DES CONSERVATEURS BIEN CONSERVES

Posté par issopha le 30 septembre 2007

Privilèges

  

DES CONSERVATEURS BIEN CONSERVES

mercredi 19 septembre 2007

Conservateurs des hypothèques : un terme bien ronflant pour des fonctionnaires qui le sont tout autant. En effet ces cadres supérieurs de la Direction générale des impôts, en charge de la tenue du fichier immobilier, sont des fonctionnaires privilégiés à qui, en échange d’une présence on ne peut plus formelle (2 jours par semaine suffisent amplement à remplir leur mission qui consistent principalement à apposer quelques centaines de signatures), on offre royalement, en récompense de leur dur labeur, de 60 000 à 120 000 € par an, voire plus pour les Conservations les plus rémunératrices. Mais comme toutes les questions touchant à la rémunération des hauts fonctionnaires des Finances, c’est un secret bien gardé !Au temps des réductions drastiques d’emplois à la Direction générale des impôts qu’on appelle évidement modernisation, les pontes de Bercy ont oublié bien opportunément de s’attaquer au chantier des Conservations des hypothèques.

Et oui, il faut diminuer le déficit et réduire les coûts mais comme ces cadres supérieurs et hauts fonctionnaires vont souvent finir leur belle carrière dans ces lieux douillets, ils veulent bien scier des branches mais pas celles où pendent ces belles liasses de billets qu’ils viendront cueillir avant de prendre une retraite bien méritée.

De plus ce passage par la Conservation aura aussi pour effet de rendre leur pension de retraite, déjà conséquente, encore plus juteuse. Et oui, c’est l’effet double gain : pendant 1 an, 2 ans et même plus pour les gros chanceux, on amasse un max et en plus on améliore sa retraite ! Mais quand on connaît le travail effectif des conservateurs, on peut affirmer qu’une seule Conservation suffirait dans la plupart des départements, deux ou trois dans les 15 plus gros et cinq à Paris ce qui nous donnerait au maximum autour de 140 conservateurs alors qu’à ce jour on en dénombre 344 soit aisément 200 de trop.

Mais M. le Ministre des Comptes publics et M. le Directeur général des impôts, dans leur grande sagesse, semblent plus enclins à sabrer des postes de vérificateurs fiscaux, ces aigris qui empêchent nos forces vives de s’enrichir en paix à l’abri des regards suspicieux. Qui les en blâmerait ?

Erratum : Il fallait bien lire « 60 000 à 120 000 € par an » et non « par mois ». Notre fiscaliste, qui le dit lui même dans les commentaires, s’excuse de la bourde.

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