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« C dans l’air » se charge de « réformer » la France

Posté par issopha le 27 septembre 2007

« C dans l’air » se charge de « réformer » la France

Marie-Anne Boutoleau

   

Le 4 juillet 2007, l’émission « C dans l’air » diffusée sur France 5 – alors présentée par Thierry Guerrier, le double estival d’Yves Calvi – nous a livré un grand cru en matière de « débats faussement vrais et vraiment faux », avec une émission intitulée « Les réformes au banc de l’Assemblée ». Ce fut une nouvelle fois l’occasion pour les protagonistes présents sur le plateau – éditorialistes multimédias et intellectuels multicartes – de faire œuvre de « pédagogie » afin de promouvoir les « réformes » du gouvernement auprès du téléspectateur, tout en affichant morgue et mépris à l’égard des mobilisations et des luttes sociales.

Le dispositif d’encadrement du « débat » … et du consensus

« C dans l’air », émission phare de « débats » de France 5, est mise en scène de telle manière que jamais le « débat » ne sorte des limites définies – de manière certes informelle mais néanmoins très efficace – par les gardiens médiatiques de l’ordre libéral. Intitulés aguicheurs, casting d’invités (toujours les mêmes) garantissant un pluralisme de façade ; accord entre eux sur le fond et divergences à la marge garantissant une impression de « débat » ; présentateur « pédagogue » et inquisiteur pour ses adversaires (ou supposés tels [1]) ; thématiques pré-définies et introduites par de courts reportages-prétexte ; mascarade de démocratie avec la séquence des « questions SMS » par le biais desquelles les téléspectateurs peuvent – modestement – prendre part au « débat » (voir en Annexe) : tout ceci permet d’escamoter le « débat » tout en donnant l’impression qu’il a lieu. Le 4 juillet dernier, l’émission nous a offert un cas d’école en la matière.

Encore une fois, l’équipe de « C dans l’air » a en effet constitué un plateau dans lequel le « pluralisme » était garanti. Il suffit pour en juger de dresser la liste des invités : René Silvestre, un patron de presse (PDG du groupe L’Etudiant) ; Jacques Marseille, sarkozyste patenté, qui se présente comme un « historien économiste » ; Pascal Perrineau, un « politologue » de droite et directeur du CEVIPOF (un centre de recherches de Sciences-Po) et Laurent Joffrin, lui aussi patron de presse (PDG de Libération). Dès lors, le « débat » peut commencer, entre « libéraux de droite » et « libéraux de gauche », tous soucieux de « ne pas juger » mais d’« expliquer » (Laurent Joffrin).

Les seules divergences qu’il y a entre Laurent Joffrin et ses comparses n’occupent que les marges du « débat » sur les « réformes », par exemple sur les « modalités » (Joffrin) d’application des « réformes » et la « méthode » [2] utilisée pour les faire passer, et nullement sur leur bien-fondé.

Les « divergences » entre eux sont si grandes que pendant le premier quart d’heure de l’émission, nos éminents « intellectuels » s’écharpent – avec virulence – sur la question de savoir si le gouvernement mène des « réformes de riches […] ou pour les riches » (Thierry Guerrier). Question subversive s’il en est, puisque Perrineau juge utile de répondre par une pirouette : « Oui, non, enfin ça n’a pas de sens de dire ça comme ça ! La réforme des universités une réforme de riches alors nos enfants, les étudiants, les étudiantes qui peuplent les universités seraient des gosses de riches, voyons ça ne… ça n’a pas… ça n’a pas de sens […] [3] » Comme si une « réforme de riches » ne devait concerner que les « riches » et ne pas avoir de conséquences sur les autres classes sociales !

A peine le débat a-t-il commencé que nos zélateurs du libéralisme envisagent déjà de le clore. René Silvestre s’empresse donc de renchérir, à propos de la « réforme » des universités : « Ce n’est pas une réforme de riches bien sûr, pour moi ! […] On ne peut pas dire qu’au niveau de l’Université elle favorise les riches… Bon heu, évidemment pas. » C’est si « évident » qu’il hésite à le dire… Quant à Jacques Marseille, il juge dès le départ que « plutôt que de se balancer des riches ou des pauvres à la tête », mieux valait s’intéresser à une « vraie question » [4] : « comment on fait pour sortir ce pays de son mal-être dans lequel il est englué depuis une vingtaine d’années » ? Face à un « débat » d’une telle vivacité, Thierry Guerrier finit par s’écrier à un quart d’heure environ de la fin : « enfin vous dites tous la même chose, quoi ! » Quelle lucidité !

La thèse : des réformes « nécessaires », « symboliques » et « modernes »

Pour les « débatteurs », ce qui compte n’est pas tant le fond que la forme des « réformes ». Ce n’est donc pas tant leur « efficacité » ou non qu’il convient ici de discuter, mais bien plutôt leur caractère « symbolique » (ou « psychologique »). Car toute l’« efficacité » est dans le « symbole », et vice-versa [5] !

D’ailleurs, comme l’explique avec conviction René Silvestre, l’exonération d’« un certain nombre de choses » [des droits de succession] « c’est pas une mesure économique directe. Faut pas y voir une mesure sur les droits de succession. (sic) Faut y voir une mesure de… C’est pour attirer la confiance, en fait des gens. C’est une mesure psychologique, là. Elle n’est pas économique, elle est purement psychologique. » Et de renchérir (suivez bien le raisonnement) : « Mais il ne faut pas oublier ce qu’est la France. La France c’est un pays de culture – je n’ai pas dit d’ »économie » aujourd’hui – mais de « culture » paysanne. C’est-à-dire de culture de la terre. […] Nous on est cette culture. […] Donc on a cette culture. Et la culture, c’est quelque chose de fort. Et quand on prend des décisions politiques […] on prend des décisions qui ne sont pas toujours bonnes économiquement mais qui sont bonnes psychologiquement et qui vont entraîner un réflexe. Je ne suis pas sûr que les droits de succession soient bons ou justes économiquement, mais je pense que c’est une notion, ça correspond à notre État français. »

« Symboles », « psychologie », « pédagogie » et même « culture »… autant de poncifs bien utiles pour camoufler des « réformes » régressives sous le masque vertueux de la « modernité ». Des réformes fiscales destinée aux riches ? Pas du tout, puisqu’il s’agit, en favorisant les riches, de venir en aide aux pauvres : en effet, qui va leur venir en aide si les riches s’appauvrissent ? Thèses banalement libérales que personne – c’est là que le bât blesse – n’était présent pour contredire réellement.

La preuve par les sondages

Il serait cependant absurde de considérer que parce que le « débat » est vide, les « débatteurs » n’ont pas d’idées à défendre. Au contraire : il s’agit pour tous de montrer que les « réformes » sont « nécessaires » et qu’elles servent l’intérêt général. Une fois ceci admis (mais il faut le dire et le redire au peuple-téléspectateur ignorant), plusieurs méthodes peuvent servir à justifier cette thèse : en appeler aux sondages, montrer que même vos adversaires sont d’accord avec vous, faire référence à des exemples douteux, retourner les arguments négatifs en arguments positifs, etc.

Les sondages, tout d’abord. Marseille sait les utiliser quand il s’agit de ridiculiser ses adversaires politiques en montrant que finalement, ils sont d’accord avec lui. Sourire en coin, il explique : « Quand vous faites des sondages – alors je sais bien que ce ne sont jamais que des sondages mais vous avez en moyenne 70 à 80 % de la population française qui dit “on est d’accord”. … Je vais prendre l’exemple du service minimum, sur le service minimum c’est encore plus drôle il y a 51% des électeurs communistes qui disent « on est d’accord avec le service minimum ». » Et il ajoute : « Nicolas Sarkozy a déclaré le 24 avril que le service minimum ça voulait dire trois heures de transport en continu le matin – en gros 6h-9h du matin – et trois heures de transport en continu le soir : 17 heures à 20 heures. Ill y a 53% des Français qui ont dit… ont voté pour lui en faisant ce… cette promesse, 75% des Français sont d’accord, et 51% des électeurs communistes. » Ainsi, résultats électoraux et sondologie ont la même valeur aux yeux de Marseille, pour prouver que les Français soutiennent largement les réformes libérales de Nicolas Sarkozy. Et il conclut : « donc la question c’est : est-ce qu’ on peut se permettre, est-ce que le gouvernement peut se permettre, de louvoyer sur cette question qui a la… l’adhésion d’une immense majorité de Français. » « On » ? « Le gouvernement » ? Apparemment aucune différence dans l’esprit de notre « économiste ».

Quant à Pascal Perrineau, il va plus loin. Inutile de s’encombrer de chiffres : le « politologue » de Sciences-Po prétend connaître les attentes et les « angoisses » des Français dans leur ensemble. Ainsi, selon lui, la « réforme des universités » et celle sur les « droits de succession » répondent à « cette angoisse des Français sur l’intergénérationnel », « c’est-à-dire des Français qu’ont intériorisé la crise pour eux mais qui se disent pour nos enfants, il faut que ça s’améliore. » Et de préciser : « Je crois qu’il y a là, je crois qu’il y a là … quelque chose de très symbolique, et qui répond aux angoisses des Français tels qu’ils se sont exprimés pendant des mois et des mois dans la campagne de l’élection présidentielle. » « Les Français […] se sont exprimés » ? N’est-ce pas plutôt les sondomanes du CEVIPOF (et d’ailleurs) qui se sont exprimés en faisant croire que leur parole reflétait l’opinion des Français ?

La preuve par les mandarins

Vous êtes encore sceptique ? Les intellectuels médiatiques présents sur le plateau de « C dans l’air » se chargent de vous convaincre en vous montrant leur propre bonne volonté et en se donnant en exemple, ce qui est d’autant plus aisé qu’eux-mêmes ne sont pas menacés par les réformes en cours, ou que l’application des mesures qu’ils proposent ne leur coûtera rien tout en leur apportant un surcroît de bonne conscience.

Ainsi, René Silvestre qui, pour prouver qu’il n’est pas élitiste, propose de faire payer 500 euros de frais d’inscription à tous les étudiants, explique, avec tout le mépris de classe dont il est capable : « Je trouve scandaleux politiquement et socialement qu’on ne fasse pas payer mon fils, si vous voulez ! C’est scandaleux ! C’est scandaleux ! Alors (inaudible : « c’est proprement » ?) scandaleux, et… et parce que qui paye ? Et bien c’est… Monsieur et Madame Michu qui n’y a pas droit pour des tas de raisons d’ailleurs. Hein, y a pas… Y a pas droit socialement ! » Vous avez bien lu : au lieu de permettre aux enfants de « Monsieur et Madame Michu » d’accéder comme les autres aux études supérieures, il suffit de se contenter de dispenser leur parents de payer les études des « riches » (ou supposés tels, des origines sociales aisées n’empêchant la précarité) au motif qu’il n’ y ont « pas droit socialement », sans que cette « interdiction » pose en soi problème.

Promu par Thierry Guerrier au rang de « sociologue », le patron de presse René Silvestre ne craint pas de déclarer plus tard dans l’émission : « Mais un autre problème beaucoup plus important et politiquement très important ! Parce qu’on oublie… Pourquoi on fait pas payer les universités ? Selon un grand principe qui est Jules Ferry : l’école est gratuite et obligatoire ! C’est ça, Jules Ferry ! Et laïque. Mais, l’Université, enfin l’enseignement supérieur à ma connaissance n’est pas obligatoire. Donc déjà y a un problème. Pourquoi serait-il gratuit ? Mais le deuxième problème c’est que qui paye ? Alors là le problème est grave ! On parlait tout à l’heure de… les riches, les pauvres, etc. Mais aujourd’hui, qui paye l’enseignement supérieur français ? C’est l’ensemble des Français ! Avec entres autres la TVA ! On nous a beaucoup parlé de la TVA sociale, et bien y a une TVA universitaire ou une TVA de l’enseignement supérieur qui finance l’enseignement supérieur de qui ? De 30% d’une population qui est composée essentiellement je dirais pas de « riches » comme dit… Joffrin, mais quand même de classes aisées puisque on sait très bien que dans l’enseignement supérieur universités comprises il y a très peu de fils d’ouvriers, une petite classe moyenne, et plutôt des gens aisés. Donc en définitive c’est l’ensemble de Français plutôt de classe moyenne qui paie pour une classe plutôt riche. Donc faire payer des droits d’inscription serait justice sociale !  » [6].

Quant au modèle de financement qu’il convient de retenir, c’est celui des « grandes écoles de gestion » (Silvestre) et de « Sciences-Po » (Guerrier) – deux types d’écoles que nos « élites » connaissent bien – que les entreprises financent en partie. Pour Laurent Joffrin, rien de « choquant » à cela, du moment qu’ « il y a une sorte de muraille de Chine entre les bailleurs de fonds et puis l’organisation de l’élite de l’enseignement, dès lors qu’on a définit un projet global. »

Et le même de tancer les profs : « je voyais le reportage sur la Grande-Bretagne alors on souriait entre nous en disant mais les profs sont jugés comme d’autres catégories. Moi ça ne me choque pas. Dans ma profession de journaliste quand on fait un mauvais article … c’est un problème. Le rédacteur en chef il le corrige, ou bien il demande qu’il soit refait. Et puis si les articles sont toujours, toujours mauvais, ça finit par poser un vrai problème. Je ne vois pas pourquoi les professeurs seraient abstraits de ce genre de jugements. » Heureusement pour lui, Joffrin est son propre rédacteur en chef… Et de citer de nouveau Sciences-Po en exemple : « Moi j’ai enseigné par exemple à l’Institut d’Etudes Politiques, que Perrineau connaît bien. Enfin j’étais maître de conférences. À la fin de l’année, on faisait passer un questionnaire chez mes étudiants et ils me mettaient une note. Ca ne m’a jamais choqué, moi je trouve ça normal. » D’autant plus normal et facile à accepter qu’à notre connaissance l’avis des élèves n’a, en pratique, aucune incidence sur le contenu des cours ou sur la composition du corps enseignant.

Et Pascal Perrineau d’ajouter que dans « le système anglais que l’on voyait tout à l’heure il y a une autorité administrative totalement indépendante qui évalue à la fois l’enseignement et qui évalue la recherche, et qui met comme disait notre jeune collègue allemande tout à l’heure, « la pression » ! La pression en effet sur les enseignants et les chercheurs ! Mais c’est tout de même assez normal, hein qu’on mette la pression. » CQFD ! [7]

Convaincus d’être d’excellents professeurs, Jacques Marseille et Pascal Perrineau attendent tous deux avec impatience la mise en place d’un système d’évaluation des enseignants, afin de gagner plus sans travailler plus. Laissons-les à leurs rêves…

- Marseille : – Non ce qui serait moderne ce n’est pas d’évaluer les universités sur les pourcentages de reçus aux examens c’est sur le pourcentage de leurs étudiants qui ont une formation par la suite et qui trouvent un métier par la suite. C’est ça qui serait moderne.
- Guerrier : – Et évaluer les profs vous dites hein.
- Marseille ( ?) : – Bien sûr ! Mais absolument !
- Guerrier : – Alors on change de sujet, une autre question SMS…
- Perrineau : – Et ensuite rémunérés de manière différente. Vous savez le système britannique, pour un même poste selon que vous êtes dans une… une université de pointe ou non le salaire peut varier de un à trois !
- Guerrier (outré ?) : – Alors qu’en France tous les profs d’Université ont les mêmes salaires !

La preuve par les absents

Certains ayant l’outrecuidance de critiquer – voire de refuser – ces thèses mal argumentées, il convient de désamorcer toute velléité protestataire en jetant le discrédit sur l’adversaire. Chose d’autant plus aisée qu’aucun « contestataire » n’est présent sur le plateau : Laurent Joffrin, sommé d’y représenter la voix de la « gauche », étant d’accord sur presque tout avec ses comparses de droite, et allant même parfois au-delà de leurs propres espérances en matière de « réformisme » [8]. Car s’il est une chose qui fait horreur aux gardiens du consensus, c’est bien les mouvements sociaux !

Pour tenter de discréditer les absents, tous les moyens sont bons. On peut par exemple, comme Jacques Marseille, toujours souriant, prendre un malin plaisir à souligner le manque de représentativité des syndicats français tout en ayant l’air de s’en désoler, « parce qu’ils ne représentent que 8% de la population… des populations salariées. Et que c’est 5% dans le secteur privé. C’est-à-dire que, en France, il y a un million quatre-vingts mille syndiqués – je rappelle d’ailleurs qu’y a un million huit cent quatre-vingt mille patrons, si on fait l’équilibre. » [9] On peut aussi, toujours dans la même veine et avec le même personnage, noter malignement que les syndicats volent l’argent public : « Vous avez en France des syndicats qui sont peu représentatifs et qui ne vivent que de l’argent public en plus ! Ils n’ont aucune ressource propre. Donc … C’est quand même un peu gênant, quoi, pour faire des négociations. » Mensonge éhonté, mais qu’importe ! [10]…

On peut enfin, comme Thierry Guerrier, se moquer des échecs électoraux de certains partis de « gauche » (ici, des Verts et du Parti communiste), ou comme Laurent Joffrin insister sur leur inutilité, par une fine analyse politique : « Je pense que la division… historique du mouvement ouvrier n’a plus lieu d’être dès lors que l’U.R.S.S. a disparu c’est-à-dire il y a un certain temps déjà, et que donc le congrès de Tours ayant consacré une scission entre socialistes et communistes à cause des conditions posées par Lénine – vous voyez que ça remonte à longtemps. Je pense qu’il y a plus besoin de ça et que le parti communiste ne sert à rien ! Et qu’on ferait mieux… qu’’il ferait mieux de fusionner avec le parti socialiste : comme ça y aura un peu plus d’ouvriers au parti socialiste, ça lui ferait pas de mal. Et… donc voilà, voilà ma thèse sur le mouvement …sur la gauche française ! »

Dès lors, il ne reste plus qu’une chose à faire : haro sur les mouvements sociaux ! Et en particulier sur les mouvements étudiants, qui terrorisent Silvestre et pour lesquels il affiche le plus grand mépris :

- Silvestre : – Si y a un domaine où c’est totalement incontrôlable, c’est les étudiants. Parce que le dialogue avec les étudiants – il existe aujourd’hui, il a existé d’ailleurs avant !
- Guerrier :- Il a reçu toutes les centrales syndicales étudiantes [
11].
- Silvestre : – Ah il les a reçues, il les invite même à bouffer, donc c’est pour vous dire ! (Guerrier ricane) Ils sont très contents. Ils vont peut-être …
- Guerrier : – C’est pas interdit, hein !
- Silvestre : – … Peut-être que Bruno Julliard va s’acheter un costard… J’en sais rien mais bon. Quoi qu’il en soit, … Je veux dire, c’est très bien ! Il y a le dialogue. Et il y a même le compromis puisqu’il a lâché les deux choses que demandaient les syndicats on y reviendra tout à l’heure. Mais… C’est pas les syndicats… C’est pas l’UNEF qui fait les manifs, hein.
- Guerrier : – Ah bon.
- Silvestre : – Ah non !… Ils ne les contrôlent pas non plus. Sinon ça se saurait ! Les manifs elles démarrent toujours par … l’extrême-gauche qui…
- Guerrier (qui est journaliste, il faut le rappeler) : – Oui mais elles sont entretenues par des responsables syndicaux quand même, on sait bien que tout ça…
- Silvestre : – Ah non ! Elle est rattrapée ! Elle est rattrapée ! Elle est rattrapée ! La CGT, la CFDT, les syndicats je dirais… classiques peuvent arrêter un mouvement, le contrôler, le rattraper, pas dans le milieu étudiant sinon encore une fois ça se saurait ! Tous les mouvements qui se sont développés en milieu les étudiant, les autres ont suivi les mouvements et…
- Guerrier : – Bon ça c’est une marmite après on va y revenir mais …
- Silvestre : – Regardez l’an dernier au CPE c’est parti de Rennes, de l’université de Rennes II, complètement incontrôlé !
- Guerrier : – Attendez. On va revenir aux étudiants parce que on a l’impression que la culture du compromis n’est pas possible dans ce secteur…
- Silvestre (en même temps) : – Je ne dis pas que ça va se passer. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, mais je dis qu’il faut faire attention. D’ailleurs la Cinquième République depuis De Gaulle on sait très bien que… Tous les gouvernements ont été mis en danger uniquement par les mouvements étudiants et sur l’école. Uniquement, hein ! Trois millions de chômeurs ça ne vous a jamais viré un ministre du travail…
- Guerrier : – Culture…
- Silvestre : – …10000 morts avec la canicule, il n’y a pas eu un ministre de la santé viré, par contre les mouvements étudiants et les mouvements sur l’école ont été les seuls qui en ont viré.

… Et Thierry Guerrier de s’écrier : « c’est 95 qu’on ne veut pas revoir, hein, c’est décembre 95 ! » « On » ?

Mais heureusement, le « sociologue » de service, René Silvestre, nous rassure : « Mais on est dans une logique de compromis. Et ce qui est très intéressant c’est de voir qu’en ce moment les Français considèrent de plus en plus que l’espace de l’affrontement devient marginal et que l’espace du compromis doit être privilégié. Dans un sondage qui va sortir demain de la Sofres c’est très net le mouvement, la pédagogie du compromis, de la négociation… Alors parfois plus rapide, parfois plus longue – la négociation avec les syndicats jusqu’à la fin de l’année – est en train de passer dans l’opinion et les Français commencent à aimer une France qui substituerait le compromis à l’affrontement. C’est une nouveauté. Parce qu’on est plutôt dans une culture qui clive, dans une culture de l’affrontement, dans une culture des rodomontades où gauche et droite s’affrontent comme des petits coqs dans la cour [12]… Là il y a une nette évolution depuis un mois. » Enfin les Français vont devenir des Allemands comme les autres [13] ! Manière élégante d’enterrer le « débat » en réduisant, à l’instar de Marseille, toute contestation aux symptômes d’un « mal-être » qu’il convient se soigner à grands coups de mesures « psychologiques ».

D’autres voix se sont-elles fait entendre ? Non. Auraient-elles été audibles ? Rien n’est moins sûr.

Marie-Anne Boutoleau



- Annexe : Du bon usage des SMS

Comme il serait dommage de priver le citoyen-téléspectateur de l’honneur d’interroger lui-même les « lumières » en présence, l’émission a mis en place le système des « questions SMS », simulacre d’agora démocratique où le peuple peut interroger les « élites » qui prétendent « penser » pour lui. Ce procédé présente au moins un avantage : il permet tout d’abord d’éviter les questions pièges que pourraient poser à l’antenne des téléspectateurs indisciplinés. D’autre part, il participe du « racisme de l’intelligence » dont font généralement preuve les « élites » médiatiques à l’égard du peuple-enfant. C’est d’ailleurs une constante chez Guerrier : par les formules « je voudrais comprendre » ou « j’arrive pas à comprendre », il fait mine de se mettre à la place du téléspectateur supposé ignorant des « arguments » développés. Il est même tellement soucieux de donner la parole aux téléspectateurs, qu’il lui arrive de reformuler leurs questions s’il ne les juge pas assez explicites.

Ainsi de cette question à destination de Joffrin : «  »L’UNEF refuse-t-elle – c’est la question SMS – l’UNEF refuse-t-elle les réformes universitaires par conservatisme ou par divergence d’opinions politiques », c’est-à-dire par idéologie ? » Car tout « refus » des « réformes » est « idéologie », les « réformes » elles-mêmes étant forcément idéologiquement neutres… Une autre « question SMS » suscite l’étonnement de Guerrier, qui remarque, comme si ce n’était pas fait pour : « C’est… C’est… La question est dans la droite ligne de ce que vous venez de nous dire. »

Quelques minutes plus tard, il a, à ce sujet, un échange croustillant avec Laurent Joffrin :
- Joffrin : – Oui, je veux… Oui justement c’est une bonne question en fait, parce …
- Guerrier : – Toutes les questions SMS sont bonnes.
- Joffrin : – Elles sont toutes très bonnes, oui. (rires)
- Guerrier : – Non, non ! Mais oui parce que parce que… C’est les questions qui se posent quand on nous écoute, quand on vous écoute.
- Joffrin : – Si je dis le contraire ça va faire baisser l’audimat alors c’est emmerdant. (rires)
- Guerrier : – Pas du tout, pas du tout.

Flatter le peuple-téléspectateur sur la forme, tout en le méprisant sur le fond : voilà le principe même la « pédagogie » de « C dans l’air ».

_________________________________________________

[1] Ici Laurent Joffrin, officieusement promu porte-parole de la « gauche » et des « syndicats » par Guerrier.

[2] Joffrin explique ainsi au cours de l’émission : « Il faut espérer effectivement que le gouvernement ne passe pas trop en force et qu‘il fasse celles des réformes pour lesquelles il a été mandaté, même si je les critique pour certaines, mais du point de vue de la méthode démocratique il vaut mieux que ça se passe comme ça c’est clair. »

[3] Cela a si peu de sens que Silvestre dira précisément le contraire plus tard dans l’émission : soutenant que les étudiants sont en majorité d’origine « aisée » – et donc, sous-entendu, aisés eux-mêmes – et qu’il serait quand même normal qu’ils paient pour étudier…

[4] Marseille est obsédé par les « vraies questions ». En un peu plus d’une heure d’émission, il prononce le terme « question » pas moins de vingt-neuf fois, dont huit occurrences de « la vraie question » et une de « la véritable question ».

[5] Les termes « symbole(s) » et « symbolique » reviennent pas moins de sept fois pendant la première demi-heure d’émission, dans les bouches de Joffrin (deux fois), Perrineau (deux fois), Marseille (une fois), Silvestre (une fois) et Guerrier (une fois) : un bel exemple de pluralisme ! De plus, pour Perrineau et Silvestre, le(s) « symbole(s) » est/sont « important(s) », et pour le premier, il y a même dans les « réformes » gouvernementales et en particulier celle concernant les droits de succession « quelque chose de très symbolique ».

[6] En gras, ici comme dans la suite : souligné par nous. On a bien noté au passage « ensemble des Français » = « plutôt de classe moyenne »  : sic ! Concernant l’origine sociale des étudiants, le syndicat SUD-Etudiant note dans sa brochure 2004-2005 : « on compte seulement 13% d’enfants d’ouvrier-es en première année, qui ne sont plus que 5% en troisième cycle » (voir sur le site de SUD-Etudiant). Quand on sait que cet « écrémage » est en partie dû au coût des études (en particulier longues) et au fait que les étudiants les plus modestes sont contraints de travailler pour financer leurs études (ce qui entraîne chez eux un taux d’échec aux examens bien plus important que dans le reste de la population estudiantine), on mesure le caractère odieux des « propositions » de Silvestre et de Marseille, pour qui au contraire ce qui se passe à l’étranger, les droits d’inscription en France ne sont pas « décents ». Au sujet de la difficulté à concilier études et vie professionnelle, lire le rapport de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) sur la précarité et la pauvreté en milieu étudiant dirigé par C. CRIGNON et datant de 2003, p.14-15, sur le site de l’OVE.

[7] Le reportage diffusé pendant l’émission sur l’ « autonomie » des universités montre pourtant les limites et les effets pervers de cette « autonomie ». Le commentaire explique : « d’ailleurs, les universités sont des entreprises. Les professeurs sont recrutés par des chasseurs de têtes. […] Les professeurs ont la pression dans une culture du résultat où l’étudiant est d’abord un client ». Une professeure allemande y déclare même que les profs sont soumis à des « exercices » pour les évaluer qui lui rappelle « franchement les exercices d’autocritique dans les systèmes communistes ». Selon elle, on ne donne que des bonnes et des très bonnes notes aux « clients ». Qu’à cela ne tienne, nos chantres de la privatisation des universités françaises réussissent le tour de force de retourner cela en points positifs.

[8] S’il lui arrive de contester la volonté gouvernementale de favoriser les « riches » par son « paquet fiscal », Joffrin, quand il ne joue pas au conseiller stratégique du gouvernement, soutient en revanche contre Marseille que l’« autonomie des universités » est souhaitable pour favoriser une meilleure « gestion », alors que Marseille nie qu’il existe un lien de cause à effet entre les deux choses. Il se défend d’autre part à plusieurs reprises de vouloir donner raison aux syndicats, étudiants notamment.

[9] La comparaison – et non « l’équilibre » – exige que l’on compare ce qui est comparable : autrement dit, le taux de syndicalisation chez les salariés et chez les patrons, ou le nombre de salariés et le nombre de patrons (ce qui aurait permis à Marseille de constater qu’à l’échelle de la population française, les premiers étaient plus « représentatifs » que les seconds).

[10] Ce que dit Marseille est en effet mensonger, car les syndicats ont aussi des ressources provenant des cotisations de leurs adhérents ou de dons divers. Mais cela n’a aucune importance.

[11] « Il » ? Nicolas Sarkozy serait-il à ce point omnipotent que ses zélateurs ne prennent même plus la peine de citer son nom quand ils parlent de Ses actions ?

[12] Plus loin, ce sont les syndicats du CNRS qui se « dressent sur leurs ergots », dixit Thierry Guerrier.

[13] Thierry Guerrier a en effet répliqué à cette remarque : « Je voudrais comprendre. Est-ce qu’on est en train d’inventer une culture du compromis à la française ou est-ce qu’on est en train de plaquer la culture du compromis à l’allemande par exemple ? »

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Lobbying patronal : des médias corrigent les manuels de sciences

économiques et sociales

Henri Maler

   

Ce n’est pas la première fois (ni sans doute la dernière …) que les chefs d’entreprises interviennent publiquement pour dénoncer des programmes, des manuels et des enseignements qui ne sont pas conformes à leurs vœux. Déjà, en 2003, l’Institut de l’entreprise, une filiale du Medef, réunissait, en présence du Ministre de l’Education nationale de l’époque (Luc Ferry) une université d’automne, inscrite au plan national de formation et destinée à 200 professeurs de sciences économiques et sociales [1]. Les protestations des patrons contre ce qu’ils nomment la « politisation » (eux-mêmes étant rigoureusement « apolitiques »…) bénéficient généralement d’une couverture médiatique d’une grande complaisance. Nouvel exemple…

Le petit lobby et son gros tract

En cette rentrée 2007, c’est une association (de 10 personnes, selon l’aveu de son Président…) qui, comme on dit, « défraie la chronique ». « Positive Entreprise », c’est son nom, se définit ainsi sur son site : « Positive Entreprise est une jeune association [liée au Medef, ndrl] qui vise à favoriser le rapprochement entre les jeunes et les métiers de l’entreprise, par réalisation de publications, par l’organisation de conférences, de séminaires, de réunions et par l’organisation d’ actions d’informations ou de lobbying . » Principaux outils de ces actions de propagande : des sondages d’opinion et des « études ».

Dernière en date de ces « études » : « L’entreprise dans les programmes scolaires », que vous pouvez télécharger sur le site du lobby qui la présente ainsi : « « Dans sa nouvelle étude, Positive Entreprise dénonce l’image de l’entreprise – pessimiste, incomplète, réductrice et idéologiquement orientée – dans les manuels de Sciences économiques et sociales ou comment les programmes scolaires cultivent une image négative de l’entreprise. Constat sévère mais néanmoins exact. L’analyse objective du contenu et des explications, des exemples donnés, des termes employés, des questions posées aux élèves et du recensement des « oublis » conduisent en effet à cette conclusion. »

En vérité, cette « étude » (de 15 pages, en gros caractères, tout compris…) est une compilation, présentée en langue sarkozyste, d’exemples hétéroclites et non sourcés [2] : une compilation qui ne distingue même pas les « documents » proposés aux élèves et les chapitres proprement dits. Le titre de quelques paragraphes (1 page d’« étude » pour chaque aspect…) résume le propos : « Un programme plus sociologique qu’économique » – « Un hommage au grand capital de Marx ? » – Les salariés, de la « chair à patrons » – « La valeur travail mise à mal » – « Entrer dans la vie professionnelle est une galère » […] – « Le rapport de force patron-salarié omniprésent ». L’ampleur du scandale est patente.

Cette « étude » méritait, à n’en pas douter, que des médias, s’en emparent. C’est difficile à admettre, mais admettons… Mais pour dire quoi ?

L’action de lobbying et son succès médiatique

1. Dès le 30 août 2007, 20 minutes, publie un article (consultable en ligne) dont le titre même avalise la prétendue « étude » : « Les manuels scolaires n’aiment pas assez les entreprises ». On peut y lire ceci : « L’association Positive entreprise a décortiqué [sic] les livres de classe et a publié vendredi un rapport [re-sic] épinglant “une image pessimiste, incomplète, réductrice et idéologiquement orientée de l’entreprise”. »

Et, mêlant ainsi les propos du Président de Positive Entreprise, citations et commentaires du journaliste, l’article poursuit : « “Chômage, licenciements, opposition entre patrons et ouvriers : il n’y a presque que des schémas anciens, comme si l’économie s’était arrêtée dans les années 80 ”, regrette le président de l’association. Le rapport regorge de citations caricaturant l’entreprise du type : “Il ne suffit plus désormais de bien faire son travail, il faut le faire mieux que les autres, quitte à écraser ses collègues pour qu’ils deviennent moins compétents”. Et de questions malvenues  : “Le salaire du PDG d’une grande entreprise est combien de fois plus élevé que celui d’une caissière ?” ».

Peu importe si la première citation est probablement celle d’un témoignage et si la seconde question n’est pas si « malvenue » que ça…

Bilan de l’action de lobbying sur 20 minutes  ? « Positive »…

2. Le 4 septembre, c’est RTL qui s’y colle à 7h30 dans le journal de Christophe Hondelatte [3] (et de Sophie Aurenche)

- Voici la version sonore


Format mp3 – Durée : 1’ 31″ – Téléchargeable ici

- Voici sa transcription.

- Sophie Aurenche ( ?) : – « Les Français n’ont pas une bonne image des patrons, du monde de l’entreprise en général et apparemment, ça commence dès les manuels scolaires. Armelle Lévy, il y a un fossé entre l’école et l’entreprise ? »
- Armelle Lévy : – « L’entreprise, c’est l’horreur avec ses salariés kleenex et ses patrons voyous. Ces mêmes clichés, Thibaut Lanxade et le président de l’association Positive Entreprise les a retrouvés dans plusieurs manuels scolaires. »
- Thibaut Lanxade : – « Avant que l’on parle de l’entreprise, on aura abordé le chômage, les licenciements, le déclassement, le harcèlement… L’entreprise est vraiment montrée sous son angle le plus noir. On a le sentiment que ces manuels se sont arrêtés dans les années 80 voire même 70. On est sur une opposition à bloc, patrons contre ouvriers. On a complètement oublié que le secteur tertiaire avait complètement explosé. L’entreprenariat, l’épanouissement dans le travail, ça, c’est absolument pas montré. »
- Armelle Lévy : – « Thibaut Lanxade a trouvé aussi des exercices un peu surprenants. »
- Thibaut Lanxade : – « C’est un syndicaliste, qui s’appelle Jean Robert, qui travaille dans une grande entreprise agro-alimentaire, qui fait une grève pour revendiquer une augmentation de salaire. La grève prend, il négocie avec la direction, la direction plie et alors après, on demande à l’élève pourquoi ça a été couronné de succès. Et la grève est considérée comme un succès. »
- Armelle Lévy : –
« Alors pour rééquilibrer les choses, afin que les jeunes n’aient pas peur d’entrer dans la vie active, l’association propose que les chefs d’entreprise participent à l’élaboration des programmes au ministère de l’Education nationale. »

Cette « tribune libre » n’est assortie d’aucune prise de distance. Bien au contraire : le commentaire la renforce. On verra que l’exemple qui scandalise Thibaut Lanxade et qui « surprend » notre journaliste est repris dans les interventions suivantes du Président.

Bilan de l’action de lobbying sur RTL ? « Positive »…

3. France Inter et France Culture ont pris le temps d’enquêter : ce n’est que le 17 septembre que les deux stations diffusent, presque simultanément, dans leurs journaux du matin le même reportage de Sonia Bourhan, spécialiste des questions d’éducation sur France Inter.

Sur France Inter, à 8 heures, en ouverture du journal, le « sujet » est « lancé » ainsi par Nicolas Demorand : « Faut-il revoir les manuels scolaires de science éco ? L’Association Positive Entreprise, qui a pour but de rapprocher les jeunes du monde de l’entreprise, dénonce après enquête la vision très sombre des manuels de seconde sur le monde de l’entreprise. »

Sur France Culture, presque au même moment, le même sujet bénéficie d’une présentation légèrement différente : « Restons à gauche, avec les manuels scolaires de sciences éco. Oui, à gauche, si l’on en croit l’enquête que vient de mener l’Association Positive Entreprise. Son but, à cette association, est de donner aux jeunes le goût d’entreprendre. Or, d’après elle, c’est tout le contraire qui est enseigné dans les manuels de seconde. Reportage signé Sonia Bourhan. »

- Voici la version sonore


Format mp3 – Durée : 1’ 52″ – Téléchargeable ici

- Voici sa transcription.

- Sonia Bourhan. : – « Obsolètes, idéologiquement orientés, le constat est sévère. Thibaut Lanxade président de Positive Entreprise, a découvert dans les manuels de sciences économiques et sociales une vision de l’entreprise très négative. »
- Thibaut Lanxade : – « Le travail et vécu comme une aliénation et absolument pas comme un épanouissement personnel. Un exemple qui me vient à l’esprit : on parle d’un syndicaliste qui décide de faire la grève, d’entraîner ses camarades pour des revendications purement salariales. Il bloque l’usine, finalement il y a négociation et il obtient, en partie, ce qu’il réclamait. Mais après on demande à l’élève pourquoi il a eu raison de faire grève, en quoi il a fait plier l’entreprise et en quoi ça a été un succès pour les salariés. »
- Sonia Bourhan. : – « Pour ce chef d’entreprise, il faudrait un juste équilibre , mais pour Guy-Robert Ennesilou (orth ?), professeur de sciences économiques et sociales, ces critiques ne sont pas justifiées. »
- Guy-Robert Ennesilou (orth ?) : – « Je comprends le souci des chefs d’entreprise, qui aimeraient peut-être qu’on puisse tous être sur le même diapason. Or il s’avère que nous sommes là pour former des esprits beaucoup plus critiques. Si les salariés qui sont, reconnaissons-le, en position de dominés dans cette structure qu’est l’entreprise, et que les salariés ont cette possibilité de recourir à ce droit de grève pour se faire entendre, et chaque fois qu’ils ont gain de cause, pourquoi ne pas le dire ? Vous savez, ceux qui parlent mieux des entreprises ne sont pas dans les entreprises. Et comme le dirait Durkheim, on étudie les faits de l’extérieur. »
- Sonia Bourhan. : –
« Difficile de concilier ces deux mondes. Il suffirait peut-être de rédiger les manuels scolaires avec des enseignants et des chefs d’entreprise. »

Reportage apparemment équilibré (parole à l’accusation, parole à la défense). Quelques mots en caractères gras ci-dessus signalent des biais. Mais le plus stupéfiant, c’est la proposition qui conclut le reportage. Une rédaction des manuels scolaires par concertation ? Cette proposition est d’autant plus incongrue que les salariés et leurs syndicats – évidemment – ne sont pas invités à cette rédaction commune des manuels. Mais surtout elle reprend à son compte et sans le dire la revendication de la mini-association patronale (dont on se garde bien de dire précisément ce qu’elle est) qui concluait ainsi son gros tract :

« Parmi les mesures susceptibles d’être envisagées, Positive Entreprise propose :
D’introduire des représentants de l’entreprise dans les rédacteurs ou commissions [...]
De créer un comité élargi de validation des manuels scolaires (photos, exemples et illustrations) […] − Et, d’un point de vue général, de promouvoir davantage une vision positive du monde du travail, de l’entreprise, de son organisation et de l’entreprenariat. »

Bilan de l’action de lobbying sur le service public ? « Positive »…

Henri Maler

Transcriptions : Diane Gilliard – Ingénieur du son : Ricar – Et merci au corespondant qui nous a signalé, point de départ de cet article, le reportage diffusé sur France Inter.

PS. Il vaut la peine de comparer cette « couverture médiatique » avec l’article beaucoup plus contrasté publié le 4 septembre sur son site par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), dont on imagine le caractère subversif. A noter également l’article publié par Rue89.

_________________________________________________

[1] Lire, à ce propos : « Le Medef, maître d’école » sur le site d’Attac-France.

[2] Si l’on excepte la mention générique du titre de quatre manuels dans la « bibliographie ».

[3] « Le prime-time de RTL est confié à Christophe Hondelatte, qui allie charisme, dynamisme et détermination. Il est le chef d’orchestre de cette session dont les mots d’ordre sont plus d’info, plus de débats et plus d’échanges avec les auditeurs. » annonce le site de l’émission.

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Oprah Winfrey toujours plus riche : 2,5 milliards de dollars de fortune

Posté par issopha le 27 septembre 2007

 

Oprah Winfrey

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Oprah Winfrey toujours plus riche : 2,5 milliards de dollars de fortune dans OPRAH WINFREY 40px-P_vip

Cet article est une ébauche concernant un acteur ou une actrice.

N’hésitez pas à partager vos connaissances en l’améliorant selon les conventions filmographiques.

Oprah Winfrey en 2004.

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Oprah Winfrey en 2004.

Oprah Gail Winfrey, née le 29 janvier 1954 à Kosciusko dans le Mississippi, est une actrice, productrice et animatrice de télévision américaine. Personnalité extrêmement influente dans son pays, elle est aussi l’une des premières femmes noires à être devenue milliardaire, grâce notamment à ses activités de productrice.

En 2007, elle est classée comme la célébrité la plus puissante au monde par le magazine Forbes. Toujours par ce même magazine, elle est classée 1re femme la plus riche du monde du showbizz avec 1,5 milliard de dollars et est classée comme la 21e femme la plus puissante au monde.

À l’occasion des primaires pour l’élection présidentielle, elle a appelé le 8 décembre 2007 depuis l’Iowa les électeurs à voter pour le sénateur démocrate Barack Obama et à soutenir « sa nouvelle vision » de l’Amérique.

Sommaire

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Ses débuts

Née dans le Mississippi, elle devient « Miss Black Tennessee » à l’âge de 19 ans. Elle fait ses débuts à la télévision sur une petite chaîne de Nashville, filiale de ABC TV. Elle rejoint ensuite une chaîne de télé de Chicago TV où elle fait d’une émission matinale de troisième zone le numéro 1 de l’audimat.

The Oprah Winfrey Show

En 1986, elle lance son talk-show : « The Oprah Winfrey Show » qui remporte un succès sans faille depuis ses débuts. Désormais diffusé dans 112 pays, le programme est aujourd’hui garanti par contrat d’être à l’antenne au moins jusqu’en 2010-11.

Elle a un pouvoir considérable sur les téléspectateurs qui la regardent. Après qu’elle ait recommandé à l’antenne le roman Anna Karénine publié en 1877 par Léon Tolstoï, le livre a bondi au sommet des meilleures ventes du classement du New York Times.

Elle habite alternativement Chicago, Santa Barbara ou Hawaii. Sa fondation The Oprah Winfrey Foundation a créé The Oprah’s Angel Network pour venir en aide aux déshéritées.

Filmographie

En tant qu’actrice

En tant que productrice

  • 1998 : Beloved (Beloved) de Jonathan Demme

Anecdotes

En 2005, elle a offert une voiture aux 200 personnes venues assister à son émission de talk-show !

La même année, elle fait réaliser une analyse de son ADN pour identifier ses origines. Elle est déçue d’apprendre qu’elle n’est pas d’origine zouloue, comme elle l’avait supposé. Ses origines sont plus vraisemblablement associées aux peuples Kpelle (Guinée et Libéria), Bamileke (Cameroun) et Nkoya (Zambie).

En France, elle s’est surtout fait connaître par le scandale contre l’enseigne Hermès. La boutique Hermès parisienne lui avait en effet refusé l’accès, un quart d’heure après la fermeture.

À l’âge de 14 ans elle mit au monde un enfant, qui mourut prématurément. Sa mère l’envoya alors à Nashville vivre chez son père qui se chargea de son éducation.

Autres

  • En janvier 2007, Oprah s’est rendue à Johannesburg en Afrique du Sud pour y inaugurer, aux côtés de Nelson Mandela une école pour jeunes filles qu’elle a financée. Les jeunes filles dont les parents ont des revenus inférieurs à 290 € pourront y entrer afin d’être formées et de devenir les futures cadres de l’Afrique du Sud.
  • Oprah est citée à chaque épisode de la série TV « Californication » (saison 1, 2007) par l’écrivain campé par David Duchovny sur le mode de la dérision : « ça ferait une très bonne scène pour Oprah », « ça pourrait passer à Oprah »… citations qui illustrent la façon dont l’émission a pu passer dans le vocabulaire courant.

Voir aussi

Liens externes

 

Oprah Winfrey toujours plus riche : 2,5 milliards de dollars de fortune
24/09/2007
 
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D’après la liste des 400 américains les plus riches établie par le magazine américain Forbes
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Par Redaction Grioo.com

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Selon le nouveau classement du magazine américain Forbes qui a recensé les 400 américains les plus riches, l’animatrice et productrice de télévision superstar Oprah Winfrey a vu sa fortune prendre 1 milliard de dollars de valeur en un an. Elle est 165è selon la liste de Forbes.
L’année dernière, la fortune d’Oprah était en effet évaluée à 1,5 milliards de dollars. Selon « Forbes », Oprah a entamé de nouvelles aventures : elle a commencé la production d’une nouvelle émission, « The Rachael Ray Show », qui rassemble déjà 2,3 millions de téléspectateurs chaque semaine, a lancé une chaîne radio en septembre 2006, tandis que son émission phare, « The Oprah Winfrey Show » est diffusée dans 135 pays, et rassemble chaque semaine aux Etats-Unis 45 millions de téléspectateurs.

Elle a fait la une de l’actualité l’année dernière en consacrant 40 millions de dollars à une école pour filles en Afrique du Sud. L’accroissement à la hausse de sa richesse tient compte de la valeur de la « marque » que constitue Oprah, une valeur qui n’était pas prise en compte dans les précédents classements de « Forbes ».

En tête de liste, Bill Gates reste toujours l’homme le plus riche des Etats-Unis (59 milliards de dollars), suivi par Warren Buffett (52 milliards), Sheldon Adelson (28 milliards), et Lawrence Ellison, fondateur de la société Oracle (26 milliards).

A 34 ans, les deux co-fondateurs de Google, Sergei Brin et Larry Page sont 5è et 6è avec 18,5 milliards de dollars de fortune chacun. Une success story comme on n’en voit qu’aux Etats-Unis. Pour rappel, le moteur de recherche google a été créé en 1997 par les deux amis, alors encore étudiants à l’université de Stanford.

 Vous pouvez voir la liste des 400 américains les plus riches en cliquant ci-dessous :

Les 400 américains les plus riches

 

Oprah aura sa propre chaîne de télévision !

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Oprah Winfrey n’a pas fini de faire parler d’elle ! Elle vient, en effet, de faire l’acquisition de la chaîne câblée américaine, Discovery Health Channel (DHC). Lancée en 1999, cette chaîne, regardée par plus de 68 millions de foyers américains, est une propriété du groupe Discovery Communications (également propriétaire de Discovery Channel). Sa programmation est dédiée aux différents aspects de la santé et du bien-être.

Qu’est-ce que la diva du talk-show va faire d’une telle chaîne ? Pour tout vous dire, DHC va disparaître pour laisser place à OWN, la future chaîne de télévision de la businesswoman de 53 ans. Que représentent ces trois lettres ? On ne change pas une formule qui gagne, Oprah a pour habitude de déposer sa marque de fabrique sur tout ce qu’elle touche… OWN veut tout simplement dire « Oprah Winfrey Network ».

La nouvelle est tombée mardi, lorsque Discovery Communications et Harpo Productions [la société de production d’Oprah Winfrey] ont annoncé la création de cette joint-venture (une coentreprise). D’après l’Associated Press, cette transaction n’aurait aucune valeur monétaire. Oprah dirigera elle-même sa chaîne et sa société s’occupera conjointement avec Discovery, des ventes d’espaces publicitaires. En contrepartie, Discovery Communications gérera la diffusion et les aspects techniques d’OWN. Le lancement de la chaîne devrait prendre effet en 2009. Ce nouveau contrat n’affectera pas les engagements qui la lient à son talk-show qu’elle présentera jusqu’en 2011.

Dans un communiqué de presse, on a appris « qu’en plus de mettre son talent et son engagement personnel au service de la chaîne, Oprah Winfrey aura un contrôle total du contenu éditorial de cette joint-venture et sera responsable de la programmation, du branding et de la dimension créative d’OWN. »

Cette dernière acquisition vient agrandir l’empire déjà colossal du magnat du divertissement. Oprah Winfrey possède un magazine, O Magazine, un site internet, Oprah.com, une chaîne de radio par satellite, Oprah and Friends et anime un célèbre talk-show, The Oprah Winfrey Show. La fortune de cette native du Mississippi a été estimée à 2,5 milliards de dollars par Forbes.

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Négoce

Posté par issopha le 27 septembre 2007

Négoce

Négoce dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE rienjeudi 27 septembre 2007

 dans LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY
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Le président centrafricain, putschiste légalement élu, François Bozizé a enfin reçu son invitation à Paris. Ce sera pour le 19 novembre prochain si tout va bien. « C’est trop tôt pour confirmer sur l’agenda du président Sarkozy, on ne fonctionne pas à plus de cinq jours », s’amuse une secrétaire de l’Élysée. Le rendez-vous est toutefois capital. Tant pour le maître de Bangui que pour sa Majesté Sarko Ier, ou du moins pour les fleurons françafricains, Areva et Total.

Après des années de bons et loyaux services, l’ami centrafricain a des velléités d’indépendance, l’effronté. À l’image du Niger, qui a – enfin – brisé le monopole d’Areva sur son exploitation des mines d’uranium. Bozizé, lui, se paie le luxe de faire mariner le géant nucléaire français et son acolyte pétrolier Total. Comme l’a raconté l’excellent Lettre du continent (toujours pillée jamais citée), « Bozizé a fait, le lundi 16 juillet un bras d’honneur à Paris ». Le plus simplement du monde, en maintenant son neveu à la tête du ministère des mines et de l’hydraulique, un neveu honni des patrons de Total et d’Areva. Pire, le président s’est permis, le 14 juillet dernier, toujours selon la Lettre du continent, de laisser ses nervis passer à tabac les gendarmes de l’ambassade de France.

La légende ne dit pas s’ils leurs ont fait siffler la Marseillaise. Bref une ambiance de franche camaraderie entre la France et la Centrafrique, avec Paris qui se sent un peu cocu dans l’histoire. Pour lutter contre les divers rebellions qui prolifèrent dans le pays, l’Élysée, notamment sous la férule de Chirac, a sorti la grosse artillerie. Commandos d’opérations spéciales. Le Ier régiment de Rpima de Bayonne a même été dépêché en décembre dernier pour aider les forces armées centrafricaines (Faca). Des rotations d’avions de transports Transall et des Mirages en vol de reconnaissance avaient déblayé le terrain.

Et une nouvelle nounou, le général Guillou, spécialiste entre autres du renseignement militaire et des forces françaises sur place, lui a été octroyé. Tout ça pour ça…

Étrangement, depuis l’été, les COS ont quitté le palais de Bangui. Une mesure de rétorsion, si tel est le cas, sans grand effet. Sitôt déguerpis, les Français ont été remplacés par une centaine d’instructeurs militaires sud-africains, le tout dans un contrat très officiel de partenariat pour trois. Et au cas où, les Israéliens, via Philippe Hababou-Salomon, homme d’affaires au CV judiciaire long comme l’Oubangui, sont prêts à arriver. Plutôt que d’aller plus avant dans l’épreuve de force, Sarko Ier a dégonflé les muscles et choisi d’enfin inviter l’ami François qui ne demandait que ça. Au moins, ils auront bien des sujets de discussion. La palabre françafricaine n’est pas morte. Ouf !

Publié dans FRANCE A FRIC EN AFRIQUE, LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY | Pas de Commentaire »

LA LOTERIE GOUVERNEMENTALE DU PRESIDENT PAUL BIYA

Posté par issopha le 27 septembre 2007

La ‘loterie’ gouvernementale du président Paul Biya
27/09/2007
 
 LA LOTERIE GOUVERNEMENTALE DU PRESIDENT PAUL BIYA   dans ACTUS ET DEBATS CAMEROUN transparent
Pour ‘rassurer’ les institutions financières, et lui-même, Paul Biya vire sans préavis ses ministres à la radio nationale.
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Par Bakchich.info

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Au Cameroun, c’est par un décret présidentiel diffusé sans préavis sur les ondes de la CRTV (Cameroon Radio and Television) que se font et se défont les gouvernements. Ce jour-là, les ministres en fonction lâchent séance tenante leurs dossiers et se ruent sur leur poste de radio pour savoir s’ils ont été, ou non, chassés. La vie politique camerounaise fonctionne comme une grande loterie dont le président, qui nomme et limoge sans autre justification, est le seul chef d’orchestre.

Le rituel a été respecté vendredi 7 septembre, lorsque fut nommé le 32e gouvernement de Paul Biya (depuis 1982). À peine le « décret 2007/269 portant réaménagement du Gouvernement » diffusé, les heureux « élus » ont arrosé de champagne leurs courtisans prestement accourus dans leurs villas cossues, et se sont répandus sur les ondes de la CRTV en remerciements serviles au chef de l’État1. Ambiance différente, on s’en doute, chez les désormais ex-ministres qui ont du débarrasser le plancher en quatrième vitesse (et mettre à l’abri les milliards détournés).

Car il ne fait pas bon, au Cameroun, être déchu de sa fonction ministérielle. Les flatteurs de tout poil, jusque-là si prévenants, vous abandonnent subitement. Et l’on vous découvre soudainement, et cette fois officiellement, toutes les tares du monde : incompétence, corruption, ambitions déplacées, etc. En faisant sauter quelques fusibles, le père Biya fait ainsi une pierre deux coups : « rassurer » les institutions financières internationales (qui se plaignent constamment de la « mauvaise gestion » du pays [1]) et se débarrasser de tous les petits barons qui lorgnent avec trop d’insistance sur son fauteuil présidentiel (dont la Constitution prévoit la vacance en 2011).

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Principale cible du « réaménagement gouvernemental » du 7 septembre, l’ex-tout puissant ministre de l’Economie et des Finances (2004-2007), Polycarpe Abah Abah, est en passe subir le contrecoup de son « licenciement ». Réputé membre de « Génération 2011″, une mystérieuse nébuleuse de hiérarques RDPCistes accusés par la presse de nourrir de trop grandes ambitions personnelles, l’infortuné Polycarpe – façon de parler puisqu’il ferait partie, selon des sources américaines, des plus grosses fortunes du Cameroun – aurait déjà été convoqué au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED), première étape, dit-on, vers une arrestation.

D’autres « ex » seraient également « dans le viseur » : Urbain Olanguena Owono (ancien ministre de la Santé publique), Jean-Marie Atangana Mebara (ancien ministre des Relations extérieures), Paulin Abono Moampamb (ex-secrétaire d’État aux Travaux publics) ou Gervais Mendo Ze (ministre délégué auprès du ministre de la Communication). Les passeports de certains d’entre eux leur auraient déjà été retirés [2]…Au Cameroun, la frontière est floue entre le ministre et le fugitif.

[1] Les représentants du FMI et de la Banque Mondiale étaient justement en visite au Cameroun au moment du « réaménagement gouvernemental »

[2] Lire « Contre les gestionnaires indélicats : Abah Abah et Cie annoncés au SED », Le Messager, 10 septembre 2007

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Pesticides aux Antilles : « la situation est très grave »

Posté par issopha le 27 septembre 2007

  

  

  

Pesticides aux Antilles : « la situation est très grave »  

 

 

 

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP.

 Publié le 17 septembre 2007

Actualisé le 17 septembre 2007 : 17h23

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Plantation de bananes en Martinique. Selon le rapport que s'apprête à publier le cancérologue Dominique Belpomme, les pesticides employés pour l'agriculture dans les Antilles ont provoqué un

Plantation de bananes en Martinique. Selon le rapport que s’apprête à publier le cancérologue Dominique Belpomme, les pesticides employés pour l’agriculture dans les Antilles ont provoqué un « désastre sanitaire ».
Pavani/AFP

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Plantation de bananes en Martinique. Selon le rapport que s'apprête à publier le cancérologue Dominique Belpomme, les pesticides employés pour l'agriculture dans les Antilles ont provoqué un

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Plantation de bananes en Martinique. Selon le rapport que s’apprête à publier le cancérologue Dominique Belpomme, les pesticides employés pour l’agriculture dans les Antilles ont provoqué un « désastre sanitaire ».

Pavani/AFP.

En complément

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Les autres titres

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texte  Cocaïne : coup de filet dans la jet-set tropézienne

texte  Fusillade dans un centre commercial de Thiais

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Le ministre de l’Agriculture veut « connaître la vérité » sur la pollution engendrée par les pesticides utilisés en Martinique et à la Guadeloupe pour protéger les plantations de bananes, alors qu’un rapport explosif sur le sujet sera publié demain.

La situation est «très grave» aux Antilles. Sur Europe 1 lundi matin, le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, n’a pas cherché à cacher son inquiétude quant aux risques sanitaires provoqués par l’usage intensif de pesticides en Martinique et en Guadeloupe.
Le professeur Dominique Belpomme, cancérologue réputé, rendra public demain un rapport explosif sur le désastre provoqué par le recours massif au chlordécone, un pesticide fortement toxique, dans les Antilles. Dans Le Parisien, le médecin parle notamment d’un «véritable empoisonnement» du sol et de l’eau, et estime que cette affaire se révèle beaucoup plus grave que celle du sang contaminé».
Pour preuve des effets du chlordécone, mais aussi d’autres pesticides comme le paraquat et «plusieurs dizaines d’autres», employés dans «des conditions très opaques», le cancérologue cite notamment le taux «majeur» (le second mondial) de cancers de la prostate aux Antilles.
«Toutes les femmes enceintes et tous les enfants» contaminés
S’il reconnaît que les scientifiques n’ont «pas encore la preuve épidémiologique» que ces cancers sont «liés au chlordécone», il explique aussi qu’on a en revanche «pu démontrer scientifiquement que toutes les femmes enceintes et tous les enfants qui naissaient» en Guadeloupe étaient «contaminés au chlordécone».
Or, explique Dominique Belpomme, la France a interdit ce pesticide, pourtant signalé comme dangereux depuis 1972, seulement en «1990 sur son territoire». A l’exception des Antilles, où il a fallu attendre 1993, et où le produit a continué d’être utilisé jusqu’en 2002 de manière clandestine. Résultat : en Martinique, la plupart des sources d’eau sont polluées, de même que les fruits et légumes racines et certaines viandes.
Face au scandale qui se profile, Michel Barnier a martelé sur Europe 1 que l’agriculture locale était «dans un nouvel état d’esprit». Pour le ministre, il faut «gérer le passé», avec «rigueur» et «le souci de connaître la vérité». Et d’insister sur l’opportunité «de faire autrement» puisque «les bananeraies ont été détruites par le cyclone» en août dernier. «Au moment où l’on va replanter, on a l’occasion d’utiliser peu ou pas de pesticides», insiste le ministre de l’Agriculture. 
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a quant à elle insisté sur le fait qu’il n’existait « pas de lien scientifique » entre les pesticides et les problèmes de santé des Antillais. Elle appelle toutefois à la « plus grande précaution » pour les produits ne provenant pas des circuits commerciaux (production de jardins familiaux ou prélèvements d’eau de source), Elle recommande « de ne pas les consommer plus de deux fois par semaine ».

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ANTILLES PESTICIDES

Posté par issopha le 27 septembre 2007

owambo
Grioonaute 1Inscrit le: 10 Oct 2005
Messages: 149

MessagePosté le: Lun 17 Sep 2007 12:20    Sujet du message: ANTILLES PESTICIDES: L’affaire enfin révélée !!!  


Ca y’est : l’affaire est enfin révélée par les médias et les politiques.

On parle même d’un scandale plus grand que celui du sang contaminé

et de catastrophe sanitaire.


On y apprend notamment que les pesticides en cause,

Chlordecone et autres, avaient été interdit partout en France…

sauf aux Antilles.


Résultat: maladies, malformations, stérilité.

 Génocide par les pesticide ou négligence du genre:

 

« ce ne sont que des nègres… » ?


En tout cas les politiques sont clairement impliqués

et portent une responsabilité importante.

Quant aux Békés: je pense qu’il faut maintenant

les faire passer à la caisse car ces gens sont trop habitués

à s’en sortir sans dommage après avoir porté atteinte aux autres.

Quand je vois ça j’admire les Corses et leur attitudes vis à vis de l’état français.

Dossier Spécial dans LE PARISIEN LIBERE du 17 Septembre:

« Un vrai désastre sanitaire » http://www.leparisien.fr/home/info/faitjour/articles.htm?articleid=276216612« Mes terres ne valent plus grand-chose »
http://www.leparisien.fr/home/info/faitjour/article.htm?articleid=276216692
La Cour de cassation saisie

http://www.leparisien.fr/home/info/faitjour/article.htm?articleid=276216618 Article dans Le Monde du 17/09: Les Antilles françaises sont menacées par les pesticides
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-955898@51-955900,0.htmlhttp://www.lefigaro.fr/france/20070917.WWW000000426_pesticides_aux_antilles_la_situation_est_tres_grave.html

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L’armée américaine fait de plus en plus appel au secteur privé

Posté par issopha le 27 septembre 2007

Environnement hostile – Hostile environment - Entorno hostil :

G. Verna

L’emploi de mercenaires et la privatisation des activités militairesUse of Mercenaries and Privatization of Military ActivitiesLa utilización de mercenarios y la privatizacion de las actividades castrenses

Plan du site - Site Map - Mapa del sitio  

Eric Leser

L’armée américaine fait de plus en plus appel

au secteur privé

En Bosnie, en 1996, une personne sur dix autour du champ de bataille était un civil sous contrat, employé par une société fournisseur du Pentagone. Flexibles et discrets, ces groupes privés sont devenus un élément-clef du dispositif des Etats-Unis. Le Congrès s’inquiète de l’absence de contrôle.

Le Monde 10.02.03

On les trouve parfois dans les classements des 500 premières entreprises américaines. Leurs domaines d’activité sont rarement décrits avec précision : il s’agit à la fois de services et de technologie. Le Pentagone ne peut plus faire la guerre sans elles. Ces entreprises discrètes sont les nouveaux mercenaires des Etats-Unis. Certaines entraînent les troupes dans le désert koweïtien, d’autres gardent nuit et jour le président afghan Hamid Karzaï, entretiennent et protègent des ambassades, des bâtiments sensibles et des bases à l’étranger, expérimentent et utilisent des systèmes d’armes sophistiqués ou parfois recueillent des renseignements. Elles ont été les premières à débarquer des stocks d’équipements, d’armes et de munitions dans le Golfe pour préparer le déploiement en cours de l’armée américaine. Elles sont sur tous les fronts en Bosnie, en Macédoine, en Colombie…

Durant la guerre du Golfe, en 1991, 1 personne sur 50 autour du champ de bataille était un civil sous contrat. En Bosnie, en 1996, cette proportion était passée à 1 pour 10. Près de 40 entreprises travaillent ainsi en permanence sur le terrain pour le Pentagone. Kellog Brown & Root, par exemple, a assuré pour 2,2 milliards de dollars (2,03 milliards d’euros) la logistique des troupes américaines dans les Balkans. Il s’agit d’une filiale d’Halliburton, dont le PDG était, de 1995 à 2000, un certain Dick Cheney, aujourd’hui vice-président des Etats-Unis.

MPRI (Military Professionals Resources Inc.) est célèbre pour « avoir plus de généraux (à la retraite) au mètre carré » que le Pentagone lui-même. MPRI compte 900 salariés, pour la plupart des anciens militaires. Ils ont obtenu au cours des dernières années plus de 200 contrats différents pour la formation d’unités américaines. Ils ont aussi rédigé bon nombre de manuels militaires. « Nous pouvons avoir dans les 24 heures, à la frontière serbe, une vingtaine de personnes qualifiées. L’armée ne peut pas le faire », explique un porte-parole de la société. MPRI a entraîné des milliers de soldats dans les Balkans (Croatie, Bosnie) et de nombreux pays africains.

D’autres entreprises tentent d’être moins voyantes, telles DynCorp, Wackenhut, Vinnell (une filiale de TRW), Logicon (du groupe Northrop Grumman), SAIC… Le nombre de « privés » utilisés par l’armée américaine n’est pas public, ni le budget que cela représente. Même les sociétés cotées en Bourse évitent de distinguer leurs activités civiles et « militaires ». Mais le « marché » est estimé à 100 milliards de dollars par an.

MOINS CHER, PLUS DISCRET

« Les contractants sont devenus tout simplement indispensables, explique John Hamre, ancien secrétaire adjoint à la défense de l’administration Clinton. Et ils ne fournissent pas seulement la soupe dans les cuisines. » Ces entreprises permettent au Pentagone de gérer la baisse continue de ses effectifs. Il y a douze ans, au moment de la guerre du Golfe, l’armée de terre comptait 780 000 hommes. Elle en a à peine 480 000 aujourd’hui. Le recours au privé contribue aussi à réduire les coûts. Les contractants sont seulement payés en fonction des besoins. Enfin, utiliser discrètement des entreprises permet d’échapper au contrôle des parlementaires, des médias et de l’opinion publique.

Le Congrès avait fixé à 20 000 hommes la limite des troupes autorisées à être envoyées en Bosnie. Pour contourner cette interdiction, le Pentagone a fait appel à 2 000 privés. Il devient aussi plus aisé de maintenir une présence américaine dans des pays sensibles comme le Nigeria, l’Arabie saoudite, Taïwan, l’Ukraine, la Macédoine. « Si vous envoyez des soldats, quelqu’un le saura ; s’il s’agit d’une entreprise privée, quasiment personne », explique Deborah Avant, professeur de l’université George-Washington (Washington DC).

Au moins cinq employés de DynCorp sont morts au cours des dernières années en Amérique latine, sans faire trop de bruit. Ils ne portaient pas d’uniforme. DynCorp s’est vu confier depuis deux décennies le « plan Colombie », qui consiste à pulvériser par avion des défoliants au-dessus des champs de coca ; ces appareils se sont fait tirer dessus plus d’une centaine de fois sans faire les gros titres des journaux.

L’histoire de DynCorp, rachetée le 13 décembre 2002 pour 1 milliard de dollars par CSC (Computer Sciences Corp.), est exemplaire. L’entreprise a vu le jour en 1946 sous le nom de California Eastern Airways. Elle embauchait alors des pilotes démobilisés pour transporter du fret aérien. Son activité s’est développée en Asie pendant les guerres de Corée et du Vietnam. Puis DynCorp a envoyé ses avions et ses pilotes en Amérique latine. La baisse des budgets de la défense au début des années 1990 l’a poussée à s’orienter avec succès vers la technologie à vocation militaire et de sécurité. Elle emploie aujourd’hui 23 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 2,3 milliards de dollars – dont 98 % de contrats publics –, la moitié dans la sécurité et l’autre dans les technologies de l’information.

POLICE ET PROSTITUTION

DynCorp a remporté une part substantielle du budget de 379 millions de dollars de modernisation du système informatique du FBI, dont les enquêtes parlementaires après les attentats du 11 septembre 2001 avaient prouvé l’obsolescence. Elle a installé cet été 20 000 ordinateurs dans les bureaux de la police fédérale dans tous les Etats-Unis. La société met en place un réseau baptisé « Trilogy ». Elle travaille aussi, entre autres, pour le centre de commandement des opérations sous-marines et aériennes de la marine américaine, a installé le système de communications d’urgence des ambassades américaines et posé ses appareils de détection le long de la frontière mexicaine.

En Bosnie, des salariés de DynCorp formaient la police et dirigeaient aussi un réseau de prostitution. Quand le scandale a éclaté, ils ont été seulement licenciés. Ils ne dépendent pas de la justice militaire. Ils n’ont pas à répondre de leurs actes à une autorité judiciaire et politique. Ils travaillent pour une entreprise dont la motivation est de faire du profit.

Dans un rapport publié en 2002, le Government Accounting Office (GAO), l’organisme d’enquête du Congrès, épingle l’armée, qui n’est souvent pas très regardante sur le coût des services assurés par les contractants. « Etre responsable et rendre des comptes est essentiel quand vous transportez des armes ou pilotez des hélicoptères pour servir la politique étrangère des Etats-Unis », affirme le sénateur démocrate Patrick Leahy. « Les contribuables américains paient déjà près de 400 milliards de dollars par an pour financer la plus importante machine de guerre de la planète. Faut-il payer une seconde fois pour privatiser nos opérations ?,s’interroge le représentant démocrate Janice Schakovsky. A moins que nous le fassions pour cacher des choses embarrassantes. »

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LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE

Posté par issopha le 27 septembre 2007

MONDIALISATION

 

LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE

1 – Le pouvoir a déjà changé de mainsLA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE dans LA MONDIALISATION vide2 – L’illusion démocratiquevide dans LE NOUVEL ORDRE MONDIAL3 – La disparition de l’informationvide4 – Stratégies et objectifs pour le contrôle du mondevide5 – Les attributs du pouvoirvide6 – La vraie réalité de l’argentvide7 – Le point de non-retour écologiquevide8 – La destruction de la naturevide9 – Les alternatives de la dernière chancevide10 – 2000 ans d’Histoire

  

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1
Le pouvoir a déjà changé de mains

Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.

Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

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Voici une liste des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir.

Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales.

Chiffres d’affaires ou PIB, en milliards de dollars

General Motors

178,2

Singapour

96,3

Danemark

161,1

Toyota

95,2

Thaïlande

157,3

Israel

92

Ford

153,5

General Electric

90,8

Norvège

153,4

Philippines

83,1

Mitsui & Co

142,8

IBM

78,5

Pologne

135,7

NTT

77

Afrique du Sud

129,1

Axa – UAP

76,9

Mitsubishi

129

Egypte

75,2

Royal Dutch Shell

128,1

Chili

74,3

Itoshu

126,7

Irlande

72

Arabie Saoudite

125,3

Daimler-Benz

71,5

Exxon (Esso)

122,4

British Petroleum

71,2

Wall Mart

119,3

Venezuela

67,3

Ford

100,1

Groupe Volkswagen

65,3

Grèce

119,1

Nouvelle Zélande

65

Finlande

116,2

Unilever

43,7

Marubeni

11,2

Pakistan

41,9

Sumimoto

109,3

Nestle

38,4

Malaisie

97,5

Sony

34,4

Portugal

97,4

Nigeria

29,6

Ensemble des 5 plus grandes firmes

526,1

Proche-Orient et Afrique du Nord

454,5

Asie du Sud

297,4

Afrique Sub-Saharienne

269,9

Chiffres 1999, sauf les chiffres en italique qui datent de 1992
Sources: Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995),
Courrier International, Le Monde Diplomatique

 

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2
L’illusion démocratique

La démocratie a déjà cessé d’être une réalité.

Les responsables des organisations qui exerçent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions.

La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés.

Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé « mondialisation ».

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Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution. C’est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.

Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel.

Et c’est bien parce qu’il n’y a plus rien à décider que les programmes politiques de « droite » et de « gauche » en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.

Pour résumer, nous n’avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s’appelle « nouvel esclavage », avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.

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3
La disparition de l’information

TVboard


Depuis le début des années 90, l’information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public.

Comme les élections, les journaux télévisés continuent d’exister, mais ils ont été vidés de leur contenu.

Un journal télévisé contient au maximum 2 à 3 minutes d’information véritable. Le reste est constitué de sujets « magazine », de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Les analyses par des journalistes spécialisés, ainsi que les émissions d’information ont été presque totalement éliminés.

L’information se réduit désormais à la presse écrite, lue par une minorité de personnes.

 

La disparition de l’information est le signe tangible que notre régime politique a déjà changé de nature.

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4
Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde

Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts.

Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur.

Il est dès lors naturel qu’ils s’accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir:

BlueBall Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics.

BlueBall Désengagement total des états de l’économie, y compris des secteurs de l’éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l’armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

BlueBall Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu’une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle des « Maîtres du Monde », et plus il fait augmenter la dette de son pays.

BlueBall Précarisation des emplois et maintien d’un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n’importe quel salaire ou conditions de travail.

BlueBall Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

BlueBall Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu’elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse « crise asiatique » de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.

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5
Les attributs du pouvoir

Les organisations multinationales privées se dotent progressivement de tous les attributs de la puissance des états: réseaux de communication, satellites (2), services de renseignements, fichiers sur les individus (3), institutions judiciaires (établies par l’OMC et l’AMI, accord grâce auquel une multinationale pourra traîner un état devant une cours de justice internationale spéciale).

USAircraftL’étape suivante -et ultime- pour ces organisations sera d’obtenir la part de pouvoir militaire et policier qui correspond à leur nouvelle puissance, en créant leurs propres forces armées, car les armées et polices nationales ne sont pas adaptées à la défense de leurs intérêts dans le monde.

A terme, les armées sont appelées à devenir des entreprises privées, des prestataires de services travaillant sous contrat avec les états, aussi bien qu’avec n’importe quel client privé capable de payer leurs services. Mais à l’étape ultime du plan, ces armées privées serviront les intérêts des grandes multinationales, et attaqueront les états qui ne se plieront pas aux règles du nouvel ordre économique.

En attendant, ce rôle est assumé par l’armée des Etats-Unis, le pays le mieux contrôlé par les multinationales.

Notes:

SunMark1 1 – Armées privées
Les armées privées existent déjà au Etats-Unis. Il s’agit des sociétés
DynCorp, CACI, et MPRI, prototypes des futures armées privées. Dyncorp est intervenu dans de nombreuses régions où les États-Unis souhaitaient intervenir militairement sans en porter la responsabilité directe (en Amérique du Sud, au Soudan, au Koweït, en Indonésie, au Kosovo, en Irak…). Fin 2002, Dyncorp a été rachetée par Computer Sciences Corporation, l’une des plus importantes sociétés américaines de services informatiques. En Mai 2004, Dyncorp et MPRI ont été impliquées dans les tortures sur les prisonniers irakiens. Les armées privées (appelées « sous-traitants » par le Pentagone) représentent 10% des effectifs américains envoyés en Irak.

SunMark1 2 – Satellites
Microsoft a finalement renoncé à son projet
Teledesic, un réseau de 288 satellites de communication qui devaient constituer un maillage tout autour de la planète. Mais d’autres compagnies multinationales s’apprêtent à créer des réseaux de satellites de communication similaires. Des satellites d’observation privés sont également déjà en place. Deux sociétés commercialisent des images à haute résolution de tout lieu de la planète susceptible d’intéresser les acheteurs.

SunMark1 3 – Fichiers privés
De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d’informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l’ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.

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6
La vraie réalité de l’argent

L’argent est aujourd’hui essentiellement virtuel. Il a pour réalité une suite de 0 et de 1 dans les ordinateurs des banques. La majeure partie du commerce mondial a lieu sans monnaie-papier, et seulement 10% des transactions financières quotidiennes correspondent à des échanges économiques dans le « monde réel ».

Les marchés financiers eux-mêmes constituent un système de création d’argent virtuel, de profit non-basé sur une création de richesses réelles. Grâce au jeu des marchés financiers (qui permet de transformer en bénéfices les oscillations des cours), les investisseurs avisés peuvent être déclarés plus riches, par une simple circulation d’électrons dans des ordinateurs. Cette création d’argent sans création de richesses économiques correspondantes est la définition même de la création artificielle de monnaie. Ce que la loi interdit aux faux-monnayeurs, et ce que l’orthodoxie économique libérale interdit aux états, est donc possible et légal pour un nombre restreint de bénéficiaires.

Si l’on veut comprendre ce qu’est réellement l’argent et ce à quoi il sert, il suffit d’inverser le vieil adage « le temps c’est de l’argent ».

L’argent, c’est du temps.

L’argent est ce qui permet d’acheter le temps des autres, le temps qui a été nécéssaire à produire les produits ou les services que l’on consomme.

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L’argent, le temps, et les esclaves

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Techniquement, l’argent est une unité de calcul intermédiaire pour échanger du temps contre du temps, sans que le temps des uns et des autres puisse être comparé directement. Car chaque conversion entre l’argent et le temps se fait sur la base d’une estimation subjective, qui varie selon le rapport de force économique et informationnel entre l’acheteur et le vendeur.

Dans la pratique, ce rapport de force est toujours défavorable au consommateur-salarié.

Lorsqu’un individu moyen achète un produit, il paye le temps qui a été nécéssaire pour fabriquer ce produit à un prix bien plus élevé que le salaire qui lui est payé pour une fraction équivalente de son propre temps.

Par exemple, chez les grands constructeurs automobiles, une voiture est produite en une journée de travail (soit en 8 heures) par 20 salariés (y compris le travail des commerciaux et le travail inclus dans les fournitures et les équipements de production utilisés). Le salaire journalier de chaque salarié devrait donc être égal à 1/20è du prix de la voiture, soit 1000 euros si la voiture vaut 20.000 euros. Ce qui fait un salaire mensuel théorique de 22.000 euros (sur la base de 22 jours travaillés par mois). Pour la plupart des salariés, on est très loin du compte.

Lorsqu’un salarié occidental donne 10 heures de son temps, il reçoit seulement l’équivalent d’une heure. Pour un salarié du Tiers Monde, le rapport tombe à 1000 heures contre une.

Ce système est la version moderne de l’esclavage.

Les bénéficiaires du temps volé aux salariés sont les entreprises et leurs dirigeants (dont le salaire est plus de 100 fois celui d’un employé ordinaire), mais aussi les états dès lors que l’argent prélevé par les impots et les taxes n’est pas utilisé dans le sens de l’intérêt général.

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7
Le point de non-retour écologique va être franchi

 Pollution

OzoneIl est évident que nous commençons à nous heurter aux limites écologiques de l’activité économique.

Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long-terme tels que la dégradation de l’environnement.

Les modèles économiques actuels sont également inaptes à estimer à sa juste valeur la « production » de la nature, indispensable à notre survie: production d’oxygène, fixation du gaz carbonique par les forêts et les océans, régulation de la température, protection contre les rayonnements solaires, recyclage chimique, répartition des pluies, production d’eau potable, production d’aliments, etc.

Si nos modèles économiques intégraient le coût réel de la destruction de la nature, de la pollution, des modifications climatiques, cela changerait radicalement notre estimation de ce qui est « rentable » et de ce qui ne l’est pas.

SunMark1 La production de la nature a été évaluée à 55.000 milliards de dollars par an par un groupe de scientifiques de l’Institute for Ecological Economics de l’Université du Maryland en 1997.

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8
La destruction de la nature est voulue

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La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouveau pouvoir économique. Pourquoi?

Pour 3 raisons:

1- La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie, et vont permettre de générer de nouveaux profits (avec notamment une consommation accrue de médicaments et de prestations médicales…).

2- Par ailleurs, la nature constitue une référence d’un autre ordre, celui de l’univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive: elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés, et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence.
L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace totalement controlé, surveillé, et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social.

3 – Enfin, la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre, et donc leur libre-arbitre.
Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises, ils se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaînes, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondée sur d’autres valeurs que le profit et l’argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du « nouvel ordre social », tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.

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9
Les alternatives de la dernière chance

Pour ne pas être définitivement exclus du jeu, les contre-pouvoirs au pouvoir économique (syndicats, associations de consommateurs, mouvements écologistes) doivent répondre en se plaçant sur le même niveau d’organisation, au niveau mondial et non plus national, en unifiant et en synchronisant leurs actions, à l’échelle de groupes d’états pesant un poids suffisant dans les flux économiques mondiaux.

Il leur reste peu de temps pour réagir, car tous les moyens de contrôle nécessaires à une future dictature mondiale sont désormais en place.

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10
2000 ans d’histoire

Durant ces deux derniers millénaires, la civilisation sera passée par quatre ères successives marquant quatre formes de pouvoir politique:

1 – L’ère des tribus

Pouvoir exercé selon la force (et plus rarement selon la sagesse ou la connaissance).
Comme chez les groupes d’animaux, le pouvoir revient au « mâle dominant ».
 

2 – L’ère des empires et des royaumes

Pouvoir héréditaire. Naissance de la notion d’état.
 

3 – L’ère des états-nations

Ere ouverte par la monarchie parlementaire en Grande-Bretagne en 1689, par la révolution française en 1789, et par la fondation des Etats-Unis.

Dans un état-nation, le pouvoir n’est plus héréditaire mais exercé par des dirigeants censés représenter le peuple, et désignés par des élections (état-nation démocratique), ou par un système de cooptation au sein d’un parti unique (état-nation totalitaire).
 

4 – L’ère des conglomérats économiques

Ere initiée à partir de 1954, mise en place au cours des années 70 et 80, et pleinement opérationnelle à partir des années 90.

Le pouvoir n’y est plus de type représentatif ou électif, et il n’est plus localisé géographiquement (contrairement aux tribus, aux royaumes, et aux états-nations).

Il est exercé directement par ceux qui contrôlent le système financier et la production des marchandises. Les instruments de ce pouvoir sont le contrôle de la technologie, de l’énergie, de la monnaie, et de l’information.

Comme tout nouveau pouvoir, il s’érige en remplacement du pouvoir précédent, voué à disparaître.

Enfin, ce nouveau pouvoir est global, planétaire. Il n’a donc ni alternative, ni échappatoire. Il constitue un nouveau niveau d’organisation de la civilisation, une sorte de super-organisme.

La résolution des grands problèmes écologiques économiques et sociaux nécessite effectivement l’avènement d’une forme de pouvoir global. De même, l’unification du monde par l’économie et le déclin des états-nations ont été décidés en partie pour une noble cause: rendre impossible une nouvelle guerre mondiale qui, à l’ère atomique, signifierait la fin de la civilisation.

Mais la question est de savoir au service de quels objectifs et de quels intérêts ce pouvoir global doit-il être, par qui doit-il être exercé, et par quels contre-pouvoirs doit-il être contrôlé et équilibré.

La mondialisation (ou « globalisation ») n’est pas négative en elle-même. Potentiellement, elle peut permettre l’établissement d’une paix mondiale durable et une meilleure gestion des ressources. Mais si elle continue d’être organisée au bénéfice d’une élite et si elle conserve son orientation néo-libérale actuelle, elle ne tardera pas à engendrer un nouveau type de totalitarisme, la marchandisation intégrale des êtres vivants, la destruction totale de la nature, et des formes inédites d’esclavage.

Sylvain Timsit
© Syti.Net 1998

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REFLEXIONS SUR LA NOTION DE POUVOIR

Quelques citations à méditer…

 

« En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. »

Franklin D. Roosevelt
Président des Etats Unis de 1932 à 1945

  

« Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité. »

Nicholas Murray Butler
Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)

« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »

David Rockefeller
Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR.
Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. »

David Rockefeller
Interview dans Newseek en février 1999

« Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial. »

Henry Kissinger
Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

« Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir si il sera créé par conquête ou par consentement. »

Paul Warburg
Financier, membre du CFR (Council on Foreign Relations)

« Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. »

David Rockefeller

 

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videpour en savoir plus

conerougeLes Organisations du pouvoir
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Qui sont les Maitres du Monde, et quelles organisations utilisent-ils pour contrôler le monde?…
 

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Quelques chiffres à méditer…


Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD):

ConeIndigo Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.

ConeIndigo Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliards d’habitants.

ConeIndigo Les 225 personnes les plus riches disposent d’une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d’individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.

ConeIndigo Selon le même organe des Nations-Unies, il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base et aux services élémentaires: santé, éducation, alimentation.

Rapport ONU – PNUD 1998 – disponible chez Economica, 49, rue Héricart, 75015 Paris
 

Autres chiffres:

ConeIndigo 122 entreprises sont à l’origine de 80% de toutes les émissions de dioxyde de carbone

ConeIndigo Pour sa fabrication, un yacht de luxe nécéssite 200.000 heures de travail, soit 96 années de travail d’une personne (8 heures par jour, 5 jours sur 7). Ainsi, avec ce qu’il gagne en quelques jours, un milliardaire peut s’approprier la vie entière d’un autre être humain.

ConeIndigo Aux Etats-Unis, les 100 plus importants PDG gagnent chacun en moyenne 1000 fois plus que leurs salariés « ordinaires »

ConeIndigo La fortune personnelle de Bill Gates (50 milliards de dollars) est égale à la fortune cumulée des 106 millions d’Américains les plus pauvres…

ConeIndigo Le budget militaire américain de la seule année 2004 a été de 480 milliards de dollars, ce qui représente une dépense de 27.342 dollars par heure depuis la naissance du Christ.

ConeIndigo En 2002, George W. Bush a décidé une hausse des dépenses militaires de 40 milliards de dollars.
Cette seule augmentation du budget militaire américain représente exactement la somme qui serait nécéssaire pour résoudre définitivement le problème de la faim dans le monde. (selon les estimations de l’ONU)

  

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THEMES ASSOCIES
 

videDe l’info sans infos

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Quand l’information véritable est remplacée par les sujets anecdotiques, les micro-trottoirs, et les reportages insignifiants sur la vie quotidienne…

 

videStratégies de manipulation

icone_Manipulations

Les stratégies et les techniques des « Maitres du Monde » pour la manipulation de l’opinion publique et de la société.

 

videUne liberté sous surveillance électronique

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Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, caméras de surveillance, puces RFID, découvrez tous les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée…

 

vide« Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

icone_TopSecret

Ce document Top Secret se définit comme un « manuel de programmation » de la société. Il expose en détail les stratégies des « Maitres du Monde » et révèle des clés essentielles pour comprendre les véritables règles du jeu qui sous-tendent la transformation radicale et accélérée de la société et de l’économie mondiale.

 

videLes projets des Maitres du Monde

icone_ProjetsMdM

Les projets des Maitres du Monde pour un contrôle global des individus et de la société: manipulations génétiques, contrôle des esprits, implants, traçabilité, nouvel ordre économique…

 

videL’A.M.I, ennemi de la démocratie

icone_AMI

Le traité de l’AMI est un accord économique mondial négocié dans le plus grand secret depuis 1995 sous l’égide l’OCDE, et dont les conséquences constituent une menace sans précédent pour la démocratie.
Des traités du même type, NAFTA et FTAA, ont déjà été acceptés par les pays du continent américain.

 

videLes mensonges du libéralisme

icone_Liberalisme

Un démontage en règle des mensonges les plus fréquemment utilisés par la propagande néo-libérale et sa « pensée unique ».

   

videDélocalisations et mondialisation

icone_Delocalisations

La mondialisation libérale consiste en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l’emploi, et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux…

videLe Siècle, cercle de l’élite française

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« Le Siècle » est un club de reflexion qui rassemble les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française: responsables politiques, présidents de grandes entreprises, et journalistes des médias qui « font l’opinion »…

 

videEurope: une Constitution piégée

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Les pièges d’une constitution anti-démocratique et anti-sociale, dont le but est de rendre irréversible l’orientation ultra-libérale de l’Europe.

 

videVers une criminalisation du citoyen ordinaire

icone_Criminalisation

Nous assistons actuellement à une dérive inquiétante du Droit pénal. Plusieurs nouvelles lois visent un même but: condamner le citoyen ordinaire à la prison, même lorsqu’il n’a commis aucun crime…

 

videL’émergence du libéral-fascisme

icone_Fascisme

Avec les lois Perben et les nouvelles méthodes policières instituées par Nicolas Sarkozy, on assiste en France comme aux Etats-Unis à l’émergence d’une nouvelle tendance politique: le « libéral-fascisme »…

 

videRestaurer la démocratie

icone_RestaurerDemocratie

Ces dernières années, la démocratie et les libertés n’ont cessé de se réduire dans les pays occidentaux, sous le double prétexte du terrorisme et de la délinquance. Il est désormais temps d’exiger la restauration de la démocratie.

 

vide10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution

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Les causes de la révolution de 1789 sont à nouveau réunies: injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés.

 

videEtat de la planète

icone_EtatPlanete

Le point sur l’état de la planète, avec l’inventaire des dégats causés par l’homme à l’environnement, et les premiers signes des réactions de l’écosystème.

 

videLe temps de l’action

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Le futur du monde appartient aux citoyens. Les directions prises par la société, l’économie, l’environnement ne sont pas inéluctables. Sans le savoir, les citoyens disposent de puissants moyens d’action…

 

videBibliographie contre la « pensée unique »

livres_NouveauxMDM_Small

Quelques livres sur la mondialisation, la démocratie, les nouveaux pouvoirs planétaires…

 

videBrèves nouvelles du Monde

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L’actualité au sujet du nouvel ordre économique, de la démocratie, et des stratégies de contrôle de la société.

Publié dans LA MONDIALISATION, LE NOUVEL ORDRE MONDIAL | Pas de Commentaire »

La guerre sociale est déclarée

Posté par issopha le 27 septembre 2007

La guerre sociale est déclarée


La guerre sociale est déclarée dans LE NOUVEL ORDRE MONDIAL vide
CityPeople1 dans LE NOUVEL ORDRE MONDIAL
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Une nouvelle guerre mondiale a commencé. C’est une guerre sociale et intérieure, une guerre d’élimination menée par les élites dirigeantes contre une population devenue trop nombreuse et inutilement coûteuse.
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Cette guerre se caractérise par l’instauration d’un nouvel esclavage appelé « libéralisme », et simultanément, par l’accroissement de la répression contre le citoyen ordinaire afin d’obtenir sa soumission.

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La guerre des riches contre les pauvres

La « lutte des classes » prônée par Karl Marx était celle des pauvres contre les riches, des exploités contre les exploiteurs. Depuis 20 ans, la lutte des classes s’est inversée. C’est désormais une guerre des riches contre les pauvres. Son but est d’effacer un siècle de progrès social en occident, de décupler les profits des entreprises, et de permettre un enrichissement sans précédent des élites dirigeantes au détriment de la population ordinaire devenue une simple ressource à exploiter.

Mais cette guerre sociale vise également des objectifs plus vastes et à plus long-terme…
 

Le constat des Maîtres du Monde

Ceux qui dirigent actuellement le monde pensent que la planète est surpeuplée. Or cette surpopulation menace leur pouvoir. Plus la population est nombreuse, plus elle risque d’échapper un jour au contrôle de la minorité qui gouverne contre l’intérêt de la majorité.

De plus, les Maîtres du Monde considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique.

Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution. Une solution serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les Maîtres du Monde, cette solution est inacceptable. Une seconde solution serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d’instabilité sociale. Les Maîtres du Monde ont donc choisi une troisième solution: permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins de 1 milliards d’habitants avant la fin du 21è siècle.
 

Le contrôle final de l’Energie

L’un des objectifs stratégiques des Maîtres du Monde est de parvenir à un contrôle entièrement automatisé de la production de l’énergie et des ressources, en remplaçant progressivement l’ensemble des salariés par des machines. Le document sur les « armes silencieuses » est très clair à ce sujet:

« Si l’ascension des classes inférieures peut être contenue assez longtemps, l’élite peut parvenir à la dominance de l’énergie, et le peuple, par consentement, ne tiendra plus alors une position de ressource énergétique essentielle.

Jusqu’à ce qu’une telle dominance de l’énergie soit absolument établie, le consentement du peuple à travailler et à laisser les autres prendre en main leurs affaires doit être pris en considération, dans la mesure où un échec en ce domaine amènerait le peuple à interférer dans le transfert final des sources d’énergie au contrôle de l’élite. »
 

Depuis environ 20 ans, tout a été mis en oeuvre pour parvenir une automatisation totale du processus de production. Pour préparer le remplacement de l’homme par les ordinateurs et les robots, les Maîtres du Monde ont décidé de faire converger les façons de travailler de l’homme et de la machine. C’est pourquoi dans les entreprises, on a assisté à une « machinisation » des méthodes de travail, y compris dans le secteur tertiaire. Les salariés ont de moins en moins de marge de décision. Leur travail se limite à suivre des procédures rigides et définies d’avance. Des procédures qui se rapprochent de celles des ordinateurs, afin précisément de faciliter le remplacement des salariés par des machines.

Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile.

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La « solution finale »

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information, et à l’énergie. La brutale hausse de 40% des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique, et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie, ou le suicide.

La population en excès pourra aussi être éliminée par des épidémies (dissémination délibérée de virus dans l’air, l’eau ou l’alimentation industrielle) et par des guerres.
  

La fin de la démocratie

Dans tous les pays occidentaux, la « sécurité » sert actuellement de prétexte à une augmentation de la répression, et à un recul sans précédent de la démocratie.

La fin de la démocratie, le renforcement de la répression, et l’instauration d’un état policier sont les compléments indispensables du libéralisme économique, afin de prévenir les réactions violentes ou illégales de la masse grandissante des pauvres et des exclus (vols, pillages, émeutes…), et aussi pour renforcer la soumission et la résignation de la population, et éviter une révolte contre le travail de sabotage et de « démolition sociale » mené par les gouvernements et les multinationales.

La soumission au nouvel ordre économique a été facilitée par un abrutissement préalable de la population grâce aux médias, par l’affaiblissement du sens critique grâce à la propagande et au conditionnement, par un mode de vie qui ne laisse ni temps ni énergie pour la réflexion, et enfin par l’attaque des énergies individuelles (laideur des environnements urbanisés, stress, pollution chimique et électromagnétique, alimentation frelatée, somnifères, tranquillisants, effets secondaires des médicaments).

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© Syti.net, 2004

L’expérience de la grenouille
par Olivier Clerc

Frog« Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille; ça la fatigue un peu mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Cette expérience peu recommandable est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte. »

 

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« Malheur aux vaincus » de Philippe Labarde et Bernard Maris

« La mondialisation triomphe, les inégalités explosent. Un phénomène de sélection-exclusion a fragilisé les plus faibles dans un processus cumulatif qui ne pouvait que renforcer les handicaps du Sud par rapport au Nord, des défavorisés par rapport aux riches.

Darwin est à l’œuvre: tout est fait pour éliminer les faibles, profiter des différences d’âge, de sexe ou d’origine, pour « liquéfier » le travail, le soumettre à la peur, au risque. Un nouveau racisme, un véritable racisme social pointe son mufle.

Les auteurs de La Bourse ou la vie avaient déjà vu juste en pulvérisant la nouvelle économie avant qu’elle ne s’effondre sous le poids de la spéculation. Ils récidivent en dénonçant l’avènement d’une «nouvelle barbarie»: un monde au-delà de l’humain où des sous-hommes serviraient des surhommes. »

 

« L’horreur économique » de Viviane Forrester

« Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que les politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer) n’ont plus de substance: des millions de vies sont ravagées, des destins sont anéantis par cet anachronisme. L’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà se pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions. L’extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l’histoire, l’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir. »

 

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THEMES ASSOCIES
 

videLa fin programmée de la démocratie

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Nous vivons depuis dix ans un changement radical du type de régime politique dans les pays occidentaux, avec l’avènement d’un nouveau pouvoir, celui des réseaux économiques et financiers. Voici les raisons pour lesquelles nous pouvons dire que nous ne sommes déjà plus tout à fait en démocratie.

 

vide« Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

icone_TopSecret

Ce document Top Secret se définit comme un « manuel de programmation » de la société. Il expose en détail les stratégies des « Maitres du Monde » et révèle des clés essentielles pour comprendre les véritables règles du jeu qui sous-tendent la transformation radicale et accélérée de la société et de l’économie mondiale.

 

videOGM, mensonges et complot

icone_OGM

Derrière la volonté d’imposer les OGM, un véritable complot des multinationales pour s’approprier l’ensemble du vivant et obtenir le contrôle intégral des ressources alimentaires…

 

videL’AGCS, vers la privatisation totale des services publics

icone_AGCS

L’AGCS est un nouvel accord mondial négocié dans le cadre l’OMC, dans le secret et l’opacité. Son but: démanteler totalement et définitivement l’ensemble des services publics, y compris la santé et l’éducation…

   

videDélocalisations et mondialisation

icone_Delocalisations

La mondialisation libérale consiste en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l’emploi, et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux…

videLa directive sur le temps de travail

icone_DirectiveTravail

Une directive européenne fixe la durée du travail à 48 heures par semaine avec la possibilité d’aller jusqu’à 65 heures. Un pas de plus vers l’instauration d’un nouvel esclavage au service de la « compétitivité » des entreprises

 

videLa directive Bolkestein

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La nouvelle arme de guerre sociale élaborée par la Commission Européenne, pour « libérer » les entreprises de toute règlementation…

 

videLes mensonges du libéralisme

icone_Liberalisme

Un démontage en règle des mensonges les plus fréquemment utilisés par la propagande néo-libérale et sa « pensée unique ».

 

videL’entreprise-vampire

icone_CapitalismeVampire

A cause de leur inefficience croissante, les grandes entreprises ne sont plus capables de créer de la valeur, mais seulement de vampiriser la richesse des autres acteurs économiques, du corps social, et des états…

   

videL’idéologie des Maîtres du Monde

icone_IdeologieMdM

Les principes-clé des Maitres du Monde, et le nouvel esclavage qui en découle, tel que George Orwell l’avait annoncé dans « 1984″…

videL’émergence du libéral-fascisme

icone_Fascisme

Avec Nicolas Sarkozy et les lois Perben, on assiste en France comme aux Etats-Unis à l’émergence d’une nouvelle tendance politique: le « libéral-fascisme »...

 

videL’axe Bush-Sarkozy

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Pour resserrer les liens avec leurs alliés, les Etats-Unis ont décidé de convertir l’Europe à l’idéologie de Bush, avec l’aide de leaders politiques européens comme Nicolas Sarkozy…

 

videHarcèlement policier contre la « France d’en-bas »

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Dans la France pré-fasciste de Sarkozy, une répression sans précédent prend pour cible le citoyen ordinaire. Au nom de la sécurité routière, et au mépris des libertés.

 

videStratégies de manipulation

icone_Manipulations

Les stratégies et les techniques des « Maitres du Monde » pour la manipulation de l’opinion publique et de la société.

 

videLe temps de l’action

icone_Woodstock

Le futur du monde appartient aux citoyens. Les directions prises par la société, l’économie, l’environnement ne sont pas inéluctables. Sans le savoir, les citoyens disposent de puissants moyens d’action…

 

videDémocratie et Révolution

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Texte fondateur de la démocratie et des droits de l’homme, la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis affirme le droit au bonheur et appelle à la révolution contre un pouvoir oppresseur qui ne cesse d’oeuvrer contre les intérêts du peuple...

 

videBibliographie contre la « pensée unique »

livres_NouveauxMDM_Small

Quelques livres sur la mondialisation, la démocratie, les nouveaux pouvoirs planétaires…

 

videBrèves nouvelles du Monde

icone_Kiosque1

L’actualité au sujet du nouvel ordre économique, de la démocratie, et des stratégies de contrôle de la société.

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