 2 octobre 1975.
  11. « Presse Nouvelle » : conférence nationale à paris, L’Humanité, Paris, 21 octobre 1975.
  12. Philippe Dewitte, L’immigration : l’émergence en métropole d’une élite africaine, in Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture impériale 1931-1961, Editions Autrement 2004, p. 202
  13. Philippe Dewitte, L’immigration : l’émergence en métropole d’une élite africaine, in Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture impériale 1931-1961, Editions Autrement 2004, pp. 202-203
  14. Philippe Dewitte, L’immigration : l’émergence en métropole d’une élite africaine, in Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture impériale 1931-1961, Editions Autrement 2004, p. 203
  15. Recueil se statistiques scolaires et professionnelles, 1949-1950-1951, CNDP, Informations statistiques du ministère de l’édication nationale, n°29-30, mai-juin 1961. Cité dans Philippe Dewitte, L’immigration : l’émergence en métropole d’une élite africaine, in Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture impériale 1931-1961, Editions Autrement 2004, p. 204. A propos de ces chiffres, Philippe Dewitte les qualifie d’« aléatoires »
  16. Philippe Dewitte, L’immigration : l’émergence en métropole d’une élite africaine, in Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture impériale 1931-1961, Editions Autrement 2004, pp. 204-205.
  17. Alexandre Biyidi, « Problèmes de l’étudiant noir », in « Les étudiants noirs parlent … », Présence africaine, n°14, 1953, pp 22-23.
  18. Jean-Pierre Ndiaye, enquête sur les étudiants noirs en France, Réalités africaines, 1962, p.273.
  19. Pascal Blanchard, Eric Deroo, Driss El Yazami, Pierre, Gilles Manceron, L’immigration : l’installation en métropole des populations du Maghreb, in Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture impériale 1931-1961, Editions Autrement 2004, p. 213.
  20. Jacque Simon, L’immigration algérienne en France des origines à l’indépendance, Paris-Méditéranée, 2000, et Neil Mac Master, Colonial Migrants and Racism : Algerians in France, 1900-1962, St-Martin’s, 1997.
  21. Abdelmayek Sayad, Un nanterre algérien, terre de bidonvilles, Autrement, 1995.
  22. Pascal Blanchard, Eric Deroo, Driss El Yazami, Pierre, Gilles Manceron, L’immigration : l’installation en métropole des populations du Maghreb, in Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture impériale 1931-1961, Editions Autrement 2004, p. 216.
  23. Voir notament le travail documenté de Guillaume D’Hoop, Mars 2004, Les Algériens acteurs des faits divers pendant la guerre d’AlgérieL L’article se trouve ici [1]
  24. Protest, Paris, The Standard, Nairobi, 2 juillet 1974; Le Monde, 22 juin 1975; Twinning of French city with Cape Town attacked, Daily news international, 3 juillet 1974.
  25. Tract. Archives du MRAP, 43 boulevard Magenta, 75010 Paris. Parmi les signataires : CFDT, CGT, SNEP, SNES, FSGT, Jeunesses socialistes, Jeunesses communistes, Jeunes radicaux de gauche, UNEF, PCF, PS, PSU, CIMADE, etc.
  26. une brasserie du Boulevard Saint-Germain à Paris qui s’entête à refuser de servir des noirs.
  27. Présidente du MRAP de 1981 à 1988. Elue députée en 2007.
  28. Cf. 50 ans contre le racisme : Chronique d’un combat inachevé, sous la Direction d’Albert Levy (Secrétaire général du MRAP, 1971-1989), Edition le Temps des Cerises, p. 86.
  29. Le Méridional écrit par exemple : « Nous en avons assez. Assez des voleurs algériens, assez des casseurs algériens, assez des fanfarons algériens, assez des trublions algériens, assez des syphilitiques algériens, assez des violeurs algériens, assez des proxénètes algériens, assez des fous algériens, assez des tueurs algériens. » (27 août 1973)
  30. Début 1974, l’OPEP avait restreint ses livraisons de pétrole aux USA et aux Pays-Bas. Par un curieux raccourci, on rend la population arabe généralement coupable de la crise économique qui a lieu en France. De grandes entreprises, prétextant la crise « créée » par l’OPEP, annoncent qu’elles ne renouvèleront pas leur contrat avec des travailleurs étrangers. Pour le MRAP, cette argumentation spécieuse cache non seulement des licenciements, mais contient un fond raciste évident.
  31. Cf. note confidentielle envoyée à tous les préfets et cotée « CAC 19950493 ». Son article 6 précise par exemple «Pour l’immédiat, le gouvernement a décidé d’interrompre temporairement le recrutement de nouveaux travailleurs étrangers ainsi que l’admission des familles. ». Cité dans « Suspendre l’immigration » :  » 1974  » passé au crible d’une sociologie de l’(in)décision, par Sylvain Laurens, LaSSP – GTMS (EHESS). Voir http://barthes.ens.fr/clio/revues/AHI/articles/preprints/laurens.html
  32. Le secrétaire de l’ancien commissaire aux Affaires juives condamné pour diffamation, Le Havre Livre, Le Havre, 17 octobre 1981.
  33. Marc Frederiksen de nouveau condamné, Centre Presse, Poitiers, 23 mars 1982; Encart dans l’Yonne Républicaine, Auxerre, 23 mars 1982; Le néo-nazi MarkFrédriksen de nouveau condamné, La Marseillaise, Marseille, 23 mars 1982.
  34. les juifs.
  35. Cité dans Les nouveaux visages de l’antisémitisme, Le Droit de Vivre, Paris, mars 1991.
  36. Voir le MRAP porte plainte contre le journal de rue Le Réverbère, pour « provocation à la haine raciale et à la discrimination », Le Monde, Paris, 23 avril 1996.
  37. Voir Le CRIF s’inquiète du sort des treize juifs iraniens accusés d’espionnage, Le Monde, Paris, 5 avril 2000
  38. Alain Bihel poursuivi pour « injure raciale » par le MRAP, Le Monde, 17.11.19999.
  39. le MRAP a appelé au boycott de la société Yahoo !, Paris, Le Monde,
  40. Voir http://www.migreurop.org/article583.html
  41. Voir http://www.migreurop.org/article791.html
  42. Voir http://www.migreurop.org/article915.html
  43. Voir Emprisonnés pour avoir aidé des migrants, Politis, Paris, jeudi 6 septembre 2007 (http://www.politis.fr/Emprisonnes-pour-avoir-aide-des,1816.html). Voir aussi Des associations tunisiennes réclament la libération des pêcheurs interpellés en Italie, dépêche Associated Press, Paris, 7 septembre 2007
  44. Date ? Cf. article Bertrand Delanoë, rubrique « Toponymie ».
  45. Voir A Paris, 5 000 personnes manifestent pour soutenir les femmes afghanes, Le Monde, Paris, 2 octobre 2001.
  46. http://www.humanite.fr/popup_imprimer.html?id_article=243922
  47. Voir La Gay Pride ou la grande fête pour le contrat d’union sociale, L’Humanité, Paris, 24 juin 1996 (http://www.humanite.fr/1996-06-24_Articles_-La-Gay-Pride-ou-la-grande-fete-pour-le-contrat-d-union-sociale)
  48. Voir par exemple : http://solidarite.samizdat.net/article1.html
  49. Références nombreuses à venir.
  50. Quand le procureur cite le MRAP à comparaître, L’Humanité, Paris, 31 janvier 1995. http://www.humanite.fr/1995-01-31_Articles_-Quand-le-procureur-cite-le-MRAP-a-comparaitre. Voir aussi Nadia Kurys refuse l’arbitraire, L’Humanité, Paris, 31 janvier 1995
  51. Nadia Kurys devant les juges, L’Humanité, Paris, 2 février 1995. http://www.humanite.fr/1995-02-02_Articles_-Nadia-Kurys-devant-les-juges
  52. Cf. Nadia Kurys victime du devoir, L’Humanité, Paris, 21 février 1996. http://www.humanite.fr/1996-02-21_Articles_-Nadia-Kurys-victime-du-devoir
  53. Nadia Kurys reconnue dans son droit, L’Humanité, Paris, 6 avril 1996. http://www.humanite.fr/1996-04-06_Articles_-Nadia-Kurys-reconnue-dans-son-droit
  54. Voir par exemple http://actu.fsu.fr/spip.php?article307
  55. Sartrouville : des jeunes parmi les nouveaux vigiles de la cité des Indes, Corse Matin, Bastia, 19 mars 1991. Voir Sartrouville : baisse de tension, CHarante Libre, Angoulêmeme, 29 mars 1991. Voir aussi Sartrouville s’enflamme, 29 mars 1991. Voir aussi On ne tourne pas la page, La Liberté, Lille, 29 mars 1991.
  56. Sartrouville : une nuit de violence, Dernières nouvelles d’Alsace, Strasbourg, 29 mars 1991. ‘Sartrouville : apaisement et dialogue, La Liberté de l’Est, Epinal, 29 mars 1991. Nouvelle émeute, Le Maine Libre, Le Mans, 29 mars 1991. Encore une nuit chaude, Eveil de la Haute Loire, Le Puy, 30 mars 1991. Sartrouville après l’émeute », Le calme après les vifs incidents, La voix du nord, Lille, 28 mars 1991, Divergences enttre le maire et le Préfet, La voix du Nord, Lille, 28 mars 1991. Sartrouville : violents incidents entre jeunes et forces de l’ordre, Nice Matin, Nice, 29 mars 1981. Sartouville : des jeunes parmi les jeunes vigiles de ma cité des Indes, Le Var, Toulon, 29 mars 1991. Regain de violence à Sartrouville, Nord Eclair, Roubaix, 29 mars 1991.
  57. Des réponses urgentes, La Liberté, Lille, 28 mars 20990.
  58. « Solidarité, Actualité, Drancy, 5 avril 1991. Hier : de violents incidents entre jeunes et forces de l’ordre à Sartrouville, Nord Littoral, Calais, 19 mars 1991; Sartrouville : l’apaisement, Vaucluse matin, Avignon, 29 mars 1999. L’appaisement, Sud Ouest, Bordeaux, 29 mars 1991.
  59. L’apartheid à la loupe, Afrique – Asie, Paris, 25 juin 1979.
  60. Cf. Le salut du syndicat d’Afrique du Sud, L’Humanité, Paris, 21 septembre 1979. Dans cet article, la centrale syndicale d’Afrique du Sud (Sactu) remercie la CGT pour son geste.
  61. Le MRAP condamne les liens noués avec l’Afrique du Sud, Le Monde, Paris, 19 octobre 1979; La TV et l’Afrique du Sud, La Marseillaise, 23 octobre 1979.
  62. Cf. Rugby et anti-apartheid, L’Indépendant, Perpignan, 19 octobre 1980.
  63. Cf. Réunion du comité national anti-apartheid, Dépêche Agence France Presse, 5 octobre 1980.
  64. Afrique du Sud : nouvelle flambée de luttes, Roge, Montreuil, 14 juin 1980.
  65. Cf. Manifestation contre l’apartheid devant l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris, La Liberté, Lille, 20 juin 1980; Le Monde, Paris, 21 juin 1980.
  66. Secrétaire général du MRAP.
  67. A propos du meeting contre l’Afrique du Sud organisé à Paris le 22 mai, L’Humanité rouge, Paris, 5 juin 1981. Voir aussi Afrique du Sud, Le Continent, Paris, 19 mais 1981, et Le Monde, Paris, 22 mai 1981. L’article Jane Fonda indésirable en Afrique du Sud, Combat socialiste, Paris, 25 juin 1981 fait également état de la campagne du MRAP, tout comme l’article Un tournant s’impose, Révolution, Paris, 29 mai 1981. Cf. également Afrique du Sud : appel du MRAP, Dépêche Agence France Presse, 18 juin 1981. Le nouveau Président français fraichement François Mitterrand adressera un message au MRAP, à l’AFASPA, et au Mouvement anti-apartheid pour réaffirmer le soutien de la France dans les sanctions contre l’Afrique du Sud : cf. La conférence internationale sur des sanctions contre l’Afrique du Sud, dépêche Agence France Presse, 19 mai 1981.
  68. Moscou et Washington veulent introduire le conflit Est-Ouest en Afrique australe, Le Matin, Paris, 27 février 1982.
  69. Cf. 1978 – Année internationale pour la lutte contre l’apartheid, Bulletin n°1/78 du Centre des Nations Unies contre l’apartheid, avril 1978.
  70. Voir A la Mairie : une expo du MRAP contre le racisme, Ouest-France, rennes, 4 novembre 1977.
  71. Tracts. Archives du MRAP, 43 boulevard Magenta, 75010 Paris.
  72. Archives du MRAP, 43 boulevard Magenta, 75010 Paris.
  73. Médecin et militant syndicaliste sud-africain. Assassiné en prison le 5 février 1982.
  74. Combattant contre le système raciste d’apartheid. Exécuté en Afrique du Sud à l’âge de 23 ans, le 6 avril 1979.
  75. Archives du MRAP, 43 boulevard Magenta, 75010 Paris.
  76. Cf. duplicata des lettres qu’Albert Levy a envoyé le 1er juillet 1982 à Henri Meillat, Président du groupe communiste au Conseil de Paris, à George Sarre, Président du groupe socialiste au Conseil de Paris, à Pierre Bas, Président du Groupe RPR au Conseil de Paris, à Paul Pernin, Président du groupe Libertés de Paris au conseil de Paris, à Raymond Long, Président du Groupe Paris-Renouveau au Conseil de Paris. Archives du MRAP, 43 boulevard Magenta, 75010 Paris
  77. L’ANC a 74 ans, L’Humanité, Paris, 10 janvier 1986.
  78. Sanctions contre Prétoria : bon exemple américain, L’Humanité, Paris, 6 octobre 1986.
  79. Les courriers sont signés par Albert Lévy, Secrétaire général, et George Pau-Langevin, Présidente. Duplicata des courriers, archives du MRAP, 43 boulevard Magenta, 75010 Paris.
  80. Dépêche Agence France Presse du 7 octobre 1986 référencée « FRA0270 4 I 0243 FRA /AFP-KZ59 »
  81. Cf. Interdit de séjour, La Liberté, Lille, 30 octobre 1986; Levée de boucliers contre le venue de Pieter Botha, Le Courrier Picard, Amiens, 5 novembre 1986; Botha en France : une présence contestée, L’Indépendant, Perpignan, 10 novembre 1986; La manif des antiracistes, Midi Libre, Montpellier, 12 novembre 1986; La visite de M. Botha à Longeval, La Voix du Nord, Lille, 12 novembre 1986; Botha à Longeval : le chef de l’apartheid sous haute protection, La Marseillaise du Berry, Chateauroux et L’Echo Dordogne, Perigueux, 12 novembre 1986. Il faut préciser que la CGT est la première organisation à avoir fait du 6 novembre 1986 une journée d’action contre cette visite « de la honte ». Cette mobilisation a donné lieu à une manifestation de 15000 personnes à Paris et plusieurs dizaines en province le 6 novembre 1986 dont le MRAP a été une des principales organisations, tandis que des dizaines de personnalités se joignaient au cortège (Bernard Lavilliers, Salif Keita, Rachid Bari, Jean Ferrat, Bernadette Lafont, Isabelle Huppert, Didier Daeninckx, des dirigeants de la CGT, de l’OIM, de l’ANC, du PCF, de la SWAPO, de la FEN, du SNES, de la jeunesse communiste, de l’AFASPA – Association française de solidarité avec l’Afrique et l’Asie -, etc.). Cf. Persona Non Grata, La Liberté, Lille, 6 novembre 1986 et Révoltés, La Liberté, Lille, 7 novembre 1986.
  82. Cf. Nord Matin, Lille, 8 novembre 1986.
  83. Cf. Nord Matin, Lille, 8 novembre 1986. Voir également Visa pour la Honte, dans je journal Révolution, Paris, du 14 novembre 1986, qui contient une photo de A. Senna des pierres tombales.
  84. Cf. Lyon Matin, Lyon, Saint-Etienne, 11 novembre 1986; Le Dauphiné Libéré, 11 novembre 1986; Vaucluse matin, Avignon, 11 novembre 1986.
  85. Le visiteur de la honte, Témoignage chrétien, du 17 au 23 novembre 1986, p. 3. Botha, le FN et les paras font la Somme, Libération, Paris, 12 novembre 1986.
  86. Racistes sous protection, La Liberté, Lille, 12 novembre 1986.
  87. Longeval sur apartheid, Courrier de l’Oise, Chalon sur Saône, 12 novembre 1986. L’article contient par ailleurs une photo de ce militant du MRAP en train de crier sur un dignitaire (photo de G. Grignier). Voir également Le Courrier Picard d’Amiens du 12 novembre 1986.
  88. Longeval (Somme) : l’Afrique du Sud s’offre une belle contre publicité, Nord Matin, Lille, 12 novembre 1986; Le Président Sud-African dans la Somme : Représentant le gouvernement français, le sous-préfet de Péronne est hué par la foule en déposant une gerbe; la manifestation anti-apartheid tourne à la bataille d’éclairs au chocolat, Nord Eclair, Roubaix, 12 novembre 1986.
  89. Botha, le FN et les paras font la Somme, Libération, Paris, 12 novembre 1986.
  90. Voir article Salman Rushdie
  91. On est en effet frappé, à la lecture de cet article, de l’aspect anecdotique et l’ambiance de chamaillerie qui règne autour de ces enfants de 5 ou 6 ans…
  92. France Soir, mardi 10 octobre 1989, « ’Quand je suis entrée en classe tout le monde m’a regardée » ».
  93. Le Parisien, mardi 10 octobre 1989, « Leila, Fatima et Samira iront à l’école en tchador »
  94. L’Humanité, jeudi 5 octobre 1989, « Le foulard de Fatima ».
  95. Ibid.
  96. L’Humanité, 6 octobre 1989, « Au nom de la laïcité ».
  97. Le Monde, samedi 7 octobre 1989, « Les réactions ».
  98. Le Monde, samedi 7 octobre 1989, « Les réactions ».
  99. Le Monde, samedi 7 octobre 1989, « Les réactions ». ; Gisèle Halimi démissionnera d’SOS-Racisme à la suite de cette position; cf. Lang d’accord avec le ministre de l’Education, Le Quotidien de Paris, Paris, 4-5 novembre 1989.
  100. Libération, mardi 10 octobre 1989, « devoirs religieux et cas de conscience laïcs ».
  101. France Soir, mardi 10 octobre 1989, « Quand je suis entrée en classe tout le monde m’a regardée » »
  102. Le 16 octobre, plus de dix jours après la réintégration des filles au collège de Creil et leur acceptation de retirer leur voile, Le Point, dans son numéro 891 du 16 octobre 1989, publie un dossier de 6 pages sous le titre : « Fat-il laisser entrer l’Islam à l’école ? ».
  103. La Fédération des musulmans de France demandera le 18 octobre 1989 dans un communiqué que les trois élèves de Creil remette leur voile. Selon Daniel Youssez, un des dirigeants de la Fédération, l’interdiction du port du voile équivaut à un attentat à la pudeur, tandis que l’accord avec les parents s’était fondé sur une sourate qui précise qu’il n’y a pas de péché lorsque le musulman est obligé de transgresser sa religion. (L’Humanité, jeudi 19 octobre 1989, « La Fédération des musulmans préconise le port du voile »).
  104. La démission en novembre 2006 d’Antoine Spire de la Ligue des droits de l’homme sera notamment due à des affaires de ce type. Cf. Le Monde du vendredi 24 novembre 2006.
  105. Libération, lundi 16 octobre 1989, « Le MRAP entre en lice pour le foulard de Souan »
  106. Le Provencal, mardi 17 octobre 1989, « Un voile sur l’avenir de Souha [sic] »
  107. Le Provencal, mardi 17 octobre 1989, « Un voile sur l’avenir de Souha [sic] »
  108. La presse ne donnera pas de nom de famille.
  109. Libération, vendredi 20 octobre 1989, « Tchadors solidaires à Avignon ».
  110. Cité par Libération, vendredi 20 octobre 1989, « Tchadors : les chefs religieux entrent dans le débat ».
  111. Le Bureau exécutif du Parti socialiste contestera nénamoins la position de Lionel Jospin. Cf. Le Monde, vendredi 27 octobre 1989, « La position du ministre de l’éducation contestée au sein du bureau exécutif du PS ».
  112. Le Quotidien de Paris, vendredi 27 octobre 1989, « Tchadors : les profs refusent Jospin ».
  113. Le Quotidien de Paris, jeudi 26 octobre 1989, « Deux députés socialistes avec le foulard ».
  114. Le Quotidien de Paris, vendredi 27 octobre 1989, « Le député PS Jacques Lavédrine : « Pourquoi j’ai porté le voile » ».
  115. Voir plus haut. Cf. également Le Quotidien de Paris, vendredi 27 octobre 1989, « Une nouvelle plainte contre un proviseur »
  116. Pierre Bernard a été condamné en 1989 et 1991 pour discrimination raciale après avoir refusé pendant de longues années d’inscrire des enfants immigrés dans « ses » écoles municpales. Le MRAP sera à l’origine des deux plaintes. Cf. Montfermeil, ville-laboratoire de la droite extrême, Informations Syndicales et Antifascistes, juillet 2006.
  117. France Soir, jeudi 2 novembre 1989.
  118. France Soir, jeudi 2 novembre 1989.
  119. Alors maire de Marseille.
  120. Marseille : le maire veut une mosquée « belle comme une cathédrale », Le Figaro, Paris, 2 novembre 1989.
  121. Le débat perdurera en ces termes jusqu’en 2006, date où une loi sera spécifiquement votée pour trancher la question des signes religieux à l’école.
  122. L’opposition dénonce la « triple faute » de Lionel Jospin, Creil : Jospin « invité » par les enseignants, La Voix de l’islam ne défilera pas, Lang d’accord avec le ministre de l’Education, Le Quotidien de Paris, Paris, 4-5 novembre 1989.
  123. D’Eugène Spuller à Danielle Mitterrand, L’Humanité, Paris, 4 novembre 1989.
  124. Cf. Les voies de l’Islam, Les mosquées entre prière et polémique, Le Quotidien de Paris, Paris, 4-5 novembre 1989.
  125. Cf. Un maire PC « comprend » celui de Montfermeil, Le Quotiden de Paris, Paris, 4-5 novembre 1989. Rappellons que Pierre Bernard a été condamné pour discrimination raciale à deux reprises suite à deux plaintes du MRAP pour ces refus de service public. Cf. Montfermeil, ville-laboratoire de la droite extrême, Informations Syndicales et Antifascistes, juillet 2006.
  126. Pour « une laïcité de la ville », Libération, Paris, 6 novembre 1989.
  127. Concilier l’inconciliable, un jeu délicat pour le Conseil d’Etat, Libération, Paris, 6 novembre 1989. Cette édition de Libération publie d’ailleurs 9 pages sur la thématique du voile à l’école. Voir également Coup de pied en touche, L’Humanité, Paris, 6 novembre 1989. Et les pages 2 à 6 de l’édition du 6 novembre 1989 du Quotidien de Paris.
  128. Parents très vigilants, L’Humanité, Paris, 6 novembre 1989.
  129. Zizanie au MRAP, le Quotidien de paris, Paris, 7 novembre 1989.
  130. La phrase plus ou moins reconstituée à l’audience donnererait : « Mahomet va se transformer en voleur et en assassin (…) Il va imposer sa religion par la terreur (…) Il fait exécuter 600 à 900 juifs en une journée ».
  131. Lettre du CREC, Collectif des parents d’élèves de Courbevoie, Association loi 1901, créé le 23 octobre 2003, reçu au MRAP le 3 février 2004 par fax.
  132. Cf. Communiqué du MRAP du 10 février 2004 – produit à l’audience. Voir également dépêche Agence France Presse, Le MRAP veut poursuivre le professeur qui avait traité d’assassin Mahomet, 17 décembre 2000 4:42:29 PM – produite à l’audience également.
  133. Mahommet traité d’assassin : professeur sanctionnée, le MRAP retire sa plainte, dépêche Agence France Presse, 12 février 2004.
  134. Cf. Citation directe émise par le Tribunal correctionnel de Paris le 6 mai 2004.
  135. Toutes ces informations proviennent des actes du procès. Voir également l’Arrêt du 09 novembre 2005, n°50/03126.
  136. Voir l’Arrêt du 09 novembre 2005, n°50/03126.
  137. Sur le « Mouvement des Maghrébins laics de France », et toute le mouvement de soutien à Louis Chagnon, cité en soutien dans cette partie, voir le texte du MRAP « Les communautaristes en délire !… » http://web.archive.org/web/20050105082007/mrap.asso.fr/article.php3?id_article=693. Voir également « Qui tire les ficelles du « Mouvement des maghrébins laïques de France » et de la campagne calomnieuse contre le MRAP ? », par le MRAP, Paris, février 2004 : http://web.archive.org/web/20050105102957/mrap.asso.fr/IMG/pdf/doc-123.pdf
  138. Massacre perpétré à Paris par les catholiques sur les protestants le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy. Voir
  139. Voir les minutes du procès.
  140. Afin de pouvoir effectuer plus rapidement des démarches juridiques.
  141. Sur le « Mouvement des Maghrébins laics de France », cité en soutien dans cette partie, voir le texte du MRAP « Les communautaristes en délire !… » http://web.archive.org/web/20050105082007/mrap.asso.fr/article.php3?id_article=693. Voir également « Qui tire les ficelles du « Mouvement des maghrébins laïques de France » et de la campagne calomnieuse contre le MRAP ? », par le MRAP, Paris, février 2004 : http://web.archive.org/web/20050105102957/mrap.asso.fr/IMG/pdf/doc-123.pdf
  142. http://www.atheisme.org/mrap-islam.html
  143. http://www.nouvelobs.com/forum/archives/forum_497.html ; « Mouloud Aounit contre le droit au blasphème »
  144. http://www.naros.info/article.php3?id_article=258
  145. Article du Monde, 06.06.06 intitulé « L’ »islamophobie » secoue le MRAP »
  146. http://www.mrap.asso.fr/communiques/haine-malek
  147. Communiqué sur la manifestation suivant le meurtre d’Ilan Halimi.
  148. « SOS Racisme se réserve le droit d’attaquer le MRAP », 20 minutes, 24 févier 2006.
  149. Article du Monde, 06.06.06 intitulé « L’ »islamophobie » secoue le MRAP »
  150. Article
  151. Communiqué du MRAP
  152. Communiqué du MRAP
  153. desinfos.com
  154. Des membres du Mrap fustigent Mouloud Aounit, Le Nouvel Observateur, 24/05/2007
  155. Des membres du Mrap fustigent Mouloud Aounit, Le Nouvel Observateur, 24/05/2007
  156. Président du MRAP de 1962 à 1981.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_contre_le_racisme_et_pour_l%27amiti%C3%A9_entre_les_peuples »

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Association ou organisme français

Posté par issopha le 26 septembre 2007

Association ou organisme français

 

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

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« Association ou organisme politique français »

 

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 « Association ou organisme français lié à l’éducation »

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« Association française de consommateurs »

 

 

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« Association ou organisme français lié à la santé »

 

 

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Organisation non gouvernementale française

 « Organisation non gouvernementale française »

 

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Association ou organisme français lié à la religion

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Association ou organisme français lié à la protection de l’environnement

Association ou organisme français dans PORTAIL DES ASSOCIATIONS ET ONG FRANCAIS 24px-PCN-icone Portail de la conservation de la nature

  

  

 « Association ou organisme français lié à la protection de

  

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La censure au Cameroun et au Gabon coûte 5 milliards FCFA aux médias

Posté par issopha le 26 septembre 2007

La censure au Cameroun et au Gabon coûte 5

milliards FCFA aux médias

CAMEROUN – 24 septembre 2007 – PANAPRESS

La censure administrative a causé aux médias camerounais et gabonais un préjudice estimé à au moins 5 milliards de FCFA, estime le politologue camerounais Thomas Atenga dans un livre qui vient de paraître à Paris.

Intitulé « Cameroun, Gabon : la presse en sursis », l’ouvrage publié aux Editions Muntu analyse en 10 chapitres repartis sur 255 pages, « la technologie de la censure » au Cameroun et au Gabon.

« Je tente dans cet ouvrage de dégager la signification de la répression de la presse au Cameroun et au Gabon », a déclaré à la PANA M. Atenga, auteur d’une thèse de doctorat en Sciences politiques sur le même sujet à l’université de Paris 1 Sorbonne.

« Il s’agit d’évaluer l’ampleur de cette censure et voir quel a été son impact social et économique dans les deux pays. J’estime, que du fait de la répression, la presse a perdu au moins 5 milliards de FCFA au Cameroun et au Gabon », a ajouté le politologue camerounais.

Selon son évaluation, depuis 1990, 450 procès ont été organisés contre la presse au Cameroun et 250 au Gabon.

« On constate que le régime de Paul Biya au pouvoir depuis 25 ans et celui de Omar Bongo Ondimba au pouvoir depuis 40 ont résisté avec une certaine efficacité au vent de démocratisation en Afrique. La répression de la presse a été un élément essentiel de cette résistance », a par ailleurs confié M. Atenga.

Evoquant le niveau professionnel de la presse dans les deux pays d’Afrique centrale, il a déploré « la mal formation » des journalistes et une profession « inconstruite ».

« Les mises à sac répétées des locaux, les saisies, les harcèlements ont conduit à l’existence de ce que j’appelle une profession inconstruite dans ces deux pays. Les journaux ont perdu leur liberté de ton et sont tombés dans l’uniformisation », a regretté le politologue camerounais.

A signaler que le Cameroun et le Gabon occupent les dernières places du classement en matière de respect de la liberté de la presse établi par l’association internationale Reporters sans frontières (RSF), basée à Paris.

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Un autre scandale frappe la présidente du Parlement

Posté par issopha le 26 septembre 2007

  

Un autre scandale frappe la présidente du

Parlement

NIGERIA – 24 septembre 2007 – PANAPRESS

La présidente de l’Assemblée nationale du Nigeria, Patricia Etteh, déjà en bute à de sévères critiques sur sa gestion financière, est à nouveau accusée d’avoir falsifié ses titres pour se présenter à l’élection de la Chambre des représentants. Mme Etteh, la première femme à occuper la position de quatrième personnalité du Nigeria, est dans l’oeil du cyclone suite aux révélations selon lesquelles, elle a rénové sa résidence officielle et celle de son adjointe pour un montant de 628 millions de nairas (5 millions de dollars US), mais aussi d’avoir acheté 12 voitures officielles.

Un autre scandale frappe la présidente du Parlement dans PARFUMS DE SCANDALES

Le prix de l’une des voitures, une Mercedes, est chiffré à 25 millions de nairas (200 000 dollars US).

Réagissant à la dernière accusation relative à la falsification de ses diplômes, Mme Etteh a estimé qu’il s’agit d’ »un tissu de mensonges » concotés par ceux qui veulent la discréditer.

« Je n’ai jamais prétendue être ce que je ne suis pas. Je n’ai pas présenté des diplômes que je n’ai pas et mes qualifications et mon CV peuvent être consultés par tout le monde », a-t-elle déclaré dans un communiqué rendu public ce week-end à Abuja, la capitale fédérale.

« Tous les Nigérians savent que je suis esthéticienne. J’ai un diplôme en Droit et je termine ma licence en Sciences politiques à l’université d’Abuja » a-t-elle affirmé.

Les détracteurs de la présidente du Parlement, dont l’ex-leader syndical, Adams Oshiomhole, estiment que ses diplômes « peu élevés » et son manque d’expérience ne lui permettent pas d’exercer une fonction aussi importante, et réclament sa démission.

Pour eux, elle a fait preuve d’un manque sérieux de délicatesse en approuvant la somme de 628 millions de nairas pour rénover seulement deux bâtiments et acheter des voitures, dans un pays où plus de 70% des citoyens vivent avec moins d’1 dollar US par jour.

Mais la présidente du Parlement estime que ces accusations relèvent du dénigrement, et non d’une « réelle volonté de protéger le contribuable ou de lutter contre la corruption ».

Un panel mis sur pied pour enquêter sur le scandale de la rénovation des deux maisons doit soumettre son rapport dans le courant de cette semaine, et les conclusions de cette enquête devraient être déterminantes pour le maintien de Mme Etteh à son poste.

Toutefois, elle s’est défendue de tout acte répréhensible en approuvant les contrats de rénovation, en affirmant que la commission qu’elle a présidée, qui donne le feu vert pour les contrats, a suivi la procédure légale.

Ses détracteurs, pour leur part, pensent que l’attribution de ces contrats n’a pas suivi la procédure normale et que l’argent consacré à ces travaux ne figurait pas dans le budget 2007 du Parlement.

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Faut-il avoir peur des tests ADN ?

Posté par issopha le 26 septembre 2007

Faut-il avoir peur des tests ADN ?

 

FRANCE – 23 septembre 2007 – par GEORGES DOUGUELI

 

La nouvelle loi sur la maîtrise de l’immigration suscite, à tort ou à raison, une tempête de protestations essentiellement morales.

Après des débats tendus à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration a été adopté le 20 septembre, au petit matin, par les députés français. Critiqué jusque dans les rangs de la majorité, ce texte autorise « le demandeur d’un visa pour un séjour d’une durée supérieure à trois mois, […] ressortissant d’un pays dans lequel l’état civil présente des carences » à « solliciter son identification par ses empreintes génétiques afin d’apporter un élément de preuve d’une filiation déclarée avec au moins l’un des deux parents ».

Faut-il avoir peur des tests ADN ? dans ACTUS ET DEBATS AFRIQUE

Autrement dit, un étranger résidant régulièrement en France peut, s’il souhaite faire venir auprès de lui l’un de ses enfants, recourir à un test ADN pour accélérer la ­procédure en établissant la preuve de sa filiation. Cette disposition controversée – un député de la majorité la juge même « raciste et discriminatoire » – a été quelque peu atténuée dans sa mouture finale : elle ne sera mise en œuvre qu’à titre expérimental, jusqu’au 31 décembre 2010. À cette date, le gouvernement devra soumettre au Parlement un bilan de son application. Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, a également décidé que les tests ADN seraient, en cas d’octroi du visa, remboursés par l’État. Dans la proposition initiale de Thierry Mariani, le député auteur de l’amendement, ils étaient entièrement à la charge du candidat au regroupement familial.

Même adoptée par l’Assemblée, la loi Hortefeux continue de diviser l’opinion. Tout le monde s’accorde sur la nécessité de maîtriser l’immigration, mais un certain nombre de scientifiques et d’associations n’en sont pas moins embarrassés, voire choqués, par ce recours à une solution contraire à la tradition française. Pour l’instant, seuls les étrangers sont visés – ce qui est déjà beaucoup -, mais demain ? La loi de bioéthique de 1994 et l’article 16-11 du code civil n’autorisent les tests génétiques qu’à des fins scientifiques et médicales. Un père de famille n’a, par exemple, pas le droit, sans le feu vert d’un juge, de faire réaliser un test ADN pour s’assurer qu’il est bien le géniteur de ses enfants.

Ceux qui s’opposent aux tests génétiques pour des raisons éthiques s’indignent de ce « retour en arrière ». Directeur de l’Institut Cochin de génétique moléculaire, Axel Kahn explique : « En règle générale, les enfants procèdent biologiquement de la mère et d’un père. Mais il n’en est pas toujours ainsi. La femme peut être inséminée avec un sperme de donneur ; les enfants peuvent être adoptés ; le père légal peut être différent du père biologique sans que cela remette en question le lien familial. » Que fera-t-on, par exemple, si une femme désirant rejoindre son époux a trois enfants, dont un d’un père différent ? « La mère sera-t-elle contrainte d’abandonner cet enfant illégitime ? » s’interroge le Pr Kahn. Selon les généticiens, entre 3 % et 8 % des enfants français de souche sont adultérins. Ces chiffres sont sans nul doute beaucoup plus élevés dans le cas d’une famille dont le père réside depuis longtemps à l’étranger.

Reste que, scandaleux ou pas, les tests génétiques ont pour but essentiel de lutter contre la fraude et les défaillances de l’état civil dans certains pays d’immigration. Et que de nombreux autres pays occidentaux y recourent sans complexe. Une étude commandée par le Sénat et publiée au mois de juin confirme l’existence d’une « fraude documentaire endémique ». À la suite du « scandale des visas » au consulat de France à Moscou, en août 2006, le sénateur UMP Adrien Gouteyron a enquêté au Congo (Pointe-Noire), à Madagascar (Toamasina, Antananarivo), en Russie (Moscou, Saint-Pétersbourg) et en Turquie (Ankara, Istanbul). Il a constaté que les consulats de France reçoivent de nombreux dossiers de demande de visa (entre 30 % et 80 %, selon les pays) constitués de faux documents. Et que les pressions des élus, des cabinets ministériels et des acteurs économiques pour favoriser tel ou tel dossier ne sont pas rares.

Au consulat de Pointe-Noire, il relève « trop d’exemples de regroupement familial dont il avait été démontré que le lien de filiation avait été falsifié ou de jugements de naturalisation avec des identités usurpées ». À en croire son rapport, la pratique est également courante dans des pays comme le Sénégal, la RD Congo, les Comores et la Côte d’Ivoire.

Sur le terrain, en Afrique, les agents consulaires n’ont pas attendu le rapport Gouteyron pour tenter d’endiguer la fraude. En général, ils demandent aux services de l’état civil de certifier que le document présenté dispose d’une « souche » dans les registres de la commune de naissance du demandeur. Mais les agents de l’État ne sont pas tous irréprochables et transmettent souvent de fausses informations aux consulats. Conscients des limites du procédé, les Américains utilisent pour leur part les services d’un auxiliaire de justice assermenté, qui se rend dans les mairies et les centres d’état civil pour constater de visu l’existence des souches.

Tandis que l’opinion se focalise sur le recours aux tests ADN – qui doit encore être examiné par le Sénat -, d’autres dispositions de la loi Hortefeux sont passées complètement inaperçues. Ainsi, les demandeurs d’asile déboutés n’ont désormais plus que quinze jours pour saisir la Commission des recours des réfugiés, au lieu d’un mois auparavant. Par ailleurs, afin de prendre « la mesure de la diversité des origines des personnes », l’interdiction de tout recensement sur des bases ethniques a été supprimée. Et si l’ADN n’était finalement que l’arbre qui cache la forêt ?

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Hortefeux: L’homme-lige monte au front

Posté par issopha le 26 septembre 2007

Dimanche 16 Septembre 2007

  

  

Hortefeux: L’homme-lige monte au front

Par Alexandre DUYCK
Le Journal du Dimanche

Brice Hortefeux sera en première ligne mardi à l’Assemblée pour présenter le projet de loi sur l’immigration. La polémique autour du recours au test ADN pour les candidats au regroupement familial a fait rage la semaine dernière, mais le patron su sulfureux ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale front. Retour sur le parcours de ce fidèle sarkozyste.

Sur le même sujet

Longtemps, il parla à la place de Nicolas Sarkozy sans être jamais cité. Du maire de Neuilly, du ministre, du président de l’UMP, du candidat à l’élection présidentielle, il fut, selon les journaux, « l’homme lige« , « le porte-serviettes et le porte-flingue« , « l’incarnation de l’identité sarkozyste« . Désormais en charge du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, Brice Hortefeux défendra, à partir de mardi, le nouveau projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile. « Un texte qui allie fermeté et protection, argumente-t-il, qui permettra de mieux équilibrer immigrations issues du regroupement familial et économique et limitera les dangers du communautarisme. » Pour cet angoissé ambitieux de 49 ans, l’heure du vrai baptême du feu est venue.

« L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare« , se plaît à dire Brice Hortefeux. Il se voyait devenir ministre de l’Intérieur, mais cette fois, il a été pris au dépourvu. C’est Michèle Alliot-Marie que Nicolas Sarkozy a installée Place Beauvau. Hortefeux a-t-il payé l’impair commis en avril, quand il proposa, en pleine campagne, d’instaurer une dose de proportionnelle aux législatives, laissant supposer que le candidat de l’UMP se montrait décidément très prévenant à l’égard du Front national ? « C’est intolérable, avait alors hurlé Nicolas Sarkozy. Il y aura de grosses déceptions à l’arrivée. Je l’ai trop gavé, maintenant il fait n’importe quoi !« *

« L’Intérieur ? Evidemment que ça m’aurait plu« 

Brice Hortefeux préfère penser qu’une comparaison encombrante lui barra la route: celle qui le rapproche souvent de feu Michel Poniatowski, influent et sulfureux ministre de l’Intérieur de Valéry Giscard d’Estaing. « On aurait dit qu’en plaçant son fidèle à ce poste, il allait avoir encore plus la mainmise sur l’appareil policier« , estime-t-il. Autre raison invoquée: il fallait un homme sûr pour diriger ce nouveau ministère de l’Immigration dont l’acte de naissance fit quelque scandale (Marie-George Buffet invoqua Vichy, François Bayrou parla d’une « remise en cause des principes républicains les plus élémentaires« ) mais séduisit une large part des électeurs habituels du FN.

« L’Intérieur ? Evidemment que ça m’aurait plu. Mais le défi que j’ai à relever – préserver la cohésion nationale – est passionnant« , assure Hortefeux. Sans compter que, comme le glisse perfidement un de ses collaborateurs, « pendant que Michèle Alliot-Marie préside une réunion sur les croisements de chiens dangereux, nous, on élabore le projet de loi sur l’immigration. C’est quand même d’une autre importance… » Le voici donc Premier ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale. Pourquoi lui ? Etait-il le seul à pouvoir assumer cette politique sans états d’âme ? « C’est exactement ça« , confirme l’intéressé, figure détestée d’une grande partie de la gauche mais défendue par Dominique Sopo, président de SOS Racisme: « Il est clairement à droite, mais ce n’est pas un psychopathe de l’expulsion. »

Sarkozy: « Avec Brice, on aura des résultats« 

Brice Hortefeux a tendance à voir des trotskistes un peu partout, surtout chez les défenseurs des sans-papiers (lui dit « clandestins« ). Il aime l’ordre, estime que « l’organisation permet la liberté » et répète que « tout étranger en situation irrégulière a vocation à quitter le territoire« . Y compris les parents d’enfants scolarisés, à l’exception de quelques cas particuliers qu’il se dit prêt à examiner personnellement – « sinon, ça veut dire « venez tous »« . Ainsi vient-il de régulariser Mme Zhang, mère de famille chinoise vivant à Paris dont le cas a été récemment médiatisé. Mais à une interlocutrice favorable à une plus large régularisation, il répond, cassant: « C’est ça. Et après je les enverrai tous chez vous ! »

A l’entendre, son profil répondait trait pour trait aux attentes du président de la République: un fidèle discret, moins gaffeur qu’un Patrick Devedjian et efficace. « Avec Brice, on aura des résultats« , aurait assuré Sarkozy. Les deux hommes se connaissent depuis 1976, quand le premier dit au jeune leader UDR survolté: « Je veux travailler avec vous. » Tous deux ont étudié le droit et fréquenté Sciences-Po sans en décrocher le diplôme. Ils croient l’un en l’autre. « Maintenant, il faut aller jusqu’au bout« , lance Hortefeux à Sarkozy dès 1984. Ensemble ils prendront la mairie de Neuilly, où il est né, l’UMP, l’Elysée. Nicolas Sarkozy fera de lui le parrain de son fils Jean.

En 1995, Brice Hortefeux est nommé préfet. Sa promotion suscite un tollé dans le corps préfectoral. Un recours est déposé devant le Conseil d’Etat mais, une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy est derrière lui. Quatre ans plus tard, Sarkozy, élu député européen, lui cède son fauteuil à Strasbourg. Les années passent, l’un joue le rôle vedette, l’autre celui du conseiller courtisé, influent, écouté et craint. De son mentor, Hortefeux apprend l’art de parler à bâtons rompus, en mêlant confidences « off » et déclarations officielles, laissant son interlocuteur faire le tri. Comme le Président, il peut dire des horreurs sur d’autres hommes politiques, surtout s’ils font partie de son camp, les traitant de « connards, complètement malades, vieux cons, vraiment pas fiables… » Parfois, le vocabulaire est recherché. Ainsi Jean-Louis Debré souffrirait-il de psittacisme: « Une tendance à répéter mécaniquement les choses. C’est généralement bénin chez les enfants. »

« S’il se présente aux municipales, on verra s’il en a !« 

Imitant à la perfection Valéry Giscard d’Estaing, il manie un humour souvent brillant, plus délicat que celui dont use son ami Jean-Marie Bigard. Jack Lang, Michel Charasse, Marielle de Sarnez apprécient aussi cette ironie « très british, très brillante, signe d’une grande intelligence » qu’évoque Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, qui siège à ses côtés lors des Conseils des ministres. A l’occasion, ses bons mots savent se faire assassins, mettant parfaitement mal à l’aise et ciblant aussi bien le président d’une association d’aide aux réfugiés que celui du conseil général du Rhône, comme jeudi à Lyon, ou qu’un député agaçant, vendredi en Haute-Loire. Que faire, sinon sourire bêtement et longuement en avalant sa salive ? Car le ministre, vite coléreux, accepte difficilement la contradiction et le sarcasme formulé à son encontre.

Haute stature, maintien droit (il est colonel de réserve dans l’armée de l’air), mocassins cirés à la perfection, boutons de manchettes brillants, costumes Lord un brin démodé, cheveux rares et blonds, teint pâle mais joues roses… Ce « lézard dangereux« , selon le député (ex-PC) Maxime Gremetz, « est un homme courtois, comme peuvent l’être les grands bourgeois, mais qui manque d’humanité« , assure la députée socialiste Odile Saugues, qui le côtoie depuis longtemps à Clermont-Ferrand où Hortefeux, d’origine auvergnate, revient chaque fin de semaine. « Clermont, c’est une ville ouvrière. Ce n’est pas son monde, reprend cette ancienne employée Michelin. Mais je lui reproche surtout son manque de courage. C’est facile de se moquer des autres quand vous savez qu’ils n’oseront pas vous répondre. C’est facile de faire carrière dans l’ombre du futur président de la République. C’est moins facile de se présenter face aux électeurs. Le suffrage universel, ça vous tanne la peau. Alors, s’il se présente aux municipales, là, on verra bien s’il en a ! » Le bastion socialiste semble imprenable par la droite. Mais le ministre rêve surtout de conquérir la région. Se présenter aux municipales reviendrait à prendre date en attendant mieux, lui qui philosophe sur l’ingratitude de la politique mais court âprement après le pouvoir.

*Le Monde, 15 au 16 avril 2007.

Publié dans LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY, QUESTIONS DES MINORITES, SUR L'IMMIGRATION DANS LE MONDE | Pas de Commentaire »

L’Assemblée dit oui à l’ADN

Posté par issopha le 26 septembre 2007

Jeudi 20 Septembre 2007

  

  

L’Assemblée dit oui à l’ADN

Par Stéphane RIO
leJDD.fr

Une séance nocturne et un sujet houleux propices à l’intensité. C’est l’ambiance qui a régné la nuit dernière dans l’hémicycle où les députés ont adopté à main levée le projet de loi de Brice Hortefeux sur l’immigration. Les tests ADN ont été validés et l’examen de Français rendu obligatoire. Le Sénat examinera à son tour le projet de loi le 2 octobre.

Sur le même sujet

Jusqu’au bout de la nuit. Les députés ont planché très tard, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour débattre puis adopter le projet de loi soutenu par le ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement. C’est par un vote à main levée que les élus ont validé le projet, très controversé.C’est notamment sur la question de la mise en place de tests ADN pour les candidats au regroupement familial que les tensions ont été les plus vives. Validé par 91 voix contre 45, « l’amendement ADN« , rapporté par le député UMP Thierry Mariani, a allongé le débat. La tension était palpable dans l’hémicycle, Mariani lançant aux députés d’opposition qu’il n’avait que faire de leurs leçons de morale. Même si le texte est controversé au sein même de la majorité présidentielle, les députés UMP présents à l’Assemblée ont soutenu le projet. « C’est un texte pragmatique et juste. Il nous dote d’outils pour lutter contre l’immigration clandestine« , a commenté Eric Ciotti.

« Un modèle basé sur l’exclusion »

Le groupe UMP a vu le soutien du Nouveau centre et l’opposition des groupes socialiste, communiste et verts. « Ce texte est gravement entaché constitutionnellement. C’est une mauvaise action. Nous le déférerons au Conseil constitutionnel« , a dit le socialiste George Pau-Langevin. « Avec ce texte vous allez imposer un modèle basé sur l’exclusion« , a renchéri le communiste Patrick Braouezec.

Le recours aux tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial a donc été validé à titre expérimental, jusqu’au 31 décembre 2010. L’examen génétique, facultatif et fait après consentement express du demandeur, lui sera remboursé si le visa est accordé. Outre les tests ADN, le projet de loi prévoit que toute personne de plus de 16 ans demandant à rejoindre la France au titre du regroupement familial devra se soumettre à « une évaluation de son degré de connaissance de la langue et des valeurs de la République« , complétant ainsi les lois de 2003 et de 2006.

Le texte envisage également la modification des conditions de ressources en les indexant à la dimension de la famille et prévoit la création d’un contrat familial. Ainsi, les ressources exigibles pour bénéficier du regroupement devront, « être, au moins, égales » au SMIC et, « au plus, égales à ce salaire majoré d’un cinquième« . Autre innovation majeure : la levée de l’interdiction du recensement des origines ethniques, qui pourront désormais être collectées à des fins d’études sur « la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration« .

Le gouvernement ayant déclaré l’urgence, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée dès l’adoption du projet de loi par le Sénat afin de mettre au point un texte commun aux deux assemblées qui sera ensuite soumis aux députés et sénateurs pour son adoption définitive.

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Réactions à l’article

  • jeudi 20 septembre – 12h21
    Par candide
    Si une femme a fauté comme cela arrive parfois, son mari devra-t-il la répudier ou la tuer ? et l’enfant ? sera-t-il abandonné? Je fais partie de ceux qui ont voté à gauche, je ne me reconnais pas dans cette loi inique. Heureusement que les lois dans ce pays ne sont pas souvent appliquées, tant mieux mais à quoi servent les députés? Que ma colère soit contagieuse et que le CC rejete cette loi.
  • jeudi 20 septembre – 14h14
    Par snut
    tous les immigrés vont désormais vivre dans la crainte (dessin)

    http://www.snut.fr/images/570.jpg

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Sarkozy, un ami qui veut du bien

Posté par issopha le 26 septembre 2007

Lundi 24 Septembre 2007

  

Sarkozy, un ami qui veut du bien

 

 

Par Marianne ENAULT
leJDD.fr

Avant son départ pour New York et l’Assemblée générale des Nations unies, Nicolas Sarkozy a accordé une longue interview aux quotidiens New York Times et International Herald Tribune. Iran, Otan, Fed, Irak ou Afrique, le chef de l’Etat passe en revue les sujets brûlants. Et de rappeler la place qu’il entend donner à la France sur la scène internationale.

  

« Un Français pressé« . Dans un article consacré au président français à l’occasion de la 62e Assemblée générale des Nations unies, le New York Times invite à suivre Nicolas Sarkozy : « Dressez la carte de sa route.  » Et de donner le ton en préambule : Nicolas Sarkozy « revendique le leadership de l’Europe« . Celui de la France, aussi. « Je peux être critiqué pour vouloir la première place pour la France. Mais si la France ne la prend pas, qui le fera ?« , s’interroge-t-il dans le quotidien américain.L’International Herald Tribune dresse la liste des sujets sur lesquels Nicolas Sarkozy entend faire valoir le « made in France ». Dont la question « la plus brûlante » pour le chef de l’Etat français : le dossier nucléaire iranien. Après les propos fracassants de son ministre des Affaires étrangères sur l’éventualité d’une guerre contre la République islamique, Nicolas Sarkozy tente de calmer le jeu. Et rappelle son ministre à l’ordre. « Pour ma part, je ne prononce pas le mot guerre« , explique-t-il. Une position identique à celle prise jeudi dernier lors d’un entretien télévisé sur France 2 et TF1. Deuxième désaveu pour Bernard Kouchner : la visite en Iran. A la proposition du chef de la diplomatie française de se rendre à Téhéran pour dénouer la crise, Nicolas Sarkozy répond : « Les conditions d’un voyage aujourd’hui à Téhéran ne sont pas remplies. Dans les couloirs de l’ONU, on peut discuter. Un voyage à Téhéran, c’est autre chose.« Iran : « Une palette de situations« Nicolas Sarkozy s’est également livré à un difficile jeu d’équilibriste. Objectif : rappeler la fermeté de la France dans le dossier iranien, et par là-même la proximité des points de vue entre Paris et Washington, tout en soulignant l’importance de la diplomatie et l’indépendance de la France sur ce sujet.

Lors de son discours aux ambassadeurs, au mois d’août, le chef de l’Etat avait insisté sur la nécessité de tout faire pour « échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran« . Il n’a pas changé d’avis : « Ce n’est pas vrai qu’il n’y a aucune solution entre la soumission et la guerre. » Entre les deux, « il y a une palette de situations, de solutions qui existe, comme le renforcement des sanctions qui finiront par produire leurs effets« , estime-t-il. En attendant l’adoption d’un nouveau train de sanctions à l’ONU, Nicolas Sarkozy propose que l’Union européenne impose des mesures coercitives à Téhéran.

Leadership de l’Europe donc, dans le dossier iranien. Leadership de la France, aussi. Interrogé sur la déclaration de Washington, « Toutes les options sont sur la table« , il répond : « L’expression ‘toutes les options sont sur la table’ n’est pas la mienne et je ne la fais pas mienne. » Le président français insiste: « Je ne détermine pas ma position dans le dossier iranien uniquement en fonction de la position américaine. »

« Destinées à briller« 

Une prise de position renforcée par les déclarations sur le « multilatéralisme« , seul capable d’assurer la paix dans le monde. « Aucun pays ne peut imposer seul sa loi au monde« , martèle-t-il. Mais la pique à l’hyperpuissance américaine est aussitôt contrebalancée par des déclarations d’amitié. Il se dit « fier » que plusieurs candidats à l’élection présidentielle américaine, dont le maire de New York, Rudolph Giulani, « cite ses propos« .

« Je veux dire aux Américains que les Français sont leurs amis. Nous ne sommes pas simplement des alliés, nous sommes des amis. Je suis fier d’être un ami des Américains. Vous savez, je vous le dis à vous et aux Américains, mais je l’ai aussi dit aux Français, et ça demande un peu plus de courage. C’est un peu plus difficile« , rappelle le chef de l’Etat. Et d’en rajouter une couche. Selon lui, les Etats-Unis et la France sont sur la même longueur d’onde, parce qu’ils pensent que leurs valeurs sont universelles et par conséquent « destinées à briller » à travers le monde. « Les Allemands, les Espagnols, les Italiens et les Chinois ne pensent pas de cette façon« , estime le président français.

La France dans l’Otan ?

Nicolas Sarkozy n’a pas manqué non plus d’évoquer l’Otan. Le président fixe deux conditions pour le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan, qu’elle a quitté en mars 1966 : le développement de l’Europe de la défense et la place réservée à Paris. « Il va de soi que si nous devions envisager une telle initiative, elle ne pourrait avoir lieu que dans la mesure où une place serait faite dans les instances de direction, au plus haut niveau, à des représentants de la France« , explique-t-il. Et prévient : « Sans avancée sur ces deux préalables, il n’y aura pas de réintégration. » Sur l’Afrique, Nicolas Sarkozy se prononce pour le déploiement rapide d’une force hybride de l’Union africaine et de l’ONU au Darfour. Il propose par ailleurs que la France assure militairement la sécurité des navires acheminant l’aide alimentaire destinée à la Somalie.

En conclusion, le New York Times s’étonne des « mouvements incessants » du président français durant l’entretien. Peut être une conséquence des fameuses migraines de Nicolas Sarkozy, imagine le quotidien américain. Seul moment de détente : la photo finish. Entouré des deux journalistes féminines qui l’ont interrogé, il les prend par les épaules et déclare, tout sourire : « J’ai un bon travail. » Demain, ce sont les 195 pays membres des Nations unies qu’il devra séduire.

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