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Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ?

Posté par issopha le 24 septembre 2007

27 mai 2007

  

  

Antisémitisme, islamophobie et immigration.

Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre)

par Alain Gresh


Antisémitisme, islamophobie et immigration.

Le quotidien Le Monde rapporte le 24 mai que « Islamophobie et antisémitisme progresseraient en Europe ». « La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (Ecri) s’inquiète, dans son rapport d’activité pour 2006, de « l’intensification du climat d’hostilité » envers les musulmans et de l’antisémitisme « de plus en plus répandu dans de nombreux pays européens ». » Il ne semble pas que le rapport soit encore disponible en texte intégral sur le site du Conseil de l’Europe.

Toujours selon l’article du Monde : « Tout en insistant sur la nécessité de connaître les spécificités de chaque type de racisme, elle met en garde contre le danger d’une « fragmentation » de la lutte contre le racisme et prône une approche commune et une stratégie « globale, collective et solidaire ». »

Par ailleurs, une étude du Pew Research Center en date du 22 mai, « Muslim Americans : Middle Class and Mostly Mainstream. War on Terror Concerns », donne des éléments intéressants sur la place des musulmans dans la société américaine. Elle révèle qu’une majorité des musulmans américains ont une vue positive de la société dans laquelle ils vivent, qu’ils sont très largement assimilés à la société, qu’ils rejettent en majorité l’extrémisme religieux. Mais 53% d’entre eux pensent qu’il est devenu plus difficile d’être musulman depuis le 11-Septembre (seuls 40% pensent, par ailleurs, que des Arabes sont responsables de ces attaques). Un des éléments intéressants de cette étude est la comparaison avec d’autres pays occidentaux : ainsi, la place des musulmans pauvres dans leur communauté est de + 2% (par rapport à la place des pauvres aux Etats-Unis), mais de + 22% en Grande-Bretagne, + 18% en France. 47% des musulmans américains se considèrent d’abord comme musulmans (avant de se considérer comme citoyens de leur pays), alors qu’ils sont 81% en Grande-Bretagne et 46% en France.

Une étude réalisée par Novatris/Harris pour la chaîne France24 et pour l’International Herald Tribune, publiée le 25 mai, « Une majorité d’Européens et d’Américains pour l’instauration de quotas à l’immigration ». Mais l’étude apporte aussi un autre éclairage sur la nature des perceptions de l’immigration dans les six pays considérés (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Allemagne).

« Une majorité de Britanniques, d’Allemands, d’Italiens estime que « trop » d’immigrés réguliers résident dans leur pays respectif. Chez les premiers, ils sont 67% à le croire contre 55% outre-Rhin et chez les transalpins. Cette proportion baisse en Espagne, où ils sont 45% à parler d’un nombre démesuré d’étrangers installés légalement dans la péninsule ibérique. Ils ne sont que 32% de Français et 35% d’Américains à abonder dans le même sens. Contrairement à leurs voisins de l’Union européenne, les Français estiment majoritairement (52%) que le nombre d’immigrés légaux dans leur pays n’est pas trop élevé. 43% d’Américains ont un jugement similaire. »

« La qualité de l’intégration des immigrés légaux inspire des commentaires hétérogènes. Selon une large proportion d’Américains (43%), les étrangers installés outre-atlantique sont « plutôt intégrés » ou « totalement intégrés ». Allemands, Français, Italiens et Britanniques ne l’entendent pas de cette oreille. Ils sont respectivement 58%, 56%, 52% et 50% à penser que les immigrés résidant sous leurs cieux sont soit « plutôt pas intégrés » ou « pas du tout intégrés ». En Espagne, la question suscite une réponse contrastée. Une majorité d’Ibériques (62%) qualifie de « ni intégrés ni pas intégrés » la situation des immigrés détenteurs d’un titre de séjour délivré par les services du ministère espagnol de l’intérieur. »

Iran, négocier ou faire la guerre ? (à suivre).

La question de la guerre avec l’Iran risque de dominer l’agenda politique international des prochains mois. J’y suis déjà revenu à plusieurs reprises, notamment dans Négocier ou faire la guerre ? et Négocier ou faire la guerre ? (suite). Pour comprendre tous les enjeux de cette crise et l’inscrire dans la durée (et dans l’histoire), on se reportera au numéro qui vient de sortir de Manière de voir, la publication bimestrielle du Monde diplomatique, « Tempêtes sur l’Iran » (en vente en kiosques).

Dans un entretien donné au Figaro du 26 mai, Ali Larijani, un des principaux dirigeants iraniens, très impliqué dans le dossier nucléaire, affirme que « La France de Sarkozy pourrait jouer le rôle d’intermédiaire sincère ».

Interrogé sur les moyens de sortir de l’impasse, il explique :

« Le moyen consiste à reprendre le dialogue, sans condition préalable de part et d’autre. À cet égard, la France du nouveau président Nicolas Sarkozy pourrait jouer le rôle d’un honest broker (intermédiaire sincère), car la France jouit d’une très bonne image chez nous : elle n’a jamais exercé de pression néocoloniale sur l’Iran et elle a abrité chez elle l’imam Khomeiny lorsqu’il était menacé par la dictature du Shah. »

« Au moment où je vous parle, ElBaradei et Solana reconnaissent tous les deux que le programme nucléaire iranien n’a pas actuellement divergé vers le militaire. Le souci occidental est donc un procès d’intention lié à l’avenir. Pourquoi donc nous trouvons-nous, aujourd’hui, traînés devant le Conseil de sécurité de l’ONU ? »

« Les États de la région (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte, etc.) seraient invités à y participer, ainsi que les États européens (France, Allemagne, Finlande, etc.) ayant développé chez eux un programme de production d’électricité nucléaire. Ainsi, au contrôle déjà existant des inspecteurs de l’AIEA s’ajouterait celui des États membres du consortium. S’il m’était possible de mener un dialogue constructif avec les Occidentaux, aujourd’hui bloqué par l’intransigeance d’une Amérique exigeant que nous suspendions au préalable notre enrichissement d’uranium, je suis sûr que nous pourrions trouver ensemble de nombreux autres outils pour établir une confiance réciproque. »

Mais il semble peu probable que cet appel soit entendu.

« Paris presse l’ONU de durcir le ton avec l’Iran », tel est le titre de l’article de Maurin Picard publié sur le site du Figaro, le 24 mai.

« La France n’a pas ménagé ses critiques hier à l’égard de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), une institution spécialisée de l’ONU qui joue un rôle clé dans la crise iranienne, et de son directeur général, Mohamed ElBaradei. Au moment où ce dernier transmettait au Conseil de sécurité des Nations unies un rapport alarmant sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien, Paris s’est joint aux protestations émises par Washington à l’encontre du haut fonctionnaire égyptien, accusé de laxisme face aux agissements nucléaires de Téhéran. »

« Objet du litige : Mohamed ElBaradei a affirmé, dans plusieurs interviews récentes, que l’Iran devait être autorisé à maintenir une partie de ses activités d’enrichissement d’uranium. Il en déduisait que la communauté internationale devrait réduire son niveau d’exigence vis-à-vis de Téhéran, celui-ci possédant déjà, de toute évidence, un savoir-faire nucléaire que la communauté internationale prétend encore vouloir lui interdire. »

«  »Notre représentant permanent à Vienne [Xavier-François Deniau] s’associera à la démarche américaine », a indiqué hier le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, tandis que le représentant américain auprès de l’AIEA, Gregory Schulte, rencontrait Mohamed ElBaradei en aparté. Le chef de l’agence atomique internationale se voit aussi reprocher une grande imprudence pour avoir affirmé que « la CIA, le MI 6 britannique et les renseignements français sont d’accord pour dire que l’Iran mettra de 4 à 8 ans pour fabriquer l’arme atomique ». « Nous n’avons pas l’habitude d’exposer publiquement [...] des évaluations nationales de renseignement », s’est insurgé le porte-parole français, selon qui, pour la France, « la perspective d’un Iran doté d’une capacité nucléaire militaire n’est pas acceptable ». »

Cette position française ne marque pas un vrai tournant, puisque Paris s’était fortement rapproché des Etats-Unis sur le dossier iranien depuis au moins deux ans. Mais elle constitue néanmoins un infléchissement. Rappelons-nous les déclarations assez réalistes de Chirac sur l’Iran, début février.

Les Etats-Unis ont déjà engagé une guerre silencieuse contre l’Iran. Les journalistes Brian Ross et Richard Esposito, de Abcnews (22 mai 2007), « Bush Authorizes New Covert Action Against Iran » (Bush autorise de nouvelles actions clandestines contre l’Iran), confirment différentes informations sur les programmes d’aide à des groupes clandestins en Iran, mais il n’est pas évident de savoir si ces programmes sont nouveaux ou si l’article confirme des informations déjà données depuis plusieurs mois.

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142 commentaires

  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 27 mai 21:47, par kosmosch

    Malheureusement cette guerre se rapproche de plus en plus (convergence de plus en plus d’analyses différentes sur ce sujet).

    Le CHAOS CONSTRUCTIF va refaconner nos sociétés et nos schémas de pensée.

    Alors plus que jamais mes amis, je vous dis CARPE DIEM.

    Profitons de ces derniers mois de paix et emmagasinons de beaux souvenirs pour garder la force de résister intacte.

    Pardonnez moi, je viens de faire un tour d’horizon des nouvelles sur le net et j’ai l’humeur un peu sombre.

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  • Iran, négocier ou faire la guerre ? Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 27 mai 22:43, par K.

    - L’Iran et les Etats-Unis devraient prochainement se parler, mais ADAM ZAGORIN du Time pense que ce n’est pas gagné d’avance :

    « Quelques jours seulement après cette réunion, un groupe de puissants néoconservateurs – comprenant certains de ceux qui étaient les plus actifs a favoriser l’invasion de l’Irak – prévoient de se rassembler pour une conférence tous frais payés intitulée « confronter la menace iranienne : La manière efficace » dans un luxueux complexe de Bahamas. Plusieurs de la trentaine d’invités ont été des critiques stridents de l’Iran et des intransigeants quant au maintien de la présence des États-Unis en Irak. Ils incluent six fonctionnaires actuels de l’administration Bush – parmi eux l’ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies Zalmay Khalilzad et son épouse, la sous-secrétaire d’état Paula Dobriansky – de même que des universitaires de think tank, des éditorialistes conservateurs et Uri Lubrani, le conseiller en chef sur l’Iran du premier ministre israélien Ehud Olmert. » « L’ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU, Bolton, a dit à Fox News cette semaine que « le seul recours est d’augmenter nettement les pressions économiques et politiques sur l’Iran et de garder ouverte l’option du changement de régime ou même de la force militaire. » »

    - Par ailleurs Joe Klein, également du Time, confirme les révélations de Steve Clemons concernant un Complot de Cheney :

    « Le Vice Président est furieux contre Bush qui accorde désormais ses faveurs à la voie diplomatique défendue par Rice dans la crise iranienne. Mais Cheney veut la guerre contre l’Iran. A tout prix. Même à celui de la trahison, en laissant son entourage se faire l’avocat d’un plan consistant à utiliser Israel pour entraîner les USA dans le conflit en provoquant sciemment la riposte de l’Iran. »

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 27 mai 22:50, par Ph. Arnaud

    Un terme de l’article de Maurin Picard dans le Figaro a retenu mon attention : celui de laxisme. C’est le même qu’emploie la droite pour stigmatiser la conduite de la gauche (et/ou de la justice) à l’égard des délinquants. Or, pour la droite, les délinquants sont souvent des immigrés… de préférence musulmans. Ne parle-t-on pas, par ailleurs, d’Etats voyous, comme on parle de voyous de banlieue ? Et, parmi ces Etats voyous, ne trouve-t-on pas des Etats comme l’Iran, la Syrie, le Soudan, et, naguère… la Libye et l’Irak ? Lorsque, de surcroît, les journaux télévisés font se succéder des voitures qui brûlent dans des quartiers et des voitures qui se consument après un attentat à Bagdad, il se construit un fantasme collectif, dont le dénominateur commun est… l’Islam.

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  • Une question pour Alain Gresh. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 27 mai 23:01

    Iran , communauté internationale et deux poids,deux mesures .

    L’Iran a le droit au nucléaire civil comme le permet l’article 4 du TNP de 1968 – dont l’Iran est signataire si besoin était de le (re)rappeler.Quand bien même la République islamique posséderait l’arme nucléaire encore faudrait-il qu’elle l’utilise – ce qui semble invraisemblable et suicidaire comme l’avait fait remarqué Jacques Chirac .Et n’irait-on pas vers un équilibre de la terreur qui fait que  » la guerre est impossible ,mais la paix est tout aussi improbable » – comme disait Aron au temps de la Guerre froide ? Je suis d’autant plus scandalisé qu’Israël,le Pakistan et l’Inde possèdent la bombe alors qu’ils n’ont pas signé ledit TNP et que la communauté internationale ne réagisse pas avec la même fermeté.L’argument -utilisé de façon systématique-qui sert à dicréditer l’Iran est sa volonté de « rayer Israël de la carte » or ce même Larijani l’a démenti et toute personne cultivé sait qu’Ahmadinejad n’est pas l’homme fort du régime -c’est le Guide suprême Khamenei. Je voudrais poser une question à Alain Gresh ( que j’estime et lis beaucoup ) et j’espère qu’il aura la politesse de me répondre : Peut-on à l’heure actuelle dire que l’Iran veut la bombe ? Ce postulat qui fait figure de lieu commun dans la presse occidentale me parait douteux tant que l’on a pas de véritables preuves.

    Merci d’avance.

    Chahin,élève en Classes préparatoires et lecteur assidu du Monde diplomatique.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 27 mai 23:02, par K.

    « Bush Authorizes New Covert Action Against Iran » . Traduction française de l’article d’ABC, ici.

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  • Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 27 mai 23:24, par Sophie

    Bonsoir à tous,

    Je me demande quel est le métier de K, vu sa contribution très documentée à ce Blog. Journaliste ? Chercheur spéciali- ste du M-O ? Agent secret ? autre… ?

    C’était juste une blague, pour alléger l’atmosphère et suivre le conseil de Kosmosch de « Carpe Diem ». (Je n’attends pas de réponse de K, mais salut, salam ou shalom à lui ou à elle ).

    Je remercie vivement M. Ali Larijani pour ses paroles : »La France de Sarkozy pourrait jouer le role d’intermédiaire sincère » ; malheureusement je pense que la France de M.Sarkozy, renforcée par celle de M. Kouchner suivra sans faille, la politique de M.Bush. C’est le seul remerciement que j’adresserai à Chirac, celui de s’etre opposé à notre intervention en Irak.

    Bien, je quitte ce blog pour aller sur Ism-france en savoir plus sur « hisser la voile vers Gaza ».

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  • Iran, négocier ou faire la guerre ? Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 27 mai 23:36, par Observer

    je vous conseille vivement le dernier livre de Thierry Meyssan : l’effroyable imposture 2 relatif à la guerre au Liban. Essayons pour une fois de ne pas succomber à la tentation de refuser comme un reflexe ressassant ce que les medias appellent les theories du compolot. Dans ce livre beaucoup de choses sont d’une verité saisisantes.

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  • Iran : négocier ou faire la guerre Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 27 mai 23:37, par Sophie

    Re-bonsoir

    Je viens juste de lire le post de Chahin. Juste pour lui dire que nous sommes beaucoup à dénoncer le deux poids, deux mesures, dans les relations internationales et à nous inquiéter de vers quoi « ON » nous mène. Le problème, c’est « quoi faire ? » . Si quelqu’un a une réponse, qu’il le dise.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 00:04, par ahmad

    salam

    les médias français et en particulir les quotidiens sont mal placés pour parler d’islamophobie, car ils en sont les principaux propagateurs, les rédacteurs en chef de ces journaux sont plus ignorant sur l’islam qu’un enfant de 5ans dont l’gignrant pour ce dernier est normal,mais l plus grave c’est que ces rédacteur sont malhonnètes. Une bonne nouvelle, celui qui à soutenu par le meurtre de libanais, durant laguerre, celui qui soutien sans faille israel, au point de faire silence sur les crimes sionistes depuis des années ,j’ai nomé mr jean marie colombani ,que l’on pourrait trainer devant un tribunal de soutien au crime contre l’humanité, va peut-etre etre virer du monde, super nouvelle. Une pensée pour les résistant palestiniens, qui font ce que devrait faire la communauté internationnale, à savoir bombarder israel et en particlier les colonies. Y a t-il encore un journaliste assez juste et courageux pour dire que la resistance armée des palestiniens est légitimes ?pas sur tellement le monde des journalistes est un monde de lache, à droite comme à gauche,e t ces dernières années surtout à gauche.

    Salam

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 01:02, par azer

    Salut Je suis contre la guerre et la politique des américaines en iran ou l’iraq Mais faite attention pour q’on ne tombe pas dans la piège de solidarité avec les Mollahs !! N’Oublions la répression du régime contre les intellectuelles, les femmes etc. autant qu’il faut condamné attaque militaire contre l’iran avec la même fermeté il faut condamné la répression et demander la pression sur le régime ! « Le tempête » sur l’iran actuellement viens de la part des gardien de la révolution et les policiers mais nous amis de le monde diplo il voie seulement d’autre côté ce que malheureusement, ce n’est pas longtemps une certaine intello français, ont fait au début de la révolution. Au nome solidarité avec le peuple ils ont soutenu les exécutions massives des plusieurs prisonniers politiques en iran !

    regardez

    http://web.peykeiran.com/vs2005/iran_news_body.aspx ?ID=40005

    http://web.peykeiran.com/vs2005/iran_news_body.aspx ?ID=40047

    c’est à lire aussi

    http://www.liberation.fr/actualite/monde/256294.FR.php

    azer merci

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  • Erratum + réponse à Sophie Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 01:46, par Chahin

    J’ai glissé deux fautes d’orthographe et de syntaxe qui auraient fait bondir ma prof de culture G (cultivée au lieu de cultivé et j’ai oublié une négation ) donc mea culpa.

    Concernant la crise iranienne ,Sophie tu te demandes ce qu’il convient de faire et bien je te dirais qu’il faut faire confiance à l’Iran tant que l’on n’a pas de vraies preuves car des sanctions encore plus fortes ne résoudront rien.Ce qui dérange en Iran c’est le régime pas la (future ?)bombe.Pour couvrir Israël les Américains aiment rappeler que le plus important c’est la nature du régime possédant la bombe.Tout le monde sait qu’Israël est un régime démocratique(cf.Constitution qui interdit les mariages entre Juifs et Arabes,la possibilité d’entrer dans Tsahal pour les Arabes et qui n’interdit pas les discriminations à l’embauche sauf s’il s’agit d’une discrimination en raison du sexe) qui respecte les résolutions de l’ONU (64 non respectées depuis la création d’Israël en 1948).Ce qui nuit à l’Iran c’est le régime aux mains des Mollahs.Mais ce régime depuis son instauration en 1979 a resisté à une guerre contre le voisin irakien(1980-1988) et aux tentatives de déstabilisation-renversement du régime orchestrées par l’Oncle Sam par le biais d’un financement des opposants au régime.Si cela avait fonctionné en 1953 (opération Ajax et renversement de Mossadegh) ce n’est pas le cas à l’heure actuelle.Ce régime est rodé mais il est de plus en plus contesté par les femmes,une jeunesse instruite et par les riches habitants de Téhéran(cf. cuisante défaite d’Ahmadinejad aux municipales ).Il faut laisser la situation se dérouler sans faire de volontarisme contre-productif.La maturation des contradictions au sein de la société iranienne( volonté d’occidentalisation-dans le bon sens du terme- et de démocratie contre rigorisme et archaïsme ) viendra à bout du système.Thierry Coville le met en évidence dans Iran,la révolution invisible. En somme la solution pour résoudre cette crise ne peut provenir que de l’intérieur .Il faut laisser l’Iran jouir de son droit légitime au nucléaire civil car tant que l’AIEA et la commnunauté internationale privent l’Iran de son droit la « révolution invisible » n’aura pas lieu vu que ce dernier rassemble (presque)tous les Iraniens.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 03:59, par saintyves

    Bonsoir

    jeudi 24 mai 2007

    Paris veut de nouvelles sanctions contre l’Iran Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner s’est prononcé pour leur adoption rapide « Si tel devait être le cas, je souhaite que nous puissions adopter rapidement de nouvelles sanctions, qui manifestent à l’Iran que la voie qu’il a choisie est inacceptable, et ne le mènera que vers un isolement croissant », a souligné le ministre, qui se trouve en visite à Beyrouth au Liban. (cette déclaration ressemble étrangement à celles faites souvent par Bush, Candy) France3 18 h 45 CEST

    le 29 janvier 2007, quatre mois avant, Chirac déclarait :

    « Où l’Iran enverrait-il cette bombe ? Sur Israël ? Elle n’aura pas fait 200 m dans l’atmosphère que Téhéran sera rasée. »,

    au sujet du programme nucléaire de l’Iran et de ses conséquences possibles au Moyen-Orient, une série de déclarations tranchant avec le discours habituel de la diplomatie française sur ce dossier. Il parlait à des journalistes du Nouvel Observateur, du New York Times et du International Herald Tribune. Le président français s’est ensuite rétracté, le lendemain, après avoir invité les mêmes médias à l’Elysée dans le but de rectifier ses propos. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi ?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=975264

    Que signifie :
    - 1) la rétractation de Chirac ?
    - 2) la dissonance entre sa position initialement exprimée et la position officiel du gouvernement Français, annoncée par Sarkozy, pendant la compagne présidentielle, (annonce plus royaliste que celle de « King Bush », d’Olmert, ou de Tsipi Livni) ?

    - Que Chirac a finit par ceder, à la suite de chantage par un certain Lobby,(son dossier judiciaire, est toujours sur le bureau de Sarko) ?

    - Que la France a à son tour effectué son « redirection » sous Sarkozy ?

    Et puis, la menace étanusienne et israelienne, ou les deux combinées, d’attaquer l’Iran etait prévue depuis le fameux discours de Bush sur « l’axe du mal », ce n’est plus qu’une question d’oportunité politiquo-militaire, etant donné le nombre de front ou sont impliqués les GI’s, et le sort que connaitrait l’OCCUPATION de l’Irak.

    Et tous ces risques d’embrasement de la planete sont commandités par les SIONISTES NEOCONS et ISRAEL Le peuple américain est aussi victime de ce complot, à coups de tapage médiatique, au meme titre que les autres peuples, concidérés comme énnemis, par Israel.

    Chose aussi curieuse, aucun conflit ou guerre, n’ont jamais ete aussi controversés, et rejetés par la communauté internationale citoyenne, comme le sont les guerres actuelles, en Irak, au Liban, en Palestine, et peut etre contre l’Iran et la Syrie.

    Voir en ligne : Le « nouveau Moyen-Orient » : Rêve d’Israël et plan des Etats-Unis. Par feue Tanya Reinhart.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 07:44, par Pierre

    La guerre par d’autres moyens par Dina Ezzat – Al-Ahram

    (…) Mardi, les autorités égyptiennes ont dit qu’elles avaient démantelé un réseau d’espionnage travaillant pour Israël qui comportait un ingénieur égyptien auprès de la Commission de l’Energie Atomique du Caire, un Irlandais et un ressortissant japonais. (…) La publication du récit d’espionnage vient dans un contexte de nouvelle confrontation diplomatique sur le déséquilibre stupéfiant d’armes qui existe entre Israël et les pays arabes. Avant une tournée au Moyen-Orient du secrétaire de la défense américaine Robert Gates, qui était au Caire hier, Washington a réaffirmé son engagement pour la suprématie militaire d’Israël. Le développement de la coopération militaire américano-israélienne concorde avec des manœuvres diplomatiques sur deux axes qui cherchent à assurer qu’Israël reste dispensée d’un examen de son programme nucléaire, alors qu’en même temps les pays arabes qui n’ont pas rejoint l’Organisation pour la Prohibition des Armes Chimiques reçoivent des pressions pour le faire.

    Algérie : En deçà et au-delà du degré d’enrichissement (El-annabi

    Aujourd’hui, ce sont pratiquement les pays de l’alliance qui se posent en surveillants « vigilants » de la prolifération, et plus particulièrement lorsqu’il s’agit de l’espace musulman considéré comme une menace pour Israël et de l’espace considéré encore comme aire d’influence de la Russie ou de la Chine. Quels intérêts auraient la Russie et la Chine à s’aligner en tout point sur les positions des Américains qui sont leurs rivaux, lesquels, à la faveur de la lutte antiterroriste et de la mise en œuvre du plan du GMO par la méthode du chaos, sont soupçonnés de refaire unilatéralement le partage de « Yalta » et exclusivement en leur faveur en dessinant une carte mondiale de leurs influences qui intègre le contrôle sur tous les gisements de pétrole et qu’ils s’efforceront de rendre irréversible. L’important est que celle-ci soit dessinée et consolidée avant le retour de la Russie au rang qui était celui de la grande Urss et l’achèvement de la montée en puissance de la Chine.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 08:52, par K.

    Réponse à Sophie, qui n’en demande pas, mais brule d’en avoir une ;)

    Je participe à ce blog :

    1)pour apprendre

    2)pour m’obliger à réfléchir. Etant un paresseux dans l’ame, il m’oblige à me documenter, et sous prétexte de rendre service à la « communauté » que nous formons dans ce blog, il m’oblige à lire les textes écrits en anglais, en les traduisant. (je dirai presque que je ne les traduis que pour les lire)

    3)parce que je suis directement concerné étant un moyen-oriental.

    Je ne suis certainement pas un expert vu les conneries que j’ai pu écrire en me relisant par-ci, par-la

    Agent secret ? plutot agent double, dans le sens que lui donne John Le Carré dans son roman a perfect spy, (le pur espion dans l’édition française) : mes affirmations ne sont souvent que des questions. Et c’est là mon plus grand regret : je reçois rarement des réponses.

    Salut, Shalom, Salam, et pardon pour ce petit exercice de narcissisme.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 09:19, par Pierre

    La question de la culture :

    Mais le prix du public de banlieue revient sans conteste à Persepolis , un des plus beaux souvenirs pour le réalisateur de Taxi, du Cinquième élément et du Grand Bleu : « Je garderai en tête les images de ces femmes voilées regardant l’histoire de cette gamine, elle-même sous une burqa, en Iran… » (« Persepolis » palmé par la banlieue Par Stéphanie BINET)

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  • immigration 28 mai 09:50, par Orange

    Il faudrait prévenir ces gens des pays développés et particulièrement les européens : ils sont des pays de vieux, l’équilibre démographique n’y est plus assuré et sans immigration, leurs sociétés deviendront rapidement non viables.

    Une société où il n’y a que des retraités inactifs ne survit pas : quelque soit le système de retraite, répartition ou capitalisation, ce sont les actifs qui créent la richesse qui finance les retraites.

    La principale mesure politique à prendre dans ces pays et particulièrement en France, est donc d’obliger les entreprises a ne pas être racistes à l’embauche : Il suffirait d’obliger à un taux de noms à consonance étrangère sur les fichiers de paye, correspondant à celui dans la population, sous peine d’amendes. L’URSAAF pourrait très bien assurer ce type de contrôle. Quand les services de Ressources Humaines auraient été contraints ainsi a refouler leur évident racisme et à recruter coloré, ils s’apercevraient que ça fonctionne très bien et leur racisme se réduirait.

    Des immigrés ayant un emploi se logeraient mieux, élèveraient mieux leurs enfants et consommeraient plus. Une grande partie des causes de notre chômage s’évaporeraient.

    Des immigrés ayant un emploi, renverraient plus d’aide à leur famille restée au pays : ces flux là sont beaucoup plus importants que ceux de la prétendue « Aide au développement » (qui est en fait du crédit commercial). Le décollage économique de l’Espagne et du Portugal s’est fait grâce à ces flux d’argent des émigrés espagnols et portugais aidant leur famille restée au pays ou s’y faisant bâtir une maison pour leurs vieux jours. Un tiers monde moins pauvre ouvrirait de nouveaux marchés à nos entreprises (enfin pas que des marchés d’armes…).

    Le racisme le plus nocif dans notre pays est celui des entreprises et particulièrement celui des services des Ressources Humaines. Car c’est à partir de ce racisme là que s’enclenche un cercle vicieux économique catastrophique.

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  • Une demande à Monsieur Gresh (ou à quelqu’un d’autre de compétent qui aimerait répondre) Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 09:56, par Orange

    Je m’interroge sur ce que va être la politique moyen-orientale de Sarkozy.

    J’aimerais avoir une idée de ses réseaux d’amitié et d’intérêts sur cette zone. Est-ce que ce sera les mêmes que ceux de Chirac ?

    Et Kouchner va-t-il s’insérer harmonieusement là dedans ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 11:09, par Alain Gresh

    Réponse à K et à Orange. D’abord sur ce blog et les discussions qui s’y déroulent. Je trouve positif que le blog soit en une sorte d’autogestion, sans trop d’interventions du rédacteur que je suis. Non seulement parce que, matériellement, il est très difficile pour moi d’intervenir régulièrement, mais aussi parce qu’il me semble positif qu’il n’y ait pas trop souvent une intervention qui dirait « la vérité ». De plus, le débat entre les internautes tel qu’il se développe au bout de dix mois environ, est intéressant et évite les excès des débuts (pas toujours il est vrai). Mais je tiens à remercier ceux, notamment K, qui fournissent des informations, des liens, traduisent des textes, etc.

    Quant à la politique de Nicolas Sarkozy, nous savons ce qu’il a dit dans ses différentes interventions électorales et que j’ai reproduites dans deux envois, l’un le 24 mars et l’autre le 29 mars. Je renvoie aussi à l’envoi sur la position des candidats à l’élection présidentielle concernant le Proche-Orient. Ces déclarations ne présagent rien de bon, à mon avis. Mais, comme il ne faut pas toujours se fier aux promesses des candidats, attendons les actes pour porte un jugement définitif.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 11:14, par Pierre

    Orange, je ne comprend pas le sens de vos questions.

    Selon vous la faillite des politiques européennes devrait être réparé par la déportation de chaire humaine (pour financer les retraites je suppose).

    Ce qu’il faudrait expliquer aux européens c’est qu’après avoir ponctionné l’ensemble des ressources la planète dans sa période coloniale, l’ensemble de ses finances dans sa période post-coloniale, l’Europe va crever comme un vampire dans un champs de luzerne.

    S’obstinant a imposer une civilisation basée sur l’individualisme, l’Europe en tant que société n’a plus de raison d’être (ou alors « société » est un mot creux).

    Si elle n’a plus de raison d’être, toute mise sous perfusion avec du sang aux consonances étrangère, devra être considéré comme de l’acharnement thérapeutique.

    Maintenant si vous vous préoccupez de la santé des entreprises européennes, soyez rassurée, les délocalisations encouragée par la sous évaluation monstrueuse du prix du pétrole, pérénise le processus d’accumulation de richesses de leurs vieux actionnaires (quelque soit leur nationalité).

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  • négrophobie, arabophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 11:29, par Orange

    Il y a eu une bonne émission à la télévision … il y a un an… sur M6. Elle est en ligne sur le site convergence des causes.

    A écouter jusqu’à la fin … quand intervient le patron du MEDEV, Monsieur Sarkozy, le frère.

    A voir… à revoir… et à méditer.

    Merci de vos liens Monsieur Gresh.

    Pierre pouvez-vous me (re)lire ?

    Voir en ligne : Une bonne émission

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 12:03, par Pierre

    Orange je vous conseille aussi l’excellente émission de Charles Villeneuve diffusée sut TF1 une semaine avant les présidentielles « le droit de savoir » consacrée aux profiteurs du système, où celui-ci expliquait à 14 millions de retraités, comment 2 millions de chômeurs (ils va de soit qu’ils ne pouvaient être que des étrangers profiteurs si je vous re-lis bien : « Des immigrés ayant un emploi se logeraient mieux, élèveraient mieux leurs enfants et consommeraient plus. Une grande partie des causes de notre chômage s’évaporeraient. ») mettaient en péril la sécurité sociale, les retraites et la volatilité du chômage.

    Prendre 14 millions d’assurés pour taper sur 2 millions d’autres assurés voilà qui vous rassurera sur la politique qu’entend mener M. Sarkozy.

    D’autre part je vous rappelle que ces « immigrés » ne sont pas venus par le Club Méditerranée mais ont été démarchés par les DRH de l’époque qui s’appelaient encore des chefs du personnels, pour venir grossir les listes « à consonance » des chaînes de montage.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 14:19, par K.

    Parole d’expert :

    « …Anthony Cordesman du think tank de Washington the Centre for Strategic and International Studies a noté que  » la position de l’Iran concernant la réunion avec les américains pour discuter sur l’Iraq a été plus hostile que cela ne l’est habituellement dans le cadre d’une attitude d’avant conférence. »

    Cordesman a dit que l’arrestation récente de trois chercheurs Irano-Américains accusés de travailler contre le régime islamique était « un sinistre avertissement que le dialogue avec ce gouvernement iranien ne peut connaitre d’avancée significative à court terme. » »

    Pour etre tout à fait complet, il faut préciser que les américains ont capturé cinq officiels iraniens à Arbil [zone kurde irakienne] en janvier dernier qu’ils n’ont toujours pas relaché. Et que selon un autre expert non moins respectable, Gareth Porter d’IPS :

    « Rice défendait le point de vue que l’administration devrait libérer les cinq fonctionnaires iraniens, dans la mesure où ils n’étaient plus utiles. Mais Wright rapporte qu’un représentant officiel non identifié du vice-président Dick Cheney avait alors insisté pour les retenir, arguant du fait que cela serait interprété par l’Iran comme la manifestation de la volonté américaine de capturer encore plus de fonctionnaires iraniens en Irak, et que Rice « s’était finalement rangé du coté de cette argumentation » sur la question. »

    « Le compte-rendu de cette discussion suggère que les plus hauts officiels de l’administration envisagent le sort de leurs prisonniers Iraniens dans un contexte d’objectifs diplomatiques plus larges par rapport à l’Iran. » En effet « Washington ne dissimule pas sa volonté d’utiliser ces captifs pour faire pression sur l’Iran ».

    Par ailleurs Porter apporte des éléments édifiants sur “l’attitude d’avant conférence” des Etats-Unis (voir l’article).

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  • Faut pas regarder TF1, ni France 2, ni grand chose à la télé pour tout dire 28 mai 14:35, par Orange

    Pierre je vous déconseille TF1 en général, et ce Charles en particulier ! ;-)

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  • Législative et politique au proche-orient : voter blanc ? 28 mai 15:03, par Orange

    Le député PS de ma circonscription est vice-président du groupe d’amitiés franco-israélienne de l’assemblée : il s’agit de monsieur Bloche, cité parmi les soutiens de Royal, ce qui est positif pour moi.

    Je lui ai déjà écrit à ce sujet sans jamais obtenir de réponse.

    Il était déjà dans ce groupe avant la guerre d’Israël contre les civils de la banlieue de Beyrouth, il y est resté. Je n’ai pas entendu de déclaration de sa part sur la politique israélienne au Liban ou dans les territoires.

    Je sais par ailleurs que les dirigeants socialistes considèrent que les électeurs ne se prononcent pas par rapport aux thèmes de politique étrangère.

    J’avais envie de voter socialiste… Dois-je voter blanc ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 17:14, par Salima.Z

    Face à des situations pareilles, on se rend souvent compte que les masses s’en prennent aux masses, en raison des malaises sociaux ou économiques, outre les préjugés dus à l’éducation . Revenir aux débats sur ces questions – à la base – va certainement aider à amortir les chocs dus aux différences culturelles et religieuses. Si les esprits se calment pour mieux juger, au lieu de détruire (presse, et élite y compris politique) , cela va certainemant influer sur les décideurs et les amener à une reflexion moins raciste. Il faut du temps, beaucoup de temps pour changer les esprits. Mais ce qui est certain, c’est que nous n’avons pas besoin d’une autre expérience US , soutenue par l’occident au Proche Orient, similaire à celle de l’Irak. Les mêmes mensonges, les mêmes erreurs, les mêmes opérations militaires pour des visées stratégiques qui n’échappent à personne, ne feront que précipiter la région vers le chaos et davantage de bains de sang.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 17:37, par K.

    Article plutot équilibré de Corine Lesnes. Meme Hersh y est évoqué. Dommage qu’on n’y rappelle pas les 5 iraniens enlevés. Auto-censure ?

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  • Iran 28 mai 18:27, par Cordoba

    Un internaute pose cette question : « Peut-on à l’heure actuelle dire que l’Iran veut la bombe ? » La réponse est que cela est hautement probable, en dépit de toutes les dénégations des diplomates iraniens. Car autrement, on n’explique pas pourquoi l’Iran a cherché à acquérir des technologies de moulage et d’usinage d’uranium métal en hémisphères (qui n’ont d’autre fonction que militaire). De plus, les travaux conduits par l’Iran sur le polonium 210 et le berylium (deux éléments qui peuvent servir d’initiateurs neutroniques) et le fait qu’il mène des activités nucléaires sur des sites contrôlés par des militaires devrait faire réfléchir. Enfin, comment faire confiance à un régime qui a dissimulé son programme nucléaire pendant 18 ans ? L’Iran n’est pas un Etat pacifique qui ne cherche qu’à développer son industrie et la prospérité de ses habitants. Je ne vois pas pourquoi on devrait croire davantage en la bonne foi des dirigeants iraniens qu’en celle de leurs homologues américains lorsqu’ils disaient avoir les preuves que l’Irak détenait des armes de destruction massive.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 18:47, par Cordoba

    L’internaute « saintyves » parle du chantage d’« un certain lobby ». Puis il explique que « tous ces risques d’embrasement de la planète sont commandités par les SIONISTES NEOCONS et ISRAEL ». Il ajoute que le « peuple américain, au même titre que les autres peuples qui sont considérés comme des ennemis par Israël, est victime de ce complot ».

    La chose la plus ironique, c’est qu’un autre internaute – répondant au pseudo de « Observer » – qui conseille la lecture du dernier bouquin de Thierry Meyssan, invite les gens qui interviennent sur ce forum à ne pas refuser « ce que les médias appellent les théories du complot ».

    Dernière chose. Sur le mythe de la « guerre juive », vous lirez avec profit ce très intéressant article de P-A Taguieff , à supposer que vous acceptiez de dépasser les éventuels préjugés qui vous ferait renoncer à lire un article paru dans un mensuel communautaire juif (L’Arche en l’occurence).

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 19:00, par K.

    Echange d’amabilités entre le “numéro 2” d’Al Qaeda, al-Zawahiri, furieux après avoir appris que l’Iran et les Etats-Unis allaient se parler, et Ahmadinejad, selon R.K. Ramazani sur le Daily Progress :

    Le 5 mai [dernier], Al-Zawahiri a intensifié les attaques verbales d’Al-Qaida contre les chiites, Bush et l’Iran, en prévision des discussions États-Unis – Iran .

    Indépendamment des insultes incendiaires habituelles contre les chiites, Al-Zawahiri a réprimandé l’Iran pour avoir abandonné son slogan « Amérique, le grand Satan » [pour] le slogan “Amérique, le partenaire le plus proche” . »

    Dans sa réponse, le président de l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a incendié Al-Zawahiri : « Pourquoi, vous qui voulez tuer les Américains, tuez-vous des personnes innocentes et placez des bombes dans [les marchés Irakiens] ? » Il a ajouté, « au nom de toutes femmes et les enfants en Asie, en Europe et en Amérique, qui ont étés des victimes des terroristes d’Al-Qaida, je te souhaite à toi et ton groupe de terroristes le feu de l’enfer, et sacrifierais avec joie ma vie pour vous annihiler. »

    À part ça Ahmadinejad et Al-Zawahiri vont s’allier très bientot pour combattre les américains. Du moins c’est ce qu’ affirment les officiels américains.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 19:07, par Pierre

    Corona : « L’Iran n’est pas un Etat pacifique qui ne cherche qu’à développer son industrie et la prospérité de ses habitants. » Vous pensez a quoi en particulier ? Depuis quand l’Iran a-t-il déclenché une guerre d’agression ?

    « Je ne vois pas pourquoi on devrait croire davantage en la bonne foi des dirigeants iraniens qu’en celle de leurs homologues américains lorsqu’ils disaient avoir les preuves que l’Irak détenait des armes de destruction massive. » Vous ne voyez pas pourquoi ? C’est parce que vous ne faites pas la différence entre un pays dirigé par des menteurs qui passent leur temps à déclencher des conflits là où il y a des matières premières à rafler , et des gens qui habitent chez eux et qui n’ont agressé personne depuis plus d’un siècle.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 19:52, par Maziar

    Bonjour

    Je suis désolé si je n’écris pas bien en français, moi comme un iranien opposant au régime islamiste, j’aimerais vous expliquer que, sur le programme nucléaire, le but de régime est de faire toutes les étapes pacifiques d’enrichissement d’uranium, juste avant la dernière étape qui sera la fabrication de bombe atomique. La réalisation de cette dernière étape dépendra aux comportements des puissances internationales et régionales vis à vis de l’Iran, si ces puissances menacent militairement l’iran. Tous les experts le savent que La bombe iranienne sera défensive pas agressive. L’Iran depuis au moins 2 siècles n’a attaqué aucun pays, mais au contraires il étai toujours la victime de l’agression des pays étrangers, et la dernière en date l’attaque de l’armé iraquienne avec les aides du monde entier. Je peux le comprendre dans certains mesure que, pour stopper la révolution islamique, ils ont encouragé et aidaient l’Iraq, même des fois les américains, les français et des pays du golf persique étaient cobelligérants contre l’Iran ( les pilotes français ont participé à la guerre contre l’Iran). Mais le problème commence lorsque Saddam a utilisé l’arme de destruction massive ( les armes chimiques ) contre les soldats et civils iraniens (la vile Sardasht ), fournies par les occidentaux, avec au mois 50000 morts, sans condamnations par les hypocrites occidentaux. Et quand les Iraniens se sont rendu compte du programme nucléaire iraquien, se sont sentis encore menacées par une attaque atomique. A cela s’ajoute la menace du Pakistan, avec la monté du Wahhabisme d’Israël et bien entendu, des Etats Unies. Et voilà la détermination du régime et le peuple iranien en grande majorité.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 19:53, par Cordoba

    @ Pierre

    1/ Non, la République islamique d’Iran n’est pas un modèle de pacifisme. Il est de notoriété publique que l’Iran arme actuellement les insurgés sunnites en Irak. De la même manière, la République islamique finance et arme le Hezbollah libanais. Et il est peu concevable, selon les spécialistes de la région, qu’Hassan Nasrallah ait entrepris de violer la frontière nord d’Israël et d’enlever des soldats israéliens sans le feu vert de Téhéran. Enfin, la justice argentine réclame l’arrestation de l’ex-président Rafsandjani, de quatre de ses ministres et de plusieurs membres de l’ambassade d’Iran à Buenos Aires dans l’affaire de l’attentat antisémite qui, en 1994, avait touché le siège d’une association juive dans la capitale argentine (85 morts tout de même).

    2/ Vous écrivez : « vous ne faites pas la différence entre un pays dirigé par des menteurs qui passent leur temps à déclencher des conflits là où il y a des matières premières à rafler, et des gens qui habitent chez eux et qui n’ont agressé personne depuis plus d’un siècle ». D’abord, je ne comprends pas pourquoi vous ne mettez pas les peuples – américain et iranien – sur le même plan. Je ne crois pas que les peuples soient assoiffés de puissance et de pétrole. Je ne crois pas que la douleur d’une mère américaine qui voit revenir son enfant dans un cercueil soit moins grande que celle d’une mère iranienne et vice versa. Ensuite, soyons sérieux : tout Etat – « le plus froid des monstres froids » – a ses intérêts et les défend. Il n’y a rien d’illégitime à cela sauf lorsqu’on porte atteinte aux valeurs qu’on prétend incarner. L’histoire des relations internationales est principalement celle des rapports de force entre les Etats (et les autres acteurs géopolitiques infra-étatiques). Les Etats-Unis sont la première puissance mondiale et se comportent comme telle, avec le risque de passer pour un super-prédateur politique. Quant à l’Iran, il cherche à gagner en influence au Moyen-Orient. Cela n’a rien d’illégitime en soi. Mais s’il vous plait, pas d’angélisme sur les intentions de ce pays. Enfin, si l’on devait comparer la nocivité des régimes actuellement au pouvoir à Washington et à Téhéran, je ne suis pas sûr que Téhéran s’en sortirait mieux que le Grand Satan. Un seul exemple : la peine de mort. Elle est horrible, ici ou là. Mais tout de même : 4 000, c’est le nombre d’homosexuels qui ont été exécutés par le régime islamique au seul motif de ce qu’ils sont !

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 20:34, par Pierre

    Cordoba,

    1/ la notoriété publique des uns est propagande des autres, vous souhaiteriez peut—être que l’Iran arme aussi Israël et dieu sait qui, mais vous oubliez que l’Iran est soumis a un embargo, et qu’’Israël est déjà armé par les États-Unis. Il faut savoir rester raisonnable !

    2/ Je ne mets pas les peuples iraniens et étasuniens sur le même plan parce que le théâtre des opération est au Moyen Orient et pas aux États-Unis. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, les étasuniens n’habitent pas du tout dans cette région, s’ils y sont, c’est que leurs dirigeants les y ont envoyés. Par contre les iraniens et leurs dirigeants eux habitent bien dans la région et depuis quelques milliers d’années je crois bien. La question n’est pas de savoir si « les peuples sont assoiffés de pétrole », mais que la civilisation que les États-Unis tentent d’imposer comme modèle mondiale est basée sur l’illusion de pétrole bon marché (jusqu’à la brosse à dents), et que l’assèchement annoncé des gisements les rend de plus en plus nerveux. Vous affimez : « Les États-Unis sont la première puissance mondiale et se comportent comme telle, avec le risque de passer pour un super-prédateur politique. « . Vous auriez dû dire : parce que les États-Unis se comportent comme un super-prédateur (politique est en trop, japonais, vietnamiens, coréens, afghans, irakiens, chilien, argentins et bien d’autres vous le confirmeront), ils se proclament la première puissance au monde (mais ce n’est pas la première et ce ne sera pas la dernière).

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 20:58, par NMB partie(1)

    Sophie s’interroge à juste titre »que faire ». Cette question est en réalité profondement angoissante et tout le monde est interpellé. Les analyses et l’argumentaire developpés rien que sur ce blog prouvent bien l’acuité de la question.

    L’Iran non seulement a le droit de developper sa filière nucléaire civile totale, mais doit developper l’arme nucléaire. Dans le contexte mondial actuel voir historique, il faut être un sot responsable politique en ignorant de developper rapidement la défense de son pays. La convoitise que succite leur potentiel petrolier et leur proximité des autres champs du moyen orient les exposent dangereusement. Il est évident que cela rajoute une folie suplémentaire à la schisophrenie mondiale.

    L’impasse dans laquelle se trouve les USA en Irak actuellement n’est que le résultat de leur action internationale depuis la seconde guerre mondiale. Leur interventionisme dans différentes parties du globe a été systématiquement prejuditiable (guerre de Koré 1956, Vietnam, guerre Iran-Irak 1980-1989, 1ere guerre du Golf 1990,2eme guerre du golf 2003 etc.. ).

    Il n’est pas utile de démontrer que le respect du droit international est incompatible avec la protection des intérêts des puissances occidentales. Elles onts choisi de défendre leurs intérêts dits « vitaux », évidemment contre le respect des droits basiques du reste du monde. Cette course, des USA contre l’Europe, pour l’accés aux matiéres premiéres et aux marchés des pays qui les abritent a fini d’imposer aux derniers des régimes politiques iniques à la soldes des premiers. Aucun continent n’y a echappé, sous couvert de lutte contre le communisme. L’amerique latine avec pour exemple le Chilie : renverser Allende en 1973 et installer Pinochet pour recuperer les mines de cuivre nationalisées est typique de ce schema. L’Afrique avec le Zaïre et feu Moboutou, le Gabon avec Omar Bango, sont une caricature de cette course à la protection de la chasse gardée. Si l’on ajoute la pression qu’impose l’emmergence de la Chine et de l’ Inde dans cette dynamique, on peut aisement comprendre l’enjeu dont peut faire l’objet le moyen orient.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 20:59, par Cordoba

    Pierre, vous m’avez convaincu. Je viens de comprendre que le gouvernement iranien était en réalité composé de doux chérubins qui ne demandent qu’à vivre en paix et n’ont jamais appelé à la destruction d’Israël. D’ailleurs, ceux qui ont rapportés que c’est Khomeini qui avait appelé, le premier, à l’élimination de l’Etat hébreu (bien avant Ahmadinejad et dans des termes ne souffrant aucune ambiguïté) ont été victimes d’une hallucination collective. Hassan Nasrallah est un révolutionnaire dont l’action est comparable à celle du Che Guevara. L’islamisme, le culte du martyr et l’attente du retour de l’Imam caché, ce n’est que pour le folklore. Enfin, c’est sans doute le Mossad qui a commis l’attentat de Buenos Aires pour donner l’illusion que le Hezbollah et le régime iranien sont antisémites. Le complot a tellement bien marché que même les Argentins sont tombés dans le panneau, c’est dire s’ils sont efficaces ces Israéliens !

    Pierre, on aura fait des progrès le jour où les gens comme vous cesseront de raisonner avec des œillères et une approche manichéenne des relations internationales. « L’axe du Mal » contre « l’axe du Bien », c’est aussi ridicule que « l’axe américano-sioniste » contre « les peuples opprimés ». Vous ne croyez pas ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 21:01, par NMB partie(2)

    Ce bref rappel de l’histoire nous signifie qu’il ya de quoi être pessimiste face à la question de Sophie, pour deux raison essntielles :

    -La premiére : face à ce verouillage imposé par les puissances occidentales (puissances à la fois économiques et militaires) dicté par la sauvegarde de leurs intêrets stratégiques et « vitaux », il n’y a que l’action concértée de leurs citoyens qui jouissent encore d’une democratie pour imposer d’abord à leurs gouvernements respectifs le respect du droit international inscrit dans la charte de l’ONU. Mais ceci relève de l’utopie, non seulement la politique etrangére n’a jamais detérminé le vote de nos concitoyens sans oublier la manipulation dont il font l’objet, mais l’emergence de responsables type Busch and Cheney, Sarkosy and Kouchner ne laisse presager rien de constructif. Qu’on y ajoute l’islamophobie qui se developpe en europe et le pessimisme s’impose dés que l’on ose imaginer l’avenir.

    -la seconde : En face de l’occident puissant et ses imitateurs que sont l’Inde et la Chine, il y a les pays emmergents, mais surtout le monde arabo-musulman (pays arabes, Iran, Pakistan, Idonesie, ainsi que les pays de la ceinture sud de l’ex URSS). Vue de l’interieur, la jeunesse des années 60-70 a porté l’espoir de developper et démocratiser leurs pays réspectifs, espoir qui s’est epuisé aprés 30 ans de difficultés croissantes face à des pouvoirs politiques soutenus par les puissances occidentales, intérêts vitaux obligent,(C.F. le soutient que Sarkosy apporte à Ben Ali qui n’en a pas besoin vu le soutient americain dont-il bénéficie). A cette jeunesse succéde aujourd’hui une jeunesse nourri de l’echec de la premiére mais surtout de désespoir d’une vie descente, finit par mourir physiquement, soit noyée dans la mere en essayant d’atteindre l’europe, soit en explosant réellement dans son combat contre l’occident, là ou la confrontation est paroxystique. Cette dérive violente se nourit d’une autre dérive religieuse celle là qu’est le salafisme (idéologie d’El Quaïda), mais elle est aussi nourie par la pression qu’impose le jeu de la globalisation et la mondialisation. Jeu dans lequel il n’y a aucun gagnant mais tous perdants.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 21:03, par NMB partie(3)

    Mais comme toujours dans l’histoire de l’homme, nous avons le choix à tout moment entre le bien et le mal, entre le pire et le meilleur. Face à ce pessimisme qui s’impose, l’éspoir a déja les moyens d’agir et de se déployer. En occident le mouvement altermondialiste, s’il arrive à echapper à la manipulation et sauvegarder un pluralisme sincére, s’il arrive à mobiliser plus fortement les forces vives dans le monde pour un developpement raisonné et equitable, ce qui suppose une puissante mobilisation politique, alors l’espoir est permis de voir la classe politique changer physiquement et moralement.

    En face aussi, en Afrique et dans le monde musulman, l’espoir a deja des bases constructives. En Afrique les méres ne supportent plus de voir leurs enfants s’aventurer sur des coquilles de noix avec la mort en perspective, et se mobilisent pour garder la jeunesse sur place, indispensable pour tout développement. La promotion d’un developpement équitable est ici vitale. Dans le monde arabe se développe actuellement un mouvement qui a pour but » promouvoir l’occupation professinnelle de la jeunnesse », cette dynamique existe de facon concértée et organisée d’ associations . Ce qui à terme a pour objectif de dessérer l’etaud du désespoir qu’une corruption géneralisée combinée à un immobilisme politique impose à cette jeunesse. C’est le seul moyen de tarir les sources de l’extremisme, à condition bien sur d’en finir avec le conflit israëlo-palestinien et la présence amiricaine dans tout le moyen orient. Les USA ne jouissent plus d’aucune fiabilité et d’aucune confiance.

    Il n’y a qu’ une volentée puissante de parage équitable des ressource de la planéte qui pourra àterme instaurer un climat de confiance et eteindre le besoin de recourir à l’arme nucléaire, soit pour se défendre chez ceux qui ne la possédent pas encore mais qui sont riches en pétrol, soit pour s’imposer pour ceux qui la possédent déja.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 21:04, par K.

    @ Cordoba

    - “Il est de notoriété publique que l’Iran arme actuellement les insurgés sunnites en Irak.” A part les sources des officiels américains, (vous reconnaissez vous-meme qu’ils ont déja menti) quel est donc ce “publique” ? Je vous conseille vivement la lecture d’un article de Gareth Porter, traduit sur ce blog meme, the blame game

    - Les dirigeants iraniens sont, pour faire court, des barbares ? Alors pourquoi les américains n’ont-ils pas saisi la main tendue par Khatami en 2003, ce dernier étant un réformateur respecté ?

    Ray Takeyh, spécialiste de l’Iran, membre du think tank américain Council on Foreign Relations :

    « S’ils espèrent apprivoiser l’Iran, les Etats-Unis doivent repenser leur stratégie de A à Z. La République islamique ne disparaîtra pas de sitôt, et son influence régionale croissante ne peut pas être limitée. Washington doit éviter d’en appeler superficiellement à des options militaires, renoncer à la perspective d’entretiens conditionnels et à sa politique de neutralisation de l’Iran contre une nouvelle politique de détente. En particulier, elle devrait offrir aux pragmatiques de Téhéran une chance de reprendre des relations diplomatiques et économiques. Ainsi armés de la perspective d’un nouveau rapport avec les Etats-Unis, les pragmatiques seraient en mesure de mettre à l’écart les radicaux de Téhéran et d’essayer d’incliner l’équilibre des forces en leur propre faveur. Plus tôt Washington identifiera ces vérités et normalisera enfin ses relations avec son ennemi moyen-oriental le plus coriace, le mieux ce sera. »

    - Enfin vous avez une vision bien belliqueuse de ce que doivent etre les relations entre les peuples : ce type de relation que vous trouvez “légitime”, n’est-il pas la cause des malheurs de tous ? Y compris de la dégradation de l’environnement qui nous menace tous ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 28 mai 22:53, par Pierre

    Cordoba, mille excuses, je n’avais pas compris que vous plaisantiez, autant pour moi !

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 00:54, par Cordoba

    @ Pierre : Au moins vous gardez le sens de l’humour ! Ce qui est plutôt bon signe par les temps qui courent.

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  • TRAGEDIE PALESTINIENNE Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 03:55, par saintyves

    Bonsoir

    L’internaute « Cordoba » a ecrit :

    L’internaute « saintyves » parle du chantage d’« un certain lobby ». … « tous ces risques d’embrasement de la planète sont commandités par les SIONISTES NEOCONS et ISRAEL ». … « peuple américain, au même titre que les autres peuples qui sont considérés comme des ennemis par Israël, est victime de ce complot ».

    Dans son post du 28 mai 18:47, il ironise d’une maniére subjective sur le fait que « tous ces risques d’embrasement de la planète sont commandités par les SIONISTES NEOCONS et ISRAEL », sans discuter du fond, en aportant des arguments objectifs et viables, au lieu de cela, il lache le morceau en évoquant « la théorie du complot ».

    Il m’a suffit d’un peu de temps pour decouvrir la vraie raison de son ironie, en effet dans son post de 20:50 il ecrit le Hezbollah et le régime iranien sont antisémites., en effet les SIONISTES utilisent la meme methode d’accusation « d’antisemitisme » devant l’utilisation du cocept de la théorie du complot, quant elle est dirigée contre le SIONISME INTERNATIONAL

    voici une interview donnée par Pierre-André Taguieff

    L’autre émergente, … dont les principaux vecteurs sont la propagande des réseaux islamistes radicaux et … gauchistes : néo-communistes et néo-gauchistes, altermondialistes, trotskistes et anarchistes, exploitant tous massivement « la cause palestinienne », célébrée comme « cause universelle » …. On peut y voir la nouvelle expression du tiers-mondisme et de l’idéologie révolutionnaire : le Palestinien-martyr remplace le Prolétaire en lutte pour la société communiste.

    son auteur est vite passé en besogne, en remplaçant la logique par un analogisme Antinomique, dans sa phrase fetiche : Palestinien-martyr remplace le Prolétaire en lutte pour la société communiste http://www.communautarisme.net/index.php ?action=article&id_article=150820

    et pour demontrer la malhoneteté de cet auteur « négationiste », non cette fois c’est de la négation du génocide palestinien qu’il s’agit, je rappele les faits suivants

    - 9300 prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons israéliennes Février 20006http://www.palestine.ma/article.php3 ?id_article=73

    - 348 enfants palestiniens dans les prisons de l’occupation dont 20% sont malades http://www.comiteactionpalestine.org/modules/news/article.php ?storyid=55

    - plus de 500 femmes palestiniennes, parmi elles 104 (dont 4 ont moins de 18 ans et trois ont accouchés en prison) croupissent toujours dans les geôles israéliennes. http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=167

    - Juillet Aout 2006, Liban 1300 morts dont un tier d’enfants.

    Voir en ligne : La Palestine est une prison, le peuple palestinien un peuple martyr

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  • TRAGEDIE PALESTINIENNE Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 04:23, par saintyves

    Bonsoir

    L’internaute « Cordoba » a ecrit :

    La chose la plus ironique, c’est qu’un autre internaute – répondant au pseudo de « Observer » – qui conseille la lecture du dernier bouquin de Thierry Meyssan, invite les gens qui interviennent sur ce forum à ne pas refuser « ce que les médias appellent les théories du complot ».

    pour rester objectif, je renvoie à l’etude « The Global Dominance Group : 9/11 Pre-Warnings & Election Irregularities in Context » By Peter Phillips, Bridget Thornton and Celeste Vogler.

    Qui cite le JINSA (Jewish Institute of National Security Affairs,Institut juif des affaires de sécurité nationale) comme l’un des principaux instigateur de cette « théorie du complot », en invitant, histoire de garder le sens de l’humour, à imaginer un « MINSA » pour un « Muslim Institute … », ou un « BINSA » pour un Boudhic Institute… » pour la défense des affaires de sécurité nationale, Américaines SVP.

    The Project For A New American Century (PNAC) authored by ’Neo-Con’s’ (read Zionists) is a blue print of global attacks, for the exclusive benefit of Israel.

    Le think thank du PNAC (Projet pour un nouveau siecle americain) dirigé par les NEOCON ( voir SIONISTES) … est un « blue print » de guerre globale pour le bénéfice exclusif d’Israel. http://truthatsentinel.blogspot.com/2007/04/just-coincidence-nothing-to-worry-about.html

    Voir en ligne : The Global Dominance Group : 9/11 Pre-Warnings & Election Irregularities in Context

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  • TRAGEDIE PALESTINIENNE 29 mai 04:42, par saintyves

    Jimmy Carter dénonce haut et fort Bush et Blair < 22/05/07

    « Abominable. Loyal, blind, apparently subservient ».

    Selon le Sunday Telegraph et CNN, Georges W. Bush a été informé par ses collaborateurs qu’il devait se préparer à un retrait possible des troupes britanniques d’Irak. Cette annonce devrait intervenir au cours des 100 jours suivant l’entrée en fonction du nouveau premier ministre britannique, donc après le remplacement de Tony Blair par Gordon Brown au 10 Downing street. Gordon Brown voudrait rapidement mettre un terme à la participation militaire de son pays dans cette guerre très impopulaire, qui coûte très cher politiquement au Parti travailliste.

    Son constat (Jimmy Carter) est impitoyable : « As far as the adverse impact on the nation around the world, this administration has been the worst in history » […] « L’administration Bush est la pire de l’histoire en matière de relations internationales », a déclaré, dans les colonnes de l’Arkansa Democrat-Gazette , l’ancien président américain.

    En entrevue, Jimmy Carter a monté sa critique d’un cran : … « Nous avons désormais avalisé le concept de guerre préventive (…) alors même que notre propre sécurité n’est pas directement menacée( mais plutot virtuellement celle d’Israel) , quand nous voulons changer un régime ou redoutons que notre sécurité puisse à l`avenir être compromise ». […] « Cela marque un changement radical par rapport aux politiques menées par toutes les autres administrations ».

    Le prix Nobel de la Paix critique sans détours le président George W. Bush pour sa politique au Proche-Orient, relevant qu’il y a « zéro pourparlers de paix » entre Israël et Palestiniens

    Selon Jimmy Carter, l’administration Bush a de surcroît « abandonné ou directement » remis en cause tous les accords négociés par ses prédécesseurs en matière d`armes nucléaires et d`environnement.

    Interrogé au micro de la BBC sur la personnalité du Premier ministre britannique Tony Blair, qui quittera ses fonctions le 27 juin, M.Carter a répondu : « Abominable. Loyal, blind, apparently subservient ». […] « Lamentable, fidèle, aveugle, apparemment servile ». Et d’ajouter : « Je pense que le soutien presque indéfectible de la Grande-Bretagne aux politiques mal avisées du président Bush en Irak a été une tragédie majeure pour le monde ».

    Voir en ligne : Jimmy Carter dénonce haut et fort Bush et Blair

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 11:27, par Sébastien

    Bonjour,

    Il est faux de dire que l’Iran n’a agressé aucun pays, car la prise en otage de l’ambassade des USA en 1979-1980, constituait une violation des régles du droit international, et un acte d’agression vis à vis des USA.

    Une ambassade des USA est territoire américain, la prendre en otage c’est envahir le territoire américain, et c’est donc une agression contre les USA. Attaquer les diplomates d’un pays constitue un acte de guerre en droit international.

    Sébastien

    PS : Cela n’excuse pas la politique des USA.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 11:51, par Cordoba

    @ K.

    1/ Sur l’aide logistique et militaire de Téhéran aux insurgés irakiens, je vous renvoie à ce récent article de Georges Malbrunot (qui me paraît être une source plutôt digne de foi). L’article de Gareth Porter auquel vous renvoyez ne fait que mettre en doute l’aide iranienne aux milices chiites. Il n’évoque pas les accusations portant sur l’assistance logistique et militaire apportée aux sunnites.

    2/ Je n’ai pour ma part jamais utilisé le terme de « barbares » que vous me prêtez. L’islamisme politique correspond, selon moi, à une régression immense dans l’histoire de la civilisation persane dont les Iraniens sont les premiers à souffrir : théocratie, intolérance, autoritarisme, embrigadement de la jeunesse… Si encore l’islamisme avait quelques vertus telles que la réduction de la corruption ou la résorption des inégalités sociales. Mais c’est l’inverse qui est vrai. Quant au « respecté réformateur » Khatami, je ne comprends pas très bien : j’ai l’impression que votre défiance à l’égard des discours en provenance des Etats-Unis n’a d’égale que votre crédulité vis-à-vis de la propagande du régime islamique. En effet, pouvez-vous me dire au nom de quoi M. Khatami peut être qualifié de « réformateur » ? Ne savez-vous pas que les candidats à l’élection présidentielle sont présélectionnés et que cette élection n’a qu’un seul intérêt qui est de donner une apparence de démocratie au régime des mollahs ? Et pouvez-vous citer ne serait-ce qu’une seule réforme que M. Khatami ait accompli pendant son « mandat » ? Enfin, de quelle « main tendue » parlez-vous ?

    3/ Vous me dites que j’ai « une vision bien belliqueuse de ce que doivent être les relations entre les peuples ». Non, j’essaie juste d’avoir une approche réaliste de ce que sont les relations entre les Etats. Il n’y a rien de normatif dans ce que je dis à ce sujet. Et je ne confond pas les peuples et ceux qui les représentent.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 11:52

    L’Iran accuse les USA après un enlèvement en Irak Par Elisabeth Studer

    Enlèvement à Bagdad : Téhéran accuse Washington

    Les USA kidnappent à Bagdad un autre diplomate iranien

    Un consul iranien enlevé à Kerbala, pas de trêve à Nadjaf

    Téhéran qualifie d’agression l’enlèvement d’un diplomate iranien à Bagdad

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 12:19, par Cordoba

    @ saintyves

    Vos derniers commentaires révèlent l’étendue de votre obsession. Vous parlez du « sionisme international » comme d’autres, de sinistre mémoire, parlaient de la « juiverie internationale ». Le mot « sioniste » devient, sous les touches de votre clavier, une invective. Il résume à lui tout seul la source du Mal. Avez-vous seulement une idée de ce dont vous parlez ?

    Paradoxalement, vos commentaires donnent raison à Taguieff dans l’article que j’ai cité plus haut. Je préfère donc vous laisser à vos délires paranoïaques et conspirationnistes. Je regrette simplement que des personnes telles que vous prolifèrent au sein de la gauche alter-mondialiste.

    Pour ceux que ça intéresse, voici un extrait d’un documentaire diffusé sur ARTE sur les théories du complot.

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  • le nouvel empire !!!! Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 13:00, par radovan

    bonjour à tout le monde.je me demande quel intérét de USA pour faire la guerre à l’iran ?il faut d ’emblée insister sur le fait que les ETATS UNIS est d’une récente naissance,il date de 200 ans,donc il veut écrire son histoire,il veut etre un empire comme l’empire romaine jadis.toute les indice montre que les ETATS UNIS ne se considére pas comme un ETAT a part entiére ,lorsqu’on voit qu’il ne veut pas signer les traités, par exemple, instauration de tribunal pénal intérnational et le traité qui consiste à stoper les effets de serre ainsi que l’immunité de leur GI’s devant les tribunaux internationaux on déduit qu’il est au- dessus de tout le monde et ce n’est pas juste. il faut que l’EUROPE réagisse en tant qu’unité,on veut pas retourner en arriére et vivre les amalgames des empires.merci de votre compréhension.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 13:26, par Pierre

    @Sébastien :

    Téhéran 8 morts (du fait des américains qui avaient violés l’intégrité territoriale de l’Iran).

    Afghanistan + Irak 799 896 morts

    Vous avez raison de dénoncer la barbarie des Iraniens !

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration ET DELIT DE SALE GUEULE : Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 13:39, par Pierre

    @Sébastien :

    Les puissances occidentales, inquiètes de l’apparition de la république islamique iranienne, voyaient en l’Irak un pays qui pourrait évoluer vers la laïcité et le modernisme, en contrepoids à l’Iran. C’est pourquoi elles ne s’opposent pas dans un premier temps à la guerre Iran-Irak, allant jusqu’à la soutenir ensuite. C’est en particulier le cas de l’URSS, de la France et des États-Unis.

    Entre 600 000 et 1 200 000 victimes.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 18:41, par K.

    Réactions aux arguments de Cordoba :

    Restons calme. D’autant plus que l’on commence à être hors sujet.

    Je veux bien que Georges Malbrunot soit “une source plutôt digne de foi”, mais en l’occurrence il ne fait que répéter les affirmations des officiels américains qui ont montré et continuent à montrer qu’ils sont tout sauf dignes de foi. À aucun moment Malbrunot ne dit qu’il détient des preuves lui-meme. Tout ce que l’article de Malbrunot montre, à mon avis, c’est son penchant dans cette histoire (tout comme la plupart d’entre nous il est vrai).

    Raisonnons : vous ne contredisez pas l’article de Porter concernant la livraison d’armes aux chiites, mais trouvez plausible, si ce n’est certain, que les iraniens, chiites, puissent aller confier des armes aux insurgés sunnites qui servent à tuer infiniment plus de chiites que d’américains, il n’y a qu’a lire le macabre décompte tenu tous les jours par Juan Cole pour le savoir.

    Le même Cole, qui rappelons-le est un éminent universitaire spécialiste des civilisations arabo-musulmanes, et tient un blog impressionnant par le nombre, la diversité et la qualité de ses sources, déclare dans un billet également “récent” : Since the Sunni guerrillas are killing and blowing up Shiites every day, and since Iran is closely allied with the Supreme Council for Islamic Revolution in Iraq and its Badr Corps paramilitary, the leaders of which have repeatedly been targeted by Sunni guerrillas. That Iran is trying to kill its own guys in Iraq is flatly implausible (“que l’Iran soit en train d’essayer de tuer ses propres partisans n’est tout bonnement pas plausible”). Caldwell can come out and say it every day, and I will come out here and say it is implausible every day. Anti-Iranian sentiments are a key characteristic of the Sunni Arab guerrillas (“Caldwell peut venir et le dire tous les jours, et je viendrai tous les jours répéter que ce n’est pas plausible. Les sentiments anti-iraniens sont une caractéristique-clé des guérillas arabes sunnites”.)

    Grace à des gens qui ne croient pas à la propagande iranienne et répètent les vérités américaines, les yankees peuvent maintenant affirmer sans sourciller que l’Iran confie des armes non seulement aux talibans, mais également qu’ils vont s’allier prochainement à al Qaeda !

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 18:43, par K.

    Le lien pour les propos de Cole est ici.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 18:59, par Perspi

    je trouve les interventions tres interessantes dans leurs ensembles dans ce blog, les rares derapages etant comprehensibles. je voudrais pour ma part avoir l’avis des intervenants internautes sur des sites tres contreversés mais néaumoins de qualité comme celui du reseau Voltaire et celui de dedefensa

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 21:19, par Cordoba

    @ K.

    Que l’administration Bush ait intoxiqué le monde sur le fait qu’elle détenait des preuves irréfutables de la présence d’armes de destruction massive en Irak ne signifie pas que tout ce que disent les Etats-Unis soit nécessairement faux. Ainsi, sur la question de savoir si l’Iran fournit des armes aux insurgés irakiens, j’aurais tendance à penser que c’est l’hypothèse la plus logique – et la plus vraisemblable – et ce pour deux raisons :
    - D’abord, comme je vous l’ai dit, je ne crois pas que la politique, à cette échelle, s’embarrasse de scrupules – et une dictature islamique, encore moins. Je pense aussi que, même si cela signifie, en pratique, le sacrifice de nombreuses vies humaine, il est dans l’intérêt du régime iranien d’entretenir la déstabilisation relative de l’Irak et le bourbier dans lequel les forces anglo-américaines sont plongées, et tout cela dans le but d’être en position de force sur ce dossier vis-à-vis des Etats-Unis. Car il y aura un moment – il s’emble qu’on s’en rapproche – où il faudra négocier. Et où l’Iran pourra alors jouer le rôle de puissance stabilisatrice en Irak.
    - Ensuite parce que je ne vois pas l’intérêt qu’auraient les Etats-Unis à attaquer l’Iran, sinon pour détruire ses installations nucléaires. En tout état de cause, un scénario « à l’irakienne » avec invasion, occupation et déchéance du régime, me paraît hautement improbable, non seulement parce que les Etats-Unis sont déjà embourbés en Irak, mais aussi et surtout parce que le Sénat américain ne le permettrait pas. Sans compter que l’administration Bush arrive à son terme et que les néo-conservateurs sont discrédités.

    Dernière chose : notre discussion a démarré (pas avec vous mais avec Pierre) au sujet de la nocivité du régime de Téhéran. Outre l’argument de l’aide aux insurgés sunnites en Irak, j’évoquais le soutien au Hezbollah et l’implication directe du régime dans des actes de terrorisme (cf. les attentats de Buenos Aires en 1992 et 1994 ; l’assassinat d’opposants au régime dans un restaurant grec de Berlin en 1992). Vous conviendrez sans doute avec moi que tout cela ne compte pas pour rien dans le jugement qu’on doit porter sur ce régime.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 21:24, par K.

    À toute fins utiles, le K du blog de Joshua Landis n’a strictement rien à voir avec celui du blog d’Alain Gresh. Les commentaires du premier vont à l’exact opposé de ceux du second. Agent double, mais il y a des limites.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 22:34, par K.

    Juan Cole ce jour :

    « Premiers contacts formels US-Iran depuis 1980 »

    Les Etats-Unis et l’Iran ont-ils des choses à se dire ? Oui. Ils ont plusieurs intérêts communs, qui pourraient être soulignés et développés fructueusement.

    1. L’Iran chiite est un ennemi mortel d’Al-Qaeda et des Talibans, que les USA combattent également. Au lieu de porter des charges idiotes contre l’Iran, les USA feraient mieux d’explorer des points de coopération contre ces ennemis.

    2. L’Iran chiite est un ennemi mortel du parti Baath irakien et des djihadistes radicaux Salafistes qui sont responsable de la majeure partie de la violence en Irak et de la plupart des massacres des troupes américaines. Il existe des points dans lesquels les américains et l’Iran pourraient coopérer afin de défaire ces forces, qui sont hostiles à Washington et à Téhéran.

    3. L’Iran chiite est heureux du gouvernement de l’Irak dominé par les chiites et veut voir l’intégrité territoriale de l’Irak maintenue. Le support du gouvernement d’Al-Maliki et le maintien de l’intégrité de l’Irak sont tous deux également des objectifs des Etats-Unis.

    Maintenant, si on peut me permettre un commentaire, si les iraniens et les américains pensent s’entendre au détriment des sunnites, ils peuvent d’avance se mettre un doigt là ou je pense.

    Juan Cole lui-meme est loin d’etre dupe comme il a eu l’occasion de le montrer à plusieurs reprises dont la plus récente est intitulée, Comment sortir d’Irak :

    « La première étape en Irak doit donc être de tenir des élections provinciales. Lors de la première et unique élection de ce genre, qui a eu lieu en janvier 2005, les partis arabes sunnites ont refusé d’y participer. Tous les gouvernements provinciaux dans les provinces a majorité Sunnite sont de ce fait peu représentatifs, et parfois même entre les mains de fondamentalistes chiites, comme c’est le cas à Diyala. Une classe politique nouvellement élue dans les provinces arabes sunnites pourrait représenter les groupes de la résistance lors des négociations, tout comme le Sinn Fein, l’aile politique de l’armée républicaine irlandaise, l’a fait en Irlande du Nord. »

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 22:50, par Cordoba

    Encore une chose K. :

    Dans l’un de vos messages précédents, vous semblez dire qu’il n’est pas possible que « les iraniens, chiites, puissent aller confier des armes aux insurgés sunnites qui servent à tuer infiniment plus de chiites que d’américains ». En quoi cela vous étonne-t-il ? Après tout, dans le passé, Israël a bien aidé le Hamas à émerger afin de contrer l’OLP ! Cela s’appelle de la Realpolitik. Ça s’appelle aussi jouer avec le feu, je vous le concède. Mais il me semble que c’est quelque chose somme toute d’assez classique dans les relations internationales.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 29 mai 23:59, par K.

    Cordoba, de grace, l’unilatéralisme belliqueux et “réaliste” des Etats-Unis est un danger pour nous tous. Les iraniens ne sont certainement pas des anges, mais je ne pense pas qu’ils soient assez suicidaires pour aller balancer une bombe nucléaire, si jamais elle était en leur possesion, sur des pays aussi puissants qu’Israel ou les Etats-Unis, sauf à croire qu’ils puissent réellement penser au retour du Mahdi et autres inepties de ce genre.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 00:41, par Cordoba

    K., je n’ai jamais pensé que les dirigeants iraniens soient assez fous ou stupides pour faire usage de l’arme atomique contre Israël (et encore moins contre l’Europe). Mais la seule question pertinente est à mon avis la suivante : le monde sera-t-il plus stable et plus sûr si l’Iran possédait demain l’arme atomique ? Je ne le crois pas car alors les risques de prolifération nucléaire dans la région seront décuplés (je pense à l’Arabie saoudite mais aussi à l’Egypte voire la Turquie). De plus, la sanctuarisation de l’Iran correspondrait à un rééquilibrage des rapports de force moyen-orientaux en faveur de la République islamique. Vu le potentiel déstabilisateur de cette puissance (notamment au Liban), je ne suis pas sûr que nous devions soutenir ce pays dans sa recherche de l’arme atomique. Cela étant, je constate que vous acceptez l’idée que le programme nucléaire iranien est bel et bien militaire. Enfin, ne sous-estimez pas totalement le mysticisme de personnes telles qu’Ahmadinejad. Ce dernier croit sincèrement dans l’eschatologie chiite. Il a d’ailleurs demandé au Guide suprême l’autorisation d’élargir certaines rues de Téhéran afin de préparer le retour du Mahdi. Heureusement, son pouvoir n’est que très limité. Nous savons vous et moi qui dirigent réellement l’Iran : le Guide suprême et les mollahs.

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  • METTRE UN TERME A L’IMPUNITE D’ISRAEL Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 01:56, par saintyves

    Bonsoir

    @Cordoba

    je m’attendais à un debat de fond sur le SIONISME, et sur la theorie du complot, mais non, votre réponse est on ne peut plus evasive, et negationiste sur la verité de toutes les exactions et crimes commis par le SIONISME depuis sa naissance, contre le peuple palestinien.

    Aujourd’hui l’armée israelienne a effectué une nouvelle incursion à Ramallah, depuis plusieur sites de la ville palestinienne, des vehicules militaires israeliens ont ensuite encerclé un restaurant, et ont permis aux services speciaux d’y pénétrer pour abattre de sang froid un palestinien, en empechant les ambulances de secourir le bléssé qui sucombat à ses bléssures, des ambulances ont meme essuyé des tirs de soldats israeliens ;
    - n’est ce pas là un assassinat qu’a commis l’armée israelienne, sur ordre de ses politiques, en l’occurence Olmert ?
    - Olmert n’est il donc pas un criminel de guerre qui doit etre jugé par le TPI ?

    Et on vient nous balancer à tout bout de rue, l’autre argument fetiche des SIONISTES selon lequel « israel est la seule democratie du moyen orient » etat TERRORISTE et HORS LA LOI oui …

    Ce genre de crime abominable et barbare commis par l’armée israelienne, est la réalité quotidienne à laquelle est confronté le peuple Palestiniens depuis plus d’un demi siecle, de génération en génération.

    Et le comble c’est que, Israel, etat TERRORISTE par excellence, bénéficie d’une impunité jamais égalée dans les annales de l’histoire de l’ONU, pourquoi ? …

    Detrompez vous LE GRAND MENSONGE SIONISTE N’A PLUS D’ODIENCE QUE CHEZ, LES SIONISTES, BUSH, et LES NEOCONS, et chez les BHL Finkelkrot Glugsman Adler…

    Voire l’article de Michel Colon http://www.michelcollon.info/articles.php ?dateaccess=2006-07-21%2006:43:50&log=invites

    Et les alliés occidentaux d’Israël, européens et américains, oublient facilement que la question essentielle est celle de l’occupation et du refus de reconnaître les droits des Palestiniens.

    Voir en ligne : ONU, PLUSIEURS DÉLÉGATIONS APPELLENT À METTRE UN TERME À LA CULTURE DE L’IMPUNITÉ DONT JOUIRAIT ISRAËL DANS LES TERRITOIRES

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  • RESITANTS EN IRAK AU LIBAN ET EN PALESTINE MEME COMBAT 30 mai 03:15, par saintyves

    @Cordoba

    Ainsi, sur la question de savoir si l’Iran fournit des armes aux insurgés irakiens, j’aurais tendance à penser que c’est l’hypothèse la plus logique – et la plus vraisemblable – et ce pour deux raisons :

    la nocivité du régime de Téhéran. Outre l’argument de l’aide aux insurgés sunnites en Irak, j’évoquais le soutien au Hezbollah

    Votre discour ressemble à celui des neocons et de Bush, discour qui consiste à diaboliser l’Iran, à légitimer l’OCCUPATION etanusienne de l’Irak, et par une suggestion subltile, digne des methodes SIONISTES, légitimiser l’OCCUPATION de la PALESTINE par Israel

    J’essayons d’etre logique et impartial, en affirmant que si :

    - les USA soutiennent arment et finance Israel considére comme etat TERRORISTE et colonial.
    - L’Iran a le droit de soutenir, d’armer, et de financer des mouvements de LIBERATION tel le HIZB, meme s’ils sont considrés comme mouvements terroristes par Israel et le gouvernement Bush, et aussi tous les Irakiens Sunnites ou Chiites qui combattent l’OCCUPANT etanusien.

    - l’OCCUPANTION de l’Irak, etat souverain et memebre de l’ONU(665000 morts en jusqu’en 2006) donne le droit aux irakiens de combattre cette OCCUPATION, ce ne sont donc pas des insurgés, mais des RESISTANTS (j’exclut de cette categorie tout etranger qui combat en Irak, apartenant ou non à Alqaida )

    @Cordoba

    les risques de prolifération nucléaire dans la région seront décuplés (je pense à l’Arabie saoudite mais aussi à l’Egypte voire la Turquie).

    Argumentation sioniste, qui croit et veut faire croire que, seul l’etat d’Israel à le droit de posseder l’arme nucleaire

    Voir en ligne : La reconnaissance de la détention de l’arme nucléaire par Israël nuira au régime de non-prolifération

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 06:18, par Pierre

    Le Complot de Cheney par Steve Clemons

    Le Vice Président est furieux contre Bush qui accorde désormais ses faveurs à la voie diplomatique défendue par Rice dans la crise iranienne. (…) Il y a cependant un sujet d’inquiètude. Le membre de l’administration Bush qui souhaite le plus le déclenchement d’un conflit militaire avec l’Iran est le Vice Président Dick Cheney. Celui qui désire le plus le conflit en Iran est le Président Mahmmoud Ahmadinejad.

    (…) Le plan de l’équipe Cheney consiste à établir une collusion avec Israel pour le pousser, à un moment décisif dans la confrontation en cours entre l’Iran et la communauté internationale, à lancer une attaque conventionnelle à petite échelle sur Natanz en utilisant des missiles de croisière – et non des missiles ballistiques.

    Il serait tout de même intéressant de savoir ce qu’en pensent les citoyens iraquiens, étasuniens et israéliens !

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 06:56, par Pierre

    Seymour Hersh : La ’’réorientation’’

    (…) Les acteurs-clés qui se trouvent derrière cette réorientation sont le Vice-président Dick Cheney, le conseiller adjoint à la sécurité nationale, Elliott Abrams, l’ambassadeur en Irak sur le départ (et nommé pour être ambassadeur aux Nations-Unies), Zalmay Khalilzad, ainsi que Prince saoudien Bandar ben Sultan, conseiller à la sécurité nationale. Tandis que Rice était impliquée en profondeur dans le façonnage de la politique publique, d’anciens et actuels fonctionnaires ont déclaré que le côté clandestin avait été guidé par Cheney. (…) « Il semble qu’il y ait eu un débat au sein du gouvernement sur ce qui constitue le plus grand danger : l’Iran ou les radicaux sunnites, » m’a dit Vali Nasr, un membre supérieur du Council on Foreign Relations, qui a beaucoup écrit sur les Chiites, l’Iran et l’Irak. « Les Saoudiens et certains au sein de l’Administration ont défendu l’argument selon lequel la plus grande menace est l’Iran et que les radicaux sunnites sont des ennemis de moindre importance. C’est une victoire pour la ligne saoudienne. »

    (…) La préoccupation de l’administration concernant le rôle de l’Iran en Irak va de paire avec l’alerte qu’elle a émise depuis longtemps sur le programme nucléaire iranien. Le 14 janvier [2007], sur Fox News, Cheney mettait en garde sur la possibilité, d’ici quelques années, « d’un Iran doté de l’arme nucléaire, dominant l’approvisionnement mondial en pétrole, capable d’avoir une influence négative sur l’économie mondiale, prêt à se servir d’organisations terroristes et/ou à ses armes nucléaires pour menacer ses voisins et d’autres dans le monde entier. » Il a aussi déclaré : « Si vous allez discuter avec les ةtats du Golfe ou si vous discutez avec les Saoudiens ou si vous discutez avec les Israéliens ou les Jordaniens, la région tout entière est inquiète… La menace que représente l’Iran grandit. »

    Le problème de la propagande, c’est qu’elle force à la simplification et à la catégorisation… et en fin de compte à la confusion.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 10:27, par Sébastien

    Bonjour,

    Et si l’opposition Iran/Israël n’était qu’un épouvantail. Je suis d’accors avec K lorsqu’il dit que l’Occident n’a aucun intéret à attaquer l’Iran, car ce pays est l’ennemi d’Al Quaïda, de Ben Laden et des Taliban que nous combatons en Afganistan. « L’ennemi de mes ennemis … » vous connaisez la suite.

    Tout cela à cause de l’opposition milénaire entre chïttes et sunites.

    L’oppsition entre l’Iran et Israël est plus dure à saisir. L’iran chïtte et non arabe n’est pas directement touché par le conflit israélo-palestinien. Certe il peut y avoir une hostilité dans les populations mais les dirigeants le savent : l’Iran et Israël ne sont pas l’un pour l’autre des ennemis mortels.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 11:13, par Sébastien

    Pour me justifier :

    Le programe nucléaire iranien est plus dirigé contre les USA que contre Israël. Cela fait des dizaines d’années que les israéliens ont l’arme nucléaire, et l’Iran n’avait pas réagi pendant des années. Son programe nucléaire n’inquiétte l’Occident que depuis 5 ans, SOIT DEPUIS LA PREPARATION ET L’INVASION DE L’IRAK. Tout comme la Coré du Nord il y a fort à parier que l’Iran fait parti de ces pays qui estiment que l’arme nucléaire est une garantie pour ne pas subir le sort de l’Irak.

    Les israéliens ne sont plus qu’un prétexte, et les déclarations négationistes, antisémites et antiisraélienne du président iranien « gonflent » l’homme de la rue contre l’état hébreu, alors que le vrai probléme est ailleur.

    Du plus quelques précisions sont nécéssaires :

    - L’Iran persane et chïtte est donc par nature en opposition avec la Palestine arabe et sunite. Ce qui ce passe en Irak nous montre l’hostilité ancestrale des chïttes et des sunites ; même lors des croisades, Saladin combatait autant les chïttes que les croisés, ( lire « Les croisades vu par les arabes. » par Amin Maalouf ).

    Donc POURQUOI L’IRAN S’ENGAGERAIT DANS UNE GUERRE COUTEUSE ET INCERTAINE CONTRE L’ETAT JUIF ?

    - Oui, le Hezbolah chïtte à combatu Israël, mais cela n’était pas vraiement souté par le Hezbolah, Narsalah n’aurait pas fait enlever les soldats israéliens s’il avait put deviner l’ampleur de la réaction israélienne. La guerre était plus dut à l’incompétence, l’iresponsabilité et à l’aventurisme du Gouvernement israélien. Espéront que Jérusalem à retenu la leçon en pensant à l’Iran.

    - Même aprés la Révolution islamique, l’Iran et Israël ont commercé : le second fournisseur d’arme de l’Iran durant la guerre contre l’Irak était… Israël, ( voir Le Monde aprés le cessé le feu entre l’Iran et l’Irak ).

    L’Etat juif et la République islamique ont donc intéret à coopérer et à commercer, même si le discours officiel reste l’hostilité.

    Sébastien

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 11:33, par Cordoba

    @ saintyves

    Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer à la lecture de vos messages qui, décidément, frisent l’hystérie. Vous voulez apparemment m’entraîner dans un débat de fond sur le sionisme (que vous ne parvenez pas à écrire avec des minuscules semble-t-il) mais cela est hors sujet et ne ferait que polluer cet espace de dialogue. Dès qu’il est question de Moyen-Orient sur un forum de discussion, il y en a toujours 2 ou 3 pour s’étriper sur la légitimité d’Israël, sur la question du terrorisme, etc. Je ne serai pas de ceux-là. Vous avez choisi l’invective comme mode d’expression (vous me traitez de négationniste et le terme de sioniste, dont vous m’affublez, est apparemment pour vous la pire des insultes). Grand bien vous fasse ! Pour ma part, ne voulant pas alimenter votre moulin nauséabond et vous accorder une importance que vous ne méritez pas, c’est le dernier message que je vous adresserai.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 11:59, par chercheur en sciences juridiques

    vraiment la democratie reste tres formelle l’orsque nous faisons des différences entres les droits d’Hommes et Etats.j’invite les occidentaux à ne pas courir vers la folie américaine.doter israiel de l’arme nucleaire c’est pas interdit , mais un Etat islamique non ?.vraiment vs donnez une mauvaise image de la démocratie europeenne.et vs voyaient israel qui bombarde chaque jours les enfants et les vieux et meme la nature et vs n’avez dit aucune chose et elle est un Etat nucleaire .je vs invite une autre fois a relire la culture islamique et la confronté avec la cultur juif et vs allez trouvé enormes différences entre la premiere qui reclame la necessité de vivre en paix et en égalité et en democratie tandit que la 2 est basée sur la colonisation du palestine et l’hostilité contre les mesulemnts et vous voyez leurs crimes contre l’humanité et contre les palestiniens.je vs invite à un dialogue des nations et c’est la seule solution pour vivre en paix et en fraternité et solidarité.vs devez faire tres attention car vs donnez du mauvaise image de votre culture et meme à vos principes .

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 12:45

    @ chercheur en sciences juridiques

    « je vs invite une autre fois a relire la culture islamique et la confronté avec la cultur juif et vs allez trouvé enormes différences entre la premiere qui reclame la necessité de vivre en paix et en égalité et en democratie tandit que la 2 est basée sur la colonisation du palestine et l’hostilité contre les mesulemnts »

    (…) « je vs invite à un dialogue des nations et c’est la seule solution pour vivre en paix et en fraternité et solidarité. »

    Ben mon gars vs avez du chemin à faire, ns vs invitons à faire un bon voyage !

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 14:36, par K.

    La “Vérité No. 4” du Général Odom (Rappel) : « La demande que l’administration engage l’Iran et la Syrie directement, leur demandant d’aider à stabiliser l’Irak, est évidemment naïve ou cyniquement irresponsable jusqu’à ce que les forces américaines commencent à se retirer – et rapidement – de sorte qu’il n’y ait aucune ambiguïté au sujet de leur départ complet et total. »

    « Des négociations efficaces seraient possibles, même avec l’Iran, mais seulement après que les États-Unis se retirent. Et de telles négociations doivent être basées sur la reconnaissance franche que l’Iran sortira de cette guerre avec une position beaucoup plus forte au Moyen-Orient. Jusqu’à ce que ces réalités soient reconnues, les personnels de planification dans la Maison Blanche, le Pentagone, et le département d’état ne feront pas face aux taches les plus importantes les attendant dans la confrontation du monde de l’aprés guerre d’Irak. »

    @ Sébastien, concernant “l’opposition millénaire entre chiites et sunnites”, je vous conseille vivement la lecture de l’article suivant, Diviser et conquérir, le jeu dangereux de l’administration US

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  • Iran :négocier ou faire la guerre ? (à suivre) Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 15:19, par Byblos

    Vous écrivez : « Dans un entretien donné au Figaro du 26 mai, Ali Larijani, un des principaux dirigeants iraniens, très impliqué dans le dossier nucléaire, affirme que « La France de Sarkozy pourrait jouer le rôle d’intermédiaire sincère ».

    [Il ajoute plus loin] : …« Les États de la région (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte, etc.) seraient invités à y participer, ainsi que les États européens (France, Allemagne, Finlande, etc.) ayant développé chez eux un programme de production d’électricité nucléaire… » » »

    Peut-on interpréter cette offre comme une invitation aux États « sunnites » de la région à dépasser les clivages sunnite/chiite pour ne considérer que les besoins communs de paix, de sécurité et de développement ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 16:47, par Observer

    A Cordoba Je crois que vous m’avez mal compris quand je conseille le dernier livre de Meyssan « l’effroyable impsture 2 manipulation et desinformation » je parle de ne pas succomber aux theses des medias dominants qui denigrent systematiquement l’auteur du livre ( on se souvient de l’ahurissante leveé de bouclier anti Meyssan à la sortie de son livre sur le 11 septembre ) sous le pretexte que c’est un conspirationiste donc à ne meme pas ecouter. Le nouveau livre de Meyssan souleve de vrai questions et explicite des veritées qu’on ne veut pas entendre et ce pourquoi il est deja boudé par les medias les plus influents. Je pense qu’un certain nombres d’intervenants dns ce blog sont completement aveuglés sous l’effet du jeux tres sophistiqué des medias dominants. Guillaume Weill-Raynal dans son « les nouveaux désinformateurs » essaie de mettre la lumiere sur ce « lavage de cerveau » des temps modernes

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 17:33

    l’effet du jeux tres sophistiqué des medias dominants

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 17:39, par Sébastien

    Pierre vous écrivez : @Sébastien :

    « Téhéran 8 morts (du fait des américains qui avaient violés l’intégrité territoriale de l’Iran).

    Afghanistan + Irak 799 896 morts

    Vous avez raison de dénoncer la barbarie des Iraniens ! »

    La prise d’otage de l’ambassade des USA était illégale et constituait une agression contre les USA, tout comme les attentats du 11 septembre ont entrainé une riposte contre le régime Taliban approuvé par l’ONU et par le Gouvernement légal d’Afganistan : l’Alliance du Nord.

    Il aurait fallu tendre la joue aprés le 11 septembre, l’Occident n’a donc aucun droit à la riposte ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 18:30, par Pierre

    Sébastien,

    Bien sûr, la prise d’otages de Téhéran était illégale, mais pas plus que l’implication des États-Unis dans la politique iranienne, pas plus que la lamentable tentative de libération des otages.

    Il ne faut pas oublier que l’arrivée des mollahs a été la conséquence du régime autoritaire de Mohammad Shah Reza Pahlavi

    Aidé par la CIA et le MI6 britannique au cours de l’Opération Ajax, le chah remonte rapidement sur le trône. L’ancien premier ministre Mossadegh est condamné à mort. Il fût cependant gracié par le Chah et sa peine sera commuée en un exil intérieur qui durera jusqu’à sa mort. Le Chah d’Iran devient un des dirigeants les plus importants du Moyen-Orient, car il gouverne un pays riche en gisement pétrolier et militairement puissant, tout en profitant de la bienveillance des États-Unis (Opération Ajax). Il abolit le système multipartite qui lui est hostile et instaure un régime autoritaire avec l’aide de la police politique iranienne, la SAVAK, et l’aide militaire des États-Unis.

    Quant au 11 septembre, je suppose que vous faites allusion à celui de 1973 (5 ans avant la chute du Shah), qui correspond à la mort de Salvador Allende Gossens, où vous avez raison l’implication des État-Unis est aujourd’hui clairement établi, mais mis à part l’intervention illégale dans le gouvernement d’un pays, de la plus grande démocratie du monde, aucun lien ne peut être fait avec la révolution islamique.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 18:58, par Pierre

    Sébastien (Suite et fin),

    Au cas où vous faisiez allusion au 11 septembre 2001, je ne vois pas en quoi les Afghans et les Irakiens seraient concernés.

    Selon vous, il semblerait que tous ces morts seraient légitimés par un droit à la vengeance des États-Unis. Sans vouloir polémiquer sur l’aspect archaïque et anti-démocratique de la vengeance, je vous rappelle que les États-Unis ont désignés les talibans et Ben Laden comme responsables de l’attentat, et que les Afghans sont eux aussi victimes des talibans dont l’implantation leur a été imposée par les Etats-Unis : De 1994 à fin 1997, les Taliban profitent aussi d’un soutien moral sinon financier et militaire de la part des services secrets pakistanais, de l’Arabie saoudite et des États-Unis, bien que ce dernier n’a jamais reconnu la légitimité du régime. La présence sur le territoire afghan, à partir de 1996, d’Oussama Ben Laden, qui a déclaré haut et fort qu’il allait s’attaquer aux États-Unis par tous les moyens, change la donne. Et l’Occident découvre alors un régime qui choque ses valeurs fondamentales.

    Quant aux irakiens ils sont complètement étrangers au problème.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 19:22, par ahmad

    salam

    TENTATIVE DE CENSURE ?

    Publié le 30-05-2007

    Le journal Le Monde, qui continue de se débattre dans une guerre des chefs sur fond d’effondrement de sa crédibilité, vient de s’illustrer une nouvelle fois, mercredi, en matière de désinformation.

    La rédaction « on line » du quotidien affiche ainsi un « visuel interactif », proposant l’examen « à la loupe » de 50 circonscriptions pour les prochaines élections législatives.

    La 8ème circonscription du Val d’Oise fait partie de l’échantillon retenu. Le lecteur y apprend que le député sortant est Dominique Strauss-Kahn, et il est ensuite invité à prendre connaissance de la liste complète des candidats. Vous avez dit complète ? Pas vraiment, car sur les 16 candidats officiellement déclarés dans la circonscription, un a été omis par nos scrupuleux « journalistes ». Vous l’aurez deviné, le candidat « manquant » est Boualem Snaoui, présenté par EuroPalestine.

    Erreur technique ? La chose nous semble strictement impossible. Le Monde a en effet constitué ses tableaux de candidats en utilisant les arrêtés officiels émanant du ministère de l’Intérieur, qui sont des documents disponibles publiquement, et qui comportent bien le nom de Boualem pour la 8ème du Val d’Oise.

    Mais pour Le Monde, pas besoin de loupe, car la myopie est volontaire.

    Par CAPJPO-EuroPalestine

    salam

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 19:24, par K.

    Les discussions USA-Iran sont l’occasion d’illustrer encore une fois l’unité de façade des chiites irakiens et des chiites tout court :

    Juan Cole rapporte que :

    « Selon le journal Al Hayat le jeune religieux chiite Muqtada al-Sadr, (…) a rejeté les discussions USA-Iran tenues lundi, critiquant l’acceptation par Téhéran du mandat américano-anglo-juif concernant l’Irak. (…) Muqtada a dit « il est très regrettable qu’ils [les iraniens] oublient par négligence ou délibérément de réclamer le départ des occupants dans de telles négociations. » Il a dit que l’acceptation implicite du “mandat” américano-anglo-juif était complètement rejeté et qu’il n’y avait aucune excuse à cela. Il a dit que l’absence d’un partenaire Iraqien gouvernemental officiel dans les discussions Iran-USA leur ote « le statut de légitimité et de Loi. » Il a dit qu’aussi bien le peuple que les autorités religieuses étaient mécontents des discussions. »

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 20:19, par Orange

    à Cordoba

    Je pense que saint yves parviendra à surmonter l’absence de vos si intéressants messages…

    Il est vrai qu’Israël ne pratique ni l’assassinat de civils en masse, ni le terrorisme, ni la torture…

    Voir en ligne : Il arrive que le Monde fasse un article d’information sur Israël

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 22:24, par Clint

    …Un sujet que le gouvernement, les militaires, et les médias essayent d’éviter comme la peste, c’est celui des comportements racistes et meurtrière des troupes américaines quand ils agissent à l’étranger. En partie en raison du racisme de fond qui est inclus dans le schéma mental de nombreux américains et de la propagande sur l’impérialisme américain qui est inculquée aux recrues pendant leur formation militaire, ils ne voient pas les attaques contre les « enturbannés » ou les « hajis » sans armes comme des meurtres…

    La suite : Empire du mal

    - La question que je me pose est : Est-ce que l’islamophobie sévissant en France et en Europe de façon générale n’est pas une stratégie d’anticipation ?

    Tout simplement dans le cas où certains des classes dominantes américaines décideraient demain de continuer à utiliser leur puissance financière et militaire pour s’approprier en toute illégalité les ressources des autres (en ce moment, les ressources des musulmans) et ce même si ces ressources sont gérés par des européens. Ce jour là, Nous, classe dominée devont partir servilement en guerre contre les musulmans sans hésitation sous couvert de les éduquer, les civiliser et instaurer chez eux la démocratie, mais surtout pour protéger les ressources de nos classes dominates.

    En ce moment ce sont les arabes qui sont la cible de cette stratégie, et demain cette même stratégie peut être étendue avec aisance à toute l’afrique, du moins l’ensemble des pays africains dont les ressources sont stratégiques.

    - La deuxième question que je me pose est : Est-ce que la situation actuelle de l’occident n’est pas aussi la mort de nos pseudo démocraties occidentales ? Démocraties que nous avons eu, parce que, nous avons laissé nos classes dominates spolier les pays en développement, à titre d’exemple voir : Que fait la France en Afrique ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 23:34, par Ana

    A Sébastien

    Vous écrivez : « Espérons que Jérusalem a retenu la leçon en pensant à l’Iran. » Vous écrivez Jérusalem pour parler d’Israël comme on écrirait Paris pour parler de la France.

    Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël, sauf pour Israël qui s’époumone à le crier, pour le Costa Rica et le Salvador. Cela ne fait tout de même pas grand monde au regard du monde et je crois savoir que même l’un de ces deux derniers petits bouts de terre s’est récemment ravisé.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 30 mai 23:34, par K.

    Clint je suis bien d’accord avec vous, “du haut de leur montagne, elles [les divinités de l’Olympe qui déclenchaient les guerres entre les mortels] riaient inextinguiblement des mortels” (M. Serres, L’incandescent.), et elles continuent plus que jamais à le faire. Mais il parait que “les Grecs n’allèrent pas au bout de leurs mythes” puisque “restait impensable tout conflit, vertical, entre immortels et mortels” tel qu’on peut le voir aujourd’hui, ou, “déchiquetés à ras de terre, ces derniers entendent les dieux voler à six mille mètres d’altitude pour semer la mitraille sans risque”.

    Ce schémas obéit, pour l’instant, à une figure “Nord versus Sud”. Et si les mortels du Nord ne réagissent pas contre “leurs” immortels, il nous conduira immanquablement au cauchemaredesque “mulinationales versus talibans”. Et bien sur il y aura des “talibans” occidentaux comme des multimilliardaires du Sud.

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  • Les bombardements meurtriers de l’armée israelienne continuent sans relache à tuer des palestiniens 31 mai 04:04, par saintyves

    Bonsoir

    @Cordoba Voici mon dernier message :

    « Le Courage, c’est de chercher la vérité et de la dire : ce n’est pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe. »

    Jean Jaurès

    ……………………………………………………………. …………………………………………….

    L’Angleterre boycotte les universités israéliennes

    Rebbeca Serfaty mercredi 30 mai 2007 – 22:38

    Les représentants des syndicats des universités et des instituts universitaires anglaises (UCU) ont décidé mercredi soir 30 mai de boycotter les universités et instituts universitaires israéliennes à cause de “la politique dans les territoires occupés et face au peuple palestinien ». Cette décision a été votée au cours de la conférence annuelle des syndicats.

    Les deux décisions qui ont été votées avec une majorité de 158 voix pour, 99 contre et 8 abstentions, appellent l’Europe à geler les financements des universités israéliennes et condamne « la coopération de l’académie israélienne avec l’occupation ». Les décisions soulignent que les 120 000 membres de l’UCU discuteront au cours de l’année à venir du boycott des institutions israéliennes et encourage à « tenir compte des conséquences morales de relations avec des institutions académiques israéliennes ».http://a7fr.com/tabid/52/articleType/ArticleView/articleId/35505/Default.as px

    Actualité en Palestine OCCUPÉE

    LE PEUPLE PALESTINIEN SUBIT SANS REPI LA POURSUITE DES BOMBARDEMENTS BARBARES, ET LES INCURSIONS DE L’ARMEE ISRAELIENNES DANS LA BANDE DE GAZZA, AUJOUR’HUI 4 MORTS ET DES DIZAINES DE BLÉSSÉS À JABALIA ET À JENINE.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 06:16, par Pierre

    @ Clint

    « Quand les Nazis ont emmené les communistes, je suis resté silencieux : c’est vrai quoi, je n’étais pas communiste. Quand ils ont jeté en prison les sociaux-démocrates, je suis resté silencieux : c’est vrai quoi, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils ont emmené les syndicalistes, je n’ai pas protesté : c’est vrai quoi, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils ont emmené les Juifs, je n’ai pas protesté : c’est vrai quoi, je n’étais pas Juif. Quand ils m’ont emmené, il n’y avait plus personne pour protester. »

    pasteur Niemöller

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 07:44, par Pierre

    c’est vrai quoi, je ne suis pas iranien :Le bouclier étasunien anti-missile en Europe est un acte de guerre, par Noam Chomsky.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 11:03, par Sébastien

    Les attentats du 11 septembre ont été justifiés et revendiqués par ben Laden et les Taliban, c’est une agression qui entraine le droit à une riposte d’aprés la charte de l’ONU, et reconu par le Conseil de Sécurité de cette organisation.

    Le Gouvernement représentant le peuple afgan d’aprés l’ONU était l’Aliance du Nord de Massoud, qui pouvait appeler l’Occident pour chasser les taliban.

    Les théses doutant de la responsabilité de Ben Laden sont trés dangereuses : si ce n’est pas Ben Laden, c’est peut-être Sadam Hussein ?

    Douter de la responsabilité de Ben Laden est une façon indirecte d’approuver les attentats, l’agresseur se trouvait bien dans les montagnes afganes, les taliban ont eu le courage de revendiquer.

    Mais soyons clair : l’armée américaine n’a pas fait le maximum pour épargner les morts civils, et la gestion politique de l’aprés Taliban est trés criticable, Massoud manque au peuple afgan.

    Je n’aprouve pas le façon dont est contuite la lutte anti-Taliban.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 11:36, par Alain Gresh

    Sur la légitime défense. La Charte des Nations unies reconnaît le droit à la légitime défense comme le précise l’article 51 :

    « Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée, jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Les mesures prises par des Membres dans l’exercice de ce droit de légitime défense sont immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité et n’affectent en rien le pouvoir et le devoir qu’a le Conseil, en vertu de la présente Charte, d’agir à tout moment de la manière qu’il juge nécessaire pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales. »

    Mais il est important de préciser le morceau de phrase « jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires, etc. ». il ne s’agit donc pas d’un droit illimité et sans contrôle.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 12:06, par Pierre

    Justement Sébastien, les attentats ne sont pas revendiqués, par ce qu’il n’y a pas de revendications.

    Cette stratégie est la réponse apportée par les terroristes, aux guerres sous-marines orchestrés par l’occident.

    Après le déclenchement de la guerre du Koweit (dans des circonstances où le rôle de l’ambassadrice américaine à Bagdad est avéré), les États-Unis, ont installé des bases militaires dans le Golf et y sont toujours. Des musulmans intégristes ont considéré que c’était une insulte à leur religion.

    L’article de Chomsky ci-dessus dénonce cette attitude sournoise qui est mise en œuvre contre l’Iran.

    L’existence même d’Al Qaïda n’est pas avérée, on parle de mouvance, et les attentats sont attribués (même si a chaque fois une multitude de groupes plus ou moins réels se prétendent les auteurs).

    L’objectif est bien sûr d’augmenter le climat d’insécurité, mais aussi d’interdire tout droit de risposte, justement.

    Si la situation était telle que vous la décrivez, vu les moyens mis en place par l’occident, il y belle lurette que le problème Ben Laden aurait été règlé.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 12:35, par Sébastien

    Je vais être plus clair : les opérations militaires des USA, et même des isaréliens pouvaient, jusqu’a présent, se défendre sur une base légale, ou du moins pouvaient se justifier celon une interprétation du droit. L’affaire était plaidable avec des arguments de droit, que l’ONU avait plus ou moins validé.

    Mais l’invation de l’Irak ETAIT INDEFENDABLE AU NIVEAU DU DROIT, et elle n’avait AUCUNE JUSTIFICATION POLITIQUE CREDIBLE. Qui a vraiement cru au lien entre Al Quaida et Saddam Hussein, et aux armes de destruction massives ?

    Tout comme la politique de colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est est TOTALEMENT INDEFENDABLE AU YEUX DU DROIT.

    Il s’agit d’angles d’attaque imparables, et ma formation de juriste m’a apris à chercher l’angle d’attaque imparable.

    Voila pourquoi je pense que nous devons nous focaliser sur la colonisation de la Cisjordanie et sur l’invasion de l’Irak. C’est la crédibilité de l’ONU qui est en jeu.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 12:51, par Pierre

    Sébastien vous avez raison, il faut juste savoir que le jeu de chacun est de se parer de toutes les vertus en bafouant le droit.

    La déréglementation mondiale organisé par les néo-conservateurs (je considère que Bush et Ben Laden en font parties) n’a d’autre objectif que la destruction de l’idée de justice et la restauration des lois de la brutalité, en investissant les organismes régulateurs comme la Banque Mondiale, et en ignorant celles qui leurs sont inaccessibles (Cour de Justice).

    Le résultat est la perte de crédibilité de tout organisation humaine (ONU, états etc.) et la porte ouverte à toutes aventures individuelles et neo-libérales.

    Les victimes en sont les peuples et la démocratie.

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  • . IRAN ;NEGOCIER OU FAIRE LA GUERRE ? Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 14:13, par radovan habib

    A Sébastien et Piérre,Bonjour,je suis d’accord avec vous .voila,le nouveau monde,ce lui des ETATS UNIS en se sens que le conseil de sécurité n’a aucun rôle sauf exécuté les instructions et les ordres de la maison blanche et ses faucons, les neo-conservateurs, avec tous mes respects aux autres représentant au conseil des nations unis .tous le monde parle de renouvellement du conseil de sécurité,je me demande,est si on en fait un seul représentant, pour toute l’EUROPE, au conseil de sécurité avec le droit de véto, comme ça on aura un monde multipolaire.a discuté,ou nous ont mènent les neo-conservateurs,les faucon de la maison blanche ?????

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 14:49, par K.

    Magnifique vidéo à voir de toute urgence

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 16:09, par Yann

    L’aveuglement (il s’agit peut-être d’un euphémisme…) des dirigeants des pays Alliés a donné à l’Allemagne nazie le temps nécessaire pour mettre en oeuvre la solution finale jusqu’en 1945. Suite au génocide des juifs, la partition de la Palestine fut décidée par l’ONU. Plus de soixante années se sont écoulées depuis. Certes les juifs ont un pays mais à quel prix ? Les conditions de vie dans les territoires occupés ressemblent parfois à s’y méprendre à celles du ghetto de Varsovie (qui était « entouré sur 18 kilomètres de murs de plusieurs mètres de haut avec du fil barbelé » (Wikipedia)). Nos dirigeants ferment encore les yeux. Ou, au mieux, ne les ouvrent qu’à moitié… Les « leçons » du nazisme et du génocide ont-elles été tirées par les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale ? L’inertie larvée (de l’Europe d’abord !) nous entraîne lentement mais sûrement vers davantage de quoi au juste ?

    Si c’est un homme (poème de Primo-Levi)

    Vous qui vivez en toute quiétude Bien au chaud dans vos maisons, Vous qui trouvez le soir en rentrant La table mise et des visages amis, Considérez si c’est un homme Que celui qui peine dans la boue, Qui ne connaît pas de repos, Qui se bat pour un quignon de pain, Qui meurt pour un oui pour un non. Considérez si c’est une femme Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux Et jusqu’à la force de se souvenir, Les yeux vides et le sein froid Comme une grenouille en hiver. N’oubliez pas que cela fut, Non, ne l’oubliez pas : Gravez ces mots dans votre cœur. Pensez-y chez vous, dans la rue, En vous couchant, en vous levant ; Répétez-les à vos enfants. Ou que votre maison s’écroule, Que la maladie vous accable, Que vos enfants se détournent de vous.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 17:01, par Pierre

    La dernière édition du Diplo (juin) remet en perspective la chronologie des évènements de Palestine depuis 1967, les replace dans leur contexte et analyse leurs conséquences.

    A lire et à relire pour ne pas dire trop de bêtises.

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  • Liban Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 18:09, par Yann

    Michel Aoun soutient l’armée libanaise (Georges Malbrunot – Le Figaro – 30/05/07) « Le général chrétien estime qu’« il faut en finir » avec les djihadistes retranchés dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared. »  » (…) Selon lui, « les civils doivent être préservés, mais le camp est pratiquement vide maintenant, il n’y a plus beaucoup de temps à laisser » aux négociations menées par les factions palestiniennes pour que les intégristes, qui ont tué une trentaine de soldats libanais, se rendent. »

    Le Liban tergiverse face aux djihadistes (Le Figaro – 29/05/07) « Le Hezbollah chiite a prévenu qu’il s’opposerait à une nouvelle opération militaire contre le groupe Fatah al-Islam. »  » (…) Même si une partie des civils palestiniens a quitté le camp ces derniers jours, la moitié des 40 000 habitants seraient restés dans leurs maisons, selon la Croix-Rouge. »  » (…) Fouad Siniora est placé devant un dilemme. Laisser impuni le soulèvement de Fatah al-Islam affaiblirait considérablement son gouvernement, fragilisé par le boycottage depuis huit mois des ministres chiites, qui protestent contre la création, imminente, d’un tribunal pénal international chargé de juger les assassins de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.

    L’armée libanaise, seule institution vraiment multiconfessionnelle dans un pays aux équilibres fragiles, hésite à lancer une opération qui la ferait apparaître comme au service d’un seul camp, celui de la majorité antisyrienne issue du mouvement du 14 mars. »

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 18:42, par K.

    Salut Yann, la présentation du Figaro est très simplificatrice.

    - Présenter Saniora comme un anti-djihadiste pur et dur, après les révélations de Hersh, et d’autres, sur la complicité au moins passive sinon active, du gouvernement libanais dans le renforcement des groupes djihadistes, est extremement simplificateur.

    - Ne pas montrer en quoi l’expression “guerre contre la terreur” est une hérésie, est un signe d’incompétence ou de malhonneteté journalistique. L’augmentation du terrorisme depuis cette guerre le prouve largement.

    - Enfin le Nasrallah n’est pas né de la dernière pluie : il sait que toute accusation appuyée des djihadistes, risque de se retourner contre lui avant tout en tant que membre des “rafidoun”, ce dont Saniora ne serait pas vraiment mécontent…

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 19:16, par K.

    - La réponse du berger à la bergère : L’Iran dit avoir tué des rebelles munis d’armes américaines

    - Selon les diplomates interrogés par l’Associated Press, « l’optimisme des négociateurs suite à la dernière rencontre entre Larijani et Solana à Ankara le mois dernier était largement dû à la volonté iranienne de discuter d’une suspension partielle et provisoire de ses activités d’enrichissement. Téhéran aurait envisagé d’arrêter notamment certaines de ses centrifugeuses.

    Mais selon les diplomates, l’insistance des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne sur une suspension totale des activités nucléaires iraniennes a rendu tout accord impossible. »

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  • Palestine-Israël 31 mai 19:17, par Yann

    Une déclaration qui n’a pas eu grand écho, y compris, me semble-t-il, sur ce formidable blog :

    « Javier Solana, a estimé que le gouvernement d’union palestinien ne fonctionnait pas et a précisé que l’UE était prête à envisager le déploiement d’une force de paix dans la région. »

    (La diplomatie internationale doute de l’avenir du gouvernement d’unité nationale palestinien – Le Monde – 24/05/07)

    Est-ce le début d’une réelle volonté européenne de s’impliquer dans la recherche d’une solution au conflit proche-oriental ? Cette proposition, si elle s’avère sérieuse, lancerait à l’Union Européenne un défi majeur, inédit et fantastique : construire une armée commune et s’en servir pour favoriser la paix en Palestine-Israël. (Je crois rêver…)

    Alors, simple déclaration de principe (« prête à [seulement] envisager ») ou début de solution en vue (même à moyen-terme) ?

    Il me paraît étrange que nous nous intéressions à ce problème et qu’aucun de nous ne relève l’importance d’une telle déclaration. J’avoue avoir lu l’article le 24/05/06 au soir et m’être couché en me disant que, peut-être, le bout du tunnel approchait.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 31 mai 22:09, par K.

    Après la vision du Figaro des évènements libanais, celle de Georges Corm :

    « Il est donc clair que la provocation faite à l’armée libanaise par le groupe Fath el Islam n’est pas innocente. Bien plus, objectivement, elle arrange tous ceux qui, à l’intérieur du pays, comme en Israël ou en Occident, sont dépités de la coopération continue entre l’armée libanaise et le Hezbollah. Certains se sont en effet imaginés naïvement que l’armée libanaise se lancerait dans l’aventure suicidaire de retirer au Hezbollah ses armes, ce qui serait la voie ouverte à la guerre civile interne ; d’autres ont pensé ou souhaité que l’armée libanaise empêcherait l’opposition de continuer ses manifestations et son sit-in.

    Aussi, ces désirs n’ayant pas été réalisés, quoi de plus simple que d’essayer d’entraîner l’armée dans une confrontation avec les camps palestiniens et, en cas d’échec à les désarmer, à la condamner pour son inefficacité à faire appliquer la fameuse résolution 1559 et celle plus récente, dite 1701. Le champ serait alors libre pour une autre intervention israélienne ou pour un appel du gouvernement libanais, à la légitimité fortement contestée, à de nouveaux contingents militaires internationaux à déployer aussi aux frontières avec la Syrie, accusée de fomenter ces troubles. »

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 00:59, par saintyves

    Bonsoir

    un article de Franklin Lamb

    Qui se trouve derrière les combats du nord Liban ?

    Un article tres revelateur qui decrit les dessous de l’actuel conflit au Liban, et sa connexion avec un « mystérieux Welch Club »

    Ce Club tient son nom de celui de son parrain, David Welch, un assistant à la Secretaire d’Etat Condoleeza Rice, qui joue le rôle d’éclaireur pour l’Administration Bush, en ayant pour guide Eliott Abrams. Parmi les membres clés de ce Club, se trouvent :

    - Walid Jumblatt, …

    - Samir Geagea, …

    - Le Cheikh Saoudien milliardaire Saad Hariri, …

    Il y a un an de cela, le Mouvement du Futur d’Hariri, commença à organiser des cellules terroristes sunnites. … elles ont depuis réarmé, sont impatientes d’agir et tentent de provoquer le Hezbollah.

    Fatah Al Islam rassemblait à peu près 400 combattants bien payés, … Les dirigeants se sont vu fournir des appartements luxueux, avec vue sur la mer à Tripoli, où ils ont entreposé des armes et se mettaient au fais quand ils n’étaient pas à Nahr el Bared. Devinez qui possède ces logements ?

    Selon les membres de Fatah Al Islam et de Jund Al Sham, ces groupes agissaient sur les directives du président du Club, Saad Hariri.

    Alors, qu’est ce qui a mal tourné ? Qu’est ce qui a amené à l’attaque de banque [2] et au massacre de Nahr el Bared ?

    Selon des membres de Fatah Al Islam, l’administration Bush s’est inquiété lorsque des gens comme Seymour Hersh ont commencé à s’interesser à cette histoire,

    - Le MF a mis fin aux versements sur le compte du Fatah Al Islam dans la banque appartenant à la famille Hariri.

    Le Fatah Al Islam a alors tenté des négocier … sans succès, et s’est senti trahi. … Les miliciens ont alors cambriolé la banque qui leur délivrait des chèques sans plus de valeur.

    Le cabinet Siniora s’est réuni, et a démandé à l’armée d’entrer dans le camp de réfugiés …

    …l’armée a refusé, comprenant l’étendue de la conspiration du Welch Club.

    L’armée s’est sentie piégée par les Forces de Sécurité Intérieures du Welch Club,

    L’erreur majeure commise par le Welch Club a été sa tentative d’influer sur l’armée libanaise pour qu’elle désarme la Résistance dirigée par le Hezbolla.

    Quand l’armée a prudemment refusé, le Club en coordination avec l’Administration Bush a poussé Israel à intensifier ses représailles contre la capture de deux soldats par le Hezbollah, … et à tenter de détruire le Hezbollah pendant la guerre de juillet 2006.

    Pour résumer ce long récit d’un mot, le Fatah Al Islam doit être réduit au silence à tout prix. Leur histoire si elle est connue, est un poison pour le Club et ses sponsors. Nous assisterons vraisemblablement aux efforts pour les detruire dans les jours prochains.

    Voir en ligne : Qui se trouve derrière les combats du nord Liban ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 03:12, par saintyves

    Au MO l’image est on ne peu plus claire,Il s’agit d’elliminer tous les ennemis potentiels d’israel, en l’occurence, l’Irak (mission accomplit, Tonton Bush a fait ce qu’il a à faire), le Hizb, le Hamas, l’Iran (dans le colimateur), la Syrie de nouveau dans la ligne de mire des SIONISTES NEOCONS etanusiens.

    ONU

    30 mai 2007 – Le Conseil de sécurité a adopté aujourd’hui à une majorité limitée une résolution qui décide de l’entrée en vigueur, à partir du 10 juin prochain, de l’accord entre le gouvernement libanais et les Nations Unies sur la création d’un tribunal international pour juger les auteurs d’actes terroristes depuis 2005 au Liban.

    Adoptée à la majorité de 10 voix, avec l’abstention du Qatar, de l’Indonésie, de l’Afrique du Sud, de la Chine et de la Fédération de Russie, la résolution est placée sous le cadre du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, qui prévoit que les décisions du Conseil de sécurité pourront être assorties d’un éventail de mesures contraignantes, allant de sanctions économiques au recours à la force.

    La résolution, présentée par la Belgique, la France, l’Italie, la Slovaquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a été adoptée lors d’une séance qui s’est tenue en présence du ministre des Affaires étrangères et de la culture du Liban, Tarik Mitri. Elle renvoie expressément en préambule aux demandes du Premier ministre libanais.

    La résolution 1757 (2007) dispose très spécifiquement que l’accord signé entre le gouvernement libanais et l’ONU sur la création du tribunal, « entrera en vigueur le 10 juin 2007, à moins que le gouvernement libanais ne procède à une notification » avant cette date, faisant part au Conseil de la ratification de cet accord au niveau interne.

    CONCOURS DE SCÉNARIONS PLAUSIBLES DANS LA REGION (Syrie Liban) :
    - Guerre civile au Liban, implication de la Syrie (tant désirée par les sionistes et les neocons) et puis irakisation de la Syrie ?
    - Guerre civile au Liban, implication du Hizb, deuxieme round Israel vs Hisb ?
    - ……. Le SIONISME contnue ses ravages au Moyen Orient !!!

    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=14222&Cr=tribunal&Cr1=liban

    ……………………………..( PALESTINE OCCUPÉE )…………………………….

    Israël a décidé de poursuivre son offensive aérienne lancée le 16 mai dans la bande de Gaza en riposte aux tirs de roquettes. Les raids, qui visent notamment des cibles du mouvement islamiste Hamas, ont fait 50 morts -13 civils et 37 activistes. http://www.cyberpresse.ca/article/20070531/CPMONDE/705311009/1032/CPMONDE

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 03:36, par saintyves

    Le plans SIONISTE NEOCON qui consiste a elliminer tous les états considérés comme ennemis potentiel, poursuit son bonhomme de chemin, Hier l’Irak (mission accomplie, tonton Bush a fait ce qu’il a à faire), l’Iran, le Hizb, et le Hamas, dans le collimatuer, la Syrie est dans la ligne de mire de Bush, à la suite du vote de la résolution 1757 par le Conseil de Sécurité.

    Liban :

    le Conseil de sécurité établit le tribunal international dans l’affaire Hariri

    30 mai 2007 – Le Conseil de sécurité a adopté aujourd’hui à une majorité limitée une résolution qui décide de l’entrée en vigueur, à partir du 10 juin prochain, de l’accord entre le gouvernement libanais et les Nations Unies sur la création d’un tribunal international pour juger les auteurs d’actes terroristes depuis 2005 au Liban.

    Adoptée à la majorité de 10 voix, avec l’abstention du Qatar, de l’Indonésie, de l’Afrique du Sud, de la Chine et de la Fédération de Russie, la résolution est placée sous le cadre du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, qui prévoit que les décisions du Conseil de sécurité pourront être assorties d’un éventail de mesures contraignantes, allant de sanctions économiques au recours à la force.

    La résolution, présentée par la Belgique, la France, l’Italie, la Slovaquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a été adoptée lors d’une séance qui s’est tenue en présence du ministre des Affaires étrangères et de la culture du Liban, Tarik Mitri. Elle renvoie expressément en préambule aux demandes du Premier ministre libanais. http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=14222&Cr=tribunal&Cr1=liban

    Concours de scénarios plausibles :

    - Guerre civile au Liban, attaque de la Syrie apres en avoir inventé son implication ?
    - Guerre civile au Liban, attaque du Hizb apres en avoir inventé son implication, (deuxieme round Israel vs Hizb) ?
    - … ?

    …………………………..PALESTINE OCCUPÉE………………

    Les Bombardements aériens et intrusions de l’armée Israelienne se poursuivent, aujourd’hui deux morts, 57 victimes palestiniennes depuis le 16 mai 2007.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 03:45, par saintyves

    NB Mon premier post a ete tronqué, j’ai du le reécrire.

    saintyves

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 07:03, par Pierre

    Pourquoi Saintyves nous réchauffer un article proposé avec des pincettes par 24 mai 22:12 Who’s Behind the Fighting in North Lebanon ? By FRANKLIN LAMB, et dont j’avais moi-même proposé la traduction le 29 mai à 07:05, Qui se trouve derrière les combats au Nord-Liban ?, dans le fil consacré au Liban dans la tourmente, dans un fil consacré à l’Iran ?

    D’autant que depuis cet article la situation a sacrément évolué et qu’une tentative d’iraquisation du Liban par une infiltration des camps palestiniens par des éléments islamistes semble de plus en plus probable.

    Vous n’aviez donc plus de complot a vous mettre sous la dent ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) Liban suite… 1er juin 07:32, par Pierre

    Il n’est pas impossible que les évènements du nord-Liban débouchent sur une intégration des réfugiés palestiniens à la société libanaise, dans le cadre de la désyrisation du Liban.

    Que cela soit clair, d’emblée : il n’existe pas de guerre libano-palestinienne. Nahr el-Bared est un terrain d’affrontements entre l’armée libanaise, d’une part, et des milices islamistes qui dépendent de la volonté syrienne, milices qui souhaitent déstabiliser le Liban, d’autre part. Il s’agit là d’une évidence et non d’une analyse politique. Toutefois, cette évidence ne devrait pas nous empêcher de soulever le problème des camps des réfugiés palestiniens au Liban. Le temps du dialogue L’article de l’ancien député Farès SOUHAID

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 12:44, par saintyves

    Bonjour

    @ Pierre

    Tu croix que tu dispose de toutes les données d’un conflit ou de tous les tenants et aboutissant d’une situation, pour avoir le droit ou je dirais plutot la pretention de trancher que tel ou tel evenement est le fruit du « hasard » et que les puissances, financieres, du renseignement, des medias, de l’economie, de l’armement, et autres manias, se tiennent à l’ecart de l’evolution dans les regions ou leurs interets sont engagés, eh bien non, ces manias possedent leurs think-thank et leurs experts en strategie internationales, ils elaborent des plans, dont le commun des mortel comme toi et moi ne voyons que le sommet de l’iceberg.

    Les complots il y en a, et il y en aura toujours, pour deffendre les interets de communautés, d’entreprises, ou d’etats.

    Israel est aujourd’hui dans une situation, ou le sentiment, virtuelle bien entendu « de menace existentielle » est a atteind son paroxysme, surtout à la suite de la défaite cuisante en juillet aout 2006 contre le Hizb, premiere defaite de Tsahal, la quatrieme armée du monde, l’armée invulnérable qui a vaincu dans plusieurs guerres les armées arabes reunies.

    Cet etat (Israel) dont l’influence (ne me dis pas que l’AIPAC l’ADL, le CRIF … ne sont que purs phantasmes de sainyves) s’etend audela du MO de l’Amérique de l’UE, de l’Australie, ne va pas mobiliser toutes les ressources de tout genre que mettent à sa disposition la nuée d’organisation, de LOBBY, des médias, des finances, et autres pour se premunir de cette obssession d’autodestruction, ou de menaces existentielle, ET TOUS LES MOYENS SONT BONS …

    Je te propose, histoire de te rafraichir les meninges, de lire l’aveux de George Soros sur :

    Israël, l’Amérique et l’Aipac

    jeudi 31 mai 2007

    Voir en ligne : Je ne suis pas suffisamment engagé dans les affaires juives pour m’impliquer dans la réforme de l’Aipac, mais je dois me prononcer clairement en faveur du processus critique qui est au cœur de notre société ouverte. Je crois qu’un très nécessaire examen de conscience concernant la politique des États-Unis au Moyen-Orient a été amorcé, mais il ne peut guère avancer tant que l’Aipac conserve aussi une grande influence à la fois au Parti démocrate et au Parti républicain. Certains dirigeants du Parti démocrate ont promis un changement, mais ils ne pourront pas tenir cette promesse tant qu’ils ne seront pas capables de résister aux diktats de l’Aipac.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 14:41, par K.

    « Il n’est pas impossible que les évènements du nord-Liban débouchent sur une intégration des réfugiés palestiniens à la société libanaise, dans le cadre de la désyrisation du Liban. »

    L’idéal serait une naturalisation pure et simple.. si seulement ce pouvait etre aussi simple…

    1) Liban = confessionalisme

    2) Palestiniens = sunnites

    3) Les libanais sunnites dominent le gouvernement libanais actuel

    4) les libanais chrétiens et chiites surveillent celà de très très près.

    Par ailleurs que les “milices islamistes” agissent sur les ordres de la Syrie, n’est “évident” que pour le pacifique Mr Fares SOUHAID

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 15:38, par Pierre

    Pendant longtemps le réflexe au Liban, a chaque fois qu’une mule se fera piquer par un moustique, sera de soupçonner la Syrie. C’est du pavlovisme.

    Mais la modification du statut des réfugiés permettrait de résoudre pas mal de problèmes (il en créerait aussi certainement de nouveaux à commencer par l’augmentation générale des salaires). Les palestiniens dans leur ensemble, Israël qui se débarrasserait d’un foyer d’agitation a portée de fusils, le liban, dans son ensemble qui étendrait se légitimité à l’intérieur des camps.

    Quelque chose qui pourrait ressembler à un consensus semble pourtant se dessiner pour résoudre le problème.

    Une médiation menée par des religieux proches du Hamas pour trouver une issue à la crise n’a toujours pas abouti. Trente-cinq militaires ont été tués depuis le début des affrontements entre l’armée et le Fatah Al-Islam, le 20 mai. Au moins 33 membres du groupe islamiste y ont péri. Le Fatah Al-Islam refuse de livrer les assassins de 27 militaires tués le 20 mai dans leurs positions à la lisière de Nahr Al-Bared. Le gouvernement libanais et l’armée exigent la reddition des personnes impliquées.

    Le dernier complot à la mode :« Contrairement à ce qui est dit, le Fatah al-Islam n’est pas à la solde du régime syrien. Apparu en novembre 2006, il a été financé et armé par les forces gouvernementales pro-occidentales de Fouad Siniora. » Malheureusement les arguments avancés en mélangeant pas mal d’éléments contradictoires ne sont étayés par aucune information crédible : « Il s’agissait, à l’époque, de soutenir des groupes extrémistes sunnites pour contrer, au besoin par les armes, le Hezbollah chiite. C’est l’application à la lettre de la théorie néoconservatrice américaine du « chaos constructif », visant à la déstabilisation générale d’un espace afin de mieux s’y implanter. »

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 19:48, par K.

    C’est formidable Pierre, vous venez tout simplement de trouver LA solution à des décennies de conflit au Moyen-Orient ! Comment n’y avons nous pas pensé plus tot ?

    En fait, à mon humble avis votre solution revient à mettre la charrue avant les boeufs, et j’ai bien peur que le premier probleme qu’il créerait ne soit pas “l’augmentation générale des salaires ”, mais plutot “certainement” l’augmentation des haines, du sectarisme, et des larmes et du sang.

    Autrement dit, et pour le dire le plus clairement possible, votre solution résoudrait très certainement les “problemes” des israéliens, mais elle ne résoudrait très certainement ni ceux des libanais ni ceux des palestiniens.

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  • l’été s’annonce chaud au liban !!!!!!! Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 19:58, par radovan habibeddine

    Le Liban,la rose du moyen- orient . Après la fin de la guerre civil et la signature du traité de paix Taif, on se dit que le peuple libanais va enfin être libre et vivre en paix et en harmonie. Or,les affrontements et les agissements qu’on a vues ces derniers temps entre l’armés libanaise et le mouvement islamiste sunnite Fath islam montre que le Liban est loin d’être harmonieux et pacifique .il est impérativement claire que ce mouvement est financé par les sunnite a leur tête le fis du défunt Hariri,une sorte de faire un équilibre a l’intérieur du pays, en plus, est cela le danger,c’est de provoqué le Hezbollah afin que ce dernier agisse militairement.ca sera un super prétexte pour la maison blanche .force et de constatée que les états unis est impliquée dans se nouveau conflits visant à déstabiliser la région afin de s’y implanter. Cette implication reflète bien la théorie ou la thèse des néo conservateurs américain. Mais enfin, laisser le Liban tranquille, tous ceux qui veulent régler leur compte doit chercher un autre territoire que le liban.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 20:57, par Pierre

    K, je n’ai pas de solution et ne suis même pas partie prenante, je me contente de constater, que cette cet incident du Fatha al-islam, dont les palestiniens sont les premières victimes, suscite un consensus et au Liban et en Palestine, et que devant le risque d’éclatement du Liban tout le monde fait profil bas et s’aperçoit, que le pourrissement des camps n’est pas la bonne solution.

    Je n’ai pas de solution hélas seulement des yeux et ne fait que constater que des chrétiens au hezbollah en passant par le fatah et le hamas, les druzes le sunnites et même la Syrie, personne, comme d’habitude, ne jette d’huile sur le feu. Si vous pensez que replacer un problème par un autre c’est une solution, vous n’avez pas vu le problème.

    Il faut savoir que d’autres tentatives de déstabilisation des camps ont eu lieu dans le sud, et qu’ils ont été déjoués par les palestiniens.

    Amicalement.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 21:08, par K.

    Dans le club des paranos et autres partisans des théories de la conspiration nous vous présentons, [El] Pépé Escobar, journaliste au Asia Times : Bienvenue dans l’été de la haine

    Bombardez l’Iran !…

    Un stratège géopolitique français de tout premier plan vient juste de rentrer d’une période de travail à Tel Aviv et à Jérusalem, où il a rencontré l’establishment militaro-industriel et tous les principaux groupes de réflexion israéliens. Il insiste sur trois points :

    1. Pour l’establishment israélien, avoir envahi l’Irak et renversé le système de Saddam Hussein, qui était déjà inefficace, fut une très mauvaise manœuvre (bien qu’ils n’aient pas pensé ainsi en 2002).

    2. Attaquer le Hezbollah au Liban durant l’été 2006 fut une très mauvaise manœuvre. « Nous aurions dû le faire, mais avec au moins deux divisions, pour les écraser complètement, » a déclaré un général à la retraite.

    3. A présent, il y a un consensus inébranlable selon lequel la manœuvre réellement inévitable sera d’attaquer les installations nucléaires iraniennes — de préférence en faisant pleuvoir des missiles de croisière sur la centrale de Natanz. Quel que soit leur baratin, attaquer l’Iran reste le dogme-clé de la politique des Siocons (sionistes + néoconservateurs). » (…)

    « L’ancien président iranien Mohamed Khatami, actuellement directeur de l’Institut International pour le Dialogue entre les Cultures et les Civilisations, s’est rendu dernièrement en Italie. Il y a défendu la religion comme moyen de se libérer de l’oppression et insisté sur le fait que la solution à la crise actuelle est « l’acceptation de notre rôle par la communauté internationale. L’impulsion réformatrice ne mourra pas en Iran : Cela fait 100 ans que nous essayons de réformer notre pays. Notre avenir sera meilleur si nous désarmons les violents. »

    Mais il n’y a rien pour arrêter l’été de la haine — et pas seulement à cause des températures torrides qui atteignent 50 degrés. L’Iran continuera d’être relié par les Siocons à al-Qaïda. L’Irak restera le véritable centre des ténèbres. Quarante ans après la Guerre des Six Jours, l’Etat d’Israël continuera de briser la Palestine en mille morceaux, en particulier Gaza. Les fonds saoudiens sont canalisés par le milliardaire Saad Hariri et les Etats-Unis apporte un soutien militaire important à l’armée du gouvernement libanais de Fouad Siniora, qui fait pitié. Celui-ci sera très occupé à répandre la division pour mieux régner, opposant les Djihadistes salafistes soi-disant au Hezbollah. Mais, à la place, les victimes seront les réfugiés palestiniens sans défense. Le plan des Siocons est de provoquer la guerre civile au Liban, où le Hezbollah serait inévitablement secoué, et de profiter de cette ouverture pour attaquer l’Iran. »

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 21:24, par K.

    « Si vous pensez que remplacer un problème par un autre c’est une solution, vous n’avez pas vu le problème. » Pourriez vous préciser Pierre SVP ? Si vous le voulez bien, précisez le probleme initial et celui que je propose. Rien ne vaut la clarté pour le débat.

    Par ailleurs la phrase suivante Il faut savoir que d’autres tentatives de déstabilisation des camps ont eu lieu dans le sud, et qu’ils ont été déjoués par les palestiniens, me rappelle un procédé que vous utilisez de manière très ambigue de temps à autre : me présenteriez-vous comme faisant preuve de racisme anti-palestinien ? Fichtre !

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  • Iran :négocier ou faire la guerre Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 22:04, par Sophie

    Bonsoir à tous et Salam à K,

    K, je vois que vous etes encore sur votre ordinateur à 21h et quelques, quelle vaillance pour un paresseux ! Merci pour vos obscurs éclaircissements sur vos activités, je n’en demandais pas autant d’ailleurs. J’espère que vous n’avez pas mal pris mes plaisanteries ; quand l’air ambiant s’alourdit, j’ai besoin de rire !

    Et tant qu’à me faire des amis (des ennemis ?), je vais m’en faire un deuxième : Saintyves, c’est vrai ce que vous a écrit quelqu’un une fois. La présentation de vos textes est très agressive avec ces énormes majuscules, on dirait que vous nous criez dans les oreilles…. c’était juste mon opinion…dont vous n’avez rien à faire, je sais.

    En dehors de ces futilités, qui est Avooz.org ? J’ai consulté le lien donné par K. Difficile de savoir qui c’est. En toute méfiance je me suis inscrite, quand meme.

    La lecture de ce blog ne m’ayant pas rassurée sur l’état du monde, je vais faire un peu de musique, avec votre permission.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 22:41, par Pierre

    Par ailleurs la phrase suivante Il faut savoir que d’autres tentatives de déstabilisation des camps ont eu lieu dans le sud, et qu’ils ont été déjoués par les palestiniens, me rappelle un procédé que vous utilisez de manière très ambigue de temps à autre : me présenteriez-vous comme faisant preuve de racisme anti-palestinien ? Fichtre !

    Bien que curieux d’en apprendre plus sur mes procédés, je vous remercie d’épargner ce sur ce blog !

    En faisant référence à des accrochage dans le sud, je ne songeais pas à vous, mais au fait que le Liban avait certainement échappé à une tentative plus globale de destabilisation : Par ailleurs, un bref accrochage a opposé jeudi soir des militants du mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas à des islamistes du groupuscule Jound al-Cham, dans le camp de réfugiés palestiniens d’Aïn Héloué, au sud du Liban, a-t-on appris vendredi de source palestinienne.

    Le problème auquel je faisais allusion est celui de l’aubaine qu’avait constitué pour le Liban la possibilité d’exploiter une main d’œuvre bon marché captive. En interdisant aux palestiniens la pluspart des métiers, ceux-ci sont obligés pour survivre d’effectuer des travaux non déclarés et permettent aux libanais de faire de la délocalisation sur site. Le revers de la médaille c’est que les camps échappent au contrôle de l’état, et qu’en période d’incertitude celà permet à des groupes terroristes de se développer en toute opacité.

    Ceci ne comportant aucun sous-entendu vous concernant.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 22:47, par K.

    - ElBaradeï craint les « fous » qui veulent faire la guerre à l’Iran

    - Mais Rice dément qu’il puisse y avoir des “fous” dans l’administration américaine, et en particulier défend Cheney qui pourtant n’a jamais été cité par El baradei.

    - C’est sur la radio de la BBC que Baradei a fait ses déclarations.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 22:58, par K.

    Pirre je suis désolé de vous avoir froissé..

    Mais concernant la phrase Si vous pensez que replacer un problème par un autre c’est une solution, vous n’avez pas vu le problème., je n’ai pas reçu de réponse satisfaisante. Tant pis !

    Amicalement

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 1er juin 23:18, par Pierre

    K, vous avez raison de me pousser dans mes raisonnements.

    Remplacer un problème par un autre, c’est modifier le statut des camps en légalisant le travail des réfugiés et s’autoriser à y intervenir d’une part, et créer de l’inflation et risquer une crise économique d’autre part.

    Ce que je disais à l’origine de tout ça , c’est que l’affaire du Fatah al-islam, fait cogiter toutes les parties en ce moment (reste à savoir si tout le monde cogite dans le même sens, c’est une autre question), et que le statut des réfugiés va forcément se trouver modifié, et que tout bien pesé un Liban unifié est peut-être plus avantageux pour chacun (mais là j’interprète).

    Amicalement.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 00:02, par saintyves

    Bonsoir

    @ Sophie

    Je n’ecrirais plus en majuscule, ni en gras, puisque cela dérange, (tu as raison, des fois j’ai envie de crier, à la lecture de quelques propos qui deforment volontairement des faits).

    Un bel article sur « la théorie du complot »

    * La qualification de théorie du complot permet de discréditer une argumentation, en l’assimilant à une attitude paranoïaque, les arguments à son encontre passent pour des manipulations supplémentaires.

    * l’accusation de théorie du complot peut servir à masquer un véritable complot.

    Au contraire, l’utilisation de la théorie du complot peut se rapprocher de la méthode hypercritique : toute contre-argumentation peut sembler faire partie du complot, la personne argumentant étant considérée comme manipulée, voire faisant partie du « complot ».

    Ainsi il arrive que des groupes accusés de comploter utilisent le concept de la théorie du complot pour discréditer leurs accusateurs et poursuivre parfois une activité bien réelle.

    …………………………….Actualité Palestine ……………………………..

    Aujourd’hui deux ado. de 8 et 13 ans ont été tués par l’armée Israelienne, qui continue son offensive sur Gaza.

    Voir en ligne : Les theories du complot : l’art politique de l’imbroglio ?

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 02:04, par saintyves

    Bienvenue dans l’été de la haine

    Par Pepe Escobar Asia Time Online, le 1er juin 2007

    Mais il n’y a rien pour arrêter l’été de la haine — et pas seulement à cause des températures torrides qui atteignent 50 degrés.

    L’Iran continuera d’être relié par les Siocons à al-Qaïda.

    L’Irak restera le véritable centre des ténèbres.

    Quarante ans après la Guerre des Six Jours, l’Etat d’Israël continuera de briser la Palestine en mille morceaux, en particulier Gaza.

    Les fonds saoudiens sont canalisés par le milliardaire Saad Hariri et les Etats-Unis apporte un soutien militaire important à l’armée du gouvernement libanais de Fouad Siniora, qui fait pitié.

    Celui-ci sera très occupé à répandre la division pour mieux régner, opposant les Djihadistes salafistes soi-disant au Hezbollah. Mais, à la place, les victimes seront les réfugiés palestiniens sans défense.

    Le plan des Siocons est de provoquer la guerre civile au Liban, où le Hezbollah serait inévitablement secoué, et de profiter de cette ouverture pour attaquer l’Iran.

    Les sionistes ne savent plus à quel saint se vouer, en Irak et au Liban, les consequences qu’ils escomptaient des attaques respectives sur la resistance dans ces deux etats se sont soldé par deux defaites tres significatives, tant pour les sionistes que pour les neocons, en israel le doute s’installe quant à la vulnérabilité « legendaire » de l’armée, en Amérique, Bush et ses neocons se sont finalement « pliées » aux exigences iraniennes sur la stabilité de l’Irak, et la fin du bourbier, des voix commencent à envisager une presence etanusienne à la « Coréenne » en Irak.

    Voir en ligne : Bienvenue dans l’été de la haine

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 02:20, par saintyves

    @ K exuse mon inatention de ne pas avoir mentionné que tu as raporté l’article : « Bienvenue dans l’été de la haine » dans ton post du 1er juin 21:08.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 04:09, par JUSTICE

    Les hommes sont pris en laisse par les pièges communautaires de nos jours, le conflit israelo palestinien est le symbole de la décadence des institutions internationales et de leur incapacité depuis plus de 50 ans à faire respecter les résolutions qu’elles adoptent et surtout par israêl qui en compte plus de 60 à son actif qu’il ne respecte pas et le drame dans tout celà c’est que dès le départ ce pays n’a jamais été soumis à aucun embargo ou sanction. Au contraire l’europe qui est en cause par rapport à l’holocauste ne s’est pas affirmé par rapport à ce non respect croyant ainsi se racheter de ses erreurs passés.

    On entend tout le monde en france aujourd’hui dire en matière de délinquence et autres délits que C’EST LE PREMIER ACTE qui doit être fermement sanctionné pour que le primo délinquent ne réïtère pas ses actes or c’est texuellement le contraire qui s’est passé avec israël.

    L’onu à mes yeux n’a aucun pouvoir démocratique, c’est une organisation basée sur la loi du plus fort, c’est une mascarade de faire croire au monde que quelques pays sur des centaines composant le conseil de sécurité ont le droit de décider du sort de miliers de personnes, ça ce n’est pas la démocratie, car le poid démocratique ici s’exprime par son poid financier, sa capcité militaire et autres richesses dont on dispose. L’illustre exemple reste la guerre en irak décidé par une minorité dont en tête les usa, une guerre injustifiée et qui est la source de près de 1 MILLIONS DE MORTS d’irakiens aujourd’hui, le comble c’est quand les instigateurs de ces crimes osent faire prévaloir l’application du droit ailleurs notamment au liban où ils veulent installer un tribunal pour juger du meurtre d’un premier ministre, pensez vous que la vie de ce ministre vaut mieux que celle de ce millions d’irakiens ?? trouvez vous légitime que les instigateurs de cette guerre ne se sentent nullement inquiétés par une quelconque justice ??

    Ce coflit dure depuis plus de 50 ans et les jeunes générations de par le monde qi en prennent état y voient une INJUSTICE FLAGRANTE, plus ce conflit durera plus l’image d’israel sera sale de par le monde et plus l’antisémitisme prendra de l’ampleur surtout avec la vague d’INTELLEUX SIONISTES et groupes de pression qui essaient de faire pression partout pour tronquer la réalité AIPAC CRIF …

    Ceci amène plus d’un au vue de l’histoire de la shoah à se demander comment certains opprimés d’hier peuvent se reveler ainsi oppresseur aujourd’hui ?? quitte à s’allier à ses ex oppresseurs pour asseoir son oppression .

    J’ai lu quelque part quelqu’un appeler celà LA THEORIE DU VIOLE VIOLEUR ,

    J’AI ETE VIOLE PAR X ET JE VIOLE Y ESPERANT QUE DEVANT UNE COUR JE BENEFICIERAI DE CIRCONSTANCES ATTENUANTES DE LA PART DE X MEMBRE DU JURY CAR MOI MÊME VIOLE PAR LUI PAR LE PASSE.

    @+

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 07:20, par Pierre

    JUSTICE :

    « J’ai lu quelque part quelqu’un appeler celà LA THEORIE DU VIOLE VIOLEUR , »

    Vous avez raison de souligner que c’est une THÉORIE, car la réalité démontre que le violé n’a pas son libre arbitre et que le violeur a son libre arbitre, et qu’ exercer un libre arbitre n’est pas tributaire d’une relation à son passé mais bel et bien de l’image qu’on se donne de soi.

    Mettre en équivalence le rôle du violé et celui de l’exterminé , est une hérésie, car un bout du compte, si le violé peut être traumatisé, l’exterminé est définitivement mort.

    En d’autres termes la mise en relation à l’attitude des sionistes, et des victimes de la Shoa, ne signifie pas que les tortionnaires d’aujourd’hui sont les victimes d’hier, pour la raison que la plupart des victimes a été exterminée.

    Donc prétendre aujourd’hui avoir des droits au prétexte qu’on a été exterminé hier relève au mieux du fantasme, au pire de l’escroquerie.

    Le problème des théories c’est qu’elles donnent le sentiment d’avoir une explication (parfois une justification) de ce qui nous échappe, et nous permettent de nous tenir en spectateur (donc de nous disculper) de ce qui nous parait comme une anomalie.

    Dans la réalité le persécuteur persécute et l’opprimé est opprimé quelque soit la « justification » des uns et la « faute » des autres.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 18:22, par Vvolodia

    Monumentale imposture de l’AFP (info # 010206/7) – exclusif – Par Ilan Tsadik

    voilà qu’une dépêche de l’agence de presse semi-officielle de l’Etat français vient gâcher mes préparatifs. Impossible de ne pas s’en occuper, s’agissant de l’une des plus grandes impostures médiatiques jamais réalisées. Voici de quoi il en retourne : l’AFP, suivie, évidemment, par certains de ses détaillants de l’info, a accusé hier Israël d’avoir organisé le détournement du vol Air France 139, le 27 mai 1976, avec 83 Israéliens à bord, sur Entebbe.

    Aucune réserve ni aucune conditionnalité ne viennent tempérer cette dépêche, dont le titre est « Les services secrets israéliens impliqués dans le détournement d’Entebbe (archives GB) ».

    Pourquoi la mention « (archives GB) » figure-t-elle dans l’intitulé ? Parce que l’AFP se défalque de ses responsabilité éditoriales en présentant la « révélation » monumentale comme provenant des Archives nationales britanniques. …/…

    Conscient de la fragilité de sa source, le diplomate se borne à transmettre le message de son contact, de la manière la plus impersonnelle possible. La formulation du document britannique indique, très précisément, sans laisser place à la moindre ambiguïté, que l’accusation anti-israélienne est le fait du membre de l’Association parlementaire euro-arabe non celle de Colvin, et encore moins celle du Foreign Office. Ceux qui pratiquent l’anglais et qui ont besoin d’une preuve de ce qu’Ilan écrit, sont invités à consulter l’article d’hier de Dan Parkinson, pour la BBC, intitulé « Israel hijack role ’was queried’ ». Ce papier, de même que les autres publiés par la presse d’outre-manche, reflètent consciencieusement le contenu des documents d’archives.

    …/… Est-il besoin de préciser que cette intox provenait d’une entité dont l’objectif consiste, par tous les moyens possibles, à nier l’existence du choc des civilisations occidentale-arabomusulmane, et à faire endosser tous les maux de la planète à l’Etat hébreu. Sans entrer dans le détail des initiatives prises dans ce sens par cette association parlementaire – l’Internet en est saturé – il suffit, pour comprendre de quoi il en retourne, de mentionner que plusieurs de ses membres sont cités pour avoir reçu des pots-de-vin de la part de Saddam Hussein afin de servir la propagande arabe.

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  • Antisémitisme, islamophobie immigration et sionisme. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 19:04

    Israël serait derrière le drame d’Entebbe

    (Selon Ynet) Les anglais deviennent de plus en plus problématiques pour Israël. Leur décision de boycott raciste si légèrement critiquée par leur gouvernement n’est qu’une des étapes de l’expression de leur antisémitisme. La dernière ? Selon un reportage de la très sérieuse BBC (…), Israël serait derrière le détournement d’Entebbe. Oui, vous avez bien lu, ce serait Israël qui aurait organisé ce détournement palestinien qui a coûté la vie à trois otages israéliens et au frère de Bibi Netannyahou, Yoni, comandant du commando israélien qui libera alors les otages.

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  • Israël-Palestine Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 19:19, par Chahin

    Je voudrais vous citer trois phrases d’éminents intellectuels.

    Victor Hugo : « Dans l’opprimé d’hier , l’oppresseur de demain . »

    Friedrich Engels :  » Un peuple qui en opprime un autre ne saurait lui-même s’émanciper .  » ( phrase citée par Alain Gresh dans Israël-Palestine : vérités sur un conflit.

    Edward Saïd :  » Les palestiniens sont les victimes des victimes  » A méditer…

    Ps : une personne s’interrogeait sur le nombre de résolutions non respectées par l’Etat hébreu, ce nombre s’élève à 64… Qu’Israël invoque le droit international pour le dossier nucléaire iranien ne vous semble-t-il pas ridicule ?

    Ps 2 : merci Alain Gresh pour votre réponse à ma question sur le dossier nucléaire iranien…J’attends toujours.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 19:19, par Teddy

    C’est pas une nouveauté que les israéliens sont derrière Entebbé, ça fait même 25 ans déjà que Vincent Monteil l’a prouvé avec moultes détails dans son « Dossier sur le terrorisme israélien » … et en plus avec l’aide majoritairement de tous les quotidiens de l’époque : le monde ainsi que les 2 ouvrages de Ben Porat (Entebbé, 1976) et Dan et Stevenson (90 minutes à Entebbe, 1976) …

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 19:46

    L’Iran veut-il la bombe ? Réponse à Chahin. Je renvoie à ce que j’ai écrit dans mon envoi « Compte à rebours en Iran ». « Depuis les années 1960, donc bien avant la victoire de la révolution islamique, l’Iran a cherché à développer une filière nucléaire pour préparer l’après-pétrole. Avec l’évolution des technologies, la maîtrise totale du cycle du nucléaire civil rend plus facile le passage au militaire. Les dirigeants de Téhéran ont-ils pris une telle décision ? Rien ne permet de l’affirmer. Le risque existe-t-il ? Oui, et pour des raisons faciles à comprendre. »

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 2 juin 22:39, par Vvolodia

    faux pour Ben Porat, teddy. Les deux autres auteurs sont d’illustres inconnus.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 01:33, par saintyves

    Bonsoir

    2 juin 19:46, a ecrit

    Les dirigeants de Téhéran ont-ils pris une telle décision ? Rien ne permet de l’affirmer. Le risque existe-t-il ? Oui, et pour des raisons faciles à comprendre. »

    Le risque existe-t-il ?, ce genre de phrase est tres suggestif, sinon pourquoi appeler le fait que l’Iran puisse se doter de l’arme nucleaire « un risque » ???

    Et si c’est ainsi, pourquoi un tel silence sur « le risque nucleaire Israelien », dont Vanunu a payé 18 ans de prison de sa vie, pour avoir annoncé au monde l’existence de la bombe atomique israelienne ???

    Bruno Tertrais, spécialiste des questions nucléaires, évoque le risque nucléaire dans le monde, la menace terroriste et la lutte contre la prolifération.

    Le Monde du 12 fev 2004

    Voir en ligne : Le territoire européen est-il sous une menace nucléaire ? Bruno Tertrais : Aujourd’hui, seuls la Russie, la Chine et Israël ont la capacité technique d’atteindre l’Europe avec des moyens nucléaires. Mais aucun de ces trois pays n’a la volonté d’attaquer l’Europe… D’ici cinq à dix ans, d’autres pays, qui développent à la fois des missiles et des armes nucléaires (comme l’Iran), auront également cette capacité.

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  • ISRAEL CONTINUE LE MASSACRE DES PALESTINIENS DEVANT LE SILENCE DE « LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE » 3 juin 03:02, par saintyves

    ………………………….. Palestine occupée …………………………….

    Aujourd’hui la barbarie israelienne a fait encore trois victimes, devant le silence complice de la communauté internationale gouvernante.

    les comptes rendus des réunions du gouvernement israélien dans Ha’aretz équivaut à visiter le musée des horreurs. En voici un florilège :

    « Les Ministres Meir Sheetrit et Rafi Eitan ont proposé mercredi qu’Israël produise sa propre version des roquettes Qassam et qu’il les tire sur des cibles dans la Bande de Gaza, en réponse aux roquettes palestiniennes lancées sur les communautés du sud israélien. »

    « Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et du Travail Eli Yishai, du Shas, a proposé qu’Israël lance des attaques aériennes pour détruire les villes et villages palestiniens, en réponse aux tirs de roquettes, après avoir donné aux habitants un préavis qui leur permette d’évacuer leurs maisons. »

    « Le député du Shas Yitzhak Cohen a proposé de couper la fourniture en électricité, eau et pétrole dans la Bande, et a justifié sa proposition en disant que les roquettes Qassam ont détruit l’infrastructure d’Israël et que cela prendra beaucoup de temps pour réparer ces usines qui fournissent aux Palestiniens les ressources de base. Le directeur des services de sécurité du Shin Bet, Yuval Diskin, a suggéré que l’idée de Cohen valait la peine d’être examinée. »

    C’est ça, l’Etat qui est supposé être la conscience du monde après l’holocauste nazi ? Quel autre gouvernement pourrait ouvertement tenir de tels discours, dans le silence assourdissant de la fameuse « communauté internationale » ?

    Voir en ligne : Israel – Génocide palestinien, Le musée des horreurs d’Israël

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 08:10

    St-Yves, 2 juin 19:46, c’est…Alain Gresh !

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 08:19, par Pierre

    Chahin nous cite : « Edward Saïd :  » Les palestiniens sont les victimes des victimes  » A méditer… »

    Méditons :

    Cette remarque peut paraître évidente a première vue : les palestiniens sont victimes des juifs qui ont été victime des nazis.

    Mais elle est plutôt sibylline à deuxième vue : les palestiniens sont victimes des israéliens, les juifs (qui dans les années 30 et40 ont étés victimes de la bêtise, de l’ignorance, de la cupidité, de l’indifférence et du communautarisme), peuplent Israël en majorité. De qui est victime Israël  ?

    Et si les héritiers du peuple insoumis, champion de la lutte contre l’hégémonie romaine, étaient revenus en Palestine, les choses se seraient-elles passées de cette façon ?

    Est-ce vraiment d’Israêl dont sont victimes les palestiniens ?

    Si on en croit James Cogan, c’est maintenant que les choses sérieuses commencent en Irak : WSWS : Nouvelles et analyses : Moyen-Orient L’administration Bush n’atteint pas ses « objectifs » en Irak (désolé Sophie), et c’est bien embêtant car les États-Unis ont mieux à faire ailleurs : Chine et USA engagés dans une nouvelle guerre froide pour l’or noir africain

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 13:54

    Ce matin dans un discours pour commémorer la mort de Khomeyni, Mahmoud a lancé « le compte à rebours qui annonce la fin du pouvoir sioniste a commencé … Nous en serons les témoins dans peu de temps … Nous le verrons disparaître. »

    Hier en s adressant aux Palestiniens il leur a dit de tenir bon de ne pas arrêter l’opposition a l’occupation … Le ministre des affaires étrangères Iraniens en visite en Syrie , a déclaré lui , « le peuple palestinien est un peuple exceptionnel , qui sera récompensé … » Khaled Mechaal lui a répondu qu Israël faisait tout ce qui était en son pouvoir pour affaiblir le hamas , en arrêtant ses dirigeants … mais qu elle ne pouvait en aucun cas affaiblir le feu qui brûle dans le coeur de chaque palestinien de retrouver chaque centimètre de sa terre… » Qu’ils brûlent en enfer, amen.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 14:21, par Vvolodia

    Le Quatuor s’est dit vivement préoccupé par les récentes violences entre factions rivales à Gaza. Il a appelé tous les Palestiniens à renoncer immédiatement à toute violence et à respecter le cessez-le-feu.

    Il a appelé aussi le Gouvernement de l’Autorité palestinienne à faire le nécessaire, en coopération avec le Président [Mahmoud] Abbas et les acteurs de la région, pour rétablir l’ordre public, notamment pour faire relâcher le journaliste de la BBC Alan Johnston.

    Le Quatuor a énergiquement condamné les tirs continus de roquettes Qassam sur le Sud israélien ainsi que l’accumulation d’armes par le Hamas et d’autres groupes terroristes à Gaza.

    Il a fait sien l’appel lancé par le Président Abbas de l’Autorité palestinienne pour mettre fin immédiatement à cette violence, et appelé tous ceux qui composent le Gouvernement de l’Autorité palestinienne ainsi que tous les groupes palestiniens à coopérer avec le Président Abbas à cette fin. Le Quatuor a appelé à la libération immédiate et sans conditions du caporal israélien Gilad Shalit. Rappelant certains éléments de la décision prise le 18 avril par le Comité de suivi de la Ligue, le Quatuor a vivement encouragé toutes les parties concernées à prouver leur ferme intention de faire la paix.

    Il a réaffirmé qu’il était nécessaire que le Gouvernement palestinien soit acquis à la non-violence, reconnaisse l’État d’Israël et accepte les obligations et accords antérieurs, y compris la Feuille de route, et a rappelé sa volonté d’appuyer un tel Gouvernement.

    Le quatuor n’en fait aucune mention, mais le camp palestinien au liban est toujours sous les bombardements des frères arabes.

    Loubnan ya loubnan, blog favori de beaucoup de participants de ce blog, n’a pas renouvelé ses articles depuis le 25 mai – c’est inquiétant, non ? serait-il bloqué avec les héros de Fatah al islam ?

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  • Israël-Palestine Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 14:24, par Chahin

    À lire : dernier numéro de Courrier International intitulé « Israël-Palestine 1967-2007 quarante ans d’erreurs » . À voir : documentaire sur Arte sur la guerre des Six-Jours diffusé ce mercredi.

    Merci Alain Gresh pour votre réponse.J’ai eu la réponse que j’attendais à savoir « rien ne permet de l’affirmer ».

    Pierre tu te demandes : « Est-ce vraiment d’Israël dont sont victimes les Palestiniens – avec un P majuscule svp quand est substantivé l’adjectif - ? »

    Sans prétendre détenir la vérité , j’ose affirmer que la politique israëlienne est responsable de la situation actuelle.Loin de moi l’intention de dédouaner les Palestiniens de toutes responsabilités mais il me semble qu’ils sont moins coupables qu’Israël – je pourrais vous donner au moins 10 arguments mais je vous renvoie à l’article controversé d’Edgar Morin intitulé « Israël-Palestine:le cancer » .

    Pour compléter la citation d’Edward Saïd je vous en livre une du philosophe Alain Badiou : « Pour résoudre le conflit israëlo-palestinien , il faudra bien un jour oublier l’Holocauste . »

    Voir en ligne : Israël-Palestine : le cancer

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 14:58

    Chahin, vous avez mal compris. Les responsables désignés par Pierre ne sont pas les palestiniens, il suffisait simplement de se reférer à ses envois.

    Substantivement votre.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 15:18, par K.

    Une guerre éventuelle contre l’Iran nécessite une préparation de l’opinion américaine et occidentale.

    Et apparemment ça marche. D’après Juan Cole le pourcentage d’américains qui croient réellement que l’Iran est une « menace » pour les Etats-Unis, est passé de 20% en décembre 2006, à 27% dernièrement ; soit, rapporté à la population américaine, un taux supplémentaire de 21 millions de personnes !

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 15:36, par Pierre

    Chahin, avez la certitude que la politique israélienne reflète bien la volonté des citoyens israéliens, et que la politique palestinienne, reflète bien la volonté des citoyens palestiniens ?

    Derrière toutes ces belles formules, il y a forcément une volonté de manipuler les simples citoyens pour les mener là où ils n’ont rien à faire. Pour les citoyens, la question des responsabilité n’a aucun sens.

    Votre citation d’Alain Badiou illustre parfaitement ma deuxième vue.

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  • Mea culpa Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 18:29, par Chahin

    Effectivement j’ai lu tro vite. »Les responsables désignés par Pierre » sont les Américains – pardon , les dirigeants politiques américains.On pourrait tout aussi bien citer la responsabilité française et britannique .

    « Chahin, avez-vous la certitude que la politique israélienne reflète bien la volonté des citoyens israéliens, et que la politique palestinienne, reflète bien la volonté des citoyens palestiniens ? »

    Entendons-nous bien , quand je dis Israël je veux dire la politique israélienne – idem pour les Palestiniens .

    En revanche Pierre , Que pensez-vous de ces citoyens israéliens qui s’insurgent contre Ehoud Olmert non pas à cause de sa politique l’été dernier au Liban mais à cause des resultats de sa politique durant la guerre des 33-Jours ? Que pensez-vous des timides réactions des citoyens israéliens après la nominaton- fin 2006- au poste de vice-premier ministre chargé du portefeuille « des menaces stratégiques » du leader fascisant d’Israël Beitenou Avigdor Lieberman ?

    Concédez au moins que la situation n’est pas aussi simple que cela et que l’on ne peut pas opposer une population désireuse de paix et un gouvernement toujours accroché au vieux rêve d’Herzl.

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 19:10, par K.

    Robert Gates, un des “réalistes” de l’administration américaine, durcit le ton à propos de l’Iran selon ROBERT BURNS (et pour son plus grand bonheur ?) de l’AP :

    Pentagon chief Robert Gates did not rule out military action to stop Iran’s program, though he said it was an unattractive option. (Le chef du Pentagone n’élimine pas l’option militaire bien qu’il a dit que c’est une option peu attirante).

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  • Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 3 juin 20:15, par Pierre

    Chahin, concernant les résultats de la guerre des 33 jours et la l’absence de critique quant à la politique agressive d’Olmert, j’y vois la marque d’une population, soumise à la pression d’une propagande sécuritaire maximum, et qui n’a plus aucune visibilité sur ses propres intérêts. En France, nous subissons parfois des contrecoups de cette propagande, quand, par exemple, une femme qui ne veut pas payer les traites de sa voiture simule un attentat antisémite dans le RER D , suivit 2 jours plus tard d’un appel à l’immigration de Sharon.

    La critique des mauvais résultats au Liban est la conséquence, d’un sentiment de mécontentement général des citoyens, qu’on retrouve un peu partout dans le monde face à des oligarchies de plus en plus anti-démocratiques, qui peuvent se traduire par une élection du Hamas en Palestine, un FN au 2ième tour de présidentielles en 2002 (et même d’une certaine façon l’élection d’un Sarkozy), le vote démocrate aux USA, l’ensemble des élections sud-américaine et la mise en examen de Moshe Katsav pour viol.

    La nomination d’Avigdor Lieberman, a été surtout un message envoyé aux USA, qui semblent vouloir se désengager du Proche-Orient. Il est connu des Israéliens comme une « grande gueule », et on ne peut pas dire qu’en Israël, sa présence ait bouleversé, la politique dans un sens ou dans un autre.

    Quand aux “manipulateurs” qui opèrent au Proche-Orient j’hésite à dénoncer les Zaméricains en tant que tels, car l’interaction des intérêts est beaucoup plus complexe et combine une population qui va de la monarchie Saoudienne aux compagnies pétrolières, en passant par des lobbies israéliens, chrétiens-sionistes, et même du BTP.

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  • Le rapport de l’ECRI Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) 14 juin 22:58, par lef

    Je crois avoir trouvé le rapport 2006 de l’ECRI : http://www.coe.int/t/f/droits_de_l%27homme/ecri/1-ECRI/1-Pr%E9sentation/4-Rapport_annuel_2006/Rapport%20annuel%202006.asp#TopOfPage

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Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg

Posté par issopha le 24 septembre 2007

9 juin 2007

Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg

par Alain Gresh


La France et le Liban

Dans un article de Paris de son correspondant Bassam Tayara, le quotidien Al-Akhbar (proche de l’opposition) du 5 juin revient sur les signes d’un éventuel changement de la politique française à l’égard de la crise libanaise. Cet article est intitulé « Des changements de la France préparent une table de négociations au Liban ». Beaucoup d’incertitudes entourent la direction que prendra la diplomatie française, écrit ce correspondant. Mais certains signes de changements apparaissent déjà. « Quelques diplomates pensent que Paris n’est pas seulement entré dans l’ère de l’après-Chirac mais aussi de l’après-tribunal » (celui qui est chargé de juger les responsables de l’assassinat de Rafic Hariri). Le journaliste note que le président Sarkozy a envoyé un message au président Assad à la suite de son élection, mais que son contenu n’a pas été rendu public (même le fait qu’il a été envoyé n’a pas été rendu public). Qatar, toujours selon le journaliste, jouerait un rôle actif de médiation sur ce dossier libanais. La rencontre entre le général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre et élément essentiel de l’opposition, et Bernard Kouchner a été une « prise de pouls » qui pourrait servir de première étape à une initiative de Paris pour réunir les protagonistes de la crise libanaise. On annonce effectivement la tenue d’une réunion, sous l’égide de la France, de tous les acteurs libanais d’ici la fin juin. Par ailleurs, dans un article de The Independent du 3 juin, intitulé « Can the Lebanese army fight America’s war against terror ? », Robert Fisk révèle que s’est tenue il y a une semaine une réunion secrète d’officiers de renseignement français, italiens et espagnols avec de hauts responsables du Hezbollah, et qu’ils auraient reçu l’assurance que le Hezbollah protégerait leurs soldats contre des actions d’Al-Qaida et du Fatah Al-Islam.

« Abandonner le ghetto sioniste »

Fils d’un dirigeant historique du Parti national relgieux (PNR) et ancien ministre de l’intérieur, Abraham Burg, un juif religieux, n’est pas n’importe qui, explique le journaliste de Haaretz, Ari Shavit, dans un article intitulé « Leaving the Zionist Ghetto » (Abandonner le ghetto sioniste) publié le 9 juin. Il a été, après 1982, proche de Shimon Peres, et l’un des grands espoirs du Parti travailliste. Il a été président de l’Agence juive, président du Parlement et candidat à la direction du Parti travailliste. Il vient de publier un livre en Israël qui provoque un scandale, « Defeating Hitler » (Vaincre Hitler). Voici quelques extraits de son entretien avec Ari Shavit, qui a été outré par les propos de Burg.

Q. Etes-vous toujours sioniste ?

R. « Je suis un être humain, je suis un juif et je suis un Israélien. Le sionisme a été un instrument qui m’a fait passer du sentiment d’être juif au sentiment d’être israélien. C’est Ben Gourion qui déclarait que le mouvement sioniste était l’échafaudage pour construire une maison et que, après l’établissement de l’Etat, il devait disparaître. »

Q. Donc, vous confirmez que vous n’êtes plus sioniste ?

R. « Lors du premier congrès sioniste, c’est le sionisme de Herzl qui a vaincu le sionisme d’Ahad Ha’am. Je pense que le XXIe siècle devrait être le siècle d’Ahad Ha’am. Nous devons abandonner Herzl et passer à Ahad Ha’am. »

Note de AG sur Ahad Ha’am, de son vrai nom Asher Tzvi Ginsberg (1856-1927). Fondateur de l’organisation des Amants de Sion et l’un des pères de la littérature hébraïque, il met en doute l’idée que l’Etat juif est la solution idéale aux problèmes du peuple juif et prône, plutôt, la création en Palestine d’un centre spirituel. Il est aussi l’un des premiers à prendre conscience du « problème arabe ». A l’issue de son premier voyage en Palestine, il écrit un article intitulé « Vérité de la terre d’Israël ». Il écrit : « Nous avons pris l’habitude de croire, hors d’Israël, que la terre d’Israël est aujourd’hui presque entièrement désertique, aride et inculte, et que quiconque veut y acheter des terres peut le faire sans entrave. Mais la vérité est tout autre. Dans tout le pays, il est dur de trouver des champs cultivables qui ne soient pas cultivés. (…) Nous avons l’habitude de croire, hors d’Israël, que les Arabes sont tous des sauvages du désert, un peuple qui ressemble aux ânes, qu’ils ne voient ni ne comprennent ce qui se fait autour d’eux. Mais c’est là une grande erreur. L’Arabe, comme tous les fils de Sem, a une intelligence aiguë et rusée. (…) S’il advient un jour que la vie de notre peuple [les juifs] dans le pays d’Israël se développe au point de repousser, ne fût-ce qu’un tout petit peu, le peuple du pays, ce dernier n’abandonnera pas sa place facilement. »

Q. Cela signifie-t-il que vous ne trouvez plus la notion d’Etat juif acceptable ?

R. « Cela ne peut plus fonctionner. Définir l’Etat d’Israël comme un Etat juif est le début de la fin. Un Etat juif, c’est explosif, c’est de la dynamite. »

Q. Et un Etat juif démocratique ?

R. « Les gens trouvent cette notion confortable. Elle est belle. Elle est à l’eau de rose. Elle est nostalgique. Elle est rétro. Elle donne un sens de plénitude. Mais « démocratique-juif », c’est de la nitroglycérine. »

(…) Q. Est-ce que nous devons abandonner la Loi du retour ?

R. « Nous devons ouvrir la discussion. La Loi du retour est une loi, elle est une image en miroir de Hitler. Je ne veux pas que Hitler définisse mon identité. »

Interrogé sur le fait qu’il n’est pas seulement un post-sioniste, mais aussi un anti-sioniste, il répond :

R. « Ahad Ha’am a reproché à Herzl que tout son sionisme avait sa source dans l’antisémitisme. Il pensait à autre chose, à Israël comme centre spirituel – ce point de vue n’est pas mort et il est temps qu’il revienne. Notre sionisme de confrontation avec le monde est un désastre. »

Q. Mais ce n’est pas seulement la question sioniste. Votre livre est anti-israélien, au sens le plus profond du terme. C’est un livre dont émane une répugnance à l’égard de l’israélité.

R. Quand j’étais un enfant, j’étais un juif. Dans le langage qui prévaut ici, un enfant juif. J’allais dans un heder [école religieuse]. D’anciens étudiants de la yeshiva y enseignaient. La langue, les signes, les odeurs, les goûts, les places. Tout. Après cela, pour l’essentiel de ma vie, j’ai été israélien. Aujourd’hui, cela ne me suffit plus. Je suis au-delà de l’israélité. Des trois identités qui me constituent – humaine, juive, israélienne – je sens que l’élément israélien me dépossède des deux autres.

(…) Q. Vous dites qu’Israël est un ghetto sioniste, impérialiste, une place brutale qui ne croit qu’en elle-même.

R. « Regardez la guerre du Liban. Les gens sont revenus du champ de bataille. Des choses ont été accomplies, d’autres ont échoué, il y a eu des révélations. Vous pourriez penser que les gens du centre (mainstream) et même de la droite comprendraient que l’armée voulait gagner et qu’elle n’a pas gagné. Que la force n’est pas la solution. Et puis on a Gaza, et quel est le discours sur Gaza ? Nous allons les écraser, nous allons les éradiquer. Rien n’a changé. Rien. Et ce n’est pas seulement nation contre nation. Regardez les relations entre les gens. Ecoutez les conversations personnelles. Le niveau de violence sur les routes, les déclarations des femmes battues. Regardez l’image d’Israël que renvoie le miroir. »

Q. Vous dites que le problème n’est pas seulement l’occupation. A vos yeux, Israël est une sorte d’horrible mutant.

R. « L’occupation n’est qu’une petite partie du problème. Israël est une société qui a peur. Pour chercher la source de cette obsession de la force et pour l’éradiquer, vous devez affronter les peurs. Et la méta-peur, la peur primaire, ce sont les six millions de juifs qui sont morts avec l’holocauste. »

(…)

Q. Dans votre livre, nous ne sommes pas seulement des victimes du nazisme. Nous sommes presque des judéo-nazis. Vous êtes prudent. Vous ne dites pas qu’Israël est l’Allemagne nazie, mais vous n’en êtes pas loin. Vous dites qu’Israël en est au stade de l’Allemagne pré-nazie.

R. « Oui. J’ai commencé mon livre par l’endroit le plus triste. Comme un deuil, mais un deuil d’Israël. Pendant l’essentiel du temps où j’ai écrit, j’avais un titre : « Hitler a gagné ». Je pensais que tout était perdu. Mais, petit à petit, j’ai découvert que tout n’était pas perdu. Et j’ai découvert mon père comme représentant des juifs allemands, qui était en avance sur son temps. Ces deux thèmes nourrissent mon livre du début à la fin. A la fin, je deviens optimiste et la fin de mon livre est optimiste. »

Q. La fin est peut-être optimiste, mais tout au long du livre vous dressez un signe d’égalité entre Israël et l’Allemagne. Est-ce vraiment justifié ? Y a-t-il une base suffisante pour cette analogie ?

R. « Ce n’est pas une science exacte, mais je vais vous donner quelques éléments qui s’inscrivent dans cette analogie : une grande sensibilité à l’insulte nationale ; un sentiment que le monde nous rejette ; une incompréhension aux pertes dans les guerres (unexplained losses in wars). Et, comme résultat, la centralité du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans notre société. Le nombre d’Israéliens armés dans la rue. Où est-ce que cette foule de gens armés va ? Les expressions hurlées dans la rue : « les Arabes dehors ». »

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46 commentaires

  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 06:19, par Pierre

    Burg : des propos frappés au coin du bon sens. L’information c’est le scandale qu’il provoque et qui montre que les certitudes si elles ne bougent pas peuvent devenir fatales.

    Penser en 2007 la judéité comme en 1945, c’est à coup sûr générateur de conflits. Burg nous rappelle (d’après cette interview) que la pensée, s’est développée dans le mouvement et a été constamment réactualisée. Je remets le lien de Chahid : « Defeating Hitler » .

    Quant au président Sarkozy, je suis perplexe, il nous a appris que dans une même phrase il pouvait tout dire et son contraire, rien que pour pouvoir a posteriori démontrer qu’il avait raison. Toujours sur son cheval électorale, il semble découvrir l’étendue du Palais de l’Elysées et du monde et son positionnement aujourd’hui est avant tout anti-chiraquien (il avait promis la rupture oui ou non !). La situation au Liban, il sera toujours temps d’y réfléchir après les législatives. Le problème prioritaire du président Sarkozy, c’est Nicolas.

    Nous attendons avec gourmandise la prise de position de son ministre des Affaires Étrangères.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 08:35, par Chahid

    Sur le net, le livre d’Abraham Burg ne fait pas encore le bruit « intellectuel » voulu, on ne trouve pratiquement que des insultes à l’encontre de l’auteur. Je demandais hier encore à K s’il savait quelque chose sur ce livre. Il faut dire quand même que l’auteur est resté fidèle à lui-même, reproduisant les mêmes idées que dans ces articles : La société israélienne s’effondre, et ses leaders gardent le silence et The end of Zionism.

    Voir en ligne : La Palestine de 1948 à 2007 : quel « beau tableau » et quel splendide « chaos » !

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 08:52, par K.

    « Can the Lebanese army fight America’s war against terror ? »

    La bonne blague ! La réponse est carrément non et pour plusieurs raisons dont :

    - la notion de war against terror est une pure hérésie qui ne pouvait naitre que de l’esprit tordu des néocons,

    - l’armée libanaise est de toute façon bien faible et elle ne peut que le rester, suprématie (les fumistes diront sécurité) d’Israel oblige,

    - Les armées conventionnelles ont trouvé leur parade

    En mettant en ligne lors de l’envoi précédent de A. Gresh, le lien Fisk, j’espérai une réaction qui n’est pas venue : pourquoi donc ces memes gouvernements occidentaux qui réclament le désarmement du Hezbollah, ne demandent-ils pas à l’armée libanaise de les protéger ?

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 09:00, par K.

    @ mon ami Chahid

    Chahid, je pense que les gens comme vous et moi, deviendront les premières victimes d’une “qaidisation” de groupes comme le Hezbollah, pris entre deux feus. Des gens comme vous et moi sont incapables de se “qaidiser”.

    Cordialement

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 11:00, par kmx

    belle spéculation ,sans plus.l’auteur feint d’ignorer la première composante du conflit : le rejet de tout ce qui n’est pas musulman au nom du dar al islam, sur fond de reve d’un califat bati sur la conquete du monde : pas moins. imaginer que les valeurs de l’occident démocratie et tolérance aient un écho dans les foules musulmanes , restent utopie.voire la popularité des intégristes en occident ; ou il est réclamé le prima de la charia sur la république,n’en déplaise aux tenants des droits de l’hommisme qui deviennent souvent les alliés objectifs du nazisme vert. il est navrant l’idéalisme juif en quête d’universel d’humanité dont ils sont exclus tant à titre individuel (antisémitisme) que collectif( antisionisme) les deux se rejoignant pour se confondre. que le juif se rappelle son histoire pour ne point s »égarer en attitude suicidaire

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 11:50, par Vvolodia

    Burg, ce n’est pas seulement son livre – son livre est écrit à l’intention des israéliens, il est écrit pour choquer, pour leur dire « réveillez-vous, l’avenir n’est pas dans la haine de l’autre ».Vous ne pouvez pas définir Burg uniquement à travers les pages choisies du « Diplo ».

    Avraham Burg, c’est aussi ce texte :

    Et voici ce que je crois : la base de tout accord à venir sera un compromis territorial. Non pas un vulgaire maquignonnage, mais la décision mûrement réfléchie de deux peuples résolus à se reconnaître mutuellement, par-delà un passé de haine et de vengeances.

    Je crois sans aucune réserve que le pays d’Israël est tout entier à moi, ainsi que l’affirme ma Bible. Je sais que le rêve de la Palestine tout entière est constant dans tout foyer palestinien. Donc je dois préalablement consentir à un compromis avec mon rêve, renoncer à revenir à Hébron, mais vivre libre et affranchi dans le nouvel Israël. Mon frère arabe doit pareillement renoncer à revenir à Jaffa ou à Ashkelon, mais vivre en toute dignité à Naplouse ou à Beit Anane. Celui qui consent à ce compromis avec son rêve se qualifie pour siéger à la table des négociations en vue d’un compromis consenti au nom de son peuple.

    ../

    On a fait de vous l’éternel alibi de tous les échecs des régimes arabes. Si vos réfugiés en Syrie et au Liban sont livrés à eux-mêmes, ce n’est pas à cause de nous. Tandis qu’Israël a accueilli au cours du demi-siècle écoulé des masses de réfugiés juifs du monde entier sans rien attendre de personne, les Etats arabes n’ont pas bougé le petit doigt pour les réfugiés palestiniens. Certains sans doute voyaient-ils leur intérêt à utiliser votre colère et votre souffrance cyniquement entretenues. Ils savent qu’avec la proclamation de votre indépendance, les mondes arabe et musulman en seront bouleversés de fond en comble.

    L’Etat d’Israël est devenu un fait intangible, les Palestiniens en sont conscients. L’un des plus éminents experts de la société palestinienne m’a confié que, dans tous les domaines, les Palestiniens sont radicalement hostiles à Israël à cause de l’occupation, de l’insensibilité, de l’emploi de la force, du niveau élevé de développement économique. Il est cependant un plan où les Palestiniens veulent prendre Israël pour modèle : la démocratie.

    Je voudrais aussi préciser qu’Ahad Haam a jugé bon de mourir en Palestine, et non pas en Ukraine, lieu de sa naissance. Il jugeait bon pour lui ce qu’il jugeait mauvais pour les autres, mais je pense plutôt que nous le jugeons sans avoir pris la peine de lire tous ses écrits, ni de nous pencher sur ses réalisations.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 15:29, par Ph. Arnaud

    @ kmx

    Remettez les choses d’aplomb ! Depuis 1919, le rapport des préjudices entre Occident et Islam est d’au moins 1000 contre 1, au détriment du second, et ce, dans tous les domaines (humain, financier, symbolique, économique, etc.). Je n’ignore pas ce que peuvent représenter les attentats, mais si l’on raisonne en termes de guerre, les musulmans ne font que nous rendre la monnaie de notre pièce (et encore, des piécettes contre de grosses coupures…). Le nazisme vert, ça n’existe pas, c’est une spé-culation intellectuelle biscornue, comme la morue au chocolat… Enfin, dans aucun domaine (je dis bien « aucun ») l’Islam ne représente un danger pour les autres aires de civilisation, et, à coup sûr, certainement pas pour les Occidentaux. Arrêtez de lire Jean Raspail !

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 16:13, par K.

    Illustration des propos de Burg par l’actualité :

    - « Massacre à Hebron »

    - « Nouvelles colonies en Cisjordanie » : “L’organisation de colons Amana a construit une centaine de nouvelles maisons dans la région de Qalquiliya, et a obtenu les permis de construire pour ce faire, en dépit des promesses du gouvernement de geler les implantations.”

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 16:48, par K.

    Israël « la place brutale qui ne croit qu’en elle-même », débuterait-elle sa nécessaire mutation ?

    “Une coalition d’élus de la Knesset israélienne a transmis, jeudi 7 juin, une lettre à la France, protestant contre les méthodes de fouille de la police française dans les aéroports de Paris, obligeant des femmes juives et musulmanes israéliennes qui porte le voile à se découvrir contre leur volonté, selon Le Jerusalem Post du jeudi.”

    C’est l’occasion de remettre sur le tapis un envoi précédent d’A. Gresh, sur lequel ancun d’entre nous n’avait bronché alors qu’il y aurait pourtant énormément à dire : « Tout en insistant sur la nécessité de connaître les spécificités de chaque type de racisme, [la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance] met en garde contre le danger d’une « fragmentation » de la lutte contre le racisme et prône une approche commune et une stratégie « globale, collective et solidaire ». »

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 17:10, par Byblos

    Burg affirme mot à mot ceci :

    « Quand j’étais un enfant, j’étais un juif. Dans le langage qui prévaut ici, un enfant juif. J’allais dans un heder [école religieuse]. D’anciens étudiants de la yeshiva y enseignaient. La langue, les signes, les odeurs, les goût, les places. Tout. Aujourd’hui, ce n’est pas assez pour moi. Je suis au-delà de l’israélité. DES TROIS IDENTITÉS QUI ME CONSTITUENT – HUMAINE, JUIVE, ISRAÉLIENNE – JE SENS QUE L’ÉLÉMENT ISRAÉLIEN ME DÉPOSSÈDE DES DEUX AUTRES. » (C’est moi qui mets les majuscules).

    Étrange. Dans un précédent message sur ce même blog, je m’étais permis de dire qu’« il n’y a plus de juifs en Israël. Le sionisme les a tous changé en Hébreux. »

    Très heureux de découvrir que je suis en très bonne compagnie.

    Il va falloir un jour que les Israéliens découvrent que leur « Aliah » a été jusqu’ici une invasion occidentale de type colonial en terre d’Orient. Invasion que les « Mizrahim » (en arabe : « mashrikyine » ou « orientaux » c’est-à-dire « juifs arabes ») ont payé tout aussi cher que leurs frères palestiniens qu’ils soient musulmans ou chrétiens.

    Et qu’il n’y a pas d’« Aliah » véritable sans une conversion du juif occidental (une remontée) vers ses racines orientales.

    Et qu’en conséquence, il n’y a aucun avenir à Israël autrement que dans sa symbiose avec son environnement. Qu’il n’y a de sécurité pour Israël que dans la mesure où il est utile à la région, à son développement social, culturel, économique.

    Qu’un seul médecin juif qui soigne et guérit un enfant arabe vaut mieux que cinquante divisions blindées de tsahal… Et coûte infiniment moins cher.

    Un langage cru et franc n’est pas nécessairement celui de l’inimitié. Mais Israël est-il encore capable d’entendre ? J’en doute.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 17:40, par Jes

    Monsieur KMX vous êtes une triste illustration du propos de d’Abraham Burg !

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  • Traduction 9 juin 18:15

    Contre info met en ligne la traduction complète de la première partie de l’interview de Burg

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 18:45, par Vvolodia

    Mon cher Byblos, vous ne pouvez appeler « une invasion occidentale de type colonial en terre d’Orient » le fait que (peu) de juifs occidentaux et (beaucoup) de juifs sefarades ou mizrahim aient « envahi » le moyen-orient, et ne pas protester pour les mêmes faits, arabo-musulmans, africain-musulmans, asiatiques, envahissant l’Europe. Ce qui est une richesse pour certains peuples ne peut pas être une calamité pour d’autres peuples ; ou alors seriez vous raciste, certains auraient des droits que d’autres n’auraient pas ?

    vous dites qu’il faut que les israéliens soient utiles à la région, pour cela il faudrait qu’il y ait des contacts autres que violents. Et les médecins israéliens, juifs ou musulmans, ne vous ont pas attendu pour soigner sans distinction de nationalité ou de religion, un médecin saoudien a jugé bon d’aller en Israël rendre la vue à un kurde ; les donneurs d’organes palestiniens n’ont pas demandé la religion des bénéficiaires d’organes provenant de leur progéniture, et le contraire est aussi valable.

    Quelquefois les choses avancent, encore faut-il savoir les écouter et les voir.

    En Israel vous trouvez certainement des hébreux, mais aussi des juifs qui ne voudraient pas être autre chose que ce qu’ils sont, des juifs vivant dans un état juif.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 18:47, par Byblos

    Que Vvolodia (qui tronque les citations des dictionnaires) s’aventure donc à dater sa citation de Burg.

    Il prouverait que celui-ci est capable de réfléchir, de remettre sa pensée en question… Et d’évoluer.

    Vvolodia et ceux qui pensent dur comme lui (ou elle) sont-ils capables de faire de même ?

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 19:20, par Vv

    Mon cher Byblos, abstenez-vous de prendre la défense de ces pauvres mizrahim qui souffrent par la faute de l’état juif.

    Seulement d’origine marocaine, nous trouvons Aharon Abuhatzeira, Aryeh Deri, David Levy, Amir Peretz, vous voulez les tunes ? la liste est terriblement longue ; on y trouve des prof. de médecine, des maires, un ambassadeur d’Israël en France, un ministre des affaires étrangères, des députés, des grand-rabbins, des psy,

    http://www.harissa.com/D_celebres/celebresisrael.htm

    Non, les séfarades et les mizrahim ne sont pas victimes des juifs européens en Israël, profitez de ce site, harissa.com, pour vous renseigner sur les différents massacres commis sur vos dhimmis.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 19:27, par Vv

    ah et puis abstenez vous d’appeler les juifs mizrahim (qui ne sont pas d’Afrique du Nord mais d’Orient) des juifs arabes. Les arabes sont les arabes, les nord-africains sont souvent arabisés et les juifs sont les juifs, et les touaregs ne sont pas des arabes.

    On peut être musulman sans être arabe, on peut être arabe sans être musulman, et on peut parler l’arabe en étant ni l’un ni l’autre.

    Nous ne faisons pas partie de votre peuple, je suis désolé.

    http://moise.sefarad.org/ouvrages/joug/prologue.html

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 19:32, par Jeff

    En remontant ne serait-ce qu’au 3e millénaire avant J.-C., je ne serais pas étonné qu’Arabes et Juifs faisaient partie du même peuple à l’époque, avant que l’Histoire finissent par leur attribuer ces noms qui semblent désormais les diviser.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 19:39

    … et pour les néandertaliens ? est-ce quelqu’un sur ce blog sait s’il y avait des néandertaliens juifs et des néandertaliens arabes ?

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 19:48, par K.

    “Cette semaine, j’ai vu sur internet une présentation bien faite par les « Réservistes », mis en place par un groupe de soldats de réserve très amers pour lancer une protestation contre les trois « nullocrates » [Olmert, Peretz et ?]. Elle montre, image après image, beaucoup d’erreurs de la guerre [des 33 jours], et atteint son sommet quand elle énonce que la direction politique incompétente n’a pas permis à l’armée de gagner.”

    “Les jeunes producteurs de cette présentation n’ont certainement pas conscience de l’odeur désagréable que dégage cette idée, l’odeur du « Dolchstoss im Ruecken » – le poignard dans le dos de l’armée. Autrement ils ne se seraient probablement pas exprimé sous cette forme, qui a servi, il n’y a pas si longtemps comme cri de ralliement du fascisme allemand.”

    Voir en ligne : Uri Avnery

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 21:37, par Pierre

    Le syndrome Eshkol ?

    Le gouvernement Olmert avait planifié la guerre contre le Liban

    Le 13 juillet, ABC News (Reuters) d’Australie citait Tsahal : « Des sources affirment que les soldats israéliens ont été pris autour de 9h00, heure locale, de l’autre côté de la frontière au niveau du village d’Aït al Shaab et à quelque 15 kilomètres de la côte méditerranéenne. L’Armée israélienne a confirmé que deux soldats israéliens avaient été capturés à la frontière libanaise.

    Feu vert à l’action militaire : Réuni en cabinet de crise mercredi soir, le gouvernement israélien a donné son feu vert à des actions militaires, qualifiées de « réponse sévère », contre le Liban. Selon le ministre Yitzhak Herzog, « Israël va réagir de façon adéquate car il est évident pour tout le monde que la responsabilité de cette affaire est du ressort du gouvernement libanais ». Aucune précision n’a été apportée sur les cibles qui pourraient être visées, ni sur l’ampleur des opérations.

    Selon l’enquête, cette guerre a été déclenchée par le Premier ministre, Ehud Olmert, sans que celui-ci ne dispose d’un plan des opérations à la hauteur de la situation. Le chef du gouvernement se serait ainsi rendu coupable d’incurie. Olmert n’avait pas un plan stratégique « correctement élaboré » lorsqu’il a lancé l’offensive terrestre, maritime et aérienne, fait remarquer le rapport à ce sujet.

    « Tout le monde a dit qu’il fallait répliquer durement. Tout le monde savait qu’une réplique dure aboutirait à une réaction très dure qui allait toucher le front arrière et nous contraindre à agir », a affirmé M. Olmert, qui avait donné son feu vert, le 12 juillet, à une vaste opération de représailles contre le Hezbollah, après que le mouvement chiite libanais eut lancé un raid meurtrier en territoire israélien et enlevé deux soldats.

    Il semble qu’il y ait un temps pour faire l’histoire et un temps pour l’écrire, et il se peut qu’à la fin ce ne soit plus du tout la même histoire.

    Il est possible que toute la journée du mercredi 12 juillet 2006, Tsahal ait pris sur lui d’effectuer des bombardement sur le Liban sans l’autorisation du gouvernement qui n’est arrivée que le mercredi soir. Olmert a fait le choix d’endosser la bavure, peut-être pour ne pas suivre l’exemple de Levi Eshkol.

    Liban : quand la presse israélienne commence à douter

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 9 juin 23:09, par Chahid

    @K Tout à fait d’accord avec vous cher ami, toutefois Hassan Nasrallah devrait ne pas tomber dans le piège de se prononcer sur Alqaïda naïvement. Je ne suis pas un partisan d’Alqaïda mais je sais que les vingt prochaines années seront celles d’Alqaïda. Ne pensez vous pas que Hassan Nasrallah devrait plutôt se démarquer des milices chiites iraquiennes et se focaliser sur ce qui est « résistance libanaise » et seulement « résistance libanaise ». En se comportant en « chiite », Hassan Nasrallah perd progressivement de sa « légitimité » dans le monde musulman. Au lendemain de l’exécution de Saddam et les fameux slogans chiites, les yeux se sont tournés vers Hassan Nasrallah pour qu’il dénonce ce crime barbare et il l’a fait mais d’une façon pas assez convaincante. L’Iran par contre en fêtant cette exécution n’a fait que renforcer les craintes quant à son supposé projet safavide. Bref, étant musulman et côtoyant sunnites et chiites, je préfère que Hassan Nassralah se démarque ouvertement des criminels comme Moqtada Al-Sadr. Enfin, tout le monde est « pris entre deux feux » dans cette région. Citez moi un seul acteur qui ne l’est pas !

    Voir en ligne : La Palestine de 1948 à 2007 : quel « beau tableau » et quel splendide « chaos » !

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  • Essayez de soigner la traduction ou bien ne publiez pas, svp ! 10 juin 00:46

    La traduction que vous proposez de ce texte est extrêmement mauvaise. Vous faites à plusieurs reprises des approximations qui dénaturent le sens voire l’inversent.

    Par exemple lorsque vous traduisez « to move me from the Jewish state of being to the Israel state of being », vous commettez l’erreur grossière de confondre « Etat » avec « état » mot qui en français a deux sens différents : à la fois l’Etat, c’est-à-dire un ensemble territorial gouverné par des lois communes (« l’Etat Français », « l’Etat Allemand », etc…). Et à la fois l’état qui décrit la façon dont on se porte et dont on ressent les choses (« l’état physique », »l’état de fatigue », « l’état d’esprit »). Une traduction beaucoup plus adéquate aurait été  » qui m’a fait passer du sentiment d’être juif au sentiment d’être israélien ». Le fait de traduire « state » par « Etat » et non par « état » vous empêche évidemment de saisir la nuance (fondamentale dans le propos de Burg) qu’il y a entre le fait de se sentir juif et de faire partie de l’Etat Israélien.

    D’autres exemples de ce type d’erreur abondent dans votre texte dont on se demande même à certains moment quel peut bien en être le sens. ==> Corrigez votre traduction et vite, ces sujets sont trop graves et trop sensibles pour souffrir l’approximation.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 02:35, par saul

    @volodia « ah et puis abstenez vous d’appeler les juifs mizrahim (qui ne sont pas d’Afrique du Nord mais d’Orient) des juifs arabes. Les arabes sont les arabes, les nord-africains sont souvent arabisés et les juifs sont les juifs, et les touaregs ne sont pas des arabes.

    On peut être musulman sans être arabe, on peut être arabe sans être musulman, et on peut parler l’arabe en étant ni l’un ni l’autre.

    Nous ne faisons pas partie de votre peuple, je suis désolé. »

    cette remarque ne m’était pas addressée mais elle me pose des questions. si les mizrahim ne sont pas des juifs arabes, mais des juifs qui parlent arabe, doit-on appliquer le meme raisonnement aux juifs des pays europpéens ? un juif français devient-il un juif qui parle français ?

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 03:28, par saintyves

    Bonsoir

    J’ai toujours denoncé le sionisme en tant qu’idéologie raciste, qui pousse, par une haine sans fin, des hommes à commettre depuis plus d’un demi siecle, les pires crimes contre le peuple Palestinien, perpetuant ainsi un génocides dont les auteurs bénéficient d’une impunité sont egale. la phrase de Burg : (Notre sionisme de confrontation avec le monde est un désastre) résume la triste réalité de cette idéologie.

    Et pour justifier ou plutot legitimer la notion d’Israel « etat pour les Juifs », et abandonner le sionisme, en tant que mythe fondateur de l’etat d’Israel (etat qui existe depuis 1948), les sionistent evoque le concept de « dhimitude », mot qui « 

    désigne la situation des populations indigènes chrétiennes et juives se trouvant sous la juridiction islamique du fait de l’expansion de l’islam, quand les territoires conquis par le djihad furent régis par la loi islamique

    . voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhimmitude, tout en sachant qu’une telle pratique n’est exercée dans aucun pays musulman, autant pour l’inquisition, les pogroms, et autres pratiques ancestrales.

    l’historien et essayiste Tom Segev avait ecrit (23 avril 2005)une interprétation intéressante du sionisme : ( Historiquement, Eli Feinsilber a raison : la révolution sioniste a été vécue, dès le début, comme une expression de rébellion adolescente. « ) http://www.lapaixmaintenant.org/article1053

    Une cohabitation entre juifs et arabes, toutes confessions confondues, dans un « état democratique » réel, ou dans deux etats vivant cote-cote, est possible, beaucoups de juifs et d’arabes en sont convaincus ; et si une oppression d’une partie par une autre en nait, c’est le côté israélien qui l’exercera, comme acte recurrent à la situation initiale.

    Le sionisme fait partie de ces idéologies nefastes… consequentes à des événements du passé recent et lointain, hérités par le peuple Juif, qui doit s’en liberer, en faisant valloir son humanité par la reconnaissance de la légitimité de l’autre peuple, Palestinien, qui aspire aussi à une vie descente, sans le joug de l’occupation, et en créant un environnement politique qui permettrait à tous les peuples de la région de vivre en paix et en harmonie ; les arabes ont en effet fait preuve de bonne volonté et de realisme politique en proposant à deux reprises (Bayrout 2002 et Ryad 2006) une solution pour un reglement globale de la question de l’occupation, mais les sionistes au pouvoir en israel, et ceux qui vivent outre-atlantique, qui detiennent les rennes de l’avenir du peuple juifs, l’ont reffusée lamentablement.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 06:48, par Alain Gresh

    Traduction. Un lecteur fait remarquer certaines approximations de la traduction. Il a raison et je m’en excuse, j’ai traduit le texte à trois heures du matin et trop vite. J’ai essayé d’y apporter les corrections nécessaires (mais certaines fois, je trouve le texte peu clair et je remercie toute précision apportée par des lecteurs).

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 06:53, par Alain Gresh

    Un article du Monde. Le Monde des 10-11 juin publie un article de son correspondant à Jérusalem Michel Bôle-Richard, « « Nous sommes déjà morts » : Avraham Burg attaque l’Etat juif, « ghetto sioniste » » « Se définissant comme un citoyen du monde, il qualifie l’occupation de la Cisjordanie « d’Anschluss » et prédit « une explosion sans fin ». Et de conclure : « La réalité israélienne n’est pas excitante, mais les gens ne veulent pas l’admettre. Nous sommes au pied du mur. Demandez à vos amis s’ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l’élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n’y a pas de nation. » »

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 07:49, par Noé

    Cher(e) 9 juin 19:39, oui il y avait des néandertaliens, juifs et arabes, d’ailleurs il est fort probable n’ y eut que ça.

    Chaque néandertalien ne pouvait être que juif ou que arabe.

    C’est d’ailleurs certainement pour ça que les néandertaliens ont disparu.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 09:17, par Pierre

    L’Arche, Finkielkraut, Burg… Se mettre à la place de l’adversaire par Alain Finkielkraut

    (…) Mais en renonçant à son siège à la Knesset, Avraham Burg semble avoir abandonné aussi la lucidité et la morale de responsabilité pour le narcissisme de conviction. Il dénonce simultanément « la colonisation » et « l’escroquerie de Sharon », en oubliant – du moins dans ce texte – la question de la légitimité du Retour et la haine inexpiable du camp d’en face. Tout le mal vient des Israéliens. On efface le reste pour se parer des plumes du paon de l’autocritique, de l’expiation ostentatoire. Il faut cependant aller un peu plus loin dans l’analyse. Je n’apprécie pas l’exhibitionnisme moral d’Avraham Burg, mais j’ai été, comme lui, agacé par une phrase qu’on a beaucoup entendue : « Un Juif ne peut pas expulser un autre Juif ». Dans cette vision familialiste d’Israël, je perçois une forme de kitsch, ou encore de schwarmerei. Kant désignait par ce mot, difficilement traduisible, l’enthousiasme incontrôlé, le fanatisme religieux et la sentimentalité débordante.

    Il me semble qu’en Israël, à partir de 1967, il y a eu un basculement dans l’enthousiasme. Et ce sont des enthousiastes chantants et dansants qui ont manifesté contre le retrait de Gaza. J’ai compris, en voyant ces manifestations, que ce que j’aime en Israël c’est précisément le contraire – à savoir, de Ben Gourion à Appelfeld, la résistance à cette dictature du cœur, la sobriété, le dépouillement, le laconisme, même une certaine rudesse.

    … et Ménargues Les inquiétantes sources d’Alain Ménargues

    L’auteur écrit qu’Ariel Sharon « forma un gouvernement d’union nationale avec des ministres travaillistes, dont Avraham Burg, une colombe, l’ancien président du Parlement, qu’il plaça au poste de ministre de la défense » ; la description donnée d’Avraham Burg est juste, sauf qu’il n’a jamais été ministre de la défense, ni d’ailleurs ministre de quoi que ce soit dans le gouvernement Sharon.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 10:05, par Papybeer

    Je ne suis pas juif mais je sais que je vais me faire traiter d’antisémitismes. Pour moi il ne saurait y avoir d’avenir pour des états basés sur des considérations ethnico religieuse, et cela va bien au delà de l’existence de l’état Israel. B.T

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 15:44, par K.

    Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour “modérer” les politiques israéliennes, la chambre des représentants américaine, elle, jette de l’huile sur le feu.

    En effet une nouvelle résolution non contraignante a été adoptée par la chambre des représentants américaine (territoire occupé israélien selon l’expression de Pat Buchanan cité par Justin Raimondo du site antiwar.com), à l’occasion du quarantenaire de la guerre des 6 jours. Elle reste à etre approuvée par le Sénat.

    Le Congrès « félicite les residents de Jérusalem et le peuple d’Israel pour le quarantième anniversaire de la réunification de cette ville historique. » Et la résolution presse le président GW. Bush de transférer l’ambassade américaine à Jerusalem. On rappelle que l’ONU considère toujours Jerusalem-Est comme arabe et territoire occupé.

    Pour etre honnete il faut reconnaitre que les députés américains se soucient aussi peu des citoyens israéliens que des citoyens arabes. Je me demande meme s’ils se soucient de leurs propres enfants. La carrière, toute la carrière, rien que la carrière. Chacun sait qu’on est à un peu plus d’un an des élections présidentielles américaines et qu’il ne faut pas faire allégeance trop tard aux lobbies dits “pro”-israéliens.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 15:56, par Pierre

    S’ils pensent à fêter tous les anniversaires, ça va !

    C’est en ce même jour que, à 656 ans d’intervalle, que le premier et le second Temple furent détruits.

    J’en profite pour fêter mon Bush -590.

    Bon anniversaire à tous !

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 18:16, par Pierre

    Le dépucelage international du président Sarkozy.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 20:49, par K.

    Mordechaï Elyahou, ancien rabbin en chef en Israël : « S’ils ne cèdent pas après que nous en ayons tué 100, alors nous devrons en tuer 1000, et s’ils ne cèdent pas après que nous en ayons tué 1000, alors nous devrons en tuer 10 000. S’ils ne s’arrêtent toujours pas après que nous en ayons tué 10 000, alors nous devrons en tuer 100 000, même un million, tout ce qu’il faudra pour qu’ils cessent. »

    “Les remarques d’Elyahou ne sont nullement marginales ou isolées : elles reflètent très bien le discours de plus en plus en vogue dans la société israélienne qui a glissé vers le chauvinisme Talmudic.”

    Voir en ligne : Israël ne veut pas de partenaire, mais tout simplement dominer

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 21:01, par Trief Jacques

    Je n’ai pas lu le livre de Burg mais ce que je sais de lui c’est qu’il est réaliste et cohérent. Il dit qu’il est juif et humaniste et il suffit de rester un certain temps en Palestine pour comprendre que la seule solution possible pour que les juifs humanistes puissent vivre là-bas c’est qu’ils acceptent de vivre avec TOUS les autres humanistes de la région ! L’avenir des Israéliens est à ce prix sinon ils n’ont qu’une solution pour péréniser Israël : c’est éliminer tous les Palestiniens arabes !!!!!!!!!!!!! et c’est là où Hitler n’est pas loin. J’espère que les Israéliens vont se réveiller !! Je sens de plus en plus que s’éloigne irrémédiablement la création d’un Etat Palestinien (c’est presque tant mieux !) et il faudra donc que les humanistes de Là-bas et les Humanistes du Monde envisagent très rapidement UN SEUL ETAT (comme la Suisse par exemple) qui s’appellerait PALESRAEL ? qui n’aurait qu’un Parlement, qu’un Capitale (Jérusalem), qu’une monnaie. Non je ne suis pas utopiste mais sur une superficie égale à l’Ile de France comment envisager autre chose qu’un grand et beau pays commun à tous ? Jacques Trief

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 22:50, par Vvolodia

    en quoi est-ce que les dires de Mordechaï Elyahou peuvent intéresser qui que ce soit ? C’est un rabbin, il n’est pas, comme l’hitler de Téhéran, au pouvoir ; il n’a aucune possibilité, LUI, d’appuyer sur le petit bouton nucléaire ; il ne peut que déblatérer à l’intérieur de sa synagogue, pour ses fidèles.

    Il est d’origine irakienne ; je me demande ce qu’il a subit dans ce doux pays en proie à des haines intenses, pour en vouloir autant aux arabes.

    Heureusement qu’il n’est pas au pouvoir, (lol) les arabes recevraient ce qu’ils lui ont donné.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 22:53, par Vv

    Mais mon pauvre Jacques, les israéliens n’ont pas envie de vivre comme dans une banlieue française, non merci.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 10 juin 22:57

    Des témoins ont indiqué que des hommes au visage dissimulé, appartenant aussi bien au Hamas qu’au Fatah, extirpaient leurs adversaires des véhicules et des maisons et arrêtaient les voitures à des barrages routiers pour vérifier les documents d’identité.

    Les principales routes étaient paralysées par les combats et les rues ont été désertées tandis que magasins et entreprises fermaient leurs portes prématurément.

    Les combats, les plus violents entre le Hamas et le Fatah depuis la trêve conclue à la mi-mai grâce à une médiation égyptienne, ont débuté samedi soir à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où des centaines de combattants ont pris position à des carrefours et sur les toits

    Le Hamas et le Fatah se sont tiré dessus à la grenade RPG et à la mitrailleuse, selon des habitants, qui se sont terrés chez eux.

    5 morts et 53 blessés

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 11 juin 03:09, par saintyves

    Bonsoir

    Un autre paragraphe de l’interview de Burg paru le 10 juin dans Israelvaley

    A une question de Shavit qui lui demande s’il se sent français après avoir obtenu le passeport français, Burg répond : “Je me sens européen à plus d’un sens du terme. L’Israélien est un personnage serein : un arabe de plus tué, un arabe de moins qu’importe. Au bout du compte je vois le tas de corps de Palestiniens s’élever au dessus du Mur que nous avons dressé pour ne pas le voir. Pour moi, les éliminations sommaires de Palestiniens, sont un crime de guerre”.

    C’est pour quand la création d’un tribunal international pour juger les criminels de guerre israeliens ?

    Voir en ligne : A. Burg, ex-Pdt de l’Agence Juive dépeint Israël comme un état violent, superficiel, impérialiste,….

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 11 juin 14:18, par Mehdi

    Ce qui est frappant avec Avraham Burg est que son analyse rejoint celles de personnes aussi différentes que Meron Rapoport (dernier numéro du diplo) ou Sylvain Cypel dans les emmurés, avec des grilles d’analyse et backgrounds différents, Burg privilégiant (à l’instar de Yeshayahu Leibowitz) l’humanisme du judaïsme et une certaine lecture du sionisme, là où d’autres privilégieraient une vision plus laïque ou séculaire.

    La conclusion est sans appel : si la société israëlienne a réussi à tenir face aux différents conflits et fait preuve d’une grande ténacité, l’occupation grignote petit à petit ses fondements humains et la plonge année après année dans un pourrisement sans fin, la colonisation étant le pire de ces démons (à l’image du golem que ses créateurs ne contrôlent plus).

    Nombres d’amis ayant vécu en Israël m’avaient parlé de la dûreté des relations humaines qui y sévissent, et de la tension permanente (pas entièrement artificielle mais largement manipulée) régnant sur chacun. Seule la lecture des « Emmurés » de Sylvain Cypel m’a fait saisir l’ampleur de l’impasse, et à quel point il est difficile de prendre du recul face au quotidien (ce qui ne fait que confirmer mon admiration sans fin pour les pacifistes israëliens).

    Tout le monde a bien entendu des responsabilités, les palestiniens autant que d’autres évidemment, mais l’état de la société israëlienne, confrontée à elle-même sera tout aussi déterminant que les aléas de la politique internationale. Difficile donc de dire comment ce cercle infernal sera enrayé.

    Mehdi.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 12 juin 10:45, par JUIF

    M. GRESH devrait publier l’intégralité des propos de BURG et non pas les morceaux soigneusement sélectionnés.

    Pour ma part, c’esrt impossible (3000 mots maximum).

    Mais bien sur ce n’est pas cela qui va ébranler les certitudes du diplo et de ses lecteurs.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 12 juin 16:13, par Wilhelm Stein

    Réflexions sur l’État juif ou l’État des Juifs

    La nécessité affirmée par les sionistes de disposer pour les Juifs d’un État juif suppose que les Juifs soient porteurs d’une différence qui, précisément, les différencie des non-juifs.

    Si les juifs sont différents des non-juifs, et nous laisserons aux juifs le soin de définir cette différence, les non-juifs sont nécessairement différents des juifs. Si cette différence justifie que les juifs disposent d’un État juif, cette différence justifie que les non-juifs disposent d’États non-juifs. Si cette différence n’existe pas, il n’y a pas lieu de créer d’État juif. Si cette différence existe mais ne justifie pas la création d’États non-juifs, cette différence ne justifie pas non plus la création d’un État juif.

    Wilhelm Stein, judéothérapeute. (à suivre)

    Réflexions sur l’État juif et l’état des Juifs

    Mais les gentils accepteront néanmoins le maintien d’un État juif, pour les Juifs, en tant que de besoin. Il appartiendra à cet État d’apprendre à respecter ses voisins en commençant par ceux qui ont su se faire respecter. Il appartiendra à cet État d’apprendre à vivre autrement qu’entouré d’esclaves et de bantoustans. Il lui appartiendra d’apprendre à faire de réelles concessions, en échange des concessions réelles qu’il a obtenues et qu’il obtiendra. Il lui appartiendra de se faire admettre autrement que par la terreur, et de mériter sa sécurité. Il lui appartiendra de cesser de se prendre pour Josué, et de cesser le génocide des habitants de la Palestine. Il appartiendra enfin aux Juifs abusifs de cesser de traiter les goyim comme leurs prétendus ancêtres prétendent avoir traité Sichem, Hamor et les fils de Hamor (Gn 34)

    Juifs abusifs, encore un effort pour devenir humains !

    Wilhelm Stein, judéothérapeute. (fin)

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 13 juin 14:40, par Tchouni

    La Controverse de Sion – l’Histoire d’une tragédie, celle de la naissance du sionisme Controversy of Zion (dont nous citions un passage dans cet article ), l’ouvrage écrit dans les années 50 par l’auteur et journaliste anglais Douglas Reed, est maintenant disponible en français. Ce livre très documenté retrace la genèse du judaïsme et du sionisme ; il est hautement recommandé si l’on veut comprendre les événements qui menèrent à la création de l’État d’Israël et l’attitude de soumission permanente des dirigeants occidentaux au sionisme.

    Voir en ligne : La Controverse de Sion, téléchargeable en PDF

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 14 juin 16:53, par eric.f

    en d’autres temps, en d’autres lieux et d’autres hommes, les vies les histoires les mots se ressemblent de maniere etrange. si ismael fut chassé par sarah et qu’agar s’endormit sur le rocher, si abram donna à isaac puis jacob la possession de la terre de canaan,tout cela se fit par la volonté d’un esprit puissant venu de la terre d’ur . Si, du bord de l’euphrate, daniel partagea sa nuit avec les lions et que nos yeux aujourd’hui ne lisent dans le monde que l’expression de la colere incessante peut etre faut il regarder dans la legende ancienne les glissements successif et la lente depossetion des hebreu de la terre d’israel au profit des peuples du monde comme l’ouverture de la terre entiere comme reponse faite la promesse faite à abraham » tu sera pere d’une multitude » et « propriétaire » d’un lopin de terre entre l’egypte et le bassin mesopotamien. cette multitude vient de ses fils ismael et isaac de ses petits fils, de la transmition de son histoire, de son savoir, des rouleaux de la torah au livre de biblos et la terre, du carnage fait par josué et le peuple mais aussi des diaspora successives. Comme ce savoir, qui fut et est encore le pretentieux appanage des soi disants et doctes herudits de la loi : mollah, pretres rabbins, la terre de canaan, d’israel ,de palestine est la propriété de quelques integristes aveuglés par leurs propres suffisances. tout ceux là ont fait de ce qui devait etre une terre de paix et de promesse un camp retranché, pendant que d’autres aux sources du tigre et de l’euphrate mettent à feu et à sang les portes du paradis que la paix et l’amour vous abreuve au jour de votre tristesse

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 14 juin 21:27, par COURTRIEL

    merci à Mr A.Burg de penser aussi librement.C’est respecter la question juive que de la traiter en s’abstenant de toute pitié ou de critiques en formes d’aumônes. Lisant par hasard ces lignes j’ai tout de suite penser à la liberté d’expression de Finkielkraut quelque soient ses opinions. Ayant lu le livre de Mr Z.Sternell  » aux origines d’Israël », je pense que la dérive matérielle et morale d’Israël qui fait question aujourd’hui vient de la destruction de la partie la plus généreuse des pionniers sionistes au temps du Ychouv par Ben Gourion et Berl Katznelson pour établir leur socialisme « national »qui est donc aussi quelque part un national socialisme. Les rescapés de la Shoah et les autres seront reçus dans ce cadre la. Ce monstre d’égoïsme idéologique ne sera pas démenti par l’alternance politique car dans le « socialisme national »,il y a plutôt du national nationalisme que du socialisme, si ce n’est pas du tout Ceci ira comme un gant à la droite. Vis à vis de la question arabe la gauche ayant fait comme du guy Mollet en Algérie ,Begin et les autres n’auront aucun mal à faire du Salan. L’absence d’un De Gaulle israélien se fait sentir à l’évidence. Le danger pour Israël ne vient que d’Israël et il est avant tout moral. Toutes les tentatives pour permettre des examens de conscience et des remises en cause salutaires sont les bienvenues. Elles seront certainement plus efficaces que l’usage de n’importe quelle arme. Aucun coup de fusil ne permettra à Israël de vivre mais simplement de survivre.

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 15 juin 13:08, par JUIF

    En plus d’une confortable pension de l’Agence Juive, qui se monte à 200 000 Shekels [environ 35 000 euros], Avraham Burg bénéficie de deux pensions de la Knesset, sans compter l’usage à vie d’une voiture de service et d’un chauffeur.

    Shavit a attaqué Burg sur ce point. Après avoir fait remarquer que l’ancien président de l’Agence Juive, Salai Meridor, qui succéda à Burg, avait décidé qu’il n’y avait aucune justification à ce que lui-même et Burg bénéficient de ce privilège, le journaliste a reproché à Burg d’être allé devant les tribunaux et d’avoir jeté toutes ses forces dans la bataille pour obtenir gain de cause.

    Réponse de Burg :

    « Mais chacun a le droit de combattre pour quelque chose qu’on lui a ôté – seul Avrum ne le peut pas. Pourquoi ? – Parce que. Toute l’affaire est si dérisoire, en termes d’argent, qu’elle n’existe même pas. Mais la question de principe m’a fait grimper aux rideaux. »

    Et Shavit de rétorquer :

    « Il s’agit pourtant de quelque 200 000 Shekels [environ 35 000 euros]. Et de votre comportement, que le juge a trouvé honteux. Et bien que vous parliez haut et fort de morale, vous ne voyez pas de faute morale dans le fait que, dix ans après avoir quitté l’Agence Juive, vous sillonnez le pays en voiture pour vos voyages d’affaires, avec un chauffeur de l’Agence Juive pour vous conduire où que ce soit. Et par-dessus le marché, aujourd’hui, alors que vous êtes complètement étranger à tout ce que défend l’Agence Juive. »

    Mais la plus grande ironie de situation, dans cette situation incongrue, c’est qu’après avoir encouragé les Israéliens à quitter le pays, Burg reconnaît, devant Shavit, qu’il a toujours l’ambition de devenir Premier ministre d’Israël :

    « Jadis, j’ai vivement désiré être Premier ministre. Cela me brûlait les os comme un feu. J’ignorais ce que je voulais faire dans ce poste, mais je voulais terriblement y être. Aujourd’hui, je me dis que j’ai pas mal de marathons à courir avant que cela se produise. »

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  • Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg 25 juin 15:15

    Vvolodia, excusez ce dérapage, mais vous me choquez !.

    Combien d’années d’étude avez vous fait, combien de livres/reportages avez vous lus/regardés. Pour en arriver où ? Pour dire quoi ? C’est triste. Personnellement, ayant du sang indien, je compare la traite des palestiniens, à la traite des indiens d’amérique. Et personne ne dis rien. Tout le monde doit trouver ca normal ? Rassurez moi, vous parlez bien d’êtres humains, d’enfants, de femmes et d’hommes, comme vous et moi ? Peut être que ceux ci, dans votre monde, ne sont pas « acceptables »… ? De quel droit jugez vous ces gens ? De quel droit osez vous dire que « ceux ci » n’ont pas le droit à une existence « normale », à des élections « normales » ? Du seul droit que vous êtes dans un pays dit « civilisé », et que vous vous actroyez le pouvoir de décider à la place de ces « sous civilisations non libérales » ?. Ayez la décence, au moins, de na pas « salir » ces hommes, femmes et enfants qui n’ont certes pas la possibilité d’avoir autant de soins que nous, autant d’écoles/facultés que nous … Ayez la décence de leurs laisser leur dignité, c’est finalement la seule chose qui leurs reste. Pour terminer, en occultant le côté médiatique, le livre de Monsieur Burg me semble être un livre de « bon sens ». Voyez y la polémique que vous voulez, c’est vous même qui faites de ce livre, un évènement « médiatique ».

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Le pétrole et l’Irak

Posté par issopha le 24 septembre 2007

23 juillet 2007

  

  

Le pétrole et l’Irak

par Alain Gresh


Un an, déjà.

C’est le 23 juillet 2006, il y a un an, en pleine guerre du Liban, que j’ai commencé à tenir ce blog, avec un envoi, « Liban, la guerre a commencé ». J’ai expliqué rapidement ma démarche dans Pourquoi un blog sur le Proche-Orient ? J’écrivais : « Ce blog se fixe un double objectif : — essayer de faire passer une information qui fait de plus en plus défaut dans les médias, où dominent le zapping et l’absence de mémoire. Replacer les faits dans leur contexte, dans la durée, permet de mieux saisir les évolutions et les changements ; — rompre avec la vision dominante des médias, adopter une “manière de voir” qui ne soit pas seulement “occidentale”, mais qui tente aussi de comprendre le point de vue de l’autre, le point de vue des “Orientaux”. »

Y ai-je réussi ? C’est évidemment aux lecteurs de le dire. Durant cette année, j’ai envoyé environ 120 textes, soit un tous les trois jours. J’ai tenté de suivre les événements (y compris au Maghreb et dans le monde musulman), sans jamais courir après eux. J’ai voulu prendre le recul nécessaire.

J’ai été encouragé par le nombre de visites, ainsi que par les commentaires proposés. Certains d’entre vous ont contribué de manière très constructive, ajoutant des liens et des articles, effectuant de longues traductions, et je les en remercie. Quelquefois, rarement, j’ai supprimé certaines interventions qui me semblaient franchir la « ligne rouge » du racisme. J’ai préféré cette méthode à un débat « modéré ».

Il m’est arrivé de regretter le ton des débats. On peut être en désaccord, même fondamental, mais encore faut-il argumenter. Et l’invective n’est pas une argumentation. Comme je l’ai écrit, toutes les opinions (sauf le racisme) sont admissibles, encore faut-il qu’elles soient fondées.

Enfin, je rassure certains d’entre vous qui ont cru déceler dans telle ou telle de mes interventions mes « connexions » avec le chiisme, avec les Frères musulmans, avec le nassérisme, avec que sais-je encore. Je rappelle simplement ce que j’écrivais dans « Pourquoi un blog sur le Proche-Orient ? » :

« Il est difficile de prétendre à une vision “objective” des conflits au Proche-Orient. Nous sommes tous marqués par notre histoire, par nos origines, par nos engagements. Comme le prouve le conflit israélo-palestinien, on peut tirer des mêmes faits des points de vue radicalement opposés. Sans revenir sur ce que j’ai pu écrire ailleurs (lire les préfaces à Israël-Palestine, vérités sur un conflit et à L’islam, la République et le monde) je souhaite rappeler d’où je parle, quels sont mes convictions. Que le lecteur les accepte ou les refuse, qu’il en soit au moins informé. »

Kouchner, le Hamas et Al-Qaida

Bernard Kouchner a fait part mercredi 18 juillet de son désaccord avec son homologue italien Massimo D’Alema. Ce dernier avait affirmé que la politique d’isolement du Hamas par les Occidentaux risquait de pousser le mouvement palestinien vers Al-Qaida. « Je suis souvent d’accord avec mon ami Massimo D’Alema. Là, je ne le suis pas », a déclaré le ministre des affaires étrangères français à l’issue d’un entretien avec son homologue britannique, David Miliband. Le ministre français a déclaré que, certes, il y avait un risque grave si se poursuivait cette politique d’isolement mais que « le Hamas n’a pas attendu cette extrémité, la situation terrible de Gaza maintenant, pour avoir des contacts avec Al-Qaida ». Le ministre est-il vraiment informé de ces contacts ? On se souvient des attaques du numéro 2 d’Al-Qaida, Ayman Al-Zawahiri, contre le Hamas, coupable d’avoir participé aux élections de janvier 2006. En fait, ce que le ministre ne semble pas comprendre, c’est ce qu’expliquait un journaliste israélien : « Nous n’avons pas voulu le Fatah, nous avons eu le Hamas ; nous avons rejeté le Hamas, nous aurons Al-Qaida. » Cette « logique » occidentale qui donne une légitimité aux groupes les plus extrémistes, on la trouve à l’œuvre partout au Proche-Orient.

De l’autre côté

De l’autre côté, c’est le titre de la revue trimestrielle éditée par l’Union juive française pour la paix, qui en est à son troisième numéro. Celui-ci est consacré à « la religion sioniste » et s’ouvre sur un entretien avec le philosophe Yeshayahou Leibowitz réalisé par Eyal Sivan en 1992 et intitulé « L’exigence d’être héroïque s’appelle l’incitation à la révolte ». Divers textes reflètent la critique du sionisme, qui fut permanente parmi les juifs au cours de l’histoire : on lira notamment la déclaration du rabbin Sholem Ben Schneersohn de 1903, ainsi que le texte de Amnon Raz-Krakotzin. On lira, d’autre part, une intéressante analyse de la couverture par le quotidien Libération des guerres du Liban de 1982 et 2006.

Irak et pétrole

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, je n’ai jamais pensé que le pétrole était la cause première de la guerre déclenchée par les Etats-Unis contre l’Irak en 2003. Du temps de Saddam Hussein, l’Irak exportait son pétrole et le vendait à des compagnies américaines : les Etats-Unis et les grandes compagnies contrôlaient le marché pétrolier (avec ou sans Saddam Hussein). Et ces compagnies n’ont joué aucun rôle dans l’escalade de propagande qui a mené à la guerre de 2003. Cette attaque contre l’Irak, en réalité, s’inscrivait dans la vision stratégique du président Bush, celle de la nouvelle guerre mondiale contre le terrorisme.

En revanche, il est évident que la richesse de l’Irak était un des éléments de la décision américaine. Et, depuis 2003, un des objectifs de Washington est d’imposer à l’Irak une loi pétrolière « libérale », qui ouvrirait le pays aux compagnies étrangères (il est toutefois douteux que, dans le contexte actuel, même si une telle loi était votée, les compagnies se précipitent : la situation sécuritaire est telle que peu de compagnies occidentales enverraient des cadres sur le terrain – à l’exception, peut-être, du Kurdistan irakien).

Dans un article de l’agence UPI du 9 juillet, Ben Lando note, ironiquement, que la nouvelle loi présentée par le gouvernement a uni tout le pays contre elle (« Iraq (near) united in opposition »). Le projet a « été dénoncé par les partis chiites et sunnites, qui ont promis de le défaire et menacé de faire que le parlement le rejette. Pour certains, ce projet affaiblit le gouvernement central et fait la part trop belle aux compagnies étrangères ». (…)

« Il y a bien plus de pétrole dans le sol que ce qui est produit maintenant en Irak et c’est pourquoi les Etats-Unis voient dans la loi un moyen pour un grand compromis, permettant à une entente de s’engager (entre sunnites, chiites et Kurdes). Le président Bush lui-même, comme l’ambassadeur Ryan Crocker, le vice-président Dick Cheney, le ministre de la défense Robert Gates, dans différentes réunions à Washington et à Bagdad, ont régulièrement poussé à l’adoption de la loi. » Celle-ci a été adoptée par le gouvernement le 3 juillet, mais elle suscite de nombreuses oppositions, notamment des syndicats, ainsi que d’experts irakiens du pétrole.

« “Les quatre dernières années ont vu des tentatives répétées de démanteler les bases de n’importe quelle organisation planifiée des ressources de la nation, pour la remplacer par des politiques de marché, déstabilisantes et fragmentées, qui se concurrencent les unes les autres et qui sont contraires à l’intérêt national”, affirme Tariq Shafiq, un Irakien vivant entre Amman et Londres, qui a été chargé au printemps dernier de rédiger la nouvelle loi. Son projet a été modifié dans les négociations et il s’oppose aux nouvelles propositions. »

La loi sera-t-elle adoptée par le parlement ? L’opposition très large, y compris des secteurs laïques, opposés à l’islamisme politique et à Al-Qaida ; elle se heurte aussi au mouvement de Sadr et à celle de l’Association des religieux musulmans (sunnite).

Antonia Juhasz, sur le site Alternet, publie le 14 juillet un article intitulé « Benchmark Boogie : A Guide to the Struggle Over Iraq’s Oil ». Elle rappelle l’histoire de cette loi et la manière dont elle a été portée depuis quatre ans par l’administration Bush.

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52 commentaires

  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 11:18

    Merci beaucoup d’avoir ouvert ce blog Monsieur Gresh.

    L’époque que nous traversons est d’une telle intensité que de confronter les points de vues et les opinions ainsi que le partage des connaissances est la seule voie pour l’avenir de l’humanité.

    Je suis né de père Algérien et de mère franco-suisse, ayant grandi en France et ayant deux parents de religions différentes mais qui ne pratiquaient pas, j’ai échappé au baptême et suis un véritable agnostique.

    J’adorais ma condition jusqu’a ce jour maudit du 11 septembre 2001.

    Depuis je ne reconnais plus le monde et les valeurs dans lesquelles j’ai été élevé.

    Je ne peux que constater que la raison et la logique déserte notre époque, c’est effrayant alors MERCI POUR CE BLOG QUI BRILLE AU MILIEU DE LA NUIT.

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  • Un an déjà… 23 juillet 12:52, par Jean

    Bonjour,

    M. Gresh votre blog est une réussite, et j’espère que sa fréquentation est à la mesure de la qualité et de la pertinence des textes que vous y publiez. Merci également à tous les internautes qui concourrent à la diversité des sources d’information, et tout spécialement à K dont la qualité des analyses et des mises en parallèle est remarquable. Mes contraintes professionnelles me laissant peu de temps libre, j’apprécie énormément ce travail offert par les uns et les autres. Tant pis s’il est pollué par une « mousse » peu intéressante de réactions épidermiques, mais c’est la rançon du succès.

    Votre analyse sur Irak et pétrole me parle tout à fait. Ayant vécu en Afrique, j’ai bien compris que la main-mise géopolitique de l’occident sur le monde n’est pas centrée sur telle ou telle ressource, mais bien plus profondément sur le contrôle et l’assujettissement des régimes locaux afin de garder une maîtrise sur ces ressources, sous couvert de faux-semblants « démocratiques », voire humanitaires. L’arrivée du géant chinois dans le jeu, hors contrôle direct, donne quelque piquant à l’affaire.

    Par contre l’idée de guerre mondiale contre le terrorisme ressemble davantage, à mon humble avis, à un « hochet de communication », qu’à une réalité solide. C’est un argument massue qui, passé en force dans le mental collectif, permet tous les abus même en démocratie, et sécrète son propre carburant en stigmatisant violemment une partie non négligeable de l’humanité et invalidant très profondément auprès d’elle cet idéal démocratique proclamé. Le but poursuivi n’étant finalement que le maintien du contrôle. Au prix d’une violence inouïe.

    Enfin la publication d’une information sensée sur « l’affaire Israel » est toujours une respiration dans un univers de désinformation étouffant. Non qu’elle soit fondamentalement pire ou plus importante que ce qui se passe ailleurs, mais comme évènement parfaitement symptomatique du cynisme de notre civilisation.

    Quelques jours de congés viennent de m’offrir l’occasion de subir un, parfois deux journaux télévisés de TF1 par jour. Malgré quelques journalistes d’une immense qualité (je pense par ex à Michel Scott), quelle vue sur l’abîme insondable de l’abêtissement et de la nullité. Merci à vous, et à très peu d’autres, Monsieur Gresh, de n’avoir pas trahi la vocation du journalisme. Longue vie à votre blog.

    J’ose à nouveau une question déjà posée : il serait intéressant un jour de faire un exposé du fonctionnement du système d’ »information médiatique » tel qu’il est organisé -et contrôlé (par qui ?)- actuellement ; et l’interaction avec certaines officines influentes tel MENA ou MEMRI…

    Cordialement

    PS : (à 11:18) il me semble que le 11/09 a été le révélateur choc d’une réalité déjà bien enracinée, davantage que l’évènement qui fit basculer le monde.

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 14:40, par Pierre

    « je n’ai jamais pensé que le pétrole était la cause première de la guerre déclenchée par les Etats-Unis contre l’Irak en 2003. « 

    Qui y penserait ?

    2001 :

    1er juin 2001 : NEW YORK : Le conseil de sécurité de l’ONU a voté une prolongation d’un mois du programme “pétrole contre nourriture” dans l’attente de l’étude en juillet prochain de la levée de l’embargo qui frappe l’Irak depuis 11 ans. L’Irak a d’ores et déjà refusé cette prolongation et a annoncé qu’elle suspendait ses livraisons de pétrole.

    2 juin 2001 : Suite à la décision du conseil de sécurité de l’ONU de poursuivre son embargo, le vice premier ministre Tarek Aziz a annoncé l’arrêt dès lundi de ses exportations de brut.

    21 juin 2001 : Selon l’agence officielle irakienne INA, un raid américain aurait touché un terrain de football près de Mossoul faisant 23 morts et 11 blessés. Les Etats-Unis et la Grande Bretagne ont dénoncé cette information.

    4 septembre 2001 : Pour la 4è fois en 2 semaines, l’aviation américaine a bombardé des positions irakiennes dans le sud du pays.

    5 septembre 2001 : Une explosion s’est produite sur un marché dans le centre de Bagdad. Plusieurs personnes ont été blessées. Bagdad accuse l’Iran d’être à l’origine de cet attentat. GRECE : 200 clandestins kurdes irakiens ont échoué sur une plage près d’Athènes après avoir été abandonné à bord de leur bateau de fortune. Les autorités estiment que 350 personnes se trouvaient à bord.

    10 septembre 2001 : Selon l’agence officielle INA, 8 civils ont été tués par des bombardements américano-britanniques hier dans la zone d’exclusion.

    18 septembre 2001 : Pour la 1ère fois depuis les attentats contre les Etats-Unis, un haut responsable irakien, le vice-Premier Ministre Tarek Aziz, a exprimé sa sympathie aux familles des victimes.

    20 septembre 2001 : ITALIE : Le ministre de la Défense, Antonio Martino, a, dans une déclaration, estimé qu’Oussama Ben Laden pourrait n’être qu’un second rôle et qu’un état se trouverait derrière les attentats américains. L’Irak est visée. L’Irak a nié tout lien avec les attentats qui ont frappé les Etats-Unis tout en ne les dénonçant pas. Selon certaines sources, l’Irak pourrait être à l’origine de ces actions.

    Il est admis que Saddam Hussein aurait pu être le responsable du 11/9 et qu’il aurait pu cacher des armes de destruction massives. Les État-Unis ont été obligés d’intervenir, finalement pour rétablir la démocratie en Irak.

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 15:17, par K.

    Merci à Alain Gresh pour ce blog.

    Merci, Jean, pour ton très précieux soutien. Un point commun (“objectif”) entre nous, l’Afrique, ma première patrie.

    Concernant la loi sur le pétrole qui doit passer devant le parlement irakien (fantoche, entre autre parce qu’il est peu représentatif des sunnites qui s’étaient massivement abstenus lors des élections législatives),

    - « elle est universellement présentée à Washington comme une politique visant à garantir que les revenus du pétrole soient partagés entre « tous les Irakiens ». La réalité est plutôt que l’arrivée des Etats-Unis et des autres géants de l’énergie dans l’industrie irakienne du pétrole se traduira par un pillage à grande échelle. »..

    - .. puisqu’il faut rappeler la nature même de ce projet de loi, [qui est] basé sur un type de contrat appelé « contrat de partage de production » (production sharing agreement, ou PSA) qui n’a plus cours au Moyen-Orient depuis les nationalisations des années 70, elle garantit aux compagnies étrangères des retours sur investissements anormalement élevés sur une période exceptionnellement longue, termes que les intéressés justifient par la situation sécuritaire du pays !

    - En attendant, le gouvernement “collaborationiste” d’Al Maliki, participe au sac du pétrole, qui fait que les pertes de l’Irak dans le secteur pétrolier, depuis le début de l’occupation jusqu’à la moitié de l’an dernier (2006), atteignent environ 24 milliards de dollars. Ce qui permet meme au meme Maliki d’affirmer sans souciller que les « 200 milliards USD » nécessaires à la reconstruction du pays seraient atteints beaucoup plus rapidement si entrait en fonction la nouvelle loi sur le pétrole et le gaz. Les commissions doivent etre substantielles pour voir les choses de cette manière.

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 15:36

    K :Concernant la loi sur le pétrole qui doit passer devant le parlement irakien (fantoche, entre autre parce qu’il est peu représentatif des sunnites qui s’étaient massivement abstenus lors des élections législatives),

    les sunnites n’étaient pas empêché de voter, ce parlement n’est pas fantôche, donc.

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 16:58, par Sébastien

    Bonjour,

    Mois aussi je n’ai jamais cru que le pétrole ou les contrats d’Haliburton étaient la raison numéro 1 de la guerre en Irak.

    Pour le pétrole l’on aurait négocié, et une entreprise comme Haliburton qui n’est pas une des plus grosse entreprise des USA, n’a pas le moyen de déclancher une guerre d’une telle ampleur au non de ces contrats.

    Le petrole et Haliburton ont été mis en avant car c’est le plus facile à voir, c’est « voir par le petit bout de la lorgnette. »

    Vous faites rarement la guerre pour des intérêt financiers, car vous pouvez négocier pour cela. Si vous faites la guerre, c’est en général pour obtenir des choses que l’on ne peut pas obtenir politiquement.

    Pour bâtir un oléoduc les USA auraient négocié avec les Taliban, mais aprés le 11 septembre 2001, l’Occident avait décidé d’éliminer ce régime pour les raisons que vous devinez.

    Merci a Alain Gresh pour ce blog.

    Sébastien

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 17:07, par Sébastien

    Bonjour,

    A mon humble avis, je pense que les américains voulaient redessiner la politique du moyen orient en allant en Irak, et cela la France de Chirac ne l’acceptait pas.

    Et ce n’est pas en s’opposant à Bush que Chirac allait défendre les intérêts financiers de la France en Irak, l’invasion de ce pays, et la position française en 2003 avaient des motifs bien plus poliques que pétroliers ou financiers.

    Sébastien

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 18:35, par K.

    Etats-Unis des néocons : « Empire du désordre » ? (Alain Joxe) :

    « Je renvoie (..) au pamphlet de Susan George, le Rapport Lugano, selon qui dans le cadre de la recherche de profit de l’économie néolibérale le nombre des hommes devrait être réduit massivement, soit qu’on organise soit qu’on orchestre les massacres, on rejoindrait ainsi la permanence d’un empire du désordre face auquel, si le modèle européen ne produit pas le contre-feu, ne pourait surgir qu’une forme nouvelle de nazisme. »

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 18:44, par Pierre

    Quelques raisons pour pousser les États-Unis à intervenir militairement en cas de tentative d’utilisation du pétrole comme moyen de pression de la part des pays producteurs.

    « L’intérêt stratégique américain par rapport au pétrole du Golfe arabo- persique, c’est la sécurité des flux vers le marché mondial. Il ne s’agit pas d’accéder au pétrole du Moyen-Orient, mais de faire en sorte que celui-ci accède au marché mondial. Concrètement, les Etats-Unis sécurisent militairement les voies d’évacuation, notamment maritimes, mais aussi, plus ou moins directement, les infrastructures de production et d’exportation séoudiennes, qui sont et resteront le coeur du système pétrolier mondial. Cet intérêt n’est pas lié aux volumes de pétrole effectivement exportés vers les Etats-Unis, mais à la place du pétrole du Golfe dans l’offre pétrolière mondiale. » (LES ETATS-UNIS ET LE PETROLE DU MOYEN-ORIENT – Pierre Noël)

    La civilisation du pétrole

    Introduction à la déplétion du pétrole

    La fin de l’ère du pétrole approche, sommes-nous prêts ?

    La civilisation que les USA veulent imposer comme modèle au monde est basée sur la transformation de matières premières bon marché. Faire pression sur le prix de ces matières premières c’est remettre en question ce modèle.

    L’Iran et la Bolivie usent de cette menace tout en restant dans des limites raisonnables (limite que Saddam à mal évalué), de plus ils le font de manière concertée et simultanée afin de pousser les USA au grand écart en cas d’intervention. Si les USA estiment que ce jeux met en péril leur modèle, nul doute qu’ils se sacrifieront pour « liberer la femme iranienne ».

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 19:30

    « Le Monde diplomatique et Israël 1954-2005 Histoire moderne de l’État juif à travers un journal français de référence » de Samuel Ghiles-Meilhac.

    http://www.israelvalley.com/news/2007/07/23/11660/isrannl-france-livres-comment-expliquer-le-rapport-torturnn-qu-entretient-la-gauche-radicale-frannnaise-no-l-nngard-d-isrannl

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 19:32, par ahmad

    salam

    l’’invasion de l’Irak, par un terrorisme d’ingérence militaire et économique, n’a pas une seule cause, mais il est clair que la volonté de refaire la carte du moyen orient y est pour beaucoup, ce que l’on oublie e dire, ou ce que certains taisent, c’est l’influence d’israèl, concernant ces plans américains. On peut être étonné par les esprits qui critiquent et accusent (souvent à tort) à gauche ceux qui verraient la toute puissance états unienne, mais qui dans le même temps voient dans la plupart des évènements du monde la marque de la politique de usa, y compris au moyenne orient. Troublant paradoxe et profonds enfermement idéologique.La théorie de la toute puissance américaine est souvent chez ceux qui la dénoncent chez et les autres, avec un petit plus ,celui de la sélectivité idéologique quand à son utilisation.

    il est d’ailleurs curieux que des gens comme Alexander Cokburn, dont le monde diplomatique a publier un article sur une critique par cette auteur de la thèse du complots sur le 11 septembre 2001, article plus idéologique qu’argumenté, ce qui en dit long de l’orientation que prend le monde diplomatique, qui est très fort, pour dénoncer les complots d’ordre économique, mais très naif et si peu scientifique, et libre de toute idéologie, quand il s’agit de voir, connaitre et dénoncer les complots d’ordre politique , encore plus curieux, c’est tendance, à être sélectif dans la question des complots, en effet on est étonner que certains milieux de gauche, soient le relais des thèse du complots islamique, ou islamistes comme dirait ceux qui veulent attaquer l’islam, sans se faire remarquer. des gens comme Bernard Kouchner, participe de ces personnes, qui derrière un discours d’ouverture, véhicule, une idéologie de la peur, concernant l’islam. Ses propos constamment répéter sur les chaines de télévision ou dans les journaux, les confusions qu’il propage sur les évènements politique, le simplisme sur la réalité du monde de l’islam ,et sa criminalisation et sa diabolisation de l’islamisme, que pratique aussi beaucoup de gens de gauche(la droite on en parle même pas), montre le danger que ces personnalités, représente pour l’avenir du monde. on à souvent dénoncé, à juste titre, les propos inacceptable des le Pen, Frèche et compagnie, mais ces discours à gauche qui depuis des années criminalisent les mouvements se réclamant des références islamiques, et un danger aussi grave, voir plus grave, car derrière de belle parole contre le racisme, et surtout contre l’antisémitisme(un racisme à part semble t-il), cette gauche du parti socialiste, au parti communiste, en passant par des gens comme Michel Onfrey ou jacques Attali, dont le discours sur l’islam dans le monde n’est pas bien loin de celui de bush, répand un discours bien loin des principes de justice, d’ouverture, de dialogues et de paix qu’ils disent défendre…

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 19:33, par ahmad

    …il ne faut certes enfermer toute force de gauche, dans ce courant sectaire de la gauche, qui dit étrangement se réclamer des lumières(période par très lumineuse , tout de même, concernant la cohérence des droits humains, voir la colonisation), les partenariat entre des mouvement islamiques et des milieux de gauche en occident ou dans les pays majoritairement musulmans, montre les réalités différentes a prendre en compte. il faut tout de même rester vigilant, et que surtout cette gauche qui demande constamment aux musulmans de se réformer, applique à elle cette réforme, qui la sorte de cette idéologie, qui paradoxalement rejette la religion, mais n’a de lecture des mouvements qui s’en réclament, que par l’angle du religieux, on sait ce que cette lecture idéologisée produit comme perception du monde et des conséquences, sur le vivre ensemble

    Salam

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 20:14, par K.

    D’un coté on nous dit :

    Il faut garder à l’esprit le fait que toutes les nations démocratiques modernes ont déclaré hors-la-loi l’agression militaire sous toutes ses formes, et que leurs constitutions n’autorisent leurs parlements qu’à déclarer des guerres défensives. De la même façon, le droit international a toujours interdit sans ambiguïtés les attaques préventives à partir du fondement juridique constitué par l’indépendance souveraine de États.

    Raison pour laquelle, selon une autre source :

    les Américains font couramment la distinction entre les attaques préemptives et préventives, une différence qui va au-delà des arguties. Une attaque préemptive est menée contre un ennemi sur le point d’attaquer ; une attaque préventive est fondée uniquement sur la possibilité que l’ennemi attaque sous peu. La préemption en tant que moyen de défense peut être jugée tout à fait légitime si le danger est imminent, mais il est généralement difficile de justifier une guerre préventive où l’on déploie des ressources militaires pour faire valoir les intérêts de son pays.. Mais selon cette même source :

    En pratique, cependant, cette distinction n’est guère pertinente. D’une part, ces définitions sont contestées. De fait, en Europe, certains spécialistes du droit international donnent à ces termes le sens inverse. D’autre part, il serait pratiquement impossible de classer dans l’une de ces catégories des dangers ou des scénarios concrets et spécifiques qui, de toute façon, se prêtent à une certaine interprétation. Le pays usant de la force prétendra toujours qu’il s’agit d’une mesure préemptive, tandis que ceux qui s’opposent à cette mesure la jugeront préventive ou tout simplement agressive.

    Sur le site de l’Otan, en 2003, David S. Yost écrit : le concept d’« action préemptive » suscite une controverse, notamment parce que l’administration américaine lui confère le statut de doctrine et non d’option dont dispose n’importe quel gouvernement dans des circonstances extrêmes.

    Quelle est la position de l’OTAN aujourd’hui ? Et de l’ONU ?

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 20:51, par K.

    « ..la vision stratégique du président Bush, celle de la nouvelle guerre mondiale contre le terrorisme. »

    J’ai personnellement tendance à le croire, justement en tant que moyen d’accéder au contrôle.

    La “nouvelle guerre mondiale” se veut, je crois, perpétuelle, permanente. Le terrorisme a ceci de “méritoire” qu’il n’en existe pas de définition unanimement acceptée. Sa menace a donc toutes les chances d’être éternelle. (En fait une éternité qui risque de se révéler plutôt courte, tant la notion de “chaos constructif”, à moins de se prendre pour le Dieu Hasard ou pour Dieu tout court, me semble relever du délire le plus absolu, et ne peut que conduire tout droit vers la fin du Monde)

    « Aujourd’hui, la guerre tend à s’étendre plus encore et à devenir une relation sociale permanente. Certains auteurs contemporains essaient de rendre compte de cette nouveauté en inversant la formule de Clausewitz (…) : la politique s’apparente toujours plus à la guerre menée par d’autres moyens. Cela veut dire que la guerre est en passe de devenir le principe premier d’organisation de la société, et la politique une de ses modalités.

    L’un des indices du caractère productif et constituant que la guerre revêt désormais est le passage du paradigme politique de la « défense » à celui de la « sécurité », tel qu’il a été défini par le gouvernement des États-Unis, notamment dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » menée depuis le mois de septembre 2001.

    Si la guerre n’est plus une circonstance exceptionnelle mais l’état normal des choses ; si, en d’autres termes, nous sommes déjà en état de guerre, celle-ci doit nécessairement cesser d’être une menace et une force déstabilisante pour la structure du pouvoir, et devenir au contraire un mécanisme actif qui produit et renforce constamment l’ordre global.

    La souveraineté impériale produit de l’ordre non pas en mettant un terme à la « guerre de tous contre tous », pour reprendre la formule de Hobbes, mais en proposant un régime d’administration disciplinaire et de contrôle politique directement fondé sur une action guerrière continue. Autrement dit, l’usage constant et coordonné de la violence devient la condition nécessaire au bon fonctionnement de la discipline et du contrôle. (…) »

    Voir en ligne : Guerre et démocratie à l’époque de l’Empire

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 21:31, par pablo

    article de bakchich sur les retours du retour

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 21:42, par Pierre

    Le bénéfice net d’Halliburton a presque doublé sur six mois

    L’américain Halliburton, deuxième groupe mondial de services parapétroliers, a presque doublé son bénéfice net semestriel. Il est inscrit à 2,1 milliards de dollars (2,5 milliards de francs), contre 1,1 milliard entre janvier et juin 2006.

    Le profit net tiré des activités maintenues a augmenté de 18,7% à 1,1 milliard de dollars, a indiqué Hallibuton lundi dans un communiqué. Le chiffre d’affaires a crû de 18,2% à 7,2 milliards de dollars.

    Retour/investissement et extériorisation des coûts

    Pour donner un ordre de grandeur de cette évolution, le montant total des contrats d’Halliburton en Irak se chiffre à ce jour autour de 11 à 13 milliards de dollars, soit plus du double du coût payé par les Etats-Unis pour la première guerre du Golfe. – Félix Rohatyn ( ancien ambassadeur américain à Paris et ancien banquier de Lazard Frères)

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 22:08

    « Le terme de terreur a été inventé pour parler de la violence d’État, or ce terme, dans son usage désormais courant, n’inclut que l’action de groupes non étatiques. »

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 22:16, par K.

    Peut-être faudrait-il se demander si le “contrôle” n’a pas pris une nouvelle signification dans la terminologie de l’Empire ? Puisqu’il « crée les réalités maintenant ».

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  • Le pétrole et l’Irak 23 juillet 23:04, par Pierre

    Le pétrole redevient une affaire d’État L’étendue des réserves des compagnies étatiques en fait des partenaires incontournables.

    La politique étrangère américaine à l’épreuve des évènements du 11 septembre 2001 : Le cas irakien par Mamadou Dia

    Les pétroliers n’ont jamais eu de liens aussi intimes avec la Maison-Blanche qu’aujourd’hui. Pour le vice-président Dick Cheney, cela pourrait être la deuxième fois qu’il fait des affaires en Irak depuis la guerre du Golfe. Cheney est en effet l’ancien directeur d’Halliburton, le plus grand prestataire de services pétroliers du monde. En août 2000, Cheney a publiquement déclaré, en tant que directeur d’Halliburton : « Ma politique était stricte quant au fait de ne rien faire en Irak, pas même passer des accords soi-disant légaux. » Le Financial Times a pourtant démontré que Cheney a supervisé en 1998 et 1999 des ventes à l’Irak s’élevant à 23.8 millions de dollars.132(*) Georges W Bush et sa famille sont liés aux compagnies pétrolières depuis l’époque de son grand-père. Condoleezza Rice, la conseillère pour la sécurité nationale de Bush, a siégé au conseil d’administration de Chevron, qui a récemment donné son nom à un pétrolier.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 02:53, par Mussa

    Votre blog est trés intéressant. On y découvre une autre manière de faire du journalisme, à la mesure de ce qu’est vraiment Le Monde Diplomatique.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 08:12, par K.

    Les puissances industrielles et financières ont très rapidement compris deux choses : que la plupart des hommes politiques ne voulaient le pouvoir que pour le pouvoir et que le vote dépendait des médias. Les dites puissances ont donc pris le contrôle des médias. Et depuis, “dans l’ombre”, elles contrôlent les hommes politiques.

    Dans d’autres pays c’est beaucoup plus “direct”, je pense par exemple au Liban, aux Etats-Unis : les hommes “politiques” sont directement issus des puissances de l’argent.

    L’Etat n’est plus alors qu’une officine au service des intérets des puissances industrielles et financières.

    Mais je ne crois pas que l’“idéologie” ne joue aucun rôle dans l’explosive situation actuelle : les seuls intérêts n’y auraient peut-être pas conduits si les Etats-Unis n’avaient pas versé dans l’extrémisme de droite.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 08:32

    Tout le monde sait pourquoi la France s’est lancé à la conquête de l’Algérie, au 19èmsiècle ? pas seulement pour laver un affront, mais aussi pour faire cesser les actes de piraterie contre les voyageurs, les rapts d’européens, les demandes de rançon qui suivaient, la mise en esclavage de ceux qui ne pouvaient pas payer. Rien n’a changé ; l’histoire des infirmières bulgares le prouve, nous en sommes toujours à des rapts d’individus, des mises en demeure d’avoir à payer des rançons sous peine de ne récupérer que des cadavres ; il serait temps que les occidentaux considèrent ces « ripoubliques » pour ce qu’elles sont, des nations pirates, dirigés par des individus qui ne méritent ni notre respect ni notre considération.

    Nous allons construire des routes, des chemins de fer, en Libye, pour le plaisir d’avoir récupérer des femmes et un homme parti soigner des populations, pallier au manque de personnel médical dans un pays riche en pétrole pauvre en cerveaux.

    J’espère que cela portera malheur au peuple de Libye, à qui je souhaite tous les malheurs du monde, pour avoir laissé torturer ces femmes, cet homme, pour nous avoir obligé à payer une rançon démesurée, non pas que payer une rançon pour sauver des vies soit trop cher payé, mais parce que nous n’aurions pas dû avoir à le faire.

    Il faut que la Libye soit mise au ban des nations, comme beaucoup d’organisations terroristes, des nations terroristes –

    On peut réaliser le danger qu’il y a à partir en vacances dans ces pays d’Afrique du nord, et pays arabes, où vous êtes certains de partir, jamais de revenir.

    Le concept de « civilisation » ne doit pas avoir la même signification des deux côtés de la Méditerranée.

    guitl

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 08:45, par Pierre

    …Tout le monde le sait, mais ça ne coute rien de le rappeler :

    Pierre Péan : « Derrière le coup d’éventail, le pillage du trésor d’Alger »

    Le coup d’éventail reçu par le consul de France, qui a motivé l’occupation de l’Algérie, ressemble aux armes de destruction massive irakiennes : un subterfuge pour piller les trésors de la Régence.

    Effectivement, les livres d’histoire ne parlent que du soufflet donné par le dey d’Alger au consul de France, Pierre Deval, comme prétexte donné par Charles X pour partir à la conquête d’Alger. Ils ne mentionnent que peu ou pas la raison de ce soufflet. Un coup d’éventail en plumes de paon qui marquait l’exaspération du dey sur le comportement de la France et de son consul à propos du non-paiement par Paris d’une très vieille dette contractée lors des campagnes d’Italie et d’Egypte sur des livraisons de blé de la Mitidja. Un premier accord sur cette dette avait été trouvé avec Bonaparte, sans être exécuté, et un deuxième avait été passé en 1819, approuvé par les Chambres et toujours non appliqué en 1827. Le consul de France était de surcroît un affairiste qui avait gagné de l’argent dans cette opération. L’affaire du soufflet a caché une opération de politique intérieure. Charles X, qui était en grande difficulté face à des chambres où l’opposition libérale dominait, avait besoin d’importants fonds secrets pour acheter et corrompre les électeurs et les hommes politiques, et obtenir des chambres plus souples après leur dissolution. Charles X ne voulait plus de la Charte et avait l’intention de réinstaller une monarchie absolue. Or, tout le monde savait qu’il y avait beaucoup d’or et d’argent dans les caveaux de la Régence d’Alger.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 09:26, par Pierre

    Pour être encore plus précis :

    L’affaire Bakri-Busnach – Les démêlées de deux négociants juifs avec l’administration française

    A la fin du XVIII ème siècle, deux négociants juifs algériens – Bakri et Busnach – détiennent le monopole du commerce des céréales dans la Régence (Alger) et fournissent à la France en guerre une importante quantité de blé qui reste impayée plus de 30 ans plus tard. Le contentieux de la dette qui s’en suit sera à l’origine du débarquement français en Algérie durant l’été 1830.

    le Dey Hussein (tiens ?) défendait les droits de négociants juifs d’Alger quand le chasse-mouche fatal s’est abattu.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 09:39

    vous ne vous imaginez pas, quand même, que je vais réclamer à la France une créance impayée depuis plus d’un siècle ?

    Les créances de l’Algérie indépendante sont autrement plus importante. Et jamais les français de diverses confessions ne récupéreront quoi que ce soit.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 09:41

    et pourquoi ce « tiens » ? vous vous étonnez qu’entre deux massacres de juifs, le potentat algérien (ou turc ?) protège les biens des juifs ? moi aussi. Je pense qu’il comptait largement se servir afin de s’enrichir lui même.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 09:44

    « Quelque fois, rarement, j’ai supprimé certains interventions qui me semblaient franchir la « ligne rouge » du racisme. »

    Les interventions de Vvolodia/Guitl sont hors concours ?

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 10:05, par M.

    Comme je ne maîtrise pas bien le Francais, je ne fais pas de commentaire d’habitude. Cette fois, c’est pour remercier Monsieur Gresh pour son blog.

    Et c’est aussi pour poser une question, car moi, je ne le comprend pas :

    -  Si la guerre contre l’Irak était lancée à cause de l’idéologie des USA ou de Bush (troisième guerre mondiale, colonisation, fragmentarisation…) – c’est bien difficile à comprendre, mais bon, vous le dites ici, le grand Joseph Samaha l’a dit. (Il y avait l’autre jour un commentaire sur la télé allemande expliquant que Condoleeza Rice est marqué par la génération américaine post-UDSSR, elle est tout à fait convaincu de la supériorité du modèle américain – freedom & democracy etc. qui vont un jour apporter le bonheur à tout le monde… Brev : elle croit vraiment à ce qu’elle raconte…)

    -  Et si l’Angleterre et la France y participent, c’est peut-être à cause d’un fièrement de leur passé et influence colonial. Mais le reste de l’Europe – quelle est ca raison ? Qu’est-ce qu’il profite lui ? Par exemple l’Allemagne, ou j’habite. Une analyse de l’expert Volker Perthes dit en fait, que l’Allemagne, au contraire, perd beaucoup, non seulement concernant son image au Moyen Orient, mais aussi au point de l’économie : Une pipeline avec le pétrole iranien pourra aller en Chine ou en Inde au lieu d’aller en Europe. Un grand désavantage stratégique concernant l’énergie. (si quelqu’un lit l’Allemand : http://www.swp-berlin.org/de/common/get_document.php ?asset_id=2708&PHPSESSID=e03d9f634cd4ac49ea8e29e393e65937)

    Alors, pourquoi l’Europe va t’elle conforme avec une politique dont presque tout le monde dit, qu’elle est fausse et qu’elle va complètement échouer ?! Rien n’aide le terrorisme autant que cette « guerre contre le terrorisme » et l’Europe va le sentir beaucoup plus fort que l’Amérique.

     ????

    Cordialement.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 12:44, par Pierre

    Guitl : »vous ne vous imaginez pas, quand même, que je vais réclamer à la France une créance impayée depuis plus d’un siècle ?

    Vous faites comme vous le sentez ce sont vos créances, mais ce n’est ni le moment ni l’endroit.

    Je me permettais juste d’apporter quelques précisions au très judicieux exemple que vous avez choisi pour illustrer l’intervention américaine en Irak, l’appât du gain, et l’homonymie des victimes.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 12:56, par Jean

    Le fil infos de yahoo n’est pas très inspiré par la question des contrats faramineux au profit de la coalition. On y trouvera cependant un sujet sur l’allégeance de ban ki moon à bush…

    Contrôle : des matières premières, dont au premier chef le pétrole. Mais également des marchés. Un pays comme le nôtre, grand manufacturier d’armement et de technologies militaires, vient de voir saluer ses efforts pour renouer avec le pouvoir lybien. Nous aurons donc du pétrole et des marchés intéressants, bénie sois-tu Cécilia. Bonne nouvelle, alors que nous avions quelque peu loupé le train irakien.

    Bien entendu, toujours en discussion, un dénouement au Soudan. Mais la chose semble compliquée, n’est-ce pas Docteur Kouchner ?

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 13:00

    il me semblait, Pierre, que nous n’étions pas fait pour nous comprendre, mais à ce point…..j’aurai pu, il est vrai, commencer mon message par : « il est question des otages de la Libye ». Il n’est pas question pour moi de l’irak, non pas que je me moque du problème, mais je crois que ma dernière intervention à ce sujet, c’est pour faire remarquer que les sunnites n’avaient pas voté parce qu’ils le voulaient bien, et qu’en conséquence le gouvernement et le parlement étaient légitimes.

    Et étant donné que je ne comprends pas pourquoi chiites et sunnites ne font pas alliance pour virer les américains, que tout le monde sur ce blog a l’air de trouver cela très bien et très légitime….je n’ai rien à rajouter.

    Je souhaite longue vie aux américains, et beaucoup de succès dans leur entreprise, dans ces conditions.

    Guitl

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  • Le pétrole et l’Irak <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< 24 juillet 13:12, par Pierre

    Guitl : »Il n’est pas question pour moi de l’irak, « 

    Mais ne s’agit pas de VOUS Guitl !

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 16:52, par Pierre

    L’opinion de Manouchehr Mottaki, ministre des affaires étrangères iranien :

    « Les Américains ne sont pas en position pour une nouvelle guerre »

    Le point de vue des pays de la région est clair. Un débat intense a par ailleurs lieu au sein de la société américaine. Il peut mener à une décision rationnelle. Une fois qu’une décision rationnelle sera prise, toute la région en bénéficiera. La sécurité en Irak affectera la sécurité de toute la région, y compris l’Iran. A l’inverse, l’insécurité à l’intérieur de l’Irak se traduit par de l’insécurité pour l’Iran.

    Les Américains cherchent toujours des boucs émissaires quand il s’agit de l’Irak, pour imputer à d’autres l’échec de leur politique dans cette partie du monde. L’Iran a toujours été une partie de la solution, pas une partie du problème. Ces quatre dernières années, nous avons soutenu la mise en place du gouvernement irakien, la reconstruction et la régénérescence politique de ce pays.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 19:01, par K.

    Alors, pourquoi l’Europe se conforme-t-elle à une politique dont presque tout le monde dit, qu’elle est fausse et qu’elle va complètement échouer

    (M.)

    Je me pose la même question, M. 

    Parce que les “puissances industrielles et financières” sont étroitement intriquées des deux cotés de l’Atlantique ?

    Répondre à ce message

  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 19:02, par Pierre

    L’opinion des syndicats :

    « Le retrait des GI’s d’Irak ne doit pas être conditionné à la loi sur le pétrole » par David Bacon

    Hashmeya Muhsin Hussein (présidente du Syndicat irakien des travailleurs de l’électricité) : Le syndicat des travailleurs de l’électricité appartient au Syndicat général des travailleurs irakiens, et nous souhaitons la fin de l’occupation dans les plus brefs délais. Tous les syndicats irakiens le souhaitent.

    Après la chute du régime, toutes les frontières ont été ouvertes. Beaucoup de monde —des intrus— est entré en Irak. Beaucoup se réclamaient d’Al Qaïda et autres, introduisant des armes et explosifs. Il n’y avait aucun contrôle à la frontière. En tant que pays occupé, selon la résolution 1483 de l’ONU, les États-Unis sont dans l’obligation d’assurer et de protéger notre sécurité. Pourtant la première chose qu’ils ont faite était d’ouvrir grand les frontières. Compte tenu de cette expérience, nous ne nous attendons pas à être en sécurité tant que les États-Unis seront sur place.

    Certaines villes sont sûres, mais là où sont les forces US, il y a beaucoup de terreur et de sabotages. Nous voulons le départ des États-Unis. Bien entendu, cela prend du temps et ce n’est pas chose aisée. La logistique est compliquée. Toujours est-il que notre première et dernière volonté est que l’occupation cesse dès que possible.

    Faleh Abood Umara (secrétaire général de la Fédération irakienne des syndicats de l’industrie pétrolière) : Si la loi est adoptée, il n’y aura pas de reconstruction. Les États-Unis maintiendront leur hégémonie sur l’Irak.

    Les États-Unis insistent sur l’adoption de cette loi parce que leurs réserves pétrolières sont en voie de tarissement. Le dernier puits de pétrole au Texas a cessé de pomper en 2004. De nombreux documents prouvent que la production des gisements sur le sol des États-Unis connaît un rapide déclin. L’Irak ayant les réserves les plus importantes au monde actuellement, l’administration Bush essaie de contrôler notre pétrole pour soutenir l’économie états-unienne. Je pense que c’est la principale raison qui l’a motivée pour déclarer la guerre à l’Irak.

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 20:40, par K.

    À Bernard Kouchner, « Que ferait un diplomate ? ». Par le “révolutionnaire” New York Times, hier :

    « Quand Condoleezza Rice a accédé au rang de secrétaire d’état, la pensée (pieuse) était que l’administration Bush allait finalement s’engager dans les affaires de la diplomatie. Mme Rice peut être aussi brutale et agressive que son patron, mais elle tient également à aboutir à des résultats, et le seul espoir était qu’elle se mette à la persuasion pour sauver les politiques étrangères ratées de l’administration et sa réputation.

    Deux ans et demi après nous sommes heureux de noter un succès préliminaire pour la nouvelle ère : La décision de la Corée du Nord d’arrêter son réacteur nucléaire producteur de plutonium en échange d’avantages économiques et diplomatiques certains. Mme. Rice a manoeuvré pour retenir les impulsifs du bureau de la vice-présidence assez longtemps pour permettre a son négociateur, Christopher Hill, d’arriver à l’accord en utilisant les vieilles méthodes : d’innombrables heures de négociations et une volonté de négocier avec un Président Bush qu’il a autrefois dit, « détester. »

    Malheureusement, dans la plupart des autres questions l’agressivité et l’hostilité dominent toujours. Et il y a toujours un refus confondant d’effectuer le travail diplomatique de préparation pénible mais absolument essentiel.

    Considérez l’annonce de la semaine dernière de M. Bush disant que Mme Rice présidera une réunion de paix du Moyen-Orient cet automne. (..) Néanmoins, il n’existe aucun signe qu’elle ou M. Bush aient saisi la leçon de la percée de M. Hill concernant la Corée du Nord.

    Ils refusent toujours de parler aux gens qu’ils détestent. Le mouvement militant palestinien Hamas n’est certainement pas invité à leur réunion, quoiqu’il contrôle une grande partie du territoire et de la psyché palestiniens. Et la Syrie ne fera probablement pas partie de la liste. Tous les deux méritent d’être détestés mais ont également la capacité de briser n’importe quel effort de paix, et les isoler encore plus ne peut que les inciter davantage à agir ainsi. »

    À suivre

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 20:44, par K.

    À Bernard Kouchner (suite et fin), « Que ferait un diplomate ? ».

    « Les fonctionnaires déclarent que mme Rice et le secrétaire à la défense Robert Gates commenceront à préciser les choses quand ils visiteront la région à la fin de ce mois. Mais il a fallu à l’ancien secrétaire d’état James Baker (qui n’est pas une tarte en tant que négociateur) huit navettes épuisantes pour arriver à créer la conférence de paix de Madrid de 1991. »

    Voir en ligne : What Would a Diplomat Do ?

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  • Le pétrole et l’Irak 24 juillet 22:01, par K.

    Aprés avoir quitté la banque mondiale dont il était le président, James D. Wolfensohn, à l’instigation de Rice, avait assumé le poste d’envoyé spécial pour le désengagement de Gaza pour le compte du Quartet du M-O à partir du 31 Mai 2005. Devant les promesses non tenues il a quitté, « frustré », son poste, avant terme le 30 Avril 2006.

    Il a été interviewé par le Haaretz le 22 de ce mois :

    Il déclare que la “feuille de route” était beaucoup plus avantageuse au départ pour les palestiniens et avait progressivement été vidée de sa substance. Le tristement célèbre Elliot Abrams est nommément cité comme un des principaux artisans de l’échec.

    Voir en ligne : ’All the dreams we had are now gone’ (Tous les rêves que nous avions ont aujourd’hui disparu)

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 14:17, par K.

    S’il y en a un qui est bien conscient de « l’absence de mémoire » dans les informations, c’est bien Jonathan Cook. Alors Jonathan Cook répète (et affine), comme ici dans ce récent et très long interview, sur le site vineyardsaker.blogspot

    J’en traduis une toute petite partie, qui en fait est assez longue. Personne ne m’en voudra je crois.

    Le principal obstacle à une solution est la définition qu’Israël donne d’elle-même en tant qu’état juif. Ce fait est ignoré ou mésestimé dans la plupart des discussions sur le conflit. Les observateurs tendent à assumer la judéité d’Israël comme une bonne chose qui nécessite d’être protégée. C’est une approche très étrange qui ne se voit pas dans le débat sur les autres états ethniques récents : Quelqu’un peut-il imaginer :

    L’Allemagne être en encouragée a promouvoir une vision Aryenne d’elle-même, ou l’Afrique du Sud une vision Afrikaner ? Et de même peut-on imaginer une Allemagne Aryenne ou une Afrique du Sud blanche être traitées comme des partenaires raisonnables ou équilibrés par ceux qu’ils veulent exploiter ou éradiquer ? C’est l’essence du probleme auquel font face les Palestiniens.

    (..) Dans toute division éventuelle de la terre menée par Israël, qu’elle soit négociée ou plus probablement imposée unilatéralement, le critère principal sera démographique : comment garder un maximum de juifs à l’intérieur de l’état juif, et exclure un maximum de non-juifs. En théorie au moins cela pourrait aboutir a une division de la terre en deux états (même si la division se ferait en défaveur des Palestiniens), mais en pratique cela n’arrivera pas pour deux raisons qui sont liées au besoin d’Israël de protéger sa judéité.

    Premièrement, dans n’importe quelle division de la terre, Israël sera confronté au problème très sérieux de ce qu’il faut faire avec le cinquième de sa population qui est palestinienne, une communauté qui se développe beaucoup plus rapidement que la juive. Les Palestiniens à l’intérieur d’Israël ont une forme de citoyenneté israélienne très réduite (par opposition à ceux des territoires occupés qui, naturellement, n’ont aucune citoyenneté), mais de manière plus significative ils manquent d’une nationalité significative en Israël.

    À suivre

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 14:23, par K.

    Jonathan Cook, interview, sur le site vineyardsaker.blogspot (suite)

    C’est un fait peu connu que la nationalité israélienne – qu’Israël, de manière exceptionnelle, a séparé de l’idée de la citoyenneté israélienne — n’existe pas dans un sens légal. Au lieu de cela les Israéliens sont classés selon au moins 130 nationalités différentes, y compris la « juive » et l’ « Arabe ». Ceci fait sens quand on comprend qu’Israël se considère comme l’état des juifs, pas des Israéliens. La seule nationalité qui compte en Israël est la nationalité juive. De cette façon, tous les juifs partout où ils vivent – même les non-citoyens vivant à l’extérieur d’Israël — sont des nationaux israéliens par défaut parce qu’ils sont considérés comme des nationaux juifs, tandis que les citoyens palestiniens n’ont pas de véritable nationalité parce qu’ils ne sont pas des nationaux juifs.

    Ces étranges subtilités juridiques peuvent sembler abstraites mais ils ont des conséquences très réelles. Elles encouragent actuellement un racisme contrôlé par l’état mais, dans une solution de deux états, elles prépareraient le terrain du nettoyage ethnique des citoyens palestiniens d’Israël. Quand l’Occident encourage Israël dans son projet ethnique, il donne effectivement sa bénédiction au côté sombre de l’état juif.

    Et en second lieu, dans n’importe quelle négociation sur le partage de la terre, un puissant état ethnique fait face a un faible mouvement national palestinien de libération. Israël tient toutes les cartes sauf une : la moralité de sa cause. Et pour cette unique raison, elle ne peut agir que de manière déloyale.

    Imaginons un scénario dans lequel Israël accepte véritablement la création d’un état palestinien viable. Le résultat serait qu’un genre légitime d’état (palestinien où la nationalité est basée sur la citoyenneté et le territoire) vivrait à côté d’un genre illégitime d’état (juif où la nationalité est extraterritoriale et basée sur l’appartenance ethnique).

    À suivre

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 14:29, par K.

    Jonathan Cook, interview, sur le site vineyardsaker.blogspot (suite 2)

    En Palestine, tous ceux vivant à l’intérieur des frontières seraient autorisés à devenir des citoyens et des nationaux. En théorie au moins, ces juifs qui sont actuellement des colons vivant dans les territoires occupés pourraient devenir des nationaux palestiniens (s’ils le voulaient), de même que le pourraient les juifs qui ont épousé ou épousent quelqu’un qui est de nationalité palestinienne. En fonction des termes de la politique d’immigration de la Palestine, vous ou moi pourrions chercher à y immigrer et après une période postuler pour la nationalité palestinienne. En d’autres termes, indépendamment de la manière exacte dont cela fonctionnerait, la Palestine serait comme la plupart des autres états.

    Rien de ceci ne serait vrai d’Israël sous une solution de deux états, tant que qu’il reste un état juif. Israël continuerait à chercher des manières d’exclure ses citoyens non-Juifs de l’état, elle continuerait ses tours de passe-passe juridiques pour rendre la nationalité israélienne indissociable de la nationalité juive, et elle empêcherait tous les non-juifs de venir en Israël. Elle s’opposerait également à ses natioaux mariés avec des non-juifs, comme elle le fait aujourdhui, et selon ces comportements elle ne voudrait pas des relations entre ses nationaux et ceux de la Palestine voisine.

    En d’autres termes, dans une solution pacifique dans laquelle une vraie Palestine aurait été établie à côté d’Israël comme état juif, il apparaîtrait rapidement clairement qu’un état juif n’est pas un genre normal ou légitime d’état. La paix briserait le mythe de la normalité et de la démocratie israéliennes. Ce qui est une bonne raison en soi pour qu’Israël n’ait aucun intérêt pour la paix, ou à voir se développer un état palestinien viable. En fait, elle a toutes les raisons de saboter le mouvement national palestinien laïque et d’encourager l’extrémisme islamique, comme elle le fait depuis longtemps.

    Si la Palestine devient un état-ghetto islamique, elle mettrait à nu certaines des « anomalies » de l’état juif. Il ne peut y avoir aucun changement de la position d’Israël jusqu’à ce que son projet ethnique prenne fin, et la seule manière d’y mener est de faire campagne CONTRE Israël comme état juif et POUR une nouvelle entité politique laïque simple qui englobe les juifs et les Palestiniens en tant que citoyens égaux.

    En d’autres termes, la question de ce qu’il faut faire pour créer un état palestinien est inextricablement liée à la question de ce qu’il faut faire pour finir avec l’état juif. Il ne peut pas y avoir un état palestinien tant qu’il y a un état ethnique juif désirant le même territoire.

    À suivre

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 14:37, par K.

    Jonathan Cook, interview, sur le site vineyardsaker.blogspot (suite et fin- de la toute petite partie de l’interview).

    Israël a passé des décennies à manœuvrer pour aboutir aux résultats auxquels nous assistons aujourd’hui dans les territoires occupés, ce qui devraient nous faire prendre conscience de l’énorme importance des derniers développements. Comme je l’ai déjà mentionné, Israel a toujours voulu réaliser deux buts dans les territoires occupés : encourager les divisions dans le mouvement national palestinien afin de l’affaiblir ; et encourager la montée de l’extrémisme islamique de sorte que le conflit puisse être re-caractérisé, c’est-à-dire passer de la caractéristique véritable qui est celle d’un conflit colonial dans lequel les autochtones, les Palestiniennes, combattent pour la récupération de leur terre — à une manifestation du « clash des civilisations » dans lequel Israël est du côté de la civilisation et les Palestiniens/musulmans du côté de la barbarie.

    En fait à travers cette partie on voit très bien que le projet d’atomisation des Etats Moyens-orientaux, c’est à dire de création d’une multitude de petits états sur une base sectaire, servirait de légitimation morale à l’Etat juif.

    J’espère qu’un site prendra l’initiative de rapidement traduire l’ensemble de l’interview, sinon je risque d’avoir des démangeaisons. D’autant plus qu’il y a encore bien des choses passionantes.

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 17:25, par Sébastien

    Bonjour,

    Je veus bien comprendre que l’on s’indigne qu’il existe un état juif, mais alors il faudrait aussi s’indigner qu’il existe des républiques islamiques.

    Un Etat basé sur la Charia discrimine les non-musulmans, ( il est par example interdit à une musulmane d’épouser un non musulman ), et les lois israéliennes sur la terre ne sont pas plus scandaleuses que la loi jordanienne interdisant sous peine de mort de vendre une terre à un juif.

    Ces lois doivent être comprisent dans un contexte politique précit et seul les peuples concernés peuvent les changer.

    Si nous disons Etat juif = Etat raciste alors il faut dire :

    -  »Iran = racisme les juifs ne pouvant pas devenir officiers dans l’armée. »

    -  »Liban = racisme les palestiniens étant discriminés au pays du Cédre. »

    - Toute république islamique devrait être considérée comme raciste.

    Un tel raisonement choquerait des millions de personnes et montrerait une profonde ignorance de la culture musulmane.

    Un état juif est aussi légitime qu’une république islamique, et je dis cela alors que je ne me reconnaît pas dans le Gouvernement israélien.

    Ce sont les peuples qui peuvent changer la nature de leur Gouvernement et de leur Etat. Par respect pour l’histoire des pays du Proche Orient, ( et du reste de la terre ), jamais je ne dirais Etat juif = racisme, ou Etat islamique = racisme.

    PS que les libanais m’excusent je ne dirait jamais Liban = racisme car je ne suis jamais allé dans ce pays, je n’ai pas le vecu et la sensibilité d’un libanais. Les lois du Liban sont le friut d’une histoire qui n’est pas la miene, et c’est valable pour tous les pays du monde, ( fauf la France car je suis français ).

    Sébastien

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 17:28, par Sébastien

    Je fais une distinctions entre le combat contre la colonisation des territoires occupés depuis 1967 et le carctére juif du pays qui les occupent.

    Sébastien

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 18:38, par K.

    Sébastien,

    Il y a officiellement 4 républiques islamiques. Et je ne sais pas si en dehors de l’Iran il y existe des juifs. De toute façon pourquoi ne parlez-vous que de la seule discrimination envers les juifs ? Il peut y avoir une discrimination envers les chrétiens ou les Bahai par exemple.

    Pour le reste il s’agit, si possible, de bien cadrer le sujet qui est celui d’états “ethniques”.

    1 – Le Liban n’est pas un état islamique.

    2 – Le Liban ne discrimine pas du tout les libanais d’origine palestinienne, ni d’ailleurs les libanais non arabes (exemple des arméniens) contrairement aux israéliens juifs qui discriminent les israéliens non-juifs. Autrement dit le Liban n’est également pas un état ethnique.

    3- Les Etats islamiques, contrairement à Israel, ne sont pas considérés comme des etats démocratiques.

    « Iran = racisme les juifs ne pouvant pas devenir officiers dans l’armée. »

    « Liban = racisme les palestiniens étant discriminés au pays du Cédre. »

    Toute république islamique devrait être considérée comme raciste.

    Un tel raisonement choquerait des millions de personnes et montrerait une profonde ignorance de la culture musulmane.

    Je ne sais pas si vous vous rendez compte du racisme qui sous-tend vos propos, et de votre profonde « ignorance de la “culture” musulmane »

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 19:30

    simple, quand un musulman veut faire taire un non musulman, il l’accuse de racisme. Pourquoi 4 républiques islamiques ? Etats islamiques, ce serait plus simple à chercher, et la liste est….conséquente.

    La liste qui suit comprend les Etats membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (par conséquent du Centre d’Ankara), par ordre alphabétique de leurs noms génériques mais sous leur forme officielle et avec leurs dates d’adhésion. Les membres fondateurs sont aussi indiqués. Pour les notes indiquées par des astérisques, veuillez voir la fin du tableau. Actuellement, l’OCI regroupe 57 pays.

    http://www.sesrtcic.org/french/oic/oicaccda.shtml

    L’ONU compte actuellement 192 États membres – est-ce que cela veut dire que 57 d’entre eux sont musulmans ? je pense que c’est le minimum. Dans ces conditions, on comprend pourquoi Israël se moque des décisions onusiennes…..

    Guitl

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  • Le pétrole et l’Irak 25 juillet 20:35

    K. : « Le Liban ne discrimine pas du tout les libanais d’origine palestinienne »

    vous rigolez ?

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  • Le pétrole et l’Irak 26 juillet 10:27, par Sébastien

    Bonjour,

    K vous avez écrit : « Je ne sais pas si vous vous rendez compte du racisme qui sous-tend vos propos, et de votre profonde « ignorance de la “culture” musulmane »  ????????

    Je dis que si un pays ce déclare islamique ou juif IL FAUT VOIR SON HISTOIRE AVANT DE LE JUGER. Ou est donc le racisme ?

    Vous savez mieux que moi qu’au Liban des dizaines de métiers sont interdit aux palestiniens, des palestiniens m’ont dit qu’il leur est interdit d’acheter un appartement à Beyrouth.

    Mais je n’ignore pas le fragile équilibre confessionel de ce pays, les conditions dans les quelles les palestiniens y sont arrivé, et que les pays arabes ne veulent pas que la diaspora palestiniene s’implante, alors que les israéliens en rêvent, notament au Liban.

    C’est pour cela que des des lois spéciales visent les palestiniens au Liban.

    J’ESSAYE DE M’INFORMER ET D’EVITER LES RAISONEMENT SIMPLISTES.

    Sébastien

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  • Le pétrole et l’Irak 26 juillet 13:07

    ǝʇıɐɟép ɐl ǝp ǝsuɐp ɐl

    Comme l’a montré dans son dernier ouvrage le penseur américain d’origine libanaise Walid Phares (The War of Ideas, Palgrave McMillan, 2007), le monde ne se trouve pas au milieu d’une « guerre des civilisations », mais d’une longue guerre entre deux systèmes de valeurs, qui se croient tous deux universels et veulent se répandre à travers toutes les civilisations.

    ICI

    GUITL

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  • Le pétrole et l’Irak 27 juillet 10:52, par Ana

    K : « J’espère qu’un site prendra l’initiative de rapidement traduire l’ensemble de l’interview, sinon je risque d’avoir des démangeaisons. D’autant plus qu’il y a encore bien des choses passionantes. »

    L’intégrale de l’intervieuw de Jonathan Cook, sur www.info-palestine.net

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  • Le pétrole et l’Irak 5 août 22:59, par christian allard, vaucluse

    Les palestiniens sont discriminés en Israël, « évidemment », mais aussi au Liban, en Syrie et en Jordanie !! (je le sais pour les avoir rencontrés sur place – sauf en Israël..-). Le « moins pire » comme conditions sociales en général, c’est la Jordanie.

    christian allard

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  • Remerciement 13 août 18:57, par apol

    Merci beacoup de votre blog, M. Gresh, je le lis avec beaucoup d’intérêt !

    J’avais lu votre livre « L’Islam, la République et le Monde » et je l’avait beaucoup aimé. En suite je vous ai cherché sur internet et j’étais très heureux de vous retrouver dans ce blog. Je le lis regulièrement et j’ai le sentiment de vous rencontrer personnelment à chaque fois… Pour moi votre pensée est une île d’humanisme dans un océan de fascistes (« fasciste » est peut-être un mot très fort pour être pris au sérieux, mais comment décrire autrement la pensée de tant d’intelectuels, en France et ailleurs ?)

    Je lis regulièrement aussi les nouvelles de Uri Avnery. Je n’ai jamais trouvé des références d’un de vous deux à l’autre, je me demande pourquoi… Pour moi ses articles ont une qualité qui méritait être réproduits dans la presse occidentale, mais je ne les ai trouvés nulle part.

    Quand on parle d’humanisme je pense tout de suite à vous, à votre travail, à vos textes. Je pense à cette mère juive qui interviewée dans Route 181, d’Eyal Sivan et Michel Khleifi. J’espère que la revoir vous fera plaisir :

    http://www.youtube.com/watch ?v=XqzgBHTB1nw

    J’espère vous voir continuer votre combat et résister aux pressions !

    Cordialment, apol

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Publié dans LE NOUVEL ORDRE MONDIAL, MENSONGES D'ETAT | Pas de Commentaire »

Lobby, Irak et ventes d’armes

Posté par issopha le 24 septembre 2007

16 août 2007

  

  

Lobby, Irak et ventes d’armes

par Alain Gresh


Censure et lobby pro-israélien

La critique du lobby pro-israélien est un exercice risqué aux Etats-Unis. Deux universitaires, Stephen Walt et John Mearsheimer, auteurs d’un rapport très détaillé sur le rôle du lobby, publié à la mi-mars 2006, devaient parler devant le Chicago Global Affairs Council le 27 septembre 2007 (pour présenter leur livre qui sort en septembre sur le même sujet ; le livre paraît en France à la fin du mois de septembre aux éditions La Découverte, sous le titre Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine). Ils viennent d’être informés qu’ils ne pourraient pas le faire, à moins d’accepter la présence d’un « contradicteur », ce qui est contraire aux usages du conseil qui les a invités. Dans une lettre à ce conseil, les deux universitaires écrivent :

« Le 24 juillet Marshall Bouton, président du Conseil de Chicago, a téléphoné à l’un d’entre nous (Mearsheimer) et l’a informé qu’il annulait l’invitation. Il a dit qu’il se sentait « extrêmement peu à l’aise pour faire ce type d’appel » et que sa décision ne reflétait pas ses vues personnelles sur le sujet de notre livre. Au contraire, cette décision était fondée sur la nécessité de « protéger l’institution ». Il a expliqué qu’il avait un sérieux « problème politique », parce que des individus seraient fâchés s’il nous donnait la possibilité de parler et cela aurait des conséquences très négatives sur le Conseil. « Ce sujet est tellement sensible, affirma Marshall, qu’il ne pouvait être présenté au conseil que si quelqu’un de « l’autre bord » – comme Abraham Foxman de l’Anti-Defamation League – était à la tribune avec nous. Au moins, il fallait que puissent s’exprimer des “contending viewpoints.” Mais il a aussi ajouté qu’il était trop tard pour changer le format (…). Et il a montré peu d’intérêt à l’idée de faire quoi que ce soit avec nous en 2008 ou au-delà. » (…)

« En fait, nous ne développons pas une position extrémiste. Notre livre ne met pas en question le droit d’Israël à exister et ne dépeint pas les groupes pro-israéliens aux Etats-Unis comme faisant partie d’une espèce de conspiration pour « contrôler » la politique étrangère des Etats-Unis. Au contraire, il décrit ces groupes et ces individus – des juifs et des non-juifs – comme, simplement, un groupe d’intérêt efficace dont les activités ne sont pas très différentes du lobby des armes, du lobby agricole ou d’autres lobbies ethniques. Ses activités sont donc aussi américaines que la tarte aux pommes. Mais nous affirmons qu’elles ont abouti à la mise en œuvre de politiques qui ne sont pas conformes à l’intérêt national américain. Nous disons aussi que ces politiques peuvent être, de manière non voulue, néfastes pour Israël. Et que d’autres choix seraient meilleurs pour les Etats-Unis et pour Israël. » (…)

« En conclusion, et c’est le plus important, nous pensons que la décision d’annuler notre venue est contraire au principe d’une discussion ouverte qui est à la base de la démocratie américaine et qui est si essentiel pour maximiser les chances que notre pays poursuive une sage politique internationale. Nous pensons que nous sommes en présence d’un cas où une poignée de gens qui ne sont pas d’accord avec nous ont utilisé leur influence pour intimider Marshall et l’amener à revenir sur l’invitation qui nous avait été faite de manière à ce que les membres du conseil n’entendent pas ce que nous avons à dire sur la politique israélienne, sur les relations des Etats-Unis avec Israël et sur le lobby lui-même. » (…)

Quand Cheney s’opposait à l’invasion de l’Irak

Dans un entretien donné en 1994 et disponible sur Youtube, Dick Cheney, qui n’était pas encore vice-président de George W. Bush, mais travaillait pour la société pétrolière Halliburton, expliquait la décision prise en 1991 par Bush père de ne pas aller jusqu’à Bagdad après le départ des forces irakiennes du Koweït (Cheney était alors secrétaire à la défense).

Il explique que les troupes américaines ont eu raison de ne pas aller jusqu’à Bagdad, « car alors nous aurions été tout seuls. Il n’y aurait eu personne d’autre avec nous. Cela aurait été une occupation américaine de l’Irak. Aucune des armées arabes qui combattaient avec nous au Koweït ne voulait envahir l’Irak ».

« Une fois que vous êtes en Irak et que vous en prenez le contrôle, que vous renversez le gouvernement de Saddam Hussein, alors qu’est-ce que vous allez mettre à sa place ? C’est un lieu très instable et si vous renversez le gouvernement central, vous pouvez voir l’Irak éclater en morceaux : une partie que les Syriens voudront prendre à l’0uest, une partie à l’Est que les Iraniens revendiqueraient. Au Nord, vous avez les Kurdes, et si les Kurdes se détachent et s’allient aux Kurdes de Turquie, alors vous menacez l’intégrité territoriale de la Turquie. C’est un cauchemar si vous allez aussi loin et tentez de prendre l’Irak. »

Et il conclut en évoquant le fait que les Américains n’étaient pas prêts à accepter le nombre de morts que supposait une telle opération.

Des armes américaines pour la région

Le 16 mai, les Etats-Unis, représentés par Nicolas Burns, sous-secrétaire d’Etat, et leur ambassadeur en Israël Richard Jones, et Israël, représenté par Stanley Fischer, directeur de la banque centrale, ainsi que d’autres responsables du ministère des affaires étrangères et de la défense, ont signé un accord de dix ans sur la coopération militaire entre les deux pays. L’aide américaine est portée à 3 milliards de dollars par an (rappelons que l’aide économique, qui se montait à 1,5 milliard de dollars par an depuis la signature des accords de Camp David entre l’Egypte et Israël, a été progressivement supprimée). Interrogé par Al-Jazeera au cours de la cérémonie, Burns a affirmé qu’aucune condition n’était attachée à cette aide (c’est-à-dire qu’Israël n’avait pris aucun engagement pour faire avancer le « processus de paix »).

Il y a quelques semaines, le gouvernement américain avait annoncé cette augmentation substantielle de l’aide militaire américaine et la vente d’armes aux pays du Golfe (et en premier lieu à l’Arabie saoudite) pour 20 milliards de dollars. Ces armes seront payées par les monarchies du Golfe. Cette vente devra être entérinée par le Congrès américain, mais déjà de nombreux élus ont fait savoir qu’ils s’y opposeraient car ils craignent de voir ces armes tomber aux mains des extrémistes.

Ces ventes s’inscrivent dans la stratégie américaine de créer un grand front anti-iranien, front qui regrouperait Israël, les Etats-Unis, les pays du Golfe, l’Egypte et la Jordanie. On peut douter du succès d’une telle stratégie tant que dure l’impasse palestinienne.

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49 commentaires

  • Lobby, Irak et ventes d’armes 16 août 19:08, par Palestine

    Je suis pas sur non plus que ce livre recoive un tres bon accueil en France tellement la question est sensible. Pourtant le debat est plus que necessaire ; l’unilateralisme americain et son soutien inconditionel vis a vis de la politique israelienne n’est en rien une solution pour la paix au Proche-Orient (la preuve ; la guerre dure depuis 60 ans). Il faut a tout prix que les institutions americaines se detachent du lobby pro-isralien et exigent le retrait d’Israël des territoires occupés. C’est d’ailleurs ce que demande l’ONU depuis 1967 (resolution 242). Comment voulez-vous ensuite que l’ONU soit credible si ces resolutions ne sont pas respectees ? Il faut donc une remise en question importante du gouvernement des Etats-Unis si l’on veut un jour voir la paix en Palestine/Israel.

    VIVE LA PALESTINE LIBRE !!!!

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  • Norman Finkelstein 16 août 21:13, par Anièry

    Cela rappelle l’incroyable campagne des lobbies pro-Israël aux Etats-Unis qui ont réussi à faire renvoyer le Prof. Norman Finkelstein, universitaire juif qui ose critiquer la politique d’Israël.

    Voir en ligne : Une attaque contre la liberté de recherche.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 16 août 22:14, par K.

    J’espère que vous avez passé de bonnes vacances M. Gresh.

    Il faut préciser que “l’aide militaire” ne va pas qu’aux pays du Golfe (pour qui elle reste donc virtuelle). Il y a aussi des armes pour une valeur de 30 milliards de dollars US qui vont aller (très concrètement) à Israel.

    Quelques uns de ces milliards iront pour la fabrication du  » Dôme de fer », dont le nouveau ministre de la défense, Ehoud Barak fait sa priorité pour neutraliser la menace des roquettes du Hezbollah lors de la prochaine guerre qu’Israel envisage de déclencher contre le Liban dès qu’elle aura « appris les leçons » de la dernière guerre. Dernière guerre que le Haaretz, soit dit en passant, reconnait avoir été « initiée par Israel ».

    Enfin tout ceci et bien plus encore est expliqué dans la dernière analyse de JONATHAN COOK sur counterpunch.

    Concernant l’aide américaine sans contrepartie à Israel, elle a le mérite de la franchise. Mieux vaut ça que ce que Henry Siegman qualifie de “duperie la plus spectaculaire dans l’histoire diplomatique moderne” (traduit en partie dans nouvelles d’Orient)

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 16 août 22:40, par Nicolas Krebs

    « Ils viennent d’être informés qu’ils ne pourraient pas le faire, à moins d’accepter la présence d’un « contradicteur » »

    Je ne pense pas que cela soit condamnable définitivement. Les effets seraient considérables si les militants de gauche obtenaient la réciprocité, et si chaque émission de chaque chaine de télévision conservatrice états-unienne devait « accepter la présence d’un contradicteur ». Imaginez Ann Coulter obligée de partager chacune de ses émissions avec Michael Moore ; les sermons des télévangélistes interrompus par un juif déclarant que non, assassiner tous les juifs qui ne se sont pas convertis, ce n’est pas une bonne chose ; les publicités Mattel entrecoupées de messages d’association de protection de l’enfance.

    Voir en ligne : Quand les lobbies (dé)font les lois

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 16 août 23:09, par K.

    En fait cette histoire de “contradicteur” n’est qu’un prétexte, puisqu’on pourrait simplement différer cette conférence pour permettre au dit contradicteur de se présenter. Or comme le dit Rachel Bronson, “vice presidente pour les programmes et les études du Chicago Council” « il n’est pas prévu de laisser les auteurs s’exprimer à une date ultérieure ».

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 16 août 23:15, par guitl

    Tant de beaux dollars pour la fabrication d’un  » Dôme de fer », qui d’ailleurs n’est pas encore opérationnel quelle tristesse !

    Lequel dôme de fer sera certainement acheté par l’armée américaine, après qu’Israël l’aura testé.Par conséquent, les américains paient pour un laboratoire qui développe leur armement. Et comme d’habitude, puisque les américains auront financé cette merveille, ils interdiront qu’Israël la vende aux chinois par exemple.

    Que « d’autres » en fasse autant, ils auront droit également à cette pseudo-subvention.

    Israël représente pour les Etats-Unis un laboratoire dont ils profitent largement.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 16 août 23:28, par guitl

    Ah, Ninive, et Babylone !! villes que les prophètes d’Israël ont maudites !

    Est-ce pour leur obéir que les sunnites (pensent-on) ont commis ces attentats atroces, plus de 250 morts, dans la province de Ninive, en Irak ?

    Est-ce parce que les victimes sont en majorité des yézidis – des partisans d’une croyance minoritaire pré-islamique (le Monde du 15.08.7) que personne sur ce blog ne les plaint ?

    Ou est-ce parce que les assassins ne sont pas ces affreux sionistes que vous haïssez tant ?

    Messieurs Mesdames, votre pitié est bien sélective, si on peut appeler cela pitié.

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    • Lobby, Irak et ventes d’armes 21 août 10:47, par Triton

      L’argument est pauvre !

      Il fait parti de la panoplie des révisionnistes qui voudraient laisser croire que l’extermination des juifs par les nazis est un fait malheureux de l’histoire mais pour reprendre votre propos, que la pitié ne doit pas être sélective.

      Si les conséquences sont identiques : violence, torture et mort d’hommes, ont ne peut pas mettre sur le même plan l’action de groupuscules extrémistes avec les politiques d’États qui se veulent démocratiques.

      Je n’attends rien de tous ces fous furieux extrémistes pour qui la vie d’un homme ne vaut pas celle d’un chien mais j’ai espoir que les critiques à l’égard de la politique étrangère Israélienne et Américaine soient constructives. Il y a dans ces pays un débat démocratique et y participer même de façon très critique relève de l’estime qu’on peut porter à ces deux pays.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 16 août 23:35, par Ana

    Dites, ils ont battu à mort un jeune juif de 19 ans, à coup de gourdin, de crosses de fusil et de coups de pieds portés à la tête…

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 08:50, par JYC

    ATTENTION, CE N’EST PAS UN JEUNE JUIF QUI A ÉTÉ TUÉ MAIS UN JEUNE PALESTINIEN QUI A ÉTÉ TUÉ PAR DES SOLDATS ISRAÉLIENS

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 10:35, par Pierre

    Ce qui est intéressant dans l’argumentation de Nicolas Burns pour justifier l’augmentation des crédits militaires à Israël, c’est la volonté arrogante de provoquer l’opinion internationale :

    Pour lui, cet accord est « un investissement dans la paix que l’on ne pourra atteindre sans qu’Israël soit fort », il vient récompenser 20 lamentables années d’échecs croissants : « Il ne fait aucun doute, d’un point de vue américain, que le Moyen-Orient est plus dangereux aujourd’hui qu’il ne l’était il y a dix ou vingt ans, et qu’Israël est confronté à une menace croissante », et martèle avec cynisme la propagande hypocrite de gouvernement israélien :« l’une des priorités majeures de notre gouvernement sera de contribuer à faire valoir un accord de paix entre Israël et les Palestiniens ». tout en réaffirmant la volonté hégémoniques des États-Unis, via Israël sur la région :« Inutile de dire, compte tenu de la situation difficile d’Israël, dans une région très violente et instable, que son avantage militaire va dans l’intérêt de notre pays, et que nous nous y engageons ».

    Nous sommes là au chœur de la rhétorique néo-concervatrice, qui veut qu’on détruise la démocratie au nom de la démocratie, qu’on stigmatise les croyants au nom de la religion, qu’on tue au nom de la paix.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 11:37, par guitl

    Tekoa…c’est un triste endroit. C’est dans les collines de Tekoa que les arabes ont lapidé à mort deux enfants juifs d’une douzaine d’années.

    Bon, quand on arrivera à 250 morts à Tekoa, lapidés par Tsahal, on pensera à plaindre les assassinés de l’islam chiite ou sunnite.

    Pour l’instant, Ana n’en a rien à fiche, n’est-ce pas, Ana ?

    Il n’y a que les morts musulmans tués par des juifs, dont vous avez pitié ?

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 11:38

    Ce qui est intéressant dans l’argumentation de Nicolas Burns pour justifier l’augmentation des crédits militaires à Israël, c’est la volonté arrogante de provoquer l’opinion internationale :

    c’est vous, l’opinion international ??? lol

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 12:00, par Pierre

    Impuissance coupable au Proche-Orient

    La mission de Blair est d’autant plus difficile qu’aux yeux d’une grande partie de l’opinion et des dirigeants arabes, il est suspect pour avoir soutenu l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et pour avoir appuyé malgré tout l’unilatéralisme d’Israël. A moins que Tony Blair ne parvienne à redonner une perspective politique au Proche-Orient. Ce qui semble une tâche titanesque. Car elle suppose un changement de cap à l’égard des modérés du Hamas.

    Voir en ligne : Comment le monde a enterré la Palestine

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 13:42

    Ce qui est intéressant dans la pseudo argumentation de Guitl, c’est son acharnement à essayer de tourner en dérision toute argumentation solidement charpentée, comme par exemple celle de Pierre dans son avant-dernier poste.

    Les ficelles de plus en plus grosses de la “Hasbara” médiatique étant de moins en moins digestes, Guitl et ses acolytes réagissent dans un esprit qui n’est pas différent de celui du Lobby pro-israélien : faire taire tout le monde, dans l’espoir que la seule nourriture disponible soit la leur. C’est tout ce qui leur reste : espérer que le système digestif humain s’adaptera à cette nourriture indigeste.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 14:29, par Ana

    « ATTENTION, CE N’EST PAS UN JEUNE JUIF QUI A ÉTÉ TUÉ MAIS UN JEUNE PALESTINIEN QUI A ÉTÉ TUÉ PAR DES SOLDATS ISRAÉLIENS »

    Ah, bon… ! Merci à JYK pour cet erratum. Et en majuscules.

    Pour celles et ceux qui auraient raté la dernière marche de la section précédente du blog d’Alain Gresh, je renouvelle mon invitation à « passer à travers les murs » en compagnie d’Eyal Weizman.

    Bonne promenade à quiconque l’entreprend.

    Eyal Weizman dirige le Centre for Research Architecture à Goldsmiths College, Université de Londres. Co-commissaire de l’exposition « Une occupation civile. La politique de l’architecture israélienne » et codirecteur du livre du même nom (disponible en français). Ces différents projets émergent de ses recherches dans le domaine des droits de l’homme. Rejetés par Association des architectes israéliens, ils ont été montrés par la suite dans le cadre de l’exposition « Territories » à New York, Berlin, Rotterdam, San Francisco, Malmö, Tel-Aviv et Ramallah.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 14:57, par guitl

    Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! car sa méchanceté est montée jusqu’à moi.

    Ninive, 400 morts. Les chiffres ne sont pas à la baisse.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 15:46

    Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! car sa méchanceté est montée jusqu’à moi.

    Tant que tu seras debout, pitre, fait un détour par Byblos, il y a 1300 victimes à pleurer.

    Voir en ligne : Il faut dire NON aux chasseurs de Goliath – Gilad Atzmon

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 17:28, par Ana

    On pourrait croire qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre mon précédent post et celui-ci, ou encore entre « Lobby, Irak et ventes d’armes », titre de cette nouvelle section du blog Nouvelles d’Orient, et ce qui va suivre. Pourtant je pense que si, comme Claude Roy qui déclarait : « Je touche à tout parce que tout se tient. »

    « C’est en apprenant que des élus du Congrès ou leurs collaborateurs avaient eux-mêmes écrit leur notice biographique sur l’encyclopédie libre Wikipédia que Virgil Griffith, un étudiant américain – qui avait déjà révélé les failles de différents systèmes informatiques –, s’est attelé l’an dernier à créer le WikiScanner, mis en ligne lundi 13 août. Ce logiciel, qui croise différentes bases de données, permet à tout internaute de trouver à quels organismes ou entreprises appartiennent les adresses IP des ordinateurs d’où ont été modifiées anonymement des notes de l’encyclopédie libre. Et, en comparant ainsi deux versions d’une notule, de constater qu’un utilisateur du réseau informatique d’une entité a modifié ou supprimé des passages qui le gênaient. » (…)

    « Du côté des autorités, des modifications ont été effectuées depuis des adresses IP de la CIA, mais elles sont plutôt marginales selon Wired. Plutôt que de tenter de relever lui-même toutes les modifications « honteuses », le site a sollicité ses visiteurs, qui soumettent des cas et désignent ceux qui leur paraissent les plus ou les moins scandaleux. On y lit ainsi (…) qu’un membre du réseau informatique du gouvernement israélien a tenté de supprimer toute la note concernant le « mur » construit pour séparer l’Etat hébreu de la Cisjordanie. » (…)

    On apprend « encore qu’un membre du Parti républicain a remplacé « armée d’occupation » par « armée de libération » pour évoquer la coalition emmenée par les Etats-Unis en Irak. Les scientologues, eux, œuvrent à supprimer toute critique à leur encontre. On découvre également qu’une phrase affirmant que le système de Microsoft MSN Search est « un rival majeur de Google » émane justement de l’agence chargée des relations publiques de Microsoft. »

    Ces entreprises et organismes qui modifient Wikipédia dans leur intérêt – Claire Ané, Le Monde du 16 août 2007

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 17:34, par zaza a montreal

    c’est tellement horrible de comparer le nombre des victimes d’un camp ou d’un autre… et tellement demago aussi… a ce petit jeu, il y a un an quasiment, on peut tout autant comparer les pertes libanaises (humaines, et aussi infrastructures)et celles israeliennes… ou encore remonter jusqu’a 1948, et ainsi faire tout un inventaire des pertes d’un cote comme de l autre… deplace, surtout que les Palestiniens subissent toujours un apartheid implacable… cette hegemonie isrealienne est generatrice de haine, et d’horreurs….. indefendable et fasciste.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 18:05, par Pierre

    Extrait du discours d’adieu du Président Dwight D.Eisenhower (17 janvier 1961)

    « L’imbrication entre une institution militaire immense et une importante industrie de l’armement est quelque chose de nouveau dans l’expérience américaine. Son influence globale, sur le plan économique, politique, et même spirituel, se fait sentir dans chaque ville, chaque bureau du gouvernement fédéral. Nous reconnaissons que ce développement est une nécessité impérative. Cependant, nous ne pouvons pas ignorer ses graves implications. Notre labeur, nos ressources et nos moyens d’existence sont concernés comme la structure même de notre société.

    Dans les conseils de gouvernement, nous devons nous prévenir contre l’acquisition de toute influence injustifiée, voulue ou non, du complexe militaro-industriel. La possibilité de l’ascension désastreuse d’un pouvoir diffus existe et persistera.

    Nous ne devons jamais permettre à cette combinaison de peser sur nos libertés ou nos procédures démocratiques et de les mettre en danger. Nous ne devons rien tenir pour acquis car seule une citoyenneté vigilante et informée peut pousser au maillage correct entre une gigantesque machine militaire et industrielle de la défense et nos méthodes et buts pacifiques, de telle sorte qu’ensemble la sécurité et la liberté puissent prospérer. »

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 18:09, par K.

    Ventes d’armes

    The Swoop : Iran : Containment and Deterrence, not Confrontation ? :

    « ..la semaine dernière nous avons fait part d’indications en faveur d’un changement de la politique américaine envers l’Iran qui insiste plus sur une politique qui revient à « décourager et contenir » et qui mise sur le long terme. L’aspect dissuasif est apparu avec le développement d’une nouvelle génération d’armes nucléaires telles que la « Reliable Replacement Warhead« .

    Concernant la retenue, cette stratégie implique le renforcement des contrepoids régionaux à l’Iran comme Israel et l’Arabie Saoudite de sorte que, même si l’Iran arrive a acquérir une arme nucléaire, ses options soient sévèrement limitées. Les fonctionnaires américains nous disent que l’aide militaire accrue annoncée le 30 juillet pour la région devrait être vue à cette lumière. « Nous signalons à Téhéran qu’il ne pourra pas dominer la région – même s’il développe des armes nucléaires, » nous a commenté un fonctionnaire du Pentagone. De plus, la nouvelle aide exigera une présence militaire renforcée des USA dans les pays du Conseil de Coordination du Golfe – un autre moyen de contrôle des ambitions iraniennes.

    Tandis que les idées de retenue retiennent de plus en plus l’attention, l’administration n’est pas unie sur sa politique Iranienne. Des fonctionnaires associés au vice-président Cheney croient que les mesures économiques et diplomatiques sont insuffisantes. Au lieu de cela ils préconisent une action militaire avant la fin de l’administration Bush. À court terme, ils veulent une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui, à côté de sanctions économique plus dures, permettrait aux américains d’embarquer des navires en direction des ports iraniens. En agissant dans ce sens, ils espèrent déclencher un incident international qui mènerait à l’action militaire. Nos contacts indiquent que cette idée n’est pas en train de gagner du terrain mais, comme ils nous le déclarent : “Cheney n’a pas abandonné son but d’attaquer l’Iran”. »

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 18:21, par K.

    Ventes d’armes

    IPS, Thalif Deen :

    « Quand l’Amérique vend des systèmes d’armes dernier cri aux nations arabes, il fournit invariablement des armes bien plus mortelles et sophistiquées à son allié immuable, Israël, afin d’aider à contrer la puissance de feu de ses voisins.

    Ainsi, quand l’Egypte obtient des chars de combat Abrams M60A3 et M1A1, Israël obtient le TOW-2A et des missiles antichar Hellfire pour faire sauter les véhicules égyptiens — en cas de confrontation militaire entre les deux pays liés actuellement au traité de paix de camp David de 1979.

    De même, quand les Etats-Unis fournissent à contrecoeur des avions de combat F-15 Mcdonnell Douglas à l’Arabie Saoudite, Israël est armé avec des missiles air-air Sidewinder et Sparrow ou des missiles terre-air Hawk et Stinger pour abattre les avions saoudiens fournis par les États-Unis. »

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 19:08, par Pierre

    De quoi relativiser les justifications des grandes causes meurtrières :

    L’excellent historien Gabriel Kolko a publié un texte court, incisif, dépouillé de toute passion excessive et certainement marqué d’un fatalisme résigné. Cet adversaire de la politique interventionniste et belliciste des USA nous décrit une situation (celle des USA) qui est celle de la civilisation occidentale dans son système actuel, — évidemment largement inspiré des USA, mais nullement exclusivement. On dirait plutôt que les USA ont porté au comble et à l’extrême toutes les contradictions internes du système. Il est bien entendu question d’un système que les hommes ne contrôlent plus, et dont personne ne peut réellement être tenu pour le responsable central ou le manipulateur machiavélique, et qui est même l’objet de critiques constantes et lucides de l’intérieur de lui-même.

    « Les lobbies de l’armement ne sont pas seulement très puissant à Washington, mais ils créent dans tous les états des emplois indispensables, et les dépenses militaires permettent de maintenir l’économie a flot.

    Les fabricants d’armes font de l’argent sans se soucier de savoir si le Pentagone gagne ou perd ses guerres – et faire de l’argent est leur objectif principal. C’est certainement un facteur essentiel, même si c’est loin d’être la seule explication, du pourquoi les États-Unis interviennent là où ils ne devraient pas »

    Voir en ligne : L’impasse mécaniste

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 20:19, par K.

    - Les conseils de Dick Cheney à l’oncle Sam : Le moment est venu d’acheter.

    - Vote sur Al Jazira en langue arabe : « Etes-vous pour le contrat d’armes des pays du Golfe afin de faire face à l’Iran ? » NON : 76%. On comprend pourquoi Al-Jazira « demeure le plus grand défi médiatique à l’Arabie Saoudite »

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 17 août 22:25, par guitl

    « Zaza » Vous aussi vous vous moquez du nombre de morts des derniers attentats ? Ce blog est destiné à faire le compte uniquement des décès d’arabes tués par Tsahal, alors espérez une prochaine guerre. Je pense ne pas être la seule à constater que les morts arabes tués par d’autres arabes vous importe peu, car c’est la haine des juifs qui motive votre pitié envers eux.

    Etonnant, Monsieur Gresh, votre pitié est donc bien sélective, à vous aussi ?

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 18 août 01:19, par K.

    Le complexe militaro-industriel permet de maintenir l’économie américaine à flot dit Gabriel Kolko, cité par Pierre. Mais jusqu’à quand ? Ou à quel prix ?

    « Les États-Unis sont le pays le plus endetté de la planète. [L]a dette nette pourrait atteindre 7 000 milliards de dollars lorsque George W. Bush quittera la Maison-Blanche. »

    À quoi est du cet endettement ? Tout part du déficit budgétaire américain qui lui-meme est essentiellement du aux dépenses militaires américaines comme l’affirme Claude Julien en 1985 : Washington comble son déficit budgétaire en empruntant sur le marché financier, d’où une augmentation du taux d’intérêt américain qui a pour conséquence un afflux de capitaux étrangers qui financent donc la dette américaine. Alors, “Quand l’Amérique s’enrhume, le reste du monde éternue”.

    Le reste du monde ? Christoph Bertram cité par Claude Julien : « Au cours des quatre dernières années, les Etats-Unis ont dépensé près de 1 000 milliards de dollars pour la défense (…) et sont aujourd’hui militairement plus forts qu’ils ne l’ont été pendant ces nombreuses années où leur statut de superpuissance ne faisait pas question (…). Pourquoi donc douterait-on aujourd’hui de leur statut de superpuissance ? Parce que la force militaire n’y suffit pas (…). De gros déficits budgétaires sont maintenus sans la moindre considération pour leurs effets sur les pays en voie de développement ou sur les partenaires plus prospères de l’Amérique (…). La triste vérité est que l’Amérique a renoncé, apparemment sans regret et même avec un soupir de soulagement, aux traditions qu’elle a établies après la seconde guerre mondiale. Au lieu de relever le défi qui consisterait à formuler un ordre international annonçant coopération et stabilité pour les années 90, l’Amérique préfère poursuivre ses seuls intérêts nationaux (…). Nous sommes revenus à un monde où le puissant fait ce qu’il veut, où le faible souffre ce qu’il doit – un monde où le titre de superpuissance découle de la seule force militaire« 

    « Si, comme l’écrit M. Christoph Bertram, « l’Amérique a (ainsi) renoncé à son rôle mondial » , elle n’est pourtant pas assurée, tant sans faut, d’y trouver son compte » commente Claude Julien.

    À suivre

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 18 août 01:57, par K.

    Suite de mon dernier post :

    David Walker, “contrôleur général des Etats-Unis” cité par le Financial Times dans son numéro du 14 août 2007 semble donner raison à Claude Julien. Il déclare :

    « Le gouvernement américain est sur une pente savonneuse de politiques et de pratiques insoutenables avec des déficits budgétaires, un sous-approvisionnement chronique des soins de santé, des engagements militaires outre-mer, menaçant d’aboutir à une crise si des mesures ne sont pas bientôt prises »

    Parmi les “prévisions catastrophiques concernant l’avenir du pays”, (catastrophes en rapport avec un comportement dont “certains noms au gouvernement ont partie liée”) Walker cite “des augmentations « dramatiques » d’impôts, des réductions des services du gouvernement et une prise en charge à grande échelle de la dette américaine par des gouvernements étrangers.”

    Il déclare aussi : « Le déséquilibre fiscal signifie que les USA sont “sur le chemin d’une explosion de la dette”. La politique actuelle des USA sur l’éducation, l’énergie, l’environnement, l’immigration et l’Irak sont “également insoutenables à terme”. »

    Parmi les solutions il y a essentiellement la réduction des dépenses militaires et l’augmentation des impots, des riches essentiellement pour que les entrées fiscales soient substantielles sans créer une famine digne de l’ancien Biafra : 2 mesures que l’administration Bush ne prendra surement pas.

    À moins que la solution rejoigne l’analyse de Christoph Bertram : une modification unilatérale des modalités de la dette américaine : « On pouvait lire dans le numéro de The Economist de décembre 2004 que si la baisse du dollar américain continuait, on se trouverait en présence du plus grand manquement à ses engagements de la part d’un pays qui ait existé dans toute l’histoire ».

    Ou alors.. ?

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 18 août 08:00, par Pierre

    Des armes utilisées comme monnaie d’échange :

    Interview avec Peter Philipp (spécialiste du Proche Orient à Deutch Well) : La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates ont entamé une tournée au Proche-Orient, dont l’objectif est de relancer le processus de paix. Dans le même temps, les Etats-Unis annoncent d’importants contrats d’armement avec six pays du Golfe.

    Russie – Algérie – Armement : L’accord Moscou-Alger met en cause l’équilibre au Maghreb L’accord du 10 mars prévoit, d’autre part, l’annulation de la dette militaire algérienne contractée dans les années 1960 et 1970, pour un montant de 4,5 milliards de dollars. Cette décision (dont les achats d’armement sont la contrepartie) revient à annuler près du tiers du total de la dette algérienne (environ 16 milliards de dollars), ce qui améliore sensiblement la position de l’Algérie au Club de Paris. Ces livraisons d’armement, qui pourraient être achevées d’ici à 2009, ont de quoi inquiéter le Maroc et la Libye.

    La monnaie utilisée comme ADM :

    Ventes de bons du Trésor – Bush et Paulson mettent la Chine en garde contre le chantage La Chine est le deuxième détenteur de bons du Trésor — les titres émis par les États-Unis pour financer leur immense dette fédérale — derrière le Japon. En mai, la Chine détenait 407,4 milliards de dollars de titres.

    Hugo Chavez veut aider l’Amérique du Sud à « s’affranchir de Dracula » Lundi 6 août, lors d’une brève visite à Buenos Aires, le président vénézuélien Hugo Chavez a acquis 500 millions de dollars de la dette de l’Argentine. « L’Argentine est en train de s’affranchir de Dracula, brisant les chaînes du Fonds monétaire international (FMI) », a déclaré M. Chavez lors d’une conférence de presse.

    Une sorte d’Eros et Thanatos pour caissiers de quincailleries en quelque sorte.

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  • Débat : Islam et Occident 18 août 08:28, par Anièry

    Débat sur l’Islam et l’Occident avec Omar Ahmad, Ayaan Hirsi Ali, Mahmood Mamdani, Azar Nafisi, Abdullahi Ahmed An-Naim, Lawrence Wright et George Packer.

    Excellente intervention de Mahmood Mamdani. Par contre Ayaan Hirsi Ali n’est pas à la hauteur ; elle semble instumentalisée par l’Heritage Foundation.

    Voir en ligne : Vidéo « The New Yorker » : Islam and the West

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 18 août 12:00

    Pourquoi n’est-elle pas à la hauteur ? à la hauteur de quoi ?

    Ayaan Hirsi AliNée en Somalie en 1969, excisée à l’âge de 5 ans, Ayaan Hirsi Ali est scolarisée dans une lycée musulman pour filles. Soumise à ses parents, à son clan et à … hirsiali.wordpress.com/ -

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 18 août 13:13, par K.

    Ventes d’armes

    Cela a le mérite de la franchise :

    Representative Steny H. Hoyer, Democrat of Maryland and the House majority leader, said in an interview on Thursday that “Congress will be supportive of the aid to Israel, but with respect to Saudi Arabia I think we will look at that more closely.” He said there were “specific concerns on guided missile technology that could be used defensively against Israel and that would be problematic.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 18 août 13:58, par Ana

    Guitl a identifié l’objet premier de ce blog : «  faire le compte uniquement des décès d’arabes tués par Tsahal ». Comptons sur lui pour recenser au jour le jour, mieux que ne le font l’AFP, Reuters ou Le Monde, les assassinats et autres belles manières de l’armée la plus morale du monde, pour ensuite nous faire savoir quotidiennement, par le menu si possible, les résultats obtenus.

    C’est un gros boulot et c’est tant mieux pour Guitl qui éprouve sans cesse le besoin de se dépenser. D’autant que Gideon Lévy et quelques autres ne peuvent pas être partout présents, et que Guitl croit bien connaître la petite « villa au milieu de la jungle » (Israël, selon Ehoud Barak). Une villa au milieu de la jungle, comme l’est un post de Guitl dans Nouvelles d’Orient.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 18 août 19:53, par K.

    Quand Cheney prépare la guerre :

    Il existerait de plus en plus d’indices en faveur d’une « conspiration » (Dixit Gareth Porter, 16/8/07) menée par Dick Cheney pour que des frappes militaires soient menées contre l’Iran. On apprend que ce n’est nullement un hasard si, au même moment ou le journal McClatchy (9/8/2007) révélait que Cheney s’emploie maintenant à convaincre le président Bush plutôt que d’agir en solo, Lieberman faisait rouler les tambours de guerre sur CBS. En effet selon Gareth Porter, le sénateur Lieberman serait “le parfait soldat discipliné du néoconservatisme” et aurait donc été chargé de mettre en branle la machinerie de la préparation de la guerre. Lieberman, appelé « trou du cul déloyal », par ses anciens partisans du parti démocrate (auquel il appartenait avant de virer de bord) a même réussi à faire passer un amendement au sénat qui déclare : « The murder of members of the United States Armed Forces by a foreign government or its agents is an intolerable act of hostility against the United States », qui “sonne comme une déclaration de guerre” selon Porter, même si la partie de l’amendement appelant ouvertement a frapper l’Iran a été retirée.

    Il n’est pas aisé de savoir si Bush a explicitement autorisé Cheney a préparer le terrain de sa nouvelle stratégie de provocation”, comme par exemple : « catching a truckload of fighters or weapons crossing into Iraq from Iran. » “Toujours est-il que la capacité qu’à Cheney de manipuler Bush, donne des sueurs froides”.

    Le plus étonnant, c’est la révélation du McClatchy en date d’hier qui déclare que l’idée de mettre dans la liste américaine des groupes terroristes le corps des gardiens de la révolution iranienne (un corps officiel, ce qui rendrait cette mesure inédite), viendrait de Condoleeza Rice, justement dans l’optique de contrer la stratégie Cheney et éviter l’option militaire.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 09:19, par Pierre

    L’emploi de l’armée comme supplétif à la légitimité est totalement inopérant au niveaux des résultats (si on excepte les résultats d’exploitation des marchands d’armes) :

    Bilan militaire de l’année 2006 : l’impuissance de la force

    C’est quelque chose d’incroyable. Des détachements de semi maquisards, armés tout au plus de kalachnikovs, de lance-grenades et d’explosifs entassés dans un véhicule ou enroulés à la ceinture de kamikazes remportent des guerres face à des armées régulières, équipées d’un matériel dernier cri et de hautes technologies. C’est-à-dire de systèmes satellitaires complexes de communication et de commandement, de viseurs à infrarouges, de stations radars détectant tout ce qui bouge, et même des objets immobiles et des personnes isolées, de moyens de lutte électronique. De blindés ultramodernes, de chasseurs, de bombardiers et de missiles de croisière… De tout ce qu’ont su créer les grands constructeurs de la fin du XXe et du début du XXIe siècle, dotés de la pensée militaire la plus pointue, maîtrisant l’art de la tactique et des opérations, nourris de l’expérience et de la sagesse des guerres précédentes. Des guerres sont perdues par des armées dans lesquelles servent des professionnels hautement qualifiés, dont la préparation et la formation ont coûté des sommes astronomiques.

    Malgré tout la plupart des gouvernements légitimes et démocratiques dans le monde ne savent répondre que par la brutalité au désespoir de leurs peuples :

    Séisme au Pérou : le gouvernement envoie l’armée pour empêcher les pillages

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 09:33, par Pierre

    Le post ci-dessus ne concerne pas que les démocraties lointaines bananières et de « second ordre »

    ARTICLE III-131 Les États membres se consultent en vue de prendre en commun les dispositions nécessaires pour éviter que le fonctionnement du marché intérieur ne soit affecté par les mesures qu’un État membre peut être appelé à prendre en cas de troubles intérieurs graves affectant l’ordre public, en cas de guerre ou de tension internationale grave constituant une menace de guerre, ou pour faire face aux engagements contractés par lui en vue du maintien de la paix et de la sécurité internationale.

    Voir en ligne : Le Traité établissant une Constitution pour l’Europe

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 10:55, par K.

    Avertissement aux internautes participant au blog Nouvelles d’Orient :

    Dorénavant suivez attentivement la “liste noire” établie par l’ONU pour vérifier si votre nom n’y apparait pas. Au train ou vont les choses il ne serait pas étonnant que la teneur de vos propos devienne un « motif passible de sanctions » pour “facilitation” d’activités terroristes.

    Voir en ligne : Pour lutter contre le terrorisme, l’ONU a établi une « liste noire » aux confins du droit

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 11:41, par K.

    Paix au Moyen-Orient :

    Elle passe toujours par Jérusalem et la Cisjordanie. Et en ce moment, cette route est bloquée – littéralement et métaphoriquement – par un mur massif”, déclare Gideon Rachman dans un édito du Financial Times (traduit par ISM-France)

    Les choses ne semblent pas devoir s’arranger de sitôt, puisque les soldats obéissent aux rabbins plutôt qu’à l’état-major selon Serge Dumont (Le Temps) :

    Selon des chiffres publiés (..) par le service d’études de l’état-major, la motivation des Israéliens citadins et laïcs à s’engager dans l’armée décroît chaque année. Usant de divers subterfuges, un appelé sur quatre « s’arrange » d’ailleurs pour ne pas effectuer son service militaire.

    A contrario, la volonté de servir ne cesse d’augmenter dans les cercles nationalistes religieux, principalement constitués de colons. En 2006, par exemple, 55% des membres des unités d’élite de Tsahal et des diplômés de l’école d’officiers de la Force terrestre provenaient des colonies ou avaient effectué leurs études dans des Yeshivot hesder (écoles talmudiques). Cela alors que les nationalistes religieux ne représentent pas plus de 20% de la population juive du pays.

    Ce qui fait dire à Tony Karon s’exprimant à travers son blog : Les tendances sociales et politiques en cours en Israël empêchent en fait un processus de paix sérieux, et il est peu probable que ces tendances changent. Le fait de savoir combien de technologies exporte l’industrie du Tel Aviv point-com n’est pas vraiment important, Elle ne dirige pas le pays.

    L’armée repose de plus en plus sur les religieux sionistes et les immigrants Russes et Ethiopiens. Et je pense que le centre politique va également dans ce sens.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 11:46, par K.

    Tony Karon (suite et fin du précédent post) :

    L’armée repose de plus en plus sur les religieux sionistes et les immigrants Russes et Ethiopiens. Et je pense que le centre politique va également dans ce sens. [Israël] deviendra de plus en plus une place ou les créateurs de software de messagerie instantanée de Tel Aviv et leurs alter ego ne voudront pas vivre et élever leurs enfants — qui auront, après tout, à aller à l’armée…

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 12:17, par K.

    Et lorsque l’état-major israélien ne sera plus composé que de religieux juifs sionistes, ce sont les chrétiens sionistes qui seront contents. Ah ! la douce pensée de l’Armageddon…

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 14:21, par Ana

    Chiffre du jour (19 août 2007), sur Israël Valley

    « A l’occasion du 60ème anniversaire d’Israël, le ministère de l’intégration va lancer une campagne inédite pour faciliter le retour d’Israéliens résidant à l’étranger et désireux de se réinstaller en Israël.

    Selon les données du ministère de l’intégration, 750 000 israéliens dont 150 000 enfants résident à l’étranger depuis deux ans au moins. Ceux qui feront leur retour dans le pays auront droit à différents allégements comme l’exemption de la TVA, une assurance médicale dès leur arrivée, l’aide à l’emploi, des bourses pour les scientifiques et les médecins… »

    Toujours sur Israël Valley, par Mickael Finkelstein, mais la veille et dans un autre registre :

    « Voici encore un classement qui risque de faire parler et d’alimenter les thèses les plus folles. Selon le magasine américain GQ, le directeur de l’AIPAC Howard Kohr fait partie des 6 personnes les plus influentes de Washington.

    Le directeur du Lobby juif est au coude à coude avec trois autres lobbyistes : le président du lobby des retraités, celui des industries pharmaceutiques et celui des détenteurs d’armes.

    Toutes ces personnes font partie des 50 personnes les plus influentes de la capitale. A la première position de ce classement, on retrouve Condolezza Rice ».

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 15:02, par Pierre

    Les chiffres d’Israel Valley :

    Israël EMIGRATION - : L’émigration israélienne reste forte, l’équivalent de 3,5% de la population a quitté le pays en 15 ans

    Le Bureau des Statistiques (Central Bureau of Statistics – CBS) vient de publier des données très inquiétantes à ce sujet. En 2005 par exemple, l’émigration reste négative avec 21,500 départs, dont plus de la moitié n’est pas revenue. Entre 1990 et 2005, quelques 230,000 israéliens ont quitté le pays, soit 3,5% de la population ! Parmi ces émigrants israéliens, 58% n’étaient pas nés en Israël, et 25% étaient nés en ex-URSS.

    Le coup du porte-clé gratuit ne marche pas tout le temps.

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 19 août 22:55, par CA

    Répondre à Guitl est une perte de temps : c’est un(e) provocateur(trice) Mais citer M. Gilad Atzmon, c’est aussi prendre un sacré risque de donner de l’eau au moulin de Guitl étant donnée l’ambiguité de cet homme…..(doux euphémisme) Merci à Gresh mais aussi à K. et qq autres pour la qualité des textes et références : ne polluons pas ce site ! CA

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 22 août 10:23, par Pierre

    @CA, tout le monde ne peut pas jouer « klezmer » !

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 22 août 18:39, par CA

    Pour info si nécessaire, extraits d’une interview donnée à M.Gilad Atzmon fin 2005, trouvée sur un site aussi nauséabonde (quibla) :

    (…)je sympathise avec les juifs croyants et avec tout groupe spirituel ou toute foi religieuse, mais beaucoup moins avec l’identité laïque juive. Je soutiens qu’une fois que l’on dépouille la judéité de son contenu spirituel, ce qui reste est pur racisme. (…) Je tends à penser que beaucoup de juifs, et ceci inclut sans doute y compris les soi-disant « juifs antisionistes », ne sont en réalité pas autre chose que des crypto-sionistes.. (…) Ainsi, être né juif est quelque chose de parfaitement innocent, mais le fait d’être un juif n’a rien de nécessairement innocent.(…) A l’évidence, un examen critique de la Seconde guerre mondiale révélerait le fait que, du point de vue anglo-américain, Staline était le véritable ennemi, et non pas Hitler. Le narratif de l’Holocauste est là à seule fin de dissimuler cette interprétation plus que convaincante, et néanmoins inquiétante.. La plus cruciale des questions, à ce sujet, est celle de savoir pourquoi nous ne sommes pas autorisés à traiter précisément ce chapitre de l’histoire en utilisant les méthodes historiques scientifiques, universitaires. La réponse est très simple : l’Holocauste est désormais considéré par la majorité des juifs et des Anglo-Américains comme la nouvelle religion de l’Occident. (…) Mais l’Holocauste est bien plus qu’un simple dogme religieux. Ce qui fait d’une religion un ensemble de croyances unique en son genre, c’est l’acceptation d’un récit non-réaliste. La croyance est le résultat d’une acceptation aveugle de ce narratif surnaturel. La force de la religion de l’Holocauste tient au caractère non-réaliste de son récit fondateur. Le narratif de l’Holocauste est structuré à la manière d’un cauchemar horrifiant. Il s’agit de l’histoire métamorphique d’un homme transformé en une machine à tuer industrielle. Mais, là encore, même si nous acceptons que l’Holocauste est la nouvelle religion libérale démocratique anglo-saxonne, nous devons permettre aux gens qui le veulent d’être athées. Mais d’une certaine manière, nous sommes bien moins tolérants envers ceux qui ne croient pas en la religion holocaustique. Dans certains pays, cette hérésie a même fait son entrée dans le code pénal et c’est là un fait qui renforce la très puissante intention politique de ce dogme artificiellement sacralisé et imposé d’en haut : ne pas croire à l’Holocauste, aujourd’hui, c’est considéré comme un délit, comme un crime. (…)

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 22 août 19:26, par Pierre

    @CA

    Je partage l’avis de beaucoup d’historiens, qui disent que le rituel de la victime industrielle juive n’a commencé qu’après 1967, et que les maîtres ont décidé que l’Holocauste ne devait exister qu’en tant qu’il servait l’expansionnisme occidental.

    Faute de place, je ne garde, a titre d’exemple, que cette partie de la déclaration de Gilad Atzmon, pour montrer que ses propos mérite moins de mépris et les rapproche d’autre propos tenus sur un site évangéliste :

    Depuis Sennacherib, en 701 avec J.C., jusqu’au 6 juin 1967, jamais les Juifs n’avaient été rois et maîtres dans leur pays d’Israël et jamais Jérusalem n’avait été complètement sous la domination des autorités Israélites. C’est pourquoi, ce temps des Nations est une époque, une étape, extrêmement importante dans l’histoire de la Parousie, parce qu’elle ouvre immédiatement ce que la Sainte Ecriture appelle les temps qui sont des derniers…

    Je ne crois que dénoncer une manipulation sur un peuple victime d’une effroyable injustice soit plus nauséabond que la manipulation elle même.

    Si vous êtes évangéliste, il est normal que ces propos vous dérangent, si vous êtes juif ils devraient vous ouvrir de nouvelles fenêtres de réflexion et de nouvelles perspectives d’action.

    Voir en ligne : Fin des temps et fin du temps des nations

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 23 août 19:49, par driss tsouli

    le refus d une telle rencontre montre clairement le bonne maitrise de la maison blanche par les sionnistes . en outre,meme ces 30 millarids de dollard pour l’armement d isreal, il va rien ajouter dans la région sauf l’adoption de la resistance comme unique solution

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  • Lobby, Irak et ventes d’armes 25 août 15:14

    Pour alimenter vos petites recherches cher Che

    Voir en ligne : Le lobby Sioniste mis en accusation Par Joseph Massad

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Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient

Posté par issopha le 24 septembre 2007

30 août 2007

  

  

Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient

par Alain Gresh


Le collaborateur de Bethléem

Le roman colonial a une longue histoire, en France comme au Royaume-Uni. Sa production et ses thèmes sont divers. Quand il s’agit du monde arabe, il s’agissait souvent de faire découvrir, sous la fascination de l’Orient, le caractère fondamentalement différent – et hostile – des « indigènes », leur duplicité, leur propension à la violence. De nos jours, une telle approche n’est plus possible, en tout cas pas directement. Un procédé littéraire permet désormais de développer les mêmes stéréotypes, en se gardant de toute accusation de racisme : que le narrateur soit lui-même un « Oriental », ce qui lui permet de défendre les pires stéréotypes. Le livre que Matt Rees, qui a couvert les territoires palestiniens pour le quotidien britannique Times, a publié récemment, est un exemple du genre. Le Collaborateur de Bethléem est un livre policier dont le héros est un Palestinien, Omar Youssef, un professeur qui se transforme en enquêteur. Ce qui permet de donner une vision caricaturale de la société palestinienne, dont l’unique problème viendrait des groupes armés et de ceux qui ne se résignent pas à l’occupation. Les révoltés de 1936, « ceux que l’on qualifie de héros arabes n’étaient que des brigands. Ils pillaient la nourriture des villageois et abattaient ceux qui résistaient, mais personne ne pouvait s’en prendre à eux parce qu’on les décrivait comme des braves qui résistaient aux sionistes et à l’armée » britannique. Quant aux combattants de l’OLP des années 1970, ils sont réduits à des gens qui suivaient leurs chefs, « assassinant des rivaux, tuant les innocents qui se mettaient en travers » de leur chemin. L’occupation israélienne n’est évoquée qu’en vague arrière-plan, qui donne un prétexte aux groupes armés de commettre leurs exactions. S’il est vrai que la société palestinienne connaît de graves problèmes et des tensions internes, s’il est vrai que le sort des femmes pose problème, encore faut-il reconnaître que quarante années d’occupation ont été l’élément fondamental – même s’il n’est pas le seul – de ce délitement. En somme, le roman de Matt Rees relève de la propagande pure et simple. Et on nous annonce la suite des enquêtes d’Omar Youssef, cette fois-ci transporté à Gaza.

Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient

A l’occasion de la conférence des ambassadeurs, Nicolas Sarkozy a prononcé son premier grand discours de politique étrangère en tant que président de la République.

Pour Nicolas Sarkozy, nous faisons face à trois défis :

« - Premier défi, sans doute l’un des plus importants : comment prévenir une confrontation entre l’islam et l’Occident. Ce n’est pas la peine d’employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu’Al Qaeda qui rêvent d’instaurer, de l’Indonésie au Nigeria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies. »

Le deuxième défi étant d’intégrer au nouvel ordre mondial les géants comme la Chine, l’Inde et le Brésil ; le troisième est de faire face aux risques majeurs (réchauffement, pandémies, etc.).

Deux remarques sur le premier défi : d’abord, le risque d’une confrontation entre l’islam et l’Occident, risque tout à fait réel, serait, selon Sarkozy, de la seule responsabilité des groupes extrémistes musulmans ; rien n’est dit de la responsabilité américaine dans cet engrenage, notamment le rôle que jouent la guerre en Irak, le soutien inconditionnel de Washington à la stratégie israélienne, etc. Ensuite, Nicolas Sarkozy agite cet épouvantail du khalifat, comme si c’était une menace réelle, un « sinistre objectif » que les groupes radicaux pourraient atteindre. C’est typiquement le langage de l’administration Bush qui dit, en substance : « Ils » nous haïssent non pas à cause de ce que « nous » faisons, mais parce que « nous » représentons la liberté !

Ces propos sont dans la droite ligne des discours de Sarkozy durant la campagne présidentielle, avec, peut-être, moins de nuances.

Et, poursuit Nicolas Sarkozy, « prévenir une confrontation entre l’islam et l’Occident, c’est aussi encourager, aider, dans chaque pays musulman les forces de modération et de modernité à faire prévaloir un islam ouvert, un islam tolérant, acceptant la diversité comme un enrichissement. Dans ce domaine, il n’est pas de recette miracle, unique. Mais l’évolution de pays comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Jordanie, l’Indonésie témoigne, malgré des différences importantes, de l’existence d’un mouvement des sociétés, encouragé par les gouvernements. Je souhaite que notre coopération renforce les programmes tournés vers l’ouverture et le dialogue des sociétés, en lien, pourquoi pas, avec les représentants de l’islam de France ».

Ainsi, la Tunisie serait un exemple ? ou encore l’Algérie ? Le soutien à des régimes dictatoriaux ou autoritaires serait-il un rempart contre les groupes radicaux ? Toute l’histoire récente du Maghreb et du Proche-Orient montre le contraire : le soutien occidental à des pouvoirs qui barrent la route à toute évolution pacifique vers plus de démocratie alimente les discours extrémistes.

Sur le conflit israélo-palestinien, Nicolas Sarkozy est dans la droite ligne de ses discours de campagne : appui verbal à une solution fondée sur la création d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël ; insensibilité au drame palestinien ; sympathie affirmée pour Israël.

« Tout a été dit, beaucoup a été tenté à propos du conflit israélo-palestinen. Le paradoxe de la situation est que nous savons quelle sera sa solution, deux Etats – et en ce qui me concerne, je voudrais ajouter : deux Etats-Nations – vivant côte à côte dans la paix et la sécurité à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Nous connaissons le contenu détaillé de cette solution à travers les paramètres Clinton et le legs de Taba. Nous avions une idée du chemin à parcourir : la feuille de route, qu’il faut certainement revisiter. Nous connaissons enfin les parrains de la paix : les membres du Quartet, désormais représentés par une personnalité de premier plan : Tony Blair, et les pays arabes modérés. Alors que l’on sait tout cela, chacun a le sentiment désespérant que la paix ne progresse pas. On sait ce que l’on doit faire, on sait qui doit le faire, et pourtant cela stagne. »

« Pire, on a parfois le sentiment que la paix recule dans les esprits et dans les cœurs. J’ai la réputation d’être l’ami d’Israël et c’est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. Mais tous les dirigeants des pays arabes, à commencer par le président Mahmoud Abbas, qui sont venus nombreux à Paris depuis mon élection, connaissent mes sentiments d’amitié et de respect envers leurs peuples. Que cette amitié m’autorise à dire aux dirigeants israéliens et palestiniens que la France est déterminée à prendre ou à soutenir toute initiative utile, mais que la France a une conviction : la paix se négociera d’abord entre Israéliens et Palestiniens. »

« Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son président. Mais il est tout aussi indispensable de relancer sans délai une authentique dynamique de paix conduisant à la création d’un Etat palestinien. Que les parties et la communauté internationale se dérobent à nouveau à cette ambition, et la création d’un « Hamastan » dans la bande de Gaza risque d’apparaître rétrospectivement comme la première étape de la prise de contrôle de tous les territoires palestiniens par les islamistes radicaux. »

Un mot est absent de cette évocation, celui d’occupation. Nicolas Sarkozy oublie de dire que la question fondamentale est celle de l’occupation de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est ; il oublie aussi la politique de colonisation ; enfin il accorde la priorité à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, comme si les insuffisances de celle-ci étaient la cause de l’impasse actuelle.

Sur l’Irak, Nicolas Sarkozy confirme que la France a eu raison de s’opposer à la guerre de 2003 et affirme qu’une solution nécessite « que soit défini un horizon clair concernant le retrait des troupes étrangères. Car c’est la décision attendue sur ce sujet qui contraindra tous les acteurs à mesurer leurs responsabilités et à s’organiser en conséquence. C’est alors, et alors seulement, que la communauté internationale, à commencer par les pays de la région, pourra agir le plus utilement ».

Un des points les plus inquiétants du discours concerne l’Iran. Il faut toutefois dire qu’il se situe dans la ligne des infléchissements de la politique française sur la question depuis 2004. Mais Nicolas Sarkozy va plus loin :

« La France maintient avec ses dirigeants [de l’Iran] un dialogue sans complaisance, qui s’est avéré utile en plusieurs occasions. La France a pris l’initiative, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, d’une négociation où l’Europe joue un rôle central, rejointe par les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les paramètres en sont connus ; je n’y reviens pas, sinon pour réaffirmer qu’un Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable, et souligner l’entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l’Iran fait le choix de respecter ses obligations. Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d’échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran. Cette quatrième crise est sans doute la plus grave qui pèse aujourd’hui sur l’ordre international. »

Si les mots ont un sens, Nicolas Sarkozy semble prêt à suivre les Etats-Unis dans une aventure en Iran. L’Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable, comme l’Irak doté d’armes de destruction massive était inacceptable. Mais qui déterminera que l’Iran est doté de l’arme nucléaire ? Rappelons que tous les ans depuis vingt ans, Washington annonce que Téhéran aura la bombe dans deux ans. Et que fera la France quand Washington affirmera agir préventivement (les dirigeants américains ont toujours dit qu’ils agiraient avant que l’Iran puisse disposer de l’arme nucléaire) ? S’il faut éviter la prolifération nucléaire, il faut aussi éviter une nouvelle explosion dans la région qui, non seulement risque d’amener l’Iran à accélérer son programme nucléaire, mais contribuera à l’extension du chaos dans toute la région.

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66 commentaires

  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 30 août 18:58, par Pierre

    Zapatero, Poutine, Merkel, al-Maliki, Ahmadinejad, on nous avait promis la rupture, on aura les ruptures.

    Il nous restera toujours Georges Walker !

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 30 août 20:43, par K.

    Sarkozy « accorde la priorité à la reconstruction de l’Autorité palestinienne ».

    À vrai dire ce n’est pas la priorité de Sarkozy, mais celle de la Maison-Blanche, comme l’a fait savoir son porte-parole Tony Snow au Jerusalem Post en commentant la prochaine conférence de “paix” israélo-arabe :

    « I think a lot of people are inclined to try to treat this as a big peace conference. It’s not, » clarified White House spokesman Tony Snow. « This is a meeting to sit down and try to find ways of building fundamental and critical institutions for the Palestinians that are going to enable them to have self-government and democracy. »

    Sarko se contente juste de faire de la propagande en faveur des desseins américains.

    Piètre image de la France.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 30 août 22:52, par Pierre

    Quand la France était encore enrouée on avait au moins le bénéfice du doute :

    « Il faudra attendre l’élection présidentielle du printemps 2007 pour savoir, dans ces changements de la politique française au Proche-Orient, ce qui est structurel et ce qui relève d’une conjoncture particulière. L’enjeu est de taille. L’absence d’une troisième voix forte et autonome dans les conflits qui se préparent, notamment autour de l’Iran, risquerait de plonger la planète dans un affrontement binaire entre islam et Occident. »

    M. Gresh, vous avez été lu.

    Voir en ligne : La voix brouillée de la France – par A.Gresh

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 30 août 23:43, par ahmad

    Salam

    il aurait plutot fallu parler de la vision de 53% de français, parce le problème en france ce n’est pas sarkozy, c’est ceux, et ils sont nombreux,, qui adhère aux discours de sarkozy.

    Salam

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 02:04, par SdC

    Merci de votre travail au monde diplo En lien chez moi pour blogday

    Voir en ligne : http://www.le-gouter.com

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 07:14, par Pierre

    Maintenant que la « voix de la France » se gargarise de la « vision américaine », il devient urgent d’éclaircir cette vision :

    Pas une seule fois, le président français n’a tenté de livrer un diagnostic sérieux sur les causes de l’état actuel du monde, sur la multiplication des conflits et des crises, et encore moins, dans ces conditions, de tracer les voies d’une action pour rendre ce monde moins injuste et plus sûr. Pire, faisant quasiment l’impasse sur les profondes inégalités et les fractures engendrées par la mondialisation capitaliste, Nicolas Sarkozy n’a de fait endossé comme seule lecture des tensions internationales actuelles que la thèse néoconservatrice américaine de la confrontation islam-Occident. Thèse simpliste et dangereuse, qui n’a fait que nourrir les logiques guerrières depuis son intronisation à la Maison-Blanche. Nicolas Sarkozy a lui-même reconnu que les crises au Proche-Orient n’étaient plus « une », la crise israélo-palestinienne, mais « quatre » avec la situation en Irak, au Liban et en Iran. Mais il n’en tire aucune conclusion, cantonnant manifestement le rôle de la France à un supplétif chargé d’aider les Américains à sortir des bourbiers dans lesquels ils s’enlisent.

    Voir en ligne : La France muette – par Pierre Laurent

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 08:50, par ahmad

    Salam

    Bravo l’Union Européenne ! Pro-israélienne et antisémite ?

    On apprend tour à tour que, d’une part, le vice-président du parlement européen s’oppose à l’accueil d’une réunion du Comité de l’ONU sur l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et que, d’autre part, l’Union Européenne s’apprête à financer un projet dirigé par une personnalité ouvertement antisémite. Comme quoi on peut être pro-israélien et antisémite !

    On chercherait en vain dans les médias occidentaux la moindre remarque sur le fait que Marek Siwiec, vice- président d’EFI (Amis européens d’Israël) et vice-président du parlement européen, a protesté, dans un courrier adressé au président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, contre l’accueil par cet organisme de la réunion du Comité onusien sur l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, aujourd’ui et demain, 30 et 31 août. C’est au motif qu’ »elle s’annoncerait anti-israélienne » que cette ’conférence internationale de la société civile de soutien à la paix israélo-palestinienne’, risque de ne pas se tenir à Bruxelles.

    En revanche, Courrier International épingle (à juste titre) l’UE en relatant que « l’Ecole supérieure de culture sociale et médiatique de Torun, en Poméranie, établissement créé et dirigé par Tadeusz Rydzyk, animateur de la très nationaliste et antisémite Radio Maryja, figure sur la liste des projets financés en priorité par l’Union européenne et pourrait obtenir une subvention de 15,3 millions d’euros. »

    « Comment le projet du turbulent père Ryzdzyk, connu pour ses sorties antisémites et xénophobes, a-t-il pu atterrir sur cette liste ? » s’interroge l’hebdomadaire.

    Mais ce n’est pas une première, puisqu’il y a peu, l’Europe avait subventionné un fascicule antisémite, en provenance de Pologne. La porte parole européenne ayant indiqué par la suite qu’il n’y avait pas de possibilité de retour en arrière ni de sanction…

    On pouvait lire en effet en date du 16 février 2007 :

    « Un opuscule antisémite estampillé UE

    Un député européen polonais publie un ouvrage raciste financé par le Parlement de l’Union.

    Par Jean QUATREMER

    Strasbourg (UE) envoyé spécial

    « Vous voulez tout savoir sur la « civilisation juive » ? Sur les « différences biologiques » entre les Juifs et les « gentils » ? Sur l’impossibilité de cohabiter avec la « civilisation juive » en Europe ? Lisez le petit livre Civilisations at War in Europe, que vient de publier, avec les fonds du Parlement de Strasbourg, le député européen Maciej Giertych, l’un des leaders de la Ligue des familles polonaises (LPR). »

    Elle est belle notre Union Européenne !

    CAPJPO-EuroPalestine

    Salam

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 09:26

    « Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable »

    Pourquoi ? En quoi est-ce innaceptable ? Et-ce plus acceptable de voir le Pakistan doté de l’arme nucléaire ? Et si non, pourquoi continuer à vendre des avions de combat, sous-marins et autres armes à ce pays ?

    Il est étonnant de comparer les situations du Pakistan et de l’Iran vis à vis des rapports avec les USA et la France.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 10:46, par K.

    Absolument, on peut-etre ‘pro’-israélien et antisémite.

    D’une manière plus générale on peut voir un certain PRO comme un gigantesque trompe-l’oeil. Parce qu’il encourage l’état hébreu à mener des politiques qui ne sont pas seulement meurtrières pour ses voisins, mais aussi, à terme, suicidaires pour lui-meme.

    Que les israéliens encouragés par leurs “pro” du genre Sarkozy, AIPAC, chrétiens sionistes, etc.. puissent croire que de telles politiques peuvent donner des résultats avec l’aide des “modérés” arabes, est sidérant. Il existe des centaines de millions d’arabo-musulmans (soit une très grosse majorité) qui ne sont pas “modérés” !

    Vraiment, comment les dirigeants israéliens peuvent-ils etre aussi aveugles ?

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 11:29, par Kassad

    Mr Sarkozy de Nagy-Bosca tente de nous faire croire que l’Iran doté de l’arme nucléaire serait une menace alors qu’il y a quelques jours il a fait savoir que la France allait vendre des armes et des centrales nucléaires à la Lybie qui est un pays, comme chacun le sait, dirigé par des colombes. Quel visionnaire ! Mr Sarkozy de Nagy-Bosca était au début de sa carrière le laquais de Chirac, puis il a été celui de Balladur, et aujourd’hui alors qu’il exerce la fonction suprême, il ne peut s’empêcher à nouveau d’être un laquais, celui de Bush.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 11:29, par ahmad

    Salam

    petit rappel comme k, les musulmans arabes sont minoritaires au regard de l’ensemble des musulmans , dire des centaines de millions d’arabo-musulmans , est assez trouble. Dites nous ce que veux dire modéré, lorsque l’on parle des musulmans ? modéré sur la base de quel critère, de quel fondement ?

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 11:53, par Pierre

    @ K et ahmad,

    de toute façon comme la définition de l’antisémitisme varie en permanence en fonction des besoins des politiques d’Israël et des États-Unis, il va bien falloir se résoudre à admettre qu’à tout moment on risque être accusé d’antisémitisme.

    On peut même aller à se demander si l’objectif de regrouper les juifs du monde entier en Israël en en faisant une cible facilement identifiable, ce n’est pas de l’antisémitisme ?

    Voir en ligne : Lorsqu’un antisémite n’est pas un antisémite – par Arthur Neslen – The Guardian

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine du monde 31 août 13:00, par Medline

    Entendre le président de la république française parler de « nouvel ordre global » est la suite logique à son message place de la concorde dont la première ligne était destinée, non pas au peuple français, mais à ses amis de Washington. La France dirigée par Nicolas Sarkozy devient une marionnette des Bush et des États-Unis, un cheval de Troie pour l’Europe. Il oppose Occident et Islam, c’est à dire une région ou peut être un mode de vie à une confession. Sa vision est réduite et intentionnellement simpliste. Il a dressé la table pour le repas qu’il va bientôt servir. Au menu le plat est unique, hamburger à la française, bon appétit ! Son tableau de la géopolitique mondiale est manichéen et trompeur, il ne lui manque plus que l’esprit de croisade de son amis George. Le seuil est encore difficile à franchir en république laïque. Pour finir, son pragmatisme n’est plus lorsqu’il fait de la diplomatie, son discours est « orienté » et néglige l’Histoire et les faits pour mieux brandir son idéologie. L’élève Sarkozy a bien appris sa leçon à Kennebunkport !

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 13:30, par Sébastien

    Bonjour,

    Pierre vous avez dit : « On peut même aller à se demander si l’objectif de regrouper les juifs du monde entier en Israël en en faisant une cible facilement identifiable, ce n’est pas de l’antisémitisme ? »

    Et faire un Etat pour les musulmans en Inde, le Pakistan, c’est du racisme ?

    En quoi l’accession d’un peuple à l’indépendence est raciste, l’indépendence d’un peuple et souvent une victoire de l’antiracisme, ( example Algérie ).

    Cela peut paraitre cruel, mais l’indépendance de l’Etat hébreu à été ressenti il y a 60 ans comme une grande victoire sur l’antisémitisme.

    Des juifs non sionistes ont écrit : nous avons à ce moment la retrouvé notre dignité.

    Sébastien

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 13:37, par saintyves

    Bonjour

    Comment peut-on pretendre etre « l’ami » d’un etat qui fait ça

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 13:52, par saintyves

    @ Sebastien

    En quoi l’accession d’un peuple à l’indépendence est raciste, l’indépendence d’un peuple et souvent une victoire de l’antiracisme, ( example Algérie ).

    J’ai horreur des contre-verités, ainsi que de la falsification de l’histoire, comment oses tu avancer que « l’accession d’un peuple à l’indépendence « , de quel peuple s’agit-il ? si tu parles du mandat britanique, c’est le peuple palestinien qui en etait « l’occupé », en effet lors de la création de l’Etat d’Israël, en mai 1948, ils étaient (les juifs) 650 000 et les Arabes 1 300 000, et il ne s’agissait aucunement de racisme, mais plutot d’occupation.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 14:45, par Pierre

    @ Sébastien,

    toujours vos amalgames, vos généralisations, vos analogies loufoques ! Si vous considérez, qu’avec la création d’ Israël, l’antisémitisme a été vaincu, et que les juifs ont trouvé la sécurité promise par les sionistes soyez heureux et abattez les murs pour vous attaquez-vous au racisme anti-arabe (vous voyez, ils n’ont même pas droit à un mot pour eux, les sionistes ont coloniser jusqu’à leur langue !)

    Voir en ligne : La population de l’Etat d’Israël au début de 5766

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 15:35, par Sébastien

    Il est vrai que les israéliens et les palestiniens ont subit l’occupation britanique, et ont mené des luttes contre cette occupation, chacun de leur coté il est vrai.

    La révolte arabe de 1936 pour les palestiens, les actes de l’Irgoun et de la Haganah contre les britaniques pour les israéliens, ( histoire de l’Exodus ).

    Beaucoups ont oublié que la Haganah, lorsqu’elle combatait l’occupation britanique en 1945-47 dénonçait des lois Britaniques qu’utilise aujourd’hui le Gouvernement israélien contre les palestiniens.

    Juifs et arabes ce sont même aliées contre l’occupation Britanique.

    Il est intéressant de voir que lorsque nous disons les palestiniens à l’époque du mandat nous pensons uniquement aux arabes. Mais les juifs, même ceux nés en Palestine ne sont pas considéres comme palestinien, ils sont autre chose, ils sont israéliens, ( ou futurs israéliens ).

    Je dirai qu’en 1947 il y avait 600000 israéliens et 1350000 palestiniens, les mots israliens et palestiniens remplaçant juifs et arabes.

    Des lors que deux peuples étaient en presence, il n’est pas surprenant qu’une comission de l’O.N.U ait proposé il y a 60 ans jour pour jour un plan de partage en deux Etats, ( deux peuples, deux Etat ).

    Mais 800000 palestiniens sont devenus des réfugiés, et l’Etat palestinien n’a jamais vu le jour, sont territoire ayant été dépecé par les israéliens et les jordaniens, ( accord Golda Meir/ Abdalah ).

    Sébastien

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 15:51, par Pierre

    @ Sébastien,

    De quelle guerre de libération parlez-vous :

    En 1881, la population de la Palestine est de 457 000 personnes, dont 400 000 musulmans, entre 13 000 et 20 000 Juifs et 42 000 chrétiens, la plupart orthodoxes grecs.

    Voir en ligne : « Vous n’avez aucun avenir dans ce pays »

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 17:01, par Sébastien

    De la lutte contre l’occupant britanique contre la qu’elle il y a eut des aliances juif/arabe et que les israéliens considérent comme une lutte de libération, ( actes de l’Irgoun, du Groupe Stern, de la Hagana contre les britaniques ).

    En 1947 il y avait 31% de juifs, en 1881 5%, mais personne d’entre nous n’était né à l’époque. En remontant le temps nous arrivons à l’époque ou cette terre était majoritairement juive.

    PS : ce sont les romains qui ont appelé cette terre Palestine, pour punir les juifs révoltés. Avant cette terre s’appelait la Judé, ( le pays de juifs ), et était peuplé majoritairement de juifs.

    Sébastien

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 17:34, par Pierre

    Les britanniques n’étaient pas des occupants, ils étaient les mandataires de la société des Nation et ce sont eux qui par la déclaration Balfour, avaient autorisé la constitution d’un « foyer national juif ».

    Vous n’êtes pas dans le bon film, Sébatien, ou vous avez mélangé les bobines.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 22:20, par guitl

    1ère croisade : 1098 – 1099 La conquête de Jérusalem par les croisés

    prise de Jérusalem par Saladin 2 octobre 1187

    Fin de la domination arabe et prise par les turcs,

    L’Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc moderne), l’un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 623 ans).

    Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l’Empire ottoman s’étendait au faîte de sa puissance sur toute l’Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l’Afrique du Nord (exception faites du Maroc).

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ottoman

    les arabes n’ont ps été indépendants longtemps, Pierre. Après la guerre de 1914, les anglais.

    Les anglais étant maître des lieux, comme l’ont été les turques avant eux, ils ont décidé du sort de la région. Les arabes étaient habitués, cela faisait 618 ans qu’ils n’étaient plus indépendants.

    Et la civilisation turque était- différente de la civilisation arabe.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 22:26, par K.

    - Dans la mesure où « le processus de négociations à l’ONU sur une troisième résolution contenant des sanctions risque de s’enrayer, du moins de traîner en longueur » à cause « d’un accord conclu le 21 août [dernier], entre l’Iran et le secrétariat de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), sur un « plan d’action » où Téhéran s’engage à répondre de façon échelonnée, jusqu’en novembre, à une série de « questions en suspens » sur ses activités nucléaires » Paris réfléchit à des sanctions hors ONU contre l’Iran.

    - « M. Bush invoque le spectre d’un « holocauste nucléaire » iranien en cas de retrait américain d’Irak » et Philippe Bolopion constate que « quelques heures auparavant, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait donné corps à certaines des menaces évoquées par George Bush. Le président iranien qui, en 2005, avait estimé qu’Israël devrait être « rayé de la carte », a renouvelé ses attaques contre les « sionistes », « un parti souterrain qui a l’argent et les médias ». »

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 31 août 23:00, par Pierre

    @Guitl

    Vous dites que ce sont les turcs les propriétaires légitimes de la Judée-Samarie ?

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 00:44, par saintyves

    Bonsoir

    Le flash info du Jerusalem Post édition française 30 août 2007

    -  Exclusivité : Abbas nomme un nouveau conseiller pour la question de Jérusalem

    « La question de Jérusalem est à nouveau sur la table des négociations », a commenté un représentant du gouvernement palestinien.

    Le nouveau conseiller est Adnan Husseini, ancien directeur général du Waqf (Office des biens religieux musulmans) du département de Jérusalem pendant plus d’une décénie.

    -  Les Etats-Unis promettent cinq nouveaux bataillons pour Abbas

    Selon le Haaretz du jeudi 30 août, un nouveau plan du coordinateur sécuritaire des Etats-Unis dans les territoires, le général Keith Dayton, appelle au déploiement de cinq nouveaux bataillons palestiniens en Cisjordanie.

    …le congrès américain a cependant autorisé pour la première fois le transfert de 80 millions de dollars à la délégation sécuritaire dirigée par Dayton,

    -  Trois enfants tués dans une frappe de Tsahal dans la bande de Gaza

    Trois enfants palestiniens ont été tués mercredi 29 août dans une frappe de Tsahal visant plusieurs dispositifs de lancement de roquettes Kassam, dans le nord de la bande de Gaza. Mahmoud Ghazal, 10 ans, et son cousin Yehia Ghazal, 12 ans, ont été tués. Leur cousine, Sara Ghazal, 10 ans, a été grièvement blessée, mais elle est décédée plus tard à l’hôpital. Qui pourrait croire que des enfants de 10, et 12 sont manipulent des roquettes, encore un crime impunit à l’actif d’Israel.

    -  Deux personnes légèrement blessés par une roquette Kassam

    Deux femmes ont été légèrement blessées jeudi 30 août quand une roquette Kassam tirée par des terroristes palestiniens depuis la bande de Gaza a frappé une maison vide à Sderot. d’ou viennent les femmes si la maison est vide ? … que de l’intoxe dans l’information israelienne

    -  Ouverture d’une conférence internationale sur les droits des Palestiniens, malgré un programme « anti-israélien »

    La conférence sur les droits des Palestiniens organisée par l’ONU se tiendra cette semaine dans les locaux du Parlement européen, et ce malgré de nombreuses critiques formulées par Israël et certains juristes européens, pour qui les programmes des discussions sont anti-israéliens.

    Israël considère que le Comité sur les droits du peuple palestinien, qui organise la conférence, suit une politique héritée de la résolution de 1975 de l’Assemblée générale qui stipule que « le sionisme équivaut au racisme ».

    La semaine dernière, le représentant israélien à l’Union Européenne Ran Curiel, avait exhorté le président du Parlement, Hans-Gert Poettering, de bloquer la tenue de la conférence. L’Assemblée a cependant refusé, déclarant qu’elle ne soutenait pas la conférence mais offrait juste un endroit pour l’accueillir.

    Voir en ligne : Trois enfants tués dans une frappe de Tsahal dans la bande de Gaza

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 06:34, par Pierre

    Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son Président. – Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française (en rupture)

    Il va falloir s’y faire nos nouveaux partenaires les éboueurs « modérés » sont déjà au boulot.

    Pépite

    Allons expliquer à un milliard de musulmans à travers le monde qu’ils n’ont pas droit, eux, à l’électricité civile nucléaire quand ils n’auront plus ni pétrole ni gaz ; qu’ils n’ont pas droit, eux, à l’énergie du futur ; alors nous créerons les conditions de la misère, du sous-développement et donc de l’explosion du terrorisme. (…) Les paramètres en sont connus ; je n’y reviens pas, sinon pour réaffirmer qu’un Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable, et souligner l’entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l’Iran fait le choix de respecter ses obligations. – Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française (en rupture)

    « Allons expliquer » à Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française (en rupture), que parce que l’Iran à « fait le choix de respecter ses obligations », elle attend que celui qui déclare « j’assume sans complexe le fait que la France soit un ami et un allié des Etats-Unis », le fasse aussi.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 12:17, par guitl

    Pierre -

    j’ai écrit que les arabes étaient dans la région avant les turques, qui ont cédé la place aux anglais, qui ont cédé la place aux israéliens.

    C’est tout ce que j’ai écrit, et j’ai donné des dates que je pense approximatives. Le reste est soit le fruit de votre imagination, soit le fruit de la désinformation que vous avez l’intention de proférer.

    Je ne suis pas remontée jusqu’au Temple de Jérusalem ; tiens, une nouvelle ; les travaux du waqf ont mis à jour le second Temple de Jérusalem, mais ils ont l’intention de tout détruire et menacent les israéliens pour le cas ou ceux-ci n’uraient pas l’intention de les laisser faire.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 12:24, par K.

    Pour une mise à jour sur le dossier nucléaire iranien voir, en Anglais, l’article de Gordon Prather.

    De toute façon, qu’elle respecte ou pas ses engagements, l’Iran sera attaquée, selon Patrick J. Buchanan. Ce qui encouragerait Bush le petit, serait les résultats de la dernière enquete d’opinion aux Etats-Unis :

    Fifty-four percent of the nation believes, contra Harry Reid [un des rares membres anti-guerre du congrès], the war is not lost. That is twice the support that Bush enjoys for his war leadership, a paltry 27 percent. But, by nine to one, Bush’s leadership on the war is preferred to that of the Congress of Nancy Pelosi and Harry Reid.

    Confident of victory this fall on the Hill, Bush is now moving into Phase III in his War on Terror : First, Afghanistan, then Iraq, then Iran.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 13:17, par Ana

    Décidément, Sébastien, ce n’est pas la forme.

    « Cela peut paraitre cruel, mais l’indépendance de l’Etat hébreu à été ressenti il y a 60 ans comme une grande victoire sur l’antisémitisme ».

    Comme quoi on peut se tromper sur ce qu’on ressent et se tromper de victoire, tant il y a 60 ans qu’aujourd’hui : L’antisémitisme fleurit en… Israël. Ne pas manquer la video qui commence par ces mots : « Autant d’actes d’antisémitisme recensés en Israël qu’en France ». En bonnes statistiques, cela fait 10x plus d’actes antisémites en Israël qu’en France.

    « Des juifs non sionistes ont écrit : nous avons à ce moment la retrouvé notre dignité. »

    Ah oui ? Qui ? et où et quoi au juste et quand ?

    « Il est vrai que les israéliens et les palestiniens ont subit l’occupation britanique, et ont mené des luttes contre cette occupation, chacun de leur coté il est vrai ».

    Les Palestiniens et… ? La sottise la déclaration ne vous gêne aucunement ? Vous oubliez la suite de l’histoire : les anglais dehors, les juifs sionistes se sont retournés contre les autochtones.

    « Il est intéressant de voir que lorsque nous disons les palestiniens à l’époque du mandat nous pensons uniquement aux arabes. Mais les juifs, même ceux nés en Palestine ne sont pas considéres comme palestinien, ils sont autre chose, ils sont israéliens, (ou futurs israéliens) ».

    C’est vous qui pensez « uniquement aux arabes ». Les juifs de Palestine d’avant le sionisme étaient, que cela vous plaise ou non, des Palestiniens juifs. Les juifs sionistes – vous ne le dites pas – sont autre chose – vous le dites très bien. Ces autre chose n’avaient rien à y faire si c’était pour faire ce qu’ils y ont fait et continuent de faire au moment même où j’écris.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 13:48, par guitl

    Les archéologues israéliens de la Bar-Ilan University tirent la sonnette d’alarme ; En effet, des restes de poteries de l’époque byzantine avaient été trouvées dans les rejets de la pelleteuse utilisée par le WAQF et qui sert à creuser une excavation sur le Mont du Temple.

    Or, on peut lire aujourd’hui samedi dans Libération qu’une équipe d’archéologues israéliens ont découvert le second Temple de Jérusalem construit par Hérode, détruit par les romains en 70 de notre ère ; Hérode, roi de Judée de moins 37 à plus 4 de notre ère ; Hérode est célèbre pour avoir créé le port de Césarée, les palais de Jéricho et de’ Massada, et agrandi le second temple de Jérusalem, dont on vient de retrouver encore des vestiges. (Le Kotel, ou Mur des Lamentations est aussi un vestige) Il a également fait de l’esplanade du Temple le plus vaste espace de tout le monde romain, en comblant une vallée.

    Les archéologues israéliens demande que les travaux cessent immédiatement, afin de préserver l’endroit qui, je le rappelle, outre son intérêt archéologique, est sacré pour les juifs du monde entier ; les musulmans ont prévenu qu’ils considèrent cette « intrusion » israélienne comme une tentative de contrôle d’Israël sur le Mont du Temple. Et tout le monde sait de quoi est capable le monde musulman s’il considère que les juifs font une intrusion sur ce qu’ils considèrent comme terre d’islam, Daar-el-Islam, nous l’avons vu dernièrement pour la réparation d’une passerelle qui avait besoin de soins…

    http://www.israelvalley.com

    http://www.liberation.fr/

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 14:15, par Pierre

    @Guitl,

    Vous dites : « j’ai écrit que les arabes étaient dans la région avant les turques, qui ont cédé la place aux anglais, qui ont cédé la place aux israéliens. »

    Pour être plus précis, par leur alliance avec l’empire allemand, les turcs se sont retrouvés dans le camp des vaincus, alors que l’Angleterre du côté des vainqueurs (la volonté de contrôler l’empire ottoman n’a certainement pas étrangère à cette alliance contre nature avec l’ennemi héréditaire).

    L’acte emblématique du rapprochement entre Guillaume II et Sultan Abdul Hamid a été la décision de construire la ligne de chemin de fer Hambourg Bassora, qui rapprochait l’industrie allemande des champs de pétrole de Bassora).

    Alors que la France s’embourbait dans les tranchées champenoises, l’Angleterre défaisait vaillamment la trop peu préparée armée ottomane, et lord Balfour s’empressait en 1917 (en pleine guerre) d’annoncer la mise en place du contrôle de la région par l’implantation d’un “foyer national juif”.

    Dans les raisons invoquées par Wikipédia (sous réserve) , pour expliquer la précipitation de cette déclaration incongrue, je retiendrai celles-ci :

    5 Remercier Chaïm Weizmann pour la synthèse de l’acétone, un composant de la cordite (selon Lloyd George dans ses Mémoires). 6 Satisfaire les protestants fondamentalistes du courant dit sionisme chrétien (d’après Jill Hamilton).

    7 Créer un « État tampon » entre Suez et le Liban francais, afin d’avoir un État ami dans le monde Arabe, en cas de troubles postérieurs.

    8 Encourager l’engagement des États-Unis dans le conflit mondial, par pression des Juifs américains satisfaits de la Déclaration.

    Les grands litiges toujours d’actualité ont donc été élaborés entre 1906 et 1917.

    - rôle de la Turquie en Europe,

    - influence du mouvement sioniste,

    - influence des chrétiens sioniste,

    - contrôle de la production de pétrole,

    - contrôle du Moyen Orient à partir de la Palestine,

    - implication des États-Unis dans la géopolitique régionale,

    - mise à l’écart de la France dans le partage du gâteau.

    - développement d’un modèle de civilisation très polluant basé sur des matières premières bon marché.

    Nul doute que Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française (en rupture) en est bien conscient.

    Voir en ligne : Géopolitique des conflits entre l’Europe et le monde ottoman (1389/1914)

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 14:22, par Ana

    « Les archéologues israéliens demande que les travaux cessent immédiatement, afin de préserver l’endroit qui, je le rappelle, outre son intérêt archéologique, est sacré pour les juifs du monde entier.« 

    Mais non, l’endroit [le site du second temple de Jérusalem construit par Hérode] n’est pas « sacré pour les juifs du monde entier ». L’endroit présente un intérêt archéologique, au même titre que bien d’autres endroits en Israël et en Palestine, y compris tous ceux qu’Israël a rasés au fil des ans parce qu’ils ne présentaient pas de caractère juif.

    Que les juifs pieux sacralisent « l’endroit sacré », c’est dans l’ordre des choses. Que des juifs laïcs le sacralisent, ça, c’est le désordre des choses – et de la pensée.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 15:26, par guitl

    Pierre, c’est la première ligne qui est la bonne : « Remercier Chaïm Weizmann « ….ils ont promis la même chose à tout le monde, ils ne risquaient pas de se tromper. Spécialité anglaise, ils ont semé la discorde partout où ils sont passés.

    Ana, le Mont du Temple est un endroit sacré pour les juifs un peu, beaucoup, passionnement religieux. Pour les laïques aussi, cela dépend s’ils sont athées ou non.

    Pour les athées, c’est historique ; c’est un des endroits qui nous rattachent au passé. Et comme nous sommes raisonnables, nous attendrons le Messie il décidera ce que deviendra l’endroit.En attendant laissons la mosquée où elle est, mais mieux vaut respecter le passé, s’ils ne veulent pas que les conséquences soient violentes, pour les uns et pour les autres. Encore que Ehud Olmert je le trouve un peu mollasson.

    RESPECTER LE PASSE : que c’est difficile pour certains, n’est-ce pas, lorsque ce n’est pas LEUR passé !

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 15:30

    En fait, Ana,vous êtes une négationniste ; non pas de la Shoa, non, ne vous inquiétez pas. De toute manière, nous évoquons rarement la shoa sur ce blog ce n’est pas l’endroit.

    Non, je parle de la négation de l’histoire juive ; du désir que vous éprouvez à voir détruire toute trace historique des juifs à cet endroit.

    Difficile, en définitive, nous sommes toujours les vainqueurs, nous survivons à tous les fanatismes.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 16:38, par Ana

    « RESPECTER LE PASSE : que c’est difficile pour certains, n’est-ce pas, lorsque ce n’est pas LEUR passé ! » Guitl.

    Bien dit.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 16:42, par Pierre

    « RESPECTER LE PASSE : que c’est difficile pour certains, n’est-ce pas, lorsque ce n’est pas LEUR passé ! »

    Comme si, sur les 9 raisons trouvées par les historiens pour la déclaration Balfour, chacun ne retenait que celle qui correspond à SON passé, Guitl ?

    Personnellement, je préfère réserver exclusivement le mot négationnisme pour la Shoa, parce qu’il s’applique à un crime unique sur un crime unique, et garder l’expression « révision de l’histoire » ou le mot révisionnisme pour la modification de faits avérés.

    Employer ce mot a tord et à travers risque de lui faire subir le même sort qu’ antisémitisme, qui a force d’abus a été vidé de son contenu.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 18:03, par ahmad

    salam

    Un archéologue israélien doute de la découverte d’un temple sous la mosquée d’Al-Aqsa [ 01/09/2007 - 12:25 ] Al-Qods occupée – CPI

    Dan Bahat, un archéologue israélien dans la ville occupée d’Al-Qods, a mis en doute les informations de certains archéologues israéliens parlant d’une découverte d’antiquités d’un temple juif lors des travaux d’Al-Wakf islamique dans les esplanades de la sainte mosquée d’Al-Aqsa.

    Ghabi Barkai, un savant à l’université israélienne d’Ilan, a prétendu lors d’un entretien avec la télévision hébreu qu’on a découvert un mur sous la mosquée d’Al-Aqsa en croyant que c’est une partie d’un temple juif.

    Bahat, l’ancien responsable des creusements dans la ville occupée d’Al-Qods, a dit à l’AFP : « J’ai visité le lieu sans rien voir ».

    Il a accusé d’autres archéologues extrémistes d’effectuer une campagne organisée politiquement depuis plusieurs années pour renforcer le contrôle israélien sur la sainte mosquée d’Al-Aqsa.

    La télévision hébreu avait publié, il y a deux jours, qu’on a découvert un temple juif sous les fondations de la mosquée. De son côté, le porte-parole de la police israélienne dans la ville occupée d’Al-Qods, a dit que la police ne reçoit pas de plaintes pour arrêter les travaux.

    Salam

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 18:09, par ahmad

    Salam

    « La Cisjordanie, poubelle d’Israël », par Shlomi Zakarya

    Les tombereaux d’ordures qu’Israël déverse sur les Palestiniens de Cisjordanie, polluant leur eau, leur air, leur terre, ne dérangent apparemment pas la plupart des écologistes ayant pignon sur rue, à en juger par leur silence sur la question. Cela en dit long sur la sincérité de leurs « engagements » : leur amour de la nature est très sélectif. La Cisjordanie, poubelle d’Israël La protection de l’environnement n’est pas censée s’arrêter à la Ligne Verte. Palestine ou pas, la Cisjordanie ne peut pas être notre poubelle De toutes les questions fréquemment soulevées à propos des dommages causés par l’occupation ou des rapports qu’ont les autorités et les colons avec les Palestiniens, la question environnementale se retrouve aux marges de l’agenda sociopolitique, même dans les rares cas où la qualité de l’environnement en Israël même fait l’objet de débat. Cela, en dépit du fait que durant plus de 40 ans de contrôle israélien, la Cisjordanie est devenue – sciemment ou non – notre poubelle et en particulier celle des colonies et des avant-postes illégaux.

    Des flots d’eaux usées salées et empoisonnées provenant d’usines et de réseaux d’égouts, et allant vers les terres agricoles et les pâturages de Palestiniens, voilà quelque chose qui fait partie de la routine. Des autorités locales négligent, délaissent le traitement de leurs productions polluantes tant que les conséquences ne font surface qu’au-delà de quelques kilomètres, en dehors du territoire municipal. De l’autre côté, les habitants palestiniens se retrouvent plongés dans la pollution, l’infection et la vermine.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 18:10, par ahmad

    Le fond du problème en matière de préservation de la qualité de l’environnement dans les Territoires commence, comme toute chose puante, à la tête. L’instance responsable – le commandement militaire par l’intermédiaire de l’Administration civile – ne remplit pas ses obligations légales qui stipulent qu’il lui revient de se soucier activement de la préservation du cadre de vie et de la vie même des habitants du territoire. Dans certains cas, elle se surpasse même en multipliant les difficultés autour de la création de sites d’évacuation des ordures pour les localités palestiniennes et en compliquant ainsi l’évacuation des ordures vers des sites proches des localités ; dans d’autres cas, les camions de ramassage appartenant aux autorités palestiniennes sont même confisqués.

    Le Ministère de la Protection de l’Environnement ne manifeste pas la fermeté ni l’implication qu’on est en droit d’attendre de lui et tel que cela se fait à l’intérieur d’Israël. A cela il faut encore ajouter le fait désolant que pour les Palestiniens, l’accessibilité aux stations de la « Police Verte » est extrêmement limitée pour ne pas dire inexistante.

    Le résultat de cette négligence coupable est catastrophique : les habitants palestiniens se retrouvent entourés de montagnes de déchets, d’eaux d’égouts et d’ordures, à la fois par la transformation de leurs villages et de leurs zones agricoles en sites de décharges pirates pour les habitants israéliens, et aussi par le raidissement de la politique d’enlèvement des déchets. Les déversements de déchets et d’eaux usées salines provoquent la destruction et des atteintes irréversibles aux sources naturelles qui jaillissent dans ces zones ainsi qu’aux nappes aquifères ; les oliviers et les cultures des habitants des territoires sont à tout jamais atteints ; des réserves naturelles ou des zones qui étaient censées être déclarées telles sont ravagées et négligées, avec une atteinte directe à la vie, à la végétation et à tout le délicat système écologique existant à ces endroits.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 18:12, par ahmad

    Nous avons déjà pris l’habitude de voir les Territoires palestiniens comme l’arrière-cour d’Israël. Nous sommes accoutumés à ce que le niveau de sauvegarde des droits de l’homme, au-delà de la Ligne Verte, ne soit pas comparable à ce à quoi nous sommes habitués à l’intérieur de l’Israël démocratique. La question environnementale constitue un élément supplémentaire de cette façon de voir arrogante de l’Etat d’Israël et reflète la réalité telle qu’elle est.

    Néanmoins, il serait bon que nous élargissions notre perspective et que nous portions le regard quelques pas en avant : les atteintes à l’environnement ne disparaîtront pas parce que nous construirions une clôture ou que nous définirions les Territoires comme territoire ennemi ; en lui-même, le territoire est un en dépit du fait que deux peuples y vivent. Même la solution à deux Etats n’empêchera pas le saccage des systèmes écologiques, des nappes aquifères et des réserves naturelles qui traversent les frontières politiques, saccage qui au bout du compte, est susceptible d’entraîner une destruction grave et irréversible dans la région toute entière : la leur et la nôtre.

    La conscience croissante du public israélien quant à la nécessité de protéger l’environnement s’inscrit dans une tendance mondiale bienvenue. Cependant, parallèlement à la préservation de l’ozone et à l’inquiétude liée au réchauffement global, nous devons avant tout prêter attention à ce qui se passe dans notre espace proche, en particulier là où la responsabilité de ce qui s’y fait gît à notre porte. La contrainte n’est pas censée s’arrêter à la Ligne Verte, mais aller au-delà. Sinon, nous nous retrouverons tous dans le même œuf marécageux, dangereux et puant. »

    Shlomi Zakarya Ynet (Yediot Aharonot), 23 août 2007 www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-3440394,00.html * L’auteur est avocat et membre de l’équipe juridique de l’organisation « « Yesh Din, volontaires pour les droits de l’homme ». (Traduction de l’hébreu : Michel Ghys)

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 18:14, par K.

    Pierre, je suis intrigué : pourquoi le président est-il en rupture ? En rupture par rapport à la politique traditionnelle de la France ? Seulement ?

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  • « Nous » 1er septembre 18:18, par Ama Sauce

    Grâce à « nous », Anonymus survit à Ana. Ô la puissance de la mythologie et du fantasme ! Qui douterait pourtant, en dehors d’Anonymus, qu’Anonymus survit aussi bien sans « nous » ? Qu’Anonymus peut vivre sans tant de leurre ?

    Ce faisant, je ne prétends pas me pencher sur le cas Anonymus. Mais le « nous » d’Anonymus est symptomatique au-delà d’Anonymus. La tromperie de ce « nous », ce n’est pas Anonymus qui l’a inventée, même s’il lui prend de nous en asséner ici toute la grandeur intemporelle.

    Anonymus cantonne Ana dans la « négation de l’histoire juive ». Cela ne veut rien dire ? Non, mais ce qui compte c’est que ce soit dit. Cela n’impressionne personne ? Si : Anonymus.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 18:39, par Daniel

    « Difficile, en définitive, nous sommes toujours les vainqueurs, nous survivons à tous les fanatismes ».

    C’est vrai. De nombreux petits peuples n’ont pas survécu à tous les fanatismes de l’Histoire. Finalement, « nous » a sans doute de la chance.

    Comme tous les vainqueurs, « nous » est même capable de produire des fanatismes auxquels d’autres pourraient ne pas survivre.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 18:48, par Pierre

    @K,

    Parce que Sarko, abuse d’artifices, bien souvent pour masquer son icompétence dans un domaine. Le mot rupture semble être devenu le nouveau jingle de Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française.

    Le discours du président de la République Cette rupture je la crois nécessaire.

    Cette rupture je m’y suis engagé.

    Cette rupture les Français l’ont approuvée.

    Cette rupture je la ferai. Je ne laisserai personne y faire obstacle. Je ne laisserai personne l’édulcorer. Je ne laisserai personne la dénaturer.

    Cette rupture je la conduirai dans le dialogue, dans la concertation, dans la négociation, mais je la conduirai jusqu’au bout.

    Il l’utilise comme tout néo-conservateur comme une formule incantatoire, quand il n’a pas grand chose a dire mais veut souligner sa détermination de principe a conduire ce qui pourrait être une action, s’il avait la moindre idée de ce qu’il pourrait faire.

    De même j’aime bien le désigner par son titre complet avec force de majuscules, parce quand il est en difficulté il adopté le style « canaille », qui est en complète rupture avec sa fonction et qui ne passe pas du tout dans les traductions et fini par lui attirer de gros problèmes avec ses collègues étrangers entrainant une série de ruptures (dans le sens de divorce) qui isolent de plus en plus la France.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 19:42, par K.

    Merci pour votre réponse Pierre.

    Philippe Moreau Defarges, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI), considère que le premier discours de politique étrangère prononcé lundi par Nicolas Sarkozy est « prudent » et finalement dans la continuité de la diplomatie française conduite depuis le général de Gaulle, malgré un « engagement européen plus marqué » et « une tonalité pro-américaine ».

    Pourtant la France redéploie ses avions de combat dans le Sud afghan

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 20:01, par K.

    David Horowitz “Déclare” une semaine de prise de conscience de l’Islamo-Fascisme du 22-26 Octobre prochain :

    “I will hold demonstrations and protests, teach-ins and sit-ins on more than 100 college campuses. Our theme will be the Oppression of Women in Islam and the threat posed by the Islamic crusade [????] against the West.”

    Sera présente à ses cotés, entre autres sommités, Ayan Hirsi Ali.

    Contrairement à Wikipedia, Jim Lobe considère David Horowitz comme un extrémiste de droite. Et un habile homme d’affaires :

    According to tax records obtained through the Foundation Center, Horowitz has been the beneficiary in recent years of a number of far-right foundations, including the Allegheny ($575,000 since 2001), Carthage ($125,000) and Sarah Scaife Foundations ($800,000) – all three are part of Richard Scaife’s empire and the Lynde and Harry Bradley Foundation (nearly $1.3 million). The Harry and Jeanette Weinberg Foundation ($475,000) also contributed nearly $500,000 to Horowitz’s enterprises over the same period.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 1er septembre 22:55

    Des peines allégées contre la récitation du Coran à Gaza

    http://videos.tf1.fr/video/

    il faut cliquer sur « info », et prendre le journal de 20 h – vous allez vous regaler.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 2 septembre 00:22, par K.

    - « Dans un Liban miné par les divisions, la France pratique une diplomatie plus réaliste » écrit Georges Malbrunot. Mais :

    Le règlement de l’imbroglio libanais dépend des autres crises régionales. « Or, nous ne pourrons pas assouplir notre position sur le nucléaire iranien dans les prochains mois, prévient-on au Quai d’Orsay, par conséquent, les partenaires iraniens du Liban ont-ils intérêt à des concessions ? Sans doute pas. » En outre, jusqu’où Nicolas Sarkozy laissera-t-il aller son ministre des Affaires étrangères ? Pour Sarkozy, la refondation de l’alliance avec les États-Unis est essentielle. Or, après la guerre en Irak, depuis 2004, celle-ci s’est faite grâce au Liban.”

    - « Les 30 et 31 août 2007 s’est tenue au siège du Parlement européen, à Bruxelles, la Conférence internationale de la société civile pour la paix israélo-palestinienne, organisée par le “Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien” ».

    L’éditorialiste du Haaretz Dany Rubinstein, présent sur les lieux, y a déclaré : « 

    today Israel is an apartheid state with different status for different communities

    ”. Daniel Schwammenthal, journaliste au Wall Street Journal en était abasourdi et a voulu vérifié. Hélas : “I asked him if he really thought Israel was in a state of apartheid and he answered ’yes,’« 

    Le site juif sioniste JTA est furieux et rapporte que la “British Zionist Federation” a annulé l’invitation qu’elle avait adressée à Rubinstein pour une conférence (qui se tient en ce moment meme) sur le “soixantième anniversaire” d’Israel.

    - Aprés les musulmans, après les arabes, c’est la langue arabe elle-meme qui est maintenant terroriste. Le passionant Arouts se dévoue pour nous éclaircir grace à la traduction d’un article du non moins passionant Daniel Pipes dont voici un extrait :

    « Si le départ d’Almontaser [du Khalil Gibran International Academy de New-York] est très positif, il ne change rien au reste du personnel problématique de l’école et répond encore moins aux questions fondamentales posées par une école prodiguant un enseignement en langue arabe – tendance à proposer des contenus islamistes et arabistes, prosélytisme. »

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 2 septembre 01:11, par K.

    Le scandale Rubinstein par le Jerusalem Post.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 2 septembre 08:12, par Pierre

    @K, en France, il y a un peu le même système qu’à Gaza, pour ceux qui suivent la grand’messe de TF1 :

    (…)Mais si la télévision, excepté les proches, est le seul lien avec l’extérieur, quelle représentation peut-on garder de la société ? Au mieux, des tranches de vie, des rencontres, des analyses, du divertissement. Au pire, les informations représentant la tolérance zéro, la survalorisation du travail, l’éloge de la société de consommation, tout ce qui peut marginaliser encore plus ceux qui le sont déjà. Ou encore la télé réalité, une caricature de la vie : quel paradoxe que de regarder une émission comme Loft Story en détention. L’incarcération serait-elle un jeu ? (…) Car les détenus qui peuvent s’exprimer à la télévision le font dans des conditions contraignantes : manque d’habitude (tout comme la plupart d’entre nous) de ce média impressionnant – les réalisateurs se concentreront donc sur ceux qui peuvent s’exprimer clairement. Inquiétude également des retombées de ce qu’ils peuvent dire sur le reste de leur peine. Entrent en jeu surtout les nombreuses contraintes administratives ; par exemple, même s’ils sont d’accord pour être filmés, on est désormais pratiquement systématiquement obligé de masquer le visage des détenus. La prison est un marronnier de la télévision, les détenus de « bons clients ». (…)

    Voir en ligne : devant le miroir

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  • Le scandale Rubinstein 2 septembre 09:46, par Ama Sauce

    J’ai beaucoup aimé l’insertion d’une annonce publicitaire dans l’article du Jerusalem Post renseigné par K.

    On passe ainsi, sans transition, d’un propos de Danny Rubinstein :

    « Today Israel is an apartheid state with different status for different communities. »

    à ceci :

    JPost.com OFFER : Your chance to win a trip to Israel

    Ce qui s’appelle une chance !

    En dépit de quelques redites, je me permets de vous renvoyer à l’article de Ynet, ne fût-ce que pour la remarque de Rubinstein à propos du mur.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 2 septembre 10:38, par Pierre

    Après avoir confessé à la romancière Yasmina Reza qu’il fallait se débarrasser, au plus vite, du Quai d’Orsay et de ses diplomates « qui sont tous des lâches » (sic), et selon la relecture pertinente d’ Uriel Da Costa, il semble bien qu’en fait le Président de notre République par son discours au Quai d’Orsay ait déclaré la guerre aux USA et à leurs alliés.

    « Ces crétins aiment tellement la Palestine qu’ils préfèrent en avoir deux », susurre un autre « lâche »

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 2 septembre 11:21, par K.

    Une expression trouvée sur le site Dedefensa : « l’illégalité légale » : l’illégalité des forts.

    On pourrait aussi dire la légalité illégale : la légalité des faibles.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 2 septembre 12:48

    merci monde diplomatique ; pour ce qu’est du discours de sarkozy : on dirait que c’est Bush en personne qui s’exprime en français ; sauf pour ce qu’est du retrait de ses troupes en Irak ;à propos des autres points invoqués dans son éxposé : rien de nouveaux !!!de ce qu’on connait déjà(terrorisme,islamists…blabla) son éléction est bien sur un choix démocratique légal pour le peuple français ; sauf que ca montre que presque plus que la moitier des français croient les propos de Bush et ses semblables ;monsieur le president vous ne ferait un long feu !!!tout comme Bush dans 2 ans ;on fêtera le départ de Bush ; bon débarra ami de la france

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 2 septembre 15:47, par Daniel

    Le passé pour quoi faire ? Tout exprès pour Guitl et 1er septembre 15:30

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 2 septembre 17:44, par Ana

    Le retour du refoulé : La plus grande synagogue d’Allemagne rouvre ses portes à Berlin – Le Monde du 1.09.07

    Le passé du refoulé : Israël : L’opération de démolition des mosquées après la guerre de 1948 – Haaretz du 17.07.07

    Le présent du refoulé : Mémoire de pierre – CCIPPP du 14.05.05

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 10:22

    Bonjour,

    Pierre vous vous rendez compte de ce que vous dites ?

    Les britaniques n’étaient pas des occupants !

    Les territoires sous mandats faisaient parti des empire coloniaux, et les anticolonialistes voulaient l’indépendence des territoires sous mandats, ( c’est tellement évident, mais, bon, disons le) .

    Pourquoi des paysants arabes ont-ils donc cachés des combatants de la Haganah ?

    Pour chasser l’Anglais !

    Savez vous que l’armée française à rasé des villages en Syrie, ( mandat français ), bombardé un quartier de Damas : vous appelez cela de l’occupation ou une politique mandataire ?

    Je sais que les habitants des pays sous mandat nous considéraient comme des occupants, en tout cas en Syrie.

    Sébastien

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 10:52, par Pierre

    Je m’étonne Sébastien, que vous, qui êtes, par ailleurs, si tatillon en arguties juridiques concernant le bon droit d’Israël, au point parfois d’inventer des lois de votre cru pour justifier tout et n’importe quoi, vous ne soyez pas capable de faire la différence entre une occupation (comme celle d’Israël en Palestine, ou celle des États-Unis en Irak) faite en dénie de légitimité internationale, et un mandat dument voté par la communauté internationale.

    Je crois que vous vous moquez, et qu’en plus, en ne reconnaissant pas le rôle fondateur de la Grande Bretagne dans l’instauration d’un « foyer national juif », vous crachez dans la soupe.

    Apportez la moindre preuve ou le moindre témoignage à vos élucubrations et nous en rediscuterons en attendant le vous renvoie aux éléments que je me suis donné la peine de rechercher pour vous dans les posts précédents, ici, ici, et encore ici.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 10:56

    Bonjour Anna,

    Nous allons avoir un débat de fond, je le sens.

    Parlons des juifs palestiniens, ceux d’avant le sionisme, combien étaient membre du mouvement national palestinien ?

    Voyons leur histoire :

    - 1929 la communauté juive non sioniste de Hébron est massacrée.

    - En 1948 les palestiniens juifs d’avant le sionisme sont chassé de la vielle ville de Jérusalem.

    Ces palestiniens juifs ont été massacré ou expulsé comme les autres juifs !

    Citons Ury Avnery :  » la ou les arabes ont gagné, pas un juifs n’a pu y rester, si les arabes avaient gagné, ce sont les israéliens qui seraient devenu des réfugiés, s’ils avaient survécu. »

    Vous dites : « Les juifs sionistes – vous ne le dites pas – sont autre chose – vous le dites très bien. Ces autre chose n’avaient rien à y faire si c’était pour faire ce qu’ils y ont fait et continuent de faire au moment même où j’écris. »

    Un enfant n’est pas sioniste, sioniste n’est pas une nationalité, par sioniste vous désignez toute une population, du nouveau-né au vieillard.

    Pourquoi ne voulez vous pas dire israélien, plutôt que juif sioniste ?

    Un juif né en Palestine ne pourrait pas se dire palestinien, vous appliquez donc le droit du sang, et vous faites le lien entre juif et nationalité palestinienne.

    Ce « autre chose » n’avait rien à y faire. Vous auriez préféré qu’ils restent dans une Europe qui brûle et gaze les juifs. En cas de victoire vous auriez chassé les juifs car il n’avait rien à y faire. Et vous dites que vous n’aviez jamais voulu jeter les juifs à la mer. A quel moment parlez vous de la cohabitation ?

    Ce n’est pas étonnant que les israéliens soient aussi attaché à leur Etat, se n’est pas étonnant qu’ils se battent avec le sentiment qu’il faut luter ou disparaître.

    Avec ce que vous dites Ana, vous n’aurez aucun partenaire israélien, ni Gush Shalom, ni Warchaski.

    Je reproche au sionisme de ne pas voir le palestinien, mais je reproche à l’antisioniste de ne pas voir l’israélien.

    Sébastien

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 11:40

    Dans le Neguev un village palestinien a caché des militants sionistes recherché par les britaniques, et avait de trés bonnes relations avec le kiboutz voisin. Lorsque les militaire israéliens ont chassé la population de village, les habitants du Kiboutz ont demandé leur retour, en vain.

    Mes sources : le livre « palestine 1947 : un partage avorté » par Dominique Vidal et Alain Gresh.

    C’est vrai que les empires coloniaux ont eut plusieurs statut, rien que pour la France nous pouvons citer.

    - La colonie proprement dite, ( comme la Réunion ).

    - Le protectorat, ( comme la Tunisie ).

    - le département, ( l’Algérie ).

    - le mandat, ( le Liban et la Syrie ).

    Cela n’a rien enlevé au désir d’indépendance de ces peuples. N’avons nous pas occupé la Syrie ?

    Depuis quand Damas est en France ?

    Nous avons bombardé cette ville.

    Depuis quand Jaffa/Tel Aviv sont en Angleterre ?

    Les lois israéliennes reprimant les palestiniens ont été faites en partie par les britaniques, ( comme la détention administrative ).

    Mais c’est vrai, en droit la Palestine comme la Syrie étaient des mandat et non des colonies, qu’est-ce que ca à changé lorsque nous avons bombardé Damas.

    PS : pouvez-vous me dire quelle loi j’ai inventé ?

    Sébastien

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 13:01, par Pierre

    PS : pouvez-vous me dire quelle loi j’ai inventé ?

    Celles-ci :

    « Les lois israéliennes reprimant les palestiniens ont été faites en partie par les britaniques, ( comme la détention administrative ).  »

    Aussi étrange que ça puisse vous paraitre être Palestinien n’est pas un délit.

    C’est un truc uniquement dans votre tête.

    La détention administrative est est une mesure qui s’applique à tous les étrangers dans tous les pays qui font un contrôle de l’immigration depuis les nuit des temps.

    C’est valable pour les Anglais Les Français les Suisses , les Étatusuniens, les Belges

    Excusez-moi de ne répondre qu’aux dernières lignes de votre post, mais tout les rest est du même tonneau.

    En cliquant sur les liens en bleu vous pourrez vérifier mes affirmations.

    Voir en ligne : La rétention administravue en Europe et ailleurs

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 14:00, par Sébastien

    Il y a des centaines de palestiniens détenus sans procés, et cela depuis des mois, et ce n’est pas pour des raisons d’immigration, mais plutôt politique.

    Quand elle combatait l’occupation britanique , la Hagana dénonçait ces détentions administratives, mais aujourd’hui c’est le Gouvernement israélien qui utilise ces lois. C’est ce qu’a fait remarqué Marwan Bargouthi.

    Vous comparez vraiement les centaines de prisonniers palestiniens avec les immigrés clandestin en détention administrative en Europe ?

    Demandez a un palestinien, vous verez que je n’ai rien inventé.

    Sébastien

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 14:37, par Ana

    « Bonjour Anna, Nous allons avoir un débat de fond, je le sens. »

    Non, Sébastien, nous n’allons pas avoir de débat de fond. Cette fois encore, vous n’avez pas bien « senti ». Vos propos sont trop monumentalement idiots – pardonnez-moi ces deux derniers mots qui ne se veulent pas méchants, mais il ne m’en vient pas d’autres.

    Pas une de vos phrases ne tient la route, tout serait à reprendre, longuement. Je n’en ai ni le temps ni l’envie. Vous semblez tenir aux tours de passe-passe, pas moi. Vous pouvez sentir ça ?

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 16:21, par Sébastien

    Vous m’attristez Ana, vous n’arrivez pas à me répondre, vous n’acceptez pas que l’on pense différemment que vous.

    Avez vous conscience que les israéliens existent eux aussi ?

    Comment envisagez vous la cohabitation ?

    Ca me fait peur.

    J’espère que vous lirez : « Palestine 1947 : un partage avorté » par Alain Gresh et Dominique Vidal. Vous saurez que si le Haut Comité Arabe, dirigé par Husseini, avait accepté l’Etat Binational que voulait instaurer les britanniques, le mouvement sioniste aurait implosé.

    A aucun moment il n’y a eut une direction palestiniéne proposant un Etat binational, ils, ( les dirigeants palestiniens ), n’ont pas pu, ou su, avancer une solution intégrant les juifs, soit 1/3 de la population de la Palestine en 1947. Ils n’ont pas proposé clairement en 1947 ce qu’Arafat a proposé en 1968. S’ils l’avaient fait, les sionistes auraient été au pied du mur.

    Vous pensez vraiment que 3 ans après la Shoha, nous aurions accepté que 600000 juifs, voir plus, soit tués ou expulsés ?

    Vous croyez que nous ignorerons ce qui c’est passé à Gush Etzion, et dans la vieille ville de Jérusalem, soit là ou les arabes ont gagné ?

    Comprenez que vous faites peur, et que aucun israélien n’ait crut en 1947 à la cohabitation. Nous avons préféré soutenir les israéliens que voir les juifs à nouveau massacrés. Le rapport de force étant ce qu’il est, il y a eut la Nakba.

    Avez-vous lu Ury Avnery, Alain Gresh, Dominique Vida, ou Leïlla Shaïd ?

    Je reprend Pierre Vidal Naquet, qui était loin d’être sioniste : « Je n’adhère aux principe du sionisme, mais je n’accepterai pas que l’on détruise Israël. »

    Sébastien

    Voir en ligne : Portrait d’un israélien, par Ury Avnery.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 3 septembre 17:37, par Ana

    A Sébastien

    « Vous m’attristez Ana, vous n’arrivez pas à me répondre, vous n’acceptez pas que l’on pense différemment que vous. »

    — Je ne peux rien à votre tristesse, Sébastien. Vous en êtes le maître. Et vous pouvez dire et penser tout ce que vous voulez. Mais vous ne pouvez pas faire tout ce que vous voulez.

    « Avez vous conscience que les israéliens existent eux aussi ? Comment envisagez vous la cohabitation ? »

    — Tout simplement.

    « Ca me fait peur ».

    — Oui, je sais.

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  • Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient 19 septembre 04:59, par Eva la résistante à l’intolérable qu’on nous prépare

    Bonjour, Pour comprendre la situation, rien de mieux que l’article SARKO-SIONISME sur http://evangelizt-poete.over-blog.com , de mon point de vue (de journaliste-écrivain). Je parle régulièrement de la question, et je le ferai de plus en plus, dans mon blog de résistance à l’intolérable (Sarko, Bush, Palestine, médias de complaisance etc) voir http://r-sistons.over-blog.com Amitié, Eva

    Voir en ligne : http://r-sistons.over-blog.com

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Publié dans LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY, LE NOUVEL ORDRE MONDIAL | Pas de Commentaire »

Lettre à Oussama Ben Laden

Posté par issopha le 24 septembre 2007

23 septembre 2007

  

  

Lettre à Oussama Ben Laden

par Alain Gresh


L’Iran, les juifs et l’holocauste

« Tous les lundi à dix heures du soir, les Iraniens se branchent sur la première chaîne de télévision pour regarder la fiction la plus chère jamais réalisée par la télévision publique. Ses costumes des années 1940 et le fait qu’elle se passe en Europe en font un produit à part, très éloigné des fictions normales de la télévision, avec ses femmes en foulard et ses hommes en costumes gris. » Dans un article du Wall Street Journal du 7 septembre, intitulé « Iran’s Unlikely TV Hit. Show Sympathetic to Plight Of Jews During the Holocaust Draws Millions Each Week », la journaliste Farnaz Fassihi décrit le succès d’une fiction consacrée à la souffrance des juifs durant la seconde guerre mondiale. Les 22 épisodes racontent une histoire d’amour entre un musulman irano-palestinien et une juive française. Le premier sauve la seconde des camps nazis et, grâce à l’aide de diplomates iraniens, obtient des passeports et permet à sa belle et à sa famille de se réfugier en Iran.

Selon la journaliste, le but de cette série, pour le gouvernement, est de faire une distinction claire entre sa position à l’égard des juifs (qui sont acceptés et qui vivent dans la société iranienne sans problèmes) et son refus d’Israël.

Sur le débat concernant les positions iraniennes, on pourra se reporter à deux précédents envois, « Génocide, négationnisme et Israël » et « L’exposition des caricatures de la Shoah de Téhéran »

Barrages en Cisjordanie

Depuis plusieurs mois, régulièrement, à chaque rencontre avec des responsables étrangers, un ministre israélien annonce que son pays va alléger les barrages qui rendent impossible la vie quotidienne en Cisjordanie, empêchent les gens d’aller à leur travail, les étudiants d’aller à l’université, les malades de rejoindre les hôpitaux. A chaque rencontre, la presse rend compte de l’imminence de ces mesures imminentes, sans rappeler qu’elles ont déjà été annoncées maintes fois et jamais mises en œuvre. Dans le quotidien israélien Haaretz du 21 septembre, Avi Issacharoff publie un article « UN : Israel has added dozens of new roadblocks in West Bank ». Le journaliste publie les conclusions du bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, qui révèle que le nombre de barrages (roadblocks) a atteint 572, une augmentation de 52% par rapport aux 376 barrages qui existaient en août 2005. Durant les deux derniers mois seulement, 40 barrages supplémentaires ont été édifiés.

Lettre à Oussama Ben Laden

Depuis quelques jours, une importante polémique anime les sites musulmans sur Internet. Le cheikh saoudien Salman Al-Awdah a envoyé une lettre à Ben Laden à l’occasion du Ramadan. On trouvera le texte de cette lettre en arabe et en anglais, ainsi qu’un résumé en français sur le site d’Al-Awdah, islam today. Cette lettre a aussi été lue sur le programme quotidien qu’anime Al-Awdah durant le mois de ramadan sur la chaîne MBC.

Que dit cheikh Salman à son « frère Oussama » ? (j’ai effectué la traduction à partir de l’anglais) :

« Combien de sang as-tu versé ? Combien d’enfants, de femmes et de vieux innocents ont été tués, mutilés, expulsés de leurs foyers au nom d’Al-Qaida ? Seras-tu content de rencontrer Dieu avec ce lourd fardeau sur tes épaules ? C’est incontestablement un lourd fardeau, au moins des centaines de milliers de personnes, pour ne pas dire des millions. »

Après avoir expliqué que l’islam est contre la violence exercée sur n’importe quelle créature, il poursuit :

« Qui est responsable de tous ces jeunes musulmans qui sont encore dans la fleur de leur jeunesse, avec tout le zèle de leur âge, et qui se sont engagés sur un chemin dont ils n’ont aucune idée de là où il va les mener ? »

« L’image de l’islam aujourd’hui est salie. Des gens expliquent à travers le monde que l’islam enseignerait que ceux qui n’acceptent pas la religion doivent être tués. Ils disent aussi que ceux qui suivent les enseignements salafistes tuent les musulmans qui ne sont pas d’accord avec eux. »

« Pourtant, la réalité de l’islam est que notre Prophète (la paix soit sur lui) n’a pas tué les hypocrites traîtres qui étaient autour de lui bien qu’Allah lui ait révélé qui ils étaient et aussi qu’ils étaient destinés à finir au plus profond de l’enfer. Pourquoi a-t-il retenu son bras ? « Je ne veux pas que l’on puisse dire que Mohammed a tué ses compagnons ». »

« Frère Oussama, ce qui s’est passé le 11-Septembre – des crimes que nous avons condamné dès le premier jour – était le meurtre de quelques milliers de personnes, sans doute un peu moins que trois mille. C’est le nombre de personnes mortes dans les tours et dans les avions. En revanche, les prêcheurs musulmans – qui restent inconnus et méconnus – ont réussi à guider des centaines de milliers de personnes vers l’islam. (…) Est-ce qu’il n’y a pas une différence évidente entre celui qui tue et celui qui guide ? »

« Notre seigneur nous a dit : Quiconque tue une personne non convaincue de meurtre ou de dépravation sur terre est à assimiler à un meurtrier de tout le genre humain. Quiconque fait revivre une personne doit être considéré comme ayant fait revivre tout le genre humain ! (Le Coran, V, 32) »

(…)

« Frère Oussama, qu’avons-nous à gagner de la destruction de nations entières – ce dont nous sommes témoins en Afghanistan et en Irak ? (…) Le cauchemar de la guerre civile qui règne désormais en maître en Afghanistan et en Irak n’apporte aucune joie aux musulmans. »

(…)

« Qui est responsable, frère Oussama, de la promotion de la culture de l’excommunication (takfir) qui a déchiré des familles et a amené des enfants à traiter leurs parents d’infidèles ? Qui est responsable de répandre une culture de la violence et du meurtre qui a amené les gens à verser le sang de leurs proches de sang froid (…) ? »

« Qui est responsable pour les jeunes gens qui quittent leur mère en pleurs ; qui abandonnent leurs femmes ; dont les enfants se réveillent chaque jour en demandant quand leur père sera de retour ? Quelle réponse peut-on leur donner, alors que leur père peut très bien être mort, avoir disparu sans que personne ne connaisse son sort ? »

« Qui est responsable de la chasse lancée par les gouvernements occidentaux contre les associations charitables (musulmanes) à travers le monde et qui prive les orphelins, les pauvres, les nécessiteux de nourriture, d’éducation et d’autres besoins essentiels ?Qui est responsable, frère Oussama, du fait que les prisons du monde musulman soient remplies par nos jeunes, une situation qui ne peut qu’alimenter l’extrémisme, la violence et le meurtre dans nos sociétés ? »

Ce qui fait l’importance de cette lettre, c’est la personnalité de son signataire, Salman Al-Awdah, son histoire et sa place dans le mouvement islamiste. Je l’ai rencontré lors d’un voyage en Arabie saoudite, et voilà ce que j’écrivais à l’époque dans un article du Monde diplomatique de février 2006, intitulé « Kaléidoscope saoudien » :

« Mobilisés d’abord contre l’ennemi soviétique ou américain, certains [cheikhs musulmans] se sont retournés contre le régime saoudien, surtout après l’appel que le royaume a adressé aux troupes américaines, en août 1990, pour faire face à l’Irak. Depuis, le débat sur le djihad, sur la place de l’islam, sur l’extrémisme s’est intensifié. En particulier à partir de mai 2003, depuis que le royaume lui-même a été visé par une vague d’attentats. Au sommet de l’OCI, qui s’est tenu à La Mecque les 7 et 8 décembre, et qui a consacré le succès personnel du nouveau roi Abdallah, une déclaration a mis en valeur l’islam comme religion du centre (wassatiyyah), qui rejette « les surenchères, l’extrémisme et l’étroitesse d’esprit ». »

« Plus que tout autre, le cheikh Salman Al-Awdah, l’un des prédicateurs les plus populaires du pays, incarne cette évolution. Son émission quotidienne sur la chaîne satellitaire MBC, durant le mois de ramadan, a connu un immense succès, d’autant qu’elle ne se résumait pas aux prêches, mais qu’elle abordait aussi des thèmes plus larges, plus intimes, plus personnels, comme la beauté. Elle a d’ailleurs suscité quelques critiques venues des milieux conservateurs. Le cheikh nous accueille devant le seuil de sa maison, au retour de la prière du ‘asr (début d’après-midi) qu’il a dirigée dans la mosquée voisine. Dans le hall, ses trois jeunes enfants suivent les cours d’un précepteur : « L’éducation est la chose la plus importante », commente-t-il. Dans son bureau meublé de manière sommaire, un tapis de prière, une bibliothèque, quelques illustrations d’arbres au mur. »

« Il se dégage un charisme certain de cet homme qui offre le café non torréfié, des dattes et des chocolats – « la tradition et la civilisation », précise-t-il en souriant. Le cheikh Al-Awdah est l’un des artisans de la Sahwa (« réveil »), un mouvement qui, à la fin des années 1980 et durant les années 1990, renouvela l’islam et lui permit d’occuper une position hégémonique, notamment face aux « libéraux » et aux partisans du « modernisme », qui semblaient triompher au début des années 1980. »

« Avec la crise du Golfe de 1990-1991, les controverses se déplacent du champ culturel au champ politique. Désormais, ce sont la relation avec les Etats-Unis et la situation intérieure du royaume qui mobilisent ce courant islamique. Le cheikh Al-Awdah sera finalement arrêté en 1994, et il passera cinq années en prison (sur cet épisode, vous pourrez lire « Fin de règne en Arabie saoutie », Le Monde diplomatique, août 1995, disponible sur le cédérom du mensuel). Est-ce le contrecoup de sa détention, la dérive suicidaire des islamistes djihadistes, les attentats du 11 septembre 2001, les ouvertures du prince héritier Abdallah, bien avant son accession au trône ? Quoi qu’il en soit, tout en restant profondément attaché au dogme, le cheikh évolue, ses prêches se font plus nuancés. Il dénonce ainsi les lectures guerrières que certains font de la religion : « Les relations avec les non-musulmans sont fixées dans le Coran, mais parfois les gens simples ne savent pas lire ou ne connaissent pas le contexte. Ainsi, dans la sourate intitulée Muhammad, on peut lire au verset 4 : “Lorsque vous rencontrez (laqiytoum) les impies, tranchez-leur le cou jusqu’à la reddition.” Mais on ne peut comprendre ce passage en dehors de son contexte, qui est le combat. Ici, laqiytoum ne signifie pas “rencontrer” mais “combattre”. D’autre part, rappelons-nous l’histoire de l’islam. Du temps du Prophète (la bénédiction d’Allah soit sur lui), les musulmans subissaient des agressions, mais ils avaient un guide, ils ne cherchaient pas la revanche, car c’était contraire à l’enseignement de l’islam. Savez-vous combien de morts ont faits les combats durant les vingt-trois années de sa prédication ? Deux cent cinquante à trois cents, en vingt batailles. Aujourd’hui, la moindre escarmouche fait bien plus de victimes. » »

« Le cheikh Al-Awdah a participé, en juillet 2003, au premier dialogue national voulu par le prince héritier Abdallah (devenu roi depuis). Il y a rencontré des dirigeants religieux chiites devant les caméras, un geste courageux puisque de nombreux sunnites considèrent les chiites comme des hérétiques, voire des non-musulmans. »

Répondant à certaines critiques qui lui ont reproché le caractère tardif de sa prise de position contre Ben Laden, Al-Awdah a expliqué au quotidien saoudien Al-Chark Al-Awsat (site du journal, 17 septembre) :

« J’étais parmi les premiers à condamner les attaques du 11-Septembre et parmi les premiers à condamner les actes de violence dans beaucoup de pays musulmans, et en premier lieu en Arabie saoudite. » Il a ajouté qu’il y avait un groupe de jeunes dirigeants religieux qui n’avaient pas condamné ces actes de violence, bien qu’ils y étaient opposés. La raison en était qu’ils avaient peur que leur condamnation serait utilisée par d’autres parties, mais Al-Awdah a insisté sur la nécessité de condamner tous ces actes de violence « de manière claire et cohérente ».

Dans le International Herald Tribune du 22 septembre, Fawaz A. Gerges, auteur de plusieurs livres sur l’islamisme djihadiste, publie une tribune « His mentor turns on bin Laden » consacrée au sujet.

Enfin, cela doit nous rappeler la nécessité de prendre au sérieux tous ces débats, de ne pas les réduire à quelques phrases tirées de tel ou tel discours de Ben Laden. On lira avec intérêt la traduction de la préface du livre de Bruce Lawrence paru chez l’éditeur Verso, du livre Messages to the world. The Statements of Osama bin Laden et publiée sur le blog de Pascal Ménoret « Ethnographie politique de l’Arabie saoudite ».

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30 commentaires

  • Lettre à Oussama Ben Laden 23 septembre 15:12, par K.

    - Marty Martin :

    « Dans ces temps de tension et de terrorisme, les agitateurs se plaisent à relever, dans les livres de l’autre – Le Coran, l’Ancien et le Nouveau Testament -, les textes les plus durs et terrifiants. Il est malhonnête et toujours aliénant de laisser entendre qu’il n’y a que violence dans l’autre croyance. Je n’ai jamais rencontré de juif ou de chrétien qui pense que les textes des livres de la « Guerre Sainte » de Josué et « Juges » (ou bien essayez I Samuel 15) – qui autorisent et même recommandent le génocide – sont l’essence du judaïsme et du christianisme. Le message suprême des Ecritures de ces deux confessions est un message de paix et de guérison. Celui du Coran aussi. »

    - Islam et violence par John Esposito.

    - Y a-t-il une violence légitime ? par John Esposito.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 23 septembre 16:02, par Pierre

    Qui fait peur ?

    Ben Laden est de plus en plus présenté comme l’épouvantail de Bush, il fait partie intégrante, de la personnalité du président des États-Unis, et nul ne sera surpris s’il disparait avec G.W. après les élections :

    La semaine du 11 septembre est, chaque année, l’occasion d’agiter le Ben-Laden en épouvantail

    L’épouvantail Ben Laden est devenu la clef de la propagande du lobby militaro-industriel.

    Ben Laden est l’épouvantail qui sert aux usa d’excuse pour pouvoir faire ce qu’ils veulent dans le monde, sans avoir besoin de dictateurs comme pions : la vie des Afghans a-elle vraiment changé depuis que les Américains sont chez eux ?

    Les néoconservateurs ont immédiatement saisi l’occasion de ces deux déclarations (Ben Laden, Zarqawi ) consécutives pour agiter l’épouvantail du terrorisme, au moment même ou les sondages indiquent que la popularité de Bush approche celle de Nixon pendant le Watergate.

    Combien de personnes ont manifesté contre Ben Laden ?

    Hier 10.000 manifestants à Berlin ont manifesté contre les mesures hyper-sécuritaires de Wolfgang Schäuble.

    Wolfgang Schäuble fait peur.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 23 septembre 18:40, par K.

    Aux différentes manipulations de l’administration américaine énumérées par Pierre, il faut ajouter celle relevée, entre autres, par Paul Rogers : La première composante [de la stratégie actuelle de l’administration Bush] est de présenter une insurrection complexe en Iraq comme une simple guerre contre al-Qaida.

    Dernier exemple en date, l’élimination d’Abou Richa qui aurait été tué par des membres d’AQ, alors que la résistance irakienne l’avait dans le collimateur.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 23 septembre 19:07, par K.

    Dans les deux derniers mois seulement, 40 barrages supplémentaires ont été édifiés

    Et pendant ce temps, Abou Mazen (Mahmoud Abbas), le “Leader marionnette” comme l’appelle Gideon Levy, reste droit dans ses bottes contre les ennemis de la civilisation du Hamas.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 00:24, par ahmad

    Salam

    OU est le courage de tout ces savants musulmans pour dénoncer ce que vivent les palestiniens ?

    Salam

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    • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 20:22, par Souleymane

      Merci. Hier je me suis fais cassé la guelle de manière arbitraire par des gendarmes. Quand j’ai parler de porté plainte on m’a encore frappé et dit : Tu veux porter plainter. OK ! Nous on a trouvé de la drogue sur toi. Tu es étranger ici au sénégal en plus tu ose parler. Alors j’ai éprouvé de la peine pour les palestiens qui subissent pire depuis des décénies .

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 03:38, par saintyves

    Bonsoir

    Les palestiniens « oubliés » ou laissés pour compte, par la communauté internationale gouvernante, complice par son silence assourdissant, face à un état terroriste, Israel, continuent depuis un demi siecle de souffrir le martyre, les crimes de guerre contre ce peuple revettent tous les aspects possibles et immaginables des crimes de guerre, comdannables dans les textes de toutes les lois et conventions internationales, mais seulement quand il ne s’agit pas des crimes israeliens, qui eux sont occultés, en faveur d’autres critères, « terrorisme », « sécurité d’israel », menace existentielle « virtuelle » de l’état sioniste, que de raisons invoquées ici et là pour justifier ces crimes contre l’humanité restés impunis …

    En 1921, Albert Einstein disait : « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal(Israël), mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire(Nous) ».

    A.G a signé un article dans le Diplo de juillet 2007 « Comment le monde a enterré la Palestine« , avec un titre aussi significatif, appuié par la recente decision du gouvernement israelien de déclarer « Gazza entité ennemie » on ne peut que constater , et déplorer encore ce cilence complice de la « communauté internationale gouvernante » face aux agissements de l’état d’Israel …

    L’intervention du Secrétaire général adjoint aux affaires politiques arrive fort à propos, à l’heure même ou Israël brandit des menaces de nouvelles sanctions et déclare Gaza entité hostile. Avant de faire savoir la position de l’ONU à ce propos Pascoe n’a pas oublié de renvoyer la balle aux militants du Hamas et aux tireurs de roquettes à l’endroit des populations civiles israéliennes.

    Quant à la position de l’ONU vis-à-vis des menaces de sanctions, de coupure de l’eau et de l’électricité par les israéliens à Gaza, de l’interdiction de fournir du carburant, de la fermeture des passages d’entrée et de sortie, Lynn Pascoe a confirmé que si ses sanctions entraient en force, Israël violerait ses obligations envers les populations civiles palestiniennes, conformément aux lois humanitaires internationales.

    Le 1,5 million et demi d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards qui vivent à Gaza ne doivent pas selon le responsable onusien faire les frais des agissements inacceptables des militants extrémistes du Hamas.

    Ce qui m’intrigue dans cette afaire de silence de la comunauté internationale gouvernante, et de l’impunité dont jouit Israel, c’est le

    pourquoi ?,

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 07:29, par Pierre

    Ne pas laisser l’Iran rayer Israël de la carte à coup de bombes atomiques :

    Les US voit aussi d’un mauvais œil le projet de construction d’un pipeline Irak Iran et le choix du lieu de cette nouvelle base militaire US pourrait intervenir pour saboter la coopération des deux pays en matière d’exploitation pétrolière mais aussi pour développer la construction d’autres bases le long de la frontière Irak Iran pour mener des attaques à l’interieur de l’Iran sous pretexte de mettre fin aux trafics d’armes et/ou à l’entraînement de militants shi’ites irakiens par les Gardiens de la Révolution Iranienne. Ces attaques à l’intérieur du territoire iranien font partie du plan général d’attaque US contre l’Iran, la phase suivante de l’escalade, après d’éventuelles représailles iraniennes (possible blocage du détroit d’Hormuz), devant consister en des attaques aériennes massives contre des cibles militaires, pétrolieres et, scénario le plus noir, des attaques nucléaires contre des installations civiles nucléaires iraniennes. Washington pousse les britanniques à déployer une partie de leurs 5000 soldats, notamment ceux qui se sont recemment retirés de Basra, le long de la frontière avec l’Iran. A Londres, la proposition n’enchante guère et serait même sujette à tension entre l’administration Bush et Brown le premier ministre britannique, car les britanniques craignent de se retrouver embarqués dans le chaos d’une nouvelle guerre, cette fois avec l’Iran. (Nouvelle base militaire US près d’un champ pétrolifère en Irak par Sarah Meyer)

    … et priver l’Irak d’une démocratie bien méritée :

    Du côté américain, on voit de plus en plus l’enlisement irakien comme une conséquence des manoeuvres iraniennes, et Téhéran comme une partie du problème. George Bush, affaibli politiquement par l’Irak, reste un président sûr de sa mission historique. Il a annoncé à plusieurs reprises son intention de régler la question du nucléaire iranien avant la fin de son mandat. (Bush et Ahmadinejad dans une logique d’affrontement par Adrien Jaulmes)

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 10:53, par Guitélé

    (Yves)

    Il appuie son argumentation de dénigrement du sionisme sur des citations de Albert Einstein. Totalement tronquées, dans la mesure où ces dernières datent de 1929. Epoque où le rêveur pacifiste émettait une opinion bercée par de douces illusions sur la grande fraternité humaine dont il allait bientôt pouvoir, en tant que Juif, mesurer toute l’inanité. Le rappel à l’ordre fut brutal. Il date de l’accession au pouvoir de Adolf Hitler en 1933.

    Chassé d’Allemagne pour raisons raciales, Albert Einstein comprit l’étendue de son erreur et devint, dès lors, un fervent défenseur du sionisme.

    …/… Il occulte tous les discours d’Albert Einstein, toutes ses prises de position qui allaient s’affirmer de plus en plus éloquemment en faveur du sionisme. Notamment pendant la deuxième guerre mondiale, lorsque le leader palestinien arabe, Fayçal Husseini, Grand mufti de Jérusalem, se rendit en 1942 à Berlin pour s’entretenir avec Adolf Hitler afin de mettre à profit l’avancée de l’Afrika Korps du maréchal Rommel aux portes d’ l’Egypte, pour étendre la « solution finale » à l’ensemble de la communauté juive de Palestine.

    La victoire providentielle du maréchal Montgomery à El Alamein mit fin aux sombres desseins (déjà) de la communauté arabe palestinienne qui, par la suite, n eut de cesse de tenter de trouver d’autres alliés aussi peu recommandables qu’Adolf Hitler. Citons Saddam Hussein, l’ineffable Kadhafi, les dirigeants syriens père et fils, sans oublier le dernier en date, l’iranien Ahmadinejad. Belle brochette à laquelle Nico Hirtt accorde toute sa compassion.

    …/…

    Et puisque Nico Hirtt conclut son article sur une citation d’Albert Einstein datant d’avant l’avènement des années noires du nazisme, mettons cet enseignant ( ?) devant une réalité qu’il prend bien soin de camoufler aux lecteurs de La Libre Belgique. A savoir qu’après le décès de Haim Weizmann, premier président de l’Etat d’Israël, le Premier ministre, David Ben Gourion, secondé par son gouvernement, en reconnaissance au dévouement témoigné par Albert Einstein à la cause sioniste, lui proposa d’occuper ce poste de président. Albert Einstein, déjà âgé et peu enclin à se consacrer à une fonction d’homme public, aussi prestigieuse et honorifique soit-elle, préféra finir sa vie bien remplie en temps que chercheur et professeur. Tout en ayant de cesse de continuer à témoigner jusqu’à sa mort de sa profonde affection à l’Etat d’Israël.

    Lazard PEREZ. Coprésident du comité belge pour la préservation des camps d’Auschwitz – Birkenau. Ancien président du Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique (C.C.O.J.B.)

    http://membres.lycos.fr/lesogreslemans/article.php3 ?id_article=22

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 11:11, par guitl

    Ce que l’on peut dire, avec le recul, Yves, c’est que Einstein, contrairement à Zweig, n’a pas succombé au pacifisme ; il ne s’est pas suicidé, au désespoir de s’être trompé.

    Il a su faire un retour sur lui même (téchouva) et a légué ses archives à l’université hébraïque de Jérusalem. Drôle d’attitude pour un antisioniste, n’est-ce pas ?

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 13:09, par Pierre

    contrairement à Zweig, n’a pas succombé au pacifisme ; il ne s’est pas suicidé, au désespoir de s’être trompé.

    et aussi contrairement à Hitler, Gœring, Gœbbels, et bien d’autres.

    Vous ne savez rien Guitl ni du Suicide de Stephan Zweig, ni du suicide de tant d’autres écrivains.

    Tout ce que vous savez faire, Guilt, c’est rabâcher sans les comprendre les éructations d’une propagande imbécile.

    Pour information, c’est la guerre qui tue, ce n’est pas le pacifisme.

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  • mauvais interlocuteur ? 24 septembre 13:43, par coco_des_bois

    Qui ignore encore que Ben Laden n’a jamais revendiqué le 11 septembre et que de fait il n’est pas recherché pour ça ?

    Article intéressant mais un peu à côté de la plaque par endroits.

    Le commentaire de Pierre est tout à fait sensé à mon avis.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 14:25, par Guitl

    Pierre, c’est très drôle ; votre article suggère que Zweig se serait suicidé parce qu’il ressentait les atteintes de l’âge, mais je vous informe que nous sommes nombreux dans ce cas. Et bien vivants.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 14:29, par SE

    Les dirigeants occidentaux se plaisent à condamner l’Iran qui selon eux tente de se doter de l’arme nucléaire. Or, l’AIEA qui est chargée de donner un avis d’expert sur ce sujet refuse toute récupération de cette affaire et tente tant bien que mal de modérer les velléités guerrières américaines (et françaises !).

    Pourquoi personne parmi les dirigeants occidentaux ne veut laisser l’AIEA décrire exactement les motifs potentiels de discordes ?

    L’Iran est 3 fois plus vaste et 4 fois plus peuplé qu’Irak. Une implosion aurait des conséquences destructrices bien plus importantes que celles dont nous sommes les témoins impuissants en Irak aujourd’hui.

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-958309@51-943359,0.html

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 14:32, par Pierre

    Guilt, il suggère surtout que le suicide est une affaire beaucoup trop personnelle pour être instrumentalisée par quiconque.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 15:11, par Ana

    « Il a su faire un retour sur lui même (téchouva) et a légué ses archives à l’université hébraïque de Jérusalem. Drôle d’attitude pour un antisioniste, n’est-ce pas ? » – Guitl

    D’autant plus drôle que faire téchouva signifie, pour le judaïsme, un retour à la religion et aux pratiques religeuses (juives), dans lequel l’état d’Israël ne joue aucun rôle et les archives d’Einstein non plus.

    Je profite de cette mise au point pour signaler que l’article de Gideon Lévy mentionné par K. « Leader marionnette » est traduit en français : « Un dirigeant fantoche » et que Mahmoud Abbas en prend pour son grade.

    Je viens de lire dans le Nouvel Obs que dans un nouveau « geste de soutien au président Mahmoud Abbas » , le gouvernement israélien a approuvé la libération de 90 prisonniers palestiniens. Israël avait déjà libéré 255 Palestiniens en juillet – tout le monde l’a su – mais rares sont ceux qui ont su qu’au même moment, Israël avait arrêté en deux semaines plus de Palestiniens qu’il ne prétendait en libérer, ou qu’Israël a arrêté 450 Palestiniens au mois d’août (en plus du gros 11 000 qui croupit dans les geôles ou les camps sous tente en Israël), ou encore qu’il vient tout juste d’en arrêter 22 autres – histoire de remplacer les 90 dont toute la presse parle, avec une confortable avance dans le renouvellement.

    Il n’y a pas que les fausses levées des barrages qui font manchette dans la presse, en « geste de soutien à Mahmoud Abbas. »

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 15:21, par Ana

    « Il a su faire un retour sur lui même (téchouva) et a légué ses archives à l’université hébraïque de Jérusalem. Drôle d’attitude pour un antisioniste, n’est-ce pas ? » – Guitl

    D’autant plus drôle que faire téchouva signifie, pour le judaïsme, un retour à la religion et aux pratiques religeuses (juives), dans lequel l’état d’Israël ne joue aucun rôle et les archives d’Einstein non plus.

    Je profite de cette mise au point au point pour signaler que l’article de Gideon Lévy renseigné par K. « Leader marionnette » est traduit en français : « Un dirigeant fantoche » et que Mahmoud Abbas en prend pour son grade.

    Je viens de lire dans le Nouvel Obs que dans un « nouveau geste de soutien au président Mahmoud Abbas », le gouvernement israélien a approuvé la libération de 90 prisonniers palestiniens. Israël avait déjà libéré 255 palestiniens en juillet – tout le monde l’a su – mais rares sont ceux qui ont su qu’Israël avait arrêté en deux semaines plus de Palestiniens qu’il n’en avait libéré, ou qu’Israël a arrêté 450 Palestiniens au mois d’août (en plus du gros 11 000 qui croupit dans les geôles ou les camps sous tente en Israël), ou encore qu’il vient tout juste d’en arrêter 22 autres, histoire de remplacer, avec une confortable avance dans le renouvellement, les 90 dont parle la presse.

    Il n’y a pas que les fausses levées des barrages qui font manchette dans la presse, « en geste de soutien à Mahmoud Abbas ».

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 15:44, par saintyves

    Bonjour

    @Guitl

    Ce que l’on peut dire, avec le recul, Yves, c’est que Einstein, contrairement à Zweig, n’a pas succombé au pacifisme ; il ne s’est pas suicidé, au désespoir de s’être trompé.

    Mon poste traite de l’impunité de l’état terroriste Israel pour les crimes de guerre qu’il commet sur le peuple palestinien, avec la complicité et la bénédiction de la « communauté internationale gouvernante », et treve de diversion, tes Zweig et compagnie tu les reserveras à un blog sur la literrature.

    Les horreurs quotidiennes qui nous viennent d’Irak ont eu pour conséquence qu’une majorité de gens aux Etats-Unis s’oppose à la guerre que Bush livre là-bas. Pendant ce temps, la crise humanitaire qu’Israël a créée dans les Territoires Occupés n’est pas entrée dans le champ du radar de la plupart des Américains. Par Marjorie Cohn,

    le brouillage « anti-radar » des medias sionistes n’a pas d’egal !!!

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 16:04, par saintyves

    Le vice-président des Etats-Unis, Dick Cheney, aurait envisagé de demander à Israël de lancer des missiles contre le site nucléaire iranien de Natanz pour provoquer des représailles de Téhéran et obtenir ainsi un prétexte pour que l’armée américaine frappe à son tour, écrit dimanche l’hebdomadaire Newsweek.

    cite une depeche du Monde du 23 sep, l’oncle Sam ne serait il pas entrain d’envoyer au suicide un allié devenu encombrant ?

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 17:07, par Pierre

    @ Guilt, à propos suicide obligé des antisionistes.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 17:59, par guitl

    Ana, vous voulez organiser un pilpoul ? « Il a su faire un retour sur lui même (téchouva) et a légué ses archives à l’université hébraïque de Jérusalem. Drôle d’attitude pour un antisioniste, n’est-ce pas ? » – Guitl

    D’autant plus drôle que faire téchouva signifie, pour le judaïsme, un retour à la religion et aux pratiques religeuses (juives), dans lequel l’état d’Israël ne joue aucun rôle et les archives d’Einstein non plus.

    La première signification biblique du mot Téchouva est « retour ». Mais cette signification première s’est perdue au cours du trop long exil d’Israël pour laisser la place à la signification individuelle de repentir.

    Techouva veut dire retour, si vous êtes religieuse ce sera un retour vers D.ieu, sinon retour en vous même.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 18:08, par guitl

    Une riposte militaire de l’Iran aurait donné à Washington un prétexte pour lancer à son tour des frappes aériennes, écrit Newsweek.

    Mais enfin, Saint-Yves, des sources non identifiés, des âneries monumentales, Le Monde n’a rien d’autres à se mettre sous la dent ? Qu’Israël prenne un tel risque pour donner un prétexte ou deux aux américains ? mais il faudrait être fou !

    Les israéliens préfèrent compter sur eux même, et ne pas confier leur sécurité à leurs amis américains.

    Déjà ils avaient promis de ne pas rétorquer aux scuds lors de la guerre du Golfe, c’était beaucoup.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 18:13, par apol

    Guilété,

    L’idée que Einstein serait « un fervent défenseur du sionisme » que vous présentez m’a fait peur. Est-ce que ce grand génie, défenseur de la paix pourrait être à ce point mal informé ou hypocrite à point de défendre cette entreprise criminelle ? Heureusement je trouvé Albert ceci (Eistein’s Letter to New York Times Dec. 4, 1948 ), que bien que ne soit pas une critique du principe du sionisme, est au moins une critique vigoureuse des pratiques utilisées. J’ai appris aussi qu’il était au courant de Deir Yassin…

    Vous pouvez peut-être me dire si cette lettre a vraiment existé ou si c’est une invention du net…

    apol

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 18:21, par Pierre

    Pourquoi est-il urgent de discréditer Ahmadinejad

    « Dans les relations internationales aujourd’hui, la bombe atomique ne sert à rien. Si elle était utile, elle aurait évité la chute de l’Union soviétique, si elle avait une quelconque utilité, elle aurait réglé le problème qu’on les Américains en Irak. Le temps de la bombe est passé », ajoute le leader iranien dans cet entretien. « Vous devez comprendre que nous n’avons pas besoin d’une bombe atomique. Quel besoin avons-nous d’une bombe ? », ajoute-t-il, selon une retranscription écrite de l’entretien télévisé. « Il est faux de penser que l’Iran et les Etats-Unis se dirigent vers la guerre. Pourquoi dire cela ? pourquoi devrions-nous aller à la guerre ? », poursuit le président iranien.

    « Notre programme est très transparent. Nous sommes sous la supervision de l’Agence (internationale de l’énergie atomique, AIEA). Tout est sur la table. Nous n’avons rien à cacher », dit-il, en ajoutant : « nos activités sont très pacifiques ».

    Ahmadinejad : « la bombe atomique ne sert à rien »

    Le vrai visage terrorisme.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 18:55, par Guitl (Guitele)

    Einstein râle contre le Herut, parti de Menahem Begin (zal) et de ses pratiques.

    Certains seraient bien inspirés de critiquer les dérives mafieuses et fascistes qui existent également chez certains arabo-musulmans, mais tout le monde n’est pas Einstein. Qui n’était pas le seul signataire juif, mais avouez que nous sommes un peuple exceptionnel.

    Einstein avait une haute idée du Peuple Juif, sinon, il n’aurait pas pris la peine de protester.

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 19:22, par K.

    L’article du Newsweek révélé par saintyves, inspire à Paul Woodward, du site War in Context la réflexion suivante (il faut préciser que les auteurs de l’article du Newsweek, Dan Ephron et Mark Hosenball « comprennent tout à fait Israel, dans la mesure ou l’Iran a menacé d’effacer Israel de la carte ») :

    “Comme le Newsweek l’indique, « la question pourrait ne pas être de savoir si l’Amérique est prête à attaquer, mais si Israel l’est. » [Puisque chez les militaires américains aussi bien Sam Gardiner, aujourd’hui à la retraite, que William Fallon, l’actuel chef des armées en Irak, on estime qu’il vaut mieux pour l’Amérique éviter la guerre] Si elle l’est, l’Amérique est-elle prête à devenir la procuration d’Israel ?”

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 19:46, par saintyves

    @ Guitl

    Je ne sais pas si les israeliens sont conscients des consequences qu’ils peuvent encourir dans une aventure contre l’Iran, en tout cas leur excès de confiance leur a couté une cuisante defaite devant le Hizb, et une humiliation sans precedent dans l’histoire sioniste, malgré le nombre de victimes civiles qu’ils ont masacrés (1300 morts dont un tier d’enfants), et je me demande par quel miracle un tel crime est resté impuni, comme si les libanais ont effectué un suicide collectif, que l’infrastructure du pays a ete rasé par une invasion extraterrestre, etc…, il faut etre vraiment « hyperpuissant » pour echapper à la punition apres un tel crime, Israel état de 6 million d’ame l’est il ?

    L’état en tant que tel ne l’est pas, mais le sionisme en tant que puissance occulte et mafieuse internationale possede le pouvoir de faire des miracles, tous les crimes d’Israel sont ainsi, « exusés », « effacés, « oubliés », « occultés », voire meme recompensés … je ne comprend pas ce qui arrive au monde, je suis deboussolé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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    • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 20:48, par Souleymane

      en tout cas leur excès de confiance leur a couté une cuisante defaite devant le Hizb, et une humiliation sans precedent dans l’histoire sioniste.

      Je crois qu’on doit éviter ces genres d’allégations. Pendant l’avant dernière guerre en Tchetchenie contre les Russes. On a commenter aussi celle ci comme une humiliation des russes. Quelques années on a vu Poutine débarquer avec son artillerie lourde. Résultat : Bonbardements de civils, Capitale rasées, femme emprisonnées et violées etc…

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 20:20, par l’enfant noir

    quelque soit la puissance de l’etat d’Irael, qui est avouons le depuis sa defaite au Liban remise en cause , il sera mieux pour ce petit pays a la grosse gueule de plutot negocier la paix avec ses freres et voisins bien que ceux-ci soient musulmans.

    tout le monde est convaincu aujourd’hui que l’Israel n’est plus cette superpuissance des annees 70-80 , ce qui veut dire il ne fait plus aussi peur qu’auparavant, et si cette petite nation insolante bien qu’elle soit l’alliee de toutes les grandes puissances se lance encore dans une guerre contre les pays arabes la defaite qu’elle recevra sera dix milles fois pire que contre le herzbola…

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  • Lettre à Oussama Ben Laden 24 septembre 21:57, par K.

    Pouvons nous espérer que l’équivalent civil du cheikh saoudien Salman Al-Awdah, puisse envoyer aujourd’hui une lettre ouverte aux dirigeants arabes pour bien leur montrer ou ils ont mené le monde arabe ?

    Mais existe-t-il un équivalent civil ?

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Hubert Védrine , l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France

Posté par issopha le 24 septembre 2007

9 septembre 2007

Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste

et la politique arabe de la France

 

 

par Alain Gresh


Exécutions en Iran

Dans un communiqué publié le 5 septembre, Amnesty International dénonce l’augmentation des exécutions en Iran, sous le titre : « Iran. Amnesty International gravement préoccupée par la forte augmentation du nombre d’exécutions. »

« Amnesty International est consternée par les nouvelles qui lui sont parvenues concernant l’exécution de 21 personnes en Iran ce mercredi 5 septembre, ce qui porte à 210 le nombre total des exécutions enregistrées par l’organisation dans ce pays depuis le début de l’année 2007. »

« Ce chiffre dépasse les 177 exécutions enregistrées en 2006, mais le nombre réel d’exécutions pour ces deux années est probablement supérieur. Au moins deux mineurs délinquants figurent au nombre des personnes exécutées en 2007. » (…)

« Les infractions passibles de la peine de mort en Iran sont toujours extraordinairement nombreuses ; de nombreuses charges sont formulées en termes vagues. Parmi celles-ci, on peut citer « l’inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb ba khoda), la « corruption sur terre » (mofsed fil arz) qui s’applique, entre autres, aux personnes accusées d’avoir pris les armes contre l’Etat, commis des vols qualifiés et à celles considérées comme s’étant livrées à des actions d’espionnage contre le gouvernement. Ces infractions, tout comme l’adultère commis par des personnes mariées ou les relations sexuelles entre personnes du même sexe, sont considérées comme des crimes contre Dieu et, à ce titre, elles ne peuvent faire l’objet d’une grâce. L’imposition de la peine de mort reste soumise à l’appréciation des juges pour d’autres infractions, celles mettant en péril la sûreté de l’Etat notamment. »

En conclusion, « l’organisation appelle également tous les Iraniens à soutenir la campagne Non à la peine de mort. Le monde décide, lancé à l’initiative de la Coalition mondiale contre la peine de mort et d’autres organisations non gouvernementales, en signant la pétition en ligne »

Israël, l’antisémitisme et James Carter

Dans Le Monde diplomatique de septembre, disponible en kiosque, Mariano Aguire, membre de la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (Madrid), analyse longuement plusieurs ouvrages parus sur le problème israélo-palestinien, notamment celui de l’ancien président James Carter, Palestine : la paix, pas l’apartheid, celui de Ilan Pappe sur le netttoyage ethnique en Palestine en 1948 et celui de John Mearsheimer et Stephen Walt, Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, publié à La Découverte, qui sort en librairie le 29 septembre.

Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France

Dans un rapport remis au président de la République sur la France et la mondialisation, Hubert Védrine revient sur de nombreux aspects de la politique étrangère de la France. Bien que les médias aient mis en avant pour l’essentiel la première partie (« La France doit-elle repenser sa position face à la mondialisation ? »), la seconde partie, intitulée « Faut-il changer de posture dans notre politique étrangère et de défense ? »), me semble la plus stimulante (au moins pour ce blog). Je voudrais en citer quelques parties, en espérant que ces propositions susciteront un vrai débat à l’heure où Nicolas Sarkozy adopte, sur l’Orient, une vision américaine.

L’ancien ministre revient d’abord sur le débat en France sur la politique étrangère :

« L’interrogation sur notre position dans le monde globalisé porte aussi sur notre politique étrangère, d’autant que les changements spectaculaires intervenus depuis vingt ans dans la géopolitique du monde alimentent une contestation sourde contre cette politique qui serait « dépassée », sans que soit clairement précisé ce qui, au juste, est « dépassé ». Il est donc important d’en analyser la nature, et les motivations des propositions de modernisation et de les évaluer. »

« En premier lieu, l’affirmation fréquente selon laquelle il règne en France un large consensus sur la politique étrangère n’est plus que superficiellement vraie, même si l’habitude perdure de répéter qu’il y a un consensus. L’absence de désaccord frontal droite/gauche dans ces domaines semble accréditer cette thèse : on serait bien en peine de caractériser globalement « la » politique étrangère de la gauche ou « la » politique étrangère de la droite, tant le débat idéalisme/réalisme, la détermination des parts respectives de la défense des intérêts économiques ou de sécurité, et des droits de l’homme dans notre politique étrangère passe à l’intérieur de chaque formation politique comme de chaque gouvernement de gauche ou de droite. A chaque question clé : jusqu’où faut-il intégrer l’Europe ? Jusqu’où faut-il élargir l’Europe ? Faut-il continuer à avoir une politique arabe, ou africaine, et laquelle ? Faut-il, ou non, prendre des initiatives pour la paix au Proche-Orient ? Faut-il une autre politique méditerranéenne et en quoi consisterait-elle ? Peut-on être les alliés des Etats-Unis sans être obligés de s’aligner sur eux ? Peut-on mieux les influencer ? Peut-on bâtir un rapport de forces avec les pays émergents ? Faut-il forcer les pays non démocratiques à se démocratiser ? Sans oublier toutes les crises aigues, les réponses variées sont contradictoires, tant au sein de la gauche que de la droite, on a eu des preuves multiples ces dernières années. »

« Qu’ont à l’esprit ceux qui militent pour une remise en cause du positionnement diplomatique de la France ? On pourrait penser que cela ne va pas jusqu’à contester le vrai fil conducteur de la politique étrangère de la Ve République – qui est précisément que la France doit avoir sa propre politique. Et pourtant deux courants de pensée distincts ont œuvré ces dernières années dans le sens de cette révision et l’un des deux garde toute son ambition. Ils se sont nourris contre la politique étrangère de la France de déconvenues inévitables, de maladresses ponctuelles montées en épingle, de tel ou tel geste, démarche ou silence contestable de tel président ou de tel ministre. Ils ont mis l’accent tous les deux sur la nécessaire « modernisation » de la politique étrangère et de défense de la France (à cause des nouvelles menaces, des nouveaux acteurs, etc.). Mais ils voudraient obtenir plus sa réorientation en profondeur, voire sa normalisation. Il s’agit des courants européistes d’une part, et atlantiste/occidentaliste d’autre part. Bien sûr, toute politique étrangère française comporte une très importante composante européenne, une composante atlantique, du fait de notre alliance avec les Etats-Unis et une dimension spécifique. Mais cette politique ne sera pas du tout la même selon les proportions respectives de ces trois dimensions, et selon celle qui sera jugée prioritaire. Ce choix fondamental pour notre avenir mérite d’être explicité, et débattu. »

Après avoir exposé les thèses de l’option fédéraliste européenne, il présente l’option (la plus dangereuse à mon avis), l’option atlantiste/occidentaliste :

« Depuis quelques années, une vision du monde « atlantiste » au sens de la droite française d’avant le gaullisme, devenu avec la mondialisation et ses angoisses « occidentaliste », est réapparue et s’est affirmée au fil de livres, de revues, d’articles, de colloques et de déclarations politiques. Il ne s’agit pas là de la politique normale d’amitié et de coopération avec les Etats-Unis, mais d’une réorientation en profondeur qui doit être examinée de près. Ce mouvement s’inscrit, tout en prétendant s’en démarquer, dans le schéma du clash des civilisations pronostiqué il y a quinze ans par Samuel Huntington. Huntington d’ailleurs injustement décrié : il ne préconisait pas, mais au contraire il mettait en garde ! Les Occidentaux (environ un milliard) seraient confrontés à l’hostilité irrémédiable des cinq milliards et demi d’êtres humains non occidentaux, à commencer par les musulmans et les Chinois (qui pourraient se liguer, partie la moins convaincante des spéculations d’Huntington) sans oublier les Russes, les Indiens, et tous les autres qui voudraient se venger des cinq siècles de domination occidentale. Menacés, les Occidentaux devraient se serrer les coudes. »

« De fait, les Occidentaux ont perdu le monopole de l’histoire, si ce n’est leur influence qui peut demeurer longtemps colossale. Cette thèse fait écho à celle des néoconservateurs américains, élaborées bien avant le 11 septembre, et dont on connaît les axiomes, le « wilsonisme botté » : il faut, contre la « Realpolitik », remettre la « morale » au centre de la politique étrangère, et être plus offensif contre les régimes non démocratiques et conduit presque fatalement à des interventions militaires, avec ou sans accord au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU. Les néoconservateurs gardent plus d’adeptes qu’on ne le croit en Europe, y compris dans les élites françaises, même après le fiasco irakien. Ce fait a été masqué par la virulente et durable réprobation de la politique étrangère de George W. Bush au Proche et au Moyen-Orient par l’opinion française, mais il est patent. Quels sont les axes des tenants de cette réorientation « occidentaliste » qui, le plus souvent, ne se présentent pas sous leurs vraies couleurs, à part quelques intellectuels isolés et provocateurs, mais sous le pavillon aimable de la « modernisation » (encore une !) de la politique étrangère ? »

« D’abord, le postulat des « valeurs communes » entre l’Europe et les Etats-Unis. Il peut y avoir des désaccords passagers avec George Bush (et encore pas pour tous les membres de ce groupe de pensée), mais au fond nous serions avant tout des démocraties assaillies par les terroristes et menacées par la Chine, le nouveau « monde libre ». La question de savoir si la politique américaine récente n’a pas, précisément, accru ces risques n’est même pas admise par les tenants de cette ligne. Il s’en suit que nous ne devrions pas critiquer inutilement les Etats-Unis, ni nous démarquer d’eux « pour le plaisir de nous opposer à eux ». Selon un schéma bien connu, ne pas s’opposer à eux sans motif valable devient vite : ne pas s’opposer tout court. Tout un pan, tout un héritage de la politique étrangère française – ton, initiatives, méthodes, partenaires – est ainsi frappé de suspicion même dans les cas où la France a eu à l’évidence raison. Il est surprenant de constater que cette tentation est forte, comme pour l’européisme, dans les élites – mais quasiment pas dans la population. »

« B. Dans sa logique, ce courant de pensée – fort à l’UMP et dans le monde industriel et de la défense, présent au PS, significatif dans les médias – estime que la position particulière de la France dans l’OTAN est un « problème ». Jusqu’ici, les quatre premiers successeurs du général de Gaulle ont préservé l’essentiel de la décision que celui-ci avait été amené à prendre en 1966 à l’issue de huit années de négociations infructueuses avec les Etats-Unis : sortir la France de tout engagement militaire automatique tout en restant, cela va de soi, dans l’Alliance. Si cette question n’a pas fait ’l’objet de débats publics, ni pendant la campagne électorale, ni depuis l’élection du président Sarkozy, la tentation du retour dans l’OTAN existe bel et bien. »

Enfin, en conclusion, Hubert Védrine revient sur la politique arabe et africaine de la France.

« Renoncer à la « politique arabe » de la France serait une concession inutile à une partie de la presse américaine et à la droite israélienne. Cette politique a été parfois critiquable mais a été plus souvent encore caricaturée. Que dire alors de la politique arabe de George W. Bush, ou de celle du Likoud ? Une politique arabe n’est pas choquante « en soi ». En revanche, la nôtre doit être clarifiée et reformulée en tenant compte du fait qu’une approche « arabe » globale est impraticable : ces pays sont en désaccord sur trop de sujets. Mais avoir des relations fortes avec chaque pays arabe en particulier, à déterminer au cas par cas, s’impose à nous au Maghreb comme au Proche-Orient. Une approche « méditerranéenne » peut renouveler l’exercice, surtout si on peut individualiser la Méditerranée occidentale, malgré l’inexistence regrettable de toute entité maghrébine. »

« Mais la politique arabe a surtout été présentée par ses contempteurs comme synonyme de complaisance envers des régimes arabes despotiques et anti-israéliens. Rien de fatal à cela. Les pays arabes ne sont pas dispensés par exception de l’effort de modernisation et de démocratisation attendu dans le monde entier, et qu’espèrent leurs propres peuples. A l’inverse, ce serait peu glorieux de notre part de nous montrer plus exigeants envers un pays arabe qu’envers la Chine ou la Russie sous prétexte que ce pays serait francophone, plus proche, et en principe plus vulnérable à nos pressions. Peut-être faudrait-il tenter d’inscrire l’ensemble de nos relations avec les pays arabes (nous, et l’Union européenne) dans un « partenariat pour la modernisation politique et économique », dans lequel les pays arabes auraient un rôle plus grand, des vrais partenaires, que celui qu’ils avaient eu dans la genèse de Barcelone ? Ce qui supposerait qu’ils soient associés à sa conception – ce qui n’avait pas été le cas du « Grand Moyen-Orient » de l »’administration Bush, tentative mort-née de donner un sens à l’aventure irakienne. L’Union de la Méditerranée en projet pourrait en être le cadre. N’oublions pas cependant qu’ils ont d’autres partenaires que nous et qu’ils ne vivent pas dans l’attente de nos propositions. »

« La politique arabe, c’est aussi bien sûr la question palestinienne. Il est tout à fait faux de dire, au moins depuis le voyage de Mitterrand en Israël en mars 1982 que la politique française au Proche-Orient est « déséquilibrée ». Simplement, depuis Mitterrand à la Knesset, voire avant avec Giscard, elle n’a cessé de dire que les Israéliens ne seraient pas en paix ni en sécurité tant qu’ils n’auraient pas résolu correctement la question palestinienne et accepté un Etat palestinien dans les territoires occupés, et évacués. Cette position n’a jamais gêné un Rabin, un Shimon Pérès, un Barak, les travaillistes, en général le camp de la paix, plusieurs grands médias israéliens, de nombreuses personnalités, et même la grande opinion israélienne qui en accepte la nécessité, comme les sondages le montrent tous depuis des années. En revanche, cette position française prémonitoire et claire a été longtemps une cible facile pour tous ceux qui, en Israël et ailleurs, refusant le principe même d’une restitution des territoires, récusaient toute négociation, tout négociateur, et essayaient de discréditer tous les soutiens extérieurs à un Etat palestinien. Il est vrai aussi que, juste sur le fond, la position française a été trop souvent à l’égard d’Israël (entre autres) énoncée de façon désagréable, sermonneuse et donneuse de leçons. »

« On peut juger révoltante la situation faite au peuple palestinien – elle l’est – et de surcroît absurde sur le plan des intérêts de sécurité occidentaux, européens et israéliens. On peut être convaincu des perspectives formidables que créerait un règlement viable de ce conflit pour les Israéliens, les Palestiniens et tout le Proche-Orient, et donc aussi pour nous. Cela ne justifiait pas que toutes nos relations avec Israël se ramènent à une désapprobation. Israël est un pays démocratique et pluraliste. Le débat y est vif. Les échanges franco-israéliens qui se sont développés à partir de 2003, de « société civile » à « société civile », après que le gouvernement de 2001-2202 ait été injustement accusé d’être indifférent aux actes antisémites commis dans certaines banlieues, ont été une bonne chose. De toute façon, la France a pu dire des choses fortes, justes et courageuses sur ce conflit, mais elle n’a jamais été en mesure de résoudre le problème à la place des protagonistes directs – Israéliens, Palestiniens –, des Américains ou des Arabes. Mais elle a intérêt à ne pas admettre le sophisme répandu sur le caractère prétendument marginal de ce conflit et à rester présente et disponible. En effet, rien n’envenime plus la relation Islam/Occident que le statu quo au Proche-Orient, d’autant que tous les éléments d’une solution acceptable sont connus. »

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79 commentaires

  • Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France 9 septembre 11:45, par Pierre

    Tandis que Ben Laden réaffirme son attachement aux thèses de Huntington, le nouveau président européen, Aníbal Cavaco Silva, préconise le dialogue avec l’afrique (« Moi, je pense que l’Europe aurait commis un grande erreur en decidant d’abandonner le dialogue avec l’Afrique. »), Un ex-otage appelle au dialogue avec Al-Qaïda, malgré les attentats, Bouteflika réaffirme : « la réconciliation avant tout » et la sécurité et la paix pour tous les Algériens , au Maroc : « Seul ce dialogue pourra dégager les voies à suivre », indique Mustapha Ramid, parlementaire sortant du PJD.,

    Notre Président Nicolas Sarkozy persiste et signe et s’affiche : » « Je ne connais qu’une politique contre ces gens, la fermeté, les arrêter, les punir, les châtier, à Madrid, à Londres, à New York, partout. Jamais nous ne devons nous laisser aller à leur donner la satisfaction d’une division entre nous »

    Autrement dit : « mort aux vlâches ».

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  • Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France 9 septembre 12:08, par Jean

    Il est vrai aussi que, juste sur le fond, la position française a été trop souvent à l’égard d’Israël (entre autres) énoncée de façon désagréable, sermonneuse et donneuse de leçons.

    Y a t’il des exemples concrets ?

    Ou bien M. Védrine, qui est par ailleurs un excellent diplomate, doit-il se plier à l’exercice obligatoire de l’autocritique pour quiconque se permettrait des objections envers l’ »Etat Juif » ?

    Le rapport tient la route, mais ce problème du positionnement par rapport au régime israélien, qui devrait nécessairement être mou et autocritique, est déplaisant. Qu’en est-il en réalité ? Les intérêts croisés sont suffisamment importants pour qu’on s’assoie sur les principes. (entre marchands d’armes on se comprend). Donc l’évolution de la situation n’est pas pour demain, à moins que la rue arrive à se faire entendre…

    Cordialement

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  • Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France 9 septembre 13:16, par saintyves

    Bonjour

    Leo Strauss (1899-1973). Né dans la région de Marburg, dans la Hesse, d’une famille juive conservatrice, il devient sioniste dès l’âge de dix-sept ans. Ses études à Marburg, Hambourg et Berlin lui permettent de suivre les cours de Martin Heidegger et d’Edmund Husserl, et de se familiariser avec Hobbes, Nietzsche et Max Weber…

    Ses détracteurs font valoir qu’une société laïque est à ses yeux une mauvaise chose, car, estime-t-il, elle encourage l’individualisme, le libéralisme et le relativisme : il croirait, à l’instar de Napoléon et de Mussolini, à l’utilité sociale de la religion pour contrôler les masses

    Les neocons considèrent que l’alliance avec Israël est indispensable ; certains, tels le disciple de Wolfowitz Richard Perle, l’Undersecretary of defense for policy (numéro trois du Pentagone) Douglas Feith et Paul Wolfowitz lui-même, ont des liens avec le Likoud et avec la Zionist Organization of America (ZOA), la plus ancienne (1897) des organisations proisraéliennes des États-Unis. Le secrétaire national de la ZOA, Jerome S. Kaufman, proclame qu’il est impossible de réconci lier islam et démocratie et qu’un État palestinien démocratique est incompatible avec la sécurité d’Israël 9.

    Les neocons sont assez peu nombreux, mais ils sont liés par des relations familiales complexes : William Kristol, Robert Kagan et John Podhoretz poursuivent la ligne tracée par leurs pères respectifs (Irving, Donald et Norman) ; Elliott Abrams est le gendre de Norman Podhoretz, etc. Ils mobilisent habilement think tanks, médias et contacts dans le monde des affaires pour faire avancer leur cause. Ils sont financés par de puissantes fondations : John M. Olin Foundation, Sarah Mellon Scaife Foundation, Lynde and Harry Bradley Foundation, Castle Rock Foundation, Smith Richardson Foundation, Earhart Foundation et JM Foundation 12. Ils s’appuient également sur l’empire de communication du milliardaire australo-américain Rupert Murdoch : The Weekly Standard, The New York Post, Fox News et The Sun, ce dernier tabloïd britannique s’étant rendu célèbre par ses insultes à l’égard de l’Allemagne, de Jacques Chirac, de la Commission européenne, de l’Union européenne et des étrangers. PNAC et Weekly Standard partagent d’ailleurs le même immeuble à Washington. John Bolton, ancien sous-secrétaire au Département d’État chargé des questions de non-prolifération, est également issu en droite ligne du PNAC.

    La France de Montesquieu, Voltaire, Rousseau et De Gaule, resisterait certainement à la tentation du neoconservatisme Straucien, comme ce fut le cas pour l’Espagne sous Aznar, etant donné son passé historique et ses relations priviligiées avec le monde arabe, au Maghreb et au MO

    Voir en ligne : Qu’est-ce que le néoconservatisme ?

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  • Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France 9 septembre 13:21, par K.

    Jean, dans quelles circonstances la rue européenne pourrait bouger à ton avis ?

    Un ami français en visite dans la région me disait que la principale source d’info des français était le JT de 20 heures, et préférentiellement celui de TF1. C’était en réponse à ma question très naive de savoir quel pouvait etre l’influence d’un blog comme celui d’Alain Gresh : S’il y a 10 personnes qui le lisent sur les 60 millions ce serait pas mal m’a t-il répondu, tout ce qui est analyse nuancée ne leur convient pas. Ce qu’ils veulent c’est du tout noir ou du tout blanc.

    Crois tu donc qu’il existe encore suffisamment de gens qui ne soient pas, soit contaminés par les inepties du JT de 20 heures, soit avec des doutes dans l’esprit du genre : Et si c’était vrai ?

    A +

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  • Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France 9 septembre 21:49, par fb

    Bonjour,

    Il est surprenant que H V ne fasse pas de référence au droit international dans le cas du conflit israelo palestinien. La justice internationale en particulier les nombreuses résolutions de l’ONU qui sont restées lettres mortes devrait aider la France a se positionner de manière équilibré sur ce conflit.

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  • Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France 9 septembre 22:43, par K.

    Parmi les journalistes “les plus courageux”, dans l’analyse du tout dernier livre des professeurs Walt et Mearsheimer, un est cité particulièrement : David Remnick du New Yorker.

    Corine Lesnes, dans son blog, nous donne un petit aperçu de son article :

    « Il estime qu’il n’y a pas lieu de crier à l’anti-sémitisme. Les deux professeurs ont raison de poser le débat :
    - “Ils ont raison de décrire la violation morale dans l’occupation israélienne des terres Palestiniennes. (En cela, la plupart des juifs israéliens [sic !!!] et Américains sont d’accord.) (..). Les questions stratégiques qu’ils soulèvent, particulièrement sur la relation privilégiée d’Israel avec les Etas-Unis, valent la peine d’etre débattus–”.

    Mais ils décrivent un monde un peu simpliste
    - “
    un monde dans lequel Abraham Foxman donne le signal, Pat Robertson décrit sa vision apocalyptique , Charles Krauthammer pond un article, Bernard Lewis délivre une lecture—et le Président des States envahit un autre pays”. Une vision qui a tendance à négliger quelques détails qui s’appellent :
    - “Dick Cheney, Donald Rumsfeld, et Exxon-Mobil
    ” » (fin de citation)

    En somme David Remnick soutient le fait que les 2 universitaires ne sont pas antisémites (ce qui est effectivement très courageux par les temps de chasse aux sorcières qui courent), qu’ils disent des vérités (injustice par rapport aux palestiniens) mais qu’ils sont néanmoins plutôt simplistes en faisant porter la plus grosse responsabilité de la politique US aux Lobbys pro-israéliens, et qu’en fin de compte ils ne disent rien de nouveau. Cependant il faut reconnaître au moins que les livres qui critiquent Israël ne courent pas les rues.

    David Bromwich, professeur de littérature à Yale, lui, n’aborde pas la question du “simplisme” mais n’est pas d’accord sur le fait que le livre des deux profs n’apporte rien de nouveau (voir prochain post)

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  • Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France 9 septembre 22:50, par K.

    David Bromwich :

    « La vérité est que nombre de faits nouveaux sont révélés dans ce livre, et nombre de faits surprenants. Par exemple, les auteurs montrent que la plus grosse partie du leadership d’Israel s’est montrée perplexe au début devant l’enthousiasme enfantin en faveur de la guerre contre l’Iraq de leurs alliés néoconservateurs. Pourquoi l’Iraq ? ont-ils demandé. Pourquoi maintenant ? Il semblerait qu’ils aient obtenu des assurances, néanmoins, qu’une fois « le changement de régime » en Iraq accompli, la prochaine guerre serait contre l’Iran.

    Un pèlerinage notable a suivi. Un par un ils se sont alignés, Netanyahu, Sharon, Peres, et Barak, ont écrit des éditoriauxs [dans le MSM américains] consistant en des avertissements flamboyants afin de convaincre les Américains que Saddam Hussein était une menace d’envergure historique. Soudainement le message devenait que tout retard du plan du président pour bombarder, envahir, et occuper l’Irak serait interprété par « les terroristes » comme un signe de faiblesse. Concernant le traitement correct des terroristes, également concernant le fait d’éviter toute faiblesse, les Américains avaient en la personne des Israéliens des mentors hors pair.

    Ainsi une guerre projetée des années auparavant par Richard Perle et Paul Wolfowitz—une guerre assurée in fine dans le bureau du vice-président—a pu acquérir du prestige à une étape intermédiaire grâce au consentement de politiciens israéliens peu avisés. Cependant leur cible de choix avait été l’Iran.

    Sans l’aide de Mearsheimer and Walt, combien feraient le lien entre le limogeage de Philip Zelikow comme conseiller politique du département d’état, a la fin de 2006, et un discours que Zelikow avait donné en septembre 2006 afin de pousser vers une négociation sérieuse et une solution de deux états pour Israel et la Palestine ? (voir : In New Middle East, Tests for an Old Friendship) Le renvoi de Zelikow a été une bénédiction por le parti d la guerre, puisqu’il les a libéré d’un confident sceptique de la secrétaire d’état Rice —peut-être la seule personne de l’administration qu’elle ait traitée comme un allié et un ami. Et la signification du changement devenait claire quand le remplaçant de Zelikow s’est avéré être Eliot Cohen : un disciple et un fervent néoconservateur en faveur de la guerre, et par ailleurs pourfendeur sans scrupule de Mearsheimer-Walt (« oui, c’est anti-sémite, » Washington Post, 5 avril 2006). » A suivre

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  • Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France 9 septembre 22:58, par K.